Laurent Jacobelli : "Yaël Braun-Pivet est à genoux devant la tyrannie de la gauche !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Laurent Jacobili, vous ne pouvez qu'applaudir ce qu'il a dit ?
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Grachida Kahout, comment vous réagissez quand vous voyez la réaction de Laurent Jacobelli à ce que dit Bruno Retailleau ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Vous êtes plutôt dans la ligne de ce que dit Bruno Retailleau ?
- 3:55OuverteRéponse directe
Christine, quel exercice qu'il est en train de faire ? Bruno Rotaillot, même s'il a cédé, là, pour l'instant, puisque on voit les images en direct, la place à son collègue ministre également, mais voilà, ça va durer encore une petite demi-heure.
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Donc, en fait, ce que vous me dites, en fait, ce qu'on va voir là, c'est plus, finalement, le candidat LR à la présidence que le ministre de l'Intérieur.
- 6:18FerméeRéponse directe
Techniquement, c'est pas possible.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04Invité politiqueChiffre
« Le nombre de demandeurs d'asile en France a explosé. Nous sommes aujourd'hui le pays d'Europe numéro un. »
- 1:09Invité politiqueFait
« Nous n'étions pas numéro un. Nous avons dépassé l'Allemagne. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Si vous croyez que vous allez régler le problème de la sécurité et de l'immigration avec un ministre de l'économie qui dit, il faut plus d'immigration pour le travail, vous vous êtes trompé. »
- 1:52Invité politiqueFait
« Vous êtes trompé d'alliance, Bruno Retailleau. »
- 1:59Invité politiquePromesse
« Donc, si vous vous êtes sincère, quittez ce gouvernement, travaillez avec nous, rejoignez Éric Ciotti. »
- 2:07Invité politiqueFait
« Tout simplement parce que votre ambition, c'est d'être président des LR. »
- 7:57InvitéFait
« ils annoncent que dans les transports, on va pouvoir désormais procéder à des palpations, à des droits de poursuite, créer un délit d'incivilité, équipé de... »
- 8:29InvitéFait
« il s'est tapé sur le poitrail, mais à l'arrivée, il a eu un mur face à la... »
- 10:55AuditeurFait
« vous osez presque frapper une femme. »
- 11:16AuditeurFait
« vous me faites mal, madame, vous êtes en train de me faire mal. »
- 18:01Invité politiqueFait
« Il lui a dit « Ce qui serait bien, c'est que vous précisiez que vous faites partie d'une cellule anti-RN à Libération. » »
- 18:13Invité politiqueFait
« Libération dit « On renforce notre équipe pour traiter le cas du Rassemblement national. » »
- 19:03Invité politiqueFait
« Une cellule spécialisée sur l'extrême-droite libère au double d'efforts pour démonter l'opération de dédiabolisation de l'extrême-droite. »
- 29:39Invité politiqueFait
« Est-ce que vous pouvez me citer le nom d'un journaliste de Street Press qui a été tabassé à l'Assemblée Nationale ? Aucun. »
- 30:03Invité politiqueFait
« Les fachos de CNews sont des petits fragiles. Ils insultent à longueur de journée, etc. Ils viennent pleurnicher de la robe de Goldanel. Faites attention, on a un gros dossier sur vous. »
- 33:51Invité politiqueFait
« « on est obligé de vous exfiltrer pour votre sécurité ». »
- 35:14Invité politiqueFait
« « Elle nous a fait du Macron. Elle nous a fait du en même temps. » »
- 37:11Invité politiqueFait
« « Elle plie. Elle plie. » »
- 38:29PrésentateurChiffre
« « 10 à 15 fractures du crâne pour le chien, des brûlures de cigarettes, et des brûlures d'acide. » »
- 40:36Invité politiqueFait
« « C'est une sanction forte en comparaison à celles données en général. » »
- 45:22Invité politiqueFait
« « Hier, il y a eu de la prison ferme qui a été prononcée. » »
- 48:25InvitéChiffre
« « 120 000 vols en 2023 dans les transports. » »
- 48:30InvitéChiffre
« « Les agressions contre les conducteurs de bus de la RETP ont doublé depuis 2001. » »
- 50:07Invité politiqueFait
« « Ils voulaient que ceux qui fassent la palpation elle-même genre, c'est à dire que ceux que ce soit des hommes qui palpent des hommes, ça c'est normal, les femmes des femmes. » »
- 50:35Invité politiqueChiffre
« « Aujourd'hui 93% des vols dans les transports parisiens sont commis par des étrangers. » »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli81 %
- Présentateur8 %
- Invité5 %
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Laurent Jacobili, vous ne pouvez qu'applaudir ce qu'il a dit ? Je peux applaudir le constat sur le fait que la notre société est en proie à l'en sauvagement, que depuis des décennies, rien n'a été fait pour régler le problème. Pire encore, tout a été fait pour que le problème s'accentue. Mais je suis un peu étonné quand même de voir ce ministre qui nous dit qu'il faut s'inscrire dans le temps long. Il sait très bien qu'il n'a pas le temps long puisqu'il n'est pas le temps long au-dessus de ce gouvernement. Non mais il explique que régler un tel problème... Lui, il met en avant les erreurs du passé, c'est ce qu'il explique. Il dit qu'il y a eu des erreurs dans le passé, on a laissé faire.
Ce n'est pas en six mois que je vais tout régler. C'est audible ça. Pourquoi y est-il allé ? Parce qu'il veut le faire en plus que six mois. Ah mais il n'y aura pas plus que six mois. Là, ça fait six mois déjà. Ce gouvernement ne va pas durer mille ans. Il le sait très bien. Est-ce que vous allez le faire tomber ? C'est très possible, oui, bien sûr, pour plein de raisons. Mais vite ? On verra bien, en tout cas, l'annonce. Non mais c'est pour ça. On a toujours dit qu'on se rapprochait, évidemment. D'accord, on se rapproche du moment où vous allez faire tomber le gouvernement. En tout cas, s'il ne change pas de direction, c'est très probable.
Aujourd'hui, Bruno Retailleau nous explique finalement... Vous savez, c'est un hamster dans la roue. Il s'agit, il s'agit, il s'agit. La roue tourne, la roue tourne, la roue tourne. Et qu'est-ce qui se passe ? Bah rien. Rien. Le nombre de demandeurs d'asile en France a explosé. Nous sommes aujourd'hui le pays d'Europe numéro un. Nous n'étions pas numéro un. Nous avons dépassé l'Allemagne. Merci Bruno Retailleau. Malheureusement, le narcotrafic ne descend pas. Rien ne change. Bruno Retailleau est en train de nous faire un clip de campagne pour l'élection interne des Républicains.
Et il nous a répondu quasiment par avance parce qu'il dit, c'est pas avec des grands mots, c'est pas avec des grandes phrases, etc. C'est ce qu'il a dit dans l'extrait qu'on a entendu. Il dit, bon, voilà, maintenant, moi je suis à l'action, moi je suis à la manœuvre, je fais mon bilan. Au bout de six mois, les choses sont en train de s'améliorer. Mais simplement, six mois, on ne règle pas tout. Alors, s'il nous a parlé, je vais lui répondre. Bruno Retailleau, vous vous êtes trompé d'équipe. Si vous croyez que vous allez régler le problème de la sécurité et de l'immigration avec un ministre de l'économie qui dit, il faut plus d'immigration pour le travail, vous vous êtes trompé.
Si vous croyez que vous allez faire ça en siégeant au même conseil des ministres que des gens de gauche, vous vous êtes trompé. Vous êtes trompé d'alliance, Bruno Retailleau. Donc, si vous vous êtes sincère, quittez ce gouvernement, travaillez avec nous, rejoignez Éric Ciotti. Mais si vous n'êtes pas sincère, continuez votre mascarade à faire croire aux Français que vous allez régler le problème. Tout simplement parce que votre ambition, c'est d'être président des LR. Honnêtement, ce n'est pas à la taille des problèmes de l'enjeu qui nous fait face et des problèmes de sécurité que nous avons. Et bien voilà, ça, c'est un vrai message à Bruno Retailleau.
Grachida Kahout, comment vous réagissez quand vous voyez la réaction de Laurent Jacobelli à ce que dit Bruno Retailleau ? Vous êtes plutôt dans la ligne de ce que dit Bruno Retailleau ? Alors, M. Jacobelli, il est dans son rôle. C'est quoi son rôle ? Il est porte-parole du Rassemblement National qui, de toute façon et de toute évidence, on ne va pas le redire, et contre le pouvoir en place. Oui, parce qu'il parle même de faire tomber en nous disant que ça ne va pas tarder. Oui, après, il a une boule de cristal. Non, mais c'est lui qui a un peu la main sur le buzzer. Il est en train, en fait, si vous voulez, justement, de nous faire une annonce que nous n'avions pas.
Et on verra bien dans les prochains mois qui viennent. En tout cas, soyons un petit peu positifs. Nous avons besoin aujourd'hui de dire aux Françaises et aux Français que les ministres qui sont en place, pour le coup, ce n'est pas habituel, mais, eh bien, ils se présentent devant nous. Donc, j'applaudis et je salue justement cette initiative de Bruno Retailleau. Oui, tout à fait, la transparence. Mais surtout, on a besoin de savoir aujourd'hui, eh bien, qu'est-ce qui se passe, où on va, et puis comment on le fait.
Il annonce qu'effectivement, ça ne sera pas rapide, parce que, oui, ça n'est pas rapide, que les choses, en fait, eh bien, il faut les mettre en place, il faut que la machine se mette en place. Bien sûr, ça ne nous a pas échappé qu'aujourd'hui, plusieurs mouvances politiques, eh bien, décident des politiques qu'on pourra appliquer, d'où le blocage, d'où les blocages aussi à venir. Alors, je pense que, du point de vue de la méthodologie, c'est très, très bien, parce qu'il faut dire ce qui se passe, comment on le fait et pourquoi ça bloque. Vous voyez ?
C'est-à-dire que dans quelques mois, on ne va pas venir, en fait, taper sur, encore une fois, ce gouvernement en disant « Vous n'avez rien fait ». Il ne sera plus là, ce gouvernement, visiblement, d'après ce que nous dit Laurent Jacobelli. Ça verra bien. Il y a la machine politique qui est en place, mais bon, on verra bien si elle a de l'avenir ou pas dans ce pays. Christine, quel exercice qu'il est en train de faire ? Bruno Rotaillot, même s'il a cédé, là, pour l'instant, puisqu'on voit les images en direct, la place à son collègue ministre également, mais voilà, ça va durer encore une petite demi-heure. C'est un exercice de transparence.
Est-ce que vous trouvez ça bien ou vous trouvez que c'est du vent ? Beaucoup ont fait des conférences de presse, comme ça, des conférences sur leur bilan, de façon régulière. Je trouve que c'est stratégiquement et politiquement intéressant. Évidemment, personne n'est dupe de sa stratégie par rapport à sa campagne pour la présidence DLR et aussi... Donc, en fait, ce que vous me dites, Christine, pour être très claire, vous me dites, en fait, ce qu'on va voir là, c'est plus, finalement, le candidat LR à la présidence que le ministre de l'Intérieur. Non, non, non, sa stratégie d'LR, tout le monde l'a en tête. Et au moins, il a été clair là-dessus.
Donc, tout le monde l'a en tête et tout le monde sait qu'il y a ça aussi derrière. Après, qu'est-ce qu'il a fait concrètement ? Il est obligé aussi de faire un bilan sur ce qu'il a fait concrètement, parce qu'on lui dit qu'il ne fait que des mots. Exactement. Mais ce qui est intéressant, et moi, je ne suis pas d'accord avec Laurent Jacobelli, puisque lui, Bruno Rotaillot, il met des mots, au moins, déjà. Donc, il a le courage que beaucoup n'ont pas eu dans un gouvernement. Comme vous dites... Oui, comme je... Dans un gouvernement qui ne lui est pas forcément favorable, il a le courage d'être un vent contraire. Il a eu le courage de mettre le dossier Algérie sur la table.
Il a eu le courage de mettre des mots sur... Peut-être échec, mais personne n'aurait avancé sur le dossier algérien. On aurait vu la problématique s'il n'avait pas parlé de ça. Il a eu le courage de parler des OQTF. Donc, ce qui est intéressant, c'est quand même, quand on fait de la politique, on dit que c'est désigner l'ennemi, désigner l'ennemi par des mots, oser dire les choses. Et on voit que même le gouvernement, même le Premier ministre a eu des mots que personne n'aurait pensé qu'il aurait eu, grâce justement à cette mobilisation, ce courage qu'a Bruno Rotaillot, et qui, effectivement, il a une marge de manœuvre limitée, puisqu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
Dernière chose, peut-être, pour embêter Laurent Jacopéli, qui veut faire tomber le gouvernement. Non, mais c'est pas ça, c'est que... Oui, c'est une volonté, grave. Non, non, c'est une fatalité, c'est une volonté. C'est une fatalité si le gouvernement ne change pas de cap, c'est vrai. Non, mais juste pour dire que, malheureusement ou heureusement, le Rassemblement national seul ne peut pas faire tomber le gouvernement. Il faut juste le rappeler, malheureusement. Exactement. Techniquement, c'est pas possible. Alors, normalement, d'ici 5 à 10 minutes, ils vont parler dans cette conférence des agressions du quotidien et de la violence au quotidien.
Donc, on y reviendra vers 11h35, quand on aura le bilan de ce qui a été dit, et on refera un nouveau débrief. Mathias Leboeuf, exercice de transparence, que vous n'applaudissez pas parce que vous êtes de gauche. Au revoir.
Bonjour, bienvenue, Mathias. Merci d'être venu.
Non, je vais vous surprendre. Je suis assez partagé. D'une part, parce que je trouve qu'effectivement, faire savoir ce qu'il fait, c'est une bonne chose. Et c'est une bonne chose, pourquoi ? Parce que le pire serait de donner l'impression que rien n'est fait. Donc ça, effectivement, qu'il communique sur son action et éventuellement son bilan, pourquoi pas. Après, ce qui peut être un peu plus gênant, mais c'est ce qu'a dit Christine, enfin, je ne sais pas si ça gêne Christine, moi, ça me pose question. C'est-à-dire que s'il instrumentalise sa fonction ministérielle pour faire de la politique, effectivement, et pour prendre l'ascendance, ça ne sera pas le premier.
Mais bon, c'est un peu gênant. La question, d'ailleurs, c'est est-ce que François Bayrou est averti au courant ? Est-ce que François Bayrou valide ? Ou alors il s'endormit, mais cette conférence de presse, elle est annoncée partout et la preuve, on est en direct avec. Et après, alors, moi, ce qui m'étonne, c'est, bon, bien évidemment, il y a de la communication politique, très bien, c'est l'espèce de double langage et de paradoxe chez Bruno Retailleau. Pourquoi ? Parce qu'il nous dit, il faut s'inscrire dans un temps long, on ne peut pas résoudre les problèmes avec une baguette magique immédiatement. Six mois, il fait un bilan. C'est très court, six mois, c'est quand même extrêmement...
Donc, s'il faut s'inscrire dans un temps long, pourquoi au bout de six mois, il dit, ben, regardez... C'est un point d'étape. Là, par exemple, parce qu'il est en train de parler en ce moment, donc nos équipes qui sont en train d'écouter me disent, par exemple, ils annoncent que dans les transports, on va pouvoir désormais procéder à des palpations, à des droits de poursuite, créer un délit d'incivilité, équipé de... Donc voilà, c'est intéressant, il y a des mesures, on l'écoutera tout à l'heure, mais... Et après, il y a une deuxième chose, pareil, sur le double langage, il dénonce le Yaka Faucon, très bien, parfait, sauf que le Yaka Faucon, il a été un des premiers à l'utiliser.
Vous allez voir, moi, avec moi, ce que vous allez voir, on a vu ce qu'on a vu avec l'Algérie, il s'est pris une veste, parce qu'il s'est tapé sur le poitrail, mais à l'arrivée, il a eu un mur face à la... Mathias Lebeuf, c'est toujours mieux, le Yaka Faucon, que le Yaka... Ah ben, moi, si ! On fait le CNU Info, et on fera le point sur Bruno Rotaillot, tout à l'heure, à 11h30, dans un instant, vous parlez de ce qui s'est passé avec Frontière à l'Assemblée... Je ne parlais pas de vous, à l'Assemblée nationale, 11h, Sommage à la midi.
À la une de l'actualité, le tribunal correctionnel de Pontoise doit rendre son verdict aujourd'hui concernant l'ancienne enseignante d'Evael, cette jeune collégienne de 11 ans qui s'était suicidée en juin 2019. Le parc a acquis 18 mois de prison avec sursis et une interdiction définitive d'enseigner contre l'ex-fonctionnaire de 62 ans. L'ANSM, Agence nationale du médicament, tire la sonnette d'alarme sur les risques de l'usage des benzodiazepines, ces anxiolytiques du type Xanax ou Lexomil, en cause leurs effets indésirables qui augmentent en cas de prise prolongée.
Et puis le roi Charles III et la reine Camilla ont visite d'État en Italie, et comme vous pouvez le voir, les souverains britanniques en ont profité pour rencontrer le pape François, rencontre initialement annulée à cause de l'état du Saint-Père qui se remet d'une double pneumonie.
11h05 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On va donc parler de ce qui s'est passé hier à l'Assemblée nationale avec l'exfiltration qui a été quasiment obligée des journalistes de frontières. Vous voyez cette jeune fille qu'on va entendre dans un instant qui s'appelle Louise Morris, qui est journaliste à frontière, qui est tout à fait à gauche, qui est collée contre le mur avec cette députée en rose qui est en train de la pousser, de lui demander de dégager. Voilà, enfin c'est des comportements un peu étonnants. On va parler également de Yael Brown-Pivet parce qu'elle a fait un communiqué, alors qui est plutôt ambigu, c'est le moins qu'on puisse dire, on va en parler dans un instant.
Tout d'abord, je vous propose d'écouter un témoignage, celui de Louise Morris que vous venez de voir coller contre le mur, qui raconte ce qui s'est passé c'était hier soir sur CNews. Plus précisément, en fait, on est arrivé, vous allez entre 13h30, et au départ ça s'est plutôt bien passé. Alors les personnes qui étaient dans cette manifestation ont vu qu'on était présents, commençaient à nous filmer, etc., à nous regarder, mais c'était plutôt calme.
En fait, ça a commencé à prendre un peu de l'ampleur, comme on le voit là d'ailleurs sur ces images, quand Jean-Paul Lecoq, qui est député communiste, lui a commencé à m'empêcher de faire mon travail, c'est-à-dire à m'empêcher de filmer, prendre des photos, à essayer de pousser mon téléphone et sur un geste a manqué de me donner un coup, clairement. Et c'est pour ça que je lui ai dit, alors ça ne s'entend pas puisque c'est sur ces images-là, mais moi je l'ai filmé, où je lui ai dit, en fait, vous osez presque frapper une femme. Et ensuite, au-delà de ça, il y a aussi des femmes qui m'ont agi et qui m'ont plaqué contre le mur. À certaines images, je le montre aussi.
Je suis prête, limite, à tomber au niveau de la rembarbe. Je suis complètement serrée contre le mur. Et donc, c'était Claudia Rouault et une autre députée également qui, elle, je leur ai dit, vous me faites mal, madame, vous êtes en train de me faire mal.
Et elle m'a dit, bah t'as qu'à dégager, dégage, bah dégage. Et c'était d'une violence extrême.
Et ensuite, alors à ce moment-là, il y a une personne qui était au niveau du service de l'Assemblée nationale qui m'a sortie de là. Il m'a dit, madame, c'est pour votre sécurité. Bon, donc c'est absolument dingue que des journalistes soient sortis pour leur sécurité au niveau de l'Assemblée nationale. Déjà, il faut quand même réaliser la gravité de ce que c'est. Et après ça, je me retrouve complètement coincée. Donc, M. Bilongo, M. Arnaud et M. Delaporte, trois députés de la France insoumise et également, il me semble, du Parti socialiste qui me bloquent. En fait, j'ai été complètement toute petite. Il faut aussi réaliser que je ne suis pas très, très grande.
Je ne suis pas un très gros gabarit. Et je me retrouve encerclée de ces hommes-là. Je me dis, en fait, à chaque fois, et Eric l'appuiera aussi, puisque avec du recul, quand on voit ces images,
on n'imagine pas une seule seconde ça se passer avec un journaliste de gauche en face de personnalité de droite.
Christine Kelly, vous qui êtes journaliste, comment vous agissez à ce qui s'est passé ? Quand vous avez vu les images arriver hier et ce qui se passait à l'Assemblée nationale, c'est quand même choquant ? Plusieurs choses me choquent. D'abord, le fait que ça soit une femme et qu'on bouscule une femme. Je trouve ça répugnant, humiliant. Et je me dis que ça va dans toute cette catégorie de femmes où on n'entend pas les victimes, où on n'entend pas les féministes. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est en tant que journaliste.
Ça fait écho à toutes les fois où, par exemple, j'ai été menacée de mort et où, avec des cibles dans le dos, qui continuent encore aujourd'hui, et pourtant, on a toute une catégorie de personnes qu'on n'entend pas. D'autres, dès qu'ils sont menacés de mort, tout de suite, c'est la fin du monde. Donc, il y a une catégorie de journalistes qui ne méritent pas ni d'être à l'Assemblée nationale, ni de faire leur travail, ni de dénoncer certaines pratiques, ni même d'exister. Et c'est ce qu'on voit, et c'est ce deux poids, deux mesures que l'on voit dans les médias, que l'on voit à l'Assemblée nationale, que l'on voit en politique, que l'on voit en journalisme.
Et c'est révoltant, puisqu'il n'y a plus de liberté de presse, il n'y a plus de liberté d'expression, même la loi n'est pas respectée sur ces images, sur le fond, comme sur la forme. Mathias Lebabou, qui est journaliste, je suppose que vous êtes solidaire de votre consoeur. Écoutez, moi, je pense que là, ce n'est pas la liberté d'expression qui est en jeu. Et vous savez, il y a une chose qui me fait doucement rigoler. – Regardez comme elle a poussé, franchement, la députée qui pousse la journaliste comme ça. – Comment on peut instrumentaliser la liberté d'expression pour se victimiser ?
C'est un coup de com' formidable de la part de Frontière, qui passe son temps à faire ce même coup de com'. Vous avez Jean-Dalph Florentin qui a fait la même, il y a deux jours, avec les manifestations, et là, bien évidemment… – Là même, ils sont attaqués à chaque fois, excusez-moi. Enfin, on a des images. Là, ce n'est pas de l'invention, c'est qu'on a des images. – Quand on fait de la provocation en permanence… – Mais c'est quoi la provocation ? C'est d'aller à l'Assemblée ? – Vous oubliez de dire une chose, c'est que le contexte, c'est que c'est une manifestation des assistants parlementaires. Il y a eu un dossier extrêmement à charge.
Ça, très bien, c'est la liberté d'expression pour le coup. Sauf que, bien évidemment, je défends la liberté d'expression, je n'ai aucun souci avec ça. Mais à un moment donné, la liberté d'expression n'autorise pas tout, et notamment, c'est ce que dit d'ailleurs, notamment, Yael Brown-Privé, c'est que la provocation ne peut pas se draper dans la liberté d'expression. – C'est quoi la provocation ? – La provocation, c'est que quand vous faites un dossier, que vous pointez des gens, que vous donnez des photos, des données personnelles, que vous mettez… – C'est toujours la cas pour d'autres. – Je vais apprendre une expression qui vous est chère. – C'est toujours la cas pour CNews, par exemple.
– Quand on met une cible dans le dos de quelqu'un… – De CNews, par exemple ? – Non, mais là, il ne s'agit pas de CNews, il s'agit de… – Oui, mais c'est pareil, c'est pareil. – Je ne vous ai pas interrompu, laissez-moi terminer. Quand on met une cible dans le dos de quelqu'un, en pointant, nommément et en donnant des données personnelles, avec des propos, parce que j'ai été voir le dossier, des propos qui sont quand même limite diffamatoires. – Mais dans ce cas-là, il y a la justice, ces gens-là. – Dans ce cas-là, il y a la justice, excusez-moi. – Laurent Jacobelli, il ne faut pas s'attendre à être bien reçu. – C'est aussi ça.
– Laurent Jacobelli, Laurent Jacobelli, Laurent Jacobelli, c'est loupé, laissez répondre à Laurent Jacobelli. – C'est une blague, mes amis, cette journaliste, elle filme. – Il n'y a qu'un seul Laurent Jacobelli qui est à la table. – Laurent Jacobelli, allez-y. Et ça suffit. – Un seul, ça suffit. – La qualité, c'est mieux que la commune. – Je ne vous ai pas entendu pousser des cris d'orfraie quand Street Press ou Mediapart faisait exactement la même chose avec les assistants parlementaires du Rassemblement National. Là, vous applaudissiez dès demain, premièrement. Là, vous étiez contents. – Cher Laurent, je termine. Je vais vous répondre. – Mais oui, c'est important.
Vous savez, le journalisme de droite est aussi du journalisme. La violence de gauche est aussi de la violence. – Bien sûr. – Bon. Aujourd'hui, la gauche ne supporte plus la liberté d'expression. LFI et ses affidés sèment la pagaille dans la rue aujourd'hui. Ils sèment la pagaille dans les universités. Ils sèment maintenant la pagaille à l'Assemblée Nationale. Quand vous n'êtes pas de gauche, vous êtes un fasciste. Et quand vous êtes un fasciste, tout est permis contre vous. La violence et l'interdiction. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que vous êtes… – Non, non, mais vous me mettez en… – Non. – Vous me mettez en…
– Voir des députés socialistes contaminés par des députés LFI – Je veux dire quelque chose. – Qui maintenant utilisent la violence au sein de l'Assemblée Nationale, c'est inacceptable. Imaginez une seconde. Que ce soit des journalistes de Libération ou de l'Humanité – Et que ce soit des députés LR et RN – – Et bien justement… – Vous seriez en train de manifester déjà et de nous appeler à condamner. – Et bien justement, cher Laurent, justement, je ne vous ai pas entendu vous indigner quand les journalistes de quotidien sont refoulés et sont exfiltrés des rassemblements, des mouvements du rassemblement. – Ils sont interdits de venir, ce n'est pas la même chose. – C'est la liberté d'expression.
– Parce que là, on vous entend. – Non mais là, c'est l'Assemblée. – Je ne vous ai pas… – Juste, on est à l'Assemblée Nationale qui est la maison de tout le monde. – Je ne vous ai pas… – On n'est pas dans un meeting politique. – Je ne vous ai pas entendu vous indigner quand M. Tanguy, qui est un député de chez vous, met en cause très fortement un député de Libération sur France 5. – Un député de Libération ? – Pardon, un journaliste de Libération. – Il a été vérifié, il avait raison. – Il a été prouvé, il a été prouvé, il a été prouvé. – Il a dit la vérité. – On n'a pas le droit d'être anti-RN. – Mais bien sûr, et vous comparez quelqu'un à Libération du Libération du Libération.
– Alors attendez, parce que vous racontez un truc que personne ne comprend. – Vous avez des invitations variantes. – Non, non, non, non. – Vous racontez un truc que personne ne comprend sur Jean-Philippe Tanguy. Je raconte ce qui s'est passé. Jean-Philippe Tanguy était sur le plateau de « C'est à vous » sur France 5. Il était avec un journaliste de Libération. – Oui ? – Il lui a dit au journaliste de Libération… – Il a refusé les réponses ? – Non, non, pas du tout. Il lui a dit « Ce qui serait bien, c'est que vous précisiez que vous faites partie d'une cellule anti-RN à Libération. » – C'est faux, ça ? – Le journaliste lui a dit « C'est faux ».
Or, moi, j'ai retrouvé le papier, le communiqué, qui dit exactement ça. – Non, le communiqué… – Que Libération se mobilise pour lutter contre le Rassemblement national. – Non, non, non. – Et que trois journalistes, dont celui-là… – J'ai lu le communiqué, Jean-Philippe Tanguy. – Libération dit « On renforce notre équipe pour traiter le cas du Rassemblement national. » – Non, non, non, non. – Vous avez sauté des lignes. – Vous avez sauté des lignes. – Excusez-moi, vous avez sauté des lignes. – On fait non Libération contre le Rassemblement. – Bien sûr ! – Et alors, je ne vous ai pas entendu vous indigner. Vous n'êtes pas indigné que les journalistes de quotidien soient exclus.
– Jean-Philippe Tanguy avait raison. – Attendez, deux secondes. Vous comparez un député de la République, Jean-Philippe Tanguy, qui dit une vérité, qui peut ne pas vous plaire, très bien, qui dit une vérité avec des députés d'extrême-gauche qui sont prêts à tabasser des journalistes. Mais vous êtes devenus fous. – Et attendez, parce que vous, vous êtes comme les journalistes de Libé. En fait, vous traitez tout le monde de menteur sans savoir. Je vous lis le communiqué de Libé. « Une cellule spécialisée sur l'extrême-droite libère au double d'efforts pour démonter l'opération de dédiabolisation de l'extrême-droite ». – Qu'est-ce que ça veut dire ?
– Ça ne veut pas dire que ce n'est pas contre l'extrême-droite ? – C'est faire du journalisme. – Mais d'accord ! – Et donc, en fait, c'est la même chose. – Point final ! C'est la seule chose que lui a dit Jean-Philippe Tanguy. – Mais non ! Mais c'est la seule chose que lui a dit Jean-Philippe Tanguy. – Vous découvrez… – Comme vous n'avez plus d'arguments, vous passez à côté. Excusez-moi. – Jean-Philippe Tanguy découvre tout d'un coup… – Non ! Il lui dit qu'il fait partie… – Il y a une cellule entière-droite. – Et le journaliste lui dit « c'est pas vrai ». Et Jean-Philippe Tanguy lui dit « oui, c'est vrai ». Et il y a un communiqué. – Et bien voilà ! Donc Jean-Philippe Tanguy avait raison.
« Rachet la cahout » et après on prend les télèbres. – Et pour autant, on n'a jamais frappé le journaliste de Libé. – C'est le journaliste d'investigation. – Mais simplement, il a dit que ce n'était pas vrai le journaliste de Libé. – Donc il a menti. – Le journaliste de Libé a dit qu'il n'y avait pas de cellule. – Et bien là, pas que oui, j'ai le communiqué. – Est-ce que vous n'avez pas arrêté de mentir aussi ? – On parle de journalistes qui se font agresser. Nom d'un chien, vous ne pourriez pas être solidaire, qu'il soit de droite, qu'il soit de gauche, qu'il soit du centre ? Vous devriez être révolté ? – Bon, alors attendez, Éric Tegner est avec nous.
Éric Tegner, directeur de la rédaction de Frontières. Bonjour, merci d'être avec nous. Vous entendez le débat sur le plateau avec quasiment des justifications que donne Mathias Leboeuf à ce qui s'est passé. Qu'est-ce que vous avez envie de lui dire ? – Déjà qu'il a dit plusieurs fake news. Il parle par exemple du fait que dans notre dossier, il y aurait des données personnelles sur ses collaborateurs. C'est absolument faux. – Et les photos, ce n'est pas une donnée ? – On a fait une enquête en respectant des photos qui sont publiques. Vous pensez vraiment qu'on est à un moment, aller dans leur domicile, aller prendre des photos, qu'on a participé à votre soirée, à votre avis.
Comment on a trouvé ces photos ? Ces photos, elles étaient diffusées par eux sur leurs réseaux sociaux publics. Donc on a fait une enquête qui a respecté tous les codes de déontologie. Et effectivement, s'ils les contestent, ils n'ont qu'à annoncer une plainte en diffamation. Et pour l'instant, il n'y a aucune espèce de plainte en diffamation contre une enquête sur laquelle travaille Jules Laurent depuis près de 4 mois. Et le deuxième point quand même, c'est intéressant quand vous dites que c'est de la provocation de notre part de se rendre, d'aller couvrir une manifestation contre frontière. J'ai une question à vous poser.
Si la droite demain organise une manifestation contre la gauche, ça veut donc dire que Libération, le monde, l'humanité n'auront pas le droit d'aller la couvrir ? Mais absolument pas. Je vous reconnais. C'est ça quand même, je trouve qu'il y a quelque chose de surprenant. Je vous reconnais. C'est encore une fois l'Assemblée nationale, c'est effectivement la maison du peuple. Vous n'avez pas écouté ce que j'ai dit. C'est normal de pouvoir la couvrir. On respecte certaines règles. Et en fait... Mais non, la preuve que non, puisque vous filmez, ce qui a été en question, c'est que vous filmiez les gens dans le jardin de l'Assemblée nationale. Mais c'est public, il n'y a pas d'autorisation.
Mais c'est public. Mais c'est un lieu public, enfin. Vous êtes journaliste. Excusez-moi. Excusez-moi, Mathias. Vous êtes journaliste ou vous êtes plombier ? Excusez-moi. Mais non, mais si vous êtes journaliste, vous connaissez les règles des journalistes. Quand vous êtes dans un endroit public, vous avez le droit d'être filmé. Et surtout quand vous êtes dans une manif. On ne parle pas de la même chose. Oui, on parle pas de la même chose. Oui, je vous dis, vous avez filmé les gens lors de la manif. Encore une fois, c'est normal. Vous filmez des gens que vous avez mis gravement en cause, est-ce que vous croyez qu'ils vont vous recevoir ? Ah bon ? Donc, c'est pas ouvert. Non, mais enfin, non.
Mathias Lebeuf, un point important. Nous, on n'est pas en train de critiquer le fait que potentiellement, ils nous insultent ou qu'ils ne soient pas d'accord avec nous ou même qu'ils disent « Frontières dégagent ». C'est leur liberté. Ben voilà. S'ils ont le droit de le faire. On a découvert hier, en tout cas, une bonne partie des Français, on a découvert que la CGT pouvait organiser des manifestations avec des drapeaux géants de la CGT. C'est un autre sujet. C'est pas l'Assemblée. Pour le coup, on les laisse faire. On est en train de parler. On les laisse et de deux autres journalistes qui se retrouvent prises à partie de façon violente. Pardonnez-moi.
À chaque fois qu'on dit que l'extrême-gauche est violente, c'est quoi votre réponse ? C'est que c'est une fake news. Et là, il y a des dizaines de vidéos. Et vous savez, une grande partie de ces vidéos, elles viennent de qui ? Elles viennent de ces militants CGTistes qui sont fiers, qui ont signé ce qu'ils ont fait, qui les ont tweetées parce qu'une grande partie de ces vidéos, on voit très bien, ça vient d'eux aujourd'hui. Mais ils le revendiquent parce que la violence, elle est totalement manalisée.
Moi, ce qui me choque quand même, et je termine là-dessus, ce qui me choque, c'est que si des députés de la France Insoumise, des députés PS et PC devant toutes les caméras sont capables de faire cela à une jeune journaliste de 24 ans, qu'est-ce qui se passe quand ce sont des militants, quand ce sont des antifas et qu'il n'y a pas de vidéos ? Oui, il y a une nulcra violence aujourd'hui qui est banalisé. Demandez à Florent, à Jordan Florentin qui cherche en permanence le coup dur et qui fait de la provocation en permanence en cherchant justement à se faire agresser parce que c'est ça que vous cherchez. Enfin, quelle honte ! Vous faites de la com' en permanence en vous victimisant.
Moi, je vous reconnais absolument le droit de travailler et... Celui qui est frappé est coupable. On a bien compris, celui qui est frappé est coupable. Eric Tegner, vous répondez, après je donne la parole à Rachida. Eric Tegner, puisque selon Mathias Klebeuf, c'est celui qui est frappé qui est coupable. Non, la preuve en est, c'est qu'il... Allez-y Eric, laissez parler Eric. Laissez-le parler parce qu'il est frappé. Il est protégé à chaque fois, il a une sécurité, Jordan Florentin. Eric Tegner, allez-y. Vous pensez, Mathias Klebeuf, que ça m'a amusé hier de voir ces images, de voir mon équipe revenir en voiture.
On a dû faire une réunion pendant une heure où chacun allait s'exprimer, chacun allait expliquer son ressenti, chacun allait exprimer ça. Ça fait depuis le 22 mars que je suis obligé de payer un service de sécurité. C'est cette personne pour les manifestations. On est un petit média. Vous croyez que ça m'amuse, en fait ? Je trouve ça fou, cette logique. Vous pensez qu'en Jordan Florentin, il se retrouve craché dessus, il se retrouve expulsé, vous pensez qu'on est dingue à ce moment-là ? Je cautionne pas ça. Pour vous, la provocation, c'est de critiquer la gauche. Mais vous savez pourquoi ? Parce que ça fait des années qu'ils ne sont pas habitués à ça.
Parce que c'est l'impunité totale à chaque fois sur la gauche, parce que les médias et les services publics ne font pas leur travail. Et heureusement qu'il y a des médias comme CNews, et je tiens à saluer également Christine, Jean-Marc, Pascal, Gauthier, qui effectivement sont les seuls journalistes, sont les seuls médias qui relèvent simplement quoi ? Une vidéo ! Des médias d'extrême droite, il y en a eu avant vous. Il y a eu, comment dire, Minute. Parce que Frontière est un média d'extrême droite, c'est ce que vous dites. Frontière n'est pas un média d'extrême droite. C'est pour préciser. Frontière est évidemment... Vous êtes un média d'extrême droite, Eric Taquin ? Un média identitaire.
Si vous n'êtes pas d'extrême droite, alors... Si Mathias Leboeuf peut le dire, vous le réinviterez demain quand même. Voilà. Et je ne vais pas envoyer des gars pour le tabasser à la sortie de votre bureau. C'est ça la différence, Mathias. Non, est-ce que vous êtes un média d'extrême droite sur le fond ? Merci, c'est gentil. Eric Taquinère, est-ce que vous vous considérez comme un média d'extrême droite ?
Identitaire. Non, non pas.
Nous, on a un média de droite qui défendons les valeurs de souveraineté et de liberté. C'est bien que vous faites de la désinformation, alors. Merci beaucoup. Mathias, reste avec nous, Eric Rachida Kahout. Qu'est-ce que vous avez envie de dire à Eric Taquinère ? Je vais d'abord faire une petite remarque à M. Taquinère, à qui je tiens à rappeler qu'en disant qu'en fait, le parti LFI, que je ne porte pas dans mon cœur, est un parti de l'étranger. Et puis là, vous êtes en train de nous dire clairement et tout que vous n'êtes pas un média identitaire. Moi, je vous dis, vous êtes un média identitaire. Après, maintenant, je vais vous dire que c'est la perception...
L'identitaire, mais pas d'extrême droite. Il n'y a pas de problème là-dessus. D'accord, avec des idées extrêmes. Mais on n'est pas un média d'extrême droite. L'identité, c'est quoi le problème de défendre l'identité du pays ? Je ne vois pas le souci. De toute façon, c'est un média légal. On rappelle que c'est un média légal, ce n'est pas un média qui est interdit et que donc, de toute façon, il a le droit d'accéder à l'Assemblée nationale. C'est important aussi de rappeler que le média frontière est soumis aux lois françaises.
Exactement.
Donc, il y a quand même deux enjeux dans cette affaire, dans ces images que vous avez montrées. Vous essayez, en fait, justement, de raviver un petit peu nos émotions parce qu'on a bousculé, si vous voulez, une jeune fille et puis un de vos collaborateurs. Mais vous êtes soumis aux lois françaises. Ça veut dire qu'en fait, il y a un certain respect. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, il y a deux enjeux. Vous touchez, un, sur le volet juridique, à l'intégrité de la personne en les exposant, les mettant en danger et en mettant effectivement une cible qui peut porter préjudice, voire même pousser au harcèlement, voire même aux agressions. Pardon, Rachida, je peux me permettre ?
J'interroms rarement, mais cette histoire de mettre une cible dans le dos des eaux, je refuse, je termine, je refuse d'entendre cela. J'interroms rarement, parce que, pardon, pardon, pardon, parce que toute la journée, nous, journalistes de CNews, on a des cibles dans le dos. Et pardon, et je ne vous entends pas nous défendre. Je ne vous entends pas dénoncer ces cibles sur le dos. Toute la journée, dans tous les médias, on est cités, on est harcelés, on est acculés, on est critiqués, on est montrés de voix, on nous ment, on nous crache dessus toute la journée, on a des menaces de mort. Où êtes-vous pour nous défendre ? Où êtes-vous pour dénoncer, pour dire la vérité ?
Où êtes-vous pour venir en soutien aux journalistes qui ne font que leur faire ? Écoutez, Christine. Lorsque tous les médias de gauche se mettent contre un média, où êtes-vous ? Je suis désolée, je refuse d'entendre qu'eux, frontières, ils mettent une cible sur le dos. C'est la même chose. Parce que la cible du hurle-do, on l'a toute la journée, et par tous les médias, et je n'entends personne nous défendre. Et nous, les politiques, madame Kelly, nous avons aussi une cible sur le dos. Moi, je ne parle de journalistes qui font leur métier. Je ne parle de journalistes qui font leur métier. Il y a deux ans et demi, au conseil municipal d'Ivry-sur-Seine, j'avais une cible sur le dos.
J'étais harcelée, j'étais poursuivie par ces activistes propolisario. Je vais vous dire, mes enfants ont été interpellés dans la rue parce que j'ai pris des positions. Mais moi aussi, ma fille aussi. Non, pas du tout. Moi aussi, je tiens à dire, moi aussi j'ai eu des gardes du corps, j'ai dit que tu ne sois pas protégée. C'est pour vous dire que je comprends la situation. Mais il ne faut pas que je subis, on ne dit rien. Je suis désolée, on en a marre, nous, aussi, d'avoir des cibles sur le dos. Moi aussi, j'en ai.
On en a marre, mais il faut rappeler que la libération de nos dépressions concernant des journalistes qui, aujourd'hui, diffusent l'information et sont écoutés par, peu importe en fait, quels sont les partis politiques ou encore les mouvances politiques, eh bien, ils ont une responsabilité. Et aujourd'hui, je tiens encore une fois à rappeler qu'il y a deux enjeux. Sur le volet juridique, on ne peut pas non plus tout dire par rapport en fait... Et on peut tabasser un journaliste, ça oui, on peut. Laurent Jacopéli, Laurent Jacopéli, Laurent Jacopéli, moi j'en ai marre. Laurent Jacopéli, Laurent Jacopéli. C'est bon, Laurent Jacopéli, c'est bon, Laurent Jacopéli.
Il y a un moment, le totem d'immunité de la gauche, ça suffit. L'enquête que vient de faire Frontières, il y a eu exactement la même enquête sur les assistants parlementaires du Rassemblement National, faite par Street Press et par Mediapart. Est-ce que vous pouvez me citer le nom d'un journaliste de Street Press qui a été tabassé à l'Assemblée Nationale ? Aucun. Bien sûr, nous ne sommes pas contents. Bien sûr, quand jamais il y a diffamation, nous attaquons. Pour autant, il n'y a jamais de violence physique. Couvrir une manifestation de gauche, maintenant, c'est réservé aux journalistes de gauche. Moi, je vais vous dire les menaces.
Il y a un de vos collègues, Johan Ousey, qui travaille à CNews. Voilà ce que lui écrit Aymeric Caron, député de la République. Les fachos de CNews sont des petits fragiles. Ils insultent à longueur de journée, etc. Ils viennent pleurnicher de la robe de Goldanel. Faites attention, on a un gros dossier sur vous. Ce sont des menaces, maintenant. La gauche, maintenant, menace, tranquillement, parce qu'il y a des journalistes qui viennent expliquer, c'est normal, ce sont des gens qui pourraient être de droite. Alors, allez-y, attaquer les. Je voulais ajouter une chose, Christine. Je trouve incroyable que vous puissiez dire ce que vous venez de dire.
Parce que quand il y a eu ces affiches dégueulasses, notamment les affiches qui pointaient Jean-Marc, moi, personnellement, j'ai pris position en disant que c'était dégueulasse et qu'effectivement, c'était une simple... Ce n'est pas vous qui parlez. C'est pas vous qui parlez de la gauche, vous ne représentez pas la gauche à vous seul. Je ne suis pas la gauche à tout ça. Mais bien évidemment qu'il y a des gens de gauche qui ne supportent pas... Ça, c'est vrai, ça vous l'avez fait. Ça, vous l'avez fait, je reconnais. Eric Tegner, comment vous réagissez à ce que vous entendez sur ce plateau ? En fait, ça ne me surprend pas.
Ça ne me surprend pas parce que la gauche, vous savez, ça fait des années, de toute façon, qu'elle est hégémonique. Donc, pendant des années, il y a des millions de gens, des millions de Français à qui on disait, « En fait, on veut bien vos impôts, mais faites attention, il ne faut pas mal voter, il ne faut pas avoir les mauvais propos, etc. » Et il y a quand même quelques médias qui ont émergé ces dernières années, dont CNews, donc ça les dérange un petit peu. Donc ça, ça ne me surprend pas. C'est un peu le réflexe, aujourd'hui, de ces gens qui essayent de se mobiliser.
Moi, ce que je veux quand même vous rappeler, c'est qu'il n'y a aucune cible dans le dos qui est mise de ces collaborateurs. C'est une enquête qui est faite. Encore une fois, s'ils la contestent, ils peuvent le faire. Aujourd'hui, ça n'est pas le cas. C'est notre travail. Sinon, on arrête tout simplement de faire du journalisme. Nous, on fait de l'investigation. Moi, ce que je trouve quand même intéressant, c'est quoi ? C'est que là, on est en train de parler d'une enquête. Ce n'est pas de l'opinion. On a fait un boulot. Moi, je choisis en tant que directeur de la rédaction de mobiliser des journalistes pendant plusieurs mois. Ça représente des moyens. On ne tombe pas dans une facilité.
Pourquoi ? Parce qu'en fait, on a besoin dans le débat public d'argumentaires, de preuves surtout. Donc, on va chercher des preuves pour étayer les propos. Juste un mot, un mot rapide encore, Éric. Moi, je suis assez surpris du silence des journalistes. Je n'ai vu aucun syndicat de journalistes publier un communiqué hier en disant « Mais c'est honteux ce qui s'est passé. Mais où est la liberté de la presse ? Où est la liberté des journalistes ? » Enfin, j'imagine que si c'était un journaliste de Libé, ça aurait été tout aussi insupportable et tout aussi scandaleux. Et je le dis clairement.
Simplement, il y aurait eu 25 communiqués de journalistes qui auraient menacé de faire grève, de boycotter et de venir poser leur caméra ou leur téléphone à l'entrée de l'Assemblée. Là, personne ne bouge. Oui, bon, ça m'écœure. Ça m'écœure, Jean-Marc. Parce qu'on aurait fait, effectivement, si ça avait eu lieu, si des gens de gauche étaient faits agresser par des députés RN, ça aurait fait tout légité de 20h hier soir. Tout légité de 20h. Et c'est encore pire. Vous savez ce qui est en train de se passer ? Il y a quand même la gauche qui commence à en parler. Mais pour faire quoi ?
Pour, effectivement, aller dans le sens de Mathias Leboeuf en disant qu'en fait, finalement, la jeune Louise Maurice qui a 24 ans... Vous faites de la com. Vous faites de la com. C'est la pub. Je vais vous dire, Mathias Leboeuf. Moi, je réagis vis-à-vis de ça. Et bien, moi, j'en ai l'immédié qui l'écrit pour faire des forfaits de moi. Parce que moi, j'en ai aussi à chaque fois des gens qui viennent me diffamer, qui me rentrent dedans. « Je fais quoi, monsieur ? » Je leur réponds. Parce que c'est ça, ma logique, en fait. On est dans un pays, c'est le pays des Lumières. C'est la diversité, aujourd'hui. Et cette diversité, vous n'en voulez pas.
Vous voulez un pays où il est des bases entre les strames gauches et la gauche. La preuve, c'est que je suis ici. C'est un dernier point, Mathias Leboeuf. Quand vous dites qu'on a provoqué, qu'on a mis en danger, en filmant, ses collaborateurs hier, et bien, aujourd'hui, même les services de l'Assemblée nationale sont allés dans notre sens. Ils ne sont pas allés voir Louise Maurice en lui disant « vous n'avez pas le droit ». Ils sont allés la voir pour lui dire « on est obligé de vous exfiltrer pour votre sécurité ». Voilà ce qui s'est passé. Ils ont un discours sacrément en danger, effectivement, quand on voit les vidéos. Le fait qu'on avait respecté les règles.
Enfin, vous pouvez pas dire la réalité, quand même. Merci, Eric. Merci, Eric Tegner. Merci beaucoup. On écoute Gérard Larcher, ce matin, qui, lui, avait un discours beaucoup plus constructif que le vôtre. Mathias, je suis désolé. Écoutez. D'abord, première chose,
la liberté de la presse n'est pas à géométrie variable. Il y a des règles dans une assemblée. Ça s'appelle l'accréditation. Et dans cette accréditation, il y a derrière un comportement. Comportement des journalistes, certes, mais aussi comportement des groupes politiques qui doivent respecter ces règles. Je le redis, la liberté de la presse n'est pas à géométrie variable. Et c'est pas un groupe politique d'avoir de tels comportements. Si ça s'était passé au Sénat, je pense que j'aurais eu la même réaction que la présidente de l'Assemblée nationale.
Voilà, la présidente de l'Assemblée nationale qui a eu une réaction. Qui dit que, justement, alors là, franchement, M. Larcher, il ménage la chèvre et le chou parce qu'encore une fois, il dit tout et son contrat. Il dit liberté de la presse. Il n'y a pas le chou. La présidente de l'Assemblée nationale parle de provocation. Oui, on ne sait pas. C'est un texte ambigu qu'elle nous a fait. Elle nous a fait du Macron. Elle nous a fait du en même temps. Je suis désolé parce qu'elle parle de provocation mais elle ne dit pas de qui ? Est-ce qu'elle parle des militants de la CGT ? Est-ce qu'elle parle de la députée PS en rose ? Ou est-ce qu'elle parle des journalistes ? Elle ne dit pas de qui ?
Elle dit qu'il y a eu des provocations, mais de qui ? Juste une chose, ce n'était pas une manifestation de la CGT à l'Assemblée nationale. C'était une manifestation des assistants parlementaires. De la CGT ? Non, pas de la CGT. Oui, mais il y avait des drapeaux CGT. Il y avait des drapeaux CGT. Donc c'était ceux qui sont syndiqués CGT. Mais en tout cas, c'est les assistants parlementaires du groupe LFI. Qui sont syndiqués CGT ? A mon avis. Possiblement. Oui, si. Il y a une idée. Laurent, moi je suis très choqué. Je suis très choqué de tout ce que j'entends. Je comprends qu'on ne soit pas d'accord. On n'est pas d'accord aujourd'hui, on débat.
Mais je le répète, la gauche fait exactement la même chose avec les députés de droite ou du Rassemblement national. Ça ne vous choque jamais. Ou les journalistes. Comment vous pouvez dire ça alors que vous refusez les journalistes de quotidien ? Mais moi je leur parle, en plus vous tombez très mal. Non mais vous, vous êtes porte-parole du Rassemblement national. Je vous le confirme. Donc comment pouvez-vous dire ça alors que vous refusez certains journalistes ? Arrêtez, je n'ai jamais t'abassé aucun journaliste. Mais personne n'a été t'abassé. Moi, quand l'humanité, je vais vous dire franchement, écoutez-vous, écoutez-vous, écoutez-vous, écoutez-vous.
Vous avez du mal avec la liberté d'expression, c'est quand même gênant maintenant. Attention de ne pas vous en prendre. Quand un journaliste de l'humanité me poursuit avec une caméra à l'Assemblée nationale, qu'est-ce que je fais moi ? Je m'arrête et je lui dis mais qu'est-ce que vous me voulez ? Posez-moi votre question. Voilà ce que je fais. Je ne lui dis pas, je ne le pousse pas comme ça en lui disant communiste, 100 millions de morts, dégage de l'Assemblée. Je ne fais pas ça moi. Bon, donc vous voyez qu'il y a des changements d'attitude.
Mais la présidente de l'Assemblée nationale qui devrait être au-dessus de tout ça, devrait être choquée que des députés qu'elle a à gérer veuillent tabasser des journalistes. Elle devrait être choquée qu'une jeune femme de 24 ans soit poussée contre un mur. Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle est morte de trouille devant l'extrême-gauche. Alors elle plie. Elle plie. Elle dit que ce sont les journalistes qui sont tous par les trois. Mais un pays... Attendez, attendez. Un pays où on laisse agresser des journalistes par des députés. Un pays où on laisse agresser des journalistes par des députés. Un pays où on n'est plus une démocratie. Un dernier mot.
Rachida Kahout, je vous entends dire, on ne parle pas du pourquoi. Vous êtes en train de me faire le coup de la jeune fille a été violée mais on ne dit pas qu'elle avait une jupe courte. Excusez-moi, c'est exactement ce que vous êtes en train de me dire. Pourquoi la violence ne se justifie dans aucun cas. Aucun cas. Je vais vous dire, ce que fait M. Jacobi, c'est exactement la même chose
qui a été fait par ce jour la vie de frontière. Rachida Kahout, je vous parle de ce que vous dites, vous. Je vous parle de ce que vous dites, vous. Rien ne justifie la violence. Si vous ne voulez pas répondre, on fait la pub. Rien ne justifie la violence. Mais non, on ne parle pas de la manipulation.
Mais ce n'est pas une histoire de raison. C'est ce que vous avez dit. Les journalistes de frontière ont exposé ses collaborateurs parlementaires. Vous n'avez rien dit. Ça vous paraît normalement. On dénonce. On dénonce. On vous apprend. On fait la pub. Juste après la pub, on reviendra sur la conférence de presse de Bruno Rotaillot qui est en train de se terminer. On réécoutera des extraits. On fera le point. Et puis, je vous parlerai de la prison ferme pour cet influenceur qui a massacré son chien. Et c'est bien fait pour lui. 10 à 15 fractures. Je parle de l'influenceur, pas du chien, bien sûr. 10 à 15 fractures du crâne pour le chien, des brûlures de cigarettes, et des brûlures d'acide.
C'est une horreur. Et il a eu de la prison ferme. Et ça, c'est assez nouveau du côté de la justice. Et c'est pour ça, je voulais qu'on y revienne juste après la pause. Le CNews Info, c'est dans un instant. Après la pub, à tout de suite.
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C'est les 24 et 27 mai à Lille et le 31 mai à Marseille.
L'actualité, les marchés dopés par l'annoncière de Donald Trump de suspendre pendant 90 jours les nouveaux droits de douane les ramenant à 10% pour tous les pays sauf la Chine qui désormais écope de 125% de taxes. Une suspension saluée par Ursula von der Leyen c'est, je cite, une étape importante vers la stabilisation de l'économie mondiale déclare ce matin la présidente de la Commission européenne. Mais de son côté, la Chine met en garde les Etats-Unis contre, je cite, un grave impact sur la stabilité économique alors que la guerre commerciale entre les deux titans continue avec l'entrée en vigueur depuis ce matin de la riposte de Pékin contre Washington.
Des surtaxes de 84% s'appliquent désormais à tous les produits américains entrant sur le territoire chinois.
11h35 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. Dans un instant, on va revenir sur la conférence de presse de Bruno Rotaillot qui se poursuit. Donc très longue conférence de presse parce que ça a commencé à 10h. On va vous faire le point de ce que dit et ce qu'annonce Bruno Rotaillot. Mais auparavant, je voulais qu'on s'arrête un instant sur cette prison ferme qui a été attribuée hier à un influenceur qui avait massacré son chien. Vous voyez les images du chien. C'est une sanction forte en comparaison à celles données en général. Dans ce type de cas, l'influenceur s'appelle Rop. Il comparaissait pour sévice grave au acte de cruauté envers un animal.
Privation de soins, privation de nourriture, privation d'abreuvement. Il est soupçonné d'avoir massacré son chiot de 4 mois. Le chiot avait 10 à 15 fractures, notamment au crâne, fracture des mandibules, fracture de la hanche, fracture du genou, fracture des doigts, fracture des pattes, fracture des côtes, des traces de brûlure et des traces d'acide. On va écouter l'une des dames qui a recueilli ce chien qui fait partie d'une association. Vous allez voir, elle a pourtant l'habitude d'aller quasiment en larmes en racontant dans quel état elle a trouvé ce chien.
Le 25 novembre dernier, une fondation d'assistance aux animaux est appelée pour un chien qui subirait des actes de barbarie. Sur place, l'association découvre un chiot de quelques mois, maigre et très mal en point. Ceux qui nous transpercent le cœur et les entrailles, ce sont ses yeux, implorant de souffrance. Les urgences sanitaires constatent alors des plaies, des brûlures et plusieurs hématomes. Les auteurs présumés de ces violences, Rop et Roca, French Rap Queen, un couple d'influenceurs connus sur Mime et OnlyFans, mais aussi par les services de police.
Mais le couple
conteste formellement toutes ces accusations. Le chien est en très mauvais état. On découvre des brûlures, des fractures, de nombreux hématomes. Comme on peut voir sur la photo, il a la tête complètement déformée et il a beaucoup de mal à se déplacer.
Il paraît qu'il n'arrivait même pas à marcher ?
Oui, c'est ça.
Pas du tout ?
Il a la patte cassée. Il y a de très nombreuses fractures.
On parle de traces d'acide. C'est quoi cette affaire ?
Des brûlures. Des brûlures, oui. C'est ça.
C'est quoi des brûlures qui ont été ?
Infligées à l'animal, soit avec des cigarettes ou soit avec de l'acide.
D'accord. Vous avez pu regarder où est-ce que c'était ? Il y en avait énormément ? Il y en avait beaucoup ?
Alors, ils sont présents sur tout le corps. Bien évidemment, dès la prise en charge, nous avons emmené l'animal chez un vétérinaire.
Et ce qui est terrible, c'est que c'est deux influenceurs, parce qu'ils s'appellent Rope et Roca, ils sont venus sur les plateaux télé en train de dire « Ah, mais on ne savait pas ce qui se passait. On ne s'en est pas perçus. » Non, mais ils nous prennent pour des abrutis en plus. C'est-à-dire, ils ont dit « Le chien, il est dénutri. Il a 15 fractures. Il a des traces de brûlure d'acide, de brûlure de cigarette. Et regardez, ils étaient allés sur le plateau de touche-pargne. On va se disant « Ah, mais on ne savait pas, on ne s'est pas perçu qu'il y avait tout ça. »
Non, mais...
Après, on comprend la colère, la vôtre, celle des téléspectateurs. Nous-mêmes, on est en colère parce que non seulement on nous a retiré notre animal
et en plus, on l'aimait beaucoup. On a été surpris de plusieurs accusations comme quoi elle était malnutrie, etc. parce qu'on a toujours fait le maximum pour la sortir, pour la nourrir, etc. Quand on est maître d'un chien, on est responsable. Pourquoi n'avoir rien dit ? Pourquoi n'avoir rien fait ? Parce que quand on fait rien, quand on dit rien, on est complice déjà, au moins. Non, ça aussi, justement. Ça, c'est une fois de plus la super sauveuse qui disait n'importe quoi. On a fait, justement, on avait rendez-vous avec le vétérinaire. Ça aussi, pareil. Personne n'est au courant, mais on avait rendez-vous justement avec le vétérinaire.
Et en fait, ce que moi, je peux dire, c'est que certaines choses peuvent dire qui ne datent pas de des mois, mais de moins de 48 heures. Et c'est là où j'ai justement ça qui a permis à la juge de se dire qu'il y a quand même un guichot rouge dans cette histoire. Kelly ? Oui, c'est pour ça que j'ai une question au niveau des blessures et des fractures. On a entendu beaucoup de fois dire qu'il y avait des anciennes et des nouvelles et même des anciennes qui dataient d'il y a... La chaîne avait quatre mois qui dataient d'il y a trois mois, par exemple. Comment on explique les anciennes fractures ? Déjà, d'il y a trois mois,
c'est impossible. Ça voudrait dire que les personnes qui nous l'ont vendu l'auraient tapé parce que nous, on l'a eu à partir de deux mois.
Dès que vous l'avez réceptionné, en fait. On l'a dit qu'il y a des anciennes fractures. Pourquoi il y en aurait ? Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est établi ? Non, déjà, je ne pense pas. Les fractures, ce qu'ils nous ont expliqué, dataient de plusieurs semaines. Donc, à partir du moment où la personne tierce, dont on ne peut pas citer le nom, on s'en est occupé.
En fait, ce n'est pas eux, c'est rien, mais la justice les a condamnés définitivement hier à un an de prison. On est avec Adriana Ouancea-Negro, qui est directrice des affaires publiques et internationales de la Fondation Brigitte Bardot. Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous. Honnêtement, quand on réentend ce qu'il disait sur le plateau de TPMP, c'est sur Alice quand on voit l'état du chien.
Bonjour, Jean-Marc Morandini. Oui, on reste choqués par le déni de ces deux délinquants et la désinvolture avec laquelle il s'exprime, il s'expose sur les réseaux sociaux et sur les plateaux télé. Voilà, il continue à nier des faits d'une extrême gravité avec en toute simplicité et désinvolture.
Hier, il y a eu de la prison ferme qui a été prononcée. C'est quand même une bonne nouvelle de voir que la justice prend ces choses-là très au sérieux.
Oui, c'est un début de bonne nouvelle puisqu'il a été condamné à deux ans de prison, donc un an ferme aménagé en détention à domicile sous bracelet électronique et un an avec sursis. Malheureusement, bon, voilà, la détention à domicile, il a mis en avant des problèmes de santé qui ne l'ont pas empêché de massacrer cette petite chienne de quatre mois. Il avait, comme vous l'avez souligné tout à l'heure, il avait un casier judiciaire bien chargé, déjà, et il avait déjà tué, enfin, il avait tué auparavant son chien, donc voilà, mais malgré ça, il a quand même été condamné et le verdict est définitif.
Exactement. Et quand on liste, ceux dont souffrait cet animal, 10 à 15 fractures, le crâne, les mandibules, des traces de brûlure, des traces d'acide, des cigarettes, comment peuvent-ils venir sur un plateau télé et nous dire, ah ben je ne savais pas, on n'a rien vu, non mais regardez, elle est déchirante cette photo, regardez le corps, le corps de ce pauvre animal, comment ils peuvent venir dire sur un plateau télé, on ne savait pas, on n'a rien vu, enfin c'est vraiment prendre les gens pour des imbéciles.
Oui, ils prennent les gens pour des imbéciles, de toute façon, tout a été attesté par des vétérinaires, ils ne peuvent pas continuer à nier mais ils ont toujours leur audience sur les réseaux sociaux donc je pense que ça faisait partie de leur marketing ou de leur communication, je ne sais pas, mais voilà, il n'y a aucun doute à avoir et ce qu'il faut rappeler également, c'est que ce germain R encourait quand même trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende sur le fondement d'un article du code pénal donc il a eu moins que ce qu'il pouvait avoir mais c'est déjà une bonne nouvelle et on était, la fondation Brigitte Bardot s'était constituée partie civile dans cette affaire et on continue à, on est toujours vigilants et on continuera toujours à dénoncer ces actes atroces et ces deux tortionnaires, malheureusement, la complice de Germain R n'a écopé que de peine d'amende malheureusement mais il n'y a aucun doute sur le fait que cette petite chienne à l'âge de 4 mois elle a été victime de deux psychos, de deux bourreaux.
La photo qu'on voit en ce moment avec l'œil à moitié déformé elle fait froid dans le dos surtout quand on aime les animaux. Merci en tout cas, merci d'avoir été avec nous, merci pour ce que vous faites également Adriana au Mont-Cernégro avec l'association la fondation Brigitte Bardot et puis toutes ces associations qui défendent les animaux. On va venir à l'actualité donc c'est Bruno Rotaillot et également avec cette conférence de presse qui se poursuit, conférence de presse après ces six mois et on va écouter un extrait.
Alors c'est pas lui qui parle, c'est François-Noël Buffet, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur parce qu'il parle de la sécurité dans les transports et c'est notre quotidien et c'est pour ça que j'ai voulu commencer avec ça. C'était il y a quelques instants, regardez, écoutez.
Sur le premier point qui est celui des transports où effectivement je voudrais rappeler pour avoir quelques chiffres ils s'affichent évidemment sur les écrans mais une personne sur deux se déclare ressentir un sentiment d'insécurité dans les transports. 120 000 vols en 2023 dans les transports. Les agressions contre les conducteurs de bus de la RETP ont doublé depuis 2001 et en réalité les conditions pour renforcer l'usage des transports collectifs c'est qu'évidemment les usagers y trouvent le confort le confort c'est pas simplement le confort du fauteuil c'est d'abord la sécurité avant tout.
Nous avons profité donc de ce fait d'une PPL qui avait été préparée au Sénat par notre collègue à l'époque Philippe Tabarro qu'on avait traité au Sénat et en particulier à la commission des lois c'est un peu une réclame personnelle mais bon tout à fait anecdotique et ensuite qui a été voté bien sûr en séance publique et qui a été voté à l'Assemblée nationale.
C'est un point d'évolution extrêmement importante puisque la question cela va nous permettre de renforcer les pouvoirs des agents de sécurité de la RATP et de la SNCF et on va pouvoir désormais procéder à des palpations sans avoir besoin du feu vert des préfets et saisir des objets dangereux c'est une évolution qui est importante c'est des agents aussi qui vont bénéficier d'un droit de poursuite qui leur permettent d'intervenir au-delà du périmètre des gares elles-mêmes on est dans une forme de continuité de la poursuite mais qui est extrêmement utile et extrêmement efficace sur un parvis par exemple tout à fait ça le texte va créer un délit d'incivilité d'habitude c'est un sujet quand même pénible à force de réperter des comportements il y a un moment il faut bien mettre fin
voilà donc pour ces annonces qui ont été faites sur les palpations droit de poursuite créer un délit d'incivilité Laurent Jacobili vous demandiez du concret là on est sur du concret et nous l'avons voté d'ailleurs nous l'avons voté donc vous dites bravo bien sûr contre une gauche qui elle ne voulait pas juste un amendement que voulait proposer la gauche c'était que pour les 72 genres qu'ils avaient référencés ils voulaient que ceux qui fassent la palpation elle-même genre c'est à dire que ceux que ce soit des hommes qui palpent des hommes ça c'est normal les femmes des femmes mais pour les gens de l'heure fluide ou tous les genres des gens qui changent de sexe au cours de la journée je crois au cours de la journée apparemment vous savez j'en apprends tous les jours ils ont fait la liste 72 genres différents voulaient qu'en face ce soit la même chose c'était une folie on a fait passer cette loi mais vous savez ça ne va pas suffire aujourd'hui 93% des vols dans les transports parisiens sont commis par des étrangers sur les agressions sexuelles c'est plus de deux tiers donc il y a aussi un problème d'immigration mais je vais vous dire quand ça fait un centimètre d'avancer dans la bonne direction même s'il y a 10 kilomètres à faire on vote pour donc là vous dites que c'était bien mais pas d'auto-félicitations et d'auto-organisation on est encore loin du but
Laurent Jacobelli