Barnier censuré, Macron doit dégager ! - Touche Pas à Mon Peuple ! #3
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Peux-tu nous rappeler ce qui a mené au vote de cette motion de censure ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment était l'ambiance à l'Assemblée pendant le vote ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quelles peuvent être les conséquences politiques pour le pays ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Qu'en penses-tu de la stratégie du Parti Socialiste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Éric CoquerelFait
« Vous allez être le seul Premier ministre à être censuré depuis Georges Pompidou en 1962. »
- 4:00Éric CoquerelFait
« La majorité du peuple est bien derrière la motion que je porte. »
- 6:00Louis BoyardFait
« Le nouveau Front populaire a le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale et c'est ça qui lui a permis de gagner un certain nombre d'amendements. »
- 8:00Louis BoyardFait
« Le Nouveau Front populaire est arrivé et lui a dit ce n'est pas sur le peuple français qu'il faut faire des économies, mais on va le faire sur le grand capital. »
- 10:00Louis BoyardFait
« Le Rassemblement National était embarrassé. Vous regardez le Rassemblement National après le vote de la motion de censure, il n'a pas applaudi. »
- 11:00Louis BoyardFait
« Chez les macronistes, il y avait une ambiance de fin de règne. »
- 12:00Louis BoyardFait
« Le gouvernement Barnier est tombé, ainsi que son budget violent. »
- 14:00Louis BoyardFait
« Nous avons donc en quelques mois le premier président de la République visé par une procédure de destitution de l'histoire de la Ve République. »
- 15:00Louis BoyardFait
« Le seul souverain en République et en démocratie, c'est le peuple. »
- 18:00Louis BoyardFait
« Macron, il a une seule condition, ne pas prendre au capital. »
- 19:00Louis BoyardFait
« Bernard Arnault a appelé le président de la République et lui a dit non, même Bernard Cazeneuve c'est trop. »
- 20:00Louis BoyardFait
« Le responsable, c'est Macron. Parce que le peuple français, lui, demande un partage de la richesse. »
- 22:00Louis BoyardFait
« Clémence Guettet : Le président de la République doit prendre conscience de l'état de gravité de la crise politique dans laquelle nous sommes. Et la seule issue possible désormais, c'est sa démission. »
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Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans le troisième numéro de Touche pas à mon peuple, le podcast de la France insoumise. Pour ce troisième numéro, nous allons bien sûr parler principalement de la motion de censure votée cette semaine à l'Assemblée Nationale contre le gouvernement Barnier, mais l'on fera aussi un tour à Fontenay-sous-Bois, où nous sommes allés à la rencontre des travailleurs de Honchamps mobilisés contre le plan social annoncé par le groupe Mullier. Enfin, sans oublier la carte blanche laissée à l'insoumission, c'est parti !
On rentre directement dans le vif du sujet avec la question de la motion de censure votée contre le gouvernement de Michel Barnier cette semaine. C'est Louis Boyard qui nous accompagnera sur ce sujet tout au long du podcast. On commence en écoutant des extraits du discours d'Éric Coquerel à l'Assemblée nationale.
Éric Coquerel qui présentait la motion de censure de la France insoumise, on l'écoute. Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Messieurs, Dames, les ministres, chers collègues. Monsieur le Premier ministre, nous faisons aujourd'hui l'histoire.
Vous, parce que vous allez être le seul Premier ministre à être censuré depuis Georges Pompidou en 1962. Moi, parce que j'ai l'honneur de porter cette notion de censure. Ne voyez dans cette introduction ni de quoi adoucir votre déception, ni de quoi me glorifier.
Simplement, je veux dire toute l'importance et la solennité de ce moment. J'apprécie tout le sérieux et l'ampleur de ce jour. Et je sens une responsabilité d'autant plus grande qu'à l'inverse de Georges Pompidou, la majorité de nos concitoyens n'est ni derrière votre gouvernement, ni encore moins derrière le président qui vous a nommé à cette place.
La majorité du peuple est bien derrière la motion que je porte. Au fond, cette motion... va emporter votre gouvernement parce que vous n'avez jamais su déjouer la malédiction que vous a transmis le vrai responsable de cette situation, Emmanuel Macron.
Cette malédiction, c'est l'illégitimité. Aujourd'hui, nous votons la ceinture de votre gouvernement, mais plus que tout, nous sonnons le glas d'un mandat, celui du président. Collègues, notre main n'a pas à trembler, je vous incite à censurer ce gouvernement.
En ce jour, ouvrons un avenir, la promesse d'une ombre après le crépuscule. Merci beaucoup. Louis, pour commencer, est-ce que tu peux nous rappeler ce qui a mené au vote de cette motion de censure à l'Assemblée nationale ?
Comment est-ce qu'on en est arrivé là ? Cette motion de censure, elle part des élections législatives après la dissolution prononcée par Macron et de la victoire du nouveau Front populaire qui est arrivé en tête lors des dernières élections. Le nouveau Front populaire a le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale et c'est ça qui lui a permis de gagner un certain nombre d'amendements, de construire un contre-budget.
Parce que alors que M. Barnier... a fait peser l'essentiel des économies qu'il avait annoncées sur le dos du peuple français à travers le gel des pensions des retraités, l'augmentation du prix de l'électricité, une taxe sur les apprentis ou même une réduction du budget de l'hôpital public.
Le nouveau Front populaire est arrivé et lui a dit ce n'est pas sur le peuple français qu'il faut faire des économies, mais on va le faire sur le grand capital. Et pour eux ça a été inacceptable et donc ils ont fait un 49-3 pour imposer un budget d'austérité. Sur le fondement de l'article 49, alinéa 3 de la Constitution, j'engage... la responsabilité du gouvernement, de mon gouvernement, sur l'ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025.
Et donc, il y a eu cette motion de censure proposée par le Nouveau Front populaire qui a été adoptée, précisément parce que M. Barnier n'avait pas de majorité à l'Assemblée nationale pour continuer la politique qui lui a été demandée par le président de la République. Louis, avant de continuer, on écoute Jean-Luc Mélenchon sur TF1 qui expliquait aussi le lien entre le 49-3 et la censure.
On l'écoute. S'il y a eu censure, c'est parce qu'il y a eu 49.3.
Le 49.3 a été déposé, c'est-à-dire la loi est considérée comme adoptée. S'il n'y a pas de motion de censure, la seule manière que nous avons de nous opposer à une loi dans ces conditions, c'est la censure.
Ça s'appelle la vie du Parlement, ça. Et c'est ce que M. Macron vient de qualifier d'anti-républicain.
Je crois que M. Macron a un gros problème, c'est qu'il ne comprend pas ce qui se passe, ni dans le pays, ni dans les mœurs politiques de ce pays. Il faut donc bien comprendre que ce n'est pas seulement M.
Barnier qui a été censuré, mais c'est aussi Emmanuel Macron, parce que la mission que le président de la République avait donnée au Premier ministre, c'était de continuer. de poursuivre la politique d'Emmanuel Macron, qui trois fois de suite a été battu dans les urnes. Louis, c'était donc un moment historique à l'Assemblée nationale l'autre jour.
Comment était l'ambiance à l'Assemblée pendant le vote ? Et toi, qu'est-ce que tu as ressenti quand tu as compris qu'on allait bel et bien faire tomber le gouvernement Barnier ? J'étais très heureux de faire tomber le gouvernement de Barnier.
Déjà, un, premièrement parce que c'est un gouvernement illégitime, et donc j'estime avoir accompli mon mandat de représentant du peuple, à savoir reconnaître la légitimité du vote populaire. et donc le faire reconnaître à travers mes votes à l'Assemblée nationale. J'étais heureux aussi parce que le budget qui avait été proposé par M.
Barnier, c'était un budget qui était absolument scandaleux, qui voulait taxer les jeunes, notamment les apprentis, faire des économies sur l'hôpital, s'en prendre aux retraités, augmenter le prix de l'électricité. C'était l'austérité, on ne pouvait pas continuer comme ça. Non seulement démocratiquement ce n'est pas légitime, mais en plus concrètement dans la vie du peuple, c'est impossible pour les gens qui tirent déjà la langue avec l'inflation, le service public qui s'effondre et compagnie.
Donc j'ai été heureux de faire tomber M. Barnier. Le Rassemblement National était embarrassé.
Vous regardez le Rassemblement National après le vote de la motion de censure, il n'a pas applaudi. Le Rassemblement National, il est vraiment dans un entre-deux qui montre qu'entre être avec Macron ou ne pas être avec Macron, ils ont du mal à faire leur choix. Et en tout cas, chez les macronistes, il y avait une ambiance de fin de règne.
Ils étaient particulièrement violents, agressifs. Je me rappelle notamment de Nicolas Turcoua qui a cherché à frapper Antoine Léaumant. Cette ambiance électrique, c'est vraiment celle d'une fin de règne. de gens arrogants qui ont toujours pensé pouvoir dominer tout le monde et qui aujourd'hui se retrouvent devant le fait que dans une démocratie, c'est le peuple qui tranche et qu'en l'occurrence, le peuple a tranché pour les dégager.
Donc voilà quelle était l'ambiance à l'Assemblée nationale. Juste avant de continuer, tu as évoqué la position pas évidente à trouver pour le Rassemblement national qui sait pas si il doit être allié avec Macron ou pas. Justement, les soutiens du gouvernement cette semaine ont beaucoup attaqué la motion de censure en disant que c'était un vote...
à la fois du Rassemblement National et de la France Insoumise et que c'était une alliance blablabla entre les extrêmes. Bref, j'ai trouvé que l'argumentation de Manu Bompard cette semaine qui a été interrogée dessus était bonne. Donc je vous propose qu'on l'écoute et après on continue, Louis.
Si vous voulez, on peut faire la liste. Moi, je suis un peu fatigué de vous avez voté avec parce que...
Si vous voulez, on peut regarder toutes les lois qui ont été votées par le gouvernement macroniste avec les voix du Rassemblement National. Là, c'est plus important et plus grave qu'une loi, vous pouvez le dire, c'est l'histoire, c'est un gouvernement qui tombe. monsieur Cohen, mais ça n'a pas la même signification.
Parce que quand vous votez une loi ensemble, c'est que vous êtes d'accord sur le contenu de cette loi. Quand deux formations politiques décident de censurer le gouvernement, ils ne proposent pas ensemble un autre projet. Donc c'est plus grave de voter une loi avec le Rassemblement National que de voter une motion de censure en même temps que le Rassemblement National.
On en revient au vote de la censure. On est donc mercredi à l'Assemblée nationale et un peu après 20h, le vote de la censure est annoncé, c'est majoritairement pour. On entend d'abord Yael Bron-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale qui annonce le résultat, puis la réaction de Mathilde Panot.
Écoutez. Voici le résultat du scrutin. Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure 288.
Pour l'adoption 331. La majorité requise étant atteinte, la première motion de censure est adoptée, mais il n'y a pas lieu de mettre au voile la seconde motion. Les conclusions de la Commission mixte paritaire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 sont donc considérées comme rejetées.
En raison de l'adoption de la motion de censure et conformément à l'article 50 de la Constitution, le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du gouvernement. Enfin, le gouvernement Barnier est tombé, ainsi que son budget violent. Nous savions depuis le premier jour de ce gouvernement que ce gouvernement allait tomber pour une raison toute simple.
Il était une provocation au vote des Français et des Françaises, fait le 7 juillet. Centurer Barnier, c'est respecter le vote des Français, c'est respecter la souveraineté du peuple, et c'est par notre motion, déposée par la France Insoumise et le Nouveau Front Populaire, que ce gouvernement a été renversé. Aujourd'hui est un jour historique pour la seconde fois dans la Ve République et pour la première fois depuis 62 années un gouvernement est renversé.
Nous avons donc en quelques mois le premier président de la République visé par une procédure de destitution de l'histoire de la Ve République et le gouvernement Barnier le plus éphémère de toute l'histoire de cette Ve République. Aujourd'hui est un jour historique qui porte un signal puissant pour l'ensemble du pays et ce signal est le suivant Le seul souverain en République et en démocratie, c'est le peuple. Le seul souverain, c'est ce peuple qui, à tout moment, peut décider que nous pouvons changer le cours de l'histoire.
Oui, c'est seulement la deuxième fois dans l'histoire de la Ve République qu'une motion de censure est votée. C'est donc évidemment une grande victoire pour les Insoumis. En face, les macronistes nous accusent, grosso modo, de bordéliser le pays et de faire rentrer le pays dans une crise à cause de cette motion de censure.
Qu'est-ce que tu as à leur répondre à ça ? Ce qui fait que la Constitution est solide et que le pacte républicain que les citoyennes et les citoyens ont passé les uns avec les autres à travers la reconnaissance de la légitimité des institutions républicaines, ce qui fait cette légitimité-là, c'est la légitimité populaire à travers le vote. Il y a des élections législatives où le nouveau Front populaire est arrivé en tête et ils ont refusé de reconnaître la légitimité de cette élection.
Le président de la République a refusé de reconnaître le vote des Françaises et des Français. Mais il n'empêche que les députés du nouveau Front populaire étaient à l'Assemblée nationale. Et ils ont gagné un certain nombre de votes.
Et parce que ces votes ne plaisent pas au président de la République, alors il tord la Constitution pour imposer des coups de force en permanence. Ce qui fait qu'on a une stabilité. C'est parce que l'autorité, elle est reconnue comme légitime par le peuple français.
Or, comme le vote des élections n'est plus pris en compte, comme le vote des députés n'est plus pris en compte, et que la seule chose qui a une valeur aux yeux du président de la République, c'est sa propre parole, Alors dans ce cas, il n'y a plus de légitimité. Et donc il n'y a plus d'ordre. Et c'est ça qui attaque la stabilité.
Donc en réalité, en refusant de reconnaître la légitimité démocratique du peuple français à travers ses votes, et de reconnaître la légitimité des députés à travers leur vote à l'Assemblée nationale, ils sont en train de faire entrer le pays dans une profonde période d'instabilité parce que l'autorité macroniste n'est pas reconnue comme légitime aux yeux du peuple français. Et c'est ça qui mène vers ce qu'ils appellent le chaos. Donc si je te suis bien, on peut donc dire directement que... que le responsable de la situation de crise politique dans le pays, c'est Emmanuel Macron.
Macron, il a une seule condition, ne pas prendre au capital. Il a fait beaucoup de renoncements, notamment en nommant M. Retailleau un nostalgique de la colonisation qui s'est grandement inspiré du programme du Front National.
Mais par contre, il n'a rien cédé au nouveau Front Populaire, parce que la principale revendication du nouveau Front Populaire, c'est la taxation du capital et c'est la seule ligne rouge de Macron. Il n'y a pas de compromis possible avec Macron parce qu'il n'y a pas de compromis possible avec le capital. Quand il y a eu l'idée de la nomination de Bernard Cazeneuve qui avait émergé dans la tête d'Emmanuel Macron, Bernard Arnault a appelé le président de la République et lui a dit non, même Bernard Cazeneuve c'est trop alors que c'est un bout.
C'est vraiment pour montrer qu'il n'y a pas de compromis possible avec le capital et Macron a choisi le camp du capital. C'est pour ça qu'il n'aura jamais un ministre du Nouveau Front Populaire parce qu'un premier ministre du Nouveau Front Populaire, lui, taxerait le capital. comme l'a d'ailleurs proposé l'Assemblée nationale à travers ses votes lors des débats sur le budget.
Donc oui, le responsable, c'est Macron. Parce que le peuple français, lui, demande un partage de la richesse, demande un partage de la richesse accumulée par le capital pour aider le peuple français, et lui, il s'y refuse. Et c'est parce qu'il refuse de faire plus qu'un compromis, d'accepter la légitimité du peuple qui demande de prélever sur le capital, qu'on se retrouve dans une situation qui est absolument inextricable et qui, inévitablement, les pousse vers l'extrême droite.
Parce que l'extrême droite, on l'a vu dans les débats à l'Assemblée nationale, elle a farouchement combattu les taxations du capital qui avaient été proposées par le Nouveau Front Populaire. Et c'est pour ça que pour eux, il apparaît comme une évidence d'aller voir Mme Le Pen pour obtenir des majorités, mais absolument impossible d'aller voir le Nouveau Front Populaire. C'est parce que le cœur de cette question, c'est la question du partage des richesses entre travail et capital.
C'est Emmanuel Macron qui bloque tout, et c'est en ça que c'est le seul responsable. Sur la question de la responsabilité de Macron, on écoute Clémence Guettet qui appelle le président de la République à une... prise de conscience, mais aussi à sa démission.
C'était juste après le vote de la censure. On écoute Clémence Guettet. Le président de la République doit prendre conscience de l'état de gravité de la crise politique dans laquelle nous sommes.
Et la seule issue possible désormais, c'est sa démission. Macron doit partir. Il est responsable du chaos dans lequel il nous a plongé lui-même.
Et nous devons en repasser aux urnes pour que les Français puissent déterminer quelle orientation politique est majoritaire dans le pays. Je le dis, nous sommes prêts pour une élection présidentielle anticipée. Nous avons un programme, un programme de rupture qui est le plus solide, qui est entièrement chiffré, que nous savons pouvoir mettre en œuvre pour le pays.
Notre tâche, notre responsabilité dans ce moment de gravité, c'est de ne rien céder. Maintenant que ce vote et que cette soirée historique avec la motion de censure qui est passée contre le gouvernement de Michel Barnier, qui est donc tombée, maintenant que tout ça, ça a eu lieu, Louis, quelles peuvent être les conséquences politiques pour le pays ? Il faut maintenant nommer un nouveau Premier ministre, un nouveau gouvernement.
Est-ce que tu penses que Macron peut tenir longtemps comme ça ? Pour bien comprendre quelle va être la suite pour le pays, il faut écouter l'allocution d'Emmanuel Macron, parce qu'il a fixé le cadre dans lequel il voulait que l'on aille. Il a dit que lui, il lui est resté 30 mois, et qu'il ne partirait pas avant ces 30 mois.
Or, ce qui caractérise Emmanuel Macron, c'est son refus de nommer un premier ministre ou une première ministre qui va aller prendre au capital pour faire le partage de la richesse. Donc, le refus d'Emmanuel Macron de nommer une première ministre ou un premier ministre du nouveau Front populaire. Dans le même temps, si Emmanuel Macron faisait la dissolution, si jamais il reprononçait de nouvelles élections législatives, on peut croire, vu comme il débat dans les sondages, que ça ne lui permettrait même pas de reprendre le contrôle dans l'Assemblée nationale.
Donc, on a le refus de la part du président de la République. de nommer une première ministre ou un premier ministre du nouveau Front populaire qui taxerait le capital. On a un refus du peuple français de jouer le jeu d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire de lui donner les pleins pouvoirs en échange d'une forme de stabilité dans les institutions.
Et au milieu, vous avez une population qui souffre de la politique d'Emmanuel Macron. Donc, puisque le président de la République ne veut pas débloquer la situation, puisqu'il entre dans un rapport de force avec la volonté du peuple français de faire un partage des richesses, la situation ne peut que passer par son départ. Et...
Nous, on va essayer, à travers la procédure de destitution, de faire en sorte qu'avec les institutions, on réussisse à le dégager. Mais si jamais le Sénat continue de défendre la République bourgeoise, il ne reste qu'un seul recours pour le peuple français, se mobiliser massivement pour qu'Emmanuel Macron quitte l'Élysée et qu'on ait une élection présidentielle qui permette de redonner la parole au peuple et donc de rabattre un peu les cartes dans le jeu institutionnel au vu d'une légitimité politique renouvelée. Voilà quelle va être la suite pour le pays. un peuple français qui doit se débarrasser d'un président de la République qui se comporte comme un roi de France.
Avant la dernière question, Louis, je te propose qu'on écoute Jean-Luc Mélenchon et Clémence Guetté, qui réagissaient après l'allocution d'Emmanuel Macron à 20h. On les écoute. J'ai entendu un bavardage creux et prétentieux, faire des leçons, donner des leçons à tout le monde, et en comptant sur le fait que les Français ne comprennent pas ce qui se passe.
Je l'ai trouvé, comme je pense beaucoup de Français, d'une arrogance terrible. Le président de la République, il nous a habitués à ce type de démonstration comme ça, de toute puissance. Mais j'ai trouvé que, vu qu'on était dans un moment historique, c'est quand même que la deuxième fois sous la Ve République qu'un gouvernement est censuré, la dernière fois c'était il y a 60 ans, j'ai trouvé qu'un peu plus d'humilité aurait été de bon ton.
C'est-à-dire qu'il arrive, il dit vous avez mal compris la situation, vous êtes responsable de tout, je ne suis responsable de rien je vais rester et grosso modo il renvoie les extrêmes dos à dos. Je précise d'ailleurs que le président de la République devrait savoir que nous ne sommes pas l'extrême gauche, c'est le conseil d'état lui-même qui l'a dit et que l'extrême gauche n'est pas représentée à l'Assemblée Nationale. Louis, ce vendredi, on voit qu'Olivier Faure va rencontrer Macron à l'Elysée au nom du Parti Socialiste qui se dit prêt à des compromis avec la droite pour bâtir un gouvernement, blablabla.
Toi, qu'est-ce que tu penses de ça ? Est-ce que tu penses que c'est la... bonne dynamique, le bon angle, la bonne stratégie qui doit être choisie par le nouveau Front populaire, tendent la main à Macron pour essayer de construire un gouvernement.
Il faut poser la question très honnêtement aux socialistes. Quel compromis vous voulez faire avec Emmanuel Macron ? C'est quelqu'un qui refuse de prendre au capital pour redonner au travail.
Donc il n'y a aucun compromis avec Emmanuel Macron. Parce que...
Si jamais le Parti Socialiste décide d'aller le rejoindre, est-ce qu'ils obtiendront l'abrogation de la réforme des retraites ? Non. Est-ce qu'ils obtiendront l'augmentation des salaires ?
Non. Est-ce qu'ils obtiendront des moyens dans l'école, dans l'hôpital ? Non.
Sauf à faire d'autres économies sur le dos du peuple, pour, en mauvais gestionnaire, prendre dans la poche de l'un pour remettre dans la poche de l'autre. Le Parti Socialiste abandonnerait le programme du nouveau Front Populaire s'il partait faire un compromis avec Emmanuel Macron en rejoignant son gouvernement. Donc le Parti Socialiste fait une erreur fondamentale en cherchant une ouverture.
Et surtout, il oublie le programme pour lequel il a été élu. Il a été élu sur la base du programme du Nouveau Front Populaire, programme de rupture, inspiré de l'avenir en commun, et puis surtout, il a aussi été élu parce qu'il avait les insoumis avec lui. Parce qu'aujourd'hui, vous ne faites pas l'union de la gauche sans la France insoumise, qui est la première force politique de gauche de ce pays.
Cette question de la fidélité à la stratégie, et surtout au programme du Nouveau Front Populaire, pour la suite, après cette motion de censure votée contre le gouvernement de Michel Barnier...
Ça a aussi été l'argument avancé par Manuel Bompard et par Jean-Luc Mélenchon. On les écoute. Moi, je reste fidèle au programme du nouveau Front populaire.
Je pense que s'il y a une possibilité de gouverner tout de suite dans la configuration actuelle de l'Assemblée, ça doit être sur la base du programme. Et après, bien évidemment, en essayant de faire voter nos textes par une majorité de députés à l'Assemblée nationale. Si certains se détournent du programme du nouveau Front populaire… C'est pas ça que vous dites ?
Détournent du programme ? Non, mais je n'ai pas… Il y a des nuances dans ce que les uns et les autres disent. Si certains se détournent, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ?
Je le regrette. J'espère qu'ils vont changer d'avis et qu'ils vont rester fidèles aux engagements qu'ils ont pris devant les électrices et les électeurs, simplement. Il faut tenir nos paroles, nous les gens de gauche, du nouveau Front populaire, si le prochain Premier ministre applique les mesures pour lesquelles nous avons été préférés.
Abrogation de la retraite à 64 ans, augmentation des salaires du SMIC, alors on le soutiendra, sinon on le combattra. Donc encore une fois, on voit que le PS est en train de se fourvoyer entre ces différents coups grands et les enjeux du prochain congrès, mais nous on espère les raisonner et leur rappeler qu'il y aura des élections bientôt et qu'aujourd'hui ce que veut le peuple français c'est le partage des richesses. La 6ème République et la bifurcation écologique incitent à un certain nombre de droits sociaux et que c'est pas avec Macron qu'ils réussiront à convaincre les électeurs. que c'est comme ça qu'on réussira à changer de pays.
Louis, merci de nous avoir accompagné sur cette question de la censure de Michel Barnier, du vote de la motion de censure déposée par les insoumis contre le gouvernement de Michel Barnier. On va suivre avec intérêt ce qui va se passer dans les prochains jours sur la constitution d'un nouveau gouvernement, et notamment donc de la stratégie mise en place par les composantes du nouveau Front populaire. On va passer maintenant à la suite du podcast et à la carte blanche laissée à l'insoumission.fr, le média en ligne de l'insoumission, et c'est Ulysse de l'équipe de l'insoumission qui s'y colle pour cette semaine.
Ulysse, c'est à toi. Contre le report de deux ans de l'âge de départ à la retraite, contre la baisse des indemnités maladie et la suppression de 4000 profs, mais aussi contre le racisme de Macron qui traite de cons tout le peuple de Haïti, contre la mise au pas de la jeunesse, contre le délire autoritaire de Macron, jusqu'au plus simple d'entre tous. pour dégager Macron.
Voici ce qu'ont répondu aux reporters et reporteresses de l'insoumission les personnes qui manifestaient le 5 décembre à l'appel des syndicats de la fonction publique et du secteur de l'énergie. Ce que ces réponses nous permettent de saisir, c'est le lien, la connexion, la convergence entre d'une part les revendications sociales, centrées sur le partage des richesses, le droit au service public, et d'autre part les mots d'ordre plus dégagistes, centrées directement sur la personne du président. Et c'est totalement logique quand on y réfléchit.
Quelle est la situation actuelle ? Le programme qui a remporté les dernières élections est un programme de rupture avec le néolibéralisme, cette politique qui consiste à gaver une poignée de privilégiés en prenant à tous les autres. La question du partage des richesses a donc été tranchée en juillet.
Le peuple veut taxer les riches pour financer la protection sociale et les services publics. Si notre démocratie fonctionnait normalement, c'est ce programme qui aurait dû s'appliquer. Seulement, face à cette exigence démocratique, se dresse un homme, seul, qui s'arc-boute au pouvoir, qui n'a aucune limite dans la brutalité pour imposer sa politique de matraquage social.
Quoi de plus logique donc que la manifestation du 5 décembre pour la défense des services publics se mue en manifestation pour la démission de Macron. Comme le disait Livia qui couvrait la manifestation de Montpellier pour l'insoumission, avec la motion de censure de la France insoumise qui a renversé Barnier, la première pierre de la citadelle est tombée. Les prochaines journées de mobilisation populaire seront décisives.
Pas de répit pour Macron. Ce week-end, les agriculteurs se mobilisent pour pouvoir vivre dignement de leur travail. Et à partir du 11 décembre, c'est un nouveau cap dans la radicalité qui est franchi.
Pour obtenir le sauvetage du fret ferroviaire, les travailleurs de la SNCF organisent une grève, je cite, reconductible et illimitée Est-ce qu'on va assister à un mouvement de convergence des colères suffisamment puissant pour emporter le président et redonner le pouvoir au peuple ? Pour le savoir, je vous invite à suivre l'Insoumission sur votre réseau social préféré ou sur notre site internet l'insoumission.fr.
Les conditions semblent en tout cas réunies. Déjà à Tours, des fonctionnaires venus en solidarité aux cheminots expliquaient aux reporters de l'Insoumission sur place qu'ils prévoyaient de se joindre à ce mouvement de grève, je cite, jusqu'à la victoire J'achève cette chronique en vous rappelant les mots de Jean-Luc Mélenchon sur TF1, deux jours avant la victoire du nouveau Front Populaire aux législatives 2024. Il y a une règle de météo politique.
Quand le vent souffle fort, il emporte aussi les girouettes. Dans cette tempête politique déclenchée par Emmanuel Macron, qui a refusé de reconnaître le résultat des urnes, les insoumis tiennent leur cap. Pour controncarer l'extrême droitisation, en particulier des élites, il faut offrir en permanence une alternative claire, un programme de rupture sur lequel le peuple puisse se rassembler.
Autre sujet dans l'actualité des luttes insoumises cette semaine. Ce mercredi 4 décembre, nous étions...
Aux côtés des travailleurs de Ausha Fontenay-sous-Bois, mobilisés contre l'annonce d'un nouveau plan de licenciement par la direction. On rappelle que l'on appartient au groupe Moulier. Et pour commencer, nous nous sommes entretenus avec Eladj et Carole, qui sont deux salariés de Auchan, qui ont répondu à nos questions.
Donc aujourd'hui, nous sommes en grève, parce que nous avons des camarades et des employés, des salariés, qui vont être mis sur le carreau. Neuf personnes qui sont concernées sur notre établissement. qui à mon sens ne seront pas reclassés dans l'établissement parce qu'il n'y a pas de poste à aujourd'hui à leur proposer.
On est là pour soutenir les salariés qui travaillent au Auchan et on est là aussi pour dénoncer le plan social qui est orchestré, organisé et bien planifié par le groupe Auchan. Quand je dis groupe Auchan, c'est le groupe millier. Parce que ce qui se passe aujourd'hui, ça s'est passé antérieurement avec des plans de licenciement en 2021, avec 1161 salariés.
Donc on a vu aussi avec Alinea, qui est filiale du groupe Mulier, qui a été fermée. Et aujourd'hui, ils nous annoncent encore un plan social de 2389, ce qui est inadmissible. Ce qui est plus grave, c'est que le groupe Mulier, et Ausha d'ailleurs, a touché entre 2013 et 2018 500 millions d'euros.
Et en plus de ça, on a vu aussi ce qui s'est passé avec le décathlon. où ils distribuent un milliard de dividendes. Donc quand on voit tout ça, on sait très bien que le patronat, notamment le groupe Millier qui est le premier employeur de Hauts-de-France, il s'en fout effectivement des salariés.
J'ai l'impression qu'il y a une énorme solidarité parce qu'il n'y a pas que des gens salariés en Fruttenay qui sont là aujourd'hui. Non, non, non, oui, oui, je pense que tous les corps de métier se sentent plus ou moins concernés. Il y a la majorité, c'est des personnes d'Auchan, des Ausha, des Cannecoins de la France, pardon.
Mais effectivement, il y a aussi des étudiants, c'est des travailleurs de demain, il y a des clients. L'actualité, c'est qu'ils ferment quatre magasins quand même, des drives, etc. Donc non, il y a une énorme solidarité, ça fait plaisir, ça fait chaud au cœur.
Parce que bon, on ne sait pas de quoi il fait l'avenir malheureusement. Et là, il y a des députés insoumis qui sont venus ce matin, et eux, ils portent notamment la proposition d'interdire ces licenciements d'offres. Qu'est-ce que tu en penses de cette proposition ?
À votre avis, je suis totalement d'accord. C'est pour ça qu'on est là aujourd'hui, pour mettre notre mécontentement en première ligne. De toute façon, c'est la solidarité qui nous fera avancer.
On est tous salariés à un moment donné, on a besoin de manger, on a besoin de payer nos factures, on a besoin de travailler pour payer nos factures. pour les loisirs, etc. Donc tout le monde est bienvenu pour manifester.
Il faut que ça s'arrête. Il y a plein de facteurs qui font qu'aujourd'hui on se retrouve dans cette situation-là et les actionnaires ne font aucun effort. Ils s'en mettent plein la poche.
Il faut bien qu'on se le dise. Donc à un moment donné, il faut que ça s'arrête. On veut l'abandon immédiat et sans négociation du plan social parce qu'il est injuste, il est injustifié.
Plusieurs députés insoumis étaient sur place et nous nous sommes entretenus avec Marianne Maximi et Aurélien Lecoq qui nous expliquent pourquoi. les députés insoumis avaient fait le déplacement. Aujourd'hui on était présents, on est plusieurs députés de la France insoumise à être venus.
Il y avait Aurélie Trouvé ce matin, là j'étais avec Aurélien Lecoq et ensuite il y a Thomas Porte qui vient d'arriver. A la fois déjà pour soutenir évidemment les salariés en lutte dans tous les autres champs de France. Ici il n'y a pas de postes menacés mais c'est une vraie journée de solidarité face à ce plan social violent et injuste.
Et donc on est venus nombreux pour ça et moi je suis venue particulièrement aussi parce que je suis la députée de Clermont-Ferrand où il y a un hypermarché. Le plus grand qui va fermer, en fait, c'est celui de Auchan Nord, donc à Clermont-Ferrand. C'est 220 emplois sur Massier-Côte qui vont disparaître, mais c'est aussi un drame humain pour les habitants d'un quartier, le plus pauvre de Clermont-Ferrand, qui voit disparaître le seul lieu de consommation, mais aussi de lieu de vie, en fait, dans un quartier où tout recule, notamment les services publics.
Et donc, on est venu, évidemment, dénoncer aussi ce qui se passe dans le groupe Mulier, c'est-à-dire un groupe qui se gave. qui se gavent à la fois d'argent public mais aussi qui gavent ses actionnaires en échange. Sur les 2389 emplois qui sont supprimés partout en France, une grande partie vont être supprimés dans le Nord et dans les Hauts-de-France.
Il faut savoir qu'Auchan est l'un des premiers employeurs privés dans le Nord et notamment du côté de Villeneuve-d'Ascq puisque la centrale d'achat de Villeneuve-d'Ascq, plus de 700 personnes risquent de perdre leur emploi. C'est un quart des salariés sur ce site. La réalité, c'est que derrière les chiffres, il y a des vies.
Ça veut dire des familles qui sont détruites, des divorces, des séparations, des gens qui ne savent pas comment ils vont réussir à simplement faire manger leurs enfants. On sait qu'en France, on a déjà une personne sur deux qui n'arrive pas à manger. Et il faut voir la cruauté, la dureté de ce plan social qui intervient et qui est annoncé juste avant Noël.
Donc non, c'est quelque chose de très, très difficile. Mais heureusement, les salariés sont déterminés, combatifs. Il est hors de question de se laisser faire.
Ce n'est pas parce que...
Des grands patrons décident de s'en mettre plein les poches parce que rappelons-le, oui, Mullier c'est une fortune colossale, 52 milliards pour l'ensemble de la famille Mullier. Ils se versent de nouveau, là ça a été annoncé ces derniers jours, un milliard supplémentaire via des dividendes qu'il prend à Décathlon, donc de l'argent il y en a. C'est un choix que de décider de se gaver d'argent public d'un côté pour se le mettre dans les poches et laisser des centaines, des milliers de salariés et des familles. sur le côté de la route.
Marianne, à l'Assemblée nationale, les députés insoumis essayent de protéger, de défendre les travailleurs face à ce genre de décision des grands patrons. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? On a posé un texte de loi qui vise à interdire les licenciements boursiers, c'est-à-dire quand il y a des profits, des dividendes qui sont versés, on ne peut pas normalement supprimer des emplois dans le même temps et c'est exactement ce qui se passe à Auchan, mais aussi à Michelin.
Et on a aussi déposé une demande de commission d'enquête qui vise à voir ce qui se passe avec les aides publiques parce que ce sont des groupes, je l'ai dit, qui se gavent d'argent public sans aucune condition ni contrepartie. Et les groupes, par exemple de la grande distribution, ont touché des crédits d'impôt qui visent en fait à développer des caisses automatiques, donc à supprimer des emplois. Donc nous, on est évidemment contre ça et on veut contrôler ce que font ces grands groupes avec de l'argent public qui vient de nos impôts et mettre des critères et des conditions.
Et s'ils ne restent pas ces conditions, qu'ils remboursent et qu'ils rendent de l'argent. C'est la fin de ce troisième numéro de Touche pas à mon peuple, le podcast de la France Insoumise. Merci à toutes et à tous de nous avoir écoutés.
N'oubliez pas de vous rendre sur le site macron-destitution.fr pour pouvoir signer la pétition pour la destitution d'Emmanuel Macron. N'oubliez pas aussi que vous pouvez participer à la compacte de dons lancée par la France Insoumise.
Pour ça, vous allez sur lafranceinsoumise.fr. En Ausha droite, vous cliquez sur le bouton Faire un don Et enfin, pour finir, n'oubliez pas aussi le mardi en direct sur la chaîne Twitch de la France Insoumise. de regarder la base de prévention hebdomadaire.
Voilà, merci beaucoup et à la semaine prochaine pour le prochain numéro de Touche-moi à mon peuple.
Jean-Luc Mélenchon