Essence : carburant du mécontentement ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:08OuverteÉludée
Les prix à la pompe atteignent des records : faut-il craindre un retour des gilets jaunes ?
- 0:51OuverteÉludée
La hausse des prix du carburant est-elle un risque pour la stabilité sociale ?
- 1:35OuverteÉludée
Le gouvernement peut-il éviter une crise sociale avec l'élection présidentielle ?
- 2:19RelanceÉludée
La présidentielle agit-elle comme un paratonnerre contre les gilets jaunes ?
- 3:03OuverteÉludée
La situation budgétaire est-elle aussi grave que l'an dernier ?
- 4:08OuverteÉludée
Les aides ciblées suffisent-elles à protéger les Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:03Chiffre
« on emprunte aujourd'hui à 4-3 pour la dette, donc c'est des taux qui sont faramineux »
- 4:08Fait
« ce qui apparaît dans les cahiers de doléances sur les carburants s'est assez assimilé à une taxe sur le travail »
- 6:48Yael Broun-PivetFait
« L'aide ciblée je pense que c'est la bonne solution parce qu'autrement on arrose le sable »
- 13:31Chiffre
« le seuil psychologique est autour de 1,85 »
- 16:44Fait
« le plafonnement, c'est égal à la pénurie »
- 21:43Fait
« les stocks américains ont quand même été mis à rude épreuve dans les frappes contre l'Iran »
Temps de parole
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Les prix à la pompe qui atteignent des records et suscitent l'inquiétude. Et vous le voyez, c'est à la une ce matin de plusieurs de vos journaux régionaux. Cette hausse des prix du carburant et le gouvernement qui refusent de mettre en place des aides généralisées car le contexte budgétaire ne le permet pas. Prend-il le risque d'un retour des gilets jaunes ? On va en parler avec vous. Bonjour Jefferson des Sports. Bonjour Auriane. Merci d'être là, vous représentez la presse régionale, grand reporter à Sud-Ouest et nos deux éditorialistes politiques. Bonjour Elisabeth Martichaud. Bonjour Auriane. Ravie de vous retrouver pour cette saison qui va être chargée et danse. Et Mickaël également. Ravie de vous retrouver, vous nous accompagnerez également tous les jeudis.
Merci beaucoup Mickaël d'être là. Hausse des prix du carburant, on le voit évidemment, ça inquiète les Français. La presse régionale s'en fait l'écho encore ce matin, est-ce qu'il faut rendre Elisabeth une nouvelle colère type gilet jaune ? Alors jamais les Français n'ont connu une conjonction ou rarement en tout cas aussi défavorable, c'est-à-dire un prix de l'essence qui monte jusqu jusqu'à peut-être 2 ,40 disait Michel Ivoire Leclerc récemment. Bon les experts sont prudents parce que le prix du baril qui était monté jusqu'à 120 dollars au printemps dernier est déjà redescendu à 70 quelques semaines plus tard. Donc il n'y a pas une fatalité à ce que ça monte jusqu'à 180 dollars.
Mais s'il n'y a pas de cessez-le-feu, effectivement, il risque d'y avoir un niveau très haut. Donc prix du carburant extrêmement haut, difficilement supportable pour la plupart des Français et inflation. La combinaison des deux, vous voyez, est un cocktail. Gilets jaunes ou pas ? Ce que... Imagine le gouvernement, en tout cas ce qu'il prévoit pour l'instant, c'est que finalement l'élection présidentielle agisse comme une forme d'amortisseur parvent. C'est-à-dire que la colère des Français, elle pourrait être différée par l'attente des Français d'un nouveau président. Vous voyez bien que pour l'instant, c'est d'ailleurs l'offre de rupture qui domine dans les intentions de vote. Donc ça pourrait retenir, juguler cette colère.
Et par ailleurs, les gilets jaunes, c'était lié à l'action d'un homme, un premier ministre qui pouvait focaliser une forme de rage sociale. Là, ça n'est pas le cas. Les Français ont quand même plus ou moins compris que la menace venait de l'extérieur. Donc pour ces deux raisons, très globalement, pour l'instant, on ne voit pas d'indice. Mais par définition, il n'y a pas de carton de visite pour une colère sociale. – Est-ce que du coup, pour poursuivre ce que dit Elisabeth, paradoxalement, la présidentielle empêche, c'est un peu un paratonnerre pour la renaissance d'un mouvement gilet jaune. Est-ce que les Français se disent qu'on ne va pas manifester maintenant contre un président et un gouvernement en fin de course ? – Pour l'instant, on est dans un flou absolument total
puisqu'on n'a pas les arbitrages du gouvernement pour le budget. Et en fait, la séquence budgétaire qui va s'ouvrir, c'est extrêmement dangereuse. On est presque dans la séquence il y a un an, quand François Bayrou avait annoncé à la surprise générale un vote de confiance. Il n'y avait pas eu de portage politique pendant l'été. Là, cet été, on voit qu'il y a eu des ballons sondes, des ballons d'essai pour quelques mesures sur l'épargne scénariale, sur les retraités les plus aisés, pour aller chercher de l'argent. La situation est grave, on emprunte aujourd'hui à 4-3 pour la dette, donc c'est des taux qui sont faramineux. Donc la charge de la dette explose. Maintenant, la colère sociale dont parlait Elisabeth Martichoux à l'instant, elle n'apparaît pas parce
que les gens ont bien compris qu'on est dépendant de la guerre américaine en Iran, de l'action d'un homme dans un pays qui est l'Iran, qui pour l'instant, cette guerre est un échec puisqu'elle a créé une crise économique mondiale et elle a laissé la population iranienne aux mains des des mots-là qui sont plus réactionnaires que jamais. Donc c'est un double échec, maintenant on en paye tous les pots cassés. Et juste un mot sur les gilets jaunes, ce que vous disiez, on commence enfin à avoir quelques retours sur les études, sur les cahiers de doléances. C'était l'aide qu'on doit se tirer. – Exactement, on a fait un dossier dans le Sud-Oise de Meur, vous avez d'excellentes lectures à Orienne, c'était hier, simplement pour redire que ce qui apparaît dans les cahiers
de doléances sur les carburants s'est assez assimilé à une taxe sur le travail. Et en fait, dans les territoires périphériques en campagne, vous prenez votre voiture pour aller travailler. Et là, ce qu'on voit aujourd'hui avec ce prix de l'essence et du gasoil qui augmente, c'est aussi que ça impacte les gens qui vont travailler tous les jours. Et donc là, vous avez un problème pour le gouvernement puisqu'ils il ne veut pas rentrer dans des aides un peu plus massives, mais vous pénalisez en même temps l'activité économique. Donc vous êtes dans un contre-feu, en tout cas vous êtes pris dans un étau qui est difficilement réparable, et maintenant on attend les arbitrages budgétaires dont on ne sait absolument rien et pourtant qui vont être essentiels
dans la perception de ce règlement de la crise. – Ça veut dire que cette hausse des prix à la pompe, nickel, ça va compliquer une équation budgétaire déjà pas simple pour Sébastien Lecornu ? – Oui, ça va compliquer la fin de mandat, si je puis dire, pour Sébastien Lecornu. Ça va compliquer son discours politique et ça va également placer dans un dilemme les différentes formations qui ont des représentants maintenant et des candidats pour l'élection présidentielle. Quelle attitude va-t-il falloir adopter ? Est-ce qu'il va falloir jouer le jeu parlementaire et à aller à la censure parce
qu'on est dans le jeu politique d'aujourd'hui mais quitte à justement se donner au fond c'est déjà se mettre des boulets pour le programme d'après la présidentielle pour la personne qui arrivera dans le bureau de l'Elysée ce qui est clair c'est qu'on voit bien que au fond peut-être les états majeurs politiques devraient au fond déjà tous se mettre d'accord quelle que soit leur couleur politique c'est un programme commun qui va s'imposer les décisions difficiles quelle que soit la couleur que vous avez quelle que soit l'étiquette de la personne qui va être élue donc à l'Elysée et ça de ce point de vue là tout le monde s'y prépare et même l'attitude à adopter pendant le débat budgétaire va ensuite avoir un impact pour la suite quant aux gilets jaunes c'est très
paradoxal effectivement c'était une politique de l'ancien premier ministre Edouard Philippe qui l'avait déclenché mais pendant cette fronde pas un graffiti contre lui c'était Emmanuel Macron qui était visé et aujourd'hui c'est Édouard Philippe qui est candidat peut-être aussi ça va-t-il réveiller la mémoire des français et ça on verra dans les semaines à venir donc dans danger pour Édouard Philippe vous parlez des pressions politiques sur Sébastien Lecornu qui ne tiennent pas que des oppositions notamment sur ces questions d'aide pour les français face à la hausse des prix du carburant on écoute Yael Broun-Pivet la présidente de l'Assemblée Nationale c'était il y a quelques minutes L'aide ciblée je pense que c'est la bonne solution parce
qu'autrement on arrose le sable il faut vraiment aider les gens qui en ont le plus besoin moi je Je souhaiterais qu'on continue l'aide ciblée aux gros rouleurs. Elle va s'arrêter dans quelques semaines. Donc une aide ciblée, mais qui doit continuer au-delà du 30 septembre. Voilà, on l'entend, elle appelle à des aides ciblées, mais à des aides qu'il faut prolonger. Mais le gouvernement n'aura pas le choix. Il ne peut pas tout d'un coup laisser les Français alors même que lui continue d'engranger les 30 milliards annuels que lui rapportent les taxes sur les carburants. Le gouvernement, c'est son mantra. D'ailleurs, vous vous rappelez, Sébastien Lecornu l'avait formulé de façon... Enfin, l'avait formulé drôlement, on va dire, il y a quelques semaines, au printemps dernier,
quand il avait Il avait fait une conférence de presse sur la hausse des prix de l'essence. Il avait dit qu'on ne refera pas les mêmes conneries qu'avant. Et il évoquait évidemment les aides généralisées qui ont causé tellement de mal à notre équilibre budgétaire. Donc être ciblé, c'est le mantra de Sébastien Lecornu. Je me demande dans quelle mesure, c'est une supputation, dans quelle mesure les oppositions ne vont pas exercer une forme de chantage auprès de Sébastien Lecornu au moment de l'élaboration du budget. Sur censure ou pas, ça va dépendre. Nous, on demande le plafonnement, le blocage, autant de solutions qui n'en sont pas parce
que dans les deux cas blocage et plafonnement, parce qu'on importe, ça créera de la pénurie. Si vous plafonnez, vous allez voir un exportateur qui importe chez nous et vous lui dites « écoutez-vous, votre essence est à 2, moi j'aurais l'acheté à 81 ». Il va vous dire « moi je ne vous le vends pas ». Donc la pénurie, elle est égale à plafonnement, blocage. Mais est-ce que les partis qui prônent ces solutions vont l'exiger ou la baisse de TVA ? On verra, ça va être un sujet je pense. – Et on va revenir effectivement Elisabeth, vous avez raison sur les différentes solutions, pressions des oppositions, mais aides ciblées qui sont pour
le moment en cours jusqu'au 30 septembre, qui pourraient être prolongées, mais pas d'aides généralisées. Jefferson, vous nous parliez il y a quelques minutes de ces Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler et qui ne sont pas tous aidés par ces aides ciblées. Est-ce que du coup, ça risque de créer de la frustration et de la colère chez ces Français-là ? En tout cas, la colère et la frustration, elles viennent aussi de l'incompréhension. Et Mickaël le disait tout à l'heure, Elisabeth aussi. C'était la crise des gilets jaunes qu'on a connue il y a huit ans, c'est pas les mêmes ressorts, chacun a bien compris que là aussi on a le récit de l'impuissance française en politique étrangère, dans nos propres ressources puisque cette crise révèle une fois
encore notre dépendance aux énergies fossiles, alors certes le plan d'électrification est lancé, il y a quand même des améliorations, les ventes de voitures électriques bondissent, on a cette démarche qui est entreprise, maintenant tout ça vient aussi se percuter avec la la crise énergétique et la crise climatique. On l'a vu cet été, même les centrales nucléaires ont dû être à l'arrêt parce que les eaux étaient trop chaudes. Donc voilà, il va falloir aussi un regard assez global. Le problème, c'est qu'on rentre dans une séquence budgétaire extrêmement incertaine, qui vient se télescoper avec le début de la primaire du Parti Socialiste et qu'elle était la seule bouée de sauvetage du gouvernement Locornu. C'était le Parti Socialiste.
Est-ce qu'on peut imaginer les socialistes faire une primaire pour essayer de s entre dévorer entre eux pour espérer que quelqu'un émerge et en même temps négocier avec le Premier ministre à un accord, programme commun comme le disait Mickaël plutôt pour les candidats à la présidentielle mais en tout cas négocier quoi que ce soit avec le Premier ministre dont on sait que ses jours sont peut-être comptés parce que de toute façon ça s'arrêtera à minime au plus tard avec la fin de l'élection présidentielle mais on ne sait pas du tout ce qui va se passer en décembre et on n'imagine pas aujourd'hui un parti faire un cadeau sur le dos des français. Parce qu'en fait, ça va être ça. Si vous ne voulez pas d'impôts, les aides, ça va être compliqué.
Si vous n'activez pas ce levier-là, vous n'avez pas de possibilité. Donc là, pour l'instant, le Premier ministre fait plutôt le dos rond. Je ne vois pas d'autre expression en attendant de dévoiler ses cartes mais quoi qu'ils dévoilent de toute façon il ne fera pas l'unanimité et là on va rentrer dans une période extrêmement singulière jusqu'à quand il peut faire le doron pour reprendre l'expression de jefferson bon ben effectivement en plein débat budgétaire il va devoir donc à ce moment-là dévoiler ses cartes et même un vent d'ailleurs pour pouvoir dire effectivement comment dans quelle direction ils comptent à emmener les français en tout cas ce budget de la france qui va être extrêmement compliqué à monter sachant
qu'il y aura très certainement une rectification du budget après l'élection présidentielle parce que évidemment la personnalité qui sera élu aura à coeur de vouloir aussi mettre son empreinte, mettre son estampille, vouloir donc cristalliser et clarifier donc aussi par rapport à sa campagne qui aura pas été, de ce point de vue-là, réussi par définition. Donc tout cela, au fond, donne le sentiment d'être un peu dans un moment, je dirais, un peu irréel. Voilà, tout est Les contraintes ont été parfaitement décrites. Ça a l'air d'être l'équation impossible. On a parlé du Parti Socialiste qui ne va certainement pas être amené à aider le gouvernement, mais du côté de LR, on a vu...
Est-ce que cette question de comment on aide les Français face à l'hausse des prix du carburant, ça peut être un peu la ligne rouge, en tout cas le motif de non-censure d'UPS. L'année dernière c'était la question de l'expansion de la réforme des retraites, est-ce que là ça peut se jouer là-dessus ou pas ? Oui ça peut être effectivement cet enjeu là parce qu'ils vont avoir à coeur de dire voilà nous on est dans la défense donc des classes populaires d'autant plus que du côté des sociodémocrates il y a un intérêt urgent à montrer que l'on sait parler aussi aux classes populaires, parce que c'est aussi lié à la personnalité et au positionnement politique de Raphaël Glucksmann. Entre autres, donc de ce point de vue-là, oui, ça peut faire l'objet d'un levier politique. – Elisabeth ?
– Oui, de toute façon, le pouvoir d'achat, je pense, va redevenir, c'est un souvenir de 2022, un sujet de premier plan dans la présidentielles. Sébastien Lecornu, il est dans la seringue, comme on dit. Qui profiterait à qui, Elisabeth ? En 2022, Marine Le Pen avait fait du pouvoir d'achat son thème de campagne. Vous vous rappelez, alors ensuite, il y a eu le début de la guerre en Ukraine et on est arrivés au duel Macron-Le Pen. Profitez à qui ? A tous ceux qui vendent des solutions impossibles et qui sont douces à entendre aux Français. La réalité, c'est qu'on est dans une situation impossible. On n'a aucun argent. Et donc, dès qu'on donne... Je pense que Sébastien Lecornu, il dit être ciblé, être ciblé,
être ciblé, c'est son mantra, c'est sa doctrine, etc. Jusqu'à ce que ça ne le soit plus, parce que si effectivement le litre d'essence arrive en moyenne au niveau qu'a décrit Michel-Edouard Leclerc je ne sais pas sur quelle base il l'a fait mais si jamais ça devait arriver ça n'est pas obligatoire ça n'est Il n'y a pas une prédiction. Mais si ça arrive, Sébastien Lecornu, il devra aider les Français davantage. Donc si ça attendait 3 euros ? Mais même avant. Le choc psychologique d'un plein à 2 ,40, à 2 ,50 en moyenne, vous imaginez Qu'est-ce que c'est ? C 'est considérable. Il y a un sondage aujourd'hui qui dit que le seuil psychologique est autour de 1 ,85. Voilà. En moyenne, on est déjà au-delà. On est déjà au-delà puisqu'on est en dessous de 2 pour l'essence et à 2 ,12 pour diesel.
Donc si on arrive à 2 ,40, 2 ,50 aujourd'hui on se dit bon les gilets jaunes non pour les raisons qu'on a écrites et puis dans le fond c'est pas c'est pas quand les gens souffrent que la crise arrive c 'est quand quand les gilets jaunes ont émergé finalement on ne l'avait pas vu venir mais parce que c'était relativement calme donc on se dit ça va pas arriver mais ça peut ça peut survenir parce qu 'on ne sait pas ce qui se passe dans une france qui souffre à ce point là en termes de pouvoir d'achat et oui bien sûr ce sera un thème majeur oui d'ailleurs on dit faire le plein mais en fait en réalité c'est faire la point il y a beaucoup de français qui arrive à
la station service et qui dit je ne fais pas le plein je mets 20 30 euros en espérant que ça rebaisse parce que c'est impossible tout simplement par rapport à leur budget donc de ce point de vue là on est effectivement déjà sur des nouveaux comportements et puis par rapport à cette échéance je crois qu 'il faut entendre ce qui a été dit dans les noms dans une réunion séminaire autour du président américain où ou certains ont évoqué le fait que, très certainement, la guerre pourrait durer jusqu'à la fin de son mandat. On va y venir et on va écouter Donald Trump dans quelques secondes, mais pour finir sur la pression politique que subit Sébastien Le Cornu, on va regarder les propositions, notamment du Rassemblement national,
de la France insoumise, blocage des prix du côté de la France insoumise, des baisses de taxes du côté du Rassemblement national. Est-ce qu'il peut tenir face à cette pression. Pour le moment, le gouvernement dit qu'il n'y aura pas de plafonnement des prix, il n'y aura pas de blocage, il n'y aura pas de baisse de taille. Pour l'instant, il a raison de tenir sa ligne puisqu'on n'a pas encore ses arbitrages. Pour l'instant, c'est plutôt de bonne guerre. Mais qu'est-ce qu'on voit là ? On voit encore une fois l'un des nombreux effets délétères de la dissolution. Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, il n'y a pas de voie de passage. Et quand on est dans une crise, on a besoin de quoi ? De trouver des compromis, de trouver justement ces voies de passage-là. On ne les a pas.
Donc on revient encore une fois à cette dissolution parce que ça fait deux ans qu'il ne se passe rien, que tout est bloqué. Alors il y a eu la loi sur la fin de vie mais ça ne vient pas masquer toute l'inactivité et l'impuissance de ce Parlement. Et en temps de crise on a quand même besoin d'avoir des ressorts, les institutions sont faites ainsi. Donc soit les institutions ne sont plus adaptées à ces temps de crise très particuliers où il n'y a pas de majorité politique ou alors il va falloir retrouver une majorité politique. Mais là on voit bien qu'il y a un problème de maturité. Vu que vous n'avez pas cette culture de la coalition, vous n'avez pas cette culture de la coalition, vous n'avez et pas la culture non plus de la cohabitation, finalement ça ne marche pas.
Et là on va commencer à se poser la question d'un second quinquennat d'Emmanuel Macron complètement inutile, puisqu'on ne sait pas comment ça va atterrir jusqu'à la fin, mais vous le voyez bien, la dette a exploser, le chômage reprend, la crise des carburants est là, l'inflation commence à réapparaître, le bilan commence à être extrêmement lourd et il reste à peine 8 mois pour essayer d'inverser la tendance et d'offrir une sortie par le haut. Pour l'instant cette sortie n Le plafonnement, c'est égal à la pénurie. On ne va pas demander aux distributeurs de vendre à perte. C'est une solution qui paraît magique pour le consommateurs mais ça va être assez délétère et surtout avoir des conséquences très très dommageable pour la distribution de l'essence
donc est-ce que les oppositions espèrent que que ce soit dans le fond un blocage ou un plafonnement des prix pour les consommateurs, que le gouvernement compenserait une forme de subvention aux distributeurs pour qu'ils continuent à vendre leur essence. Si c'est ça, encore une fois, il faut nous expliquer comment on le finance. On le finance par plus de déficit, par plus de dettes. Et celui qui gagnera présidentielle, il arrivera avec un budget qui sera... qui ne lui permettra pas en réalité de mettre en place la moindre promesse électorale. Donc encore une fois, on est une équation impossible
et vous l'aviez vous avez raison les français quand même peut-être le sent un peu jusqu'à ce qu'il ne supporte plus mais ils partent moins en week-end les caddies sont moins plein pour l'instant ils font des arbitrages, il faudrait que l'augmentation cesse. – Du faire ça, vraiment le dis-je, ça m'interpelle, la sortie par le haut. À sa manière, Emmanuel Macron l'a trouvé, puisque parce qu'il réunit le monde spatial et les astronautes. Il se place ailleurs, il est vraiment déjà sur une autre planète, car son propos est de prendre la hauteur alors que les Français sont dans une logique, on l'entend et on en parle depuis tout à l'heure, très terre-à-terre. Je me demande comment d'ailleurs ils ont perçu et ils perçoivent ces jours-ci le fait
qu'on ait cette distorsion d'intérêts. Je pense qu'ils ne perçoivent pas. Je pense que pour les Français, ça passe complètement Et Emmanuel Macron, c'est déjà du passé. Ça ne va pas accentuer le procès en déconnexion ? De toute façon, c'est fini. Le rapport Emmanuel Macron n'a jamais fait un lien avec les Français. Ce n'est pas On m'attend qu'il le fera. Même si c'est important, c'est fondamental. Il y a eu beaucoup d'annonces de contrats pour les entreprises françaises, notamment pour Ariane qui est très présente en Nouvelle-Aquitaine puisqu'elle a 3400 salariés. Ça compte quand vous annoncez 10 lancements de plus pour Ariane 6, c'est de l'économie qui arrive directement dans les territoires. Ça s'est lancé, c'est le contrat Amazon, vous avez trois ans de carnet de commandes
qui sont lancés chez Ariane Group et chez Ariane Espace pour ces contrats spatiaux. Donc ça, c'est quand même très important, ça c'est de l'économie réelle pour le coup puisque c'est des programmes qui sont déjà lancés et qui se continuent. Je ferme la parenthèse mais maintenant ça n'empêche, ça nous ramène, ça ne fera pas effacer ce sujet des carburants qui est majeur et qui va vraiment empoisonner toute cette entrées politiques. Parce qu'effectivement la crise risque de durer, les prix à la pompe risquent de continuer d'augmenter parce que ça se tond dans le détroit d'Hormuz et on va écouter ce que disait il y a quelques heures le président amérique un donald trump cette guerre s'arrêtera immédiatement après notre élection merci beaucoup c'est à dire les midterms on est
donc le 3 novembre les élections de mi-mandat aux états unis alors on avait dit en tant que ce serait un coup près pour donald trump qui voudrait absolument terminer cette guerre avant les et avant les midterms pour pas que ça n'ait de conséquence sur cette élection finalement changement de discours, Michael, Elisabeth, on n'en est plus là. C'est-à-dire que les perspectives sont plus à long terme et que la crise sur les carburants risque de durer. Oui, parce que Donald Trump n'arrive pas à finir cette guerre parce qu'il ne la gagne pas. Parce que militairement, contrairement à tout ce qu'on avait prédit, l'Iran reste une nuisance, continue de frapper les pays alliés aux Etats-Unis dans la région et que le régime tient.
Et, surtout, il n'a pas débloqué Donald Trump, le détroit d'Ormouz. Cette nuit, dans le même discours, puisqu'il est allé à une convention républicaine. Il a annoncé que le Détroit était rebaptisé le Détroit Trump. Il ne cesse, pardon, de vendre des balivernes aux Américains comme son chèque de 5 000 dollars d'ailleurs, si jamais il gagnait les deux chambres. Bref, Donald Trump ne gagne pas cette guerre et on est en train de se dire, en effet, les experts commencent à dire que ça va durer dans le temps et qu'il faudra attendre une autre administration pour qu'on mette fin à ce conflit.
Mais Trump, lui, est enlisé et une fois il frappe, une fois il ne frappe pas et dans l'intervalle, il dit toujours qu'il a gagné alors qu'il n'a pas gagné. Oui, rappelez-vous avant qu'il revienne à la Maison-Blanche, il avait promis de mettre un terme à la guerre en Ukraine en une semaine. Bon, on est toujours au même point. La guerre en Iran devait être éclaire là encore, c'est un échec total. Et sur la question de est-ce que ça va durer ? Sans doute, mais il y a un vrai problème d'armement aux États-Unis. On sait qu'il y a un problème sur l'approvisionnement en missiles. C'est d'ailleurs pas non plus un hasard si les Ukrainiens ont autant de mal à avoir des missiles patriotes. C'est parce que les stocks américains ont quand même été mis à rude épreuve dans les frappes contre l'Iran.
L'Iran se prépare depuis des années à un conflit avec les Américains. On sait qu'ils ont enterré quantité d'installations. Ils ont aussi des installations mobiles pour pouvoir frapper. Et la meilleure preuve, c'est que l'Iran continue de frapper. Ça devrait quand même interpeller tout le monde qu'après tout ce qu'ils ont essuyé comme frappe, y compris contre des hauts responsables, des dignitaires du régime iranien. L'appareil militaire continue de fonctionner, puisqu'il y a encore des frappes régulièrement en riposte aux frappes américaines. Donc il y a un problème de lecture, mais ça on ne découvre pas aujourd'hui ni la psychologie ni l'attitude de Donald Trump qui dit tout et son contraire dans la même journée. Donc il peut dire que ça va durer, il peut dire que ça va s'arrêter.
Au fond, ça ne change rien. La question est posée, le Détroit n'est pas libéré, les pétroliers continuent d'être frappés et la crise est toujours là. Et du coup, ça joue sur les variations du prix du pétrole et donc sur les prix à la paume ? Ah oui, bien sûr. Maintenant, c'est la géopolitique à la maison. Et on le voit effectivement, évidemment en France depuis déjà quelques années, mais là encore plus depuis le début de cette crise économique politique. Si on veut des perspectives, il faut se dire ce qui est une réalité à partir de novembre la 2026 l'après tram va commencer il va mettre un certain temps évidemment à se cristalliser bien entendu mais là la fin de son mandat va donc maintenant
commencé à être vraiment à l'agenda comme on dit et donc que vraisemblablement, peut-être en fonction des personnalités qui vont se manifester, émerger pour pouvoir prendre la suite, on va voir dans quelle mesure la situation peut être débloquée. Mais sur le plan, je dirais, macro-politique ou géopolitique, on est dans une ère de chaos. On voit bien qu'il y a énormément de modes de fonctionnement dans les relations internationales, dans les modes économiques, dans le mode, je dirais, de de vivre, en particulier dans l'Occident. Il y a de grands bouleversements qui se mettent en place liés aux secousses dans ces régions-là. Et vraisemblablement, la campagne présidentielle française va être,
je dirais, vrillée par cette situation géopolitique. Ce qu'on mesure, c'est notre dépendance, notre catastrophique dépendance. Et d'ailleurs, c c'est intéressant, parce qu'on dit que la voie de sortie, c'est l'électrification. C'est vrai, mais on passera d'une dépendance au pétrole américain, au gaz russe. On achète encore du gaz russe. C'est quand même extravagant. Plus de 4 ans après la guerre, a une dépendance à l'égard de la Chine. Parce que l'électricité, le tout électrique, évidemment, ça nous mettra aussi entre les mains de la Chine qui a les matières premières. Donc c'est ça qu'on mesure aujourd'hui.
À chaque fois qu'il y a une secousse, dans la région productrice de pétrole en particulier, le carburant monte, on l'a compris. Et donc seul un cessez-le-feu, seul un cessez-le-feu permettra de revenir à des niveaux supportables. Et on le voit ça, des répercussions sur la France, sur les prix à la pompe. Est-ce que la France est condamnée à être spectatrice de tout ça ? Mais pas que la France, les cessez-le-feu aussi. Quand vous voyez sur cette guerre en Iran, le discours européen est quand même assez édifiant. Tout le monde est encore tétanisé par Trump. Il n'y a pas vraiment d'opposition très claire à la politique internationale de Trump. Il y a évidemment des prise de parole. Mais est-ce que l'Europe fait bloc ? Est-ce que l'Europe apparaît comme un contrepoids ?
C'est dans les crises qu'il faut justement apparaître. Elle a très bien su se regrouper sur la question ukrainienne, y compris faire la contradiction aux Américains sur la question ukrainienne. Mais là, sur la question iranienne, ça fait beaucoup trop. Pourtant, c'est maintenant que l'Europe doit s'affirmer, que les nations européennes doivent faire bloc et ramener la question de l'Union européenne sur le devant de la table. Et se poser en alternative, ce n'est pas du tout ce qu'on voit. Il y a encore une forme de tétanique à cet égard-là. Les Européens achètent encore de l'armement aux États-Unis. On est encore dans cette relation-là. Juste les midterms, ça va changer ? Si Trump les perd, ça va changer les choses ? On verra.
Déjà, s'il y a un résultat positif, s'il y a un résultat électoral qui consacre une défaite de Donald Trump, ce sera quand même un désaveu extrêmement profond pour quelqu'un qui avait fait une campagne notamment sur le pouvoir d'achat des Amériques. Merci beaucoup. Merci à tous les trois. Merci Jefferson, on se retrouve la semaine prochaine merci à tous de nous avoir suivi excellente journée sur public sénat public sénat en partenariat avec la presse régionale vous a