Antiracisme, démocratie, culture - Antoine Léaument, Roland Timsit : réunion publique dans le 19e
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 31 %Attaque 56 %Défensif 13 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00Antoine LéaumentChiffre
« Il y a 6 millions d'étrangers dans notre pays. Et bien sur ces 6 millions d'étrangers, seulement 0,3 % sont en prison. »
- 20:50Antoine LéaumentChiffre
« Les étrangers sont punis en moyenne de peine 22 jours plus longs que les nationaux à délit égal, à situation égale. »
- 6:00Locuteur 2Fait
« Macron est le plus impopulaire des présidents de la 5e République. »
- 8:00Locuteur 2Chiffre
« Il y a eu 21 fermetures de classe dans le 19e l'année dernière. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Euh bonjour à toutes et à tous. Euh bienvenue ici euh au TLM euh pour cet événement euh donc organisé par la France insoumise euh voilà qui porte sur le racisme, les inégalités euh et les violences euh et comment euh une autre politique est possible sur ces sujets. Donc on a structuré un petit peu euh la réunion bah pour faire témoigner des habitantes et des habitants des représentants associatifs aussi. euh de de nos quartiers.
Euh donc voilà, dans le dans l'ordre, on va avoir le plaisir euh d'accueillir euh Baer qui est chef d'entreprise et militant associatif euh voilà qui aussi a rejoint la liste sous l'étiquette des verres populaires euh et qui viendra bah voilà nous témoigner. Merci. Ouais, [applaudissements] on peut l'applaudisir.
Voilà qui viendra un peu nous parler ben de comment du racisme dans le 19e. Euh comment voilà lui son histoire aussi vis-à-vis de euh des cas de racisme et et aussi comment euh bah se politiser et se sentir représenté dans les quartiers. Euh ensuite, on aura le témoignage d'Asaudia Sigi qui est professeur des écoles, militante pour le logement à Rosa Parx tout près d'ici. [applaudissements] On peut l'applaudir bien fort aussi.
Voilà. Et on a aussi Amanda Chachois qui devrait arriver d'ici son intervention euh qui est la maman d'une victime survivant de violence policière qui viendra nous parler aussi euh de l'expérience de de son fils. Euh voilà pour nos représentants des des quartiers et des témoignages.
Et puis on accueillera ensuite Antoine Léoman qui est député de Lesesson. [applaudissements] Voilà. Euh [acclamation] donc voilà, Antoine qui nous parlera des des mensonges de la droite et de l'extrême droite sur la sécurité euh et euh et de l'insécurité qui est elle du fait de l'extrême droite et également des violences policières.
Euh forcément, je me suis un petit peu emmêé les bassaux puisque avant Antoine, il y aura [rires] euh Diangu euh Taoré qui est militante donc associative euh donc qui a commencé la lutte euh au franmoisin, la lutte des logements euh voilà avec la constitution de de ce collectif de lutte pour le logement à Saint-Denni. Euh et euh et elle nous parlera aussi donc de cette lutte mais aussi de la politisation euh à travers les lieux de vie. Euh voilà donc ces lieux de vie comme vecteur de politisation et également la constitution de réseaux plus grands euh comme le réseau national des euh quartiers populaires.
L'applaudir [applaudissements] bien fort. Voilà et puis on aura une prise de parole de Soia Chikirou notre candidate à la mairie de Paris. Voilà que [acclamation] je me demande d'applaudir bien fort aussi. [applaudissements] [applaudissements] Voilà.
Et enfin, on finira par quelques mots de Roland Sit, notre candidat à la mairie du 19e. [acclamation] [applaudissements] Super ! Merci en tout cas pour cet accueil chaleureux. merci d'être venu aussi nombreuse et aussi nombreux euh voilà à cette à cet événement.
Et puis ben sans plus attendre, je te passe la parole Vaa. [rires] [applaudissements] Bonjour à tous. Bah déjà dans un premier temps, merci d'être venu nombreux.
Bah, ça fait chaud au cœur avec la campagne euh [applaudissements] donc oui, merci beaucoup d'être venu nombreux avec la campagne avec comè avec Roland et Sopia en espérant une victoire le 22 mars, chose qui est très importante. Donc allez voter, allez voter, allez voter, chose qui est très importante. [grognement] Bah déjà avant de commencer, ben je voulais faire un témoignage sur Roland parce que je pense que c'est important.
On s'est connu il y a quelques mois de ça et vraiment c'est un honneur de faire cette campagne à tes côtés. Faut savoir qu'il y a peut-être 3 semaines à mois avec Roland, Nadine et Jean-Luc, on était assis euh on mangeait des pizzas chez un habitant et faut savoir que Roland nous avait déjà parlé de cette réunion là et cette réunion là, il nous en avait parlé bien avant que tout ce qui se passe actuellement avec Quentin et l'extrême droite et cetera. Et c'est pour vous dire que il nous faut un maire comme ça, un maire qui porte des vrais sujets sans avoir le besoin de les porter sur des instantés d'actualité.
C'est-à-dire que il n'a pas besoin d'avoir l'actualité du moment pour pouvoir parler d'un sujet. C'est un sujet qui prépare depuis des semaines et des semaines et c'est un maire comme toi qui nous faut Roland et merci d'être comme ça. [applaudissements] Donc moi, je vais vous faire un témoignage.
En tant qu'habitant du 19e arrondissement, j'ai vécu, j'ai grandi et tout le monde vit encore dans le 19e arrondissement. Le 19e arrondissement, c'est un bel arrondissement avec différents parcs, le parc des Butchumons, parc de la Villette, différentes aussi communauté et il y a un vivre ensemble assez fort ici. Et c'est ça qui est beau dans le 19e arrondissement.
Euh un jour, j'ai eu un échange avec une personne qui me suivait sur les réseaux sociaux et on parlait concrètement Oui. Et on parlait concrète Oui. Vous m'entendez mieux ?
Ouais. et on parlait concrètement de enfin cette personne-là habite à Calem donc qui il disait tout sauf les filles et j'essayais de comprendre le pourquoi du comment du tout sauf les filles et euh en lui donnant différents arguments. Oui mais le RN c'est raciste.
Vous connaissez un peu l'histoire du parti ? C'est pas raciste et cetera et j'en passe. On en arrive à une conclusion où il s'avère que euh ces personnes-là votaient puisque ils ne connaissaient pas le programme du RN concrètement.
Première des choses et deuxième chose euh tout sur tout sauf les filles. Mais quand je lui ai sorti l'argument "Mais attendez euh votre mère est de droite et votre député est de extrême droite mais ça quoi à voir avec LFI dans ces cas-là ? aller voir ces personnes-là qui font la politique de vos villes au lieu de parler de personnes qui n qui ne sont pas au pouvoir dans vos villes.
Et à partir de là, il a changé la discussion parce qu'il a vu qu'il était un peu coincé et on a parlé des quartiers populaires et en parlant des quartiers populaires, il a dit concrètement "Mais vous les quartiers populaires, vous victimisez mais vous avez pas connu le fascisme." Et c'est là que je dis "Mais concrètement comment ça on n pas connu le fascisme ?" Faut savoir que dans le 19e arrondissement à l'époque, il y avait du fascisme.
Toutes ces personnes, enfin il y avait des fascismes, du fascisme et il y avait du fascisme et ce fascisme, il y avait du fascisme et ce fascisme là était euh directement lié à des skinhead. Donc à une époque dans le 19e arrondissement, il y avait des skinhead. C'est une histoire qu'on il y a beaucoup de personnes qui ne le savent pas.
Il y a beaucoup de personnes aussi qui font semblant de l'oublier mais non, le 19e arrondissement était rempli de skin nous les quartiers populaires, on avait zéro protection. Pourquoi ? parce que les politiques de de la politique de la ville concrètement, ben on mettait de côté les quartiers populaires.
Donc on est contre la violence bien sûr, mais il fallait concrètement que nos grands, quand je parle de nos grands, je parle de nos grandes sœurs, nos grands frères puissent nous nous protéger de ce genre de personnes-là. Donc c'est eux qui sont venus qui ont qu'ils ont protégé les habitants, les habitantes et qui les ont repoussé. Et comme vous avez pu voir euh au niveau au niveau de la petite au niveau de du 19e arrondissement, vous avez des rails qui font un peu toute la petite couronne et c'est Ouais. la petite ceinture et ces personnes-là ont été repoussées au niveau de tout ce qui est rail et se cacher là-bas.
Donc euh ça c'était le premier travail qui a été fait mais normalement ce n'est pas un travail à faire par les habitants. Bien le contraire, ce sont aux politiques de mettre en place des des une protection pour ses habitants et bien au contraire être juste avec tout le monde. Donc ça c'était le premier travail et oui, on a connu le fascisme.
C'était dur pour nous sortir dehors, trouver des seringues, ne être que nos parents soient inquiets tout le temps pour qu'on puisse dès qu'on part à l'école et dès qu'on revient. Oui, ça a été très dur pour nous. on a réussi à s'en sortir et c'est de là qui où la fracture a concrètement commencé entre les quartiers populaires et les différents politiques.
Il on s'est senti abandonné et au bout d'un moment, fallait trouver des solutions par nous-mêmes puisque ces politiques-là n'ont jamais rien fait pour les quartiers populaires. [applaudissements] [applaudissements] Donc avec le temps, ces quartiers populaires, enfin les les quartiers populaires ont toujours été l'excuse de tout ce qui se passait en France. Le World Trade Center, c'est les quartiers populaires.
Il y a il y a il y a a la famille dans le monde, c'est les quartiers populaires et j'en passe. Aujourd'hui, si vous regardez bien, on entend plus parler des quartiers populaires, on entend parler que du voile. Pourquoi ? parce que les quartiers populaires ont su euh jouer avec leurs talents, se relever et mettre en place des choses concrète.
On a été des militants associatifs. Nos grands frères nous ont guidé, nous ont drivé jusqu'à qu'on puisse s'en sortir. Le racisme, on l'a connu, on le connaît jusqu' on on en vit jusqu'à maintenant, mais on n'est plus dans une politique de victimisation.
Bien au contraire, on essaie de se battre contre tout ça et la bataille continue et continuera jusqu'au bout puisque au vu de la tournure des choses en France, ça devient très très très inquiétant et je pense que il ne faut pas lâcher l'histoire. Elle est elle est belle et bien là. Elle est écrite et on l'oublie pas.
Il y a du racisme en France, oui, faut pas se mentir. Il y a des fascismes en France. Il y a des il y a des fachau en France.
Oui, concrètement, oui, maintenant ça fait partie de l'histoire de la France. Oui, concrètement, je dis la vérité. Et maintenant, faut se battre contre ça.
Il ne faut pas nier qu'en France, il n'y a pas de faot ou autrees. S'il y en a, tous les Français ne sont pas fachot. Non, je ne veux pas généraliser mais oui, il y a des fachot et oui, il y a des racistes en France.
Maintenant, Dieu merci, on à l'heure actuelle les quartiers populaires, on a réussi à on a on a trouvé des outils pour mettre en avant nos différents talents. Et là, le but concret, c'est de se politiser. Faut être représenté.
Euh hier, on était un porte à porte encore une fois et on on échangeait avec euh avec des différents jeunes et qui nous disaient "On se sent pas représenté, c'est toujours la même chose, c'est toujours les mêmes." Moi je leurais dit concrètement les gars, au bout d'un moment ce discours, il fonctionne pas. Si c'est toujours la même chose et c'est toujours les mêmes, ben venez, polisitez-vous et au bout d'un moment, faites en sorte que vous soyez euh vous incarnez des personnes qu'on peut [raclement de gorge] avoir confiance ou autrees.
Donc fini ce au bout d'un moment, il y en a marre de ce ce discours de "On se sent pas représenté, levez-vous, fais en sorte, on fait en sorte de pouvoir représenter tout le monde. On ne parle pas de couleur de peau, on ne parle pas de religion, on ne parle pas de tout ça. Bien au contraire, on parle d'humain.
On est tous des humains. Et aujourd'hui, c'est ce qui est dommage, c'est c'est ça qu'on oublie. Avant la France, les portes de tout le monde étaient ouvertes.
On pouvait aller chez le voisin sans problème. Les les voisins nous trouvaient dehors, ils nous faisaient not notre éducation. Aujourd'hui, toutes les portes sont fermées et je trouve ça tellement dommage parce que sérieusement la France était c'est en étant uni, on fait tellement de belles choses.
Donc c'était mon mon message du jour et puis voilà. Merci beaucoup. [applaudissements] [applaudissements] Non non c'est Amanda la parole après toi.
Ah oui Amanda hein. OK ça marche. Euh tu son Amanda elle est juste là. [rires] Je sais pas Amanda si tu veux du coup nous dire un petit mot.
Donc pour rappel euh Amanda qui est maman euh d'une d'une victime de violence policière victime survivante. Voilà. laisse faire les présentations euh et voilà donc on l'a d'un d'un cas qui est arrivé donc entre le 19e et et le et le 20e.
Donc je te laisse je te laisse la parole pour nous parler de cette expérience. Merci beaucoup. Je vais essayer d'articuler. [grognement] [souffle coupé] Le 19e, c'est un endroit que je connais bien.
J'ai vécu pendant 25 ans, place des fêtes. Donc ça me semblait aussi normal d'être présente aujourd'hui. Je suis désolée, comme je suis principalement concernée par l'histoire que je vais vous raconter, je l'ai écrite parce qu'ém émotionnellement touché, on peut pas faire des fois plein de choses à la fois. [souffle coupé] Je m'appelle Amanda Chachois et je représente Safiatou 17 ans à l'époque, Salif 13 ans et Ilane mon fils 14 ans qui ont été volontairement percutés par la police le 13 avril 2023 dans le 20e.
C'était le Ramadan. Le Ramadan, vous savez, c'est un moment super sympa où le soir, on parle solidarité avec humilité, on apprend le partage et ce sont des valeurs qui rythment mon quotidien en tant que maman mais aussi en tant que citoyenne française. Ces enfants, c'est juste une histoire banale.
Le bus n'arrivait pas et comme ben ils étaient on leur avait laissé 1 heure pour rentrer, ils ont eu la [soupir] l'insouciance de louer un city scoot pour rentrer plus tôt parce que le bus n'arrivait pas et ah c'est dur. [applaudissements] [applaudissements] Et en fait, c'est très grave parce qu'ils sont poursuivis dès la sortie. On va tenter en moins de 2 minutes.
Ça va être très simple. On va leur braquer une arme, on va essayer d'ouvrir la portière pour les faire chuter. Et la super bonne idée de les percuter à 30 km/h.
Euh, Salif a fait 1,20. Ilan n'a pas de casque. Honnêtement, percuter à ce moment-là, c'est vouloir les tuer.
C'est ne pas avoir conscience de la mise en danger d'enfants. Or, l'enquête révélera qu'ils n'ont pas que les la brigade, la police n'a absolument pas respecté les ordres de la hiérarchie donné par radio. On leur demandera de stopper la course poursuite, mais je pense que les policiers n'étaient pas aptes à gérer leurs émotions comme je dois le faire aujourd'hui devant vous.
Tout de suite en ce qui se passe c'est qu'il y a une brigade de la bague qui débarque. La violence continue. On va déplacer les corps.
On va pas prodiguer les premiers soins. Pendant 1h30 on va déplacer, s'arranger, passer des coups de fil. On va faire des plaquages mentrals.
On va mettre des menottes à des enfants de 13 et 14 ans qu'on vient de percuter. On va en placer un en garde à vue, celui qui est assez conscient pour raconter. Et malgré tout, je le salue, il a eu le courage de dire tout de suite, je vais porter plainte contre vous.
Ce que vous faites, c'est illégal. [applaudissements] [applaudissements] À ce moment-là, rien n'est faut pas être dupe. Euh toutes les familles le racontent très bien.
Ensuite, la machine se met en place et c'est une machine où tout se coordonne institutionnellement. Tout le monde, tout le monde, tout le monde, même l'hôpital. Et c'est là où ça m'a le plus choqué parce que voir des hommes en blues qui sont censés avoir la vie au premier plan, [grognement] ont choisi à ce moment-là d'être limité par l'intimidation policière.
Et je le crois puisque je l'ai vécu, c'est très impressionnant ce qui se passe. Vous avez des hommes masqués, vous voyez pas des visages, vous voyez juste des yeux et on vous dit "Rentrez chez vous, rentrez chez vous, rentrez chez vous". ce qui est complètement inhumain et abject mais bon c'est pas très intéressant pour eux.
Ce qui compte c'est la version à mettre en place. Ce qui compte c'est pas de débordement. Ce qui compte c'est surtout que tu te taises et que tu ne saches même pas quels sont tes droits.
Que tu n'en as en fait tu n'en as rien à faire même de ta propre vie. Tu te mets à obéir. Sauf que là on parle de la survie d'enfants qui nous regarde tous à qui on doit exemple et modèle.
Nos enfants nous imitent. Le racisme grand gangraine nos rues, nos institutions, nos écoles, nos hôpitaux. C'est terrible.
Et il y a un moment donné, on ne peut pas juste se réunir à dire stop. Non, non, non, non. Ça nous demande beaucoup plus d'effort, beaucoup plus de courage.
C'est c'est être antiraciste surtout aujourd'hui. C'est pas un choix, c'est un devoir. [applaudissements] [applaudissements] On criminalise les victimes de violence policière.
On justifie l'innommable. Notre police ne va pas bien. Ils vont pas bien pour qu'il y ait que la violence qui existe, c'est qu'ils ne vont pas bien.
La France ne va pas bien. Et c'est à nous de dire stop, de remplacer quand il le faut. Moi, je crois en nous.
Je crois en vous. Je nous dois pour ces jeunes. La jeunesse, je les ai écouté pendant 3 ans.
J'ai écouté les familles en deuillées, les survivants. Les violences policières, faut comprendre. Ça commence dès le contrôle au faciest.
Quand nos enfants vous les envoyez à l'école avec Afflennet qui nous les envoie à 30 45 minutes. Bah oui, certains se font contrôler et ça c'est quotidien quotidien, ils vont au lycée. Ensuite, amende abusive.
Quand un jeune mineur ou des familles, des jeunes adultes se font en reçoivent 5 si amendes dans la minute pour et et franchement c'est absurde. Faudrait faudrait lisez-les, c'est terrible euh qu'on les envoie, qu'on les ass qu'on qu'on narrête pas de En fait c'est simple, on tape au portefeuille, c'est une autre violence. Quand on se retrouve à 10000, j'ai rencontré des jeunes avec 800 € ils ont 22 ans.
Qu'est-ce que tu peux attendre de l'avenir ? Qu'est-ce que tu peux attendre de cet avenir là ? Donc ça crée quoi ?
Plus d'insécurité, plus de précarité. Honnêtement, c'est ça qu'on attend ? C'est ça qu'on veut ?
Non non. Moi je dis non à tout ça. Nos enfants en fait ils ont besoin, ce sont des lumières, ils ont besoin qu'on les accompagne.
Ils n'ont pas besoin qu'on leur mette la tête dans ces dans dans cette énormité absurde qui est le racisme. C'est obsolète honnêtement. Je comprends pas qu'en 2026 on soit encore en train d'en discuter.
C'est terrible. C'est terrible. Et ça rendit beaucoup sur ce que nous nous sommes tous et ce que nous avons tous laissé faire aussi.
Parce que faut le dire, c'est aussi notre on doit être coresponsable. Aujourd'hui, j'y crois. C'est pour ça que j'ai rejoint la liste.
C'est pour ça j'ai rejoint Sopia Chikirou. Le programme est assez clair et réalisable. Donc s'il vous plaît, je vais m'arrêter là.
Je veux pas faire trop long. On a plus le choix. On a plus du tout le choix.
C'est non au racisme, non aux violences policières. On peut faire mieux. Un city scout ça se retrouver.
On avait pas besoin de percuter trois enfants. On avait pas besoin de les mettre handicapés. On leur doit mieux.
Alors, faisons mieux. Je crois en vous. Je crois en nous.
S'il vous plaît, ne l'oubliez pas chaque jour. Merci. [applaudissements] Merci beaucoup.
Merci beaucoup [applaudissements] pour ton courage. [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup pour ton courage et pour ce témoignage. C'est tout.
Je c'est c'est dur [rires] après le ce témoignage de prendre la parole. Je te je te laisse le micro quand même pour quelques mots sur Rosaparce le le les lutes pour le logement aussi. Ça marci.
Euh oui, alors bonsoir à tous. Euh merci de votre présence. Euh si on est tous là aujourd'hui maintenant, c'est pas un hasard.
Euh je pense qu'on est tous animés par les mêmes sentiments de vivre dans un pays qui nous correspond pas avec des des choses qui se passent qui bah qui ne marchent pas. Et la preuve, on écoute les témoignages d'Amanda qui devrait être un témoignage exceptionnel et ça devrait être quelque chose de rare de de d'exceptionnel mais c'est notre quotidien. Moi, j'ai six frères.
J'ai grandi dans la cité Belleville dans le 20e. C'est tous les jours. Des morts dans mes quartiers, dans le quartier, je peux pas les compter.
Le nombre de petits frères qu'on a perdu, on peut pas les compter. Ça veut dire que cette violence, ce racisme, il est devenu normal. C'est devenu normal ce qui se passe.
Et et et c'est c'est un cri d'alarme aujourd'hui que pousse Amanda. Mais c'est un cri d'alarme de toutes les femmes qui vivent dans le quartier populaire, de toutes de toutes les mamans de de de la société entière qui saigne et qui souffre. Moi, j'ai six frères et je vis la peur au ventre.
J'ai pas envie d'être à sa traorée. J'ai pas envie d'être sur les plateaux à dire que mon frère il a été tué. Alors à chaque fois j'ai ma mère les appelle, rentrez.
Si vous faites contrôler, ne dites rien. Levez les bras, ne courez pas. On est tout le temps en train de de de les mettre en garde pour pas qu'il vivent des des violences, les violences de la police.
Et je vous jure qu'on vit avec cette peur tous les jours au-dessus de notre tête. On vit avec cette peur comme une épée de la moclè au-dessus de notre tête qu'il arrive quelque chose à un membre de notre famille. Pourquoi ?
Parce que on est né d'une couleur dans un endroit qui correspond pas à ce qui devrait être. hein ? Et j'aime cette phrase qui dit "On ne n'est pas noir, on le devient." Quand on arrive au monde, on est un bébé, on a un enfant, on grandit tranquillement, on joue, on va à l'école, on fait sa vie.
Et puis il commence les premières les expériences de racisme. Ça commence à l'école euh où moi ma fille, elle est rentrée une fois, elle avait 3 ans, 3 ans et demi, elle m'a dit "Maman, euh est-ce que c'est possible d'être allergique au noir ?" Je lui dis bah non mais pourquoi tu me dis ça ?
Elle me dit parce que j'ai une copine avec qui je voulais me ranger. Elle m'a dit que elle peut pas me donner la main parce qu'elle elle est allergique au noir. Prenez-vous ça dans la figure quand vous avez 3 ans et demi et vous rentrez à la maison.
Il faut avoir un espace. Vous déposez ses émotions, ses sentiments pour qu'on vous écoute, pour que vous en parliez. Mais la plupart du temps, ce sont des choses qu'on intègre, qu'on on inhibe, on garde en nous et on grandit comme ça avec ces micro violence quotidiennement qui viennent des gens, qui viennent des gens à l'extérieur.
On grandit comme ça, on se construit comme ça, on se construit comme ça, on inhibe des violences et puis on se censure, on s'autocensure et puis on se limite, on coupe nos ailes, on coupe nos rêves et puis on devient pas la meilleure version de nous-même. On aurait pu être tous les gens des quartiers populaires. Ces enfants sont intelligents, ils sont brillants.
Moi, j'ai jamais vu des gens aussi intelligents que mes frères. J'en ai jamais vu. Mais après, on arrive dans l'autodestruction.
Quand ils se font contrôler, vous croyez qu'on leur dit "Bonjour, monsieur, s'il vous plaît, vos papiers, non, c'est mets-toi sur le côté, ferme ta gueule et écarte tes cuisses." C'est comme ça que ça se passe. La réalité, c'est ça la réalité. [applaudissements] Et quand vous êtes un homme, vous avez votre fierté, votre égo d'âme, vous vous êtes un homme.
Un autre homme vient vous dire ça. Vous avez envie de lui mettre une claque, vous avez envie de vous défendre mais vous ne pouvez pas. Alors là, on va vous suscérer de la violence à l'oreille.
On va vous amener au poste pour rien. On va vous dire de vous mettre à quatre pattes, d'écarter les gens pour voir si vous ayez pas quelque chose. Cette humiliation volontaire, elle vise à quoi ?
Elle détruit nos frères. Elle détruit nos frères. Après, ils sont dans l'autodestruction.
Ils n'arrivent pas à se construire déjà dans un lieu qui n'offre pas beaucoup d'opportunité. Et puis on se voit nulle part quand on est petit. Quand on est petit, on se voit où ?
Ah oui, pardon, sous les ponts à Stalingrad. On se voit sous les ponts dans la rue parce que c'est ça les noirs, ils sont où ? On est représenté où ?
Alors tous ces gens-là qui arrivent, je le dis parce que je sais qu'on a un super programme à la France insoumise sur l'accueil des migrants sur la fin de la France-Afrique et cetera. Tous ces gens-là qui arrivent, [grognement] ils arrivent en France pour chercher, on le dit oui, ils ont fuit la guerre, leurs pays sont pillés. Ils viennent souvent, ils viennent souvent des pays les plus riches du monde.
Le Congo, le Soudan font partie des pays les plus riches du monde. Mais ils sont pillés, ils sont appauvris. Et ces gens se retrouvent à Stalingrad ici dans nos quartiers populaires sous nos ponts et ils sont là dans la rue.
On leur donne même pas la dignité. Il y a la guerre en Ukraine. Vous les voyez les Ukrainiens vous couchz dehors ?
Vous les voyez les Ukrainiens coucher à Stangrad sous les ponts ? Non. Ils ont été accueillis comme des hommes dans la dignité.
On leur donne une carte vitale, ils ont un appartement. On permet à leurs enfants d'all d'aller à l'école. Je le sais, j'y travaille.
Les les élèves ukrainiens arrivent. On leur permet de se on leur permet de se construire et de vivre dans la dignité. Tout homme est capable de vivre dans la dignité, de construire sa vie et de prendre soin de la famille.
C'est notre droit le plus strict, c'est notre droit le plus minime qu'on nous l'enlève pas. Et à partir de là, [applaudissements] merci [applaudissements] ces gens-là que vous voyez allongés dans nos rues, ils sont capables, ce sont ils ont des bras et des jambes comme tout le monde. Ils sont capables de participer à l'effort collectif, de travailler, de prendre soin de leur famille, mais on leur permet pas, on les accueille comme des chiens, on les fait coucher dans la rue et puis ça participe à quoi ?
à l'augmentation de du racisme, à ceux qui disent "Bah regardez ceuxlà, ils sont là dans la rue, ils sont sales, ils salissent nos rues et cetera et cetera." Tout ça, ce sont des volontés politiques. Ce sont des des volontés politiques qui sont mises en place pour déshumaniser l'autre.
Il nous déshumanise. Il nous déshumanise. La vie, c'est comme si la vie d'un noir ou d'un nom blanc ne compte pas.
Au mois de janvier, il [grognement] y a eu 3 4 5 bateaux de migrants qui ont qui ont disparu dans la mer. Personne n'en a parlé. Il parle de 1000 personnes.
Je vous assure que c'est 2000 3000. Ils sont morts dans la Méditerranée et tous les jours au large gens dans les pays repêchent ses corps. Ça passe sous silence radio.
On n'en parle pas. Si ces gens-là étaient des blancs comme dit Fatou Dium, le monde sera en train de trembler. Le monde serait en train de trembler s'il y avait 1000 blancs qui étaient morts qui qui qui étaient morts dans la mer.
Mais comme ils sont leur vie ne compte pas. Alors quand je vous dis que je vous remercie d'être là aujourd'hui, c'est parce que je sais qu'on est du même côté qu'on est ensemble. Si vous êtes déplacé pour être là aujourd'hui, on est du même côté, on est ensemble.
Comment on va inverser la tendance ? Comment on va faire ? On n pas le choix, ça va être de changer tous ces gens-là.
On vote, il dégage. C'est ça. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] J'ai pas fini. 2 minutes. [applaudissements] Ils diront ce qu'ils voudront.
Ils peuvent nous attaquer à la télé parce qu'ils ont les médias, ils sont puissants. Alors c'est toute une organisation derrière. Ils ont les médias, ils ont la puissance, la force mais ils diront ce qu'ils voudront.
On ira voter massivement. Et quand vous votez, allez n'allez pas seul. Dites autour de vous à vos amis, vos voisins, invitez les gens à aller voter.
Faitesleur prendre conscience de du danger du moment. On est quand même dans un moment crucial. Ce qui se passe aujourd'hui, c'est jamais arrivé en France.
Aujourd'hui, le racisme, il est décomplexé. Il est les gens de l'extrême droite, ils ont quand même le droit de faire des manifes autorisé par la préfecture. Ils se baladent dans les rues de Paris, ils font des saluas, ils parlent de sal bougoule en toute liberté.
Où est passé la fraternité ? Elle est où l'égalité ? Elle est où la liberté ?
Moi, c'est pas dans cette France-là que j'ai grandi. Et cette France-là, on va la refuser jusqu'au bout. On va résister et on va se battre. [applaudissements] [applaudissements] Je finirais juste par dire que euh nous sommes là et euh ils diront ce qu'ils voudront.
Depuis les 22 % Mélanchon est déjà notre président. D'accord. Elle a toujours été notre président.
Donc qu'ils fassent ce qu'ils veulent, qu'il continuent à calomnier, qu'il continuent leur médisance. Euh, j'aime cette phrase d'Abdel Malik où il dit que un arbre qui tombe fait toujours plus de bruit qu'une forêt qui pousse. Alors, ils sont là à faire du bruit à la télé, à nous menacer, à faire ce qu'ils veulent, mais en dessous en France, il y a des braves gens.
Il y a des gens qui ont des convictions, qui ont des principes et des valeurs. Si vous êtes là aujourd'hui, c'est que vous en faites partie. Nous en nous en faisons partie.
Il y a des braves gens dans ce pays. Il faut arrêter de croire que tout est perdu. Oui, c'est difficile.
On est dans un moment très difficile. On a attaqué de partout. Mais la forêt pousse.
La forêt pousse, les amis. Accrochons-nous et je vous assure qu'on va y arriver. On va y arriver tous ensemble. [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup. [applaudissements] Merci beaucoup aato.
Tellement fier. Il y a de deux petites filles au fond de la salle qui peuvent être tellement fiers de leur maman aussi. [souffle coupé][rires] Diou, je te laisse la parole du coup pour nous parler aussi de tes luttes.
Bonsoir à tous. Euh déjà, je voudrais remercier Roland de l'invitation. Je suis très contente d'être ici dans le 19e.
C'est mon arrondissement de de travail vu que je travaille pas loin d'ici. Donc je suis Traoré, habitante à Saint-Denis, précisément du quartier Francisin qui est un très très grand quartier qui est au sud-est de la ville de Saint-Denis qui est le plus grand quartier de la ville qui compte entre 8000 et 10000 habitants. Je vais vous parler de mon parcours parce que mon parcours il est assez atypique.
Moi mon parcours il a commencé dès qu'il y a eu un plan de rénovation urbaine donc on voulait la faire courte. On nous a dit qu'on était de trop dans le quartier et qu'on devait partir. En gros, on voulait plus de des personnes qui ont construit le quartier, c'est-à-dire la plupart des personnes issues de l'immigration.
Donc on nous a dit de pratiquement 500 logements devaient être détruits. Donc 500 logements sur un quartier où il y a plus de 2000 logements, c'est 1/3 du quartier qui saute. Donc automatiquement nous on s'est mis en lutte.
On a compris que il y avait un problème dès l'instant où il y a eu la première réunion publique qui a été faite par une architecte et je me rends compte que cette architecte est contre la LFI parce que quand je vois qu'elle est éditorialiste sur BFM et parfois chez C News qui est madame Catherine Tricot. Ah, j'ai entendu les A. Donc pas mal la connaît.
Donc Catherine Tricot qui était l'architecte sur le projet de rénovation urbaine sur le quartier Francooisin et qui nous a dit qu'on était des habitants désargentés et qu'on avait plus notre place dans le quartier. C'est à partir de là qu'on a eu de la chance qu'on s'est mis en lutte parce que quand on parle de désargenté, ça veut dire qu'on parle de pauvres. Ça veut dire qu'on parle de personnes qui n'ont plus leur place ici.
Et il y a un côté profondément raciste dans ces propos-là. On s'est mis en lutte grâce à appui. On a mené des combats, des très très longs combats même qui nous ont amené parfois au commissariat.
On a fait des pétitions. La dernière, elle a été gagnée. C'est quand on a fait un référendum citoyen où là on s'est dit avec les habitants et on a forcé, on a fait du forcing avec appui qu'on va voter pour nos habitations.
On vote pour le maire, on vote pour les présidentiels, on vote pour les législatives, on vote pour les régionales. On veut voter pour notre lieu d'habitation. On a réussi à l'avoir mais comme la mairie pensait qu'il allait avoir de l'abstention, vu que dans les quartiers il y a énormément d'abstention, bah bizarrement ce jour-là, tout le monde est descendu à voter pour que l'immeuble reste tel quel.
Ça suite une très très belle victoire et qui prouve que les quartiers populaires quand ils s'organisent, [applaudissements] ce qui prouve que dans les quartiers populaires quand nous organisons pour notre lieu d'habitation, quand on s'organise pour nous-même, on est en capacité de vaincre l'abstention et de voter pour notre habitation et pour notre lieu de vivre. Mais quand on parle de quartier populaire parce que c'est l'intersectionnalité de pas mal de choses, il y a le il y a les projets en rue mais derrière il y a le cadre de vie. On s'est rendu compte aussi qu'on avait 35000 demandeurs de logement sur notre ville.
Et là aussi on s'est rendu compte qu'il y a une une opacité vraiment au niveau de l'attribution des demandes de logement et on s'est rendu compte que comment un logement est attribué aujourd'hui personne le sait. qui a participé à une demande d'attribution de logement, personne ne sait. Tout est opacte.
Tout est opacte. Là aussi, on a mené une bataille. On a voulu que les administrateurs aillent dans ces dans ces instances-là pour voir comment se passe.
Et on s'est rendu compte que voilà ben pour avoir un logement sur Saint Nice, c'est quand même assez difficile hein. Il faut avoir pratiquement 5000 € de euh de salaire au niveau du foyer euh que notre maire actuelle a pas construit énormément de PLAI et qu' a construit que de l'intermédiaire. Et l'intermédiaire, c'est que pour le cadre sup et en sachant que la moitié de la ville et ben c'est pas mal de familles monoparentales et qui travaillent mais qu'ils ont moins du SMIC.
Donc ça aussi c'est des luttes qu'on a mené et on a imposé au niveau de la mairie. On doit être dans ces intenses là et participer et pousser pour qu'il y ait maximum de famille monoparental et accès à du logement PLAI. [applaudissements] pour vous dire que ça aussi c'est une forme de d'inégalité sociale, territoriale, logement et même une forme de racisme.
Ça c'est très dangereux et c'est une autre forme de racisme, c'est comment empêcher ou comment même maintenir les habitants des quartiers dans leur quartier sans rien du tout ou de les chasser le plus loin possible. Voilà pourquoi moi j'ai euh j'ai rejoint la France insoumise. Je l'ai rejoint assez tôt parce que je l'ai rejoint dès qu'elle a été créée.
Dès qu'elle a été créée, nous on a eu la chance d'avoir Éric Cocrel qui est venu nous voir directement quand on a été en lutte. Après Éric Cocrel, on a eu d'autres députés qui est venu qui est venu dans nos quartiers et c'est à partir de là qu'on a fait l'appel national des locataires au niveau des logements et je le dis je le dis aujourd'hui ouvertement les seuls qui ont pris mais de à bras armé la condition du logement c'est la France assoumise. [applaudissements] Il n'y avait personne.
Il n'y avait personne. Les seuls qu'ils ont revendiqué en disant que les locataires payaient énormément de charges, c'est la France insoumise. Les seuls qu'ils ont fait des caravanes populaires le Tour de la France sur le logement, c'est la France insoumise.
C'est pour ça nous on s'est autoorganisé. Depuis 2015, on mène la lutte. On s'est autoorganisé.
On est monté tellement en compéten que même un enfant de 2 ans, il est capable de te parler d'écologie. [applaudissements] tellement on est monté en compétence aujourd'hui. C'est que la France insoumise.
Les mamans sont capables de te décrypter ce qui se passe au Sénat, à l'Assemblée nationale, mais tout ça c'est la montée en compétence et l'éducation populaire à notre manière. [soupir] Voilà pourquoi moi j'ai rejoint aujourd'hui là on est à Paris mais à Saint-Denis la liste de Bali et on ira contre notre mère PS qui est Mathieu Notin qui [applaudissements] met en place qui met en place une politique de droite et je dis bien un MPS on en a une aussi à Paris là-haut là qu'on va aussi enlever [rires] [souffle coupé] madame Hidalgo, elle aussi on va l'enlever on va la remplacer par Sopia. [applaudissements] Juste pour vous dire qu'on est en train d'écrire l'histoire.
L'histoire, on va l'écrire avec vous et avec vos membres de de votre famille. Là, vous avez tous quelque chose à faire. Vous avez tous un agenda avec des numéros de téléphone.
Il suffit de convaincre chaque personne d'aller voter au municipal. Ça va vous prendre légèrement quelques minutes. Parfois, c'est juste une affaire de 100 voix.
Les 100 voix, on les a tous dans notre répertoire. Les 100 voix, on les a tous dans le répertoire. Aujourd'hui, personne peut dire le contraire.
Le 15, on n'attend pas le 22. Le 15 dès le matin, tout le monde doit se lever, appeler les membres de sa famille et aller voter. Aujourd'hui, on parle de la violence, du racisme, mais moi je vais vous parler de ce qui m'est arrivé avec l'extrême droite.
L'extrême droite, elle est aux portes, elle est là. L'extrême droite est là, on le sait très bien. Mais vous savez quand on a vécu des choses très grave avec l'extrême droite, moi jamais j'aurais pensé aujourd'hui que l'extrême droite allait se balader à Saint-Denis.
Jamais de la vie. Je veux prendre un exemple tout simple. À Saint-Denis, une photographe a voulu faire une exposition de photo.
Il y a 32 reines qui sont enterrées dans la basilque de Saint-Denis. Elle a dit, "On va faire les 32 nouvelles reines de Saint-Denis. 32 femmes, 32 battantes qui sont en lutte, qui ont eu des victoires et qui sont toujours sur le terrain.
Et dans les 32, il y a mon portrait. Il y a quelques femmes qui ont été leur portrait était dans la crypte et un matin, on a eu un grou groscule d'extrême droite qui sont rentrés dans la basque de Saint-Denis et qu'ils ont recouvert tous les portraits d'un drar. Moi, mon portrait c'était Jean Dark.
Il y a plusieurs portraits qui ont été recouverts de draoir et avec des photos de Saint-Jeun Viève, Jean Dark et en disant qu'on avait pas notre place à Saint-Denis et ils ont revendiqué le groupe Ouscule sur les réseaux sociaux. Nous n'avons pas notre place à Saint-Denis. Moi ils ont dit que j'étais sans papier noir, je suis arrivée par bateau.
Mais moi ça me dérange pas. Même si je suis Nassan, on on n'ose pas les humains. On n'oppose pas les humains qui soit sans papier, pas papier, [applaudissements] c'est un humain avant tout. [applaudissements] Même si on me met cette étiquette, c'est pas grave, ça reste un humain.
Mais juste pour vous dire la dangerosité de ces groupesuscules d'extrême droite de rentrer dans la basilique et même on a porté plainte et ben pour vous dire hein ça a été classé sans suite. Voilà, malgré qu'on a eu quand même l'aide du diocèse en disant que c'était pas normal qu'un groupeuscule puisse rentrer dans la basique et faire un acte aussi médiocre. La personne qui portait le voile, elle aussi recouverte.
Recouverte. Alors, on a tous quelque chose à faire. Parlez à vos enfants.
Faites de l'éducation populaire, dites-leur que le racisme, c'est pas une opinion, c'est un délit. C'est puni par la loi. Juste cette phrase là. [applaudissements] Voilà. juste cette phrase-là [applaudissements] et surtout rentrer dans l'histoire rentrer dans l'histoire et cette histoire on peut la changer le 15 voilà ce que j'avais à dire [applaudissements] et euh je pense que je vais pas dire ce que j'avais prévu de dire parce que honnêtement entendre ces témoignages ça fout la rage et vraiment ça fout la rage parce que ce qu'on essaie de faire nous on nous accuse de tous les mots on nous accuse d'être antiflic On nous accuse d'être islamo gauchiste, on nous accuse de tout et n'importe quoi.
Mais en réalité, ce qu'on demande, c'est une chose simple. C'est ce qui est écrit dans les textes de la République. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit.
Article 1 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Liberté, égalité, fraternité. C'est écrit sur le front des écoles et des mairies et c'est aussi un programme pour la police nationale normalement dans un pays républicain.
Alors moi, j'ai décidé de faire un Tour de France de la sécurité pour dire les mensonges de la droite et de l'extrême droite sur les sujets de la sécurité parce que il y en a deux des mensonges principalement. Le premier, ça serait que l'insécurité augmente. Et quand on regarde les chiffres du ministère de l'intérieur, ça n'est pas vrai.
Quand on regarde les plaintes qui sont déposé pour vol, pour vol à vieille violence, pour cambriolage, pour vol de véhicule, pour vol dans les voitures, tout ça diminue en réalité quand on regarde bien. Il y a une stabilité des homicides dans le pays. Il y a une petite augmentation en ce moment qui est au fait que les trafiquants s'entretuent et que parfois il y a des habitants des quartiers populaires qui sont victimes des trafiquants, des balles perdues qui vont se loger dans les colonnes vertébrales d'enfants de 5 ans.
Et ça c'est quelque chose contre quoi il faut lutter. Et précisément, ils luttent mal tous contre ce phénomène-là parce qu'ils ne traitent jamais la question ni de la consommation ni la question des gros bonnets qui sont liés avec ceux qui blanchissent l'argent et c'est les mêmes parcours que la fraude et l'évasion fiscale. Et c'est peut-être pour ça qu'ils ont pas envie de lutter.
Et le deuxième mensonge, le deuxième mensonge, ça serait que l'immigration est responsable de l'insécurité en France. Et bien, on va faire un test simple. qui dans la salle a au moins un parent, un grand-parent, un arrière-grand-parent qui était belge, italien, polonais, portugais, espagnol, tout ce que vous voulez, algérien, marocain, allez-y lever la main.
Voilà. Voilà la France telle qu'elle est. Voilà la France qu'ils ne veulent pas voir.
La France s'est construite avec par l'immigration dans sa souffrance comme dans sa grandeur. Et ils oubli peut-être un certain nombre que la dernière fois qu'on a chassé les nazis de ce pays, et bien c'est grâce aussi à ceux qui sont venus du Maghreb, qui ont débarqué en Provence et qui les ont chassé à coup de pied dans les fesses. Alors quand j'entends dire ça, je vais vous donner un chiffre facile à retenir.
Il l'oublie. Il pensent qu'on est 68 millions de Français. Non, on est 68 millions d'habitants.
Il y a 6 millions d'étrangers dans notre pays. Et bien sur ces 6 millions d'étrangers, seulement 0,3 % sont en prison. Et encore, faudrait-il chercher, s'il n'y a pas là parfois une police qui a fait un peu de zel chez certains et une justice aussi qui a fait un peu de zel. raciste, je le dis comme ça, xénophobe, je le dis comme ça, qui peut-être a emmené un certain nombre de personnes à aller en prison alors que peut-être s'ils étaient français ou qu'ils n'avaient pas la même couleur de peau, ils n'y seraient pas allés.
Sachez que les étrangers sont punis en moyenne de peine 22 jours plus longs que les nationaux à délit égal, à situation égale. Et bien ça laisse 99,7 % des étrangers de ce pays qui vivent une vie aussi normale que possible, faite de galère. Fête de difficultés, fête de bonheur aussi, fête d'amour, fête d'amitié, faites du fait que quand on se cogne le pied dans la table, qu'on soit étranger ou qu'on soit français, on hurle en engueulant la table.
Voilà quelle est la vérité dans ce pays. Les étrangers, les Français, nous devons être unis et soudés, pas nous laisser diviser. [applaudissements] Et ayant dit cela, ayant dit cela, d'habitude, je fais toute une démonstration mais je vais passer un peu vite parce que je veux vous parler de ce qui m'importe là, compte tenu de ce dont on a parlé là.
Ayant dit tout cela, je dis ce dont ne parle pas la droite et l'extrême droite. Il ne parle jamais des violences sexistes et sexuel. Il ne parle jamais des violences intrafamiliales.
Il ne parle jamais de la pédocriminalité. Et quand on demande à faire une enquête, une commission d'enquête sur l'affaire Ipstein, où sont-ils tous les donneurs de leçon sur la sécurité ? Où sont-ils ?
Ils disparaissent. Peut-être qu'il y en a un certain nombre qui ont les doigts dedans. C'est peut-être ça le problème.
Et bien, je vais vous dire, il y a des forme d'insécurité dont on a parlé aujourd'hui. Dont on a parlé aujourd'hui, dont les plateaux télé du genre de ces news, dont les responsables politiques du genre de monsieur Bardella et Madame Le Pen sont responsables directement. Le racisme est une cause majeure d'insécurité dans notre pays.
Parce que quand on n' pas ma couleur de peau, quand on a une autre couleur de peau, le racisme ça signifie d'abord une violence psychologique dont tu as très bien parlé. Ça signifie que on vous met à l'écart. Vous subissez en permanence un déni de francité.
On essaie de vous dire que vous n'êtes pas tout à fait pas assez, pas correctement, pas comme il faut français. Et bien si être français ça n'est pas une couleur de peau, ça n'est pas une religion, ça n'est pas une origine. Être français, c'est d'abord assumer un programme liberté, égalité, fraternité.
Et il y en a un certain nombre qui nous font la leçon sur le sujet dont moi je me questionne s'ils sont bien français eux les nazis d'en face. [applaudissements] Oui, c'est une insécurité psychologique, c'est une insécurité sociale parce que ça veut dire un moindre accès à l'emploi, un moindre accès au logement, un moindre accès à l'éducation. Ça veut dire un moindre accès à la santé.
Et tu en as parlé aussi parce que oui, il y a un phénomène qui s'appelle le syndrome méditerranéen et qui fait que même dans la santé, même les gens qui ont fait le serment d'Hippocrate et bien parfois disent que peut-être on se plaint un peu trop quand on n pas la bonne couleur de peau et ça conduit à ce que des gens meurent à l'hôpital simplement en raison de leur couleur de peau et ça n'est pas tolérable. Et puis enfin, c'est une insécurité physique parce que ça veut dire des insultes, parce que ça veut dire des coûts, parce que ça veut dire des violences qui parfois entraînent la mort. Et hier, tandis que les fascistes manifestaient à Lyon avec des saluts nazis, avec des slogans nazis, avec des symboles nazis, et bien c'était un anniversaire, un double anniversaire. l'anniversaire de la mort de Manouian et l'anniversaire de la mort d'Ibrahim Ali tué par un colleur d'affiche du Rassemblement national en 1995.
Oui, voilà une autre insécurité, c'est celle de l'extrême droite qui frappe, qui blesse, qui violente, qui tue en raison de la couleur de peau, de l'origine, de l'orientation sexuelle. Voilà une cause majeure d'insécurité dans notre pays. Et quand certains nous disent que nous n'aurions pas le droit de nous autodéfendre, et bien il faut bien avoir ma couleur de peau peut-être pour tenir ce genre de propos.
Et bien il faut être hétérosexuel sans doute pour tenir ce genre de propos. Parce que quand on est une personne LGBT, quand on est une personne noire ou arabe, quand on est musulman ou juif, et bien on est menacé en permanence par l'extrême droite dans ce pays et par sa violence. Et nous, nous sommes du côté des antifascistes qui se dressent en rempart face à cette violence. [applaudissements] Et ce sera mon dernier mot.
Ce sera mon dernier mot. Mais la violence policière est une cause d'insécurité. Alors oui, il faut appeler un chat un chat.
Il y a des policiers racistes dans notre pays. Il y a des policiers violents dans notre pays. Et quand nous disons cela, nous ne disons pas que tous les policiers sont racistes, que tous les policiers sont violents.
Nous disons en revanche que tous les policiers sont pris dans un système qui conduit à des violences racistes, qui conduit à des violences tout courtes parfois comme on a pu le voir en manifestation, des gens perdant des mains, perdant des yeux. Mais dans quel pays est-on ? Est-ce République française ? la République qui dit que normalement c'est une liberté fondamentale d'avoir le droit de s'exprimer et la manifestation en fait partie.
Et bien oui, quand nous dénonçons les violences policières, quand nous dénonçons le fait que la police tue et elle l'a fait encore avec Miroui, quand nous dénonçons cela, nous ne sommes pas antiflic, nous ne sommes pas des irresponsables, nous sommes des républicains conséquents, des gens qui demandent une chose simple, que la loi soit la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse, comme le dit là encore la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Et ce que nous demandons nous, ce que nous demandons nous, c'est que les policiers honnêtes, républicains, ils soient promus et que les autres soient dégagés de la police parce qu'ils n'y ont pas leur place puisqu'ils sont censés faire appliquer la loi et qu'il l'enfrainent ayant sur l'épaule drapeau tricolore de la République. Quand nous arriverons au pouvoir, que ce soit dans les municipalités ou que ce soit en 2027 à l'Élysée, et bien nous dégagerons ceux qui sont responsables d'actes et de violence racistes et nous réintégrerons dans la police tous ceux qui l'ont quitté parce qu'ils subissaient le racisme et la violence de leurs propres collègues et qu'ils l'ont dénoncé.
Oui, nous voulons [cri] réintégrer les policiers qui étaient républicains et dégager ceux qui ne le sont pas parce que c'est ça faire honneur à la République et c'est ça assurer une politique de sécurité pour tous qui ne soit pas différente en raison de la couleur de peau. Je terminerai d'un mot. Tous ces donneurs de leçon nous disent beaucoup de choses sur la sécurité mais quand est-ce qu'il parle des 800 personnes qui meurent au travail chaque année ?
Quand est-ce qu'il parle des 70000 personnes qui meurent chaque année parce qu'ils fument des cigarettes ? Quand est-ce qu'il parle des 40000 personnes qui meurent chaque année parce qu'ils boivent de l'alcool ? Et d'ailleurs, l'alcool aussi est une cause d'insécurité puisqu'il est responsable, il est en tout cas impliqué dans 30 à 40 % des cas de violence intrafamiliale.
Quand est-ce qu'on pourra parler des vraies questions de sécurité dans ce pays et dire une chose aussi simple que celle que je vais vous dire, c'est que la première des sécurités, c'est la sécurité sociale et que ce sont ceux qui sont en train de la détruire qui osent nous faire des leçons sur le sujet. [applaudissements] Alors, je vais terminer d'un mot. [applaudissements] Pardon, j'avais une petite citation pour finir.
Il se trouve que c'est Robespierre. [rires] Sinon, sinon ça vous ferait pas rire. Bon, alors c'est Robespierre, voici ce qu'il nous dit parce qu'il a des leçons aussi à nous faire sur la En tout cas, pas nous mais aux autres, il a des leçons à faire sur la sécurité.
Et vous législateurs, souvenez-vous que vous n'êtes point les représentants d'une caste privilégiée, mais ceux du peuple français. N'oubliez pas que la source de l'ordre, c'est la justice. Que le plus sûr garant de la tranquillité publique, c'est le bonheur des citoyens.
Et bien en votant les 15 et 22 mars pour Sopia Chikirou et pour Roland Teamsit dans le 19e arrondissement, je compte sur vous pour faire ce qu'il faut pour le bonheur des citoyens parce que le seul programme qui vise à assurer le bonheur des citoyens, il est ici à la France insoumise et nous allons le faire gagner les 15 et 22 mars 2026 et je l'espère aussi en 2027. [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup. Merci Antoine. [applaudissements] Merci de venir nous parler de ce que c'est que la vraie insécurité en France.
Et maintenant, nous nous avons le bonheur d'accueillir aussi Sopia Chikirou. Du coup notre candidate à la mairie de Paris [applaudissements] pour applaudir de l'infort. Bon, on est fort à la France insoumise.
Je suis très heureuse d'être au côté de toutes ces personnes qu'on vous présente d'une certaine façon. Diangou qui est notre voisine de Saint-Denim et qui est une camarade de lutte dans les dans le logement hein pour le droit au logement. Euh, excuse-moi, rappelle-moi, pardon.
Ba en plus, je le connais. Il vient rejoindre des ver populaires qui nous rejoint là. Amanda qui nous rejoint dans le 20e arrondissement où elle a décidé de rejoindre notre liste du nouveau Paris Populaire et à Isatou qui est euh dans le 19e arrondissement que beaucoup connaissent.
On a été très ému, c'est vrai, par tous ces témoignages parce que c'est notre différence avec beaucoup des gens qui parlent sans savoir ou que vous entendez sur les plateaux télé, c'est que nous les vrais gens, on les rencontre. ces situations euh de douleur, de difficulté, de confrontation au racisme depuis euh l'enfance. Tu rappelais euh tout à l'heure à juste titre que ça démarre souvent très très tôt.
Euh ces choses-là, on les a vécu, on les vit, on les connaît. Ici, je vous regarde tous, je vous ai observé depuis 1 heure que nous échangeons et je sais bien que vous êtes pris dans vos tripes. Je sais bien que vous avez la rage de tout ce qu'on est en train de décrire.
Vous avez la rage parce que c'est d'une telle injustice et ce qu'on ne supporte pas dans tout ça, des bavures ça peut arriver. Vous êtes d'accord ? Une bavure ça peut arriver.
Ce qui est insupportable, c'est l'injustice derrière. C'est l'impunité qui est garantie. C'est ça qui nous rend fou.
C'est ça qui fait que on en est parfois malade et presque déprimé d'une certaine façon. Le jugement qui a été rendu le 11 février dernier pour Adama Traoré, il nous brise le cœur. Il n'y a même pas eu de jugement en réalité.
Une décision a été prise de dire non lieu, ça n'a pas existé. Il n'y a pas lieu d'en parler. Il n'y a pas lieu de juger.
Cet homme est mort sous le poids de trois gendarmes mais il ne s'est rien passé. C'est ça qui est terrible, c'est ça qui est insupportable. Et vous savez ce qu'a vécu à ça pendant 10 ans et le comité Adama, qu'est-ce qu'ils ont vécu pendant plus de 10 ans ?
Du dénigrement, de la calomnie, on les a salis, on les a même fait passer pour des gens infréquentables. Certains à gauche refusaient de s'afficher à côté. N'oubliez jamais ça.
Les mêmes qui aujourd'hui donnent des leçons à la France insoumise et trouvent qu'une manifestation de néonazie, c'est pas grave, faut les laisser. Ils ont le droit de s'exprimer les néonazies maintenant dans notre pays. Il y en a à gauche qui disent ça, enfin qui se disent de gauche.
En tout cas, tout ça nous rend comment dire en colère à juste titre, ém beaucoup de douleur en nous. Notre projet, c'est de dire on transforme tout ça en proposition politique, en acte politique. C'est le combat qu'on mène à l'Assemblée nationale avec Antoine Léoman qui est une des grandes voix sur ces questions-là. il connaît parfaitement les questions de sécurité.
Il démontre méthodiquement à chaque fois sur tous les textes de loi l'inconsistance de l'extrême droite et de tous ceux qui les suivent désormais parce que n'oubliez jamais que c'est une chose l'extrême droite si elle avait été cantonnée était restée cantonnée à ce qu'elle est s'il y avait eu ce fameux cordon qui avait tenu mais il n'existe plus depuis longtemps vous êtes d'accord vous avez observé mais ne dites pas seulement depuis 2017 bien avant en réalité n'oubliez jamais que les premiers à reprendre des idées d'extrême droite C'est Vals, Casneu et Hollande. N'oubliez jamais ça parce que si vous oubliez le rôle du Parti socialiste [applaudissements] dans la façon dont les propositions sécuritaires de l'extrême droite ont été validées, vous ne comprenez pas à qui vous avez affaire aujourd'hui. C'est eux qui ont fait le permis de tuer.
Et oui, c'est eux. Ce sont les socialistes qui ont fait le permis de tuer. C'est eux qui ont fait les amendes forfaitires.
Vous savez comment ils appellent ça les amendes forfaitires dans leur jargon ? C'est éliminer les indésirables de l'espace public. C'est ça l'objectif des amendes forfaitires.
C'est comme ça que c'est utilisé. C'est comme ça que la police en parle. On vise des indésirables et c'est comme ça qu'on va harceler des personnes.
Non pas parce qu'elles sont interdites de séjour quelque part. Ça c'est une décision de justice. La justice peut décider que tel néonazie n'a plus le droit d'apparaître à Lyon parce que il a été pris à plusieurs reprises dans des agressions d'ix et la justice a pris cette décision ce qui a pas empêché qu' hier après-midi il y était à Lyon en train de manifester avec ses potes néonazies sans que la police n'ait rien à redire.
Ça c'est ça la justice peut donc décider d'interdire de paraître dans une zone un territoire. Mais là, il s'agit pas de ça. Il y a aucune décision de justice.
Il s'agit de policiers qui ont le droit de décider que telle personne, tu es un indésirable, tu gênes, tu déranges. Pourquoi ? Ta couleur de peau, ton comportement, j'aime pas ta casquette, j'aime pas tes baskets, j'aime pas ton ta façon de marcher fière.
Donc, tu as une amende. Et c'est des personnes vont avoir comme ça sur le trajet. Moi, j'ai le cas dans le 11e arrondissement puisqu'on parle de choses concrètes, hein.
J'ai une boulangère qui un jour vient me voir. Elle me dit "Moi, j'ai un problème, mon salarié peut plus venir travailler parce que le trajet entre chez lui et la boulangerie, les flics l'attendent et le contrôlent et lui mettent une amende forfaitaire à chaque fois." Voilà, tout simplement.
Donc, c'est ces pratiques là que nous dénonçons. Elles viennent pas juste de l'extrême droite, c'est des idées d'extrême droite, des propositions d'extrême droite que le Parti socialiste avec Casneu et Vals a permis. Vous vous rappelez bien de François Hollande qui voulait d'ailleurs inscrire la déchéance de nationalité dans les textes de loi.
Donc ça vient de loin et ensuite vous avez tout le reste qui est qui est passé. Aujourd'hui quand on siège à l'Assemblée nationale, c'est tout à fait normal d'entendre la droite LR mais les macronistes aussi en bonne partie. Une partie des socialistes trouv normal certaines propositions.
C'est au nom de la sécurité et du tout sécuritaire. C'est la résistance qu'on apporte à l'Assemblée nationale avec les camarades et les collègues députés. Et là, je tiens à dire une chose, puisqu'on a des caméra, autant en profiter.
Nous avons un collègue qui s'appelle Raphaël Arnaud. [applaudissements] Fait l'applaudisir. Raphaël, si tu nous vois ici, il n'y a que des gens qui te soutiennent.
Il n'y a que des gens qui te disent de tenir bon. [applaudissements] Il n'y a que des gens qui sont fiers [applaudissements] que la France insoumise et intégrer [applaudissements] l'anttifascisme dans son logiciel politique et que la France insoumise a fait élire un authentique antifasciste venu de cette tendance politique et de cette formation politique. Je disais moi j'ai un peu honte de mon passé politique.
J'ai fait 10 ans au Parti socialiste. J'avoue mais lui c'est très honorable, c'est très honorable de venir dans l'antifascisme. Donc on le soutient, on le lâchera jamais. [applaudissements] Et on ne le lâchera pas.
Non pas parce que on est têtu, obtu ou que sais-je, comme certains veulent faire croire sur les plateaux télé. J'ai regardé rapidement l'interview de Mathilde Pan à midi mais j'ai pas supporté Gappé. Mais c'est insupportable, il faut bien le dire.
Voir les camarades passer en interrogatoire comme ça, parfois c'est c'est dur. Alors on coupe le son, on y revient. Bon bref, vous savez toutes les techniques, on zappe, on revient.
Vous faites tous comme moi, j'en suis certaine. Mais en tout cas, j'ai entendu que la journaliste lui dit "Mais euh quand même Raphaël Arnaud, pourquoi la France assoumise refuse de se désolidariser de Raphaël Arnaud ? Pourquoi la France assoumise refuse de se désolidariser des antifascistes ?
Mais pourquoi vous voulez qu'on se désolidarise de Raphaël Arnaud ? Qu'est-ce qu'il a fait Raphaël Arnaud ? C'était un député, il était à l'Assemblée au moment où a lieu la RX.
Il n'était pas sur place. Il l'a commandé à personne. Il a ordonné à personne, il n'a rien fait.
Il était à l'Assemblée nationale. Vous lui reprochez quoi Raphaël Arnaud ? d'être antifasciste.
Mais si on commence à reprocher à des gens d'être antifasciste, faut peut-être s'interroger et se dire "Mais peut-être que s'il y a un antifasciste" et nous tous les insoumis antifascistes dans l'Assemblée, c'est qu'il doit y avoir des fascistes dans ce pays. Et si on commençait par dire "Venez et si désolidarisez-vous des fascistes, virez les fascistes de l'Assemblée, virez les fascistes des conseils municipaux, virez les fascistes des médias parce qu'on nen peut plus dé laquer des fascistes sur les plateaux télés. [cri] Vous nous dégoûtez !
Vous n'êtes pas journaliste, vous n'avez rien de journaliste. Rendez la carte ! Vous êtes des petits agents.
C'est ce que Simon va appeler les nazis à petit pied. Voilà ce qu'ils sont des nazis à petits pieds qui portent la cravate. Ce font beau, se maquille sur les plateaux télé et nous donnent des leçons.
Vous nous prenez pour qui ? À quel moment vous croyez qu'on va baisser les yeux ? À quel moment vous croyez que vous nous intimidez ?
À quel moment vous croyez que vous nous faites peur ? On a tout affronté ici. Ici, vous avez des gens dont la douleur est physique, dont la douleur est morale.
Elle date pas d'hier ou d'avant-hier. Ça fait des années qu'on porte tout ça. Ça fait des années qu'on porte cette colère.
Ça fait des années qu'on porte mépris social, votre racisme social. On nen peut plus. On nen peut plus.
Et c'est pour ça qu'on est ici aujourd'hui. [applaudissements] Je les supporte plus. [applaudissements] Je ne peux plus les encadrer.
Ils sont là en train de me dire "Mais pourquoi vous répondez pas aux invitations médias ? Je suis admirative quand vous y allez. Je vous admire.
Moi, je pourrais pas. Moi, je me dis si vous me laissez aller sur les plateaux télé, vous me laissez parler comme je veux, leur répondre et leur dire tout ce que je pense. C'est-à-dire que si à un moment j'ai envie de leur dire "Mais tais-toi imbécile, laissez-moi le dire.
Autorisez-moi à le dire, je le dirai pour vous parce que ça y est, il nous dégoûte. [applaudissements] Ça se passe plus sur les plateaux télé. Ça ne se passe plus sur les plateaux télé.
Ça se passe ici. Ça se passe au porte à porte. Ça se passe sur le terrain.
Et nous, on sait on sait très bien les gens qui viennent nous voir et qui nous disent de partout "Tenez bon, tenez bon, tenez bon." Voilà ce qu'on nous demande de faire. [applaudissements] L'antifascisme est un devoir.
Dans le moment que nous vivons, il y a la France bien sûr, il y a Paris évidemment, il y a le monde, l'Europe et le monde. Maintenant, vous le savez tous, vous en prenez tous conscience. Vous vous rappelez juillet 2024, tout le monde avait peur de voir l'extrême droite au pouvoir.
Tout le monde est allé voter et on est arrivé en tête. On a été trahi par les socialistes. Ensuite, on nous on ne nous y reprendra pas.
D'accord. Terminé. [applaudissements] Ce sont des gens qui sont des inconsistants et dans l'histoire longue, si vous la connaissez un peu, c'est il y a rien de nouveau sous le soleil en réalité.
C'est vrai ce que je dis. Donc le sujet c'est juillet 2024, on a tous eu très peur. Les gens nous disaient unissez-vous parce qu'on a peur de voir l'extrême droite.
On s'est un, il nous avait déjà trahi avec la NUPES mais on s'est uni parce que les gens nous ont dit "Vous n'avez pas le choix, vous partez tous ensemble parce que pas question de voir l'extrême droite." Ils ont trahi encore malgré tout. D'accord ?
Maintenant, on en est où ? Vous croyez que vous pouvez compter sur les partis politiques ? Vous croyez que c'est les alliances de parti qui vont faire la différence ?
Vous croyez vraiment que c'est Emmanuel Grégoire et sa gauche unie de petites personnes qui se sont regroupé derrière lui pour essayer de sauver leur petit poste ? Ça fait 25 ans qu'ils sont à la mairie de Paris. Ils ont pris l'habitude de vivre de ça. [applaudissements] Le CDI pour les autres, ils n'en veulent pas.
Mais eux, ils sont bien contents là. Petit poste de chargé de mission pour toi. Oh tiens, la fille d'Edvie PLEL, un petit poste de directrice pour toi et puis pour toi ceci.
Ah tu es la fille d'un tel. Toi tu es bien jolie. Tiens, prends ça.
Ça fait 25 ans qu'il se passent les postes à la mairie de Paris. Ça fait 25 ans que les cabinets comptent des dizaines et des dizaines de chargé de mission qui servent à rien. Ils dépensent des dizaines de millions d'euros pour leur petit salaire bien confortable.
Ils sont à l'origine de toute la gentrification de la ville de Paris. Ne doutez pas un instant que cette tombée du ciel comme ça. Bien sûr, il y a la spéculation immobilière venue de l'étranger, des grands bourgeois, des multipropriétaires et des fonds d'investissement.
Mais ce sont les socialistes parisiens qui ont fait la gentrification de cette ville. Ce sont les socialistes parisiens qui au nom du cadre de vie et de la mixité sociale ont fait de l'éviction sociale. On sortit les pauvres du centre de Paris. ont dégagé les pauvres de tous les arrondissements 11e, 10e et cetera pour gentrifier pour s'y installer eux-mêmes.
Et souvent, ce sont eux qui ont profiter même de leur politique de cadre de vie comme David Béliard qui n'hésite pas à défiler dans la rue dans laquelle il habite dans le 11e arrondissement pour dire "Oh, depuis que nous sommes élus, nous avons fait paver la rue et nous avons sorti tous les ateliers textiles qu'il y avait ici. Donc maintenant, c'est propre, c'est beau et les gens sont contents." Oui, les gens, surtout toi mon gars, tu es passé de 4000 à 12000 € du mètre carré.
Tu m'étonnes que tu es content. C'est terminé tout ça. C'est ce qu'on leur dit nous. [applaudissements] C'est fini tout ça les gars.
On a trop payé pour vous. Vous nous avez fait croire pendant des années que la gauche c'était ça. Vous n'êtes pas la gauche.
Vous n'êtes pas la gauche ni du début ni à la fin. Et les écologistes et les communistes qui vous suivent sont des trouillards et sont des gens qui ont renoncé. que les écologistes qui viennent avec nous, les verts populaires, ils ont le courage de la cohérence et de l'ambition.
Voilà où nous en sommes. Donc je vous disais pas de soupe au logo parce que ça sert à rien et ne vous laissez pas prendre au piège ni ici à Paris ni ailleurs parce qu'ils nous l'ont déjà fait nufp, ils nous trahissent derrière là. Qu'est-ce qui va se passer à votre avis ?
Pas différent. L'Union on l'a fait là aujourd'hui, on l'a fait sur le terrain. Moi, ce que je vous demande avant de passer la parole à Roland parce qu'il s'impatiente, lui aussi, il a plein de choses à dire. par mais non tu vas faut que tu parles.
Tu as mieux à dire que moi encore. Moi ce que j'ai à vous dire maintenant on est 3 semaines du premier tour. On vous appelle vraiment à faire campagne autour de vous.
Adressez-vous aux gens que vous connaissez, à tous ceux qui hésitent. Allez les chercher un par un. Je vous assure que le premier tour, le 15 mars, on peut créer une surprise dont ils n'ont même pas idée.
Ils ne savent pas sonder cette élection. les instituts de sondage qui en plus d'être parfaitement tricheur et euh d'être dans le jeu politique en disons des acteurs intéressés, d'accord ? Quand certains se font inviter par exemple, comment il s'appelle le patron de l'Institut de sondage ?
Drahi, c'est ça ? Non non, Drabi. Dabah lui, il se fait inviter par Elmet, c'est ça.
Voilà, il est il est ils sont très très intéressés. Ils ont une orientation politique les instituts de sondage. Ils veulent vous décourager et vous dire "Mais à quoi bon voter nouveau Paris populaire et Sopia Shikirou ?
Elle dépassera pas les 10 % et elle va faire gagner Rashid Adati." Et en plus il y a un pact d'après Emmanuel Grégoire, il y a un pact entre Rashida et Sopia. Bah ouais, Rachida et Sopia, vous savez, elles ont tellement en commun, elles mangent le couscous avec les mains.
C'est ça, Grégoire Guignole. [applaudissements] Guignol, moi j'ai pas voté le projet de loi de sécurité sociale qui permet à Rachidati de rester au pouvoir. Moi, j'ai pas permis la loi des finances qui permet à le cornu de faire 35 milliards de coupes budgétaires.
Moi, j'ai toujours été opposé à Rachid Adati, franchement, politiquement. [applaudissements] Je lui ai déjà tout dit à Emmanuel Grégoire, mais il continue. Pour lui, Rachida et Sopia ont un pact.
Alors moi je lui pose la question et je la pose à Bellard et à Yanne Brossa. Est-ce que Emmanuel Grégoire a un pact avec Pierreve Bournael ? Parce que je trouve qu'ils ont beaucoup en commun aussi [applaudissements] comme à l'Assemblée nationale.
Est-ce que Emmanuel Grégoire et Pierre Bournael qui s'entendent à l'Assemblée nationale pour voter ensemble le projet de loi des finances, est-ce qu'ils vont s'entendre ici à Paris ? Et dans ce cas-là, que font Béliard d'Europe écologie les Verts et Yann Brossa communiste français ? Vontut-ils accept de rejoindre Atal et Édouard Philippe ?
Édouard Philippe, vous savez les borneurs des gilets jaunes ou Gabriel Atal, vous allez aller là-bas ? Moi, je vous pose la question, répondez-y. Merci infiniment.
Je vous vois très nombreux aujourd'hui. Je vois plein de visages, plein de gens qui n'étaient pas là il y a encore quelques semaines. Merci du fond du cœur.
On y va. On a 3 semaines et on gagne cette élection. Merci. [applaudissements] Bravo ! [applaudissements] [applaudissements] On va gagner !
On va gagner ! On va gagner ! On va gagner ! [applaudissements] Merci beaucoup Sopia !
Merci. Euh merci. Je voudrais saluer la présence de Sarah Lam, ma députée préférée et de Sonia Chaouch du comité Adama. [applaudissements] Bon, j'avais préparé des petits papiers mais c'est comme Antoine, je crois que je vais pas faire je vais pas suivre mes papiers.
Vous avez été accueilli tout à l'heure par un espèce de comité d'accueil et je voudrais en dire quelques mots parce que ma première bagarre quand j'étais gamin, c'est quand quelqu'un m'a traité de salle juif à l'école et puis ensuite j'ai comme je l'ai dit déjà mais je veux le redire ici quand j'étais adolescent j'étais sioniste. Je pensais sincèrement que les Israéliens que les Juifs sionistes en Israël avaient fait pousser des oranges sur un désert. J'étais jeune comédien et euh je pensais vraiment ça et pendant la guerre du cupour, j'ai voulu m'engager.
Heureusement, je n'étais pas majeur, je n'ai pas pu y aller. Et puis au centre culturel juif de Montpellier, j'ai lu, je suis tombé sur un livre qui s'appelle le racisme de l'État d'Israël qui a été écrit par le président de la Ligue des droits de l'homme israélienne. Et là, les bras m'en sont tombés.
Je suis tombé à la renverse. Toutes mes croyances, mes convictions se sont effondrées et à l'époque, je suis devenu trotquist parce que c'était la seule organisation qui prenait un état laïque à égalité pour toutes les composantes. [applaudissements] Et si je dis ça aujourd'hui, aujourd'hui après le comité d'accueil, c'est parce que ces gens-là prétendent parler au nom des juifs. ne parle pas au nom des juifs, [applaudissements] il parle au nom de sionistes, ce qui n'est pas la même chose.
Parce qu'il faut que vous sachiez, mes amis, que l'antisionisme a été avant tout une affaire juive parce que il y avait énormément de juifs, de rabins, de religieux qui étaient contre le sionisme pour des raisons à la fois religieuses et politiques et qu'au début du 20e siècle, il y avait énormément de juifs en Palestine même qui se battaient pour un état un état binational, un état laïque. Enfin, il y avait plein de propositions et que malheureusement la choix est arrivée et les choses en sont ont été malheureusement ont évolué différemment différemment à cause à cause de la choix. Mais je tiens à dire une chose, c'est quand j'ai entendu Macron sur Radio J parler de la France insoumise dire que la France insoumise était antisémite.
Quand j'ai entendu le président du CRIF dire que et les filles étaient antisémites, ces gens-là, ces gens-là sont non seulement, je dirais n'ont pas de moral, immoraux, ils sont même amoraux, mais je dirais attention parce que ces gens-là font le jeu de l'extrême droite. Ces gens-là, tous ces gens-là, ce sont les mêmes qui dans les années 30 qui dans les années 30 se sont couchés se sont couchés comme des gens de l'extrême centre. Et je vous le renvoie à la lecture des irresponsables de Chaputo des gens de l'extrême centre comme Papen qui a appelé Hitler au pouvoir et qui Hitler a pris le pouvoir sans avoir été élu. [applaudissements] Mais pourquoi font-ils cela ?
Ils font cela parce qu'ils savent qu'ils sont assis sur une poudrière comme vous le montrez aujourd'hui par votre nombre aujourd'hui parce que Macron est le plus impopulaire des présidents de la 5e République parce qu'ils ont fait voter à coût de 493 des des budgets de la sécurité sociale qui enlèvent des milliards parce qu'ils ont fait voter un budget un budget qui enlève des milliards aux dépenses publiques et de santé. Mais parce que parce que ils ne se tiennent qu'à un fil. Ils tiennent au fil qui est tenu par le Parti socialiste.
Et comme le Parti socialiste est banni et on par la population, alors il faut agiter le chiffon rouge de la France insoumise qui est la seule force politique de rupture qui offre une perspective à ce pays. [applaudissements] Voilà pourquoi il nous traite d'antisémite [applaudissements] et je suis fier d'être avec tous ses camarades parce qu'ils sont courageux et Sopia a raison. Il faut être courageux pour tenir pour tenir le crachoir devant ces journalistes, ces journalistes qui nous accusent, qui nous qui nous diffam.
Il faut être il faut être courageux, il faut être ferme. Bravo ! Bravo à tous nos députés. [applaudissements] Alors Aatou, [applaudissements] tu as pleuré ?
Tu m'as fait pleurer. Tu m'as fait pleurer parce que tout ce que tu ressens, tout ce que tu as dit sur ton sur ton parcours euh tout le monde le ressent ici. Et je voudrais dire pour terminer sur la question israélo-palestinienne, ce que m'a dit un ami à moi, mon ami Pierre Lambert.
Les larmes d'un enfant du ghetto de Varsovie ont la même couleur que les larmes d'un enfant du geto de Gaza. [applaudissements] Alors, nous avons écrit un programme pour le 19e. Il est là, vous pouvez le prendre.
Sopia a dit quelques mots sur le loyer. Je vais pas revenir sur le problème de la gentification avec Aatou. D'autres camarades comme Ramata, comme Amadi, comme Angélique, plein de camarades qui sont ici, on s'est battu pour faire des collectifs de locataires parce que dans l'arrondissement et dans le quartier, non seulement les loyers sont élevés, n'est-ce pas Ramata ?
Non seulement les charges augmentent, mais en plus les logements sont insalubres. Et donc, on s'est tourné, on a essayé de créer, on a créé des collectifs de locataires pour se tourner vers les vers les bailleurs sociaux. les bailleurs sociaux qui sont présidés par des élus de la mairie de Paris, David Béliard, Éric Pilè et cetera et cetera.
Quand il fait contre l'insalubrité des logements rien. Ça fait 31 ans que la le Parti socialiste dirige la mairie dans le 19e. Quand-il fait contre l'insalubrité des logements ?
Rien. Qu'ont-il fait contre les fermetures de classe ? Rien.
Ils ne se sont pas battus avec nous lorsque nous nous avons manifesté il y a quelques temps au rectorat contre les fermetures de classe parce que il y a eu 21 fermetures de classe dans le 19e l'année dernière. Il y a quelques temps, on était à une manifestation rectorat et les gens de la gauche unie, je préfère la gauche domestiquée comme dit Geoffre de la Ganerie, la gauche domestiquée nous a dit "Oui, mais vous comprenez [applaudissements] le problème quand même pour les fermetures de classe c'est Dati." Ah bon ?
C'est Dati. Mais alors pourquoi tu l'as tu l'as soutenu au gouvernement ? Pourquoi tu as pas voté la motion de censure ?
Si c'est dati le problème parce que le budget qu'il a au gouvernement et Emmanuel Bompar l'a très bien dit au cirque d'hiver, ce budget c'est un budget dat Grégoire Bournael. [applaudissements] Et ces gens-là n'ont pas de morale parce que vous savez ici à Rosap, on est touché par le problème du craque. Et donc on laisse il laisse des gens dans le plus grand dénument, des femmes se prostituées pour quelques euros, des gens qui consomment de la drogue dans des conditions terribles et Dag le maire du du PS du 19, il dit "Ah, il faut un plan de santé, il faut un plan de santé d'urgence pour le craque." Ça fait des années qu'il dit ça.
Mais quelle forfaiture. Son parti a voté à laisser voter les pires budgets de la 5e République et il ose dire qu'il faut un plan de santé. Avec quoi il va le financer son plan de santé puisqu'ils enlèvent des milliards à la sécurité sociale et à la santé ?
C'est des menteurs, des hypocrites, [applaudissements] les personnes en situation de dépendance de drogue. Rachid Adati est venu est venu faire Rachid Adati est venu faire le barreau en disant "Oh, avec moi ça va être la sécurité, la répression, vous allez voir ce que vous allez voir." Mais les études le montrent au tous les systèmes répressifs, que ce soit les États-Unis, la Russie, des pays totalites, en Asie, la répression n'a pas endigué la la toxicomanie.
Au contraire, il faut un système de prévention. Il faut prendre en charge ces gens qui sont des personnes qui sont en addiction, qui sont souvent issu des personnes qui sont qui ont vécu des traumatismes. Les gens de GA, de l'association GA Aurore nous le disent.
Il y a beaucoup d'enfants qui viennent de l'aide sociale à l'enfance qui tombent dans la dépendance à la drogue. Et Sopia a fait un travail magnifique à l'Assemblée nationale pour dénoncer la manière avec laquelle l'État méprise les enfants de l'aide sociale à l'enfance. Donc ce ne sont pas des délinquents, c'est pas la répression qui va régler ce problème.
Il faut de l'assistance. Donc voilà pourquoi nous on a dit il faut qu'on ait des altes soins addictions de petite taille dans tout Paris de 30 40 personnes en lien avec les service technologie de la PHP pour aider pour soigner ces gens pour prendre en charge ces gens. J'ai été vice-président du centre social culturel Rosa Parx.
Quelqu'un m'a dit récemment ils ont surpris une jeune femme je sais pas si je vais le dire mais bon je vais le dire tant pis qui qui a tenté de se prostituer dans les toilettes du centre social. Cette jeune femme, il se trouve que j'avais parlé avec elle, elle vient de l'aide sociale à l'enfance, elle a 20 ans, elle est elle a quitté le système scolaire en la troisème personne ne l'aide. Personne ne l'aide.
Elle est elle est perdue et personne ne l'aide. Voilà la barbarie. Voilà la décadence dans laquelle ces gens-là sont en train de mettre la société.
Et vous voudriez que nous on dise non bah non finalement il faut de la stabilité, il faut de la responsabilité mais c'est de l'instabilité, c'est de l'irresponsabilité leur politique aujourd'hui. Il faut les renverser, il faut renverser Macron, il faut renverser tout ça. [applaudissements] C'est cette politique, Antoine a raison.
Cette politique, elle crée de l'insécurité, de l'insécurité économique, de l'insécurité sociale, de l'insécurité psychologique. C'est pour ça que c'est criminel de ne pas avoir voté la motion de censure avec nous. C'est criminel.
C'est pas simple. C'est pas une question politique politicienne de jeu, d'appareil, de je sais pas quoi. Non, la politique c'est une question de moral, c'est une question d'enjeu.
La politique c'est ça a des conséquences. 4000 suppressions de postes d'enseignant, 3000 suppressions de postes de surveillants dans le dans l'éducation nationale, des milliers des milliers de de de de de d'euros des centaines de milliers de des postes en moins dans dans la PHP. Mais qu'est-ce qu'il leur faut ?
C'est les pires budgets de la sécurité sociale depuis 30 ans. Voilà ce que le Parti socialiste a sauvé. il faut les dégager. [applaudissements] [raclement de gorge] Et comme [applaudissements] je voudrais quand même vous dire quelque chose par rapport à par rapport à la France insoumise et et aux attaques diffamantes qu'on a contre nous.
Nous avons reçu un message. Il y a en Angleterre une organisation qui s'appelle Stop the War qui rassemble des centaines de milliers de personnes à chaque fois pour en défense de la Palestine. Voilà le message qu'ils nous ont adressé.
Nous sommes très préoccupés par les attaques perpétrées contre la gauche et le mouvement palestinien en France suite au décès de Quentin de Rang, jeune manifestant d'extrême droite. Ce décès a fait suite à une rrix entre manifestant d'extrême droite et antifasciste devant une réunion et cetera et cetera. Depuis, le siège de LFI à Paris a fait l'objet d'une alerte à la bombe.
Des bureaux du parti ont été attaqués dans tout le pays. Les réunions de LFI dans les université ont été interdites. Des menaces de mort ont été proférées à l'encontre de personnes et le parti et son dirigeant Jean-Luc Mélenchon font l'objet d'une véritable chasse aux sorcières médiatiques. des personnalités politiques et des commentateurs du Parti socialiste au Rassemblement national tentent de discréditer la gauche en la présentant comme violente et dénonce son engagement contre le fascisme et sa solidarité avec la Palestine.
Jean-Luc Mélenchon a main de fois affirmé être opposé à toute forme de violence. Bien que tout décès dans de telles circonstances soient regrettable, il convient de noter qu'en France, la grande majorité des violences politiques émaneent de l'extrême droite. Nous savons qu'en Grande-Bretagne, c'est Stop the War qui continue à écrire, l'extrême droite et les fascistes recourent à la violence contre la gauche, les minorités ethniques et les migrants.
Il constituent une menace pour la démocratie, les syndicats, les campagnes et les organisations de gauche. C'est pourquoi nous soutenons la manifestation contre l'extrême droite organisée par To Gazer Alliance, la marche pour stopper l'extrême droite qui aura lieu le samedi 28 mars à Londres. Le mouvement palestinien est la cible d'attaque croissante de la part des fascistes et de l'extrême droite.
Nous constatons ici des mesures répressives de la police et du gouvernement visant à limiter le droit de manifester et à criminaliser la solidarité. De même en France, le gouvernement envisage une loi pour interdire certains slogans et criminaliser la critique du sionisme. Ces mesures démontrent une fois de plus que les gouvernements qui soutiennent Israël craignent le mouvement des solidarités de masse et ceux qui s'organisent pour la Palestine.
Nous reconnaissons le danger que représente l'extrême droite et le fascisme à l'échelle internationale, financé et promu par de puissantes personnalités politiques et économiques liées à l'administration Trump et nous nous engageons à les combattre. Nous exprimons donc notre solidarité à toutes les personnes victimes de ces attaques en France au sein du mouvement international pour la paix et la justice pour les Palestiniens. Nous nous réjouissons d'accueillir à Londres le 20 juin des centaines de nos collègues français et internationaux à l'occasion de la conférence internationale pour la paix.
Nous restons un seul mouvement international et inébranlable coalition Stop the War. [applaudissements] Je termine. Et alors je peux vous allez pas me croire mais c'était pas c'était pas prévu.
Avec Antoine, on partage la passion de Robespierre. Mais non, mais c'est bien Ouais. Ouais.
Et j'ai joué à une pièce qui s'appelle
Antoine Léaument