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Podcast / conversationArnauld Bertrand· 18 janvier 2016 29 minContradictoireFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleBudget & impôts

Catherine Vautrin / Arnauld Bertrand / Thierry Pech : La modernisation de l'action publique (MAP)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    La modernisation de l'action publique est-elle moteur de croissance en France ?

  • 0:56OuverteRéponse directe

    Quels sont les freins qui bloquent la modernisation de l'action publique ?

  • 3:51RelanceRéponse directe

    57 % de dépenses publiques dans le PIB est-il un frein selon vous ?

  • 5:58OuverteRéponse directe

    L'État est-il à l'heure des choix en matière de politiques publiques ?

  • 7:56OuverteRéponse directe

    Comment faire pour que l'État retrouve une agilité face à l'évolution des entreprises ?

  • 14:09OuverteRéponse directe

    Faut-il mieux évaluer les politiques publiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:23Catherine VautrinFait
    « l'évolution des ex conseils généraux devenu conseils départementaux qui étaient des acteurs qui intervenait sur le territoire en infrastructures et qui depuis quinze ans sont totalement dépassés par une politique de guichet social »
  • 3:51Catherine VautrinFait
    « je reste convaincu que l'éducation est la première des priorités de l'état suivi des missions régaliennes évident de police de justice »
  • 5:18Thierry PechChiffre
    « les salaires des fonctionnaires qui sont souvent au coeur des polémiques laisser les fonctionnaires c'est 13% de 2,2 du pib ce qui est là encore un peu plus que nos voisins européens »
  • 5:58Arnaud BertrandFait
    « l'état est à l'heure des choix depuis déjà une quinzaine d'années puisque c'est une question qui revient de manière régulière »
  • 10:46Catherine VautrinFait
    « quand l'état vient prendre vous avez certes avec la loi sur l'autonomie des universités vous avez un certain nombre d'universités qui ont réussi appelons ça concrètement des affaires des économies pour des investissements derrière les tapas dit vous avez des fonds de roulement positif allez hop il faut participer à l'effort de redressement des comptes publics »
  • 11:30Thierry PechFait
    « l'objectif est de passer d'une france / administrés et sous gouverner à un état dynamique et agile intégrant notamment la culture numérique comme l'un de ces paradigmes »
  • 13:32Thierry PechFait
    « il faut unifier ce contexte réglementaire sinon vous avez besoin d'un 30 tonnes à tel endroit et puis d'une camionnette un peu plus loin »
  • 14:49Arnaud BertrandFait
    « la difficulté de la réforme en france c'est que jusqu'à présent elle s'attache en grande partie à l'accessoire et elle s'attache effectivement aura beau la rgpp a fait du rabot et n'a pas engagé l'évaluation des politiques publiques qu'elle avait prévu de faire »
  • 15:28Arnaud BertrandChiffre
    « la france est dernière c'est à dire qu'on réduit en partie il a dès la dépense même si elle augmente par ailleurs en revanche la structure de cette dépense ne change pas depuis 15 ans »
  • 16:09Arnaud BertrandChiffre
    « on a effectivement 3 milliards d'euros et de la formation professionnelle 3 milliards sur 36 milliards qui est à destination des chômeurs »
  • 21:46Estelle GrelierFait
    « moi je les connais bien et je sais tout la part active qu'ils prennent à l'organisation des intercommunalités auxquels ils souscrivent au quotidien »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:14

bonjour merci de nous retrouver sur acteurs publics tv on était en direct du conseil économique social et environnemental pour cette nouvelle édition des rencontres des acteurs publics avec cette question la modernisation de l'action publique est-elle moteur de croissance en france le chômage est élevé la croissance est faible et les déficits publics sont importants une situation qui s'explique en partie en grande partie par une action publique jugée peu efficace alors quelles solutions comment fait-on pour résorber le déficit public et faire repartir la croissance l'exécutif doit-il trancher dans les politiques publiques en assumant le fait que l'état aujourd'hui ne peut plus tout faire la solution viendra tel du terrain des territoires acquis il faut peut-être

0:56

donner davantage d'autonomie pour en parler j'ai le plaisir de recevoir quatre invités bonjour catherine vautrin avec votre micro ses traits du jour vous êtes député les républicains de la marne vice président de l'assemblée nationale à vos côtés thierry pech bonjour bonjour vous êtes le directeur général du think tank terra nova arnaud bertrand bonjour bonjour vous êtes associé responsable des activités secteur public dit why et estelle grelier va nous rejoindre dans quelques instants petits soucis de d'embouteillages elle est députée socialiste de seine maritime elle a notamment travaillé au ps sur les questions de modernisation de l'état catherine vautrin aujourd'hui quels sont les freins qui bloque la modernisation de l'action

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publique je crois que déjà on a un élément tout à fait important c'est l'évolution des dépenses publiques parce que si on reprend finalement la moitié du siècle dernier les années 60 à l'époque les dépense publique représentait 35% du pib on voit que en 2015 on est à 57,2 % donc effectivement une inflation galopante alors bon c'est toujours facile de jeter le bébé avec l'eau du bain en disant il ya trop de dépenses publiques il faut aussi regarder quelles sont les causes et parmi les causes on voit une évolution extrêmement importante des dépenses d'ordre social c'est d'ailleurs cela qui est l'élément le plus important c'est à dire que si on regarde ce qui se passait dans les années 60 ces dépenses publiques étaient des dépenses qui étaient liés aux missions régaliennes de l'état

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on parlait évidemment éducation on parlait de tout ce qui tournait autour des infrastructures c'était l'époque de l'équipement du pays et on parlait d'une politique de défense par exemple qui était beaucoup plus importante en terme budgétaire rapporté obligé d'état qu'elle ne l'est aujourd'hui pendant ce temps est arrivée une évolution de la société avec des prestations sociales des transferts sociaux et si je devais prendre l'exemple qui à mes yeux est le plus flagrant c'est l'évolution des ex conseils généraux devenu conseils départementaux qui étaient des acteurs qui intervenait sur le territoire en infrastructures et qui depuis quinze ans sont totalement dépassés par une politique de guichet social où chaque mois ils reçoivent la facture à payer sans avoir d'ailleurs aucune capacité à

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dire ce qu'il souhaite faire sur le sujet donc je crois que le premier point sur lequel il faut que nous soyons en capacité de discuter dans notre pays c'est jusqu'où allons-nous notamment en matière sociale et que voulons-nous quels sont les finalement les domaines régaliens sur lesquels l'état doit intervenir en ce qui me concerne je reste convaincu que l'éducation est la première des priorités de l'état suivi des missions régaliennes évident de police de justice et je pense qu'il faut arriver à donner aux territoires une capacité notamment d'expérimentation et j'y reviendrai tout à l'heure on va le développer pour pouvoir justement retrouver une capacité à innover donc à

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créer donc à faire de la croissance thierry pech catherine vautrin disait 57 % de dépenses publiques dans le dans le pib c'est plus que nos voisins européens c'est beaucoup c'est un frein selon vous oui on s'est beaucoup en effet ça ça fait pas de doute je pense que c'est quasiment un record mondial où on demande où on est deuxième au premier et donc ses médailles d'argent médaille d'or mais comme le disait catherine vautrin la composition en réalité de ces dépenses et souvent mal connu de tenir ces dépenses sont les dépenses sociales qui sont pas d'ailleurs décidé par le gouvernement beaucoup d'entre elles sont l'objet de compromis de négociations paritaires géré par les forces vives de la nation

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mais dans une enceinte qui connaissent vocabulaire depuis sa fondation donc ça n'intéresse pas toujours directement l'action publique c'est l'action et social partagé ensuite quand vous regardez ce qui reste dire le coût de l'état de son dos ses coûts de fonctionnement salaires et des consommations intermédiaires et ben la france n'est pas et que ce n'est pas un état obèse elle a évolué d'ailleurs à peu près comme ses voisins quand vous regardez par exemple la dépense d'état en volume rapporté aux habitants s'ils voulaient par habitant est bien notre évolution depuis 2000 est comparable à celle de l'allemagne alors évidemment on a plus d'habitants une démographie plus forte donc ça veut dire que bon il ya où il ya une dissymétrie de ce point de vue là mais

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donc vous voyez on se fait beau on se raconte beaucoup d'histoires exemple les salaires des fonctionnaires qui sont souvent au coeur des polémiques laisser les fonctionnaires c'est 13% de 2,2 du pib ce qui est là encore un peu plus que nos voisins européens pas énormément plus non non non justement on est on est arrivé à un étiage à peu près correct alors où est ce qu'on dépense plus que nos voisins si on pose la question comme ça c'est intéressant ce qui sort en premier c'est les retraites c'est ça il ya en gros 7 points de pib en moyenne de dépenses de surcroît en france par rapport à la moyenne de l'union européenne et de la zone euro et bien c'est d'abord les retraites ensuite c'est les collectivités territoriales et le logement bon donc si vraiment on veut compris mais tout ça

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les premiers postes attaqués c'est cela c'est pas exactement ce qu'on fait comme vous l'avez observé arnaud bertrand est ce que aujourd'hui l'état est à l'heure des choix est-ce qu'il faut peut-être coupé être clarifiée dans les politiques publiques malheureusement j'ai l'impression que l'état est à l'heure des choix depuis déjà une quinzaine d'années puisque c'est une question qui revient de manière régulière ce qui veut peut-être dire d'ailleurs dans la réponse que les choix n'ont pas été faits mais mais je vais y revenir d'abord je pense qu'on a non la france est d'énormes atouts sa place centrale en europe sa place en europe la qualité des infrastructures une fonction publique de très très grande qualité je pense qu'il faut le rappeler avant de parler effectivement de réformes

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un changement culturel on parle de frein mais il ya des freins qui se sont levés un changement culturel ces dernières années autour de l'entreprise et de ce point de vue là je pense que là l'adoption par le gouvernement actuel du pacte de compétitivité même si on peut estimer qu'il faudrait qu'ils aillent plus vite et plus loin en tous les cas est une nouveauté c'était quelque chose qui était dans le programme de nicolas sarkozy c'est qu'ils n'avaient pas été mis en place et quelque chose qui a été mis en place par le gouvernement actuel qui n'étaient pas dans le programme et qui n'étaient pas dans le programme mais il ya une prise de conscience je pense à droite et à gauche de la part des élus que c'est l'entreprise et ça c'est très nouveau qui crée de la

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croissance et qui crée d'emplois etc en revanche c'est l'état la puissance publique qui crée les conditions de cette croissance il ya une prise de conscience aussi des citoyens il ya un sondage acteurs publics il ya peu de temps qui montrait que la première mesure de réforme attendue par les français c'étaient les mesures d'accompagnement des deux entreprises de lever des freins vis-à-vis des entreprises ont qui est une révolution culturelle pour autant pour répondre à votre question on est dans un monde qui change à une rapidité folle côté entreprises les uns des entreprises s'adaptent au fur et à mesure chaque année à l'évolution de l'environnement et il faut que l'état retrouve une à gilly état où la puissance publique leur trouve une agilité pour s'adapter à son

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environnement et je rebondirai sur ce que madame le votrient disais tout à l'heure face des choix et choisit ses priorités et l'a dit la principale difficulté je pense de l'état aujourd'hui y compris dans la structure de ses dépenses on pourra y revenir sur certains certains points tout à l'heure a du mal à choisir ses priorités et adapter son organisation et l'organisation de ces dépenses en fonction de ses priorités c'est un sondage qui effectivement publié dans une de nos dernières revues ou huit français sur dix jugent et la politique de réforme de l'état insuffisantes et inefficace catherine vautrin on a l'impression que avec les gouvernements actuels les gouvernements antérieurs finalement la réforme de l'état est toujours abordé sous un angle

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budgétaire et que peut-être il manque une une vision aujourd'hui on a l'impression qu'il faut se poser la question du rôle de l'état il doit être plus stratège il doit coordonner et impulser soutenir ses saints notamment dans les territoires il faut probablement se poser la question du rôle de l'état mais il faut aussi se poser la question de l' attente de nos concitoyens vis-à-vis de l'état nous avons vécu pendant 30 ans en expliquant nos concitoyens que le risque zéro c'était possible et que l'état pouvait tout est donc quand vous piquouse et si vous me passez cette expression un peu familière pendant trente ans nos concitoyens à la dépense publique il faut pas s'étonner qu'ils aient un peu de mal à comprendre que l'état va pouvoir faire - parce que quelque part on dit l'état l'état mais

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la vraie question c'est le consensus national qu'il faut être capable de trouver pour reconnaître que ben oui par exemple la bobologie on peut peut-être se la payer dans un certain nombre de cas que il faut regarder dépenses par dépend ce que l'on peut faire parce que c'est pas l'état en tant que tel c'est le consensus républicain qu'on doit être en capacité d'obtenir pour faire ces réformes vous voyez bien que dès qu'on commence à toucher à une bribe de réforme que ce soit au niveau national ou au niveau local c'est toujours bon pour le voisin c'est jamais bon pour celui qui est concerné ça c'est le premier point le deuxième point est là je suis vraiment transpartisane transcourants et trans époque on voit bien que dans les réformes l'aspect budgétaire dont le côté rabbo a

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ses limites et jeu et prendre l'exemple de la rgpp de majorité que j'ai soutenu nous ici au gouvernement j'étais pas au gouvernement mais j'étais dans la majorité à ce moment là et donc j'assume mais pour autant moi je me souviens on peut presque dire que c'était le rapport posthume pourquoi pas mémoire de philippe seguin président de la cour des comptes quand il disait dans son dernier rapport que quelque part ce type de démarche favoriser les pléthoriques et finalement n'aidez pas les vertueux et on se rend compte aujourd'hui que la vraie difficulté c'est de regarder politique par politique ce qui est essentiel pour l'avenir du territoire et ce qui ne l'est pas cet exercice là il est très difficile et ça n'est pas ce à quoi on a assisté par exemple en matière d'enseignement supérieur

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quand l'état vient prendre vous avez certes avec la loi sur l'autonomie des universités vous avez un certain nombre d'universités qui ont réussi appelons ça concrètement des affaires des économies pour des investissements derrière les tapas dit vous avez des fonds de roulement positif allez hop il faut participer à l'effort de redressement des comptes publics donc je vous piquent une partie de vos réserves je pense que ce n'est pas une mesure vertueuse il faut aider les vertueux faire des choix pour l'avenir et sûrement pas raser gratis thierry pech je cite une note voile publié voilà quelques temps par terra nova sur l'action publique et sa modernisation vous écriviez enfin terra nova écrivait l'objectif est de passer d'une france / administrés et sous gouverner à un état

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dynamique et agile intégrant notamment la culture numérique comme l'un de ces paradigmes comment on fait comment on fait d'abord on fait l'inventaire de ce que fait l'état ensuite on se demande ce qu'il fait bien ce qu'il fait mal ce qu'il doit faire et ce qui peut déléguer à d'autres c'est ce travail là d'ailleurs qui avait été commencé par thierry mandon il ya quelques mois et qui est la base ce qui est surprenant c'est que beaucoup de nos voisins l'ont fait ce travail et que nous nous l'avons commencée il ya finalement très peu de temps tiens on a fait les coups de rabot avant de faire l'inventaire c'est surprenant comme méthode quand même donc faisons l'inventaire l'état en france à fabriquer la nation c'est compliqué c'est pas le cas dans tous les pays si vous voulez donc nous on est

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dans un dans une situation catherine vautrin a rappelé où les français attendent beaucoup de l'état est sans doute trop et de fait ils ont un état qui est un peu partout est vraiment pas très efficace partout donc on a besoin d'un état très fort ou en fait il ya trois domaines où l'état doit être bon parce que s'il n'est pas bon personne ne prendra sa place qu'à l'éducation et j'ai vu quand je dis éducation ses génériques éducation formation quand on regarde ce qu'on dépense en termes de formation pour nos chômeurs en europe on est vraiment très avare on n'est vraiment pas bon si vous voulez donc formation éducation l'état n'est pas substituables dans ce rôle deuxièmement deuxièmement on a un problème c'est que

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l'état doit accompagner la modification du contexte et de l'environnement des entreprises sans se mettre à leur place dire qu'il faut qu'ils les gouttes les entreprises et quand je dis les talents corse et generix et à tous les niveaux d'administration dans les territoires je donne cet exemple rapidement pour vous dire combien parfois c'est concret il faut être modeste dans la relie la réalité pour faire de bonnes politiques une métropole c'est un ensemble de communes qui ont pas toujours les mêmes règles de gabarit et de tonnage pour la circulation des poids lourds en ville vous aurez demain des problèmes de logistique marchande absolument fondamentaux dans les métropoles il faut unifier ce contexte réglementaire sinon vous avez besoin d'un 30 tonnes à tel endroit

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et puis d'une camionnette un peu plus loin il faut pas tout ça n'est pas cohérent pour les entreprises et ensuite l'état va devoir s'occuper de trajectoires individuelles plus accidenté dans la vie et pas simplement au début de la vie avec l'éducation et pour ça c'est vrai qu'il se porte sur lui des attentes citoyennes extrêmement forte et ça il sait pas bien faire non plus parce qu'au fond il a toujours pensé que la protection sociale c'était la voile c'est l infirmerie de la vie collective je les sers arrivé après y avait des accidentés et bien on mettait des pansements sur les blessures aujourd'hui il faut agir en amont faut faire de la prévention il faut essayer d'accompagner une vie professionnelle familiale parfois qui est plus accidenté et ça on apprend à le

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faire ça veut dire arnaud bertrand qu'en matière de politique publique il faut mieux évaluer évaluer régulièrement juste un point pour al jaber à tout ce qui vient d'être dit sauf un point qui est le point de l'inventaire l'inventaire qui a été lancée par thierry mandon en fait il avait déjà été fait et on a un peu trop tendance à faire des inventaires l'inventaire il avait été fait dans les six premiers mois de la rgpp où il y avait déjà beaucoup de choses qui avait été fait je pense qu'on a perdu un peu de temps en faisant à nouveau un inventaire il n'avait pas été fait de la même façon oui oui c'était faire de l'inventaire en partant des comptes de la cour des comptes fait tous les ans et ai parlé c'était pas l'exercice qui avait été fait mais je pense d'ailleurs on n'en avait pas tirer

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pleinement les leçons à l'époque non je pense que la difficulté de la réforme en france c'est que jusqu'à présent elle s'attache en grande partie à l'accessoire et elle s'attache effectivement aura beau la rgpp a fait du rabot et n'a pas engagé l'évaluation des politiques publiques qu'elle avait prévu de faire la map a continué en partie de rabot même si elle la moins affichée et a fait un certain nombre d'évaluations de politiques publiques mais souvent pas là où il fallait faire et la grosse difficulté c'est qu'on se retrouve en france en fait avec une absence de choix l'absence de priorité il ya un indicateur du casque qui est très parlant qui est du conseil d'administration stratégie pensera t j pardon qui a été sortie est sorti il ya peu temps qui montre l évolution de la

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structure de la dépense publique en france par rapport aux autres pays de l'union européenne la france est dernière c'est à dire qu'on réduit en partie il a dès la dépense même si elle augmente par ailleurs en revanche la structure de cette dépense ne change pas depuis 15 ans on est le pays où la structure de la dépense change le moins ce qui veut dire que les choix ne sont pas faits qu'on arbitre pas entre mettre davantage de moyens sur l'éducation nationale et la recherche et en enlever à tel ou tel endroit et du coup ça monte cette absence de choix ça montre cette difficulté changer le modèle de manière radicale le terme est galvaudé enfin en tout cas de manière forte on parle de la formation professionnelle on s'attaque un tout petit peu à un point de la manade de l'information

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professionnelle qui est son financement qu un point important mais pas à l'offre on a effectivement 3 milliards d'euros et de la formation professionnelle 3 milliards sur 36 milliards qui est à destination des chômeurs et on a un problème sur les 33 milliards qui restent qui ne sont ils ne sont pas efficaces on lance une évaluation des aides aux entreprises mais c'est pour réduire de 2 milliards l'ensemble alors qu'ils auraient une vraie un génie global à entreprendre pour limiter ces aides et vous avez raison - intervenir dans le champ des entreprises est en revanche en compensation que cette limitation des aides redonner encore une réduction de charges ou du de l'énergie aux entreprises bref avoir des réformes qu'ils soient un peu plus forte sur les

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minimas sociaux où on a aujourd'hui une multiplication dispositif qui est qu'ils sont pas efficaces et qui parfois sont injustes sur la formation professionnelle sur l'éducation nationale et puis effectivement sur les sur l'ensemble de l'environnement des entreprises tirer ps je vous voyais réagir oui et non parce que je pense qu'il ya un non dit dans ces débats sur sur la réforme de l'état c'est une espèce de l'imaginaire de magie volontariste il suffit de décider on va faire ça à prendre six mois non ça va prendre 10 en 10 15 ans et on va on va grenier geindre dans dix quinze ans mais il faut dire aux français que c'est un effort long la maison de l'état une maison qui est grande qui est compliqué et donc voilà c'est normal il ya les travaux qui sont engagées depuis

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maintenant 5 6 ans ils vont durer encore longtemps juste vous avez raison ça prend du temps mais pour que ça se passe il faut néanmoins prendre un certain nombre de décisions fixé un certain nombre de priorités très vite on pourra revenir sur des exemples internationaux mais il ya des pays qui ont effectivement engagées de manière plus forte que nous cette transformation qui du coup avance plus vite alors j'ai le plaisir de l'accueillir et celle grelier bonjour merci de nous rejoindre vous êtes député socialiste de seine-maritime vous avez notamment travaillé au parti socialiste sur les questions de modernisation de l'état sur les questions de service public on parlait de modernisation de l'état comme enlever les francs quelle vision on disait que finalement matière de

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modernisation de l'état il n'y avait pas de vision à long terme c'est un peu pour résumer nos propos qu'est ce que ça vous inspire m'inspire que l'opposition dit toujours ça de sa majorité ou allez le dire non simplement nous les réformes que nous mettons en place vise la réforme de l'action publique dans son ensemble et l'idée est d'adapter l'organisation de l'état la nouvelle organisation territoriale que nous sommes en train de construire en ce moment d'ailleurs à l'assemblée nationale puisque nous sommes dans le cadre de l'examen de la seconde lecture de la loi notre nouvel organe central de la république donc l'idée c'est d'organiser les services de l'état sur des régions qui ont été reconquis gurs et sur des intercommunalités renforcer sur des départements qui restent centrées sur

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les solidarités dont c'est de veiller à ce que l'état soit certainement moins dans le contrôle des actes des collectivités c'est un des grands chevaux de bataille des socialistes à l'assemblée nationale et qu'il soit plus dans la structuration et l'aide à la structuration des territoires et on le voit aujourd'hui notamment dans le cadre de la mise en oeuvre des schémas régionaux au plan économique tout les tous les freins qui peut y avoir notamment à ce que les régions deviennent sur un certain nombre de sujets prescriptive dans leur orientation donc on voit bien là les fera entre ceux qui veulent que l'état continue à l'être et ceux qui considèrent qu'il faut maintenant aller vers une nouvelle régionalisation catherine vautrin ouais mais c'est très intéressant parce que

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cette nuit jusqu'à une heure du matin nous avons réexaminé les trois premiers articles de la loi et il s'avère que 1 des débats que nous avons eus qui paraissait particulièrement intéressant était précisément pour les régions qui finalement vont devenir très important 13 régions ça veut dire 13 présidents de région qui finalement c'est plus que le nombre de ministres plein c'est dire l'importance des prisons région demain et des amendements portés d'ailleurs sur tous les bancs de l'assemblée était sur la capacité d'expérimentation et le fait que les régimes serait intéressant que les régions puissent dans les domaines de compétences qui sont les leurs aller plus loin de façon à avancer à innover tous les amendements ont été rejetés

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avec un refus absolu du gouvernement sur le sujet et c'était intéressant d'assister à ces discussions le président de la r est fêtée la défendent est d'ailleurs ces amendements en disant combien il y avait besoin de donner un peu de respiration aux régions parce que nous sommes tous conscients qu'on est parti sur un débat qui va ne pas qu'ils ne va pas se régler d'un claquement de doigts on l'a bien vu il ya un an les départements étaient morts le premier ministre avait annoncé la mort des départements un an après les non seulement les départements sur nes en plus ils ont repris un peu de poil de la bête donc on voit bien qu'il y aura des allées des retours et qu'il faut discuter et ce qui est dommage c'est finalement de se dire ouf et des grandes régions elles n'ont pas de pouvoir

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fiscal ils n'ont pas de pouvoir réglementaire elles n'ont pas de pouvoir d'expérimentation je pense qu'on aurait pu faire un effort sur le sujet dans le cadre des compétences qui sont celles accordées aux régions pour expérimenter thierry pech peut-être un mot est ce qu'il faut donner davantage d'autonomie aux collectivités territoriales qu'elles puissent expérimenter qu'elles puissent faire preuve d'initiatives pour se remettre de l'ordre parce que je mets à la place des français n'y comprennent rien c'est des débats irg l'ific on a dit beaucoup pour défendre le département les français sont attachés aux départements pour beaucoup de français le département c'est une plaque minéralogique sait pas beaucoup plus et c'est un guichet social pour ceux qui sont dans la difficulté

21:46

donc donc vraiment je crois que c'est ça qu'on attend du travail qui s'est ouvert avec cette majorité mais qui va pas se refermer avec elle parce que c'est un travail qui va durer probablement sur les deux prochaines mandatures on attend un territoire plus lisible c'est à dire un qui fait quoi plus lisible pour les citoyens sur le territoire et moi je crois qu on n'y coupera pas si vous voulez j'étais personnellement favorable à la suppression des départements voilà j'étais favorable et je pensais qu'on pouvait faire quelque chose de simple c'est dire la dynamique économique pour vous la faire très courte et après il faudrait beaucoup d'amendements nocturne pour préciser le trait mais la dynamique économique c'est les métropoles la cohésion du territoire

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c'est les régions et avec ça je pense qu'on pouvait faire quelque chose de cohérent et de lisible par les citoyens alors il faudrait affiner mais jeudi c'était au moins un cap de lisibilité et de partage des compétences on a fait autre chose c'est beaucoup plus compliqué je suis pas sûre que voilà je suis pas sûr que ce soit complètement abouti alors cette loi visiblement certains français certains élus n'y comprennent rien ce qu'elle clarifie les choses pas sûr que le ru titille que personne ne comprend rien moi à titre personnel j'étais favorable à la suppression des départements je trouvais qu une partie des compétences départementales pouvait revenir au bloc local et en particulier aux intercommunalités que toute la dynamique économique que vous avez

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mentionné pouvait revenir aux régions on est quand même sur un renforcement du couple région intercommunalités ça nous vaut d'ailleurs souvent la fureur de l'association des maires de france savait que les intercommunalités vont être renforcés dans leurs compétences notamment lors intégrera des compétences comme l'eau comme l'assainissement on va supprimer la définition de l'intérêt communautaire sur le développement économique et c'est une bonne chose et les régions auront vraiment toutes ces dynamiques d'aménagement du territoire d'aménagement durable du territoire de développement économique et elles auront je dis ça la collègue une partie via les fascicules une partie prescriptive sur les autres collectivités ce qui a quand même amené de nombreux débats notamment

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sur la sur la première lecture donc l'idée c'est la région sur les compétences économiques numériques voire même sur le plan déchets sur les compétences d'aménagement durable du territoire les intercommunalités renforcés dans leurs compétences et vous savez que c'est un point qui me tient particulièrement à coeur et le département qui a vocation à être centré sur sur ces solidarités je crois et et la suppression parce que ça pour avoir déposé les amendements de suppression d'un certain nombre de syndicats qui eux aussi nuisent à la visibilité de l'action publique parce que quand on a des syndicats d'eau et d'assainissement au final deux des décisions de ces syndicats et déterminer le tarif de l'eau on voit bien que là il ya besoin d'une plus grande visibilité donc nous

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avons obtenu la fin d'un certain nombre de syndicats et je parle à quelqu'un qui joue croissance sera sensible à la fin des personnalités qualifiées qui sont désignés au sein des syndicats donc l'idée c'est vraiment ça le coupe région intercommunalité bloc local avec les communes le conseil départemental sur l'action sociale l'état perd équateur et l'union européenne de projets c'est l'idée vers lequel nous souhaitons aller juste un mot ce que disent les maires notamment les maires ruraux c'est concret des territoires à deux vitesses entre des territoires robin des territoires ruraux qu'est ce que vous répondez je dis que c'est une ancienne d'aider des mers du monde rural moi je les connais bien et je sais tout la part active qu'ils prennent à l'organisation des intercommunalités

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auxquels ils souscrivent au quotidien plus que ce qu'on peut entendre sur un certain nombre de discours donc il ya aussi des dynamiques sur des territoires plus petit est la vocation du texte est de faire en sorte que les intercommunalités colle aussi au bassin de vie aujourd'hui on ne sait plus expliqué un citoyen pourquoi le transport urbain qui est organisée tout autour de lui ne passe pas dans sa commune au motif qu'il n'est pas dans une intercommunalité qui bénéficient de la compétence transport donc demain faire en sorte de montée en compétences et en taille les intercommunalités pour quelques halo bassin de vie et je crois un élément de visibilité supplémentaire pour le citoyen nous reste deux minutes catherine vautrin je vouvoyais réagir aux propos ici sales grelier moi je

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voulais réagir sur un point c'est qu'il ya une collectivité que vous avez pas du tout évoqué celle de la métropole et c'est une certes c'est une intercommunalité mais c est une grosse intercommunalités et aujourd'hui ce à quoi on assiste en matière de développement économique il ya là dessus une carte très intéressante de francs stratégie qui montre que finalement il ya douze métropole en france qui concentre la totalité de la recherche du développement donc de la croissance et un vide sidéral à côté et donc toute la question qui va se poser c'est quelle est la capacité aujourd'hui de ne pas avoir des poches de désert quand on sait que l'activité économique pour 60% est fait dans les zones rurales et cette articulation aujourd'hui c'est une vraie difficulté et c'est là aussi l'une des

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raison de l'inquiétude des maires euros arnaud bertrand succinctement est ce que la croissance alors viendra des territoires pense que sur la réforme territoriale et à trois enjeux il ya un enjeu démocratique ont parlé pour que effectivement les citoyens reconnaissent l'action moi même qui suis plutôt un acteur averti lors des prochaines régionales en dehors de mes propres opinions politiques voter en fonction de la réelle performance du conseil régional d'île de france j'en suis très honnêtement incapable je n'ai pas les éléments pour le faire et je pense que la plupart des citoyens venus de france ne l'ont pas sans compter que certains d'entre eux mêmes pas véritablement qui est la majorité où le président du conseil régional s'est pas dû à l'île de france

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c est encore le périmètre ne change pas donc il ya un enjeu démocratique est un enjeu de cohérence vous l'avez rappelé mais surtout au coeur de tout ça un enjeu d'efficacité et même si les métropoles sont très certainement une excellente initiative on se retrouve en fait malgré tout avec dans une logique de simplification et de réforme territoriale avec presque un niveau d'administration en plus même s'ils en absorbe d'autres donc il ya quand même un soutien souci de ce côté-là mais l'enjeu c'est véritablement un enjeu d'efficacité on parlait des conseils régionaux qui vont notamment avoir le développement économique comme compétence principale or on sait que les conseils régionaux pour certains d'entre eux sont armés pour gérer cette compétence et pour d'autres je vais pas parler l'île de

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france qui consacre très peu de son budget au développement économique à un enjeu majeur de construction de la compétence avec des agents ayant une connaissance de l'entreprise une connaissance des aides publiques disponibles bref il ya un enjeu pour les conseils régionaux de construire un dispositif qui leur permet demain de gérer cette compétence qui sera au coeur de du sujet con quand on évoque qui est la puissance publique et la croissance si on confie le développement économique aux régions et qu'elle ne se met pas en ordre de bataille pour le saisir et aujourd'hui elles ne le sont pas on sera passé à côté du sujet quel que soit le l'organisation du texte c'était le mot de la fin on a donc parlé d'expérimentation de clarification des

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enjeux sur lesquels il ya visiblement des choses à faire merci à tous les quatre pour la qualité de cet échange merci beaucoup merci de nous avoir suivi sur acteurs publics tv en direct ici du saison