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interviewSud Radio (sur YouTube)· 10 juin 2025 6 min

Loi contre la fast fashion : la rapporteure Anne-Cécile Violland juge le texte encore insuffisant

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Le grand matin Sud Radio 7h9h Jean-Jacques Bourdin. Anne Cécile Violent bonjour. Bonjour Jean-Jacques.

Vous êtes député horizon de Haute Savoie, rapporteur du texte Fast Fashion à l'Assemblée nationale. Je vous ai déjà eu ici pour parler de cela, pour parler de ce texte important qui a été voté il y a un an à l'Assemblée nationale qui aujourd'hui est au Sénat, qui va revenir à l'Assemblée. Il y aura une commission mixte paritaire assemblée Sénat pour une adoption définitive. du texte, vous craignez que le texte soit un peu vidé euh au Sénat.

Pour l'instant, apparemment, d'après ce que je lis, le texte qui est au Sénat finalement est transformé en loi contre les entreprises asiatiques Chine et Temu. C'est un peu ce que vous craignez. Oui, effectivement en fait lorsque le texte passe en commission là c'est vrai qu'il avait été un petit peu réduit quant à son ambition.

Le travail des sénateurs en hémicycle a permis quand même de revenir à une, on va dire à à un texte qui était quand même plus on va dire plus large que ce qui avait été décidé en commission. effectivement l'axe pris par les sénateurs et c'est c'est assumé he la rédaction va dans ce sens ça n'est plus une loi qui vise à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile mais une loi contre ces mastodontes chinois voilà une loi contre TMU et Chines alors que alors que des marques européennes des entreprises françaises aussi ne font pas mieux que les Chinois. Ah si ils font mieux.

Non non on peut pas dire qu'ils font pas mieux. Ils font mieux. Ils font mieux.

Ils font mieux mais ils ont encore un petit peu de progrès à faire et c'est pour ça qu'on avait visé nous l'Assemblée nationale vraiment de verdir toute l'industrie textile en prenant évidemment très attention de de ne pas non plus les pénaliser justement comme ces mastodontes qui de par leur modèle économique pollue mais mais 10 fois plus en Chine c'est 900 fois plus de nouvelles références par jour qu'une marque française. Ça part par avion 600 gros porteurs tous les jours. Ça n'a rien à voir même avec la fast fashion historique que l'on connaît européenne notamment, ça n'a rien à voir.

Mais c'est vrai que nous ce qu'on souhaitait c'était de dire "Allez, on embarque tout le monde. Ceux qui font très très mal seront très pénalisés. Vous avez évoqué lesquels ?

Et puis ceux qui ont encore un petit bout de chemin à faire, bah on les accompagne et on fait une pénalité. Alors qui est pas du tout de la complaisance hein, c'est parce que le modèle de l'affichage environnemental, une méthodologie que le Nutriscore si vous voulez permettait d'avoir cette nuance et évidemment comme bénéfice secondaire de préserver notre économie française et nos industries. Oui.

Anne Cécile Violent, pour le consommateur que nous sommes, pour les consommateurs que nous sommes, quelles conséquences de cette loi des vêtements plus chers ? Alors, très concrètement, j'espère effectivement sur les enseignes chez Netimud des vêtements plus chers, c'est-à-dire une pénalité qui serait vraiment visible de quelques euros pour que ce soit vraiment visible de 10 € ou taxe de 10 € par vêtement. Ouais.

Alors, ça c'est maximal hein. C'est maximal. C'est-à-dire que c'est ce serait modulé par justement cette note obtenue à à l'impact environnemental.

Ça ce serait le maximum en 2030. Mais avant cela qu'il puisse y avoir quelques euros. En fait, si vous voulez, cette loi, elle vient effectivement euh on s'appuie sur le principe du pollueur payeur, mais l'idée vraiment globale, c'est aussi de faire prendre conscience sans culpabilité, sans moraliser, de dire "On peut plus se permettre d'acheter ces produits-là.

On tue la planète et on tue l'économie française." Vous avez vu le nombre d'enseignes qui ferment encore récemment Jennifer. Je crois qu'il y a un moment donné, il faut qu'on qu'on puisse être aussi raisonnable et avoir un vrai acte citoyen lorsqu'on achète un vêtement.

Mais évidemment tous les autres. Est-ce qu'on peut dire à Cécile Violent que ce texte de loi finalement c'était un texte protecteur euh de l'industrie textile de ce qui reste de l'industrie textile française bien sûr européenne européenne parce que beaucoup beaucoup de beaucoup de marques françaises, nombreuses marques françaises font fabriqué en Europe. Absolument.

Absolument. On a encore des marques. Alors en France ça devient très compliqué pour des raisons de coût, on va être honnête mais en Europe c'est possible.

Et vous imaginez bien que l'impact environnemental de fabriquer en Europe ou à l'autre bout du monde dans des conditions épouvantables qui ne respectent aucun droit du travail, ça n'a rien à voir. Donc oui, Jean-Jacques, vous avez raison. C'est aussi soutenir notre économie locale, notre filière.

Moi, mon rêve, c'est qu'on puisse aussi évidemment revoir notre savoir-faire historique revenir dans toute notre dans toutes nos filières en fait. Oui, parce que le le grand luxe, le grand luxe, je je regardais Hermes qui a encore ouvert qui a encore ouvert des ateliers en France, je sais plus combien de personnes emploi Hermes aujourd'hui en France, mais c'est quelque chose de considérable. Évidemment, le très très cher y arrive, mais le très bon marché, c'est plus difficile.

Absolument, ça reste très compliqué. Alors le le très cher y arrive, c'est aussi euh évidemment notre un un une belle représentation de la France dans le monde entier à travers le luxe. Mais évidemment que pour les gens euh pour tous les jours en fait l'idée c'est de se dire est-ce que vraiment on a besoin d'acheter autant de vêtements parce que c'est ça que ces marques favorisent hein.

C'est une addiction à l'achat. Donc est-ce que réellement on a besoin d'acheter autant de vêtements ? Est-ce qu'on peut pas être un tout petit peu plus sobre sur le nombre, sur la quantité et peut-être choisir davantage la qualité ?

Et on a des marques françaises qui le permettent qui sont dans un intermédiaire entre cet Ultra Fast fashion qui est à bannir et puis le made in France qui est aujourd'hui, il faut le reconnaître, pas accessible à tout le monde. Merci beaucoup Anne Cécile Violent, merci pour votre combat que j'épouse. Combat que je comprends, non mais que je comprends totalement.

Il faut il faut sauver ce qui peut encore être sauvé dans l'industrie textile française et surtout et les marques hein les marques françaises évidemment. Anne Cécile Violent, merci 7h17, ça vous fait réagir à chaque fois je le sais 0826 300. Bien rappel des titres de l'actualité avec vous Clément Borg.

M.