L'intégrale d'Apolline Matin du lundi 19 octobre 2026 - 7h/9h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 13 %Attaque 59 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:06OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez trouvé que le président répondait ou est-ce qu'il était en décalage ?
- 2:18OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez trouvé que le président répondait ou est-ce qu'il était en décalage, Arthur Chevalier ?
- 36:33FerméeRéponse directe
L'auriez-vous accepté [la démission de Laurent Nunez] ?
- 36:55FerméeRéponse directe
Aurait-il fallu l'accepter ?
- 37:20OuverteÉludée
Est-ce que c'est en quelque sorte cautionner la façon dont les forces de l'ordre ont été dépassées ?
- 38:40OuverteRéponse directe
Vous estimez que les 30 000 pilleurs, c'est un chiffre qui vous paraît juste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44PrésentateurChiffre
« Plus de 1500 commerces qui ont été littéralement attaqués, pillés. »
- 4:41PrésentateurFait
« Comment se fait-il que les services de renseignement n'ont pas anticipé cette mobilisation de samedi ? »
- 4:51PrésentateurChiffre
« Les services de renseignement attendaient 60 à 100 000 personnes dans les rues de France. »
- 7:51PrésentateurChiffre
« Samedi, près de 500 magasins ont été touchés, des boutiques dégradées, pillées, la mairie saccagée. »
- 14:31PrésentateurChiffre
« Entre 550 000 et 800 000 manifestants. »
- 19:19PrésentateurChiffre
« Le chiffre officiel de magasins touchés, c'est autour de 1 500 aujourd'hui. »
- 29:20PrésentateurChiffre
« Le renseignement territorial attendait plus de 100 000 manifestants, ils ont finalement été au minimum 550 000. »
- 35:27PrésentateurFait
« Le ministre de l'Intérieur a présenté sa démission à Emmanuel Macron. »
- 38:23PrésentateurChiffre
« La préfecture des Bouches-du-Rhône estime qu'il y avait 30 000 émeutiers et pilleurs. »
- 38:23PrésentateurChiffre
« Le chiffre des 30 000 pires, moi j'y crois pour le coup. »
- 38:31PrésentateurChiffre
« La préfecture des Bouches-du-Rhône estime qu'il y avait 30 000 émeutiers et pilleurs. »
- 39:51PrésentateurChiffre
« Il y a aujourd'hui à Marseille encore moins de policiers qu'en 2016. »
- 40:21PrésentateurFait
« On peut oublier que Marseille, malheureusement, a cette réputation d'être la capitale antifac. »
- 45:47PrésentateurPromesse
« Il faut ensuite utiliser d'autres outils, pourquoi pas le couvre-feu, pourquoi pas l'état d'urgence ? »
- 46:52PrésentateurFait
« Ce n'est pas si compliqué d'ordonner l'état d'urgence. Jacques Chirac l'a fait. »
- 51:53PrésentateurChiffre
« 2000 commerces ont été touchés et la casse va se chiffrer en centaines de millions d'euros. »
- 53:32PrésentateurChiffre
« La préfecture de police de Paris dénombre 117 interpellations hier. »
- 54:16PrésentateurChiffre
« Il y a eu 557 placements en garde à vue sur le ressort de Paris. »
- 1:13:34PrésentateurFait
« on a perdu le contrôle »
- 1:14:37PrésentateurFait
« c'était les gilets jaunes fois 10 »
- 1:18:16PrésentateurFait
« le ministre de l'Intérieur dit nous avons perdu le contrôle »
- 1:20:16PrésentateurFait
« pourquoi les gens sont dans la rue ? »
- 1:29:30PrésentateurFait
« il y a un monde qui n'a rien à perdre et qui n'a peur de rien »
- 1:34:39PrésentateurChiffre
« il y avait 30 000 casseurs à Marseille »
- 1:34:58PrésentateurChiffre
« qu'il y avait 30 000 casseurs »
- 1:35:16PrésentateurFait
« c'est assez rare et je veux le souligner c'est un acte assez courageux d'avoir remis sa démission »
- 1:35:40PrésentateurFait
« la décision de supprimer la préfecture de police aurait un jour des conséquences »
- 1:35:45PrésentateurFait
« aujourd'hui on le paie à Marseille on le paie »
- 1:35:56PrésentateurFait
« c'est elle qui pilotait les émeutes après la mort de Naël »
- 1:36:00PrésentateurChiffre
« si ces émeutes-là avaient été gérées comme elles ont été gérées avant hier soir il y aurait eu dix fois plus de casse »
- 1:36:10PrésentateurFait
« nous ne méritions pas la suppression de la préfecture de police »
Temps de parole
- Présentateur82 %
- Invité5 %
- ?2 %
≈ 11,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez
RMC,
RMC,
jusqu
'à 9h, Apolline Matin,
Apolline de Malherbe.
Il
est 6h57, 6h57 sur RMC et RMC Sori. Bon réveil à tous, un peu la gueule de bois, la France aujourd'hui et après cette journée noire de samedi et ces pillages qui se sont d'ailleurs poursuivis encore hier soir. Nous sommes évidemment ensemble jusqu'à 9h avec Emmanuel Lechypre. Bonjour Emmanuel.
Bonjour à tous.
Avec Arthur Chevalier.
Bonjour à tous. Bonjour
Arthur. Et ce matin on va donc largement revenir sur ce week-end de chaos dans la plupart des villes de France. Paris, Lyon, Marseille bien sûr, mais aussi Limoges, Nîmes, Angers, Poitiers, Caen. Plus de 1500 commerces qui ont été littéralement attaqués, pillés. Des bâtiments officiels qui ont été brûlés, des violences qui se sont poursuivies jusque cette nuit avec des policiers qui donnaient vraiment le sentiment d'être dépassés. On se réveille ce matin entre désolation et colère. Hier soir Emmanuel Macron a pris la parole. Il a promis une réponse ferme de l'État face au débordement du week-end.
Est-ce que vous avez trouvé que le président répondait ou est-ce qu'il était en décalage, Arthur Chevalier ? Non, c'était une annonce un peu lunaire, aucune annonce concrète. On s'attendait à l'état d'urgence. Bon, la réalité la voilà, des policiers en sous-effectif,
des
commerçants abandonnés. L'État est en fait en train d'abandonner les Français. Ils sont seuls face
au chaos.
Ce matin, c'est les Français qu'on veut entendre sur RMC et sur RMC Story. Et notamment tous ces commerçants. C'est des vies d'économie, parfois partie en fumée Emmanuel. Oui, absolument, c'est dramatique. Il y
a
trois sujets.
Il
y a d'abord la casse et le coût, effectivement, de toutes ces dégradations. Deux, combien de temps il va falloir pour que ces commerçants soient indemnisés. Et puis, troisième sujet, peut-être le plus crucial, les pertes d'exploitation. Toutes ces semaines au cours desquelles ces magasins vont rester fermés. Et là, tous ne sont pas assurés contre les pertes d'exploitation. Ça veut dire qu'il y
a
plusieurs dizaines, voire centaines de commerçants qui risquent de ne pas se relever. Les Français, choqués, les commerçants, littéralement attaqués et pillés. Vous nous appelez au 3216, venez réagir, venez nous raconter. Le 3216, bien sûr, et vos messages sur le WhatsApp 0612 424 424. La réponse politique, 7h40, ce sera le député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône qui sera notre invité. Il réclame la démission du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qu'il trouve, je cite, dépassé et incompétent. À 8h30, ce sera deux maires, deux villes durement touchées. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, le maire de Marseille, Benoît Payan, qui seront dans le face-à-face.
Et vous, je le disais, et vous qui, vraiment tout au long de cette matinale, avez la parole au 3216. Nous serons en ligne avec plusieurs commerçants ce matin, des commerçants dégoûtés qui ont parfois tout perdu. D'ici là, le 3216, je vous le disais, le journal dans un instant et d'abord la météo. Géraldine, c'est parti pour une semaine assez perturbée.
Oui,
et notamment près de la Méditerranée. Aujourd'hui, on a un nouvel épisode méditerranéen avec le Gard et l'Hérault qui sont en vigilance orange pour les fortes pluies, les violences d'orage. Ces fortes pluies qui ont déjà commencé, c'est vraiment à la mi-journée qu'elles vont s'intensifier. Globalement, on va avoir pas mal de pluie, des Pyrénées jusqu'au centre, ailleurs temps sec, entre nuages et éclaircies. Et puis, il fait froid ce matin, on a eu les premières journées de la saison dans le centre, jusqu'à moins de degrés à Nevers. Cet après-midi, il fera 15 à Paris, Lille, Brest, Nantes ou Lyon, 16 à Bordeaux. On aura quand même 24 à Marseille, jusqu'à 33, Jacques-Ciou.
Merci d'avoir choisi RMC, excellent réveil à tous. RMC, Apolline Matin.
Le journal de Clément Gouitz, bonjour Clément. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Emmanuel Macron appelle à la fermeté alors que des affrontements, des pillages se sont poursuivis hier soir à Paris, Lyon et dans la région nantaise. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nounès, attendu de pied ferme à Marseille par le maire Benoît Payan, qui demande des comptes sur le maintien de l'ordre. Et cette info RMC, le chef présumé de la DZ Mafia, veut s'adresser à Amine Kessassi dès l'ouverture de son procès aujourd'hui à Aix-en-Provence. De nouvelles scènes de pillages hier. Les casseurs ont encore sévi à Paris, Marseille, Lyon, dans la région nantaise.
117 personnes interpellées cette nuit dans la capitale. Et Constance Bostouen du service police-justice d'RMC, vous êtes avec nous ce matin en direct. Les pillages et les affrontements se sont donc poursuivis hier soir. Oui, un commerce à Belleville a été touché. D'autres enseignes dans le secteur de Châtelet-Léal ont été pillées. Des pillages, des tentatives de pillages et des affrontements. Plusieurs dizaines de jeunes ont crié des slogans anti-police. Ils ont jeté des bouteilles de verre et des mortiers d'artifices sur les policiers. Des scènes similaires ont eu lieu à Lyon, Nantes, Nice ou encore Marseille. Depuis samedi soir, l'exécutif est sous le feu des critiques.
Comment se fait-il que les services de renseignement n'ont pas anticipé cette mobilisation de samedi, mais aussi les nouvelles scènes de violence de cette nuit ? Selon les chiffres que vous dévoilez RMC jeudi, les services de renseignement attendaient 60 à 100 000 personnes dans les rues de France. Cinq fois moins donc que le nombre de manifestants qui ont défilé. Si dès ce soir, Laurent Nunez se défend en assurant que le dispositif n'était pas sous-dimensionné, moi je voulais vous donner cet exemple. Des reporters de BFM TV qui étaient cette nuit à Châtelet, expliquent qu'ils ont entendu à plusieurs reprises des CRS dépassés crier « Commandant, nous ne sommes pas assez ».
Constance Bostowen du service police-justice d'RMC, Emmanuel Macron, a refusé la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. Des violences qui ont donc continué alors que le président Emmanuel Macron s'adressait aux Français. Hier soir, le chef de l'État a promis la fermeté face aux casseurs.
Les
enquêtes seront conduites avec toute la diligence nécessaire le plus rapidement possible. Et la plus grande fermeté a été demandée au procureur par le garde des Sceaux. Le suivi judiciaire doit être exemplaire. Nos juges rendent la justice en votre nom et ils savent ce que vous attendez.
Ceux
qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre.
Il dénonce donc des violences mais ne répond pas aux revendications des manifestants. Une allocution de 8 minutes Sébastien Krebs qui n'a franchement pas convaincu. Oui, on a vu hier soir un président sonné qui a tenté de se montrer finalement proche du ressenti de beaucoup de Français. En se demandant qu'ont-ils dans la tête de cette manière assez familière volontairement. Mais sans décision claire, il n'a finalement convaincu ni ceux qui attendaient davantage de fermeté. Certains réclament l'état d'urgence. Ni ceux qui souhaitent des réponses aux revendications des lycéens. Dans les deux cas, le chef de l'État passe la main. Au maire et au préfet pour gérer les prochains épisodes.
Il pourrait y avoir des interdictions de se rassembler ou même des couvre-feux. Et puis à son Premier ministre Sébastien Lecornu qui devra recevoir les syndicats, les lycéens.
Il
ne les a jamais reçus et l'ensemble des forces politiques. Mais à six mois de la présidentielle, on voit bien qu'on est très loin de l'Union Nationale. Jean-Luc Mélenchon dénonce une stratégie du pourrissement. Pendant que Marine Le Pen, elle joue déjà la présidente. Allocution à son bureau avec drapeau tricolore, dénonçant un pouvoir à bout de souffle. Emmanuel Macron lâchait jusque dans son propre camp. La charge d'Edouard Philippe est particulièrement lourde. « J'aurais préféré des décisions et des initiatives permettant le retour à l'ordre. Notre pays a besoin d'être commandé », écrit le candidat à la présidentielle. Ancien Premier ministre qui lui a connu les Gilets jaunes.
Sébastien Kreps, chef du service politique d'RMC, Emmanuel Macron, pointe des défaillances et demande à la police de nouveaux modes d'action face aux casseurs. Le ministre du Commerce Serge Papin réunira à 9h les fédérations des commerçants et distributeurs, les hôteliers, restaurateurs et les banques. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, lui, doit tenir ce matin à 10h une cellule interministérielle de crise. Laurent Nunez, lui, est attendu ce matin à Marseille. Le ministre de l'Intérieur doit rencontrer les forces de l'ordre et les élus locaux. Le maire de la ville, Benoît Payan, a demandé des comptes au gouvernement après la journée de violence.
Samedi, près de 500 magasins ont été touchés, des boutiques dégradées, pillées, la mairie saccagée. Et depuis hier, à Nageau-Jar, les Marseillais découvrent l'étendue des dégâts dans le centre-ville. Des panneaux de bois remplacent désormais certaines vitrines. Dans les rues, de nombreux passants viennent constater les dégâts. Un désastre, on ne comprend pas que ça puisse arriver là. On voit des morceaux de verre, des vétrines éventrées, des magasins pillés. Oh, je ressens beaucoup de tristesse. Beaucoup d'habitants
comme Annie regrettent que les pillages n'aient pas été anticipés par les autorités. Je crois que c
'est
prévisible, je crois que ça n'a pas été suffisamment pris au sérieux. Mais ça, ce n'est pas les cortèges, ce n
'est
pas les étudiants. Chaque fois qu'il y a une manifestation, il y a des gens qui s'agrègent et qui viennent pour voler, pour casser, pour revendre.
Ces scènes de pillage ont eu lieu à l'écart de la manifestation pacifique contre la vie chère. Nawel faisait partie du cortège.
Il
y avait
des
très belles pancartes, il y avait des beaux messages. C'était multigénérationnel. Ce que je regrette, c'est qu'aujourd'hui, on ne parle que de ça, alors qu'il s'est passé plein d'autres belles choses. Et j'ai peur que derrière, le message, du coup, soit détourné, bafoué. Voilà, ça serait dommage. Et comme elle, beaucoup ici déplorent que les revendications passent désormais au second plan.
Le
premier ministre Sébastien Lecornu va recevoir les maires des grandes villes. La date n'a pas encore été fixée. Justement, l'Association des maires de France appelle ce midi à un rassemblement devant les mairies. Philippe Laurent, maire de Sceaux et vice-président de cette association.
Nous,
nous ne pouvons pas accepter que des mairies soient ainsi attaquées, quelles qu
'en
soient les raisons. Et donc, nous voulons, à travers ce rassemblement, montrer notre attachement et permettre aussi aux
Français
et aux Français de montrer cet attachement à ce symbole, nous. Ce qui nous inquiète, c'est cette espèce de sentiment, en fait, d'effritement
progressif
du sentiment républicain. C'est vraiment symbolique, mais c'est très, très important pour nous. On a vraiment besoin de réaffirmer et de, dans ce type de situation, c'est vraiment la République qui est attaquée.
Une
marche blanche hier à Limoges. Plus de 7000 personnes se sont rassemblées pour montrer leur solidarité avec la mairie. Bâtiment incendie en marge des manifestations samedi. Désolation, colère. Venez au 32 16 nous dire comment vous avez vécu ce week-end. Nous dire aussi si vous avez été vous-même touché commerçant, artisan, entreprise du bâtiment. Est-ce que vous avez effectivement été en première ligne ?
Et
puis, peut-être que vous faites partie de ceux qui iront aujourd'hui, à midi, devant les mairies de France pour justement répondre à cet appel à des rassemblements en faveur du sentiment républicain. Là aussi, je vous attends au 32 16 pour nous le dire. Et cette information, RMC, le chef présumé de la DZ Mafia, veut adresser ses mots, ses premiers mots, à Amin Kessassi à l'ouverture de son procès aujourd'hui devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Ils sont cinq à comparer pour le meurtre de Brahim Chaban, demi-frère d'Amin Kessassi, devenu depuis une figure de la lutte contre le narcotrafic et deux autres hommes en 2020. Et Pierre Bazin dans le box des accusés.
Il
y a donc Amin Wallan, le chef présumé de la DZ Mafia, accusé d'avoir tué et brûlé le corps des trois hommes narcotrafiquants concurrents. Oui, ce triple homicide, c'est le point de départ de l'engagement d'Amin Kessassi contre le trafic de drogue. La mort de Brahim, le tout premier deuil pour cette famille. Depuis, le militant a perdu son deuxième frère assassiné en 2025 et lui vit sous très haute sécurité. Ce procès, cela fait six ans qu'il l'attend. Je
n'ai jamais tremblé lorsqu'il s'agissait d'affronter avec dignité la narcocratie et ses présumés
coupables. Ni
je ne les crains,
ni je ne crains ce qui pourrait se passer à cette audience. J'attends avant tout d'avoir des réponses. Dans le box des accusés,
il
y aura Amin Wallan, chef présumé de la DZ Mafia. Son avocate, Inès Mediou, n'assure que les preuves matérielles le visant ne tiennent pas et que son client n'a rien contre le militant marseillais.
Amin Wallan souhaite effectivement exprimer à Amin Kessassi tout son respect, toute son empathie. Il a hâte de démontrer son innocence avec mon aide.
Face à face, qu'Amin Kessassi ne redoute pas. Je tiendrai, je tiendrai debout pour mes frères et pour la justice. Il appelle d'ailleurs les acteurs du procès à faire preuve de respect, de dignité à l'occasion de cette audience qui s'annonce sous haute tension. RMC 7h09, la belle opération de Lyon hier en Ligue 1. L'OL réduit à 10 pendant 20 minutes, c'est imposé 2 buts 1 face à Nice. Un succès qui leur permet de prendre le fauteuil de leader à égalité de points avec le PSG. Paris sera leur prochain adversaire. Dimanche, réaction de Mathieu Loujean, directeur sportif de l'OL.
Ça dit que pour le moment ça se passe bien. Après elle est plutôt anecdotique, pas sur encore le début du championnat. Mais honnêtement, on est dans la continuité de ce début de saison. On arrive à parer en leader ex éco avec eux. Donc ça doit être une belle confrontation la semaine prochaine. Après Paris, on connaît Paris. On verra quelle équipe ils
vont mettre en place. Mais bon, on sera prêt. Le Paris FC s'est imposé 4 à 3 contre Rennes. Défaite de Monaco 1-0 face à Lorient. Et large victoire de l'OM. 5 buts à 2 contre Angers au classement. L'OL est donc leader à égalité de points avec le PSG, le Paris FC Lille et Monaco. C'était le journal de Clément Gouizzi.
Il
est 7h10 sur RMC. Et je vous le disais, matinale largement consacrée à vos témoignages et vos réactions sur ce qui s'est passé ce week-end.
RMC
jusqu'à 9h.
Apolline Matin.
Et il y aura dans un instant avec nous Loïc. Loïc qui nous appelle de Bordeaux, qui est chef d'entreprise dans le nettoyage. Il y aura Patricia qui nous appelle de Lens. Elle est à Villeneuve, elle est fonctionnaire. Elle dit j'ai honte d'être française. J'ai honte de mon pays. On va continuer à parler de ces violences commises ce week-end. Mais on en parle avec vous tous des centaines de magasins pillés à Paris, à Bordeaux, à Lille, à Toulouse. Des symboles de la République, mairies, offices du tourisme qui ont été littéralement pillés, massacrés, voire même brûlés comme la mairie de Limoges. Ce matin, je vous donne la parole sur RMC. Vous avez été victime ou témoin de ces violences.
Venez nous raconter vos réactions. Le 3216 bien sûr et vos messages sur le WhatsApp 0612 424 424. Non seulement il
y
a Loïc et Patricia, mais on sera aussi avec le gérant d'une brasserie du centre de Marseille. Son commerce a été totalement pillé samedi après-midi. A tout de suite.
RMC
jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Apolline de Malherde. Il est 7h14 sur RMC et sur RMC Story. On n'a pas les mots. On n'a pas les mots pour décrire ce qu'il s'est passé ce week-end. Bien sûr, il y a les mots de chaos. Il y a les mots de violence. Peut-être au fond, le mot de tragédie, celui qui a été exprimé par le maire de Lyon, est le plus proche de ce que l'on a ressenti. Une véritable tragédie. Voilà ce que dit le maire de Lyon qui sera d'ailleurs en direct sur RMC. pour répondre à mes questions à 8h30. Ça a commencé samedi avec la journée de mobilisation du 17 octobre. Entre 550 000 et 800 000 manifestants. Et puis, il y a eu les casseurs. Et puis sont venus ensuite les pilleurs.
Des émeutiers par centaines, voire milliers, dans la plupart des grandes villes de France. Et ça s'est poursuivi jusque tard dans la nuit. Mairie et préfecture visée. Des commerces par centaines pillés, détruits. Et ce matin sur RMC, je vous donne la parole. Vous avez été victime ou témoin de ces violences. Vous les trouvez insupportables. Ou peut-être, pour certains, vous estimez qu'il faut les comprendre. J'ai entendu des scènes assez lunaires de discussions entre Parisiens hier. Qui, place de la République, pour certains, venaient ranger, nettoyer. Et d'autres leur disaient, mais non, il ne faut pas nettoyer. Parce qu'au fond, ça doit pouvoir s'exprimer. Alors, voilà.
Le standard vous est ouvert, évidemment. Ce matin au 32 16. Pour commencer cette discussion, je voudrais qu
'on
donne la parole à Laurent Mazella. qui est gérant de la brasserie Davico à Marseille. Votre établissement a été intégralement pillé samedi après-midi. Vous l'aviez fermé. Vous aviez quitté les lieux. Bonjour à vous, Laurent. Est-ce que vous pouvez nous raconter et nous dire votre sentiment ce matin
?
Bonjour. On est dans l'après. On est sur une jambe.
Et
on travaille.
Parce
qu
'on
n
'a
pas le choix. Parce qu'il faut avancer. Parce qu'il faut faire tourner notre économie à nous. Parce qu'on ne sera pas aidé. Donc, on est dans l'après. Quand vous dites qu
'on
est dans l'après et qu
'on
travaille, vous allez travailler avec quels moyens ? C'est-à-dire, comment vous avez trouvé votre boutique
?
Nous, on a fermé à midi et demi. On a mis en sécurité nos gars. Et on est partis. Puisque ça commençait à sentir mauvais. Ça a gazé quelques minutes plus tard. Et les premières intrusions, c'est 19h. Jusqu'à 1h du matin. À partir d'1h du matin, on est arrivé à revenir avec un vigile qu'on a fait venir par une assurance. Et nous, on a passé la nuit avec lui là-bas. Vous avez dormi sur place à l'intérieur
? On
a dormi sur place, oui.
Pour
tenter de garder
les lieux ?
Oui, oui, de sauver ce qu
'il
y
a
à sauver. Vous vous êtes senti abandonné
? Par
qui ? Ça, c'est la vraie question. Non. La police, non. Moi, je les ai vus le vrai de 2h du matin, 6h du matin. Et je pense que ces gars-là se donnent... Enfin, c
'est
un sincère dos. Donc, bravo. Après, oui, la gestion du jour. On a quand même, nous, l'habitude commerçant de voir des
manifs.
Et elles ont le droit de se passer. Et il faut qu'elles se passent. Et ils ont le droit de s'exprimer. Il faut que ce soit très clair. En revanche, ce qui a été mis en place ce jour-là, à l'œil d'un humain profane, ce n
'est
pas normal. Ce n'était pas à la hauteur. Je voudrais que vous puissiez, Laurent, entendre aussi les réactions de Loïc, de Patricia. Loïc, vous, vous êtes à Bordeaux. Vous êtes chef d'entreprise de nettoyage. On vous appelle non-stop depuis samedi, c'est ça
? En
fait, oui.
Bonjour
tout le monde. Bonjour, Apolline. Oui, en fait, depuis dimanche midi, nos mails n'arrêtent pas de sonner puisque nos clients, les entreprises, les boutiques, les commerçants, les magasins
sont bien évidemment touchés. Nous, nous avons des contrats où on intervient 24-24 ou des très bonheurs le matin pour nettoyer les magasins, les mettre en propreté avant que les clients arrivent.
Et là, forcément, les missions vont changer. Ça va être la remise en état. Donc, forcément, c
'est
un bouleversement dans les habitudes des équipes avec aussi des risques qui sont différents que de nettoyer des sols ou d'entretenir et de vider les poubelles. Donc, forcément, on est beaucoup malmené. Alors, on a un peu l'habitude parce qu'entre les incendies qu'on a connus cet été, les inondations, les tempêtes, nos équipes ont l'habitude maintenant et s'habituent. Mais par rapport à ce qu'on a vu et ce qui s'est passé samedi, oui, c'est inquiétant. Donc, ça, c'est un premier problème. C'est qu'on va être effectivement bouleversé par rapport à ça.
Donc,
grand message de soutien aux 600 000 salariés des métiers du nettoyage qui oeuvrent au quotidien parce que nous, on intervient maintenant. Et deuxième chose, Apolline, moi, ce qui m'inquiète, c'est quand
je vois l'escalade de la violence, que maintenant, les casseurs rentrent dans les appartements pour se cacher ou autre.
Mais qu'est-ce qui va se passer demain s'ils interviennent dans les zones industrielles ou s'ils décident d'aller piller les entreprises
?
Qu'on voit la facilité déconcertante avec laquelle ils rentrent dans les mairies ou tout ce qui a pu se passer. Mais demain, ce n
'est
pas un poste de garde avec un agent qui va empêcher
50
manifestants. Cette angoisse
qui monte, effectivement, avec, vous le mentionniez, on a vu, effectivement, des hauls d'immeubles qui étaient aussi devenus, finalement, des lieux dans lesquels rentraient les casseurs. Emmanuel,
et
ensuite, Patricia, Emmanuel. Non, une précision, parce que, vous savez, le chiffre officiel de magasins touchés, c'est autour de 1 500 aujourd'hui. Mais on a joint Alain Di Crescenzo, le patron de ZEI, qui nous dit qu'en fait, il
y a
des villes qui n'ont pas remonté les statistiques. Et lui est convaincu qu'il
y a... Le
président des chambres de
commerce et d'industrie. Il y
a nettement plus de 2 000 magasins... Ce
n'est qu'un chiffre
provisoire. ...qui ont sans doute été touchés. Et quand même, pour répondre à la sidération française, juste élargir un peu la focale et bien préciser qu'il
y
a d'autres pays en Europe qui, samedi, ont été victimes. L'Italie, notamment.
L
'Italie, la Belgique, le Portugal, l'Albanie. Il y avait des manifestations pour le pouvoir d'achat, pour tout ça. Et donc, attention, c'est un phénomène presque européen. Patricia est aussi avec nous. Bonjour, Patricia. Vous, vous
nous appelez de
Villeneuve, dans l'Ain. Vous êtes fonctionnaire. Vous avez eu un sentiment de honte, ce week-end
?
Ah oui, quand j'ai regardé la télé, sur toute chaîne, j'ai halluciné. J'ai dit, mais c'est dans mon pays que ça se passe. Je vous
entends
mal, Patricia.
Est
-ce que vous pouvez parler plus proche de votre téléphone ? Ah, je crois que ça va mieux, là ? Un peu mieux, oui. Un peu mieux. Oui, je disais, quand j'ai regardé ces émissions qui ont relaté les faits, j'ai dit, mais je n'habite pas en France. Ce n
'est
pas possible que ça se passe chez nous. Et je suis totalement affolée, entre guillemets. Et je me dis, mais comment puis-je vivre dans un pays comme ça où aucune valeur n'est respectée
?
Quand on attaque les mairies et les symboles de la République, pourquoi pas chez nous ? Effectivement, je rejoins beaucoup de gens. Je me dis, pourquoi ils ne viendraient pas chez nous prendre ce qu'on a ? Enfin, je suis en totale panique.
Je
me dis, mais la seule solution, c'est de partir. On ne peut plus vivre dans un pays où personne ne nous protège. Partir ? Ben oui, complètement. J'entends les politiques, ils sont tous en train de s'exprimer, mais rassemblez-vous, faites votre job, c'est-à-dire faites-nous vivre dans un pays où on peut vivre en tranquillité, au lieu de brandir.
J
'ai été
frappée, Patricia,
quand vous dites ça, quand vous dites, mais rassemblez-vous. Moi, je m'étais dit, peut-être qu
'on
va entendre une voix, il y en a-t-il, qui va appeler à ce qu'il y
ait
une forme de manifestation, de paix, justement. Alors, les maires, notamment les maires des petites villes, des villes rurales, ont appelé à ce qu'aujourd'hui, à midi, il y ait des rassemblements devant les mairies. Mais il n'y a pas d'union sacrée. Ce mot a-t-il encore un sens, d'ailleurs, Arthur Chevalier
?
Absolument, oui. Je pense que le témoignage de Patricia révèle quelque chose. La France se sent complètement nue. Il y
a
des gens qui rentrent dans les halls d'immeubles, la sécurité des personnes dans leur vie privée est en danger, et on se demande ce que fera ce gouvernement, parce que ça finira par se produire à ce rythme-là, ce qu'ils feront quand il y
aura
des incursions dans des appartements ou qu
'il
y
aura
des blessés. C'est ça la suite, s
'il
ne se passe rien. Et j'ai été très frappée aussi par ces tenants de magasins qui, parfois, au péril de leur vie, ont tenté de se mettre à
l'entrée, pour bloquer au contact
des manifestants. Et certains, je pense notamment
à
ces images de Micromania, de magasins d'IFI, qui se sont fait littéralement balayer violemment par les manifestants ou par les pilleurs. Merci beaucoup Loïc et Patricia. Merci aussi à Laurent à Marseille, qui dit qu'on va tenter de reprendre le boulot aussi. On est dans ce jour d'après,
on
est dans cette sidération affolée. Je rejoins votre mot, Patricia, je le retiens aussi. Évidemment, on poursuit avec vous tous ce matin au 32-16. Vous nous dites ce que vous avez ressenti, ce que vous avez observé. Et d'ailleurs, dans un instant, Arthur, vous allez nous dire que ce n
'est
pas la première fois que des bâtiments publics sont visés pendant des mouvements de protestation. Et non, et figurez-vous, Apolline, que des émeutis ont déjà incendié l'hôtel de ville de Paris. Et oui, c'est arrivé. L'édifice avait été complètement réduit en cendres. On l'a depuis reconstruit quasiment à
l
'identique. Vous nous le direz dans un instant. Il y
a
aussi Arnaud de Manche qui arrive. Il est 7h22.
RMC, Apolline Matin.
Il
est 7h24 sur RMC et sur RMC Story. Arthur, prenons un peu de recul après les scènes épouvantables que l'on a vues partout en France samedi. Des scènes d'une rare violence, mais pas tout à fait inédites. Parce que des images, notamment celles du symbole de cette journée, l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges.
Vous
en a rappelé d'autres ? Oui, alors d'après la préfecture, dans la journée de samedi, des casseurs se sont introduits dans la mairie de Limoges et ils ont incendié l'édifice. Un incendie qui n'a pas été maîtrisé. L'intérieur, aujourd'hui, est calciné. Le toit s'est effondré. C'est évidemment incendiement lourd puisque attaquer un hôtel de ville,
c
'est attaquer l'État. Le maire de Limoges a d'ailleurs menacé de démissionner.
Si
le gouvernement n'annonçait pas un plan spécifique pour sa ville, il en a profité pour dénoncer le manque de moyens policiers. Selon lui, responsable de cet incendie, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a de son côté assuré que l'hôtel de ville serait reconstruit. Et ce n
'est
pas la première fois qu'on insiste à la destruction de bâtiments publics. Loin de là, Apollina, au XIXe siècle, qui est un siècle où il y a eu énormément de révoltes, s'attaquer aux édifices de l'État, c'était quasiment devenu un sport national. Les émeutiers n'y allaient pas de mains mortes. Prenez par exemple en 1831, une révolte éclate dans Paris. Ça dégénère, les émeutiers vont même piller la cathédrale Notre-Dame de Paris. Et ils ne s'arrêtent pas là puisqu'à côté de la cathédrale, il y avait un bâtiment historique,
c
'était l'archevêché de Paris, un bâtiment du XIIe siècle. C'était le siège de l'Église catholique. Eh bien, les émeutiers vont se mettre à l'intérieur. Les œuvres d'art, les meubles,
les
livres, tout a été balancé à la Seine. L'immeuble entièrement détruit, c'était un vrai traumatisme à
l
'époque. Oui, et on s'en est même déjà pris à la résidence principale d'un chef d'État. Bien sûr, toujours au XIXe siècle. En 1848, les Parisiens se sont lèvres contre un roi, le roi Louis-Philippe. Alors,
ils
vont d'abord s'en prendre à la résidence officielle, le palais des Tuileries, donc en fait l'Élysée de l'époque. Alors évidemment, le lieu est saccagé, le trône du roi est balancé par la fenêtre, brûlé en place publique. Mais on ne s'arrête pas là puisque les émeutiers vont ensuite s'attaquer à la résidence privée du roi, sa maison de famille, si vous préférez. C'était le château de Neuilly, en banlieue parisienne. Les émeutiers vont piller le château, l'incendier, il n'en restera quasiment rien, un tas de cendres. Et puis, on a déjà brûlé l'hôtel de ville de Paris. Évidemment, en 1871, c'est la commune de Paris, une des révoltes les plus sanglantes de notre histoire.
Les émeutiers incendient plusieurs bâtiments publics, dont la mairie de Paris. Le brasier va durer plusieurs jours, un spectacle complètement macabre. Et alors, il existe encore des photos de l'hôtel de ville complètement incendiaire. Regardez, c'est très impressionnant. Il a été reconstruit deux ans plus tard avec une façade quasiment à l'identique. Merci Arthur. Arnaud Demanche nous rejoint. Demanche Pirate, le face-à-face. Salut Arnaud. Et bonjour. Dans le face-à-face, tout à l'heure, je recevrai deux maires emblématiques de ce qui s'est passé ce week-end, le maire de Lyon et le maire de Marseille. Il est loin le bon vieux temps où on se contentait de voler des oranges aux marchands.
On a eu un petit week-end un
peu agité. Donc,
c
'est une spéciale émeute ce matin.
Moi, j
'ai tout suivi sur les réseaux sociaux parce que les émeutiers ont posté des tas et des tas de vidéos de pillage. Il y
en
a eu toute la soirée. On a tous été abreuvés de ça sur X, sur Instagram, sur Snapchat. Alors, sur Facebook, c'était aussi plein de...
Bon,
c'était plein de vidéos de chatons en intelligence artificielle qui sauvent des bébés. Ils sont dans un autre monde sur Facebook, clairement. Il y
a
des Françoises et des Roberts qui commandent ça avec des emojis de licornes qui font des bisous. Mais, des fois, il y
a
quand même un peu d'actu sur Facebook. Là, vous savez qu'ils viennent d'apprendre que Michel Barnier était des plus premiers ministres.
C'est un peu en décalage, quand même.
À Lyon, ils ont brûlé l'office du tourisme. À Limoges, ils ont brûlé la mairie. Et en même temps, on n'allait pas brûler l'office du tourisme à Limoges. Il n
'y a
pas de touristes à Limoges. De nombreuses boutiques marseillaises attaquées aussi. Alors, pas les points de vente de la DZ Mafia. On respecte quand même les entreprises locales, le petit commerce du coin. Mais sinon, même les Carrefour City ont été victimes de pillages. Alors, autant piller un Apple Store ou un magasin de scooters. Je cautionne pas, mais je vois l'intérêt.
C
'est-à-dire, t'as un iPhone ou un scooter. Piller un Carrefour City, quand même, quoi. Risquer de la prise en ferme pour un carton de Caprisson, quatre danettes vanille périmées
et deux
rouleaux de sopalin, franchement, c'est naze.
Je
suis sûr qu'Emmanuel Macron, il a passé son samedi devant Notre-Dame avec un extincteur.
Non ! Vous ne me cramez pas ma cathédrale ! Je l'ai reconstruite
en cinq ans, je ne vais pas tout recommencer ! Le chef de l'État qui s'est exprimé hier soir, d'ailleurs. Mais, au moins, il n'a pas traité les lycéens de pauvres puceaux pleurnichards. Et il n'a pas dit aux émeutiers « Alors, les gonzesses, on a eu la trouille de venir me chercher à l'Élysée ?
»
Il progresse, je trouve. Parce qu'il
y a
encore deux ans,
il
nous l'aurait fait, ça. Là, il a fini sur «
Et
j'espère qu'on aura un beau débat. »
Pour
la présidentielle, on mérite un beau débat. Je me suis dit « Oh, il est détente. » Il va finir en nous racontant son concert de Céline Dion. Parce qu'il y était vendredi soir à Céline. Ça l'a apaisé, en fait, de devoir s'éluiner. On ne change pas. Vous êtes toujours aussi chiant, mais on ne vous changera pas. Les Français sont comme ça.
Je m'exprime mal en chanson parce
que j'ai un gros rhume. Ça s'entend peut-être. Non, pas mal. Je suis désolé. Franchement, vous assurez. Allez,
rendez-vous avec Grégory Doucet et Benoît Payot
à 8h30. Et on vous retrouve, vous,
Arnaud, évidemment, tout à l'heure à 8h15. Il est 7h29. A tout de suite pour la Météo et le journal. 7h30. Et ça se dégrade, Géraldine.
Avec un nouvel épisode méditerranéen. Le Gard, les roues en vigilance orange. Les pluies ont déjà commencé. Elles vont s'intensifier à la mi-journée. Sinon, on va avoir pas mal de pluie des Pyrénées jusqu'au centre aujourd'hui. Ailleurs, temps sec entre nuages et éclaircies. Il fait froid ce matin. On a eu les premiers jeux de la saison dans le centre. On est descendu jusqu'à moins de 2 degrés à Nevers. Cet après-midi, il fera 15 degrés à Paris, Lille, Lyon. Il fera 16 à Bordeaux. On aura 20 à Grenoble. 24 à Marseille. 30 pour Ajaccio. 7h31 sur RMC. RMC, Apolline Matin.
Le journal de Victor Pocher. Bonjour, Victor. Bonjour, Apolline. Et bonjour à tous. Démissions présentées, démissions refusées. Emmanuel Macron maintient ce matin son ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. Mais lui demande une nouvelle façon de gérer les casseurs et pointe les défaillances des services de renseignement. Un soutien citoyen face aux émeutes. L'Association des maires de France appelle au rassemblement à midi devant les mairies. Exemple donné, dès hier, à Limoges, dont l'hôtel de ville a été incendié. Et puis, des bilans encore très provisoires. Des pillages ont encore eu lieu cette nuit de Paris à Lyon. Le gouvernement reçoit les commerçants ce matin.
On
l'a appris il y
a
quelques instants. Emmanuel Macron a refusé la démission du ministre de l'Intérieur. Le chef de l'État demande, je cite, de nouveaux modes d'action face aux casseurs. Reste à savoir lesquels, tout en pointant des défaillances d'anticipation et de renseignement. Constance Bostouen, c'est un constat chiffré. Là où le renseignement territorial attendait plus de 100 000 manifestants, ils ont finalement été au minimum 550 000. Oui, cinq fois plus de manifestants ont défilé dans toute la France par rapport à ce qu'annonçaient les services de renseignement. Mais pour Olivier Cap, secrétaire national CRS du syndicat Unité, pas question de parler de dispositifs sous-dimensionnés.
Et surtout par rapport au type de manifestants attendus. Parce qu'on a eu affaire à des hordes de sauvages, en fait, qui venaient casser du flic, tuer du flic. Là, on a affaire à des gens qui ne manifestent plus, mais à des sédicieux qui veulent mettre à bas la République et nos institutions.
Il dénonce aussi des méthodes chez les casseurs venus en découdre.
Ils se déplacent très rapidement, ils s'organisent au travers des réseaux sociaux. Ils cherchent le point faible des services d'ordre et ils attaquent en grand nombre. L'autre schéma de maintien de l'ordre, du maintien à distance avec les grenades lacrymogènes, ne peut pas fonctionner.
Il déplore un sentiment général d'écœurement chez les policiers alors que près de 1000 membres des forces de l'ordre ont été blessés. Et dès hier soir, Emmanuel Macron était à la télévision. Pas d'annonce concrète, notamment sur les revendications des étudiants et contre la vie chère. Le président a laissé le soin au Premier ministre de rassembler dans les prochains jours les partis politiques pour faire le pont avec eux et pour leur demander de condamner sans concession les violences. Une convocation qui ne passe pas pour Marine Tondelier, la candidate écologiste à la présidentielle. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Pour qui nous prend-il ?
C'est un moment, c'est quand même choquant comme manière de faire. Il ne
se
remet pas en question et en plus il nous convoque comme au tribunal, comme si on allait être en garde-hue pour se justifier. Mais se justifier de quoi ? Ce n'est pas à moi de m'expliquer, de m'excuser. C'est leur responsabilité. Ils ont failli, ils ont voulu traiter une crise lycéenne uniquement par la répression. Ils ont fait monter cette colère sans à aucun moment essayer d'établir un dialogue constructif et apporter des réponses concrètes aux revendications. Et donc les manifestations ont grossi, des casseurs en ont profité pour casser et ce n'est pas de notre faute. Vive réaction également des syndicats.
Le président n'a rien compris à ce qu'il se passe à lancer la patronne de la CGT pendant que l'organisation étudiante UNEF juge Emmanuel Macron à côté de la plaque et appelle à poursuivre les manifestations. Les maires de France, eux, espèrent un sursaut citoyen. À midi, des élus, encore grogis ce matin par les émeutes du week-end et qui vous appellent à vous rassembler devant les mairies.
C
'était déjà le cas à Limoges. Hier soir, on vous y retrouve en direct pour RMC Alexandre Thibault. L'image a choqué toute la France. C'est cet hôtel de ville en partie incendié et qui s'est effondré.
Oui,
avec ce matin encore des pompiers qui sont présents ici devant la mairie. On les voit passer régulièrement en tenue rouge et jaune devant leur camion aligné autour d'un large périmètre de sécurité. Car après le feu, le risque principal, c'est la structure. La structure qui est désormais fragilisée et qui menace de s'effondrer. Alors les habitants qui vont travailler sont encore sous le coup de l'émotion en passant devant ce bâtiment à la façade noircie, aux vitres brisées. Il
y
a la toiture qui a totalement brûlé des habitants qui veulent afficher un esprit d'unité après la marche blanche d'hier. Leur souhait maintenant, voir ce bâtiment vieux de 143 ans reconstruit le plus rapidement possible. En attendant, vous le disiez, l'Association des maires de France appelle tous les élus à des rassemblements devant les mairies à partir de ce midi partout en France pour dire non à ce qu'elle qualifie de saccage inqualifiable contre des mairies, des bâtiments publics ou des sites commerciaux. Alexandre Thibault en direct de Limoges pour RMC. Les scènes
de violence qui n'ont pas cessé de nouveaux pillages hier et jusque tard dans la nuit à Lyon, Marseille,
Nice
mais surtout à Paris. 117 interpellations selon le dernier bilan des autorités. Au moins,
au moins 5 boutiques pillées mais c'est encore très provisoire. Le BHV du Marais, un Darty à Belleville ou encore 2 supermarchés. Ils viennent s'ajouter à ces premières remontées de terrain. Plus de 1500 boutiques touchées du grand magasin à la petite boulangerie en passant par le fleuriste et qui craignent déjà de ne pas pouvoir survivre. C'est pour ça que dès 9h, leur fédération et les assureurs sont réunis à Bercy. Le gouvernement veut s'afficher à leur chevet, Victor Jouannin. Oui, les propriétaires des commerces touchés ont 5 jours pour déclarer le sinistre.
Mais le gouvernement devrait annoncer ce matin un allongement de ce délai tout en demandant aux assureurs d'accélérer les délais de traitement. Le chômage partiel devrait être déclenché ainsi qu'un moratoire des dettes fiscales et sociales selon une source au sein de l'exécutif. Malgré ces aides, de nombreux magasins n'auront ni le temps ni les moyens de réparer et de refaire leurs stocks avant la période cruciale de la fin d'année. Black Friday dans quelques semaines, puis Noël. Beaucoup de commerces vont tomber, craint un de leurs représentants. fatalistes.
Lors de la réunion de ce matin, il plaidera pour que l'État rétablisse la sécurité dans les centres-villes, la priorité pour que les clients reviennent consommer sans crainte. Les explications de Victor Jouannin pour RMC. A l'étranger, la presse américaine assure ce matin que Vladimir Poutine a proposé un sommet sur l'Ukraine à la Chine et aux États-Unis. Cette nuit, Donald Trump a une nouvelle fois critiqué le président ukrainien l'accusant de ne pas vouloir la paix. Un mot de foot pour terminer. L'Olympique de Marseille qui enchaîne en championnat. Deuxième victoire consécutive en Ligue 1. Après quatre revers de suite, succès rassurant. Cinq buts à deux à Angers.
Et qui fait beaucoup, beaucoup de bien à l'entraîneur marseillais Bruno Genesio.
Soulagé parce qu'on avait besoin de ces victoires.
D
'abord, pour remonter au classement et dans une zone, on permettra d'être un peu plus serein. Ça ne
veut
pas dire que tout est réglé. En progrès par rapport au dernier match à Troyes, par exemple. Même si le match de l'Ampiaco,
c
'était pour moi un bon match perdu, mais un bon match. On ne va pas trop s'attarder non plus sur les performances des uns et des autres et de notre équipe. On a pris nos responsabilités. C'est aussi ce qui me ravit ce soir. Et notez que Lyon est le nouveau leader de Ligue 1. Victoire de Buzyn contre Nice hier soir. Alors nouveau leader, mais ex-aequo avec
quatre autres équipes à 14 points. Le Paris Saint-Germain, le Paris FC, l'Île et Monaco. Et puis le quintet, c'est à Deville à 13h55. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Son favori, c'est le numéro 2, Zelloro. Son outsider, le numéro 4, Celestial. Le 2 et le 4. C'était le journal de Victor Pourchet. Il est 7h38 sur RMC.
RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Et
on l'apprend ce matin. Le ministre de l'Intérieur a présenté sa démission à Emmanuel Macron. Démission qui a été rejetée, refusée par le président de la République. Alors quelle réponse au chaos ? Laurent Nunez doit-il être un fusible ? Bonjour Franck Alizio. Bonjour. Vous
êtes
député du Rassemblement National dans les Bouches du Rhône. Vous répondez ce matin à nos questions. Et à cette question, que faire désormais après ce qu'il s'est passé samedi ? Quelles réponses ? Est-ce que vous aimeriez que Laurent Nunez, oui, est une démission acceptée par le président de la République ? Vos réponses dans un instant. Et vous tous qui nous écoutez, n'hésitez pas, appelez-nous au 3216. Venez réagir et témoignez plus que jamais. 7h39.
RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Apolline de Malherbe. Il est 7h42. Excellent réveil à tous. Merci d'avoir choisi RMC. Évidemment, une matinale où on se pose énormément de questions. Ce qu'il s'est passé, ce qu'il pourrait à nouveau se passer et qui est responsable. Après un week-end de violence, quelle réponse politique avec vous ? Franck Alizio, bonjour. Vous êtes député RN des Bouches du Rhône. Tout à l'heure, je le disais, je recevrai les maires de gauche de Marseille et de Lyon qui seront mes invités à 8h30. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a remis sa démission à Emmanuel Macron. Mais Emmanuel Macron l'a refusé. Ma première question, Franck Alizio, l'auriez-vous accepté ? Aurait-il fallu l'accepter
?
Je pense que le président aurait dû l'accepter. Nous l'avons réclamé d'ailleurs. C'est vraiment tiré les conclusions immédiates de ce qui s'est passé. Il ne peut pas avoir... Vous savez, on dit toujours... D'ailleurs,
c
'est le résultat de tout ce qui se passe. C'est la déresponsabilisation générale de tout le monde. Il faut qu
'il
y
ait
un responsable.
Il
faut qu'il
y ait
une ultime responsable. Là, c'est le ministre de l'Intérieur, par définition. Le fait que le ministre de l'Intérieur soit maintenu à son poste, est-ce que c'est en quelque sorte cautionner la façon dont, y compris les forces de l'ordre elles-mêmes, disent avoir été dépassées ? Notre journaliste, Police Justice, disait tout à l'heure dans le journal qu'elle avait entendu que nos reporters sur le terrain avaient entendu des CRS cette nuit encore à Paris dire à leur propre chef, chef, nous ne sommes pas assez. Mais c'est un aveu d'impuissance, c'est un aveu d'impuissance de plus. C'est de partout que tout le monde a été dépassé.
Chez moi à Marseille, le maire a beau jeu aujourd'hui de dire que j'avais averti. Personne n'avait averti. La veille, nous avions un conseil municipal. Il aurait dû justement confier à la représentation municipale. C'était l'occasion de dire, j'ai demandé des renforts à l'État. Rien du tout. Il y a eu un éloge des manifestants disant demain ce qui va se passer c'est très bien, tout le
monde
va s'exprimer, etc. Il a fallu que je reprenne la parole en tant que leader de l'opposition en disant je pense surtout à nos policiers, à nos gendarmes, à tous ceux qui vont être sur le terrain. Donc évidemment que personne ne
s
'en a inquiété, une fois de plus. Et cette fois-ci, comment dire, tout Marseille a été touché. Le chiffre des 30 000 pires, moi j'y crois pour le coup. Je précise que Benoît
Payan, c'est le chiffre de la préfecture. C'est important juste de
se donner un instant là-dessus. La préfecture des Bouches-du-Rhône estime qu'il y avait 30 000 émeutiers et pilleurs. Le maire de la ville remet en cause ce chiffre. Vous, Franck Alizio, député des Bouches-du-Rhône, vous estimez que les 30 000 pilleurs, c'est un chiffre qui vous paraît juste. Oui, je vous rappelle que sur la superficie, nous sommes deux fois supérieurs à Marseille. Que le bassin d'habitants, c'est 2 millions d'habitants, puisqu'en réalité c'est toutes les Bouches-du-Rhône. Et pour la première fois dans ma ville, c'est ce qui me fait penser que ce chiffre est bon, pour la première fois dans ma ville, tous les quartiers ont été touchés.
C'est-à-dire que l'Est de Marseille, pour aller dans l'Est de Marseille,
il
faut prendre l'autoroute carrément. Eh bien dans l'Est de Marseille, il y
a
eu des pillages. Ça ne s'était jamais produit. À 50 mètres de chez moi, dans les hauts de la rue Paradis, jamais il n'y
avait
eu des pillages dans ce coin de Marseille. Il y a eu des pillages. Ça ne s'est pas cantonné au centre de Marseille comme pendant l'épisode de Naël. Ça a été de partout dans Marseille.
Est
-ce qu
'on a beaucoup parlé à
Marseille de forces de police en sous-effectif ? Manifestement, il y
a
eu beaucoup de problèmes. Mais qu'on comprenne vraiment qu'il n
'y
a pas assez de policiers, il y
a
eu un problème de plan général, de stratégie, de tactique. C'est quoi techniquement le problème ? Pour le coup, je pense les deux. Lorsque la police recule, c'est qu'il y a un problème tactique,
c
'est qu'il y a un problème d'ordre,
c
'est qu'il y a un problème de stratégie, de donneur d'ordre. Et il y a aussi cette question, je l
'ai
dénoncée déjà pendant la campagne municipale, dont le slogan était Marseille
en ordre. Pas assez d'individus.
Il n
'y
a pas assez, oui. Il y a aujourd'hui à Marseille encore moins de policiers qu'en 2016. Il y a eu un rattrapage, mais il y a toujours moins de policiers
qu'en 2016. Quand Gatiot vous dites le chiffre
de 30 000, vous, vous paraît cohérent avec ce que vous avez vu ou su, de qui s'agit-il ? Est-ce que ce sont des Marseillais qui étaient eux-mêmes les émeutiers ? Est-ce que ce sont des gens qui sont venus de la région ? Est-ce que vous avez des informations, des observations
? Il
n
'y
a pas d'informations, mais ce que j'ai pu constater, c'est la conjonction, encore une fois, entre des émeutiers professionnels, l'extrême gauche, les black blocs. On
peut
oublier que Marseille, malheureusement, a cette réputation d'être la capitale antifac. Dans certains quartiers, on peut aller de partout dans Marseille,
qu
'on peut aller
de
quartiers. Dans certains quartiers, moi, je ne pourrais pas aller parce que, véritablement, c'est l'extrême gauche qui les tient. Et puis,
il
y a évidemment, on appelle ça des pilleurs, on appelle ça des délinquants,
de
la racaille, enfin bref, qui est venu ? On appelle ça des voleurs, des pilleurs d'opportunités. Enfin, je trouve ça choquant. Évidemment, ce sont des gens qui sont venus faire leur
marché. Et on précise
d'ailleurs que la nuit dernière, les pillages se sont poursuivis, pillages, destruction de boutiques à Paris, alors qu'il n'y avait eu aucune manifestation avant, ce qui montre effectivement aussi une décorrélation. Jérémy et Vincent sont en direct avec nous. Bonjour, Jérémy. Jérémy,
je crois
que vous êtes vous-même commercial à Rennes. Quel est votre regard sur ce qui s'est passé ce week-end
?
Tout à fait. Alors, tout d'abord, un gros soutien à tous les
commerçants, artisans et salariés, fonctionnaires qui ont été un peu traumatisés ce week-end. Pour tout vous dire, il y
a
15 ans, je votais plutôt extrême gauche et à droite depuis quelques années. Donc, ça me permet d'avoir beaucoup d'amis et de médias que je suis un petit peu de tout horizon. Et ce qui m'a choqué, c'est que ce week-end, sur les réseaux sociaux, quand on fait un peu le tour,
il
y a deux frontiers réconciliables. La première, qui justement va soutenir les manifestations, va être très arrangeant envers les casseurs qui vont les justifier pas en réponse d'une violence institutionnelle. Et de l'autre côté, un soutien
total
aux commerçants et pour le coup, qui vont condamner fermement les actes, voire être un peu plus extrêmes que ça. Donc, moi, mon inquiétude,
c'est vraiment qu'aujourd'hui, on a deux fronts irréconciliables qui ont chacune leur média, chacune leur point de vue et qui vont s'endoctriner les unes les autres.
Vous en êtes où, d'ailleurs, là-dessus,
Jérémy ? Attendez, Emmanuel, Emmanuel. Moi, j'ai une question et qui vaut aussi pour Franck Alizio.
C
'est-à
-dire
que quand on voit le climat social actuel, quand on voit par ailleurs le climat financier, la pression des marchés, on se dit, mais comment on va tenir encore six mois jusqu'à la présidentielle ? La question, c'est est-ce qu'il ne
faut
pas avancer l'élection présidentielle ? Franck Alizio ? Déjà, moi, je pense aussi aux commerçants,
à
ceux qui ont tout perdu. Déjà, ce qu'il faut voter en urgence demain, c'est une loi avec le principe du casseur-payeur. Voilà, on va passer du casseur-payeur au casseur-payeur. Ce n'est pas normal que demain, on va encore avoir comme conséquence que ce soit Nicolas, Franck, Apolline qui paie, plutôt que celui qui a cassé. Donc,
c
'est juste impensable qu'on arrive
à ça. Jérémy,
il
y a
un point que vous avez dit, vous avez parlé de la démocratie, vous dites vous-même que vous venez plutôt de la gauche, qu'aujourd'hui, vous votez plutôt à droite. Est-ce que vous vous dites aujourd'hui, ce sont deux façons de vivre notre pays qui ne peuvent plus se parler ? C
'est
-à
-dire,
vous-même, vous avez gardé, dites-vous, les réseaux sociaux que vous suiviez lorsque vous étiez plutôt électeur de gauche, les nouveaux que vous suivez aujourd'hui en étant plutôt électeur de droite. Est-ce que vous avez l'impression que ce sont deux Frances qui se tournent le dos, qui s'opposent aujourd'hui
? C
'est complètement ça. C'est complètement ça. Aujourd'hui, justement, sur
les
médias de gauche, on a tendance à montrer uniquement les vidéos de manifestants qui ont applaudi les pompiers ou de policiers
et de CRF qui ont charvé et les médias de droite, justement, qui ont montré les casseurs, qui ont montré les pompiers attaqués. La vérité est quelque part entre les deux, si vous voulez, mais aujourd'hui, personne, et
j'entendais M. Le Chiffre qui parlait justement d'avancer, pourquoi pas, les élections présidentielles, mais qui,
aujourd'hui, apporte un discours de nuance et qui va justement piocher un petit peu des deux. Il n
'y
a personne où
on
fait de la récupération des deux cas. Jérémy, restez avec nous.
Il
y a aussi Vincent qui, lui, nous appelle de l'Isère. Vous êtes à Bourgouin-Jolieu. Bonjour, Vincent. Commerçant, commerçant, d'abord, est-ce que vous avez été touché et est-ce que vous estimez qu'il faut prendre de nouvelles mesures ? Aussi, je me projette dans les prochains jours, il y
a
une journée à nouveau de mobilisation, par exemple, le 5 novembre, mais quand on voit que les pillages se sont poursuivis encore hier, c'est-à-dire au lendemain des manifestations, à vos yeux, qu'est-ce qu'il faut prendre comme décision ?
C'est un minimum de prendre des décisions fermes et définitives pour éviter les nouveaux pillages. Quand je vois ce qui s'est passé hier et ce qui s
'est
encore passé cette nuit, sachant qu'on a eu l'exemple de samedi, nous, on était en ville uniquement pour de la balade, pas pour les manifs. Quand on a vu l'état de Lyon en quelques heures, alors que tout était préannoncé, je me demande pourquoi ça n
'a
pas été vu en amont, sachant qu'aujourd'hui, il me semble qu'on a quand même des moyens
pour éviter de
communication plutôt aisés. Ils y arrivent via leur réseau WhatsApp et nous, on n'a rien pu faire. Je suis vraiment désolé pour tous ces commerçants qui ont tout perdu toute leur vie parce que je suis commerçant, j'ai tout mis dans mon commerce pour arriver à faire vivre ma famille. Si ça m'arrive, c'est foutu. Et puis les gens en dommage collatéral. Quand vous avez une voiture qui a été brûlée lors d'une manif, les assurances ne prennent pas en charge. Ces gens-là viennent de l'acheter, ont peut-être un crédit, mais vous vous rendez compte, ça va plus loin. Donc moi, quand je vois certains partis politiques qui sont en train de cautionner encore ça, c'est une honte.
Le pays, franchement, va très très mal.
Franck Alizio, quand vous entendez Vincent, qui dit aussi la question de la responsabilité politique, la question de la démocratie comme la pose Jérémy. Un, est-ce qu'il faut un état d'urgence ? Certains le demandent à droite, comme Bruno Retailleau, pour pouvoir davantage maîtriser effectivement et prendre des décisions de maintien de l'ordre. Et est-ce que vous estimez qu'il
y a
une responsabilité politique des partis d'extrême-gauche ?
Il
faut déjà appliquer tout le spectre des lois qui sont à disposition du gouvernement. Il faut ensuite utiliser d'autres outils, pourquoi pas le couvre-feu, pourquoi pas l'état d'urgence ? Mais tout à l'heure, Emmanuel Lechypre posait aussi également une question, c'est qu'il faut une autorité, une légitimité politique. Le drame,
c
'est que, et là-dessus, les macronistes, comme LFI, ont été complices depuis des années, ils ont empêché une véritable alternance dans ce pays, une véritable majorité.
Il
n'y a pas de majorité. Le gouvernement n'a pas de majorité, il n
'y
a pas de soutien populaire. Évidemment que ça complique son
travail sur le terrain. Je redonne une information.
Hier, le maire de Lyon, Grégory Doucet, s'est rendu sur les lieux, j'allais dire du drame, un lieu très symbolique qui a été ce lieu du tourisme qui a été brûlé sur la place Bellecour et il a été interpellé, hué, par des habitants qui étaient présents et qui estimaient qu'il avait une forme de responsabilité lui disant c'est vous qui avez aussi fait alliance avec LFI et ils l'ont hué. Il y a aussi ce message politique d'un certain nombre de Français. Énormément.
Mais
d'ailleurs, parce que c'est très bien que Manu a raison peut-être pour avancer l'élection présidentielle mais ça n'arrivera pas donc ça ne sert à rien d'en parler. C'est le président
qui décidera.
En revanche, ce qui est sûr c'est qu'hier le président de la République aurait pu ordonner l'état d'urgence et qu'il ne l'a pas fait. Je précise que ce n'est pas si compliqué d'ordonner l'état d'urgence. Jacques Chirac l'a fait. Ce n
'est
pas un truc si énorme que ça.
Ça
se produit relativement régulièrement sous la Vème République. Vous ne l'auriez pas fait ou vous l'auriez fait au pouvoir
?
Je pense qu'on aurait utilisé tout ce qu'on a à notre disposition.
Donc l'état d'urgence vous l'auriez mis en place ? L'état d'urgence est
un outil évidemment. Maintenant le problème c'est qu'après il faut le tenir l'état d'urgence.
A-t-on les moyens
?
A
-t
-on
les moyens ?
On
a les moyens. Il n'y
a
jamais eu la volonté politique et cette volonté politique aujourd'hui elle est en plus entamée par la légitimité politique. Il faut très vite avoir une présidente relégitimée, une assemblée relégitimée avec une majorité absolue. Aujourd'hui seule Marine Le Pen et on peut étudier la carte politique seule Marine Le Pen peut avoir une majorité absolue et c'est cette majorité absolue à l'Assemblée au gouvernement qui peut donner de l'autorité pour rétablir l'ordre. Nous sommes aujourd'hui le parti de l'ordre elle est la candidate de l'ordre il est temps de remettre les choses
Franck Alizio je le rappelle vous
êtes député RN des Bouches-du-Rhône tout à l'heure à 8h30 le maire de Marseille maire socialiste Benoît Payan sera mon invité ainsi que le maire écologiste de Lyon encore un mot juste avec vous Jérémy et Vincent Jérémy j'entends votre inquiétude sur le plan démocratique aussi tout simplement j'allais même dire on n'est même plus dans le vivre ensemble on est dans le fait de pouvoir se parler les uns les autres vous votez vous votez à droite avez-vous dit est-ce que vous savez déjà pour qui vous allez voter Jérémy
?
Aucune idée pour
l'instant justement ayant ce pacif un petit peu de gauche j'ai encore quelques quelques à quoi mais pour le coup aucune idée pour l'instant et c'est pour ça que vu le climat de tension avant les élections je pense ne plongerait qu'encore plus rapidement la France dans le chaos
Et vous
Vincent ? Et vous Vincent
? Vincent
est-ce que vous m'entendez
?
Oui je vous entends très bien
Et
vous ? Moi je vous ai oui à droite aujourd'hui je ne peux plus passer de
l
'autre côté j'ai vu trop de choses écoutez les images sont explicites arrêtons de se voiler la face vous avez vu les dernières vidéos de cette nuit de cette nuit je ne
parle
pas de samedi de cette nuit à minuit vous avez des gens qui arrivent par groupe de 10-20
qui
rentrent dans les magasins tout le monde est autour en plus cette image elle est pour moi horrible avec les téléphones c'est devenu une arme et tout le monde fume personne ne fait rien vous avez de temps en temps un
citoyen
courageux qui y va mais ce citoyen il risque sa vie et
effectivement on a vu des
scènes où ils se font littéralement balayer tabac merci à tous les deux pour vos témoignages et vos réactions Jérémy et Vincent on poursuit évidemment cette matinale spéciale où on vous donne plus que jamais la parole il est 7h55 à tout de suite pour la météo du journal Quelle réponse au chaos votre nouvelle réaction ce matin Emmanuel Macron refuse la démission de Laurent Nunez le ministre de l'Intérieur qui reconnaît à l'instant une perte de contrôle de la police dans certaines villes où les scènes de pillage ont recommencé hier soir on sera en direct de Paris dans un instant Qui sont les casseurs ?
Vous allez voir que leur profil se précise les trois quarts d'entre eux sont des majeurs et quelle sera la suite maintenant de nouvelles journées de mobilisation sont évoquées les dates du 24 octobre et du 5 novembre sont annoncées
Et
c'est ce qu'on appelle s'y prendre à deux fois Oui Emmanuel Macron est en train d'arriver là au Moyen-Orient pour une visite qui a été maintenue dans cette région du monde maintenant que le chaos est en France Sébastien Crève du service politique vous êtes avec nous en direct pour RMC le président qui a pris la parole hier soir prise de parole qui n'a d'ailleurs convaincu personne et ce matin c'est donc l'Elysée qui publie un communiqué dans lequel on apprend qu'il a refusé la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez Oui le ministre de
l
'Intérieur a remis cette démission hier annonce l'Elysée démission refusée au nom de la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre voilà la justification avancée Emmanuel Macron qui reconnaît aussi ce matin des défaillances d'anticipation des services de renseignement sur lesquels il demande à Laurent Nunez de faire la transparence et puis il demande à son ministre de mettre en place au plus vite de nouveaux modes d'action sur le terrain pour empêcher de nouvelles barricades et de nouveaux pillages des messages communiqués donc au petit matin comme s'il fallait compléter l'allocution présidentielle de Vinter globalement perçue comme insuffisante hier soir y compris dans le bloc central Laurent Nunez donc devra rendre des comptes il sera aussi au coeur d'une commission d'enquête qui va voir le jour à l'Assemblée nationale je suis responsable de tout ce qui s'est passé dit-il ce matin reconnaissant un manque d'anticipation le ministre de l'Intérieur qui est adorné à Marseille aujourd'hui Marseille où les autorités ont recensé jusqu'à 30 000 pilleurs samedi oui et où le maire Benoît Payan demande des comptes sur la stratégie du maintien de l'ordre de samedi en remettant quand même en cause ce chiffre de 30 000 casseurs qui est donné par la préfecture alors au moins 2000 commerces ont été touchés et la casse va se chiffrer en centaines de millions d'euros ça c'est ce que dit ce matin le président national des chambres de commerce et d'industrie ça concerne les très grandes villes mais aussi le bilan s'alourdit puisqu'il y
a
les remontées des villes comme Toulon Angers, Saint-Etienne, Chambéry, Valence ou encore Montélimar il y
a
une réunion qui est prévue tout à l'heure 9h à Bercy autour du ministre du commerce Serge Papin puis une cellule de crise interministérielle ça ce sera à 10h à Matignon autour du premier ministre Sébastien Lecornu alors ces scènes de pillage là dont on parle elles ont recommencé hier soir dans plusieurs grandes villes notamment à Paris dans le quartier des Halles où on vous retrouve en direct pour RMC Louis Salé devant des magasins donc encore pris pour cible par les casseurs
oui
ici beaucoup de vitres brisées de poubelles renversées de déchets brûlés de sport ont été visées Charles, agent de sécurité était de service cette nuit au forum des Halles
j
'ai été
témoin des scènes de tentatives d'intrusion mais sauf que les vitres ont tenu c'était assez choquant parce que c'est vraiment des jeunes majoritairement c'est des mineurs ils étaient déterminés et surtout en fait pour eux c'était de l'amusement c'est à dire que ils prenaient plaisir à être là
un
agent de la ville de Paris m'a expliqué qu'il leur faudrait près de 3 jours pour nettoyer tous ces dégâts après 2 journées d'affrontements il ne faudrait pas que ça dure m
'a
-t-il confié il y a aussi de la colère chez les riverains comme James Irlandais qui n'en revient pas de ce qu'il découvre ce matin
honnêtement c'est vraiment désolant tout est cassé tout est brûlé il y
a
des poubelles par terre dans une belle ville comme Paris la ville lumière mais est-ce que vous vous rendez compte on a quand même dépassé les limites c'est pas acceptable la France a maintenant une réputation très mauvaise dans le monde entier
et
à ce stade la préfecture de police de Paris dénombre 117 interpellations hier
avec
au moins 5 magasins pieds
et
dans la soirée le maire du 11ème arrondissement a carrément appelé les commerçants et les habitants de cet arrondissement de la capitale à se protéger et à ne pas s'exposer au danger dernier bilan donc de 117 interpellations pour la capitale en plus des 2400 interpellations de samedi partout en France il y a une perte de contrôle de la police dans certaines villes c'est ce qu'admet ce matin le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez alors Constance Bostouen du service police-justice à RMC en direct ce matin la procureure de Paris vient de dresser un premier bilan judiciaire de ce week-end donc marqué par les violences et les pillages oui rien que sur la journée de samedi il y a eu 557 placements en garde à vue sur le ressort de Paris parmi ces gardés à vue selon la procureure 77% sont des majeurs bien loin donc des profils des manifestants constatés lors de la mobilisation lycéenne pour autant très difficile à ce stade pour la magistrate de confirmer le profil de ces personnes interpellées elle explique qu'en grande majorité ce sont des personnes qui ne sont pas connues des services de police et de justice sur une éventuelle appartenance à l'ultra-gauche qu'évoquait Laurent Nunez dès samedi soir impossible d'en dire plus à ce stade mais leur béquio explique que toutes les personnes qui ont commis des saccages et des pillages n'ont pour leur pas été interpellées
elle
assure que toutes ces personnes seront identifiées par la vidéoprotection ou par d'autres techniques d'enquête je veux dire que nous restons mobilisés nous ne lâchons rien a-t-elle notamment répété des comparutions immédiates doivent d'ailleurs avoir lieu dès aujourd'hui pour en apprendre plus les premières comparutions immédiates en effet alors tous les mots de violence émeute désolation colère sidération l'unité à l'épreuve voilà ce qui fait la une ce matin des journaux de la presse quotidienne régionale notamment alors la suite maintenant qu'est-ce que c'est Romain Ougandir avec pour RMC samedi des centaines de milliers manifestants ont défilé dans le calme il
faut
le dire aussi dans des proportions bien plus importantes que ce que le renseignement avait pu imaginer avant que la situation ne tourne au chaos
il
y a de nouveaux rassemblements qui sont déjà évoqués ils sont nombreux à souhaiter la poursuite du mouvement c'est le cas des gilets jaunes co-organisateurs de la mobilisation le samedi qui appellent à de nouvelles perturbations jusqu'au 5 novembre prochain c'est la date choisie par une large intersyndicale pour appeler les salariés du privé et du public les retraités et les jeunes à une grande journée de grève et de manifestations pour ces gilets jaunes le 5 novembre pourrait même être le point de départ d'une grève générale reconductible Flavien Puge est l'un d'entre eux il appelle à la poursuite du mouvement
je
suis encore plus déterminé à sortir dans la rue je suis convaincu que j'ai bien fait de sortir le 17 et je suis convaincu que je vais bien sortir après oui donc attention au gouvernement parce que les gens sont très en colère répondez rapidement aux revendications que ce soit des lycéens que ce soit des travailleurs et il n
'y
aura plus de mobilisation et il n
'y
aura plus de casseurs
il
y a déjà une autre date qui circule notamment sur les réseaux sociaux c'est celle du 24 octobre ce samedi donc et ce n
'est
pas ce n'est pas à négliger car la date du 17 elle a justement été popularisée comme ça en ligne sur les réseaux sociaux et puis la question des lycéens les blocages vont-ils reprendre dans deux semaines après les vacances scolaires plusieurs organisations lycéennes ont en tout cas déjà fait savoir qu'elles comptaient se mobiliser dès la reprise des cours le lundi de novembre prochain
voilà donc pour la suite en attendant l'association des maires de France appelle à se rassembler à midi donc là la mi-journée devant les mairies en réaction au lieu de pouvoir attaqué samedi comme la mairie de Limoges presque totalement incendiée ce matin c'est au sud de Lyon et je vous le signale aussi que des agriculteurs se mobilisent sur l'autoroute à 47 au niveau de Givor pour sauver l'agriculture française c'est en tout cas l'intitulé de l'appel de la coordination rurale au moment où les pays du G7 se réunissent à Paris pour parler des conséquences sur l'agriculture de la guerre au Moyen-Orient il
y
a un très gros dispositif de sécurité qui est déployé ce matin avec son Provence hélicoptère blindé sniper
au
moment où commence aux assises le procès de 5 accusés du meurtre du demi-frère du militant antidrogue Amin Kessassi parmi eux le chef présumé de la DZ mafia à Paris c'est l'insoumise Rima Hassan qui sera jugée sur deux jours à partir d'aujourd'hui pour apologie du terrorisme en raison d'un tweet de puis supprimer ce tweet reprenant les mots d'un des auteurs d'un attentat de 72 à Tel Aviv et puis je vous souviens aussi qu'on est à la veille du choc en football entre le PSG et le Barça en Ligue des Champions mauvaise nouvelle pour les parisiens puisqu'on apprend que le défenseur portugais Nuno Mendes est forfait en raison d'une blessure à la cuisse C'était le journal de Quentin Vinet il est 8h09 sur RMC et après cette nouvelle nuit de violence et de pillage ce dimanche soir à Paris, à Lyon à Marseille ou à Nantes ce sont à nouveau en plus de la journée de samedi 117 interpellations qui ont eu lieu hier notamment à Paris d'après la préfecture de police dans un instant vous entendrez l'inquiétude des commerçants victimes de ces violences certains ont perdu gros ils craignent de ne pas pouvoir s'en relever mais quelle réponse du gouvernement on le sait désormais le ministre de l'Intérieur parle d'une perte de contrôle il dit que oui il y a bel et bien eu perte de contrôle dans certaines villes dans la journée et la nuit de samedi on a aussi vos témoignages au 32 16 notamment Michel qui est policier qui était à Paris samedi qui était en mission et qui nous le raconte dans un instant à tout de suite il est 8h12 sur RMC et priorité au terrain à ceux qui ont non seulement observé vécu parfois été victimes de ces pillages de ces cassages dans les principales villes de France ce matin le ministre de l'Intérieur parle d'une perte de contrôle pour la première fois il reconnaît que oui il y a bel et bien eu perte de contrôle dans plusieurs villes de France 1500 commerces sinistrés ce week-end et ce n'est qu'un premier chiffre puisque comme le disait Emmanuel tout à l'heure les principales villes n'ont pas encore fait remonter le nombre de sinistrés Paris notamment une agence immobilière Philippe Gaudry bonjour vous êtes président de l'association des commerçants de la rue de Bretagne et non seulement il y a eu samedi le centre de Paris qui a été largement touché mais il y a eu hier à nouveau des hordes de pilleurs qui ont poursuivi en quelque sorte le boulot allant piller les quelques magasins qui ne l'avaient pas encore été encore quel est
le spectacle
ce matin Philippe Gaudry
écoutez on a eu des des casseurs par bande par petits groupes toute la nuit dans le marais ça a continué jusqu'à une heure du matin vers une heure du matin on a vu la police arriver mais par exemple moi j'habite rue des Francs-Bourgeois on a un magasin Nike et une bijouterie qui ont été cassée c'est juste en bas de chez moi et je pense que ça a duré une bonne partie de la nuit
quand je vous dis ça a duré une bonne partie de la nuit c'est exactement ce qu'on décrivait aussi déjà samedi c'est à dire parfois des scènes de pillage où personne n'arrête les pilleurs tout le temps qu'ils doivent faire leur boulot j'allais dire c'est à dire leur sale besogne enlever tout ce qu
'il
y a dans un magasin jusqu'à ce qu'il n'y reste véritablement plus rien
exactement et de toute façon moi je conseille aux commerçants ou aux riverains de ne pas s'interposer les pilleurs ne sont pas agressifs tant qu'on ne s'interpose pas moi j'ai fait un peu la bêtise samedi de m'interposer face à une bande de pilleurs qui voulaient attaquer le bar tabac de la rue de Bretagne et en fait je vous le dis c'était une bêtise énorme de ma part parce qu'en fait je me suis mis en danger pour rien
vous
avez eu peur vous avez eu peur Philippe Gaudry
j'ai eu peur en fait j'ai eu peur après parce que moi je suis quelqu'un de dialogue j'ai essayé de discuter avec ces pilleurs ces casseurs pour leur dire de partir d'aller ailleurs et en fait certains les plus vieux sont venus me voir en me disant monsieur vous allez vous faire démolir partez
et
en fait j'ai bien compris ils étaient nombreux j'avais 200 personnes devant moi
on
a vu les scènes on a vu les scènes aussi et j'ai en tête évidemment notamment ce gérant d'un magasin Micromania ou Microsing de jeux vidéo qui a été littéralement il tente de défendre son magasin et il se prend une sorte de balayette il s'effondre sur le sol il y a aussi Michel qui est avec nous Michel je voudrais prendre votre témoignage parce que vous même vous êtes policier et vous étiez dans les rues de Paris je crois du côté des grands magasins samedi racontez-nous Michel
écoutez bonsoir bonjour
je ne sais plus si c'est le matin ou la nuit ayant travaillé tout le week-end je suis libre sérieux
c'était un chaos sans nom pour moi Paris était à feu et à sang et il n
'y a
pas d'autre terme j'ai bientôt j'ai 30 ans de police je n
'ai
jamais vu ça quant à présent donc c'était les gilets jaunes fois 10 et voilà on a vu des pillages on a assisté à des pillages on a essayé d'empêcher des pillages et
malgré tout quand vous empêchiez un pillage sur un magasin le magasin d'à côté était pillé on avait des commerçants qui venaient nous voir en nous disant venez nous aider etc alors qu'on était déjà sur un
pillage en cours et voilà c'était ouais c'était impressionnant parce qu'on se sent impuissant si vous préférez parce que vous vous
empêchez les gens de piller un magasin et le magasin à côté se fait piller également c
'est terrible c'est-à-dire
que vous êtes policier et vous dites on se sentait impuissant
oui
parce que on nous
demande toujours d'être résilient d'être gentil ou quoi que ce soit alors qu'on ne fait juste que notre travail je pense que bon malheureusement on entend souvent sur vos plateaux et autres des interlocuteurs dire qu'on est qu'on est très violent mais c'est totalement faux alors vous avez des accidents certes il y
a
des accidents mais
on parle pas Michel vous
vous dites effectivement ça arrive cette journée de samedi après on en oublie presque qu'il y a eu tout le mois de mobilisation des lycéens et la police qui était dans le collimateur d'une partie de la classe politique vous estimez vous Michel que quand ça arrive ça samedi quand cette journée là qui est sorte d'apogée du chaos arrive samedi vous êtes vous même policier déjà mal compris en quelque sorte
oui complètement vous avez souvent sur vos plateaux Reda Bellage qui explique tout le temps ce qu'il en est pour nous il dit clairement la vérité
par contre on est souvent pointé du doigt pour des choses qui ne sont pas vraies je pense réellement pas vraies le
ministre de l'Intérieur aujourd
'hui dit dans certaines villes nous avons perdu le contrôle Arthur Chevalier oui bonjour Michel justement moi j'ai une question très simple apparemment il y
a
des problèmes d'effectifs est-ce que vous pouvez nous le confirmer vous êtes en manque d'effectifs premièrement deuxièmement est-ce que si ça continuait comme ça pendant mettons 3-4 jours est-ce que la police pourrait être complètement débordée et incapable de rétablir l'ordre
débordée oui si vous préférez nous là j'ai des policiers d'une compagnie d'intervention qu'on a pu voir ils ont fait 24 heures de vacations ils ont fait 7 heures de samedi matin 7 heures à dimanche matin 7 heures il y a bien un moment où en fait on est des êtres humains il faut qu'on se repose d'un moment ou d'un autre moi je vous dis sur les deux jours je suis exténué donc
je suis exténué on a couru les deux nuits j'étais sur le forum des Halles cette nuit c'était le carnage encore et c'est pas des lycéens c'est pas des lycéens je vais vous dire une chose on a interpellé des Suisses des Suisses qui pillaient des magasins donc ils venaient de Suisses exprès pour ça donc il y
a
des étrangers enfin il
y a
des mouvances je pense exprimistes qui viennent exprès pour ça donc il
y
a eu des Suisses il
y a
eu des Suédois qui ont été interpellés et voilà c'était pas des lycéens qui étaient là est-ce que vous
distinguez
les manifestants les casseurs professionnels type Black Bloc et effectivement les pilleurs
mais
évidemment enfin voyons je sais pas on est toujours pointé du doigt
dans le mauvais sens mais enfin les manifestants pacifiques jamais on leur lance des grenades dessus ou quoi que ce soit quand j'entends quand j'entends sur bon des fois sur vos plateaux des gens dire ah mais par exemple à Bordeaux on a pris du gaz on sait pas d'où ça venait etc on n'avait rien fait peut-être que ces gens-là n'avaient rien fait mais il y avait certainement des gens devant eux qui avaient fait quelque chose parce que c'est jamais sans sommation
sans
raison
on
n'agit jamais sans cerveau merci Michel bon courage parce qu'effectivement on entend et vous nous l'avez dit je suis exténué c'était les Gilets jaunes fois 10 un grand merci aussi à Philippe Gaudry qui est donc le président de l'association des commerçants dans le Marais Arnaud Demanche nous rejoint il est 8h20
RMC Apolline Vatin
c'est tous les jours de manche salut Arnaud et
bonjour Apolline ça va c'était bien les vacances de la Toussaint c'était cool les autres le week-end a été bon en tout cas une chose est sûre on a tous passé un meilleur week-end que Laurent Nunez je crois je suis malade j'avais 39 de fièvre en plus j'ai pris une amende de stationnement et tout et bien quand même je suis sûr que Laurent Nunez il aurait échangé nos samedis très volontiers alors on l'a vu de nombreuses scènes de chaos ont eu lieu je me suis dit putain waouh le PSG a déjà remporté une 3ème Ligue des Champions 10 octobre ils
sont forts les mecs mais bon comme il y avait les mêmes scènes d'émeute à Marseille je me suis dit ah non c'est pas ça ou alors ils sont fair play cette année les Marseillais Emmanuel Macron avait pourtant demandé aux manifestants je cite de ne pas insulter et de ne pas casser
bon
bof et en amont de la manif il avait aussi déclaré pour essayer de désamorcer il faut baisser le prix de l'essence de l'électricité et du gaz il était à deux doigts d'ajouter parce que moi je suis comme vous je les trouve nuls au gouvernement si ça tenait qu'à moi l'essence serait gratos mais bon le cornu il veut taxer vous le connaissez tout ça pour réduire les déficits alors qu'on s'en fout on se barre dans 6 mois il était au concert de Céline Dion d'ailleurs Macron ce week-end il a dû entendre le public crier
bravo bravo Céline merci Brigitte ça veut dire quoi bravo et merci c'est un dialecte canadien non non ça veut dire qu'ils sont contents de ce qu'elle a fait ah mais c'est pour ça que je connais pas les mots qu'est-ce qui leur prend de taper dans les mains comme ça bah ils
applaudissent pour la félicité moi c'est marrant et que moi ils le font jamais curieux on connait pas des centaines de boutiques ont été pillées samedi par les émeutiers oui les black blocs ont foncé dans les magasins tous avec moi on va piller ce naturalia je
crois
que vous
faites
l'uxpan mais qu'est-ce que
vous faites là et bien je fais une campagne punk allez on va se prendre des
sachets de baies de goji séchées juste en laissant l'argent devant la caisse avec un mot d'excuse vive l'anarchie vive le punk et
vous avez vu le siège de CNews et Europe 1 aussi a été dégradé par des casseurs je suis sûr que les stagiaires de seconde de Morandini qui sont enfermés dans la cave d'Europe 1 depuis
un an ils ont
eu
une
fausse joie c'est le raid qui vient nous délivrer non de toute façon dans un mois on est majeur alors il nous aurait laissé
sortir Emmanuel Macron s'est donc exprimé hier soir Arnaud oui alors il n'était pas content costard noir cravate noire
cravate noire
cravate noire cravate
noire
œil noir il était là
noir
c'est noir
noir
c'est noir casseur cassos vous êtes très mal conduit ça suffit le désordre non tenez-vous correctement je compte jusqu'à 3 1
2
c'était vraiment le daron qui rentre dans ta chambre alors après il a dit qu'il demandait au gouvernement de bien travailler c'était je demande à Laurent Nunez de se sortir les doigts non et après il a demandé au parti politique de condamner sans ambiguïté on était à ça de je demande à Jean-Luc Mélenchon d'être gentil s'il lui plaît je regardais BFM juste après le retour plateau était rigolo parce qu'il a convaincu absolument personne Alain Duhamel il souriait il était là
oh Macron Macron petite bite quand même
ça ne serait pas passé comme
ça avec le général
je
me demande si les casseurs ont regardé
le discours sur la télé qu'ils ont volé à Darty est-ce qu'ils se sont dit franchement il a raison c'est pas bien ce qu'on a fait on devrait la rendre
allez on va
la rendre les vacances de la Toussaint ont débuté oui ce qui pourrait calmer les mouvements lycéens tu ne
peux
pas bloquer les lycées quand ils sont fermés c'est normal il n
'y a
qu'une seule école qui est ouverte en ce moment c'est la Star Academy
t
'imagines si le mouvement arrive à Damarie-Lelis Nico ouais
je suis au château les élèves sont là ils ont bloqué l'entrée en faisant une chaîne humaine ils ont rasé Mozyman et je suis avec Valentine leur porte-parole Valentine quel est l'hymne que vous avez choisi cette année on est là même si mec tu m'as foutu les poils franchement c'est incroyable j'ai envie de te prendre en photo en noir et blanc et
je
l'exposerai avec mes autres photos en noir et blanc où on voit un vieux avec du sable qui lui coule entre les noix métaphore subtile du temps qui passe bref
chers téléspectateurs votez si vous voulez éliminez l'un de nos élèves et Macron il va l'appeler
allo j'élimine tout le monde tous ces petits trous du cul ça dégage même le petit Cameroun parce que je l'aime bien le petit Cameroun Brigitte tu te calmes s'il te plaît allez bon courage à tous
et à
demain
c
'était Arnaud Demanche mesdames messieurs il est 8h25 dans un instant le face à face avec deux invités le maire de Lyon le maire de Marseille deux villes particulièrement touchées ce week-end par les émeutes les casses une tragédie voilà ce que dit le maire de Lyon on a perdu le contrôle c'est ce que reconnaît le ministre de l'Intérieur on y vient dans un instant
RMC Apolline Matin
et le rappel des titres Victor Pourchet Laurent Nunez a présenté sa démission à Emmanuel Macron refusé par le chef de l'État le ministre de l'Intérieur reconnaît ce matin un manque d'anticipation dans la mobilisation des forces de l'ordre samedi il admet aussi qu'il y a eu une perte de contrôle de la police dans certaines villes dès hier soir à la télévision le président avait quant à lui demandé que toute la lumière soit faite sur cette gestion il a aussi chargé le Premier ministre de réunir les partis politiques tout ça sans annonce sur les revendications des étudiants ce que lui reprochent ce matin les syndicats pendant ce temps-là les violences n'ont pas totalement cessé deuxième nuit de pillage consécutif à Paris notamment 350 interpellations selon le dernier bilan des autorités des réunions d'urgence vont s'enchaîner ce matin les fédérations de commerçants particulièrement touchées et les assureurs seront reçues à Bercy cellule de crise prévue dans la foulée autour du Premier ministre à Matignon un mot de foot Lyon est le nouveau leader de Ligue 1 avec sa victoire 3 de Buzyn contre Nice et hier soir leader mais ex-écho avec le Paris Saint-Germain le Paris FC Lille et Monaco un mot de météo vigilance orange sur le gare et l'héros pour de fortes pluies orageuses les pluies qui ont déjà commencé mais qui vont s'intensifier cet après-midi ailleurs ce sera une alternance de nuages et d'éclaircies avec des côtés températures de 12 à Rouen jusqu'à 30 degrés à Ajaccio il fera 24 à Marseille tout de suite le face-à-face Grégory Doucet maire de Lyon et Benoît Payan le maire de Marseille
RMC jusqu'à 9h
Apolline
Matin
face
-à-face
Apolline de Malherbe
un
samedi noir une tragédie des manifestations des casseurs et des pilleurs le chaos et la tragédie c'est le mot du maire de Lyon qui sera en direct avec nous dans un instant le maire de Lyon Grégory Doucet le maire de Marseille Benoît Payan qui répondent à mes questions ce matin dans le face-à-face et qui interpelle aussi directement le ministre de l'Intérieur et Dominique Rizet vous êtes justement avec nous d'abord pour faire le point bonjour Dominique bonjour
à vous
Dominique le maire le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a remis sa démission au président de la République lequel l'a refusé il est donc toujours au moment où on se parle ministre de l'Intérieur mais il le reconnaît on a perdu le contrôle oui on a perdu le contrôle et le problème c'est que je vois pas qui d'autre que Laurent Nunez qui connaît très bien ce milieu ce monde de la police du maintien de l'ordre et des émeutiers peut faire le travail on a été plutôt dur avec lui moi j'ai parlé d'amateurisme j'ai parlé de mauvaise évaluation mais pour l'instant je vois pas qui d'autre que Laurent Nunez pour faire le boulot est-ce que ça veut dire qu'on en est à avoir un ministre de l'Intérieur par défaut parce qu'il n'y
a
plus personne pour faire le job on a un problème de ministre de l'Intérieur parce que le ministre peut faire le job c'est le faire mais qu
'on
lui donne pas les moyens les moyens c'est lui dire ben allez-y
faites le boulot
allez-y vous avez plus de pouvoir vous avez plus de moyens ça peut être le couvre-feu ça peut être l'état d'urgence mais il faut y aller il faut prendre des décisions parce que sinon une catastrophe va évidemment se produire je voudrais avant donner la parole au maire de Lyon que vous nous disiez ce qui vous remonte des policiers j'en ai l'un qui m'a appelé tout à
l
'heure sur RMC qui me disait je suis exténué Apolline je suis exténué nous avons travaillé 24 heures d'affilée il était lui à Paris et il dit c'était les gilets jaunes fois 10 exactement mais c'est fois 1000 bien sûr moi j'ai des amis policiers qui sont dans des compagnies de CRS compagnies de CRS c'est 80-85 hommes sur le terrain et qui me disent on a la moitié de la compagnie qui est démolie physiquement et l'autre moitié qui est démolie psychologiquement ça va être difficile de retourner sur le terrain je voudrais juste vous lire un message puis un petit après un policier qui me dit bonjour ma fille réserviste civile en attente du résultat de concours de commissaire était engagée sur le dispositif policier samedi elle est revenue chez nous on pleure hier 5 de ses collègues ont pris un ticket maladie 3 autres dont un officier ont démissionné de la boîte ça va mal finir Dominique Rizet je voudrais qu'on aille tout de suite à Lyon le maire de Lyon Grégory Doucet qui est en direct avec nous bonjour monsieur le maire Paris, Lyon, Marseille, Limogne Caen, Nantes, Angers, Brest, Rennes, Poitiers j'arrête là la liste mais ce sont quasiment toutes les villes de France qui ont été touchées à Lyon il y a eu ce symbole place Bellecourt le feu l'incendie de l'office de tourisme vous avez entendu hier le président de la république qui dit nous serons intraitables avec vous monsieur le maire je voudrais pouvoir essayer de commencer à répondre à ces questions comment ça a pu être possible qui, pourquoi et maintenant quelle suite vous avez parlé d'une tragédie c'est votre mot 24 heures après cette tragédie comment est-ce que vous voyez la situation vous savez actuellement à l
'heure
où je vous parle on est encore en train de récupérer la ville petit à petit de nettoyer les dégâts vous avez parlé de l
'office
du tourisme qui a été totalement incendié il faut aussi il faut aussi avoir une pensée pour tous les commerçants les centaines de commerçants qui ont vu leur magasin pillé, attaqué et là-dessus il va falloir leur apporter des réponses très rapides quel type de réponse lorsqu'il y a il y a deux choses il y a effectivement évidemment les pillages les hordes littéralement qui dans les rues ont cassé et pillé il y a les symboles de la république ça a été la mairie de Limoges bien sûr ça a été votre office du tourisme un bâtiment historique au coeur de la ville et quand vous dites il va falloir des réponses lorsque vous avez entendu le président de la république hier qui a eu cette expression il a dit nous serons intraitables et puis il dit ensuite qu'il charge le ministre de l'intérieur les préfets et les maires de décider aussi est
-ce
que vous estimez que cette réponse vous donne les moyens de lutter ou pas ? non mais c'est pas une réponse on a entendu le président de la république confier au premier ministre à son gouvernement le soin d'apporter les réponses donc c'est là on a on a un peu procrastiné sur cette affaire moi j'attends des réponses très très concrètes c'est la raison pour laquelle avec le maire de Marseille et le maire de Paris on a demandé à être reçu par le premier ministre par
Sébastien
Lecornu et ce qu'on demande est assez simple non on n'a pas encore de date à l'heure où je vous parle mais ce que nous demandons c'est que les communes les collectivités locales les commerçants les professionnels les entrepreneurs qui ont été victimes des dégâts causés par les pilleurs et les casseurs puissent très rapidement bénéficier bien d'un soutien on demande la mise en place d'un fonds de solidarité là on est en train de discuter le projet de loi de finances il faut que dans ce projet de loi de finances on établisse un dispositif qui permette de venir en soutien je pense prioritairement aux commerçants mais aussi aux communes qui ont été particulièrement touchées et qui ont vu leur bâtiment public attaqué dégradé voire comme c'est le cas ici à Lyon incendié Grégory Doucet lorsque le ministre de l'Intérieur dit nous avons perdu le contrôle estimez-vous qu'à Lyon il y
a
eu des moments de perte de contrôle
mais
totalement totalement là encore si on a demandé enfin moi si je veux rencontrer le premier ministre c'est pour qu'il puisse établir un diagnostic et qu'il puisse nous dire pourquoi l'anticipation n'a pas été à la hauteur pourquoi la réponse une fois qu'on était dans le feu de l'action a pas été à la fois bien proportionné et surtout ne s'est pas porté au bon endroit moi j'ai rencontré j'ai rencontré dimanche matin très tôt beaucoup de commerçants qui m'ont dit je comprends pas ils ont pu caillasser et piller mon magasin pendant 30 minutes 60 une heure sans qu'il y ait la moindre intervention de la police à ça il faut pouvoir apporter des réponses concrètes alors vous avez rappelé un peu plus tôt sur votre antenne que le ministre de l'intérieur a reconnu que le dimensionnement de la réponse n'était pas approprié dont acte c'est un premier début de transparence mais avouez qu'on en est loin encore enfin on est loin d'avoir établi un diagnostic complet d'ailleurs je me réjouis dans une certaine mesure que le président de la république dans son allocution hier ait demandé toute la lumière sur ce qui s'est passé c'est la preuve que la demande que nous portons avec les maires de Paris et de Marseille et bien elle est légitime et elle est pertinente
il
demande également à ce que les préfets en lien avec les maires prennent je cite les décisions pour protéger nos villes et à l'Elysée on commence à faire savoir aux différents journalistes qu'il pourrait y avoir des couvre-feu des opérations de fouille des interdictions de manifestations ou de rassemblements est-ce que vous vous dites au regard aussi des prochains jours qui pourraient être des jours de manifestations qui dégénèrent qu'il faudra peut-être en passer par là est-ce que vous à Lyon vous vous dites il faudra des interdictions voire des couvre-feu mais Apolline de Malherbe la première question à se poser c'est pourquoi y a-t-il des manifestants dans la rue pourquoi les gens sont aujourd'hui en train de réclamer et bien des politiques publiques différentes c'est ça la première question à se poser ça fait plusieurs semaines que le mouvement lycéen a été engagé est-ce que les réponses du gouvernement aux lycéens sont à la hauteur ?
Non
!
Et ensuite on a vu arriver ce samedi des manifestants qui réclamaient des mesures pour le pouvoir d'achat est-ce que les réponses du gouvernement sur cette question sont à la hauteur ? la réponse est non il faut aussi avoir un traitement politique pourquoi les gens sont dans la rue ?
c
'est parce qu'ils attendent des réponses à leurs inquiétudes à leur questionnement et aujourd'hui ces réponses ils ne les ont pas plutôt que de regarder ce qu'on pourrait faire de plus en matière de répression et d'encadrement est-ce qu'on ne pourrait pas se dire il faudrait peut-être mieux prévenir que guérir et agir enfin vraiment concrètement sur les attentes qui sont formulées par les manifestants
vous
dites il faut une réponse politique lorsque vous êtes revenu sur place place Belcourt hier et c'est le magazine local Lyon Mag qui raconte la scène il dit et je cite le magazine local arrivé place Belcourt pour le maire de Lyon Grégory Doucet et le préfet Étienne Guyot l'élu écologiste est conspué par des Lyonnais qui lui reprochent son alliance avec LFI
oui
et quelle est votre question Pauline de Malherbe ? est-ce qu'il y a des responsabilités politiques c'est ce qu'a voulu pointer du doigt le premier ministre hier est-ce que vous estimez qu'il y a aussi des responsabilités politiques comme visiblement certains habitants de votre ville voulant reprocher ? d'abord il y
a
de la colère il y a de la colère il y
a
même eu de la peur aussi vous savez moi-même toute la journée du samedi et en soirée enfin je veux dire j'ai été sur le pont avec bien évidemment les services de la ville une partie une partie de mes adjoints qui était aussi pour ce qui est de celui à la sécurité et bien toute la journée derrière les images au contact avec la police municipale pour qu
'on
soit le plus réactif possible pour qu
'on
puisse protéger nos bâtiments publics nous on voulait absolument éviter que l'hôtel de ville ne soit attaqué donc on s'est mobilisé maintenant vous savez moi j'ai vu aussi les images qui pour certaines ont été tournées d'ailleurs à l'intérieur même des bâtiments enfin des bâtiments ou des commerçants qui étaient attaqués mais moi j'ai pas vu de message politique quand on a des dizaines de crétins qui sont en train de saccager un commerce et de le piller quand on en a plusieurs centaines qui s'en prennent à l'office du tourisme et qui s'amusent ensuite à y mettre le feu moi je vois pas de message politique je vois simplement des imbéciles qui s'en prennent à des biens publics ou des biens privés et là je vois pas le lien qu'il pourrait y avoir avec un mouvement politique non je pense que vouloir détourner le regard détourner l'attention sur un autre sujet ne me semble pas à la hauteur de ce que le pays traverse
aujourd'hui Lorsqu'Emmanuel Macron ou
Sébastien Lecornu demandent à ce qu'il y ait une sorte de
moment où chacun doit
choisir
son camp est-ce que vous
estimez qu'il se trompe
?
Oui
mais
c'est pas une question de camp aujourd'hui il y a des mouvements sociaux qui sont en route depuis plusieurs semaines et en marge de ces mouvements sociaux des pilleurs des casseurs profitent profitent de ces mouvements sociaux et bien pour justement aller casser et piller je vais vous dire si on apporte une réponse aux mouvements sociaux si on écoute les lycéens et qu'on leur donne des réponses concrètes si on écoute les français inquiets et qu'on leur donne des réponses concrètes et que les manifestants n'ont plus de raison de manifester il n
'y
aura pas de pilleurs et de casseurs ou en tout cas pour pouvoir s'occuper des pilleurs et des casseurs ça sera bien plus simple
hier
à Paris les pilleurs et casseurs comme vous dites étaient à nouveau présents dans tout le centre de la capitale et pourtant il n'y avait eu aucune manifestation avant
mais Apolline de Malère il l'était aussi à
Lyon il l'était il l'était aussi il l'était aussi il l'était aussi à Lyon
figurez-vous jusqu'à 1h30 du matin
cette nuit il y
a
encore eu des gens qui ont fait des tentatives d'intrusion dans certains magasins et heureusement que les policiers nationaux et les policiers municipaux étaient sur le pont étaient sur le terrain pour les attraper on a encore eu des dizaines d'interpellations hier heureusement qu'on était là et on a évité on a évité la surenchère on a évité le pire hier est-ce que le calme est revenu ce matin à Lyon
?
le calme est revenu ce matin à Lyon je n
'ai
pas encore eu l'occasion de faire le tour du centre-ville puisque je suis avec vous présentement donc les informations qui me remontent sont plutôt rassurantes sur le calme il est très tôt ce matin un peu plus de 8h on sait que c'est dans la journée et en soirée qu'on a encore des risques donc moi j'ai demandé au préfet il y a déjà 48h de dimensionner les forces à la hauteur de ce qu'il y a à protéger c'est-à-dire faire en sorte qu'il y ait dans l'espace public des policiers ou des gendarmes qui soient présents qui soient prêts à intervenir rapidement parce que les casseurs et les pilleurs eux sont extrêmement agiles et extrêmement rapides donc il nous faut aussi être à la hauteur des méthodes que ces personnes emploient merci beaucoup merci Grégory Doucet d'avoir pris le temps justement ce matin vous qui êtes maire de Lyon dans un instant nous serons en direct avec le maire de Marseille également Benoît Payan Dominique Rizet lorsque Grégory Doucet dit il faut que nous-mêmes nous puissions suivre en quelque sorte on a l'impression que le tempo est donné désormais par les casseurs alors on est dans le monde d'après le calme est revenu ce matin à Lyon parce que les casseurs sont allés dormir vous allez voir ce soir ils seront dans les rues de Lyon ce soir ils seront dans les rues de Paris on est dans un état d'urgence il y a une urgence absolue à rétablir l'ordre républicain en fait on est au-delà de la reconstruction de la mairie de Limoges de l'office du tourisme de Lyon de la réparation de la résidence de la sous-préfète de Bordeaux de la réparation de la mairie de Marseille on est bien au-delà en fait il y
a
une bascule ce sont deux mondes qui se rencontrent il y a un monde qui n'a rien à perdre et qui n'a peur de rien et en face il
y a
un monde qui a tout à perdre et qui a peur de tout donc on a commencé les émeutiers je ne parle pas des manifestations il faut se sortir des manifestations et
d'ailleurs je le
disais le timing même vous le disiez ils étaient à nouveau présents hier y compris à Lyon à Marseille à Paris les casseurs se sont totalement décorrélés hier il n'y avait pas de manifestation et pourtant les casseurs étaient présents voilà donc ils sont ici ils viennent dans le cœur des villes ils sont dans le cœur de Paris vous savez que hier donc ils ont cassé des restaurants ils ont tenté d'entrer dans des immeubles ils sont entrés dans certains immeubles des habitants se sont barricadés on a un confrère journaliste à BFMTV qui habite un immeuble qui m'a envoyé des messages toute la nuit qui avait peur qui a entendu des gens dans son couloir d'escalier dans ces maisons il y a des dans ces appartements il faut que ceux qui habitent la province écoutent bien ce qu'on leur dit parce que là-bas la vie est différente à Paris les gens vivent dans des immeubles dans des petites rues et les émeutiers étaient dans les rues dans les immeubles sur le palier des appartements qu'est-ce qui va se passer la prochaine fois ils vont entrer dans les appartements et vous verrez la
prochaine étape c'est
les supermarchés ils vont
entrer dans les supermarchés ils vont se servir
j'ai eu le témoignage ce matin sur RMC notamment de Patricia Patricia elle m'a dit c'est moi elle m
'a
dit je suis affolée parce qu'elle disait sa crainte justement que les gens ne rentrent que les casseurs ne rentrent dans les immeubles vous disiez différents en province mais en province on se sent peut-être encore moins protégé parce qu'il n'y
a
même pas le hall de l'immeuble il y a immédiatement la rue le pavillon la campagne est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui un sentiment d'abandon ? bien sûr il y
a
un sentiment d'abandon évidemment je vais vous lire un autre message c'est un armurier qui est en plein coeur de Paris mais vraiment en plein coeur de Paris qui m'a écrit cette nuit ce matin c'est affligeant à pleurer j'ai passé la nuit à protéger l'armurerie tout seul des milliers venus des banlieues pour info tout le monde s'arme
tout
le monde s'arme ?
c'est un armurier
ça
veut dire que c
'est totalement illégal
?
non c'est pas illégal vous pouvez acheter des armes autorisées des armes qui lancent des balles en caoutchouc des armes non létales bien sûr ce qui est illégal c'est d'aller acheter des armes des armes qu'on n'a pas le droit de posséder des armes qui sont dans les banlieues des kalachnikovs des fusils d'assaut scorpion des pistolets ça c'est illégal et c'est illégal aussi pour le particulier de s'armer et il ne s'armera pas parce qu'il ne peut pas trouver ce genre d'armes
qu
'en est-il aussi de ceux commerçants qui ont tenté de défendre leur commerce on a en test tous ces images non seulement de commerçants désolés cette femme dont le café a été intégralement brûlé elle dit c'est toute une vie qui est partie en fumée on pense aussi à ce patron d'un magasin de jeux vidéo micro-zing ou micro-mania qui est devant son magasin qui tente de le protéger et qui se prend littéralement une balayette moi j'ai écouté avec le son et entendre les rires
du
reste de ces casseurs rire de la chute de celui qui tentait de défendre son magasin ça brise le coeur bien sûr mais c'est ce que je vous disais il y a un monde qui n'a rien à perdre il y a un monde de brutalité de violence ce sont leurs codes et il y a notre monde à nous nous nous protégeons on prend des assurances on protège nos enfants on a peur pour nos biens et effectivement ces gens-là ne respectent rien et on a l'impression de le découvrir Apolline mais ce sont encore une fois leurs codes leurs modes de fonctionnement et si l'état ne fait rien très très vite si l'état ne fait rien et bien un jour un drame va se produire on viendra un matin ici à BFM TV commenter les actes de quelqu'un qui aura pris les armes c'est pour ça que je vous disais la ville et la campagne c'est pas la même chose à la campagne on sait se défendre mais dans les villes dans les villes vous pensez carrément qu
'on en est là
c'est à dire qu
'on en est à ce que des alors cela dit moi j'entendais le témoignage de nombreux auditeurs ce matin qui disaient qu'ils avaient eu peur qu'ils avaient eu littéralement peur la prochaine étape après la peur c'est effectivement de tenter de se faire justice soi-même ou de se défendre tant qu'on le peut je voudrais qu'on puisse donner tout de suite la parole au maire de Marseille qui est en direct avec nous Benoît Payan M. le maire merci de prendre le temps ce matin lorsque vous entendez le ministre de l'Intérieur qui reconnaît ce matin qu'il y a eu une perte de contrôle ça correspond à ce que vous avez observé
bien
évidemment c'est une perte de contrôle quasiment totale on est passé du maintien de l'ordre au rétablissement de l'ordre les forces de l'ordre ont été dépassées non pas parce que elles n'avaient pas les compétences mais parce qu'elles n'étaient pas en nombre parce qu'elles ont été désorganisées mal organisées et qu'on a vécu ce que je pensais à n'avoir jamais connaître en tant que maire ou en tant que citoyen pas simplement à Marseille mais dans toutes les villes de France c'est-à-dire un pays une démocratie complètement dépassée en voyant des scènes de violence absolument inouïes des voyous des casseurs qui se sont introduits dans des mairies la mairie de Limoges brûlée la porte de ma mairie défoncée des commissariats de police municipale mes commerçants pendant des heures et des heures j'ai assisté en direct à des scènes de pillage comme dans un pays du tiers monde or la sixième puissance du monde ne mérite pas ça la France ne mérite pas de voir ces scènes-là le monde entier nous regarde nous sommes la honte de l'Europe ce matin et je peux vous le dire j'ai honte pour l'idée que je me fais de la république et de la démocratie en voyant ces scènes on en tremble quand j
'ai
vu la Marianne par terre dans ma ville
dans
ma mairie j'en ai eu les larmes aux yeux et j'en ai été bouleversé et j'ai pensé à mes prédécesseurs et j'ai pensé à l'idée même de ce qu'était la république dans ce pays de ce qu
'est
la cohésion sociale de ce qu
'est
le pacte social qui a été mis à bas parce que plus personne n'est capable d'écouter plus personne on a fait dans ce pays des forces de l'ordre de la chair à canon on a fait des manifestants de la chair à canon j'ai vu des doctrines de maintien de l'ordre complètement ahurissantes je ne sais ces gens-là se prétendent des professionnels je ne parle pas des forces de l'ordre je pense à ceux qui les emploient
au
moment où 100 mètres derrière eux des dizaines et des dizaines de vitrines étaient cassées des centaines de vandales entrées dans les commerces pour les piller nous avions des manifestants qui se faisaient gazer nous avions et nous avons eu des responsables politiques qui toutes honte bu sont venus à ma place sur votre antenne
vous
estimez qu'ils se sont trompés
sur votre antenne vous dites je veux savoir quels ordres
ont été donnés de cibles mais bien évidemment de cibles mais je ne pense pas que des manifestants soient des cibles Apolline de Malherbe vous savez être manifesté c'est un droit constitutionnel dans ce pays et je ne confonds pas un manifestant et un voyou un voyou sa place elle est en prison un
manifestant qui réclame quoi d'avoir de la dignité quand il est dans un lycée n
'était pas orienté
pas les forces de l'ordre ceux qui les ont
employées pas les forces de l'ordre ceux qui les ont employées les forces de l'ordre un en sous-nombre Apolline de Malherbe je veux le dire de manière solennelle une UFM une unité de force mobile pour que vos auditeurs pour que vos téléspectateurs le comprennent bien 80 CRS de force mobile dès le matin il a fallu que j'appelle le président de la république le ministre de l'intérieur et le premier ministre pour que deux forces mobiles et deux centaures soient envoyées à Marseille à deux reprises ils ont été réapprovisionnés en munitions ils ont balancé des grenades lacrymogènes toute l'après-midi
dans
la manifestation au même moment de manière impunie pendant des heures et des heures plus de cinq heures j'ai assisté à des scènes de pillage sans la moindre intervention il a fallu que je fasse sortir la police municipale pour rétablir le calme bien évidemment quelquefois avec l'être des forces de l'ordre et je veux les saluer mais quand je vois que les marins pompiers ont été pris pour cible quand je vois que la police quand je vois que les manifestants ont été pris pour cible quand je vois que certains ont essayé de mettre le feu se sont introduits dans des immeubles dans des commerces vous ne voulez pas qu'on ait la rage dans des habitations mais vous mesurez ce qui se passe dans ce pays et quelle réponse on a il y avait 30 000 casseurs à Marseille mais qu'est-ce que c'est que ce chiffre mais qu'est
-ce
que ça veut dire vous croyez que ça va masquer vous croyez qu'une telle bêtise peut masquer le fiasco sécuritaire que
j'ai vécu à Marseille la
bêtise dont vous parlez ce sont les propos du préfet des Bouches-du-Rhône qui a effectivement estimé qu'il y avait 30 000 casseurs vous aurez le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez qui est en route vers Marseille pour vous voir ce matin Laurent Nunez qui avait remis sa démission démission qui n'a pas été acceptée qu'est-ce que vous allez lui dire
? D
'abord je trouve que c'est assez rare et je veux le souligner c'est un acte assez courageux d'avoir remis sa démission je connais beaucoup de responsables politiques qui dans ces moments-là se seraient soit cachés soit n'auraient pas fait le geste qu'il a eu elle n'a pas été acceptée mais je veux souligner ce geste il est suffisamment rare j'attends de Laurent Nunez la vérité
il
a été préfet de police chez moi
vous
m'avez entendu sur votre antenne dire il y a un an
que
la décision de supprimer la préfecture de police aurait un jour des conséquences
voilà
aujourd'hui on le paie à Marseille on le paie j'ai avec la préfète Camilleri qui était préfète de police Dieu a nous avons eu à gérer ensemble et c'est elle qui pilotait les émeutes après la mort de Naël
je
pense que si ces émeutes-là avaient été gérées comme elles ont été gérées avant hier soir il y aurait eu dix fois plus de casse il y a trois ans j'avais une préfète de police j'avais des préfets de police à la hauteur dont Laurent Nunez qui sait qu'à Marseille nous ne méritions pas la suppression de la préfecture de police mais je veux la vérifier parce que cette vérité nous la devons aux marseillaises et aux marseillais merci beaucoup merci Benoît Payan maire de Marseille merci aussi à Grégory Doucet d'avoir été en direct avec nous merci évidemment à Dominique Rizet pour ce point ce matin Apolline Matin c'est terminé dans un instant les GG et nous on se retrouve demain dès 6h50 sur RMC et RMC Story à demain c
'est
parti