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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 10 janvier 2014 10 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploiInstitutions & élections

Vœux pour 2014 de François Asselineau

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00François AsselineauChiffre
    « il y a désormais 24,8 %, c'est-à-dire pratiquement un quart des jeunes françaises et des jeunes français de moins de 25 ans qui sont au chômage »
  • 2:20François AsselineauChiffre
    « le taux de chômage officiel est désormais de 12,1 % »
  • 2:30François AsselineauFait
    « toutes les politiques économiques décidées sont des politiques récessives, des politiques de réduction des dépenses publiques »
  • 3:00François AsselineauChiffre
    « 49 % des Italiens qui veulent sortir de la monnaie européenne, et 44 % seulement qui veulent y rester »
  • 4:00François AsselineauChiffre
    « nous sommes passés de 1 adhérent de plus par jour en 2011 à 3 adhérents de plus par jour en 2012 et en 2013 nous sommes passés à 4,5 adhérents de plus par jour »
  • 4:30François AsselineauChiffre
    « nous avions 2158 adhérents le 31 décembre 2012, nous avions 3786 fin 2013 »
  • 4:40François AsselineauChiffre
    « depuis le 1er janvier 2014 au cours des sept premiers jours nous sommes passés à 7,7 adhérents de plus par jour »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
François Asselineau

Bonjour à toutes et à tous, En ce début du mois de janvier, la tradition veut que je vous présente mes vœux. Je le fais bien volontiers, en mon nom personnel comme au nom de tous les responsables de l'Union Populaire Républicaine. Que l'année 2014 apporte à chacun et à chacune d'entre vous le plus grand bonheur possible, la prospérité, la santé, et aussi l'emploi. Non seulement à vous mais également à tous ceux qui vous sont proches vos parents, vos grands-parents, vos enfants, vos petit-enfants, vos amis et pourquoi pas vos collègues de travail. L'année 2013 s'est achevée de façon catastrophique, les années se suivent et se ressemblent en empirant si j'ose dire à chaque fois.

Dans tous les domaines de l'activité humaine, le bilan est au rouge vif; que ce soit en matière économique, budgétaire, financière, diplomatique, militaire, en matière de sécurité, en matière d'éducation, en matière de santé tous les indicateurs sont au rouge. On a appris aujourd'hui même, nous sommes le 8 janvier 2014, que selon les toutes dernières statistiques d'Eurostat, il y a désormais 24,8 %, c'est-à-dire pratiquement un quart des jeunes françaises et des jeunes français de moins de 25 ans qui sont au chômage.

Encore ne s'agit-il que du taux de chômage officiel; vous savez que si vous faites partie de ces jeunes qui ont un petit boulot, de quelques heures par semaine ou bien un stage sur parfois six mois, huit mois, un an, très largement sous-payés, et bien vous n'apparaissez pas dans les statistiques du chômage. En réalité le chômage et le sous-emploi chronique frappent probablement près de la moitié des jeunes français de moins de 25 ans. Quant à la population générale, le taux de chômage officiel est désormais de 12,1 % et même si le président de la république a promis-juré qu'il allait inverser la courbe du chômage et bien les faits lui donnent tort.

D'ailleurs ne voit pas pourquoi les faits lui donneraient raison puisque toutes les politiques économiques décidées sont des politiques récessives, des politiques de réduction des dépenses publiques, des politiques de coupe systématique dans tous les budgets. Ceci bien entendu à la demande de la Banque Centrale Européenne, du Fonds Monétaire International, de la Commission européenne et derrière tout ceci à la demande des autorités allemandes qui voient avec beaucoup d'inquiétude l'évolution de l'euro.

J'en profite pour dire que ce n'est pas parce que l'euro est un peu sorti de l'actualité que les choses se passent mieux, tout au contraire, la situation dans la zone euro ne cesse de s'aggraver, les éléments de destruction de cette monnaie ne cessent de se développer. On a appris voici quelques jours que selon un sondage officiel, fait par le journal "Il Messagero" en Italie, il y a 49 % des Italiens qui veulent sortir de la monnaie européenne, et 44 % seulement qui veulent y rester.

On a appris également par des indiscrétions que Madame Merkel la chancelière d'Allemagne a fait il y a quelques semaines une déclaration pour expliquer que l'euro n'était pas viable dans les circonstances actuelles. A tout ceci comme si ce bilan n'était pas suffisamment dramatique, s'ajoutent des décisions catastrophiques notamment en matière diplomatique, la diplomatie française a été ridiculisée notamment pour son alignement complet sur les États-Unis d'Amérique au sujet de cette affaire syrienne jusqu'au jour où les États-Unis se sont en fait entendus avec la Russie laissant la diplomatie française le bec dans l'eau.

A ceci s'ajoute également ce serpent de mer dont personne jamais ne vous parle qui est l'opération du grand marché transatlantique, qui est une opération d'une importance considérable d'autant plus importante d'ailleurs qu'on la cache aux français. En réalité ce qui se cache derrière ce grand marché transatlantique c'est une prise de pouvoir supplémentaire par l'oligarchie euro-atlantiste et tout spécialement par de grandes entreprises, de grands conglomérats industriels notamment nord-américains sur les destinées de notre pays. Cette affaire de grand marché transatlantique est un véritable scandale, nous aurons l'occasion d'en reparler au cours de l'année qui s'ouvre.

Alors évidemment compte tenu de ces évolutions, ce qui fait le malheur des uns, si j'ose dire, fait le bonheur des autres, c'est-à-dire que notre mouvement engrange les bénéfices d'avoir depuis sa création toujours tenu le même discours et toujours eu les bonnes analyses depuis sa création. Lors des toutes premières années de notre mouvement, le nombre statistique de nouveaux adhérents était de 0,1 par jour, c'est-à-dire un adhérent de plus tous les 10 jours c'étaient les années 2007-2008, et puis avec la crise notre mouvement a commencé à décoller.

Nous sommes passés de 1 adhérent de plus par jour en 2011 à 3 adhérents de plus par jour en 2012 et en 2013 nous sommes passés à 4,5 adhérents de plus par jour. J'ai le plaisir de vous annoncer que depuis le 1er janvier 2014 au cours des sept premiers jours nous sommes passés à 7,7 adhérents de plus par jour. En d'autres termes, nous avions 2158 adhérents le 31 décembre 2012, nous avions 3786 fin 2013 et si le rythme se poursuit nous avons bon espoir de terminer l'année 2014 avec peut-être 5000, 5500, 6000 adhérents.

Nous sommes en train et je le dis sans effet, sans emphase, sans exagération, nous sommes en train de bouleverser la scène politique française, grâce à vous, grâce à la mobilisation de chacun d'entre vous, grâce à ces petits réseaux de résistance que constitue pour chacun des internautes le fait d'avertir ses parents, ses amis, sa famille, ses collègues de travail en disant "Arrête de regarder la télévision, arrête d'écouter la radio, regarde les conférences d'Asselineau, regarde les analyses de l'Union Populaire Républicaine".

L'année 2014 va être l'année d'élections, comme vous le savez l'Union Populaire Républicaine ne présentera pas de candidat pour les élections municipales, ce qui ne veut pas dire que certains adhérents ou militants de l'UPR pourront à titre personnel, sans se revendiquer de l'UPR se présenter sur telle ou telle liste pourquoi pas, ce n'est pas ce que nous privilégions mais pourquoi pas, notamment dans les petites municipalités, dans les petites communes où il y a des listes sans étiquette, en revanche nous ne prendrons pas de position, nous n'allons pas faire comme ces mouvements d'extrême droite, de droite ou de gauche qui prétendent être contre la construction européenne mais qui d'ores et déjà ont fait des alliances pour les élections municipales qui, avec l'UMP, l'UDI, le MODEM, qui avec le Parti Socialiste.

Nous restons droit conformément à notre charte, nous restons droit dans ce qui fait notre spécificité. Les élections municipales ne seront pas les seules, il va y avoir les élections européennes. Or nous allons être présents aux élections européennes.

A ceux de moins en moins nombreux qui s'étonneraient que nous soyons présents aux élections européennes, je réponds très simplement que dans la mesure où les européistes participent aux élections nationales, on le voit bien, que ce soit la présidentielle, les législatives, pour torpiller de l'intérieur la République Française, on l'a vu d'ailleurs sans ambages puisque l'un des principaux responsables de EELV a expliqué voici quelques semaines à la télévision que l'objectif était bien de démanteler la République Française, et bien dans la mesure où les européistes participent aux élections nationales pour torpiller la République Française, nous nous allons participer aux élections européennes pour torpiller de l'intérieur la Construction européenne.

Nous allons essayer de prendre exemple sur ce que fait quelqu'un comme Nigel Farage, quoi que situé très a droite, lui, sur l'échelle politique britannique, nous allons essayer d'avoir des sièges aux élections européennes, au Parlement européen, vous imaginez que si je pouvais personnellement avoir un mandat de député européen et bien je ferais je pense un certain nombre de prises de positions publiques au Parlement européen qui croyez le bien à mon avis, feraient parler d'elles.

Même si nous n'avions pas de siège au Parlement européen, ces élections seront de toute façon pour nous l'occasion de poursuivre dans l'enracinement de notre mouvement au niveau national et dans le développement de notre notoriété. C'est la raison pour laquelle nous allons tout faire pour être présents dans huit grandes circonscriptions inter-régionales que constituent ces élections. En ce début d'année de 2014, je renouvelle tous mes vœux, de bonheur, de santé, de prospérité à chacune et à chacun d'entre vous en leur donnant ce conseil : «Tenez bon».

Tenez bon parce que nous avons raison, parce que les événements sont en train de nous donner raison et parce que notre discours est de mieux en mieux perçu tout autour de vous. Quand je dis tenez bon, cela veut dire aussi aidez-nous, aidez-nous en adhérant, aidez-nous en vous mobilisant pour faire connaître tout autour de vous nos analyses et nos propositions notamment grâce à tous ce qui circule désormais sur Internet. Merci beaucoup et à très bientôt.