En campagne #1 : L'édito de Mathilde Panot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Mathilde PanotFait
« 4 jours entiers pour tenter d'interdire notre concert antiraciste lors de la fête de la musique résulta un immense succès populaire. »
- 3:30Mathilde PanotFait
« Mercredi 24 juin dernier, c'est France Culture qui diffuse à l'antenne un faux montage de Jean-Luc Mélenchon pour l'accuser d'antisémitisme et blanchir par la même occasion Marine Le Pen. »
- 4:00Mathilde PanotChiffre
« Une campagne qui a commencé par une magnifique démonstration de force avec 26000 personnes à Saintis pour notre premier meeting. »
- 4:30Mathilde PanotChiffre
« Une campagne qui réunit déjà 320000 soutiens à la candidature de Jean-Luc Mélenchon que vous pouvez continuer de nous soutenir sur mélenchon2027.fr. »
- 5:30Mathilde PanotFait
« Les journées les plus chaudes jamais enregistrées. Nous sommes entrés dans l'air des canicules. »
- 6:00Mathilde PanotFait
« 9 années d'inaction ont laissé notre pays dans l'impréparation totale. »
- 8:30Mathilde PanotFait
« La canicule est politique, elle est même un champ de bataille. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, c'est le premier numéro de l'émission En campagne qui sera un rendez-vous régulier de la campagne Mélenchon 2027. On va y raconter l'extraordinaire mobilisation populaire pour convaincre autour de nos idées et nous mener jusqu'à l'Élysée.
Car une campagne, ce n'est ni la course aux petits chevaux, ni l'intoxication sondagire quotidienne. Une campagne, c'est avant tout un formidable moment d'éducation populaire, le moment de mettre la société en mouvement et de prêter l'oreille aux forces qui la font bouger. Je donnerai donc ici la parole aux militantes et militants qui font vivre la campagne, à des artistes, des intellectuels, des syndicalistes et des acteur des luttes.
Nous savons d'ors et déjà que cette campagne ne ressemblera à aucune autre. Elle se déroule dans un continuum d'hostilité vis-à-vis de la force de rupture que nous représentons. En témoigne à l'extérieur les très graves opérations d'ingérence étrangère contre les candidats insoumis au municipal.
à l'intérieur des médias de l'officialité qui relaient avec complaisance des campagnes de désinformation et de diffamation. Des heure pour raconter que Rima Hassan aurait eu de la drogue sur elle, elle n'en avait pas. Silence radio. 4 jours entiers pour tenter d'interdire notre concert antiraciste lors de la fête de la musique résulta un immense succès populaire.
De nouveau silence radio. Mercredi 24 juin dernier, c'est France Culture qui diffuse à l'antenne un faux montage de Jean-Luc Mélenchon pour l'accuser d'antisémitisme et blanchir par la même occasion Marine Le Pen. Bref, vous l'avez compris, certains ne prennent même plus la peine de combattre nos idées.
Ils fabriquent des fictions pour nous salir. Nous ne pouvons donc compter que sur nous-même pour raconter tout ce qu'on ne vous racontera pas ailleurs. D'abord, une campagne qui a commencé par une magnifique démonstration de force avec 26000 personnes à Saintis pour notre premier meeting.
Une campagne qui réunit déjà 320000 soutiens à la candidature de Jean-Luc Mélenchon que vous pouvez continuer de nous soutenir sur mélenchon2027.fr. Une dynamique jamais vue dans notre histoire car oui, nous faisons une campagne qui ne ressemblera à aucune autre d'abord parce que nous allons la gagner.
Nous nous retrouverons donc pour deux numéros pilotes au mois de juin et de juillet avant de nous retrouver en septembre avec une émission régulière bientôt ouverte au public. Je ne peux pas commencer cette émission sans parler de ce que nous venons de vivre cette semaine. Les journées les plus chaudes jamais enregistrées.
Nous sommes entrés dans l'air des canicules. Cet événement extrême sans précédent sera la norme dans les années à venir. 9 années d'inaction ont laissé notre pays dans l'impréparation totale.
Les écoles sont des fournaises et fermes. Un logement sur deux est une boy thermique. Des personnes sans abri souffrent et meurent de la rue.
Des travailleurs sont mis en danger par les températures extrêmes. Rien de tout cela n'est une fatalité. C'est toujours le produit de choix politique.
Car oui, [musique] la canicule est politique. Elle nous pose des questions fondamental en même temps de révéler la vérité d'un pouvoir. Quels sont les corps protégés de la chaleur et quels sont ceux exposés à la chaleur et donc à l'épuisement ?
Le gouvernement a choisi son camp. Il sabr les budgets des rénovations thermiques. Il sabr le fond vert qui sert à rénover les écoles.
Il refusent un droit de retrait climatique pour les travailleurs ou encore de réquisitionner les logements. Il préfèrent donner la légion d'honneur au patron de totale énergie. De l'extrême droite climatonégationniste qui avant-hier encore pavané à Londres au cours d'un sommet anti-wiclimat en présence de grandes fortunes du pétrole et du charbon jusqu'au mépris de classe des multipropriétaires squatterurs de plateau climatisé.
La canicule est politique, elle est même un champ de bataille. On a entendu dernièrement Yan Bartès se moquer des locataires sous les toit et oser ajouter "Tout le monde s'en fout". Selon lui, la canicule serait au contraire un grand moment d'unanimisme où Bernard Arnaud aurait chaud comme le reste du peuple de France.
Non. Bernard Arnaud, du haut de ses 150 milliards de dollars de fortune et depuis son yach à 500 millions d'euros n'a pas aussi chaud que les étudiants, les enfants dans les écoles, les soignants, les malades, les travailleurs du PTP, les chemineaux, les précaires, les mal logés qui vivent dans les mansardes parisiennes autrefois habité par les domestiques. La canicule, c'est bien la lutte des classes continuer sous d'autres formes.
On continuera de dire aux ultra riches et à tous leur relais médiatiques que leur petite fête est finie. C'est donc de la fête dont je vous propose de parler dans notre première émission. Pas la fête au champagne de Bardella à Monaco avec sa princesse de Bourbon.
Pas la fête de Boloré sur son yacht avec Cyril Lenina et encore du même Bardella. Non, notre sujet c'est la fête populaire, celle que les puissants détestent. En quelques semaines, le pouvoir s'est acharné à criminaliser les free party, à réprimer les célébrations de joie après la victoire du PSG, à essayer d'interdire notre concert antiraciste lors de la fête de la musique avant que le tribunal juge cette décision totalement illégale à essayer d'interdire notre concert justice pour la Palestine avec à chaque fois le même résultat des milliers et des milliers de personnes sont venues y assister.
Avec nos invités, nous allons analyser pourquoi les puissants ont peur de ceux qui leur résistent par la fête. Car si les puissances se mettent à l'interdire, c'est précisément parce qu'elle peut être bien plus qu'un divertissement. Lorsqu'ils prennent prétexte de ses débordement pour la disqualifier, c'est peut-être que la fête en elle-même déborde leur imaginaire autoritaire.
La fête, c'est d'abord du temps libéré qui échappe au travail, à la production, à la rentabilité. Ce sont aussi des espaces de révolte. Les moments où l'on se retrouve, où l'on célèbre, où l'on s'aime, où l'on se revendique, où l'on s'assume sont autant d'occasions de résister à l'ordre social dominant. [musique] Ne le rendez plaise, la fête est politique et la joie aussi.
On en parle aujourd'hui.