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interviewBFMTV· 4 décembre 2024 52 min

Motion de censure: l'intégralité des prises de parole à l'Assemblée nationale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mieurs dames les ministres chers collègues monsieur le Premier ministre nous faisons aujourd'hui l'histoire vous parce que vous allez être le seul Premier ministre à être censuré depuis Georg Pompidou en 1962 moi parce que j'ai l'honneur de porter cette notion de censure ne voyez dans cette introduction ni de quoi adouir votre déception ni de quoior simplement je veux dire toute l'importance et la solenité de ce moment j'apprécie tout le sérieux et l'ampleur de ce jour et je sens une responsabilité d'autant plus grande qu'à l'inverse de georgge Pompidou la majorité de nos concitoyens n'est ni derrière votre gouvernement ni encore moins derrière le président qui vous a nommé à cette place la majorité du peuple est bien derrière la motion que je porte au fond cette motion va emporter votre gouvernement parce que vous n'avez jamais su déjouer la malédiction que vous a transmis le vrai responsable de cette situation Emmanuel Macron cette malédiction c'est l'illégitimité votre illégitimité absolue devant le suffrage universel vous qui êtes issu de la force politique parlementaire qui a le plus mauvais résultat aux élections législatives l'illégité de la coalition é censé vous porter et plus encore l'illégitimité du programme économique et social puissamment rejeté par les Français et français en juillet 2024 ce même programme que vous aurez vainement tenté de perpétuer puisqueque telle était la mission pour laquelle vous aviez été choisie vous minoritaire par un président lui aussi minoritaire votre échec était annoncé et il fut finalement cuisant en témoigne le Budet de sécurité sociale transformé par les amendements du nouveau front populaire qui ont été adoptés contre vot gré mais vous avez esquivé son adoption en jouant la montre car elle est la dernière arme des gouvernements faibles par ailleurs le débat sur le budget de l'État déserté par vos troupes a eu lieu en présence de seulement 20 à 30 députés de votre socle présumé commun qui s'est révélé un dernier bataillon en déroute ce socle fissuré fut incapable d'éviter l'adoption des amendements de justice fiscale et sociale porté par le NFP un budget transformé contre lequel grotre seu parade ici non la montre mais l'appuie du rassemblement national cette illégitimité provoque votre chute aussi car vous n'avez pas tenu vos engagements vous disiez que vous respecteriez le Parlement après le record de 493 déclenché par les gouvernements précédents pour expédier une politique déjà minoritaire nous ne vous avions pas cru d'où notre Mo censure en octobre la suite a montré que nous avions eu raison vous avez montré que les seuls compromis que vous étiez prêt à admettre éta ce négocier avec vous-même vous n'avez même pas esquissé le moindre mouvement en faveur des amendements adoptés dans cette chambre ni dans le budget de la Sécurité sociale où pourtant nous réglions une grande partie des déficits des comptes sociaux en faisant par exemple cotiser les dividend ni dans le budget de l'État où pourtant nous apportions 56 milliards d'euros en revenant sur cadeaux fiscaux fait et hontément aux ultra riches et aux très grandes entreprises depuis 2017 or ces recettes supplémentaires permettez d'éviter d'augmenter les taxes sur l'électricité ou de pénaliser le pouvoir d'achat des actifs et des retraités et ces recettes permettaient aussi de réduire le déficit en dessous de 3 % ce qui librait directement des marges de manœuvre pour investir dans l'écologie l'éducation la santé voilà le résultat que vous avez évacué d'un revers de main ce résultat adopté grâce au NFP s'avérait pourtant largement préférable à la Sour et au larme que vous promettez aux Français au détriment de l'activité économique et de la bfurcation écologique pire vous avez finalement tenté des compromis mais avec l'extrême droite ce rassemblement national que vous avez privilégié en violation du barrage républicain qui s'est exprimé majoritairement en juillet dernier ce barrage dont vous auriez à minima monsieur le Premier ministre il être le garant mais cette compromission n'empêchera pas votre chute vous chuterez de surcroix dans le déshonneur puisque vous étiez même prêt à remettre en question l'aide médicale d'État jusqu'au bout vous-même ou vos ministres comme Monsieur rotillot hier des questions gouvernement auraient invoqué des valeurs communes avec l'extrême droite afin d'éviter que ces députés ne votent la censure cette aspiration à un front réactionnaire est une insulte vis-à-vis de tous les électeurs qui ont permis à vos maigres soutiens de siéger encore dans cette chambre pour faire barrage vous vous inscrivez ainsi dans cette tendance qui voit dans beaucoup d'autres pays les partisans du néolibéralisme et du marché s'accorder avec l'extrême droite s'approprier ses idées et mettre en œuvre son programme illégitime vous l'êtes aussi parce que vous avez refusé d'entendre après le puissant message du mouvement social de 2023 l'écrasante majorité qui veut l'abrogation de la réforme des retraites cette volonté qui s'est exprimée de nouveau en juin dans les urnes comme les vôtres ont contourné le refus des Français du traité consel européen en 2005 vous avez aujourd'hui considéré que le peuple avait tort puisque vous estimé avoir toujours naturellement raison cette illégitimité remonte à ce passage en force contre la population exigé par le Président de la République hier par le 493 du gouvernement borne aujourd'hui par l'obstruction parlementaire organisée par votre gouvernement pour éviter l'abrogation ce mépris explique le crépuscule qui tombe sur l'avenir politique du président et dans l'immédiat sur le vôtre comme certains de mes collègues ici l'ont fait je vais vous raconter chers collègues mon rapport personnel à l'âge de départ à la retraite Marcel Mercier était mon grand-père maternel ouvrier chez Michelin dans la bonlieue parisienne il part à la retraite en 1960 à l'âge de 65 ans il rejoint son pays natal le pays ranais mais il meurt 6 mois après en 1980 la gauche arrive au pouvoir et abaisse l'âge de la retraite à 60 ans or je n'ai jamais pu m'ter de l'esprit le fait que mon grand-père a eu le droit de vivre heureux au moins 5 années supplémentaires ces histoires là chers collègues nous les partageons par millions en France et nous sommes beaucoup à penser que la question n'est pas de travailler jusqu'à l'épuisement mais bien le droit de profiter en bonne santé de ces années de vieillesse ce choix il appartient aux travailleus et au travailleurs et ils disent qu'ils aspirent à un meilleur partage de la valeur plutôt que de travailler de années de plus voilà ce que vous n'avez pas compris car les salariés estiment par exemple que 2 ans de VI va largement 0,15 % de cotisation en plus pendant 7 ans ainsi nous pourrions garantir l'équilibre du régime or à cette préférence vous n'avez rien d'autre à opposer que les éléments de langage du meddeef et des fonds de pension désireux de mettre la main sur ce pactol ce serait Monsieur le Premier Ministre une raison déjà suffisante pour vous censurer enfin arrêtez ce mauvais coup porté au pays qui consiste à dire après moi le déluge le chaos est déjà là il est politique économique et social ce n'est pas la politique économique que nous voulons qui explique les chiffres catastrophiques du déficit les plans de licenciement massif le chômage qui remonte l'incapacité à faire face aux besoins en matière d'investissement écologique c'est votre politique économique et fiscale qui a consisté à pauvrir le pays au bénéfice des ultrariches et du capital et pour le plus grand malheur du reste du pays c'est pourquoi la censure populaire se fait chaque jour plus vivre celle des agriculteurs des taxis des salariés de champ des soignants et demain des enseignants votre navire prend l'eau la colère monte cette politique échoue ici et partout en Europe il est donc vital de rompre avec elle le chaos est déjà là et il na pas avec votre chute si le budget de la Sécurité sociale n'est pas adapté on appliquera celui en cours les cartes vitales fonctionneront toujours et les retraites seront même indexé sur l'inflation ce qui bénéfici au retraitéans compter que rien nêchera un gouvernement de déposer un nouveau budget de la Sécurité sociale et après votre chute il y aura tôt ou tard un budget pour l'État arrêtez de faire croire que la lumière s'éteindra la loi spéciale évitera toute shotdown elle permettra de passer la fin de l'année en décalant de quelques semaines l'examen du budget pour 2025 et contrairement à votre propagande cela ne fera pas payer d'impôt de plus aux français puisque cette loi n'aura pas vocation à duré plus de quelques semaines il existe une meilleure solution qui respecterait le suffrage universel nommer un gouvernement NFP qui pourrait avantageusement amander le budget qui reviendra le 18 décembre à l'Assemblée il pourrait reprendre tous les amendements qui avaient s trouvé une majorité ici même il lui restera alors 2 semaines pour essayer de faire passer la partie recette avant fin décembre comme la loi li oblige mais il semble que le chef de l'État ne veuille toujours pas de cette solution qui contredit les fondements de sa politique au service de la finance voilà pourquoi se posera à nouveau et rapidement la question de la sortie de cet impasse cette sortie de crise passera par le suffrage populaire elle ne pourra tendre juillet et doit concerner le responsable de tous ces chaos j'ai nommé le président de la République aujourd'hui nous votons la centure de votre gouvernement mais plus que tout nous sonons le GL d'un mandat celui du président collègues notre main n'a pas à trembler je vous incite à censurer ce gouvernement en ce jour ouvrons un avenir la promesse due nvre après le crépuscule merci beaucoup merci beaucoup la parole la parole est à présent à madame la Présidente Marine Le Pen pour le rassemblement national pour une durée de 15 minutes madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues allez silence s'il vous plaît s'il vous plaît nous voilà arrivés au moment de vérité un moment parlementaire inédit depuis 1962 qui va sceller selon toute vrais semblance la fin d'un gouvernement éphémère un gouvernement de circonstan et finalement aar Monsieur le Premier Ministre dès votre nomination à Matignon le rassemblement national avait fait un choix responsable transparent et loyal vous prendre au mot lorsque vous vous disiez prêt à construire un texte garantissant je vous cite des dépenses maîtrisées un effort juste et une France souveraine et à tenir compte des attentes légitimes de nos 11 millions d'électeurs pour atteindre ces trois objectifs nous avons voulu croire manifestement à tort que vous vous ne seriez pas le simple continuateur d'un système rejeté lors des dernières élections mais un bâtisseur sincère conscient des souffrances du pays capable d'appréhender les nouveaux équilibres politiques et de rendre enfin la parole à ces millions de Français ignorés comme effacés de l'esprit des gouvernant mais au fil de ces trois petits mois il est apparu que vous étiez en réalité à la tête d'un gouvernement dépourvu de toute assise démocratique y compris au cœur de votre soi-disant socle commun un socle par ailleurs miné par les ambition manr de CIR qui Rong l'Assemblée nationale va très vraisemblablement censurer dans quelques minutes cette illusion d'optique vous êtes surpris de cette épilogue ce qui est surprenant dans cette affaire c'est la surprise d'un Premier ministre qui sait mieux que nous que s dans serr que l'intransigence le sectarisme et le dogmatisme lu ont interdit la more ce qui aurait évité ce dénouement monsieur le Premier ministre vous avez fait le choix de prolonger l'hiver technocratique dans lequel est plongée la France depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017 la déconnexion des attentes démocratiques la verticalité des décisions le refus des consultations et des compromis en somme le respect de la volonté du peuple français en matière migratoire sécuritaire ou fiscal ou en matière de construction européenne et ce malgré les résultats sans appel des élections de juin et juillet dernier rien d'étonnant dans ces conditions à ce que ce budget s'inscrive dans la continuité des 50 derniers qui l'ont précédé des budgets de déficit chronique et de gaspillage qui ont porté notre dette à un niveau jamais atteint 3300 milliards dont la facture est invariablement présenté aux Français sommet d'éponger césirement depuis 50 ans la France a perdu le contrôle de ses finances publiques elle s'est rendue prisonnière de ces budgets qui auerent désormais son avenir celui de nos enfants et même de nos petits enfants ils n'ont pas seulement découragé le travail mais la création de richesse pas seulement la volonté d'entreprendre mais la possibilité de le faire ce budget ne sque pas seulement à la France il prend en otage les Français et singulièrement les plus vulnérables les retraité modestes les personnes malades les trava pvre les Français considérés comme trop riches pour être aidé mais pas assez pauvres pour échapper au matraquage fiscal c'est français qui se posent tous une unique question où va l'argent car comme nous il constate cet extravagant paradoxe toujours plus d'impôt et pourant toujours moins de serv public toujours moins de protection sociale dans ce contexte de crise budgétaire et institutionnelle nous vous avons proposer un contrebudget traduisant cinq choix politiques clair rendre du pouvoir d'achat au français défendre les entrepreneurs lutter contre les rentes la spéculation et la fraude dégraisser l'État et le recentrer sur ces missions régaliennes stopper les dépenses contraires à la volonté populaire vous avez refusé jusqu'au bout de retenir ne serait-ce qu'une partie raisonnable mais essentielle de ces mesur pourtant détaillé et chiffré vous n'avez apporté qu'une seule réponse l'impôt l'impôt toujours l'impôt 40 milliards d'impôts nouveaux dont 20 milliards pour les entreprises national qui a qualifié votre budget de récessif ce sont les milieux économiques vous avez même refuser de soutenir l'indexation des retraites sur l'inflation mesure qui il y a quelques mois était un marqueur voire une ligne rouge du soi-disant socle commun en fait les seules lignes rouges qui ont été abandonné depuis 3 mois ce sont finalement celles de vos députés je voudrais rafraîchir ici d'ailleurs la mémoire de certains d'entre eux car ils sembleent comme frappés d'amnésie générale messieurs vquier et Atal au hasard qui pelmel nous affirmait qu'il y aurait une règle d'or pour revaloriser chaque année les retraites à hauteur de l'inflation ou qu'il n'y aurait aucune augmentation d'impôt pour les Français le tout a été admirablement résumé par l'une de vos député devenu depuis ministre de votre gouvernement hausse d'impô disait-elle diminution des retraites aggravation du déficit public ça pour le coup on l'a dit très vite au président de la République c'est le déclenchement de la censure mais mais le budget que nous rejetons aujourd'hui ne fait pas que renier vos promesses il ne comporte ni cap ni vision c'est un budget technocratique qui continue à dévaler la pente en se gardant bien de toucher au Totem quelle immigration hors contrôle en s'abstenant de s'attaquer à la vie chère en métropole comme en outrem en refusant de s'attaquer aux causes plutôt que de parler des conséquences de la vertigineuse glissade sécuritaire et criminelle que connaît le pays permettez-moi de m'arrêter un instant sur les outr si ch à mon cœur justement vous n'avez pas pris la mesure de leur désespoir crise sociale du à la vie chè accès à l'eau potable insécurité et immigration clandestine sur tout cela vous n'avez rien entrepris le budget que nous rejetons aujourd'hui apparaît clairement comme le contraire d'une politique pensée et pesée il n'est qu'une comptabilité froide issue de logique bureaucratique de choix d'habitude ou de routine dépensière sans se soucier des po des personnes en ayant à l'esprit que le mandat que nous ont confié nos électeurs et le sens de l'intérêt national nous avions éclairer le chemin qui mène au compromis avec trois balises immigration pouvoir d'achat sécurité ces Balis le gouvernement n'a pas voulu les voir comme s'il était pour lui déshonorant de chercher en ces circonstances les voies de la conciliation nationale les petits pas qu' a timidement et très tardivement tenté ne peuvent s'appeler des concessions ce sont des miettes je le déplore mais c'est ainsi alors à ceux qui me croient animer de l'intention de choisir par un vote de censure la politique du pire je veux leur dire que la politique du pire serait de ne pas censurer un tel budget un tel gouvernement un tel effondrement la France aura un budget car comme nous l'avons rappelé nos institutions nous permettront de voter au plus tôt avec un nouveau gouvernement des lois de finances pour 2025 et d'ici là une loi spéciale que nous voterons évidemment permettra à l'état de continuer à percevoir l'impôt et d'exécuter les dépenses publiques indispensables à la continuité de la vie nationale en revanche nous lui évitons la prolongation des tragiques erreurs économiques et fiscales du passé nous permettons par notre défense de l'intérêt national à rebours de 40 ans de politique économique toxique dont vous êtes le continuateur d'éviter le chaos que l'on soit juste la dissolution nous la devons à la rupture profonde et ancienne entre la volonté du peuple et les réalisations de leurs dirigeants la censure est la conséquence non seulement des manœuvres électorales des élections législatives qui ont privé la France d'une majorité de gouvernement mais également du chantage de votre propre minorité qui vous a interdit de trouver les voies de passage avec vos oppositions ce qui est pourtant le fondement de la démocratie enfin la situation de notre pays nous la devons aussi à un président qui s'est ingénié sans discontinuer à déconstruire tout ce qu'il pouvait le la préfectorale la police judiciaire le droit à la retraite l'assurance chômage la SNCF la souveraineté nationale les fleurons de notre industrie et cette liste n'est pas exhaustive Emmanuel Macron s'est attaqué depuis 7 ans à tous les murs porteurs de l'État et de la nation et a terriblement affaibli la fonction présidentielle clé de voûte de l'édifice institutionnel français parce que nos logique constitutionnelle le commande en attendant que le peuple reprenne la parole et la main c'est au de l'État et à lui seul qu'il appartiendrait de sortir le pays de cette pathétique ornière je le dis ici j'ai trop de respect pour la fonction suprême de déférence à l'égard de nos institutions de révérence vis-à-vis du suffrage universelle pour participer à une quelconque entreprise même parlementaire de demande de destitution je laisse cela aux tegaristes de carnaval qui sans nul doute se reconnaîtront C c'est à l'intéresser lui-même de conclure s'il est en mesure de rester ou pas c'est à sa conscience de lui commander s'il peut sacrifier l'action publique et le sort de la France à son orgueil c'est à sa raison de déterminer s'il peut ignorer l'évidence d'une défiance populaire massive que dans son cas je crois initive s'il décide de rester il sera contraint de constater qu'il est le président d'une République qui n'est plus tout à fait par sa faute la 5e il devra se résoudre enfin au respect de l'Assemblée nationale élue au respect de tous les citoyens sans exception et évidemment au respect des logiques démocratiques alors mes chers collègues aujourd'hui où la censure nous apparaît comme une nécessité pour mettre fin au chaos pour éviter au français un budget dangereux injuste et punitif qui de surcroix aggrave les déficits les institutions nous contraignent à mêler nos voix à celle de l'extrême gauche ce n'est pas de gueté de cœur que nous le faisons tant les idées de l'extrême gauche et de la gauche extrémisée sont dévastatrices pour l'unité la sécurité et la prospérité du pays et tant leur comportement est terriblement éloigné de l'idéal français et du respect de nos institutions ces institutions ces mêmes institutions nous contraignent aujourd'hui à utiliser le NFP comme un simple outil pour éviter l'application d'un budget toxique mais mais contrairement à ce que vous avez fait en juin dernier nous nous nous les envisageront jamais comme des alliés car les Français les Français n'oublieront pas que si tant de députés insoumis siègent sur ces bancs c'est grâce au désistement des candidats macronistes et LR si tant de députés macronist et LR sièent sur ses bancs c'est grâce au désistement de candidats insoumis n'est-ce pas monsieur bquier quoi qu'il advienne quoi qu'il advienne le rassemblement national se tiendra prêt pour ouvrir au pays la voix du redressement qu'il attend c'est la vocation même de la France d'ailleurs de renouer avec le sursaut et la grandeur je veux dire à ceux qui souffre et qui désespère que le temps n'est plus très loin avant que ne se profile la grande alternance cette grande alternance que nous appelons de nos vœux et qui sera synonyme pour tous les Français de délivrance ce jour viendra bien peut-être très vite ce sera là le véritable choc d'espérance qu'attend la France je vous remercie merci [Musique] [Applaudissements] beaucoup merci beaucoup la parole la parole est à présent à monsieur le président Boris ballot pour le groupe [Applaudissements] socialiste madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues c'est avec gravité que je me présente devant vous dans un sentiment mêlé de colère de déception d'inquiétude et avec une totale incompréhension au moment de la constitution de votre gouvernement vous aviez annoncé une nouvelle méthode revendiquer une culture celle du compromis et fait la promesse de la concertation vous nous aviez également assuré au moment de son dépôt que votre projet de budget de la sécurité sociale était perfectible nous vous avons pris au mot soucieux de l'intérêt général de l'intérêt de la France et des Français désireux de faire vivre ce parlementarisme auquel nous sommes attachés dans la fidélité aux engagements pris devant nos électeurs nous avons avec les groupes écologistes GDR et de la France insoumise mais également en quelques autres occasions avec d'autres voulu améliorer votre budget de la Sécurité sociale en partant des besoins des Françaises et des Français en défendant quelques principes simples exonérer les classes populaires les malades et les retraités des efforts d'économie demandés soutenir l'hôpital à la peine et les hôpitals exand avec des ressources nouvelles faire de la prévention une priorité pour améliorer durablement la santé des Français répondre enfin au défis du grand âge alors que nous attendons depuis 8 ans une loi jamais présentée nous avons en commission et dans cette hémicycle défendu ce chemin cherchant pas à pas compromis et posant devant chaque dépense nouvelle ou chaque économie que nous récusions des prélèvements sociaux justes équilibré efficace sur le plan sanitaire économique social faos prédécesseurs il faut le dire vous ont privé de 40 milliards de cotisations par an depuis 2017 monsieur le Premier ministre à aucun moment vous nous avez laissé améliorer votre projet il est injuste et inefficace il fait payer les malades appauvr les retraités fragilise l'hôpital et ne prépare pas le pays au défi de la société du vieillissement vous nous avez refusé la possibilité d'aller au bout de son examen et être demeurer obstinément sourd aux propositions encore formulées lors de la CMP nous n'avons jamais pour ce qui nous concerne été dans le tout ou rien à aucun moment aucun vous n'êtes entré en dialogue avec l'opposition de la gauche et des écologistes n n'avez donné suite à aucune de nos propositions que ce soit à l'occasion du débat parlementaire que vous avez déserté ni à la suite des courriers que nous vous avons adressé et demeuré sans réponse l nord de notre récente entrevue à votre invitation pourtant lors de cette entrevue vous avez eu cette confidence saisissante je connais vos propositions certaines sont intéressantes mais je ne peux pas prendre le risque de fracturer mon socle commun toute votre énergie était donc consacré à apaiser les ambitions de Monsieur hatal à contenter monsieur vquier à vous assurer de la bienveillance de Madame Le Pen je comprends que c'est d'abord entre eux et avec eux qu'il vous a fallu trouver des compromis cette motion de censure c'est d'abord votre échec l'échec de la méthode Barnier elle n'aurait été en définitive qu'un bruit qui court mais il y a plus grave le 7 juillet dernier des femmes et des hommes unis dans l'idéal d'une république laïque sociale fraternelle et pris de justice et de démocratie comme à chaque fois que l'histoire l'exige se sont retrouvés pour défendre l'essentiel et empêcher l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir les députés vous chers collègues élu par lesélan démocratique de ce front républicain n'était tenu que par une seule promesse une seule loyauté un seul engagement ne rien céder à l'extrême droite pourtant Monsieur le Premier Ministre c'est avec le seul rassemblement national que vous avez engagé des discussions qui loin de se borner aux questions budgétaires cède aux plus viles obsessions de l'extrême droite une nouvelle loi immigration après la débacle politique et morale de l'an dernier et une réforme de l'aide médicale d'État pendant des semaines et hier soir encore à la télévision vous êtes enfermé dans un tête à tête humiliant avec monsieur le Premier ministre il est manifestement devenu plus convenable de parler avec l'extrême droite qu'avec la gauche et nous ne pouvons nous résoudre à cela comme nous ne pouvons nous résoudre à la trahison du Front républicain qui justifie à elle seul cette motion de censure et je m'adresse à vous collègues du socle commun n'êtes-vous vraiment pour rien dans ce qui se joue cette censure ne sentezv pas qu'elle est aussi la vôtre la cens dere la censure de votre silence la censure de votre défense obstinée d'une politique qui a échoué et que les électeurs ont rejeté vous n'avez été définitivement que dans la défense du bilan tout le bilan rien que le bilan d'Emmanuel Macron cette motion de censure ceux qui la déposent prennent en effet la responsabilité d'affirmer leur capacité de gouverner et nous revendiquons à gauche de gouverner et de nous engager sur les chantiers prioritaires que nous avons défendu avec le nouveau front populaire devant les électeurs mais je sais aussi que le vote des Français n'a pas dessiné de majorité au sein de l'assemblée nous en avions même pris acte en août dernier dans un courrier signé par l'ensemble des présidents du groupe du nouveau fond populaire auquel vous n'avez jamais répondu nous nous faisions déjà les garants d'une nouvelles méthodes et de la recherche de majorité texte par texte certains redoutent le changement d'alliance je les rassure nous plaisons le changement de méthode un chemin de dialogue et d'action concrète avec les seules forces républicaines ce chemin que le premier ministre n'a pas trouvé c'est le contrat je le dis qui nous lit à nos électeurs qui espèrent de la gauche un changement dans leur vie je pense aux chômeurs au sacrifier des plans sociaux qui viennent aux agriculteurs aux artisans aux travailleurs précaires je pense au chômeurs aux jeunes aux familles en grandes difficulté accablé par votre budget aux fonctionnaires aux enseignants aux soignant dont les conditions de travail vont se dégrader à tous ces Français modestes d'hexagone et de l'outreem qui peinent à envisager l'avenir écrasé par le poids du quotidien aux classes populaires qui ont conscience de leurs intérêts qui ne peuvent se payer le luxe d'attendre la délivrance d'une hypothétique nouvelle élection qui savent qu'un pas en avant vaut mieux que 1000 programmes et préfère l'action même imparfaite au verbe s'il est impuissant un premier ministre de gauche conduisant la politique de la nation en cohérence avec la volonté de changement des électeurs qui nous ont fait confiance et une assemblée qui cherche des compromis et les les majorités les plus larges autour de quelques priorité pour répondre à l'urgence et aux attentes des Français c'est cela que nous appelons un accord de non censure pour gouverner 1493 nous pouvons convenir ensemble tout président de groupe ayant bénéficié du Front républicain d'un accord de méthode pour y parvenir c'est une construction politique difficile je le sais mais c'est la seule possible et raisonnable devant nous mes chers collègues le pouvoir n'est plus à l'Élysée le pouvoir n'est plus à Matignon le pouvoir est ici à l'Assemblée nationale et ceux qui comme moi définitivement croient au Parlement à ceux qui espèrent du réveil démocratique à ceux qui espèrent d'une 6e république je le dis la voici oui nous pouvons changer de budget changer de Premier ministre et changer la vie et trouver un chemin pour cela je crois dans le jeunil de la démocratie mais elle a besoin de démocrates sincères de républicains ardents elle a besoin de parlementaires adultes chers collègues du bourog central qui vaciférer je le dis avec gravité cette censure est un appel au sursaut moral la majorité de compromis que vous avez voulu s transformé en sinistre gouvernement de conivance avec l'extrême droite que vous subissez et qui désoris vous achève à tout républicain authentique le prix à payer est devenu beaucoup trop élevé le choix qui est devant vous est désormais clair préférez-vous négocier avec une gauche au pouvoir que certains jugent imparfaite mais avec laquelle vous partager la plupart des combats républicains continuezvous à courber les chines de Madame Le Pen que préférez-vous laaliss c'est le bâton du rassemblement national ou la responsabilité républicaine au prix de négociations parlementaires exigeantes nous vous demandons d'être à la hauteur de la France et d'entendre des aspirations à la fraternité du pays chers collègues la stabilité ce n'est pas de continuer de livrer le gouvernement au maître chanteur de l'extrême droite le bon sens ce n'est pas de régler la crise budgétaire en poursuivant la politique qui l'a mise en cause cette motion de censure n'est pas une fin en soi notre responsabilité est de présenter une issue et des solutions je laissis esquisser les socialistes y prendront leur part nous pouvons sur cette base nous retrouver dès demain cette motion de censure n'est pas non plus un outil qui vise à la déstabilisation et au chaos institutionnel cette motion censure n'est pas c'est pour retrouver le chemin du progrès du dialogue républicain pour donner à la France un budget juste et au français cette motion c'est pour gouverner sans plus jamais négocier avec l'extrême droite c'est pour donner au gouvernement stable à la France un gouvernement qui a besoin de légitimité pour exercer son autorité et ne pourra la trouver que dans cette assemblée pour que vive la France et la République dans la fidélité au meilleur de son histoire merci beaucoup [Applaudissements] [Musique] merci beaucoup la parole la parole est à présent à monsieur le Président Laurent voquier pour le groupe droite républicaine pour une durée de 15 minutes [Applaudissements] madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre chers collègues il y a 2 mois devant vous j'évoqu les phrases de George Pompidou lorsque le 5 octobre 1962 faisant face à une motion de censure il dénonçait la passion de tout renverser le mauvais génie d'autrefois disait-il qui hantait à nouveau l'hémicycle ici même alors le 5 octobre 1962 un gouvernement pour la première et jusque là la dernière fois de la 5e République tombait avec une coalition des contraires celle de l'extrême gauche et de l'extrême droite je me souviens encore des propos sur les bans de la gauche lorsque j'évoqu de MO cette réalité et vous disiez nous jamais avec le rassemblement national et je me souviens des propos que l'on entendait Madame Le Pen sur vos rangs où vous disiez jamais avec la France insoumise et bien nous y voilà nous y voilà vous faites semblant ici de vous injurier les uns les autres et vous vous apprêtez juste à voter les uns avec les autres vous vousêtez voter ensemble pour faire tomber un gouvernement est-ce une surprise je ne le crois pas cette jonction de la France insoumise et du rassemblement national on la voyait déjà à l'œuvre depuis quelques semaines lorsque vous tentiez d'abroger la réforme des retraites sans les financer ce mauvais génie d'autrefois le voilà revenu parmi nous aujourd'hui et pour première fois tout le monde doit mesurer la gravité de ce moment pour la première fois depuis 62 ans un gouvernement risque d'être renversé alors oui bien sûr nous avons tous conscience de la situation politique extrêmement difficile oui il n'y a pas dans cet hémicycle de majorité oui bien sûr la France traverse une situation trouble et confuse mais le choix le choix lui que vous avez à faire il est parfaitement clair celui-là le choix que nous avons à faire chers collègues il est parfaitement clair il n'y en a pas trois il n'y a que deux choix possibles l'intérêt du pays ou l'intérêt des partis le choix de la responsabilité ou le choix du chaos le choix de la solution ou le choix du désordre les Français n'attendent pas bien sûr et nous le saons av tous ils n'attendent pas de miracle dans cette période ils attendent en revanche que nous fassions du travail utile ce choix Monsieur le Premier Ministre cher Michel c'est celui que vous avez fait depuis 3 mois avec dignité avec respect avec droiture et je veux vous rendre hommage parce que ce comportement contraste tellement avec le visage qu'offre certains ici sur les bands de cet hémicycle vous vous êtes employé à éteindre l'incendie budgétaire dans un pays en faillite vous vous êtes employé avec Bruno rotill à remettre un cap dans notre politique de sécurité vous vous êtes employé à ouvrir des chantiers importants je pense à la lutte contre les narcotrafic je pense à la volonté de reprendre la main sur l'immigration irrégulière avec la volonté de rétablir le délit de sjour irrégulier à la volonté de remettre davantage de justice entre le public et le privé avec le débat salutaire sur les jours de carence oui monsieur le Premier ministre vous avez essayé dans cette période de porter un choix de [Musique] responsabilité avec les parlementaires de la droite républicaine avec Mathieu Darnaud et la majorité sénatoriale nous avons fait aussi ce choix de responsabilité en vous soutenant et nous avons fait des propositions comme le Premier ministre le souhaitait afin d'améliorer le budget et je veux remercier ici le le ministre du Budget Laurent Saint-Martin qui a fait un travail courageux dans cet hémicycle nous avons ouvert avec Véronique louvagi le chantier de la lutte contre la bureaucratie administrative contre ces myriades d'agences administratives si coûteuses à l'origine des normes qui épuisent les Français nous avons porté avec y N et B l'idée essentielle de la revalorisation du travail en proposant le plafonnement des aides sociales par rapport au SMIC et en ouvrant le chemin pour une réforme avec une fusion dans une aide sociale unique indispensable gardez le social arrêter la sistana revaloriser le travail tout ce que vous avez oublié et que vous avez abandonné sur les B de la gauche est-ce que ce que nous avons engagé est perfectible bien sûr est-ce que notre pays peut encore se payer de perdre le luxe de semaines d'instabilité gouvernementale alors qu'il y a tout à rebâtir sûrement pas et nous voilà tous même si vous éructez nous voilà tous aujourd'hui face à nos responsabilités chacun fera évidemment so en son âme et conscience mais ce choix-là vous le porterez surtout devant les Français parce qu'il y a une chose qu'on ne peut pas accepter ici on ne peut pas accepter comme vous vous employez à le faire sur ces derniers jours on ne peut pas accepter que vous expliquiez que la motion de censure ça n'est pas grave on ne peut pas expliquer avec la légèreté avec laquelle vous le faites que la censure n'aura pas de conséquences on ne peut pas mentir aux Français en disant qu'il n'y aura pas des conséquences il y aura des conséquences il y aura des conséquences et ces conséquences seront payés par les Français et tous ceux qui se prêtent à ce jeu minable aujourd'hui en rendront compte devant les Français la censure ce que vous appelez bullshit la censure ça va être l'augmentation de l'impôt sur le revenu tous ceux dont vous vous moquez les 18 millions de Français qui vont payer ce fameux Bullit que les ever deain 400000 travailleurs qui vontevenir impos qui visiblement sont le cadet votre souci sur les B du rassemblement national voilà la façon dont vous défendez la France qui travaille et une fois encore Madame Le Pen ce sont eux qui payeront les conséquences de votre légèreté et de votre irresponsabilité la censure la censuread je urence pour les agriculteurs c'est la fin de tout ce que vous avez cherché à construire ces dernières semaines la fin des allègements de charge qu'il demande aujourd'hui la fin des exonération de taxes la fin de la revalorisation des retraites des agriculteurs pour des agriculteurs qui travaillent dur et touchent des retraites de misère il est facile d'aller sur les rond-points pour soi-disant flatter les agriculteurs quand on les abandonne ensuite dans l'hémicycle ici la censure c'est la fin du plan d'urgence pour sauver nos maisons de retraite de la faillite la censure c'est l'abandon du cumul emploi retraite qui permettrait de lutter contre la désertification médical la censure et ça vous gêne c'est renoncé aux augmentations d'effectifs de gendarmes de policiers de magistrats si indispensable quand la sécurité doit être notre priorité la censure c'est le coup d'arrêt à la loi de programmation militaire alors même que l'Europe est menacée à ses frontières la censure c'est la dette qui va continuer à filer alors même que la France avec tout ce désordre que vous avez conjointement installé est aujourd'hui considéré comme moins crédible que la Grèce un point d'intérêt de taux supplémentaire ce sont les Français qui vont payer l'addition ces 30 milliards d'euros de dettes supplémentaires et d'intérêts dans les années qui viennent c'est trois fois le budget de la justice la censure et visiblement ça vous gêne c'est l'aggravation de la crise immobilière c'est la fin du prêt à taux zéro au moment même où le marché de l'immobilier s'effondre mettant en péril nos artisans et nos entreprises la censure c'est l'incertitude économique pour tous ceux qui prennent des risques c'est l'incertitude pour les entreprises c'est l'incertitude pour les PME c'est l'incertitude pour les commerçants c'est l'incertitude pour les artisans c'est l'incertitude pour les professions libérales vous n'en avez même pas dit un mot Madame Le Pen cette incertitude c'est celle des Français qui vont hésiter à consommer demain et je prends date aujourd'hui par votre irresponsabilité vous allez enfoncer la France dans une crise économique et financière et vous emporterez la responsabilité devant les Français parce qu'ils se souviendront de ceux qui ont allumé la mèche un pays a besoin de stabilité un pays a besoin de stabilité il a besoin d'un budget il a besoin d'un gouvernement rien n'est pire pour une économie que l'un certitude la censure et c'est sans doute le plus grave parce que c'est l'image que vous offrez aujourd'hui c'est faire perdre à notre pays son dernier à tout la France pouvait au moins compter sur la stabilité de ses institutions et vous vous délectez sur ces deux bancs de la plonger dans la stabilité cette stabilité nos institutions c'est ce qui nous a toujours protégé même dans les crises les plus graves notre pays demeurait gouvernable nous dansons audessus d'un volcan et vous nous proposez de faire un pas supplémentaire en direction de l'instabilité institutionnelle qui a précipité l'agonie de la 4e République vous vous apprêtez à ouvrir la boîte de Pandore de l'instabilité gouvernementale vous réveillez les vieux démons qui viennent de l'extrême gauche de la politique française ceux de l'impuissance de l'instabilité ministérielle et de l'incertitude économique et si encore vous aviez des solutions si encore vous aviez des solutions parce que vous proposez le blocage sans solution parce que que vous le vouliez ou non il ne peut pas y avoir de nouvelles élections législatives avant l'été c'est ça la vérité et que pendant que se joue cette comédie d'une insoutenable légèrté qu'est-ce qu'on a entendu vous ne nous avez pas assez traité ce qu'on a entendu vous ne nous avez pas assez traité et qu'est-ce que cela veut dire cela veut dire que vous vous apprêtez à jouer avec le destin de la France que vous vous apprêtez à faire tomber un gouvernement parce qu'on ne vous a pas assez traité et c'est cela être à la hauteur des enjeux voilà l'image que vous offrez alors je n'oublie rien de la responsabilité qui est celle de la France insoumise je n'oublie rien du danger de ceux qui veulent autoriser l'apologie du terrorisme je n'oublie rien du danger de ceux qui entraînent des complaisances détestables avec l'antisémitisme je n'oublie rien du danger de ceux qui ont trahi jores et clémenau mais la réalité c'est que sans vos voix Madame Le Pen la France insoumise ne pourrait rien la réalité Madame Le Pen c'est que vous vous apprêtez à voter vous vous apprêtez à voter pour qui trait les policiers d'assassin la réalité Madame Le Pen c'est que vous vous apprêtez à voter pour ceux qui traitent les terroristes de résistant la réalité Madame Le Pen la ré et honnêtement la dignité vous imposera un autre comportement dans cet hémicycle la réalité Madame Le Pen la réalité Madame Le Pen c'est que quand on lit le texte de la motion de censure on comprend l'hypocrisie l'hypocrisie qui est derrière juste le texte de cette motion de censure un texte qui déonce plus viles obsession de l'extrême droite et vous allez voter cela un texte qui explique qu'il ne faut pas revenir sur l'aide médicale d'État et vous allez voter cela un texte qui explique un texte qui explique qu'il ne faut pas de lois d'immigration plus ferme et vous allez voter cela voilà Madame Le Pen ce que vous allez faire voilà à quelles incohérences en sont réduit dans cet hémicycle les sommeurs de chaos dans un parcours politique il y a toujours un moment de vérité il y a des moments où on ne peut pas duper on ne peut pas esquiver on ne peut pas feindre des moments où il faut choisir entre un intérêt personnel Madame Le Pen et l'intérêt du pays des moments où il faut choisir entre son intérêt partisan et le sens de l'État Madame Le Pen je n'ai jamais été de ceux qui vous diabolisaient je n'ai jamais été de ceux qui vous donnaient de leçon de morale jamais et je vous le dis donc avec d'autant plus de force aujourd'hui les Français geront sévèement êtez à faire les Français jugeront sévèrement le choix de ceux qui prétendent vouloir redresser le pays et font aujourd'hui le choix du désordre les Français jugeront sévèrement ceux qui voulaient se montrer responsable et vont faire le choix de l'irresponsabilité les Français jugeront sévèrement ce qui prétendaient incarner l'ordre et qui vont faire le choix du chaosuutre [Applaudissements] mais vous allez porter avec la France insoumise la responsabilité de la censure qui va plonger le pays dans l'instabilité alors je vous le dis une dernière foisaisissez-vousaisissez-vous il est encore tempsaisissez-vous et changez votre choixaisissez-vous parce que sinon nous nous souviendrons longtemps de ce jour désolant nous nous souviendrons longtemps Madame Le Pen qu'une alliance des contraires porté par le cynisme a plongé notre pays dans l'instabilité ressaisissez-vous parce qu'il est toujours temps de faire le choix de la France merci beaucoup