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Discours / meetingMathilde Panot· 25 juillet 2017 4 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesTransportsNumérique

«JE SOUHAITE POINTER LA CONTRADICTION INSOLUBLE DU GOUVERNEMENT» - Mathilde Panot

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Pour le groupe de La France Insoumise, la parole est à Mathilde Panot Merci. »
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    « Monsieur le Ministre l'écologie n'est pas, vous le savez, un secteur à part : c'est toute l'organisation sociale et économique qui est concernée par la nécessité de la transition écologique. »
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    « Il n'est pas possible de viser l'accumulation économique infinie sur une planète finie. »
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    « C'est tout l'inverse que propose votre gouvernement : politique de l'offre et dérégulation du marché du travail, encouragements internationaux au libre échange, privatisations des transports ferroviaires locaux ou encore multiplication des hyper centres commerciaux. »
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    « Pourriez-vous, Monsieur le ministre, nous éclairer sur votre position quant à cette contradiction entre transition écologique et accumulation sans fin ? »
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    « Pourquoi votre gouvernement ne reprend-il pas à son compte ces recommandations expertes et de bon sens ? »
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    « que comptez-vous faire sur ce projet ? »
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    « Sur ma circonscription, la reconstruction de l'usine d'incinération d'Ivry/Paris XIII coûtera deux milliards d'euros d'argent public pour un besoin qui n'a pas été démontré. »
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    « L'ADEME a d'ailleurs pris position en avril 2017 pour dire que la France avait assez d’incinérateurs et que l'avenir était maintenant à la réduction, au réemploi et au recyclage des déchets. »
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    « Alors que les solutions alternatives existent, quels engagements prenez-vous sur ces projets d'incinérateurs et sur le traitement des déchets ? »
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    « comptez-vous arrêter les projets de centres commerciaux, tels EuropaCity et Val Tolosa, projets consommateurs de terres agricoles et producteurs de CO2 par l'augmentation de déplacements motorisés »
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    « Pour la première fois de l'histoire économique, le protectionnisme devient le seul choix coopératif pour que tout le monde concoure à protéger le bien que nous avons tous en commun : la planète. »
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    « Allez-vous mettre en place le protectionnisme solidaire pour éviter que des produits fabriqués dans des pays à faible protection environnementale et sociale ne soient importés en France »
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    « Pourquoi votre gouvernement a-t-il soutenu une définition restrictive des perturbateurs endocriniens au niveau européen ? »
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    « Pourquoi ne pas s'engager sur leur interdiction immédiate ? »
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    « Pouvez-vous confirmer l'utilisation des gares de triage pour le développement du fret ferroviaire sur le fret routier ? »
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    « Respecterez-vous la directive de 1996 imposant une hauteur maximale de 4 m pour les camions pour pouvoir les transporter par le rail du fait des gabarits ferroviaires européens ? »
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    « Est-ce pour vous écologique, alors que la voie existante permet, sans dépenser, de transporter 80% des camions qui circulent chaque année au Mont-Blanc et au Fréjus »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Pour le groupe de La France Insoumise, la parole est à Mathilde Panot Merci. Monsieur le Ministre l'écologie n'est pas, vous le savez, un secteur à part : c'est toute l'organisation sociale et économique qui est concernée par la nécessité de la transition écologique. Aussi, je souhaite pointer la contradiction insoluble qui existe entre les bonnes intentions annoncées dans le Plan Climat et la logique-même de la politique économique du gouvernement.

Il n'est pas possible de viser l'accumulation économique infinie sur une planète finie. C'est de ce théorème que doit découler toute politique véritablement écologique. Or, c'est tout l'inverse que propose votre gouvernement : politique de l'offre et dérégulation du marché du travail, encouragements internationaux au libre échange, privatisations des transports ferroviaires locaux ou encore multiplication des hyper centres commerciaux.

C'est la politique de l'accumulation de la richesse pour elle seule, qui est poursuivie : celle d'un ancien monde qui n'a pas encore compris ce qui était à l'œuvre dans le changement climatique. Pourriez-vous, Monsieur le ministre, nous éclairer sur votre position quant à cette contradiction entre transition écologique et accumulation sans fin ? Pour aller plus dans le détail, Monsieur le ministre, j'aurai plusieurs questions.

Premièrement concernant le nucléaire, le scénario négaWatt, révisé et approfondi cette année, préconise et argumente sérieusement de mettre en œuvre des politiques publiques permettant de construire le 100% renouvelable d'ici 2050. Pourquoi votre gouvernement ne reprend-il pas à son compte ces recommandations expertes et de bon sens ? Par ailleurs, alors que l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire alerte sur des risques d'incendie dans le projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, que comptez-vous faire sur ce projet ?

Deuxièmement, concernant les déchets, à ce rythme, il y aura 12 milliards de tonnes de plastique dans la nature en 2050. La construction de nouveaux projets d’incinérateurs s'inscrit dans des choix contraires aux grands engagements de la COP21, aussi bien qu'aux objectifs de la loi de transition énergétique. Sur ma circonscription, la reconstruction de l'usine d'incinération d'Ivry/Paris XIII coûtera deux milliards d'euros d'argent public pour un besoin qui n'a pas été démontré.

L'ADEME a d'ailleurs pris position en avril 2017 pour dire que la France avait assez d’incinérateurs et que l'avenir était maintenant à la réduction, au réemploi et au recyclage des déchets. Alors que les solutions alternatives existent, quels engagements prenez-vous sur ces projets d'incinérateurs et sur le traitement des déchets ? Troisièmement, comptez-vous arrêter les projets de centres commerciaux, tels EuropaCity et Val Tolosa, projets consommateurs de terres agricoles et producteurs de CO2 par l'augmentation de déplacements motorisés et, dans le cas de ce dernier, demander au Préfet de respecter la décision de justice ?

Quatrièmement, la croissance du transport international augmente mécaniquement les émissions de gaz à effet de serre. Or, ces émission sont exclues des accords du climat. Le grand déménagement du monde n'a pas de sens : il est temps d'établir un protectionnisme solidaire qui permette de recréer des emplois orientés vers la transition écologique dans le pays.

Pour la première fois de l'histoire économique, le protectionnisme devient le seul choix coopératif pour que tout le monde concoure à protéger le bien que nous avons tous en commun : la planète. Allez-vous mettre en place le protectionnisme solidaire pour éviter que des produits fabriqués dans des pays à faible protection environnementale et sociale ne soient importés en France, en contournant ainsi les obligations définies (et je pense notamment au CETA et au TAFTA) ? Cinquièmement, pourquoi votre gouvernement a-t-il soutenu une définition restrictive des perturbateurs endocriniens au niveau européen ?

Pourquoi ne pas s'engager sur leur interdiction immédiate ? Enfin, concernant les transports, Mme Borne a confirmé la priorité à la saturation des lignes existantes. Pouvez-vous confirmer l'utilisation des gares de triage pour le développement du fret ferroviaire sur le fret routier ?

Respecterez-vous la directive de 1996 imposant une hauteur maximale de 4 m pour les camions pour pouvoir les transporter par le rail du fait des gabarits ferroviaires européens ? Et, comptez-vous suspendre le partenariat public-privé qu'est le Lyon-Turin, qui, selon le promoteur lui-même, drainerait jusqu'à 300 millions de m3 d'eau par an ? Est-ce pour vous écologique, alors que la voie existante permet, sans dépenser, de transporter 80% des camions qui circulent chaque année au Mont-Blanc et au Fréjus et que le projet engloutit, selon toute l'administration, l'ensemble des ressources pour le ferroviaire ?

Je vous remercie pour votre attention. Merci, Mathilde Panot