Nicolas Dupont-Aignan invité du Forum Radio J
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quelle sortie de crise pour le gouvernement concernant le malaise dans la police ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Le tabassage d'un policier est-il du même ordre que celui de Michel Zecler ?
- 3:31FerméeÉludée
Qu'est-ce que vous attendez concernant les policiers en garde à vue ?
- 4:48FerméeRéponse directe
Vous demandez la démission du préfet de police ?
- 6:08RelanceRéponse directe
Pour vous, Gérald Darmanin est-il un professionnel mais pas le préfet l'Allemand ?
- 7:21RelanceRéponse partielle
Vous parlez de l'extrême-gauche, mais des études montrent que l'extrême-droite est très présente dans la police.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:14Invité politiqueChiffre
« 20 policiers ou gendarmes, chaque jour, se font gravement blessés. »
- 1:47Invité politiquePromesse
« Il doit y avoir des sanctions immédiates. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Nous avons une haute fonction publique honnête, dévouée, etc. »
- 10:28Invité politiqueFait
« Il est inacceptable que les visages de nos forces de l'ordre soient publiés sur les réseaux sociaux avec des dangers après qu'ils soient égorgés. »
- 12:27Invité politiqueFait
« Moi, qui étais pour ce projet de loi, je me suis abstenu parce que j'ai vu que c'était n'importe quoi. »
- 17:45Invité politiqueChiffre
« Nous avons un des pires résultats dans le monde. Plus de 750 morts par million d'habitants. »
- 24:12Invité politiqueFait
« une volonté d'interdire ce médicament qui n'est pas coûteux et qui a pu jouer un rôle positif »
- 24:29Invité politiqueFait
« Ceux que vous suivez nous ont vendu le remdesivir de Gilead sont dans le conflit d'intérêts »
- 26:58Invité politiqueFait
« aujourd'hui, nous ne savons pas si ces vaccins sont efficaces et nous ne savons pas s'ils n'ont pas d'effet secondaire important »
- 29:35Invité politiqueFait
« moi personnellement, vous me demandez mon avis de responsable politique, je n'en sais rien aujourd'hui »
- 31:05Invité politiqueFait
« On a un très mauvais résultat. On a une des pires chutes économiques. On a des problèmes sociaux absolument délirants. »
- 35:02Invité politiqueFait
« les pays qui affrontent le virus sans avoir peur, sans tout confiner, s'en sortent maintenant mieux que les autres »
- 37:27Invité politiqueChiffre
« j'ai fait un modeste score de 4,7 »
- 37:32Invité politiqueChiffre
« le dernier de l'IFOP me donne entre 5,5 et 8 »
- 37:52Invité politiqueChiffre
« le dernier sondage Harris d'hier soir me met 43% de popularité »
- 41:08Invité politiqueFait
« il faut revoir le fonctionnement de l'Union pour contrôler nos frontières, produire en France, redresser le pays »
- 42:18Invité politiqueFait
« il y a une espèce de chape de plomb dans la société française qui est terrible »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan77 %
- Présentateur14 %
- ?9 %
≈ 45,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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programme radiologie dont vous êtes, l'habité du Nicolas Ducourgnon. Bonjour.
Bonjour Frédéric.
Alors,
le télescopage entre la contestation du texte sur la sécurité globale, l'article 24, et le passage à tabac raciste de Michel Zecler par trois policiers, donc à l'origine, on peut le dire, d'une vive émotion dans le pays. Quelle sortie de crise pour le gouvernement ? Comment notamment retisser le lien entre la police et les Français ? Et puis, il
y
a aussi la crise sanitaire dans l'actualité de ce week-end, comme depuis des mois et des mois. Quelle stratégie vaccinale pour le gouvernement, au-delà, cette pandémie du coronavirus n'impose-t-elle pas une concorde nationale, voire l'union nationale, autour d'Emmanuel Macron ? Mais pour commencer, Nicolas Dupont-Aignan, qu'est-ce que vous inspire le malaise dans la police et autour de la police, consécutif au passage, au tabassage raciste de Michel Zecler
?
Cela m'inspire qu'il y a un danger, un vrai danger,
d
'une coupure entre la police et
une
partie de la société française.
Et
je pense qu'il y a urgence à agir vite. C'est
-à-dire, de quelle manière ? Dans deux
domaines. Très simple.
Premier
domaine, ne jamais oublier
que
20 policiers ou gendarmes, chaque jour, se font gravement blessés.
Et
on n'entend pas beaucoup d'indignation. Et j'aimerais que ces policiers et ces gendarmes
qui
sont blessés par des délinquants, et ces délinquants soient davantage punis par la justice. Premier point. Parce que ce n'est pas le cas. Deuxième cas, quand il y a des actes inadmissibles, comme cela s'est passé avec cette agression, ce tabassage.
Tabassage et agression
raciste. Il doit y avoir des sanctions immédiates. Donc,
les quatre
policiers sont en garde à vue à l'IGPN. Qu'est-ce que vous attendez ?
J'attends l'enquête.
Moi, je ne préjuge pas de l'enquête, mais j'attends une enquête et des actes. Ça n'a que trop duré. Parce que ces comportements discréditent par amalgame nos forces de l'ordre qui, par ailleurs, honnêtement, vivent un enfer au quotidien dans nos quartiers. Et vraiment, je ne voudrais pas qu'il y ait l'amalgame. On nous dit souvent, quand il y a une agression ici ou là, pas d'amalgame. Pas d'amalgame non plus pour les policiers. Je crois qu'il faut garder l'équilibre, grande fermeté pour toute bavure
et
de l'autre côté, grande protection pour les policiers et les gendarmes qui font un métier très difficile. Et si on garde cet équilibre,
on
y arrivera à réconcilier. Si, en revanche, on ne punit pas les agressions de policiers, comme c'est le cas aujourd'hui, et je peux vous dire, j'ai des dizaines d'exemples,
que de l'autre côté, on
laisse faire des bavures, alors là, on va partir en vrille dans la société française.
Alors, une question, justement, c'est une question d'actualité. Vous dites, on va partir en vrille dans la société française. Le tabassage hier de ce policier à Paris, en marge de la manifestation pour les libertés publiques, est-il du même ordre que celui, que ce tabassage de Michel Desinclair
? Mais tout tabassage est insupportable. Il y a un racisme anti-policier Vous
dites racisme anti-policier ? Mais
il existe, bien sûr. Qu
'est-ce que ça veut dire ? Et il est alimenté. Qu'est-ce que ça veut dire, un
racisme
anti-policier ? Ça veut
dire que c'est toujours la faute de la police, il y
a
une volonté de détruire l'ordre républicain qui existe, et il y a des mouvances d'extrême-gauche qui surfent là-dessus, vous le savez. Donc, je voudrais que, encore une fois, les indignations ne soient pas à géométrie variable. C'est tout
ce que je demande. Mais là, vous avez
entendu depuis hier soir, tout le monde s'est indigné par
rapport
au tabassage de
ce
policier. Heureusement. Mais je peux vous dire que, tous les jours, tous les jours, 20 agressions graves. Pas 20 insultes, 20 agressions graves. Je n
'ai
pas entendu le président de la République s'en émouvoir tellement. Donc, et
je demande...
Il en a parlé, y
compris dans son poste Facebook.
J'ai proposé,
depuis
des années d'ailleurs, ce n
'est
pas nouveau, j'ai fait une proposition de durcir les peines avec des peines planchées pour toute agression de policiers et de gendarmes. Ça doit être automatique. Comme il doit être automatique des sanctions. Et je m'interroge, et je le dis,
sur la
responsabilité du préfet l'Allemand. C'est-à-dire ? Depuis que le préfet l'Allemand est en service à la préfecture de police de Paris, il y a, dans l'organisation du maintien de l'ordre, des dérapages fréquents. Ça veut dire que... Ça veut dire que j'estime que dans un pays démocratique,
l
'autorité politique, ne peut pas couvrir tout le temps des dérapages. Et j'estime que si le ministre de l'Intérieur avait un peu d'autorité, un peu de responsabilité, il demanderait au préfet de police de partir. Et, en tout cas, moi, si j'étais aux responsabilités, je changerais de préfet de police.
Je le changerais. Donc ça veut
dire que vous demandez...
Je demande la démission du préfet de police. Comme
un certain nombre d'autres leaders
de gauche. Mais oui,
parce
que...
La démission ou le limogège
du préfet de police. Le limogège
du préfet de police. Parce que nous sommes dans une société,
et
je ne
sais
pas si Frédéric Aziza, vous le constatez comme moi, où personne n
'est
jamais responsable de rien dans l'appareil d'État. Personne n
'est
jamais responsable de rien. Et il
y
a un moment, si vous avez une émission, tiens, votre émission ici, si vous faites de mauvais scores et que vous êtes un mauvais journaliste, on ne
vous
gardera pas. Si je suis un mauvais maire ou un mauvais député, on ne mêlit pas.
Et les hauts fonctionnaires dans notre
pays,
les
hauts fonctionnaires dans notre pays sont dévoués.
Il
y en a des très bien, attention. En plus, je viens de la fonction publique, donc je ne
vais
pas... Mais je le pense. Nous avons une haute fonction publique, honnête, dévouée, etc. Mais quand il y a un dysfonctionnement, j'imagine que soit c
'est
le pouvoir politique qui prend la sanction, soit c'est le responsable. Or, ça fait trop de dysfonctionnement, trop d'arrogance, trop de changement de maintien de l'ordre, d'amateurisme dans l'organisation du maintien de l'ordre. Le maintien de l'ordre,
c
'est une affaire sérieuse
qui
doit être faite avec délicatesse et avec fermeté.
Et je pense que là,
il y
a
un moment, trop c'est trop. Il y a eu l'affaire des Gilets jaunes,
il
y
a
eu l'affaire de la Place de la République, il y
a
eu l
'affaire...
Voilà, il
y a
un moment, il faut
du professionnalisme. Une
question, professionnalisme, donc ça veut dire que pour vous, Gérald Darmanin est un professionnel, mais le préfet l'Allemand n'est pas professionnel, il doit partir. Écoutez,
dans cette affaire,
dans
cette affaire, soit Gérald Darmanin couvre tout
et
devient lui-même responsable, soit il fait une enquête et à un moment se dit quand même qu'il y a des dysfonctionnements aigus
qui
déconsidèrent au jour le jour l'action, j'allais dire, héroïque des forces de l'ordre et de gendarmerie dans notre pays que je ne veux pas oublier. Car attention à l'amalgame, je ne veux pas le faire parce que ce qu'ils vivent est difficile. Donc je crois qu'il faut qu'on ait un... Souvenez-vous des paroles du préfet Grimaud en 68 qui était exemplaire et qui a permis d'éviter le carnage. Je veux dire que nous sommes dans une société inflammable avec une crise sociale, une division communautaire très inquiétante, des mouvements d'extrême-gauche qui soufflent sur les braises.
Nous avons intérêt à avoir à la tête des forces de police des gens professionnels qui ne mettent pas d'huile sur le feu et qui en même temps sont fermes. Nous avons aussi intérêt à avoir une justice qui punit davantage les délinquants parce que c'est le problème. Le problème est plus judiciaire que policier.
Vous parlez de l'extrême-gauche. Ce qu'on sait aussi à travers différentes études, c'est que l'extrême-droite est très présente dans la police. 40-50% des policiers ont voté Marine
Le Pen à la précédente élection présidentielle. Je n'accepte
pas cette... D'abord, heureusement que tous les Français qui ont voté Marine Le Pen ne sont pas d'extrême-droite. Donc je n'accepte pas cet amalgame. Et deuxième point, attention, je n'aime pas cet amalgame, cette façon de faire. Les policiers français n'ont pas d'opinion politique. Et quand ils votent Front
National,
ils
votent des faits de
droite.
Et quand d'autres votent et quand des enseignants votent Mélenchon, ils sont d'extrême-gauche. Enfin, on va arrêter. Les Français votent ce qu'ils veulent. Nous avons une police dans l'ensemble exemplaire, travailleuse, qui est toujours accusée de tout. S'il y a des brebis galeuses, ils doivent être sanctionnés. Il faut s'interroger sur la formation, sur le commandement, sur ce qu'on a fait faire à nos policiers. Quand on ras-le-bol aussi, ils préfèrent, je peux vous assurer, nos policiers, plutôt que de surveiller des manifestations permanentes, s'occuper de traquer les délinquants, les trafiquants de drogue.
De grâce, dans cette affaire, en tout cas, moi, un responsable politique, je veux garder une mesure.
Alors une mesure, pourquoi je vous parle du vote Front National ? Une partie plus ou moins importante des policiers, c'est parce que, quand on voit, à travers ces images, un tabassage raciste de policiers, on se dit, ces gens-là, ils ont quelque chose à voir avec
l'élection droite.
Heureusement que les électeurs Front National ne sont pas pour tabasser de manière raciste. Je déteste cet amalgame et je ne l'accepte pas. Donc je vous le dis clairement. Mais en revanche, fermeté, sanctions et responsabilité à un moment des hauts fonctionnaires qui ont couvert ces actes.
Parce qu'ils
les ont couverts à un moment donné. Il y a donc toutes ces... Puisqu'ils n'ont pas alerté leurs supérieurs. Il faudra d'ailleurs, tiens, pardon, que M. Darmanin nous explique, puisque cette affaire a été publiée après. Moi, j'aimerais savoir, je ne suis pas à la commission des lois, je crois qu'il y vient demain, j'aimerais qu'un de mes collègues pose la question de savoir s'il y avait eu des remontées et une information
du ministre dès le 21 novembre, vous voulez dire ?
le lendemain. Vous savez, nous avons une police bien organisée en France. Donc je voudrais savoir si M. Darmanin était au courant et s'il n'était pas au courant, c'est grave. Et s'il était au courant, il aurait dû sanctionner les responsables.
Alors, il y a aussi la fronde autour de l'article 24 de la proposition de loi sécurité globale, une loi censée, en tout cas un article, censée mieux protéger les policiers qui est une revendication notamment des syndicats de police. Les parlementaires ou des parlementaires, y compris de la majorité et également le président de
l
'Assemblée ont-ils eu raison de s'opposer à la mise en place d'une commission chargée de proposer une nouvelle écriture de l'article 24 ?
Bien sûr, parce que M. Castex...
Un
article... D'ailleurs, vous n'avez pas voté.
Non, je me suis abstenu sur ce projet de loi.
Je
vais vous dire pourquoi. D'abord, je crois que M. Castex a besoin d'un peu de repos. Ce n'est pas au rôle du gouvernement maintenant de réécrire les lois. Vraiment, c'est stupéfiant. Donc, heureusement, le président de l'Assemblée a réagi au nom de tous les parlementaires. Il y a une procédure...
Il a bien
réagi ? Oui, il a bien réagi dans ce domaine. Et moi, je me suis abstenu sur ce projet alors que vous le savez, je suis un très grand défenseur des forces de l'ordre et de gendarmerie.
D
'abord, je pense, première chose, qu'il est vrai, qu'il est inacceptable que les visages de nos forces de l'ordre soient publiés sur les réseaux sociaux avec des dangers après qu'ils soient égorgés comme ça a été le cas, vous vous souvenez, dans le passé. Et les menaces sur les familles des forces de l'ordre sont inacceptables.
Mais
comment on traite ces menaces
? C
'est là le problème judiciaire. On peut rajouter toutes les lois de la Terre. Si la justice n'est pas capable de protéger nos forces de l'ordre et de punir ceux qui les menacent, qui menacent leurs familles comme c'est le cas aujourd'hui, eh bien, on peut inventer toutes les lois, ça ne sert à rien. Il y a déjà des dispositions. Donc, premier point, je pense que l'enjeu est judiciaire. Il faut que la justice à un moment protège nos forces de l'ordre. Premier point, dans leur vie de famille. Et soit intraitable, mais avec des peines fermes, définitives pour ceux qui menacent nos forces de l'ordre et leurs enfants et leurs familles.
Deuxième point, qu'on trouve une solution pour le floutage des visages, pourquoi pas ? Mais cet article 24, dès le départ, était mal fissé.
Donc, je
demande, je demande,
tout
simplement, puisqu'il y
a
une navette parlementaire, ça va partir au Sénat, eh bien, qu'on revoie l'article 24 sur des bases claires.
La question, c'est tout.
Est-ce
qu'on doit revoir l'article 24 ou il faut carrément, il faut le maintenir ou il faut le retirer, cet article 24 ?
Mais il faut le revoir.
L'idée du départ,
il faut le revoir, vous pouvez dire le retirer et le réécrire, si ça fait plaisir.
Donc la
commission, elle peut servir à quelque chose. Mais non,
mais
la commission, c'est pas la commission de faire ça. Il y a des parlementaires.
Il
y a une procédure. Ça a été voté, la majorité l'a voté. Moi, je me suis abstenu. Moi, qui suis grand défenseur des forces de l'ordre, je me suis abstenu. Donc, parce que j'ai vu qu'il était mal écrit. Voilà, moi,
je
suis un... Si les parlementaires, je fais une parenthèse,
et
ça, c'est pas lié à En Marche. C'était pareil quand c'était Sarkozy au pouvoir, quand c'était Chirac, quand c'était Mitterrand. Si les parlementaires des majorités se prononçaient un jour sur les propositions de loi en fonction de leur intelligence et pas en fonction des ordres,
on
aurait moins de conneries dans le pays. Alors, je fais une parenthèse. Moi, qui étais pour ce projet de loi, je me suis abstenu parce que j'ai vu que c'était n'importe quoi. Si les parlementaires En Marche avaient fait la même chose, il n'y
aurait
pas eu tout ce désordre. Il y
a eu un certain nombre de
parlementaires En Marche
qui ont voté contre... Arrêtez. Il a été voté. Attendez, je finis mon raisonnement.
Il a été voté. Maintenant, il part au Sénat. Et puis après, il reviendra devant l'Assemblée. Eh bien, j'espère que la raison reviendra.
J
'espère que la raison reviendra qu'on réécrira cet article de manière à protéger nos forces de l'ordre sans mettre en cause la liberté d'information qui est une condition de la démocratie.
Alors,
comment le gouvernement peut sortir de ce guet-pied ? On nous parle d'une réforme de l'IGPN ou voire de la nomination d'un haut-commissaire ?
Est
-ce que vous en
pensez quoi ? Et
est-ce que vous considérez qu'on est en pleine crise politique
?
Écoutez, le mot crise politique, on est en pleine crise de confiance. C'est ça qui est grave. Moi, je pense que la seule façon, ce n
'est
pas de nommer un monsieur ceci, une commission cela. Je crois que c'est Clémenceau qui disait que la meilleure façon d'enterrer un problème, c'est de créer une commission ou je ne
sais
plus qui disait ça. Qu'importe. En tout cas, ce n
'est
pas ça. L'enjeu, c'est qu'il y
ait
une parole claire.
D
'abord, qu'il
y ait
un cap, qu'il y
ait
une justice, un ordre juste. Le désordre, injuste. Voilà ce qu
'on
vit dans le pays. Le désordre et l'injustice. Il faut qu
'il
y
ait
un cap, il faut que le ministre de l'Intérieur reprenne ses esprits, il faut que le président de la République recadre son Premier ministre, il faut qu
'on ait du bon sens. Pour dire
quoi
?
Pour
dire quoi
?
Il
n
'est
pas à
la
hauteur, le Premier ministre
? Écoutez,
je trouve qu'il déraille beaucoup en ce moment. Maintenant, il a une actualité chargée. Je ne
veux
pas accabler l'homme parce que le vrai patron, c'est Emmanuel Macron. C'est lui qui a toutes les fautes de son côté ? C'est lui qui a changé Édouard Philippe. Pourquoi
il vous
plaisait, Édouard Philippe ?
Ce
n
'est
pas
qu'il me plaisait. On a
entendu beaucoup de critiques de votre
part. Bien sûr, mais
on peut critiquer la politique de quelqu'un sans s'attaquer aux hommes et je n'ai jamais attaqué les personnes. Donc, je ne veux pas en dire plus sur le Premier ministre. Le président de la République a choisi le Premier ministre, tout le monde le sait, pour ne pas qu
'il
lui fasse d'ombre. Ça, il ne lui fait pas d'ombre,
il
crée des problèmes. Bon, maintenant,
on
ne
va
pas accabler le Premier ministre, il fait ce qu'il peut et ça ne doit pas être facile. En attendant, il y
a
un patron, c'est le président de la République qui se mêle de tout, qui se mêle de remettre de l'ordre, d'avoir une parole claire, de soutenir les forces de police parce qu'elles méritent d'être soutenues dans 99% des cas et je ne voudrais pas que la vague anti-police aboutisse à la destruction de l'État républicain et puis d'être impitoyable envers ceux qui ont couvert ces actes. Voilà. Et une justice, et une réforme de la justice, ça c'est beaucoup plus important pour qu'il y
ait
des peines planchées pour les récidivistes et pour ceux qui agressent les forces de l'ordre. Vous êtes aux Etats-Unis, vous êtes en Angleterre, vous êtes dans n'importe quel pays,
vous
avez des forces de l'ordre qui se promènent seuls dans leur voiture, seuls ! Parce que si un délinquant lève un doigt sur une force de l'ordre aux Etats-Unis, il prend perpétuité ou du moins beaucoup d'années de prison. En France, non mais je veux vous le dire, vous savez ce qui se passe en France ? J
'ai
eu un policier municipal qui a failli mourir six mois, six mois avec sursis pour les agresseurs de policiers. Donc le problème de fond dans notre pays, c'est un problème de justice.
Alors, on passe à un autre sujet. qu
'on
a rendu hommage jeudi au nom de la nation, au grand résistant Daniel Cordier, ce compagnon de la Libération qui fut le secrétaire de Jean Moulin. C'est quoi l'esprit de résistance aujourd'hui ? Puisque, donc on parle de résistance, c'est quoi l'esprit de résistance aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan
? C
'est d'être libre dans sa tête, premièrement. Parce que, si ces êtres exceptionnels ont pris leur responsabilité à un moment, c'est parce qu'ils étaient libres dans leur tête, ils refusaient le conformisme, c'est d'être courageux,
c
'est parfois d'être un peu seul dans le système, si je puis dire. Et puis, c'est aussi, et c'est ce qui était intéressant chez Cordier et les autres, c'est qu'au-delà des clivages politiques, ils venaient l'un de l'action française, l'autre des communistes, l'autre... Ils avaient une certaine idée de la France, et ça pour moi être gaulliste, c'est-à-dire qu'ils avaient les idées claires sur ce qu'était la France.
c
'est-à-dire une exception française, un idéal.
Et
c'est ce qui est perdu aujourd'hui, et en tout cas, modestement, c'est ce que j'essaye de
défendre. Alors, pourquoi cette question ? Pour parler de
l
'actualité. Est-ce que le président a fait preuve, fait-il preuve d'esprit de résistance face à la crise du Covid ?
La crise, le Covid, ce n'a rien à voir avec...
Beaucoup nous disent qu'on est en guerre.
Oui, justement, je
pense que tout ça est très
excessif. Très excessif. D'abord, ce serait une insulte des parents qui ont connu la guerre.
Ce
serait vraiment une insulte.
C'est une guerre contre une épidémie. Oui,
enfin, excusez-moi. Dans le
monde entier. Je ne
dis
pas que c
'est
du même ordre, mais
voilà. Non, mais
attendez. Vraiment. Ce serait une insulte pour les résistants. Non,
mais...
Et pour tout... Non,
mais je le permets de dire...
Il y
a une
bataille
non,
pas tout.
Ça n'a rien à voir.
Donc, tout ça n'a rien à voir. Ce qu'il y a à voir, c'est qu'il y
a
une épidémie où, depuis le début, et vous pouvez reprendre mes vidéos depuis le 26 janvier, j'alerte, un, sur sa gravité.
Je
ne suis pas de ceux qui nient l'épidémie. Ce n
'est
pas une grippette. C'est grave. Deux, sur les moyens de la surmonter sans tuer le pays comme on fait aujourd'hui, comme on a fait par désorganisation. Nous avons un des pires résultats dans le monde. Plus de 750 morts par million d'habitants. Nous sommes dans les dix plus mauvais pays. Et je remarque
que
ceux qui ont suivi des mesures intelligentes, de bon sens,
ont
des résultats en termes de victimes. Quatre fois pour l'Allemagne inférieure, quarante fois inférieure pour le Japon, mais on n'est pas asiatique, on n'est pas le Japon. Donc, je pense que ce n'est pas adaptable. Mais, en tout cas, si on avait suivi, en tout cas, les propositions que j'ai faites dès fin janvier sur les masques, on m'a ridiculisé parce que j'ai porté un masque à l'Assemblée. On m'a ridiculisé, on a dit que
je
faisais l'intéressant. Sur les masques, sur les tests, dès fin février,
j
'ai demandé qu'on teste, teste, teste. Sur les lits de réanimation, j'ai demandé qu'on rouvre le Val-de-Grâce, qu'on rouvre des hôpitaux.
Sur la liberté de prescription des médecins. Vous savez,
en ce qui concerne les hôpitaux de réanimation, on peut ouvrir des hôpitaux.
Il faut du personnel. Il faut du personnel.
Et ce n
'est
pas en six mois qu
'on
fabrique
un
médecin réanimateur.
Ah bon ? Il
faut dix
ans.
Non, bien évidemment. Mais, en revanche, vous savez combien il y a d'infirmières dans notre pays ? J'étais sidéré. Je ne croyais pas ce chiffre quand je l
'ai
vu. Je me suis dit c
'est
une fake news. Donc, j'ai vérifié. Il y a 180 000 infirmières ou infirmiers qui ont quitté leur
poste qui
ont choisi un autre métier dans notre pays.
Il
y a chaque année plusieurs milliers ou je crois que c'est même plus de dizaines de milliers d'infirmières qui partent en retraite.
Ce
que j'ai proposé et je suis sûr qu'on aurait pu en ramasser au moins quelques milliers pour nous aider, c'est qu'on donne une forte prime mensuelle à celles et ceux qui accepteraient de donner six mois pour leur pays pour surmonter la crise sanitaire. Je ne dis pas qu'on peut doubler la capacité de réanimation comme
ça.
Il faut les former. Il
y a
des infirmières réanimateurs de services de réanimation qui viennent de partir en retraite. Vous avez des gens qui ont des compétences et qui, d'ailleurs, pendant la première vague, certains sont venus aider. Et j'avais demandé au gouvernement dès fin mars de mettre en place une forte prime pour
aider,
faire revenir et inciter à revenir. Il y a 34 000 postes d'infirmières non pourvues à l'hôpital parce qu'elles sont mal payées, mal considérées, mal traitées, désorganisées. Donc, je le dis, on ne
pouvait
pas tout faire mais on pouvait déjà prendre de bons axes. Ça n'a pas été fait, on l'a payé très cher. Et on le paye d'autant plus cher
qu
'on aboutit à un confinement
qui
a des effets contre-productifs et pervers colossaux.
On
va parler du confinement. Donc, je voudrais, pour parler du passé, qu'on évite le troisième. Et pour éviter le troisième, il y
a
des mesures à prendre qui ne sont pas prises.
Et
je peux vous en parler si vous me posez la
question. Alors, d'abord, une question de Jean-Pierre Raffin. Il était ce matin à l'invité de Radio-J et il a dit qu'il fallait être soudé derrière notre président du fait de ce contexte de crise sanitaire. Est-ce que ce n'est pas ça aussi faire preuve d'esprit de résistance ? Non,
excusez-moi. Moi, je suis soudé derrière le président si j'estime que le président prend les bonnes mesures et qu'il a des bons résultats. Mais quand on a des pires résultats du monde
et
qu'en plus, on n'en tire pas les leçons... Tous les experts ne disent pas ça, qu'on a des pires résultats du monde. Tous les experts, regardez le journal Le Monde qui n'est pas de mon bord, regardez la liste, vous verrez, et regardez la liste des pays et le nombre de morts par habitant. Pourquoi la Pologne fait beaucoup mieux que nous ? Pourquoi la Grèce fait beaucoup mieux que nous ? Pourquoi le Portugal fait beaucoup mieux que nous ? Pourquoi... Enfin, il y
a
un moment, il
faut
revenir sur Terre. sans parler des désastres économiques et sociaux parce que comme on n
'a
pas pris les bonnes mesures, on a un confinement plus dur et ça nous coûte beaucoup plus cher. Juste, je reviens, je vais vous donner un exemple très précis. Depuis fin mars, je demande au gouvernement d'envoyer des masques FFP2, vous savez, c
'est
les masques très protecteurs avec deux canards, à nos personnes âgées et dans les EHPAD pour que les gens fragiles puissent quand même sortir, faire leurs courses, voir peut-être leurs petits-enfants sans danger.
On
me dit que ce n
'est
pas possible. Je l'ai proposé, il y a eu 10 réunions interministérielles. Je suis un des seuls.
Les
autres se font remplacer. Moi, j'ai participé aux 10. Je vois que Mme Merkel envoie à 27 millions d'Allemands un lot de 15 masques FFP2 aux Allemands fragiles et âgés.
C
'est la meilleure formule. Ça vaut tous les confinements. Pourquoi ce que fait Mme Merkel, ce qu'elle a fait sur les tests, ce qu'elle fait sur les masques, ce qu'ils ont fait sur les lits de réanimation, trois fois plus de lits de réanimation en Allemagne
?
Pourquoi ce qu'on a fait dans d'autres pays au Maroc, sur la liberté de prescription du protocole Raoult ? Pourquoi c'est interdit
en France
?
Vous
croyez toujours que le protocole
Raoult, ça marche ? Je l'assume. Pas tout le monde. C'est complètement faux. Tout le monde dit
que tous les scientifiques
disent que ça ne marche pas. C
'est faux. Tous les scientifiques le disent.
C'est
faux. Tous. C'est faux. Sauf le Président Raoult. Et ceux qui
sont autour de lui sont
le clan autour de lui. Tout
le monde dit que ça ne marche pas.
Les autres, ce n
'est
pas un clan qui sont payés par Gilead, qui ont fait acheter pour des milliards de remdesivir inégal
? Toutes les
études
internationales scientifiques disent que ça ne fonctionne pas. Il y a encore des études qui montrent. En tout cas,
moi je vois la situation au Maroc,
je
vois la situation au Sénégal, je vois la situation en Inde où ils appliquent le protocole.
Ça
ne
veut
pas dire
de l'appliquer systématiquement. Je crois que là vous dites n'importe quoi, M. Dupont-Aignan. Je suis désolé, vous dites n'importe
quoi. Je vais vous dire une chose. Soyons précis là-dessus.
Je
n'ai jamais dit qu'il fallait le mettre systématiquement. Je ne suis pas médecin.
Je
dis simplement
que
M. Véran
a
interdit le protocole Raoult au lendemain de l'étude Lancet.
Vous
vous souvenez de
l
'étude Lancet qui disait que c'était très dangereux
?
Cette étude s'est avérée être une escrochie. Le directeur de l'étude Lancet s'est excusé devant la communauté internationale d'avoir publié une étude fausse
visant à
démolir le
protocole Raoult. Et si je peux finir. Toutes les études internationales disent
que ce
protocole ne fonctionne pas. Je maintiens.
Le protocole Raoult a été interdit en France à la lumière d'une étude fausse. J'ai demandé au ministre de la Santé pourquoi on ne rétablissait pas la liberté de prescription des médecins
qui
n'a jamais été mise en cause dans notre pays et pourquoi on ne pouvait pas prescrire un médicament qui a utilisé 70 ans et qui est moins dangereux que le coliprane. Après je ne vous dis pas je vais être précis avec vous parce que moi je suis
raisonnable.
Après je ne vous dis pas qu'il est systématiquement positif. Il faut le prendre très tôt et c'est aux médecins d'apprécier. Mais je peux vous dire qu
'il y a des milliers de médecins en France qui le
prescrivent heureusement
et
que ça a sauvé beaucoup de vies et que ça en sauve au Maroc et
dans d'autres beaucoup de pays. C'est faux en fonction des études qui ont été publiées. Mais j'ai
encore le droit avec
des
milliers de médecins français
des
dizaines de milliers de vous dire qu'il y a une volonté d'interdire ce médicament qui n'est pas coûteux et qui a pu jouer un rôle positif
et qui ne fonctionne pas
avec cette plainte du Conseil
de l'Ordre contre
le protocole Raoult.
Écoutez, chacun son point de vue.
Non, M.
Aziza, il n
'y a
pas de vérité révélée.
Ceux que vous
suivez nous ont vendu le remdesivir de Gilead sont dans le conflit d'intérêts et ne voulaient pas qu
'il
y
ait
ce médicament pas cher à disposition.
Et
je
maintiens ce que je dis. Donc, stratégie vaccinale du gouvernement maintenant. D'ailleurs, si vous aviez le Covid, est-ce qu'auparavant vous préfériez vous faire vacciner ou être soigné par le protocole du professeur
Raoult ?
Non, j'irai voir un médecin. Je ne suis pas médecin. Et je lui donnerai et je lui demanderai ce qu'il y a à disposition. Et s'il
y
a le choix entre le Deliprane et laisser pourrir la situation pour me retrouver en réanimation et de tenter le protocole Raoult, je le ferai comme beaucoup de responsables politiques l'ont fait, Mme Boyer et tant d'autres, et qui s'en sont sortis. Qui s'en sont sortis et qui s
'en
seraient sortis sans le protocole Raoult. Peut-être. Ce
que disent les scientifiques. En
attendant, quand vous avez le choix, et je peux
vous dire que tous
ceux qui s'opposent à ce protocole sont les premiers à aller courir le fer quand ils sont malades. Je ne
sais
pas. En
tout cas,
stratégie vaccinale.
Qu'est
-ce
que
vous attendez ? C'est un sujet grave. Le gouvernement, attendez une précision,
une stratégie au centre d'un accord au sein de l'Union. La Commission européenne
et
la Santé affirme aujourd'hui dans le JDD, vous me direz si vous le croyez ou pas, que les Européens auront tous accès en même temps au vaccin et que la France n'est pas en retard. Est-ce que ça vous satisfait ou est-ce que vous ajoutez
?
Premièrement, je maintiens qu'avant que tout le monde soit vacciné, si tant est que tout le monde soit vaccinable et que le vaccin soit efficace,
il
reste encore une bonne année. Donc, j'aimerais,
et
ça je le dis solennellement, j'aimerais qu'on ne fasse pas une fixation sur le vaccin et qu
'on
ne prenne pas les mesures barrières qu'il faut maintenir porter le masque
et
augmenter les lits de réanimation, j'aimerais qu
'on
le fasse, avoir la fameuse liberté de prescription et dernier point, on n'en a pas parlé, exiger un test négatif à l'entrée en France, même pour les citoyens européens, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Nous sommes l'un des seuls pays, je crois qu'Israël exige le test négatif, nous sommes le seul pays au monde qui est ouvert à tout vent, c'est une folie. Bon, ça déjà, on fait ça avant le vaccin parce que le temps de vacciner toute la population, si tant est que ça se fasse,
je
veux éviter une troisième vague,
parce
que le pays ne s'en remettra pas. Donc, l'enjeu, c'est d'être prudent et concret. Ni confinement, et il
n
'y a pas de vaccin tout de suite. Deuxième point, sur le vaccin, je suis très surpris de cet emballement.
Moi,
j'ai lu,
le
représentant de l'Institut Pasteur, j'ai lu dans le Figaro, M. Lelièvre, qui est patron de Montdor et membre du comité national des vaccins de la Haute Autorité de Santé, donc qui est dans l'autorité, et il dit quoi
? Il
dit quoi ? C'est écrit, vous retrouvez l'article du Figaro de cette semaine. Il dit, aujourd'hui, nous ne savons pas
si
ces vaccins sont efficaces et nous ne savons pas s'ils n'ont pas d'effet secondaire important. Il le dit, il l'écrit. Je m'en tiens à ça. Donc moi,
au jour
d'aujourd'hui, je serai ministre de la Santé, je dirais, j'attends des études, car les communiqués de presse
de
boursicoteurs, c'est-à-dire faits pour faire monter les cours de bourse, on a vu ce que ça donnait avec Gilead et le Remdesivir, j'attends
de
savoir ce qu'il en est. Si on a un vaccin sûr, efficace, sans effet contradictoire, pourquoi pas ?
Si,
en revanche, on nous
bourre
la tête avec un vaccin qui peut être dangereux, eh bien, je dis danger. Je n'en sais rien. Et donc, quand je ne sais pas quelque chose, j'attends. J'attends de lire, de voir, je fais confiance aux autorités sanitaires, au comité des vaccinations de mon pays, mais je dis aux Français, attention, il n'y a pas d'un côté le confinement où on souffre et de l'autre le vaccin miraculeux. Il y a un chemin de crête
qui
est de mesure prudence et de réapprendre à vivre avec le virus, de ressortir, de refaire marcher l'économie, d'arrêter ce délire d'enfermement, ce délire bureaucratique, ce délire où on nous
met
la tête au carré avec des mesures stupides. Il y a, en revanche, de prendre les bonnes mesures de santé publique pour faire comme dans les pays asiatiques ou comme dans certains pays d'Europe, vivre avec le virus, le contenir, nous protéger, les plus fragiles, et s'il y a le vaccin, ce sera la bonne nouvelle, mais je vais vous le dire, il faut être franc avec les Français, il ne
faut
pas raconter d'histoires comme on a raconté depuis tout début. le vaccin, s'il existe, un vaccin sur un coronavirus, tous les immunologues vous diront bon courage. Donc moi j'attends. Mais est-ce que ça veut dire que là,
on est dans la folie vaccinale. Emmanuel
Macron comme Jean Castex et Olivier Véran disent, on pourra sans doute vacciner les gens vulnérables, les personnes soignantes fin décembre, début janvier. Bah écoutez... Vous dites banco ou pas ? Ah je ne dis pas banco, moi aujourd'hui, compte tenu de
l
'état
des
connaissances
que j'ai.
Non, je ne
vais
pas sur le vaccin. Si le vaccin est sûr, je m'en réjouirai. Si le vaccin est une illusion financière pour faire monter le cours de bourse de Pfizer et de Moderna, je dis que ce n
'est
pas une politique de santé publique. Donc c'est normal que le gouvernement se prépare
parce
que s'il ne se préparait pas, on lui reprochait de ne
pas
s'être préparé. Alors je ne
vais
pas faire de double procès. Mais moi personnellement, vous me demandez mon avis de responsable politique, je n'en sais rien aujourd'hui. Et je crois que beaucoup de Français ont raison pour l'instant d'être un peu méfiant.
Donc depuis hier, les commerces dits non essentiels ont donc rouvert. Les lieux de culte aussi peuvent ouvrir leurs portes. Et puis il y
a
eu cette ordonnance, cette décision du Conseil d'État qui ordonne au gouvernement de revoir d'ici trois jours sa décision relative à la jauge dans les lieux de culte.
Jauge de 30 personnes.
Vous dites quoi ? Mais ça fait des semaines que je demande qu'on arrête avec ces mesures stupides.
Vous
pensez à quelles mesures stupides ? La limitation à 30 personnes
dans
un lieu de culte est complètement débile parce que vous pouvez avoir une chapelle où 30 personnes c'est trop et vous pouvez avoir une cathédrale où 30 personnes c'est grotesque. Donc, mais je me demande vraiment, je vous assure, j'étais hier dans ma circonscription avec mes concitoyens, ils se demandent si on est gouverné par des gens qui ont eu un problème psychologique ou qui ne savent plus ce qu'est la réalité de l'agence. Ça veut dire quoi qu'ils ont un problème psychologique
? Mais parce que ça veut dire
qu'on est gouverné par des fous
? Par
des gens qui sont hors sol. Hors sol ? Hors
sol. Et vous pensez qui est hors
sol ? Ceux qui prennent des décisions.
Le président de la
République, son conseil de défense, le Premier ministre. Est-ce que vous rendez compte du discrédit ? Et c'est grave parce que moi vous savez, je me réjouirais que si le président avait pris des bonnes mesures comme Madame Merkel, sereine, calme, voilà,
pourtant les Français ont l'air satisfaits
des décisions qui ont été annoncées.
Écoutez, si les Français sont contents, c'est qu'ils sont masochistes. En tout cas, moi je vais vous dire une chose. On a un très mauvais résultat.
On
a une des pires chutes économiques.
On
a des problèmes sociaux absolument délirants. Et on n'arrive pas à contenir l'épidémie. Avouez que comme bilan, c'est quand même pas terrible. Moi je demande qu
'on
prenne des mesures et j'ai proposé un plan B. J'ai proposé neuf mesures. Ils sont sur mon site internet de Debout la France. On a bossé avec des scientifiques, avec les meilleurs spécialistes. Je travaille avec eux depuis des semaines, des mois. Je ne comprends pas ce qui se passe. Donc, ce que demandent les Français, c'est quoi ? C'est du bon sens. Du bon sens. Et surtout, je vais vous dire, je crois que tout ça vient, j'ai essayé de réfléchir, parce que, pourquoi le Président prend de si mauvaises mesures et quel est son intérêt
? Je crois qu'en fait, ces gens...
C'est calculé ?
Il prend de mauvaises mesures ? Non, justement.
Je m'interroge. Je crois qu
'il
y
a
beaucoup de Français qui s'interrogent. Et bien moi, je pense qu'il y a une sorte de...
Comment
dire ? De complexe, de supériorité de l'appareil d'État qui traite les Français en enfants, en gamins immatures. Or, les Français
ne
sont pas idiots et on ne lutte contre une épidémie qu'avec le corps social.
On
ne peut pas vaincre une épidémie par une décision technocratique qui n'est pas comprise par la base
et
on ne peut vaincre une épidémie que si on apprend aux Français les comportements riches.
Qu
'est-ce qu'il faut faire et que si chacun se l'approprie
? Et
je vais vous donner un exemple. Je vois à la télévision une horrible clip
où
on voit un petit-fils embrasser sa grand-mère en lui disant c'est pas bien et après on voit la pauvre grand-mère qui est en train de mourir
dans un lit de réanimation. C'est arrivé
des milliers de fois. C'est stupide. Pardonnez-moi, c'est complètement stupide.
Et je vais vous dire pourquoi. C'est pas
ce que disent les médecins. Les médecins disent qu
'ils vont. Ni les inféziologues ni les spécialistes. Ils ont dit suffisamment
de conneries depuis le début.
Ils connaissent leur dossier. En tout cas,
ils ne connaissent pas l'âme humaine. Peut-être ceux-là et la psychologie.
À
quoi ça sert de faire peur aux Français comme ça ? Moi j'aurais fait plutôt des campagnes de communication sur pourquoi il faut se laver les mains 30 secondes et pas 10 secondes. Mais ça a
été dit.
Non mais des vraies campagnes où on apprend aux gens. Pourquoi il faut un masque à l'intérieur des transports en commun parce que je vois encore des gens qui ne les mettent pas dans les bus et que personne ne leur dit rien ? Pourquoi un masque FFP2 est plus protecteur pour une personne âgée ? Pourquoi on peut agir différemment et vivre
? Parce
qu'un pays qui a peur de tout
à
qui on montre à la télévision tous les soirs
des
images atroces devient complètement paralysé. La peur n'a jamais permis de vaincre un danger. La peur anesthésie le corps social. Et moi j'ai confiance dans les Français. Et je propose aux Français une autre politique pour vaincre le virus et d'une manière générale pour affronter les défis de demain. Ils ont besoin d'un État
qui
ne les prend pas comme des enfants. On a besoin de dirigeants qui nous respectent.
Et
si on nous respecte
on
fera le meilleur et vous
verrez Vous avez l'impression que mon président
le Premier ministre et son gouvernement
ne
respectent pas les
Français ?
Non il ne nous respecte pas il nous infantilise ils nous ont mis une muselière et ils considèrent les Français comme des enfants irrespectueux. Et on ne gagne jamais un combat quand on ne fait pas confiance à ceux qui le mènent.
Ça
ne veut pas dire
qu
'on ne dit pas des choses franchement.
Mais
dire des choses franchement ce n'est pas assister les gens c'est les responsabiliser. Et Clémenceau a gagné la bataille en 2017 en allant dans les tranchées et en changeant de comportement face à tous les nuls qui avaient fait des centaines de milliers de morts par leurs offensives stupides. On a de mauvais généraux il y
a
une bataille à mener c'est pas la guerre il ne
faut
pas comparer la guerre
c'est une bataille
il y a d'autres batailles qui se mènent moi je remarque que la Chine est en train de nous écraser économiquement que l'Occident est en train de perdre la bataille économique parce qu'elle réagit par la peur l'excitation une mauvaise politique et que les pays
qui
affrontent le virus sans avoir peur sans tout confiner s'en sortent maintenant mieux que les autres. alors prudence
parce
que je n'aime pas les complotistes qui disent qu'il
n'y a
pas de virus ça c'est pas vrai il y a un virus prudence
le
documentaire hold up par exemple c
'est pas votre place de côté
bien sûr il y
a
un grand complot qui mettrait un virus excessif mais en revanche est-ce qu'on ne peut pas agir en adulte face à un péril c'est la seule solution pour s'en sortir
alors
autre on passe à la dernière partie de cette émission ça vous concerne ça concerne votre activité c'est à dire votre partie Debout la France avec des démissions en casquins au sein de Debout la
France
dont celui de votre ex-porte-parole Jean-Philippe Tanguy de la vice-présidente Anne-Sophie Frigou de votre directeur de la communication Alexandre Loubet et également du délégué national Damien Toumi 4 personnes certains y voient le début de la fin de Debout la France et de son chef c'est à dire vous qu'est-ce que vous leur
répondez je sais que ça
les
réjouit mais je vous dis je vous pose une question en fonction de ce qui a été rapporté par la presse et par vos ex
-compagnons de route 4 personnes sur 800 cadres des dirigeants 4 dirigeants sur 800 cadres 800 on dit le porte-parole mais il
y
en avait plusieurs Damien Lempereur Benjamin Cauchy qui sont toujours là la vice-présidente il y en a plusieurs j'ai un député qui est arrivé du Pas-de-Calais José Evrard personne n'en a jamais parlé dans la presse et qui vient nous soutenir des conseillers régionaux qui sont arrivés personne n'en parle jamais donc c'est c
'est quoi on cherche à vous déstabiliser
oui on cherche à
vous déstabiliser bien sûr je
vous interromps vous disiez tempête dans un verre d
'eau
oui tempête dans un verre d'eau mais vraiment c'est
du délire
mais en revanche
c'est intéressant
volonté de
déstabilisation oui je vais vous dire
pourquoi oui quoi des volontés de déstabilisation oui je vais vous dire pourquoi parce que ces personnes sont parties ces 4 personnes alors il y en aura 2 ou 3 autres ça fera 8 je crois au maximum sur 800 800 cadres 12 000 adhérents donc il faut relativiser pourquoi ? parce que les instances de mon mouvement le 25 septembre on a eu un conseil national
le
26 septembre j'ai annoncé ma candidature à la présidence de la république pourquoi ? parce que le conseil national
a
décidé démocratiquement et à l'époque ces gens n
'ont
rien dit même pas élevé la voix ils étaient pour a décidé d'avoir une candidature présidentielle indépendante gaulliste patriote humaniste républicaine à la présidentielle
et
que les sondages sont pas si mauvais
quand
en 2016 je me suis présenté on me mettait 0,5 dans les sondages parce que si on avait pu créer moins 0,5 ou moins 2 on l'aurait fait j'ai fait un modeste score de 4,7 aujourd'hui nous avons tous les sondages les 4 sondages qui sont sortis depuis le mois de juillet le dernier de l'IFOP me donne entre 5,5 et 8
et je pense et donc qu'est-ce
que vous tirez comme conclusion ? je
pense que Marine Le Pen tout simplement n'est pas très contente de voir émerger quelqu'un qui est apprécié dans son parti qui est apprécié aux républicains le dernier sondage Harris d'hier soir me met 43% de popularité autant chez les républicains que chez le Rassemblement National je suis la seule personnalité qui mord si je puis dire sur l'électorat des deux parce que les gens se souviennent de ce que j'ai fait en 2017 et se souviennent de ce que je veux pour mon pays c'est-à-dire de rassembler tous les patriotes républicains gaullistes sur une ligne sérieuse
économiquement sérieuse ça veut dire
que derrière tout ça
il y
a
Marine Le Pen oui il y
a
Marine Le Pen qui s'est fâchée avec Marion Maréchal
qui
s'est fâchée avec Philippot
et
qui fait des crocs en jambes de bas niveau sur le sol qui l'avait soutenu au second tour sur vous bien sûr crocs en jambes de bas niveau de la part de Marine Le Pen oui j'assume
c
'est son choix je lui avais proposé une primaire ouverte
et
j'avais proposé cette idée d'une primaire ouverte parce que je considère
et
je considère toujours
que
si on veut battre Macron
il
faut un candidat sérieux
capable
de le battre
j
'ai pas dit obligatoirement que c'était moi j'avais dit faisons une primaire ouverte monsieur Retailleau pourrait y participer monsieur Wauquiez monsieur Philippot madame Le Pen le général de Villiers Eric Zemmour Onfret qui vous voulez
et
puis les patriotes et républicains qui veulent une autre ligne auraient choisi l'électorat les millions de français qui nous aiment bien madame Le Pen a refusé
j
'ai jamais compris pourquoi parce que je ne comprends pas pourquoi elle a tant peur de son propre électorat
mais
ça veut dire derrière qu'elle veut le monopole et moi je vous le dis très clairement le monopole de quoi ? le monopole de l'opposition à Macron parce que comme ça on est sûr que Macron sera réélu pourquoi Emmanuel Macron a besoin de Marine Le Pen ? parce que c'est son assurance vie j'ai été le plus loyal de tous je l'ai soutenu au second tour
on
ne
peut
pas dire que je l'ai fait le boulot j'ai vu le désastre du débat
je
ne veux pas revoir ça
ça
veut dire qu'en 2022 je veux
être au second tour
si elle est au second tour vous ne la soutiendrez pas ?
je
veux être au second
tour
non mais la question vous
ne la soutiendrez plus ? je ne
me prépose pas justement
je ne veux pas rentrer je ne veux
pas rentrer dans ce scénario parce que je fais tout pour qu
'il
n
'y
ait pas ce scénario et vous voulez que je vous dise quelque chose qui va me surprendre
je
pense que d'abord il
y
a 80% des français qui ne veulent pas de ce duel Macron-Le Pen
et
je pense au fond de moi-même
que
ni l'un ni l'autre ne seront au second tour je pense qu'on est à 18 mois de l'élection présidentielle
que
les français veulent autre chose libre à moi avec ceux qui m'aiment et qui me soutiennent et qui sont quand même quelques millions vu les sondages de proposer une autre voie cette autre voie
je
la propose nous avons un projet sérieux économiquement notamment
parce
qu'on ne gagnera pas face à Macron si on n
'a
pas un projet solide et
ça
ne plaît pas à quelques personnes qui préfèrent soutenir Marine Le Pen maintenant mais libre à elle
bon vent
est-ce que c'est juste de considérer qu'après avoir soutenu Marine Le Pen au second tour de la présidentielle vous avez décidé de retourner au bercail c'est
-à
-dire chez LR non
non
c'est pas juste les LR ont failli parce qu'ils ont oublié leur électorat qui est parti pour une partie à debout la France 400% des voix pour une autre partie au fond national les LR acceptent toujours des traités européens ou chez Emmanuel Macron ou chez Emmanuel Macron vous avez tout à fait raison tout à fait raison beaucoup et qui iront voter dès le premier tour Emmanuel Macron donc je pense que les LR n'ont pas clarifié leur position sur l'Union Européenne je pense qu'il faut revoir le fonctionnement de l'Union pour contrôler nos frontières produire en France redresser le pays ça veut pas dire quitter l'Europe ça veut dire revoir les traités je propose ce projet maintenant on est encore en liberté dans le pays il y a des français qui me soutiennent et bien j'irai au bout parce que je pense que la vie politique française a besoin de sortir de ce duel réducteur Macron-Le Pen Le Pen-Macron on a besoin d'autre chose en tout cas moi je le ressens comme ça et je fais un appel aux républicains comme aux gens du Front National qui veulent sortir de ce duel mortifère
qui fera
réélire
Macron
vous
dites on a encore liberté dans le pays je vous cite cette phrase c'est l'évêque de Bayonne Marc Hayé qui a dénoncé vendredi je crois une dictature sanitaire qui devient dictature tout court il a raison ou pas ?
dictature sanitaire le mot est
peut-être le mot est
peut-être fort je dirais
un esprit autoritaire faisons les mots un esprit autoritaire malsain
qui
prive les français de leur liberté de jugement et c'est ça qui
est
le plus grave et moi je dis à mes concitoyens qui m'écoutent retrouvez en votre fort intérieur votre liberté de pensée de jugement il y
a
une espèce de chape de plomb dans la société française qui est terrible et qui est malsaine et qui ne se retrouve pas dans d'autres pays regardez les débats en Allemagne les débats en Angleterre les débats aux Etats-Unis il y a beaucoup plus de liberté il y
a
une sorte de pensée unique qui
tue la France
vous ne
vous
sentez pas libre en France
? je
me sens je pense qu'il y a une tentation autoritaire
tentation autoritaire et qu'il
faut
et
qu'il faut
y
mettre fin dès 2022 c'est le sens de mon combat politique aussi et au-delà de ça cher monsieur Aziza
je
pense qu'il faut gouverner par le référendum d'avantage que les français ont besoin d'être davantage consultés sur l'immigration ils ne sont jamais consultés sur l'économie sur l'école moi je veux des référendums pour redonner de la vie à la démocratie française
et là vous verrez
que les français retrouveront confiance s'ils sont acteurs de leur destin en Suisse ils
le sont beaucoup plus on arrive à la fin de cette
émission
est-ce que réellement vous pensez qu'un jour vous serez président de la République et éventuellement
je n'en sais
rien j'ai un projet pour mon pays j'aime mon pays et je pense que dans l'histoire de France il y
a
eu toujours de grandes surprises et qu'à un moment peut-être et bien
des gens
honnêtes honnêtes qui sont sincères peuvent peut-être gagner face à ceux qui manipulent c'est votre tour je n'en sais rien je ne suis pas comme ça je pense qu'en tout cas c'est le tour des français et j'aimerais que les français se lèvent
merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir répondu à notre invitation bonne fin d'après-midi
merci à vous
et à dimanche prochain merci à dimanche
prochain merci à vous
Nicolas Dupont-Aignan