Meeting de Jean-Luc Mélenchon à Clermont-Ferrand
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- 7:45InvitéFait
« Ce gouvernement n'a aucune intention de faire redescendre la pression de ce pays. Les enfants sont aujourd'hui en première ligne d'une guerre sociale que le gouvernement veut mener contre toutes et tous. »
- 7:53InvitéChiffre
« Leur bilan, c'est déjà 10 millions de pauvres ajoutés. »
- 8:51InvitéChiffre
« De coupes budgétaires supplémentaires, toujours moins d'impôts sur les ultra-riches, toujours moins de services publics, 200 000 fonctionnaires en moins. »
- 43:55Invité politiqueChiffre
« Ils en ont fait 1200 milliards de dettes. »
- 50:04Invité politiqueChiffre
« il vous faut récupérer quelque chose comme 120 milliards par an en le retirant du fonctionnement de l'état »
- 50:57Invité politiquePromesse
« nous avons proposé d'annuler la partie de la dette française qui est dans les caisses de la banque européenne »
- 51:46Invité politiqueChiffre
« qui plus de 15 ans après a vu leur produit intérieur brut réduit de plus du quart »
- 56:46Invité politiqueFait
« il y avait en quelque sorte un décalage de moyens pour faire le travail et tandis qu'au public on demande de prendre tous les jeunes quels qu'ils soient »
- 57:40Invité politiqueFait
« au privé on accordait le droit de choisir et de trier sans aucune obligation »
- 1:10:44Invité politiqueChiffre
« il y a eu des dégâts considérables des sommes phénoménales dépensées pour rien 8 000 euros ici 6 000 euros là »
- 1:11:51Invité politiqueFait
« il y a un taux de suicide dans cette profession qui est absolument intolérable »
- 1:12:01Invité politiqueChiffre
« selon les dires de la Confédération paysanne 400 000 personnes »
- 1:13:31Invité politiqueChiffre
« nous voulons mettre fin à 2 800 000 personnes qui n'ont pas de logement correspondante à leurs besoins »
- 1:15:23Invité politiqueChiffre
« l'économie sociale et solidaire qui représente 19% des salariés »
- 1:15:54Invité politiquePromesse
« alors vous aurez des aides »
- 1:17:37Invité politiqueChiffre
« il y en a 100 000 qui n'ont pas pu entrer en faculté cette année »
- 1:18:10Invité politiquePromesse
« parcours sup doit être aboli »
- 1:18:40Invité politiqueFait
« dans certains quartiers où il y a des tours vides »
- 1:20:36Invité politiquePromesse
« le droit de vote à 16 ans »
- 1:26:49Invité politiquePromesse
« nous ramènerons la retraite à 60 ans »
- 1:32:40Invité politiquePromesse
« nous ramènerons la retraite à 60 ans dans le délai nécessaire »
- 1:33:05Invité politiquePromesse
« nous allons fonder la sixième république »
- 1:33:33Invité politiquePromesse
« nous allons commencer à créer l'état écologique »
- 1:33:41Invité politiquePromesse
« nous allons fonder un nouvel état social »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon76 %
- ?11 %
- Invité4 %
- Présentateur4 %
- Invité 22 %
- Invité 32 %
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Merci
à vous qui êtes là. Merci à vous qui nous regardez en direct. Mais c
'est
une démonstration. Et si vous avez déjà parrainé, alors dites à vos proches, ditesz notre programme au pays. Rendez-vous toutes et à hauteur de ce que vous pouvez, même un euro. Et enfin, mon dernier remerciement, il est pour le Puy-de-Dôme.
Je
veux vous remercier pour vos scores aux élections législatives. Et je veux vous remercier parce que grâce à vous, nous avons une incroyable députée. Nous avons la députée du Puy-de-Dôme. Et j'en ai fait un sujet central de mon action de députée. Que notre place est à la jeunesse, qu'il n'y
avait
pas de revendications.
Puis
je vais vous partager un mot que je trouve puissant.
C
'est l'enfantisme. Appliqué aux droits des enfants. Qui ne soit plus traversé par les rapports de domination des adultes sur les enfants. Le
droit
des droits de l'homme et des citoyens ne dit pas « les êtres humains deviennent les réparts ». Les macronistes ne voient que la violence d'une poubelle brûlée, mais pas celle d'une main arrachée. Pas celle d'un oeil perdu ou d'une masseoir brûlée.
L
'éducation ébloque toujours la commission d'enquête sur Epstein. Ils ne voient pas non plus la violence d'un pays national. On examine le dernier budget de l'ère Macron. J'y travaille comme membre de la commission des finances et je peux l'affirmer. Ce gouvernement n'a aucune intention de faire redescendre la pression de ce pays. Les enfants sont aujourd'hui en première ligne d'une guerre sociale que le gouvernement veut mener contre toutes et tous. Leur bilan, c'est déjà 10 millions de pauvres ajoutés. La liste est longue. Gèlent des allocations familiales, VPL. Entourent des gardes-oraux de coupe sur presque tous les ministères et à peu près sur tout le monde.
À
peu près sur les riches, bien sûr.
La
théorie du ruissellement.
Enfin,
pas vraiment les derniers. Ils peuvent compter sur le soutien sans faille de l'extrême droite, qui vote contre les multinationales.
La
continuité du macronisme, version hyper autoritaire.
La
règle d'or dans la Constitution. Ils disent que la dette, c'est à cause de l'immigration.
Et
tous qu'ils sont capables de promettre. De coupes budgétaires supplémentaires, toujours moins d'impôts sur les ultra-riches, toujours moins de services publics, 200 000 fonctionnaires en moins. Il n'y aura rien pour les classes populaires, rien pour les classes moyennes. Dans cette campagne, nous, c'est... Bonjour,
je
suis désolé de ne
pas
être avec vous aujourd'hui. J'aurais aimé être là pour soutenir Jean-Luc Mélenchon et appeler à voter pour lui dans sa prochaine élection. Je l'ai fait aux élections précédentes, mais je vais le faire là peut-être avec encore plus de conviction, encore plus de sentiments, encore plus forts. Donc bien sûr, évidemment, pour des raisons très très concrètes, on le sait tous, pour augmenter les salaires et les bas salaires et les réformes fiscales, transformer la Constitution de la France en une Constitution
plus
adaptée à une République d'aujourd'hui. Et bien entendu, bon, puisqu'on est en pleine actualité là, je veux dire, supprimer, aménager, enfin transformer cette histoire de parcours sub, qui
est
l'histoire qui nous mine tous les parades de France depuis des années.
Tout
ça, c'est très très bien déjà, si toutes ces musiques concrètes étaient appliquées, mais j
'ai
quelque chose d'un peu plus fort que ça, un sentiment un peu plus fort en ce moment que j'avais oublié presque quasiment, et que j'ai retrouvé, c'est cette idée de transformer le monde et de changer la vie, comme disait Rimbaud et Marx, qu'on avait associés. Et ça, j'ai eu ce sentiment-là quand j'ai vu le meeting, où j'ai regretté aussi de ne pas pouvoir aller, le meeting de Saint-Denis, où j'ai vu là des sourires, que moi je n'en avais plus, en fait.
C'est-à-dire qu'en agrandissant l'image, puisqu'évidemment, j'ai rendu des images à la télévision ensuite, en agrandissant, zoomant comme ça sur des arrêts sur l'image, j'ai vu des sourires qui me faisaient penser, évidemment, j'allais dire, au sourire de la tradition ouvrière, au sourire de la tradition des luttes, c'est
-à
-dire des sourires des jeunes gens, des jeunes couples qui dansaient dans les usines occupées du Front populaire, évidemment, des embrassades à la Libération, quand les convois de résistants défilaient dans les rues après la Libération, ou même des applaudissements quand le programme commun était signé, en 1972, toutes ces époques-là de l'Irasse populaire, toutes ces époques où le peuple, en fait, presque se réveille, existe, et où le peuple est joyeux. Voir le
peuple,
comme ça, en joie, en sourire, dans une forme totale de bienveillance, de fraternité, de générosité, c
'est
une chose que j'avais plus depuis très longtemps, et que je retrouve là. Donc il peut se passer quelque chose, je crois, dans cette élection, d'un peu plus important que toutes les numérations que j'ai faites un petit peu rapidement, de tous ces chiffres, de toutes ces choses qui pourraient changer. C'était un peu ça, c'était un peu de la prose, en fait, et puis il peut se passer aussi une chose de poétique, en fait, dans cette élection, voilà. Donc on peut s'apercevoir que
la
politique, en fait, pourrait être à nouveau fondée sur une morale. Certains disent qu'effectivement la politique et la morale, c
'est
une chose qui s'oppose. Moi, je crois profondément que
si
la politique n'est pas fondée sur la morale, elle ne m'intéresse pas du tout. Et la morale de la gauche, la morale de la phrase insoumise, la morale de... J'ai l'écrit la chose aujourd'hui, je crois qu'un un un mot, c'est le partage des richesses. Je continue à ne
pas
comprendre, effectivement, que sur la
terre
entière, mais évidemment en France aussi, bien sûr, les richesses ne sont pas mieux partagées. Donc c'est pour moi une question politique et morale. Je vous souhaite, je nous souhaite, en fait, une belle écrane de victoire l'année prochaine.
Le
sourire, la joie, ce sont les mots justes pour nos prochains intervenants. Ils sont celles et ceux qui font la fierté de notre pays. Nous allons accueillir des lycéennes et des lycéens de Clermont-Ferrand. Je vous demande de les accueillir avec fierté...
Et
moi, je vous présente Assia en terminale au lycée Sidouane Apollinaire.
On
souhaiterait remercier l'organisation de nous avoir proposé de prendre la parole devant vous. Et on voudrait immédiatement faire taire une rumeur. Nous serions manipulés ou manipulables.
...et
des colères face à ce que nous vivons tous les jours dans nos lycées.
Si
nous avons fait le choix de venir parler à cette tribune, c'est parce que depuis dix jours, nous le faisons devant nos lycées, dans les rues, et même en délégation au rectorat et en préfecture. Bref, partout, mais sans aucune réponse concrète.
Et
cela en toute autonomie. Parce que ce que... Ouh là là. Parce que ce qui nous importe, c'est notre avenir
! Nous
n
'avons
pas parlé au nom de tous les lycéens clermontois. Moi, dans mon lycée, notre classe de terminale, notre internat est insalubre par manque d'agents d'entretien. L'année dernière, je n'ai pas eu cours pendant cinq mois de ma spécialité santé. Moi, dans mon lycée, je pourrais dire que j'ai de la chance, il vient à peine d'être rénové. Pourtant, en juin dernier, dans un bâtiment tout neuf, j'ai passé mon bac de français sous 35 degrés. Beaucoup d'élèves ont souffert des fortes chaleurs. Et pourtant, nous n'avons que trois infirmières pour plus de 2000 élèves.
Notre
vie dont il est question, parce qu'il y a aussi Parcoursup qu'il va falloir mettre au bus. Le stress est là.
On
nous demande de choisir des spécialités, une orientation, bref, un avenir, mais tout ça... Nous avons entendu la petite chansonnette médiatique qui nous explique que nous aurions trop de revendications, trop de colère. Alors aujourd'hui, nous allons devant vous simplifier une bonne fois pour toutes. Monsieur le
corps...
D'abord, sanctionnés par leur établissement alors qu'ils participent au mouvement. Comme si l'administration cherchait davantage à sanctionner les élèves qui ont écouté leurs revendications. Des internes ont subi des pressions pour les décourager de manifester. Sur la place de Jaude, à Clermont-Ferrand, nous dénonçons l'attitude des policiers qui nous ont gazés pendant plusieurs heures. Alors, nous souhaitons profiter de cette trip... ...tanger les choses, protéger nos droits. ...meeting, ça tombe bien. Cette année au bac, il y a un certain Étienne de la Boétie. Dans son discours de la servitude volontaire... Et Jean-Luc Mélenchon a tenu à vous dire un petit mot en...
Je suis tout gêné, ça me fait ça à chaque fois
que
ça déborde comme ça. Je suis tout gêné de vous savoir dehors, tandis que je vais être dedans. Mais nous ne formons qu'un seul et unique groupe, vous le savez toutes et tous, à cet instant. Et avec tant de bonheur, tant de joie, tant de force,
de
se voir si nombreux. ...forts de votre situation. Alors on m'a dit pas du tout, les gens ont
l
'habitude, ils s'assoient par terre.
Ah
bon...
Je
ne veux pas m'en mêler. Faites comme vous le sentez. Mais à toutes et à tous, merci. Et sachez bien
que... Que tout
concourt à ce que nous faisons, dans ce que nous faisons.
Le
fait que vous soyez là, le fait que vous ayez eu la patience de rester, et vous allez rester. Après que tout ait été rempli. Tout ceci a un sens. Tout ceci se voit. Tout ceci se sait. Et n'oublions jamais cela.
Nous
sommes
le
camp
des
oubliés, des sans-paroles, des humiliés.
Et
quand on est en force comme nous le sommes, alors cette force rejaillit sur le moindre d'entre nous,
qui
là où il est, là où elle est, peut-être dans sa solitude, peut-être dans son malheur, peut-être dans son envie de participer, mais dans la possibilité où il ou elle se trouve, de prendre sa place à la première ligne du combat, vous voyant à le cœur qui gonfle, et se remplit d'espérance, et sait que demain va venir jusque dans nos mains. A tout de suite.
Ah,
t'es là, Marianne.
C
'est déjà
à
Clermont
qu
'il y a tantôt quelques années, mais pas tant que ça,
nous
avions commencé cette longue marche,
qui
trouve aujourd'hui un certain accomplissement dans le mouvement insoumis.
C
'était le front de gauche, et je ne veux pas vous cacher que j'en ai
une
certaine nostalgie, mais
qu
'on me regarde toujours les bonnes choses que l'on a fait, et que l'on a su faire développer. Ceci est grand, ceci est immense à cet instant. Et comme je viens de le dire, je sais que les images porteront.
À
tous, encore une fois, je sais
que
votre présence ici n'est pas destinée à je ne sais quelle absurde admiration,
mais
plutôt à former et à démontrer et à prouver l'existence d'une force
qui
fait que ça vaut la peine de se battre. Ça vaut la peine de se mobiliser.
Parce
que l'effort ne sera pas perdu.
Alors,
évidemment,
parce
que c'est vous, parce que c'est nous tous, et parce que c'est cet instant dans l'histoire que nous écrivons,
je
veux dire, haut et fort, au pays tout entier et à ceux qui dans le monde nous regardent,
l
'immense satisfaction des Françaises et des Français que vous voyez ici,
à
l'annonce du fait que c'est Navanetem Pillay qui a obtenu le prix Nobel de la paix, juriste d'Afrique du Sud,
le
pays qui a lancé la procédure
et
qui a établi pour l'ONU le crime de génocide qui se promet à Gaza. Alors, je sais, d'aucuns s'étonnent de mes dédicaces.
Alors,
à cela, je dis, qui croyez-vous que nous soyons ?
Nous
sommes des consciences engagées à tout moment et sur tous les sujets. Voilà qui nous sommes.
Et
tant qu'il y aura,
pour
la honte de l'humanité, un crime pareil qui se commet avec la complicité de tous les puissants de la Terre, alors il restera nous qui sommes là, le poing fermé en solidarité, unis comme les doigts. Depuis 1789,
nous
défendons partout et tout le temps les droits inaliénables de la personne humaine à vivre, à vivre, à vivre libre,
à
vivre en harmonie avec son environnement humain et naturel.
Alors,
voilà pourquoi il y a ce meeting.
Je
ne veux pas, nous ne voulons pas
que
cette campagne hors du commun
se
résume
à
quelques épisodes plus ou moins folkloriques de télévision.
Notre
meeting occupe une place, celle qui va consister
à
envoyer un message sur le moment que nous sommes en train de vivre,
pour
qu'en pleine compréhension des événements et des tâches, chacun
puisse
trouver la place qui lui revient dans le combat, car nul n'est de trop. Chacun d'entre nous
y
a sa place, à son échelle.
Et
c'est par la multiplication de ces entrées dans le combat que la force se constitue, se déploie, convainc.
En
novembre, nous tiendrons notre convention sur le programme.
Et
à partir de là, d'une réunion à l'autre, morceau par morceau, nous allons expliquer ce que nous allons faire si nous gouvernons ce pays, ou plus exactement, quand nous le gouvernerons.
Je
commence par dire ce que tous vous savez.
Cette
élection présidentielle ne ressemble à aucune autre avant.
Nous
voulons en assumer totalement
la
gravité des enjeux.
Ces
enjeux engagent en profondeur
l
'histoire de France.
Nous
ne devons pas laisser
se
rabougrir ces enjeux
ou
les choix urgents de notre temps qu'il faut savoir formuler, porter haut et fort,
et
ne pas les laisser se diluer
dans
le bal des vanités politiciennes et des lubies sondagières. Un monde
est
en train de s'achever.
Ce
monde,
c
'est celui qui, depuis 40 ans, fait la loi.
Le
néolibéralisme,
s
'étendant à toute la planète, après avoir fait son laboratoire de recherche sous la dictature de Pinochet
et
s'étendant à toute la planète,
d
'autant plus vite que l'URSS s'était effondrée.
Il
y a dans cette salle des gens qui ont été les témoins
de
ce lent cheminement où, année après année, mois après mois, on voyait dans tous les pays qu'il y avait auparavant conflits des conquêtes sociales inouïes, qui dessinaient une ligne d'horizon différente pour les peuples. Tout se l'a repris
et
les peuples poussaient partout, ici, là, dans la misère, dans le retrait de leurs conquêtes.
Ce
monde vient de finir, parce qu'il est fini, parce que ses propres contradictions
l
'ont amené au point
où
l'empire qui avait cru à un instant
qu
'il dominerait le monde pour toujours,
cet
empire, les États-Unis d'Amérique, dirigés, d'abord par M. Trump, puis par M. Biden, qui n'avait pas d'autres lignes, puis par M. Trump, de nouveau, chaque fois le pire surgissant, parce qu'on avait fait confiance, entre-temps, à des gens dont on pensait que parce qu'ils sont moins clivants, plus amènes, alors ils restaureraient, ici et là, les droits du peuple. Ils n'ont fait que précipiter la catastrophe. C'est parce qu'il n'y avait pas de vraie gauche aux États-Unis que M. Trump a été élu.
C
'est parce qu'il n'y avait pas une gauche solide en Argentine que Millet a été élu.
Et
c'est parce que, pendant plus de dix ans, on a verrouillé dans une grande coalition de la CDU-CSU avec les socialistes et les verts qu'a surgi le monstre de l'AFD qui est si monstrueux qu'à peine un seul lande gagné, il prétend réintégrer dans un même État allemand, l'Alsace et la Lorraine, comme s'ils étaient allemands.
Voilà
ce moment.
Nous
le voyons.
Ce
moment a pris fin le jour où M. Trump a décidé
que
la concurrence libre et non faussée s'était terminée et qu'on restaurerait la puissance des États-Unis par des droits de douane
et
par une façon d'enfermer dans ses frontières
tout
le capital qui voudrait s'y mettre de gré ou de force
avec
toutes sortes d'arrangements pour lui faciliter la vie.
Qu
'il est revenu à une forme d'empire qui ridiculise tous ceux qui en ont été partisans en Europe la bouche en cœur prétendant que les États-Unis d'Amérique défendaient la liberté du monde, en tout cas pas celle du Groenland ni celle du Canada ni celle de l'Afghanistan ni celle de personne parce qu'en définitive un empire ne peut rien faire d'autre qu'être un empire. Jusqu'à convoquer en Europe une réunion de quelques États desquels la France a été en quelque sorte expulsée.
Voilà
ce qu'a fait M. Trump. Voilà ce qu'il est pour nous.
Un
adversaire
et
rien de plus.
Le
libéralisme a vécu au crochet de la planète sur une illusion
et
en surexploitant les peuples de l'Asie pour qu'ils produisent beaucoup et à bas prix
et
que puissent délocaliser les entreprises de partout et être détruits en même temps les droits sociaux qui avaient été conquis.
Et
voici
qu
'à ce moment même de l'histoire tout d'un coup
se
superposent des défis immenses et irréversibles c'est pourquoi cette élection a vocation d'y répondre.
C
'est pourquoi c'est en quelque sorte
la
possibilité qui nous est donnée
en
tant que peuple
que
peuple de France d'entrer dans l'histoire pour en retourner la perspective qui pour le reste semble se dessiner.
Un
monde succède à l'autre
et
il est entré dans la réalité comme par effraction sans qu'on nous ait demandé notre avis et hors de toute maîtrise humaine
à
peine le néolibéralisme venait-il de s'effondrer
que
tout se produisait de tous côtés et qui dégrade
la
situation générale.
et
c'est à ce court terme aussi qu'il va falloir répondre. Les problèmes que je soulève surplombent tous les régimes tous les pays toute l'humanité toutes les politiques. Lorsque s'avance le danger de la guerre généralisée
il
faut avoir une réponse claire nette et mettre à son service toutes les forces qu'on est capable de rassembler dans son propre peuple et à la surface de la terre car nombreux sont les pays qui aimeraient pouvoir disposer d'un point sur lequel s'appuyer pour entreprendre la politique que nous proposons et qui est aussi la leur dans tant de pays
face
au danger de la généralisation de la guerre
je
le dis pour qu'on l'entende bien de la part des insoumis devenir co-belligérant en Ukraine ou devenir co-belligérant en Arabie Saoudite est un danger immense dont nous ne voulons pas généralement donc
nous
ne préparerons pas nos enfants et nos petits-enfants à mourir pour quelles coopérations hasardeuses
les
partisans du non-alignement nous voulons de ce que nous faisons où nous le faisons comment nous le faisons et sans aucun maître qui nous dit ce que nous devons faire
car
nous n'aurons jamais qu'un seul intérêt celui de l'humanité
nous
voulons la paix maintenant pas après-demain maintenant fin du carnage en Ukraine fin du carnage partout il a lieu et notamment du génocide
la
crise écologique c'est-à-dire le changement climatique
c
'est-à-dire l'extinction de la biodiversité sur toute la planète pour la sixième fois de l'histoire du vivant telle qu'on la connaît
cette
crise s'impose à tous à toutes
et
c'est dans le déploiement des moyens pour rencontrer les conséquences que dorénavant on se distinguera
les
partisans du marché continuent à penser que toute catastrophe peut être un marché
que
des canicules provoquant des incendies sont une occasion de vendre de l'eau plus chère
de
vendre des titres d'assurance plus chers et de vendre des services privés de pompiers plus chers voilà la seule leçon qu'il tire des mésaventures de l'humanité
et
par conséquent
il
faut qu'il y ait de notre part une réponse qui ne soit pas faite d'une enfilade de mots et de bonnes intentions mais des décisions concrètes
qui
redéploient ce que nous les français nous savons par notre histoire faire si bien c'est-à-dire adapter redéfinir l'état lui-même
pour
que l'état apporte la réponse avec les citoyens voilà la raison pour laquelle
les
éco-régions
ne
sont pas une trouvaille de communication à l'intérieur
d
'une campagne présidentielle
c
'est une orientation de même que nos anciens quand ils ont constitué la France républicaine
ont
instauré les communes et les départements ils prenaient les soins à ce moment que l'état démocratique qu'ils étaient en train de construire échappent à l'influence de la première influence de l'époque qu'était l'église en sorte que les départements n'ont pas correspondu aux diocèses et les communes n'ont pas correspondu aux paroisses
alors
nous nous allons faire les éco-régions pour qu'elles prennent en charge
l
'environnement dans lequel les êtres humains vivent
qu
'elles règle qu'elles identifient qu'elles organisent tout ce qui conserve l'eau l'air
la
fertilité des
sols
les mobilités et par-dessus tout puisque l'un est connecté avec l'autre la survie de l'espèce humaine et du vivant a commencé l'ai-je dit
par
les hommes et les femmes réellement vivants
qui
ont à préserver la possibilité de vivre et donc de vivre en bonne santé car la santé est directement corrélée à la qualité de l'environnement c'est-à-dire de l'air de l'eau du silence dans la nuit de la nuit elle-même et de tout ce qui touche à l'espèce humaine
l
'arrivée de l'intelligence humaine
dans
une sphère où une machine va remplacer ce qui se passe sous nos cheveux
comme
hier des machines ont remplacé les bras
comme
hier des automatismes ont remplacé des outils obligeant tout le monde à revoir dans quelles conditions il agirait pour produire et reproduire son existence matérielle
l
'intelligence artificielle commence d'abord par nous donner une bonne claque
comme
ce fut le cas de la machine à vapeur quoi
?
nous qui nous pensions si spéciaux si uniques si indépassables et nous le sommes
mais
une machine imite comment fonctionne notre cerveau elle en automatise un certain nombre de moyens alors tout le monde comprend
que
tout va être mis en cause personne n'y échappera nulle part
alors
se pose la question fondamentale qui compte
si
nous voulons rester des citoyens
car
notre déclaration est la déclaration des droits de l'homme de l'être humain et des citoyens
le
pouvoir va de pair avec l'existence de droits
des
droits sans pouvoir ne sont que vaines et creuses phrases
c
'est la raison pour laquelle si nous voulons rester maîtres de nous-mêmes
alors
il faut contrôler ce qui va se passer
car
si nous ne le faisons pas si nous nous abandonnons non pas
après
demain demain là maintenant tout de suite
si
nous nous abandonnons à la colonisation numérique
qu
'a préparé pour nous monsieur Macron en invitant tous ceux qui le veulent à installer des data centers pour consommer l'eau de nos rivières
et
l'air qui les entoure
nous
devons établir la souveraineté française sur tout ce qui concerne le numérique et la transmission des idées et l'intelligence artificielle
à
la suite de l'ONU
de
la Chine et même du pape
il
faut qu'il y ait un contrôle international
sur
cette intelligence artificielle
ou
alors cela signifierait que nous lui cédons le droit de décider pour nous
enfin
et là aussi c'est dans l'immédiat
une
crise financière mondiale s'avance
tout
le monde le sait
une
de ses conséquences
ce
sont les taux d'intérêt auxquels on prête aux différents états
qui
sont
du
fait d'une stupidité absolue d'une part et d'autre part
d
'un dévouement sans borne pour le capital financier obligés
d
'aller chercher leurs emprunts
auprès
de la finance internationale
sur
la terre entière
les
taux d'intérêt sont à 4%
c
'est un taux insupportable pour des états quels qu'ils soient
surtout
pour ceux
qui
se sont endettés comme le nôtre
non
que cette dette excède nos moyens
la
France est et reste plus riche qu'elle n'a jamais été
toute
la question est de savoir comment cette richesse serait partie
mais
nous ne sommes pas dans le besoin ce n'est pas vrai
la
question
est
que si nos affaires vont si mal c'est d'abord
parce
que certains l'ont organisé et je voudrais rappeler très solennellement à ceux qui nous donnent des conseils
que
la dernière fois ils nous reprochaient la création possible et effrayante de 100 milliards de dettes
ils
en ont fait 1200 milliards de dettes
alors
ils sont les derniers
à
pouvoir venir nous donner des leçons autant
que
ces 1200 milliards de dettes ce ne sont pas des maternités ce ne sont pas des kilomètres de chemin de fer ce ne sont pas des lycées ce ne sont pas des facultés
c
'est un pillage
qui
s'a fait pour le profit exclusif
d
'une petite poignée d'individus qui se sont enrichis
et
qui continuent à avoir lâché les chiens pour nous empêcher de rétablir l'équilibre mesdames et messieurs mes camarades nos affaires vont d'autant plus mal que ceux qu'on appelle nos élites les puissants qui décident les successeurs de monsieur Giscard d'Esta qui fit payer 95 fois la somme qu'il avait empruntée de monsieur Balladur qui fit un trou de 500 milliards de monsieur Nicolas Sarkozy qui creusa un fossé de 600 milliards et ainsi de suite l'un après l'autre de ces donneurs de leçons qui ruinaient le pays dans l'effort de passer derrière pour dire ah il n
'y a
plus d'argent pour rien maintenant il faut se serrer la ceinture et c'est ce qu'ils ont fait
mais
nos affaires iraient peut-être un peu moins mal c'est à dire il y aurait moins d'écart entre le taux auquel on nous prête à nous français
et
ce qu'on prête aux allemands
dont
le pays est aussi détruit que le nôtre par le néolibéralisme qui compte plus de ponts en ruines que nous des écoles et de lycées pourris que nous en avons dans notre propre pays
et
qui ont vécu cette politique comme nous mais on leur prête à moins cher
pourquoi
? peut-être parce que non pas des dirigeants comme nous en avons eu et en avons
comme
monsieur Bayrou
qui
passait son temps à pousser des cris
sur
la dette qui était mettait le pays en faillite comment voulez-vous que quand les responsables français eux-mêmes disent que le pays est en faillite surtout quand ils sont premiers ministres et bien les financiers n'aillent pas dire alors ils doivent être en faillite puisque même leur chef le dit et ainsi de suite je pourrais continuer la liste et je vais le faire
car
la réponse de tous ces gens est toujours la même
on
ne peut rien faire mais je me rappelle la tête de ce grand savant monsieur le maire quand il était ministre des finances et qui prit sa part à la faillite
par
ses activités il me disait monsieur Mélenchon vous voulez que la dette devienne perpétuelle puisque nous défendions déjà l'annulation de la dette qui est auprès de la PCE mais il me disait mais monsieur
la
dette est déjà perpétuelle personne ne la rembourse nous en prendons pour rembourser autrement dit cet homme dormait tranquille se disant
je
fais deux heureux moi qui dépense sans compter pour mes amis et deux ceux qui nous prêtent de l'argent qui vont pouvoir ramasser des sous et c'est eux qui ont substitué à la volonté politique du peuple la sanction et la volonté
de
la finance
car
quand la finance vient et vous dit je ne vous prête pas
à
moins de temps c'est elle qui décide surtout quand elle trouve dans les murs des gens qui viennent dire ah on n'y peut rien il faut rassurer les marchés rassurer les marchés comment ils s'appellent où ils habitent que j'aille les rassurer
quel
marché de quoi vous parlez
il
n'y a pas de marché
il
y a des hedge funds
il
y a des compagnies financières il y a des compagnies d'assurance et vous autres vous datez d'un siècle qui venez me dire qu'ils peuvent rassurer les marchés vous n'avez jamais entendu parler des hedge funds ce sont des spéculateurs vous comprenez ils passent leur vie à trouver des combines pour ramasser le maximum d'argent dans le minimum de temps et ils décident par exemple de jouer à la perte genre les français
vont
se casser la figure on parie sur le cassage de figure des français
et
si on se casse la figure ils rempliront leur poche et vous m
'en
demandez quoi ?
de
leur céder
?
mais vous vous êtes trompé de personnage je n'ai qu'une chose à dire
ceux
qui s'en prendraient à la France
si
c'est nous qui gouvernons vont sentir passer la riposte
et
il est peu probable
qu
'elle leur fasse du bien
qu
'est-ce que c'est que cette histoire
?
et ce banquier central à qui on n'a pas le droit de donner des conseils mais qui lui en donne aux autres je ne parle pas du banquier allemand à qui on n'avait rien demandé avant que le monde aille les voir je parle du gouverneur de la banque de France française celui-là il est là parce que le précédent est parti avant pour permettre à Macron de nommer le suivant qui resterait 6 ans
et
voilà que Macron a nommé un de ses potes
qui
a participé à tous les mouvicous il était directeur du trésor quand les trousses creusaient
il
a été ici là directeur de cabinet du ministre de l'économie puis de ceci puis de cela cet homme y a écrit dessus toute la dette du pays il en est en partie responsable et il vient nous donner la leçon
à
côté ça à
qui
vous voulez mais pas à nous
on
a été à l'école on se renseigne
et
beaucoup d'entre nous sont marxistes donc c'est une bonne base pour comprendre la vie alors
tous
les autres arrivent à en renseiller pour rassurer les marchés
et
jusqu'à cette madame le pen qui prétendait ramer pour les ouvriers et les paysans celle-là je ne sais pas si elle comprend ce qu'elle dit mais en tout cas elle l'a dit
elle
a dit qu'elle allait faire zéro déficit et elle appelle ça la règle d'or
pour
ça chère madame il vous faut récupérer quelque chose comme 120 milliards par an en le retirant du fonctionnement de l'état
des
collectivités locales et du reste
alors
où allez-vous trouver ces 120 milliards elle a dit dans 5 ans trop tard madame dans 5 ans vous serez déjà fait ratiboiser 2 fois
elle
nous propose si on suit son raisonnement 120 ans d'austérité
vous
avez compris
je
suis le seul au nom du mouvement assoumis et de ces organisations de réflexion ces économistes
ces
financiers
je
suis le seul à avoir dit
comment
on pouvait commencer à rembourser la dette notez que pas un des autres n'en a jamais parlé ce qui signifie qu'ils ont décidé que c'est vous qui allez la payer
nous
avons proposé d'annuler la partie de la dette française qui est dans les caisses de la banque européenne
et
nous complétons notre proposition en disant ça va marcher parce que si vous baissez la quantité de dette que nous avons alors la confiance reviendra
et
si elle ne revient pas c'est qu'il faudra en mettre une deuxième ration et peut-être même une troisième et peut-être même qu'on ira chercher notre argent ailleurs que sur le marché financier mondial tenez-vous bien nous ne sortons pas de l'oeuf nous savons nous battre et nous avons vu ce qui est arrivé à tous ceux qui ont commis l'insigne bêtise d'écouter les consignes qu'on leur a données les Tsipras et compagnie qui ont fini par ruiner leur pays qui plus de 15 ans après a vu leur produit intérieur brut réduit de plus du quart et qui sont revenus mesdames, messieurs de 110% qu'ils étaient du total de leur dette par rapport à la richesse d'une année à 130 mais quelle réussite mais comme ça fait envie
je
dis toutes ces choses bien carrées j'espère avoir du commentaire quant à vous monsieur Moulin
vous
n'avez pas monsieur le gouverneur de la banque centrale à aller à l'étranger dire que si les français continuent comme ça ils vont être étranglés par la dette parce que quand vous parlez comme ça vous parlez contre votre patrie contre votre peuple et contre l'intérêt général et nous ne vous le permettons pas
il
vous en cuira si vous continuez
il
a dit je ne me laisserai pas impressionner c'est bien ce qu'on va voir
c
'est bien ce qu'on va voir depuis quand
ces
gens élus par personne nommés à la faveur d'une aventure intérieure
l
'assemblée nationale n'ayant même pas voté pour qu'il soit le gouverneur de la banque centrale vont quand même venir nous dire ce qu'on doit faire non non non bouche fermée
je
vous ai gardé
le
plus infâme pour la fin
le
monsieur qui organise la rigolade du MEDEF quand on parle de salaire soi-disant président du mouvement des entreprises de France et bien figurez-vous que ce n'est pas ça l'idée qu'on se fait des entreprises monsieur Patrick Martin a dit ah
me
fait tellement peur que s'il est élu je m'en irai
ce
que disent
les
petits patrons que je connais qui en sont au même point que vous tous c'est à dire que n'ont pas la possibilité de s'en aller et d'ailleurs ils n'en ont pas envie
eux
ils n'en ont pas envie nous
alors
il faut être fait d'un drôle de bois et s'il croit qu'il nous fait peur parce qu'il dit qu'il va partir il se trompe lourdement sur nos sentiments
une
fois de plus des élites irresponsables trahissent leur pays
et
montrent à quel point ils n'en ont rien à faire
de
toutes les leçons qu'ils nous donnent de patriotisme et autres
alors
maintenant
il
faut comprendre dans ce contexte
l
'événement qui se déroule sous nos yeux
la
révolte de la jeunesse
ils
ne sont pas
ils
ne sont pas en train de faire une crise de nerfs printanières d'ailleurs c'est l'automne
ils
ne sont pas
en
train de s'agiter sans raison non seulement ils se mettent en mouvement pour des raisons objectives qu'ils ont nommées
dans
des cahiers de revendications qu'ils ont rédigés en proposant à tous ceux qui veulent aller voir sur le terrain la réalité de leurs revendications
c
'est donc un mouvement qui fait preuve d'une très grande maturité politique et syndicale
mais
ce mouvement
est
le cri
qui
annonce la fin d'une période dont ils ont été les victimes
non
ce n'est pas par hasard ou par oubli ou par négligence
que
les établissements d'enseignement secondaire
de
l'enseignement général et du professionnel se trouvent dans cet état
pour
ne rien dire du premier degré
cela
a été organisé méthodiquement pendant plus de 15 ans
les
néolibéraux
sont
partis de l'idée
qu
'ils voulaient se débarrasser de l'école comme service public prenant l'engagement auprès de chaque jeune de lui permettre de franchir toutes les étapes du savoir jusqu'à la qualification qui permet les métiers les plus avancés
ils
ont pensé qu'en en faisant un marché ils vendraient du savoir à la découpe
pour
organiser un marché
il
y a des conditions elles ont été toutes réunies premièrement fabriquées des producteurs
concurrents
c'est-à-dire des établissements scolaires en concurrence les uns avec les autres
de
l'université au lycée en passant par les collèges où plus de 20% de l'emploi du temps est déterminé localement
pour
que ça marche il faut qu'il y ait des classements pour que vous choisissez à quel endroit mettre votre enfant bien sûr
et
certains médias se sont chargés de produire ça tous les ans
le
lycée machin meilleur que le lycée truc et ainsi de suite et bien sûr le lycée privé
et
pendant qu'ils faisaient tout ça partout les droites au pouvoir dans les régions dans les communes dans les départements versaient non seulement la part des subventions prévues par la loi pour les enseignements privés mais des parts supplémentaires
si
bien qu'au point de départ entre le public et le privé il y avait en quelque sorte un décalage de moyens pour faire le travail et tandis qu'au public on demande de prendre tous les jeunes quels qu'ils soient
au
privé on accordait le droit de choisir et de trier sans aucune obligation voilà comment ils ont constitué le marché
puis
après avoir mis des producteurs indépendants
ils
ont mis des consommateurs concurrents
et
c'est ainsi qu'on a vu arriver
au
lycée
chacun
sommet de faire sa petite tambouille son petit potage les valeurs qu'il choisit pour faire ceci ou pour faire cela et on a présenté ça comme le sommet de la liberté individuelle
mais
en matière de qualification la liberté est contrainte par l'obligation de savoir certaines choses on ne peut même si on est un littéraire affirmer et j'en ai fait partie
se
passer de mathématiques on ne peut se passer de science et dès lors
c
'est à ceux qui savent qui organisent l'enseignement de dire comment on répartit bien sûr suivant les options
mais
quels sont les savoirs fondamentaux que tout le monde doit avoir en même temps le même jour et au même examen
et
ensuite quand ils ont continué
ils
ont fabriqué le contrôle continu
en
disant ah ben vous voyez comme ça c'est plus simple non mesdames messieurs ce n'est pas plus simple parce que ça veut dire la note ici n'a pas la même valeur que la note là-bas et tout ça est précédé par des réputations et ensuite quand vous notez vous n'avez pas envie de massacrer vos élèves alors des fois il peut arriver je ne dis pas que ça arrive le petit coup de pouce qui aide mais qui du point de vue pour finir de la vérification la plus fine des niveaux n'est pas la meilleure des idées
ce
bazar a été organisé du sommet de l'état par des gens qui voulaient transformer le savoir en une marchandise comme ils transforment tout en marchandise et c'est cette société à laquelle nous voulons mettre fin la société où tout est marchandise
le
savoir n'est pas une marchandise
le
jour où le savoir devient une marchandise alors vous êtes dans une société obscurantiste
car
jusqu'à présent les scientifiques qui sont ceux qui ont toujours ouvert le chemin de toutes les autres disciplines de pensée ont toujours agi de la manière suivante tout ce qu'ils trouvent ils le disent à tout le monde pour que tout le monde puisse profiter de ce qui se sait pour aller toujours plus loin
si
vous mettez un prix à l'acquisition d'un savoir vous organisez l'obscurantisme parce que c'est l'argent qui décide de la diffusion du savoir et non plus l'intelligence de celle ou de celui qui le reçoit
ce
sont ces choses fondamentales que je viens expliquer devant vous et devant tous ceux qui sont en train de nous regarder pour qu'ils comprennent pourquoi cette lutte des lycéens
est
si fondamentale pour notre patrie
pour
notre avenir à tous et à toutes et je vais compléter ce tableau
pourquoi
il est si extraordinaire mais finalement moins
qu
'au quart de tour
le
mouvement soit parti d'abord
des
lycées des banlieues et des quartiers populaires
où
on n
'a
pas d'autre ascenseur social que les études que c'est elles qui ont libéré les filles
et
les garçons
des
destins rangés d'avance
alors
qu'avant les mouvements démarrés dans les centres-villes et puis de là
c
'est passé directement aux universités toutes les universités d'un seul coup 90% d'entre elles
parce
que la jeunesse qui est là est passée par l'épreuve et elle sait de quoi il s'agit à la fin parce que ils retrouvent les mêmes barrages pour les masters
ils
retrouvent les mêmes barrages pour les licences ils retrouvent les mêmes barrages pour le doctorat c'est-à-dire partout le règne de l'argent et la sélection et voici que cette madame le pen qui ne comprend rien à tout ça dit eh bien
je
suis pour la sélection à l'université eh bien pas nous
nous
ne sommes pas pour la sélection nous sommes pour l'éducation nous sommes pour l'enseignement nous sommes pour l'acquisition des savoirs pas pour la sélection
la
sélection c'est un épisode
ce
qui compte c'est apprendre
devenir
meilleur plus il y a de savoir plus il augmente plus il se répand et plus nous sommes riches nous autres français car nous n'avons rien d'autre que notre matière grise comme matière première de notre développement
et
pour que ce système fonctionne complètement
pour
qu'il fonctionne comme ils avaient prévu
il
fallait y introduire une école du vice parcours sup
parcours
sup c'est la manière de rendre tordu votre gosse qui est droit votre fille votre gars déjà savoir à 15 ans qu'est-ce qu'on fera après
ben
moi je ne savais pas alors donc peut-être que je ne
suis
pas un bon repère mais à mon avis je ne
suis
pas le seul 15 ans 16 ans déjà pardon je fais ma petite parenthèse
bon
déjà on nous demandait de savoir avec qui on n'était plus d'accord de corneille ou de racine pour ce qui était du rapport de l'amour et du devoir beaucoup opté pour l'amour
et
je crois que ça continue mais déjà c'était une question qu'on arrivait à comprendre
mais
alors si vous voulez être chaudronnier ou astronaute
c
'est plus dur à 15 ans
et
encore plus à 14 mais pourquoi je dis école du vice
parce
que votre enfant il a quand même une idée il a parlé avec les parents avec les grands-parents il a fini par avoir une idée puisqu'on lui demande à tout prix il répond
mais
on lui dit une idée tu plaisantes on t'en demande 10
à
partir de la deuxième vous commencez à mentir
à
la troisième ou à la quatrième vous racontez n'importe quoi
parce
que vous n'avez aucune idée sur ce qu'est tel ou tel métier mais vous l'écrivez quand même pour qu'il y
en
ait 10
et
il
y
a votre père votre mère votre grand-mère ou votre grand-père qui vous aide en vous disant t'as qu'à dire ça parcours sup parcours
sup c
'est le martyr de toute la famille sur trois générations
tout
le monde sait ça parcours sup est une ignominie
et
parcours sup ne sert qu'à une chose
comme
il n'osait pas mettre un examen d'entrée à la faculté et à l'université
comme
il y avait déjà un certain monsieur Blanquer qui vient de dire
du
haut de sa science un papier à propos du bac ce gars a été ministre de l'éducation pendant 5 ans et il ne sait pas que le baccalauréat n'est pas un papier c'est le premier grade universitaire de notre pays ce n'est donc pas un papier
et
si on n'a pas ce papier on ne peut pas passer les concours de la fonction publique donc c'est un peu plus qu'un papier apparemment c'est un certificat de qualification de savoir monsieur Blanquer faisait par qui des plus obscurs sectes libérales qui étaient les plus acharnées à vouloir faire le marché du savoir au début on les prenait pour ce qu'ils sont des dingues donc on ne
s
'en occupait pas trop
mais
voilà que ces gens-là un jour grâce à Macron se retrouvent au pouvoir et décident d'en faire un marché
et
bien nous avons un contre-modèle je vous ai dit il y a un instant la France a besoin de matière grise bien cultivée pour avoir un futur possible sinon elle n'en a pas
vous
me comprenez au 21ème siècle
le
siècle de l'intelligence artificielle et de la bêtise artificielle tout commence par le fait de savoir
il
faut que le peuple français le peuple en France apprenne apprenne apprenne encore non seulement à l'école mais une fois qu'on est au boulot la formation en continue et tout ce qui permet d'augmenter sa qualification car quand les machines qui hier mettaient 10 ans avant d'être obsolètes ne mettent plus que 5 ans et quand en plus c'est une autre machine qui va décider laquelle faut acheter et de quelle forme elle doit être
alors
vous voyez bien que vous avez intérêt à avoir un peuple qui a une culture générale suffisamment large pour bien s'adapter au renouvellement continuel des instruments de la production c'est la raison pour laquelle les maths les sciences et la culture générale sont absolument indispensables pour faire marcher n'importe quelle machine
et
n'importe quel système productif
je
n'ai pas l'intention de développer devant vous je ne sais quel discours sur la manière de réorganiser l'école ceci viendra en son temps sans doute ce jour là serai-je accompagné de Paul Vannier qui dans notre mouvement assoumis est celui qui regarde l'école de plus près mais surtout qui a une caractéristique par rapport à d'autres c'est que lui dans l'école il voit d'abord les enfants
et
leur protection
alors
sur les jeunes je reviendrai vous voir avec Louis Boyard
pour
vous dire ce à quoi nous avons pensé et ce que nous proposons mesdames, messieurs nous ne sommes pas assez nombreux dans ce pays nos décisions personnelles conduisent à ce résultat qu'il y a moins de jeunes
dans
la génération qui vient il n'est pas question ici de vouloir comme l'a dit assez sottement le président de la république réarmer démographiquement
mais
qui c'est qui lui trouve des mots comme ça ça m'arrive moi aussi des fois je dis faut qu'on trouve le mot faut qu'on trouve alors il y a 2-3 personnes autour de moi vous voyez pas un truc pour dire voilà ce que je voudrais dire bon après t'écoutes tes réarmements attends
c
'est le général mandon qui a gagné ou quoi c'est pas des fusils qu'on fait c'est des gosses allons allons monsieur le président du calme
je
ne vais vous parler que d'une chose à cet instant
si
nous voulons
que
la planification écologique permette d'orienter la production
et
en orientant la production
d
'orienter où l'on va mettre les investissements de l'épargne collective des français
en
les proposant à ceux qui les détiennent aujourd'hui
et
si en faisant ça nous pensons que nous allons relancer l'économie alors
il
ne suffit pas de faire des phrases et des mots il ne suffit pas de dire il y a des milliards il y a des milliards
mais
bon sang de bois il ne suffit pas de mettre un paquet de milliards d'un côté et un tas de tôle de l'autre pour qu'ils surgissent au milieu des fusées des bateaux et des avions
il
faut du travail et du travail humain donc du savoir c'est la raison pour laquelle
les
jeunes gens qui s'orientent vers la voie professionnelle
doivent
être traités avec une considération et une compréhension particulière
il
faut les traiter avec respect
il
faut rétablir la règle des 4 ans pour passer un bac professionnel pour qu'ils soient des professionnels de très haut niveau et en même temps qu'ils aient une vie car voyez-vous mesdames, messieurs
ces
gosses ces jeunes souvent très souvent
le
soir après les heures d'études vont travailler pour gagner leur pain et celui de leur famille souvent très souvent le samedi le dimanche
parce
que souvent
pas
si souvent mais souvent ils sont aussi père et mère de famille leur destin nous concerne au premier plan ce sont les enfants chéris du système de l'insoumission
et
c'est pourquoi
nous
allons créer
une
filière
qui
part du CAP qui est le premier niveau de qualification
et
vous avez intérêt à ce que les CAP marchent si vous voulez quand on vous tire des fils électriques dans votre maison ils soient tout droits si vous voulez que la plomberie qu'on vous installe fonctionne si vous voulez que le système des alertes marche si vous voulez que le radiateur fonctionne bref ça et le reste
rien
n'est possible sans eux
alors du
CAP
jusqu
'à la licence professionnelle notre gouvernement leur préparera un passage sans fausser avec la possibilité de passer d'une étape à l'autre jusqu'à s'élever au plus haut niveau et vous verrez qu'il y aura des milliers de jeunes pour être d'accord avec ça
et
tous ceux qui choisiront cette voie là tous sans exception auront un revenu
nous
arrêterons de faire croire que nous n'avons pas compris que si l'apprentissage est nécessaire ce fut une bêtise et une folie absolue d'y mettre 800 000 jeunes d'un coup sans avoir rien préparé et en se figurant que n'importe quelle entreprise est une école ce n'est pas vrai il y a eu des dégâts considérables des sommes phénoménales dépensées pour rien 8 000 euros ici 6 000 euros là et au bout de 3 mois tout le monde est parti et n'est plus en apprentissage il y a de l'apprentissage qui est nécessaire évidemment et qui est bienvenu
mais
il ne faut pas en faire une règle absolue aussi absurde et il faut
que
les adultes puissent aussi venir au lycée professionnel ou au lycée agricole
mais
enfin enfin qu'est-ce que vous croyez
si
je vous dis l'agriculture biologique pour nourrir gratuitement les enfants aux écoles vous applaudissez ça vous plaît mais qui va faire cette agriculture les gens
il
y avait 7 millions de paysans à la fin de la dernière guerre il n'y
en
a plus que 400 000 ils mènent une vie de chien pour la plupart d'entre eux quelques-uns ont constitué des empires
mais
le paysan et la paysanne à la base ils tirent la langue ils essayent de bien faire et des fois il est tellement pris à la gorge
qu
'il y a un taux de suicide dans cette profession qui est absolument intolérable
il
va falloir recruter
selon
les dires de la Confédération paysanne
400
000 personnes mes amis
il
faut trouver 400 000 agricultrices et agriculteurs pour ça il faut élever leur niveau de préparation avant nous avons un réseau un maillage de lycées agricoles il nous servira à préparer et à encadrer car les maires des communes à peu d'exception près sont prêts à faire cette alimentation pour les plus jeunes bio et gratuite et nous y avons un intérêt car nous allons gagner des milliards comme ça
vous
savez les 5 milliards
les
milliards que vous ne paierez pas pour soigner ce diabète parce qu'ils ont eu de la nourriture qui est bio les milliards que vous ne dépenserez pas pour le cancer parce qu'ils n'auront pas absorbé des produits pleins de pesticides les milliards etc
parce
qu'ils n'auront pas absorbé trop de sel trop de sucre qui rendent malade
voilà
les économies que nous ferons et nous appellerons ça les dividendes du bonheur parce que pour la première fois certains vont manger 3 repas par jour ce qu'ils ne font pas aujourd'hui même quand leurs parents se privent pour pouvoir mettre le carburant dans la voiture et mangent moins que leurs enfants et même en faisant ça ça ne suffit pas toujours à remplir toutes les assiettes
voilà
de quoi se moquent ceux qui rient dans les réunions du MEDEF
il
nous faut 300 000 personnes
quand
je vous dis nous voulons mettre fin à 2 800 000 personnes qui n'ont pas de logement correspondante à leurs besoins
vous
applaudirez tous si je vous dis il faut 700 000 rénovations vous vous direz Mélenchon c'est formidable mais qui va faire le boulot
nous
avons besoin de trouver 300 000 personnes pour faire ce travail là et c'est un travail qualifié parce qu'il ne faut pas croire qu'on s'amène juste avec une éponge et qu'on a réglé le problème c'est un travail hautement qualifié il faut changer aussi une part de l'agriculture pour qu'elle produise les isolants dont nous avons besoin en France
la
paille de bois la terre qui sert à ça le chanvre non vous fumerez pas votre maison
mais
c'est un des meilleurs isolants
il
nous faut 200 000 personnes dans les emplois pour les énergies renouvelables
parce
que vous ne faites pas d'énergie renouvelable sans des travailleurs qualifiés voilà point final vous pouvez regarder votre tas de fils électriques et tout ce que vous voulez les capteurs ils ne s'assembleront jamais tout seuls
il
nous faut encore
100
000 personnes justement pour faire la conversion dans l'électricité dans les métiers d'électricité
et
notamment en prévision des véhicules électriques
j
'ai fini sur ce point vous voyez ce que je viens de vous montrer
il
y a un lien très étroit entre le fait que nous refusons la marchandisation des savoirs et le développement de notre pays et l'accomplissement de la planification écologique
c
'est la même chose que j'ai dit
au
petit patron
que
je vais si nous gouvernons le pays aider
en
face des autres qui prétendent parler à leur nom
il
faut qu'on change la représentativité patronale il faut que l'économie sociale et solidaire qui représente 19% des salariés soit mieux représenté
il
faut que les petits patrons soient mieux représentés parce que ceux-là ils ne parlent pas de s'enfuir de France ils parlent de rester avec nous pour galérer et faire ce qu'il y
a
à faire et à eux j'ai dit
eh
bien
nous
devons avoir cette classe ouvrière et si
vous
vous inscrivez dans les objectifs du plan encore faut-il qu'il
y ait
les gens pour accomplir le plan
si
vous vous inscrivez dans les objectifs du plan et de la planification écologique alors vous aurez des aides si vous ne vous inscrivez pas dans le plan et si vous ne donnez pas de contrepartie vous ferez ce que vous voudrez mais sans l'argent des citoyens
je
ne peux terminer ce couplet de ma chanson
en
oubliant de citer les noms illustres
qui
sont à l'origine de cette décadence
l
'inventeur monsieur Blanquer à qui revient
le
pouvoir d'imagination de ces bêtises
le
premier ministre qui a veillé à leur mise en application systématique monsieur Edouard Philippe car il ne faut pas l'oublier
parcours
sup et l'arrest c'est pendant qu'il était et puis il y a le troupier l'inventeur à la base c'est-à-dire monsieur Attal
alors
celui-là je n
'ai
rien contre lui je ne le connais pas je sais que c'est un ancien du MJS le mouvement de la jeunesse socialiste passé à Macron je n
'ai
pas de commentaire à faire là-dessus chacun fait ce qu'il veut de sa vie mais s'il vous plaît monsieur Attal quand vous dites monsieur Mélenchon veut utiliser les jeunes comme de la chair à canon d'abord Mélenchon n'utilise personne et ensuite vous êtes un peu dur de dire que vos amis les policiers tirent un coup de canon sur les jeunes non ils se contentent de les tabasser
de
les éborgner de les mutiler mais il y a pire venez pas me dire que c'est pas vous parce qu'il a osé dire c'est pas moi parcours sup comment c'est pas toi c'est toi qui étais rapporteur et moi j'étais dans l'opposition et c'est à moi que t'as dit toi tu n'aurais pas un jeune qui resterait sur le bord du carreau il y en a 100 000 qui n'ont pas pu entrer en faculté cette année 100 000 bonhommes
et
il disait monsieur Mélenchon et LFI exagèrent pour faire peur et manipuler les jeunes et la première année
il
passe à la télé et il dit c'est formidable ça marche mieux que prévu ça marche vachement bien
la
preuve maintenant il vous faut démonter tout ça c'est pourquoi
la
question de l'abolition de parcours sup est au coeur de la question du mouvement qui s'est mis en marche dans tout le pays parcours sup doit être aboli parcours sup doit être aboli
on
dit alors avant il y avait le tirage au sort
il
n'y a aucune difficulté
à
condition de s'organiser sérieusement où veulent aller les jeunes si on leur demande à temps alors on prend les dispositions pour trouver les locaux si vous voulez qu'on vous en trouve dans Paris il y en a des milliers de mètres carrés disponibles dans certains quartiers où il y a des tours vides quant aux enseignants tout dépend comment on organise le travail un enseignant du secondaire pourrait parfaitement avoir auprès de lui un ou deux assistants d'enseignement qui seraient des jeunes gens qui eux-mêmes seraient au niveau de la licence puisque la licence ça veut dire licence d'enseigner figurez-vous
je
le sais j'ai une licence de philo alors
donc
il ne
faut
pas me raconter d'histoire
je
connais la boutique
il
n'y a pas de difficulté à organiser l'élévation du niveau de qualification de nos jeunes et sinon on fait quoi s'il vous plaît si on ne fait pas ça on fait quoi c'est quelle autre bonne politique vous avez vu celle que je viens de vous présenter elle fonctionne comme un tout on relance donc il y
a
des sous qui circulent donc il y a des taxes et des impôts qui rentrent pour le trésor de l'état et ensuite il y a des gens qui savent faire et c'est eux qui utilisent cet argent pour en faire des choses concrètes et hop on repart pour un tour voilà le circuit vertueux qui est celui de la politique des besoins et de la demande alors évidemment
il
y
a
un problème de phasage
je
ne vais pas vous dire on a gagné en avril et en juin ça y est le système est en place non il va y falloir quelques mois mais vous verrez et puis vous vous en mêlerez j'espère bien
alors
maintenant
je
dois dire encore
quelque
chose qui a à voir avec cette campagne
vous
regardez ces jeunes
et
quoi
pourquoi
ils comptent pas
pourquoi
ils n
'ont
pas pu se faire
entendre
mesdames, messieurs
à
16 ans
on
peut être émancipé
et
assurer son devoir de parent
à
16 ans on vote aux élections prud'homales
à
16 ans on va en prison
alors
à 16 ans on doit pouvoir donner son avis non pas secondairement mais comme tous les autres comme citoyens c'est à dire qu'il nous faut le droit de vote à 16 ans voilà la proposition que contient notre programme depuis le premier jour
alors je
pense qu'il y en a
qui
pensent comme à l'époque quand on a dit on va donner le droit de vote à 18 ans on dit ah c'est bien raisonnable 18 ans ils sont jeunes ils ont le sang vif il vaut mieux qu'ils attendent un peu comme tous les autres jusqu'à 21 ans il y a quelqu'un qui propose de rétablir le droit de vote à 21 ans non bien sûr
mais
le droit de vote à 16 ans changera tout
et
d'abord le devoir de respect à l'égard de la jeunesse je sais qu'il s'agit de nos enfants nous respectons nos enfants et souvent aussi nous respectons ceux des autres et aussi nos petits enfants
mais
le respect c'est quelque chose qui s'organise qui s'enseigne qui s'explique
nous
sommes tous citoyens c'est à dire comme on l
'a
rappelé tout à l'heure égaux en droit
j
'ai pas dit en devoir c'est un autre débat
le
seul devoir que nous avons
c
'est de respecter les droits des autres notre liberté termine là où commence celle des autres voilà la leçon de la grande révolution
ce
que je vous présente
c
'est une vision qualitative
de
la vie
quand
j'étais jeune homme
on
se battait pour un socialisme
je
suis pas le seul ici à avoir été dans ce cas là surtout dans cette région
c
'est pas pour dire mais enfin il y a quelques têtes dures dans le coin
pas
que mais il y en a beaucoup
et
alors on se représentait le socialisme compte tenu de la misère qui existait dans le monde alors on disait tant de milliers de tonnes de béton tant d'électricité tant de kilomètres de chemin de fer tant de routes on en avait une vision quantitative
si
on faisait tout ça ça irait mieux et le fait est que ça va mieux quand on fait tout ça je veux dire quand on fait des maisons quand on fait des voies de chemin de fer quand on cultive correctement c'est vrai mais on sait tous maintenant que c'est pas une manière
d
'estimer le prix du bonheur le prix de la liberté
le
prix de la vie en commun nous avons besoin d'une approche qualitative
si
je reviens vous voir
si
au passage vous m'avez lu et que je vous dis réjouissez-vous
nous
avons coulé du béton comme jamais alors
comme
je l
'ai
vu dans d'autres circonstances vous frottez les pieds par terre parce que la réunion commence à vous ennuyer
et
que vous vous demandez où est tout ce béton dont je parle
et
bien tous nous avons compris
sur
cet exemple simple
que
c'est pas ça que nous voulons faire
nous
voulons des indicateurs qualitatifs
vous
savez je ne viens pas d'inventer cette idée elle est dans notre programme mais c
'est
le moment pour moi de vous dire cette chose là est importante sur quoi vous devez juger un gouvernement
c
'est sur la part d'amélioration
de
vos moyens d'accès au bonheur des petites choses toutes simples
bien
manger
pouvoir
se déplacer
pouvoir
s'occuper de ses gosses avoir du temps libre pas arriver crevard à 71 ans parce que tu n
'as
pas eu la retraite avant
et
ainsi de suite
alors
ils ont
le
PIB produit intérieur brut
je
creuse un trou le PIB augmente je le rebouche le PIB augmente
je
monte dans ma voiture je rentre dans un mur le PIB augmente pour refaire le mur et refaire la bagnole plus le PIB des médicaments le PIB
c
'est rien c'est une évaluation en valeur
ça
compte
il
faut en tenir compte bien sûr mais ce n
'est
pas là-dessus qu'on juge voyez-vous le programme des Nations Unies pour le développement avait imaginé un ensemble d'indicateurs de développement humain et ça posait des choses incroyables qu
'on
trouvait toutes bêtes la première fois que j'en ai parlé dans une réunion on m
'a
dit bon ça c
'est
un truc pour le tiers-monde ben j'ai dit ben t'as qu'à aller regarder où il est le tiers-monde
c
'est jusqu'à quel âge tu vis combien de gens savent lire et écrire
quel
est le niveau d'éducation moyen des filles
c
'est des choses comme ça
et
ben allez faites des enquêtes
dans
les villes et dans les banlieues
et
vous verrez
que
le développement humain n'est pas le même partout
et
bien nous on propose
que
déjà au moins une loi s'applique elle a été votée en 2015
et
elle dit il y a des indicateurs et tous les ans il faut faire le bilan et on discute
ça
a été voté en 2015
ils
ont fait ça deux fois
alors
on est dans un pays où il y a une loi mais on s'en fout si elle n'arrange pas ceux qui sont au pouvoir
et
bien ce n'est pas seulement cette loi qu'il s'agit de faire mais une loi dans laquelle nous mettrions nous-mêmes
d
'autres indicateurs
notamment
ceux qui résulteront de l'action des éco-régions
combien
de gens en moins malades
combien
de cancers en moins combien de diabète en moins
combien de
maladies cardiovasculaires en moins
quel
est le niveau d'éducation moyen de nos jeunes
pourquoi
les filles ont disparu
des
filières de mathématiques et de sciences où elles brillaient
combien
de nos petits
sont
exempts de ces maladies qui leur vient
de
cet environnement
et
ainsi de suite espérance de vie en bonne santé égalité au sein des filières d'éducation égalité salariale
vous
le savez tous
si
vous payez les filles comme les gars
quand
ils font le même travail vous avez payé la retraite à 60 ans
c
'est pour ça qu'ils m'ont venu plus trop
ils
viennent plus trop souvent me dire alors avec quoi vous payez ça je vais vous le dire avec votre fric celui de la richesse qui est produite dans l'entreprise qu'est-ce que c'est que cette histoire alors ça c'est les critères féministes égalité salariale dans la carrière
les
critères écologiques c'est les taux d'exposition des populations à des environnements pollués
et
un indice de richesse de la biodiversité
à
mon âge j'ai une maison à la campagne
bien
au sud
de
Paris
et
bien figurez-vous que j'en étais jamais rendu compte
mais
il ne reste plus que deux papillons
des
papillons où ils sont passés ? avant il y en avait plein
tu
ne faisais pas attention il y avait la saison il y avait les papillons il n'y
en
a plus
et
bien
ils
ont tout tué et ils continuent à tuer d'arrache-pied alors
c
'est cet autre monde dont je vous parle et
comme
il faut
le
résumer
regardez
cette brave bête le courage qu'elle a ça fait une demi-heure qu'elle me tourne autour
mais
non tu ne me mangeras pas
nous
ne voulons pas
nous
allons faire la campagne comme je vous l'ai dit
je
suis déjà allé au salon du bâtiment j'ai déjà présenté notre projet là-dessus il va y avoir l'automobile et nous allons à chaque fois avec nos livrets parce qu'on a beaucoup travaillé et puis il y a toujours un camarade d'une députée ou un député qui est un spécialiste de la question qu'il a défendu à l'Assemblée on a de quoi faire plusieurs gouvernements je vous rassure
oui
bah il faut bien qu
'ils
se reposent voilà et puis qu
'ils
fassent
nous
ne voulons pas
d
'une élection
dans
laquelle personne ne sait ce qu'il y
a
dans la tête du candidat concernant la paix
où
personne ne sait à qui le monsieur
compte
faire la guerre
une
élection où on ne sait pas quel est son projet de vie et comment il considère les citoyens
et
le devoir d'égalité
une
élection où on se contenterait d'aller à une émission un soir pour dire eh bien moi je donnerais une prime de 350 euros
dès
le premier enfant hurrah les gens sortirent lâchant la télé crier dans la rue youpi youpi
qu
'est-ce que c'est pour qui vous nous prenez
vous
croyez qu'on va faire des gosses pour 350 euros sérieusement vous croyez ça
vous
n'êtes pas au courant ça ne se passe pas comme ça
bien
sûr que non je ne vais pas dire que ces 350 euros seraient malvenus dans votre poche je dis juste que ce n
'est
pas un projet ce n
'est
pas une explication
si
vous voulez qu'il y ait des familles avec un nombre d'enfants plus grand que un
eh
bien il faut qu'il y ait des crèches il faut donc qu'il y ait du personnel qualifié il faut donc qu'il y ait des horaires de travail compatibles avec les allers-retours pour aller chercher les
gosses faites
ça
je
vais vous faire une petite leçon de marxisme monsieur Edouard Philippe
voyez
-vous
il
y a quelque chose que vous n'avez pas compris
c
'est que jusqu'à il y a peu
les
femmes devaient rester à la maison pour faire du travail gratuit s'occuper des enfants les soigner faire la bouffe nettoyer s'occuper des anciens
mais
s
'il
n'y
avait
pas ce travail gratuit
il
n
'y
avait pas de travailleurs à l'usine capable d'y aller et de produire et de vous cracher de la dividende pour le capital
et
vous
comme
vous êtes tellement intelligent
vous
avez dit comme on transformera tout
en
marchandises allez au boulot
vous
avez donc convoqué à deux endroits différents les mêmes personnes
et
souvent aux mêmes heures
si
bien que les tâches de reproduction sociale c'est-à-dire reproduire la société elle-même sont accomplies par des personnes qui doivent être à deux endroits en même temps et bien ce n'est pas possible alors ils vous disent et bien
payez
-vous la nounou payez-vous la deuxième bagnole payez-vous payez-vous payez-vous ben précisément c'est bien ce qu'on fait
c
'est pour ça qu'on va au boulot tous les deux et comme on y va tous les deux on n
'a
pas les moyens d'en accueillir deux ou trois autres
on
a les moyens d'en accueillir raisonnablement un deux mais au-delà non parce que ça pose toutes sortes de problèmes et puis tout le monde a eu un autre mode de vie
vous
ne mesurez pas messieurs les très intelligents
que
la société est faite d'une chose bizarre avec cinq doigts au pied qui ne servent à rien et des cheveux au-dessus du cerveau des êtres humains
des
êtres humains
si
vous oubliez que ce sont des êtres humains hommes et femmes
et
que ceux qu'ils ont dans les bras s'appellent des enfants
et
que ces enfants ceux qui les tiennent dans les bras les aiment et veulent faire le mieux pour eux tout le temps voilà ce que vous avez oublié vous avez transformé la vie des gens en un enfer et une cavalcade sans fin et vous leur annoncez que ça va continuer et que au-delà de 60 ans 62 63 64 65 66 67 68 69 vous accepterez de vous faire servir si vous avez vos cheveux ou pas et tout jeune que vous seriez par une personne qui a du mal à arquer et aller d'une table à l'autre pour vous servir ou comme ceux que j'ai vus dans certains pays être au bout du tapis roulant à la caisse du monoprix et vivre de ce que les gens donnent quand on a rempli les sacs quand ces personnes ont rempli les sacs ce n'est pas ça que nous voulons pour nos aînés et nous ne vous permettrons pas de le faire nous ramènerons la retraite
à
60 ans dans le délai nécessaire et nous le ferons
le
ferons présidentiel ne sera pas une compétition de technocrates
qui
viennent s'empailler sur des taux et des chiffres ce sera la compétition d'une vision du monde nous allons fonder la sixième république celle du pouvoir populaire avec le référendum citoyen et le référendum révocatoire pour foutre dehors ce dont on ne veut plus
nous
allons nous avancer drapeau et musique en tête à la frontière aux frontières de la vie humaine c'est-à-dire en mer dans les spas dans le numérique et dans la compréhension de ce qu'est la santé nous allons commencer à créer l'état écologique avec les éco-régions nous allons fonder un nouvel état social avec la sécurité sociale intégrale
et
puis par-dessus tout nous allons fonder
la
société de l'entraide celle où l'on s'aide tout le temps
que
l'on soit en famille ou que l'on soit entre amis ou entre voisins ou entre gens qui veulent se dédier au bien commun
et
par-dessus tout de par-dessus tout de par-dessus tout
nous
allons réussir la nouvelle France celle de tous nos enfants sans exception quels que soient leurs ancêtres leurs religions de par
-dessus tout
Jean-Luc Mélenchon