Port du voile, tensions avec l’Algérie… François-Xavier Bellamy invité sur France Inter
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Diriez-vous que le coup de fil Trump-Poutine est un petit pas vers une trêve plus large en Ukraine ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Vladimir Poutine a exigé l'arrêt des livraisons d'armes à l'Ukraine. Emmanuel Macron a répondu 'pas question'. Quel est votre avis ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quel est le scénario catastrophe selon vous dans le conflit ukrainien ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Marine Le Pen dit que la première menace existentielle de l'Europe est le fondamentalisme islamiste, pas la Russie. Vous en pensez quoi ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Votre rapport sur l'industrie de défense européenne sera publié vendredi. Quels sont les points saillants ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Si on se projette à 5 ans, imaginez-vous que les Allemands achètent des avions français au lieu de F35 américains ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00François Xavier BamiFait
« On voit bien aujourd'hui et pour ma part, je n'en ai jamais douté, d'où vient la guerre et qui veut la guerre. L'Ukraine était prête à se cesser le feu, c'est Poutine qui le refuse. »
- 5:00François Xavier BamiChiffre
« 80 % d'armement l'an dernier acheté à l'extérieur de l'Europe. »
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François Xavier Bami, bonjour. Bonjour. Bonjour et bienvenue sur Inter.
Vous êtes chargé de rédiger en ce moment au Parlement européen lesbauches de ce que sera le programme de défense européenne dont on parle énormément depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir. Vous devez rendre votre rapport ce vendredi sur le réarmement du continent et on a évidemment beaucoup de questions à vous poser sur le sujet. Mais d'abord à l'issue du coup de fil Trump Poutine d'hier où les deux dirigeants se sont entendus sur une trêve très partielle ne concernant que l'arrêt des frappes sur les installations énergétiques.
Diriez-vous ce matin que c'est tout de même un petit pas vers une trêve plus large que Donald Trump peut réussir son paris d'imposer un cesser le feu ou qu'on en est loin ? On semble en être loin pour l'instant et je dirais que ce coup de téléphone et son résultat révèlent deux enseignements qui me paraissent essentiels. Le premier enseignement, c'est contre tous ceux qui nous expliquaient, y compris dans l'entourage de la nouvelle administration américaine que l'Ukraine était béliqueuse et qu'elle refusait de négocier la paix.
On voit bien aujourd'hui et pour ma part, je n'en ai jamais douté, d'où vient la guerre et qui veut la guerre. L'Ukraine était prête à se cesser le feu, c'est Poutine qui le refuse et ce refus est parfaitement explicite. Aujourd'hui, nous voyons bien qu'il y a une puissance qui aujourd'hui organise la guerre sur le continent européen, c'est la Russie.
Et la Russie a ses seuls intérêts. Et vous vous pensez que Donald Trump et l'entourage de la Maison Blanche comprennent cela aujourd'hui ? J'espère en tous les cas que ça fera terre ceux qui racontaient.
On se souvient de cet entretien très tendu entre le président Trump et le président Zelenski. Ce qui racontait après cet entretien que le président Zelenski était d'une certaine manière un vat en guerre. Et c'est la même chose pour l'Europe.
On va parler de la défense européenne. Il faut que l'Europe se réarme. Il faut que l'Europe se défende.
Pas parce que l'Europe voudrait la guerre, mais parce qu'au contraire, nous voulons la paix. et que si nous voulons la paix, nous avons le devoir d'être forts. Et puis le deuxième enseignement, c'est que pour l'instant, nous ne le sommes pas parce que cette discussion qui engage directement la sécurité du continent européen, elle se fait au-dessus de la tête des Européens.
C'est ce qu'on allait vous dire. coup de fil Trump Poutine une fois encore pas un européen au bout du fil bien sûr mais c'est la vérité brutale à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui et c'est de cette impuissance là qu'il faut sortir. Moi ma conviction profonde c'est qu'on parle beaucoup de guerre mais l'Europe n'est pas d'abord menacée.
Nos pays ne sont pas d'abord menacés dans leur sécurité aujourd'hui. Ils sont d'abord menacés dans leur souveraineté dans la capacité que nous avons de maîtriser notre destin. Et notre devoir, c'est de recréer les conditions pour que nous puissions décider de notre avenir.
Aujourd'hui, nous sommes en train de subir une histoire qui s'écrit sans nous. Encore une question sur ce coup de fil. Vladimir Poutine a exigé des occidentaux l'arrêté des livraisons d'armes à l'Ukraine.
Emmanuel Macron a répondu en substance pas question. Pas question d'arrêter de livrer les armes mais bien sûr encore une fois je le redis parce que nous voyons qui mène la guerre aujourd'hui. Soutenir l'Ukraine c'est soutenir la nécessité d'une paix mais qui soit une paix juste et une paix qui puisse durer.
Quel est le scénario catastrophe ? C'est celui dans lequel l'Ukraine serait désarmée, vulnérable. La guerre s'arrêterait pour un temps au profit d'un cesser le feu, mais ce serait pour permettre à la Russie de reprendre ses opérations plus tard.
Et en réalité derrière la Russie, il y a d'autres puissances autoritaires qui veulent faire la preuve que les démocraties sont faibles. C'est ça qui est en jeu et c'est ça qui nous menace. C'est la Russie, mais c'est aussi la Chine, c'est aussi l'Iran, c'est aussi la Turquie.
Et la guerre qui nous est menée, ça n'est pas seulement une guerre où des armées s'affrontent, mais ce sont toutes les formes de conflits qui aujourd'hui touchent nos pays et la France les connaît bien. La France a connu le terrorisme islamiste. La France connaît la réalité d'une déstabilisation migratoire qui est devenue une arme.
Donc c'est encore une fois c'est cette vision globale de notre renforcement qu'il est temps d'imposer. François Xavier Bami Marine Le Pen dit au Figaro que la première menace existentielle de l'Europe c'est pas la Russie mais le fondamentalisme islamiste. Vous en pensez quoi ?
En fait, je crois que il faut regarder la globalité des menaces auxquelles nous sommes confrontés. Hier, le nouveau chancellier allemand, le futur chancelier allemand a dit au Bundestag, nous avons vécu pendant trop longtemps dans une illusion de sécurité. Et je crois qu'il a raison.
Cette illusion de sécurité, elle concerne les menaces qui sont directement dirigées vers nos pays. Et c'est bien sûr la question de la menace russe. Comment ne pas le voir ?
J'ai été il y a peu de temps à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. À cette frontière, la Russie organise en permanence une crise migratoire artificielle. Si madame Le Pen se préoccupe des questions elle doit bien voir qu'aujourd'hui la Russie utilise l'arme migratoire pour déstabiliser des pays comme la Pologne et à travers ces pays-là nos pays d'Europe de l'Ouest.
Elle le voit pas Marine Le Pen comme la Turquie l'a fait avec la Grèce et la Bulgarie et comme demain peut-être cela se reproduira à partir de l'Afrique parce que pardon mais en Russie en en Afrique pardon, les soldats français ont été confrontés à la menace russe. Ils ont été confrontés à des mercenaires russes, à la désinformation russe. Donc oui, on ne peut pas être naïf sur la réalité de cette hostilité aujourd'hui.
François Xavier Bami, vous publierez donc vendredi un rapport très attendu sur l'industrie de défense européenne. Vous êtes en effet rapporteur du projet EDIP et DIP au Parlement européen. Programme lancé début 2024 pour soutenir les États membres de l'Union dans l'acquisition de matériel militaire.
C'est une initiative qui a donc précédé le plan à 800 milliards annoncés récemment par la Commission européenne et qui fait l'objet d'appreendez-vous en quelques mots ? Quels sont les points saillants de ce rapport ? D'abord, il s'agit d'un rapport, vous l'avez très bien dit, pour renforcer nos États.
Il y a pas de projet de construire une armée européenne. Ce sont nos États qui gardent la compétence en matière de défense. Et notre but, c'est que l'Europe réussisse à soutenir les États dans le travail qui les attend pour se réarmer.
Nous voulons donner à nos forces armées les moyens de leur mission. C'est le point le plus important. Et ce que nous défendons aujourd'hui, je suis rapporteur pour ce texte dans la commission de l'industrie.
C'est un texte sur l'industrie de défense. Je travaille avec Raphaël Gman qui représente le groupe socialiste et qui est rapporteur pour la commission sécurité, défense. Ce que nous défendons ensemble, c'est la nécessité pour les États européens de produire eux-mêmes les matériels, les munitions, les moyens qui permettront à nos armées d'agir d'une manière autonome.
Donc vous prévoyez quoi ? C'est une c'est une défense européenne qui sera au niveau de l'Europe. C'estàd que il y aura les 27 armées des 27 pays de l'Union et il y aura au-dessus une défense européenne.
Comment ça va s'arriver ça dire ? Il y aura en dessous par le soutien, le matériel, les moyens, les équipements, il doit y avoir un environnement industriel qui soit autonome et qui apporte à nos forces armées tout ce dont ils ont besoin pour mener leur mission. Donc il y aura des armes, il y aura des armes qui sont européennes, qui seront financées par l'Union européenne et que nous devons produire sur le sol de nos pays.
C'est ce que nous défendons. L'année dernière, les Européens en général ont acheté 79 % de leurs armements à l'extérieur de l'Europe et une grande partie aux États-Unis. Pourquoi ?
Parce que pour la plupart de nos partenaires européens, la garantie de la sécurité de leur pays, c'était essentiellement leur appartenance à l'OTAN. Et il y avait une situation d'une certaine façon de dépendance assumée, une situation qui faisait que pour pouvoir s'assurer que les Américains interviendrait pour nous protéger, on leur achetait tout ce dont on avait besoin pour fournir nos armées. Et désormais, c'est fini ça.
Ce que je veux dire, c'est que dans votre plan là que vous allez préparer présenté dans votre rapport, toutes les armes achetées pour ou produites pour ce contingent européen, cette défense européenne seront forcément européennes. La ligne que nous défendons, c'est que à travers ce programme européen qui représentera jamais la totalité des achats d'armement, il va falloir du temps pour que les États de l'Union européenne sorte de cette dépendance. Mais qu'au moins à travers ce programme européen, on investisse dans la reconstruction, dans la montée en puissance de notre industrie de défense.
Pourquoi ? Parce que quand vous utilisez une arme qui a été produite par un autre pays dans le monde pour pouvoir la mettre en œuvre, même quand vous l'avez acheté, vous avez besoin de l'autorisation de ce pays. Quand François Hollande a décidé d'envoyer les soldats français au Mali, c'est très concret, il a projeté les forces armées françaises en une nuit sur le sol du Mali, et bien il a fallu demander aux États-Unis l'autorisation d'utiliser des armements que nous leur avions pourtant acheté.
Mais c'est la règle en matière d'industrie d'armement parce que personne n'a envie de voir des armes que vous avez vendu se retourner contre vous. Donc Washington doit donner l'autorisation aujourd'hui aux Ukrainiens pour parler d'un sujet qui est brûlant de se servir de leurs armes y compris pour soutenir l'Ukraine et ils peuvent bloquer s'ils le veulent ils peuvent de Washington ils peuvent bloquer l'utilisation de ces armes. S'ils le veulent ils le peuvent.
C'est pour ça et la France a toujours eu sans doute une position singulière dans ce débat. Nous avons fait le choix par exemple et nous avons la chance d'avoir en France on parle souvent de nos faiblesses mais il faut parler de nos forces. Nous avons la chance d'avoir une industrie de l'armement qui a aujourd'hui contribué à la souveraineté française.
Et bien ce que nous voulons, c'est que cette logique-là, elle permettent à l'Europe de gagner en autonomie et de regagner les moyens de maîtriser son destin. Et faut-il mutualiser les achats d'armes européennes ? Le Conseil européen se penche demain sur la création d'une sorte de centrale d'achat commune pour pouvoir le faire.
Ma conviction profonde, c'est qu'il faut que les États-membres gardent la main. On doit pouvoir acheter ensemble à plusieurs Étatsmembres. C'est déjà le cas aujourd'hui dans des secteurs particuliers.
Mais je crois qu'on va pas demain, il faut pas se mentir, acheter en commun des armements pour tous les Européens. Pourquoi ? Parce que nous faisons face à des menaces qui sont différentes.
Nous avons des visions du monde qui ne sont pas totalement identiques. Nous avons des priorités stratégiques qui ne sont pas toujours alignées. Et c'est normal pour un espagnol, un italien, un français.
La réalité des menaces prioritaires n'est pas nécessairement la même que pour un un un Lituanien, un Estonien ou un Polonais. Alors que change votre rapport concrètement ? J'ai j'ai du mal à comprendre.
C'est on comprend bien que chacune chacun des États membres euh va se réarmer, va donc acheter des armes mais ça et va les produire sur son sol. Et ça pour le coup c'est la nouvelle logique qu'on doit réussir à partager en Europe. C'est le fait qu'on doit faire monter en puissance notre industrie d'armement.
Et je vous le répète, ce chiffre, il est fondamental. 80 % d'armement l'an dernier acheté à l'extérieur de l'Europe. Il y a uneanimité sur ce point où il y a encore des doutes sur le qu'il va produire ?
Euh, il y a un vrai débat parce que c'est un changement de culture absolument majeur et il faut comprendre qu'aujourd'hui pour l'Europe, le vrai défi c'est au-delà de cette question de l'armement, c'est de changer de culture. Pendant très longtemps, l'Europe a fait le pari de la dépendance. C'était la dépendance à l'énergie importée de Russie.
C'était la dépendance au marché chinois. C'était la dépendance à la sécurité américaine. Aujourd'hui, l'Europe doit les pays européens doivent se donner les moyens de maîtriser leur destin.
Et pour la France, ça veut dire très concrètement que nous avons une très grande part de chemins à faire, nous aussi parce que aujourd'hui, c'est notre trajectoire budgétaire qui nous rend vulnérable. C'est notre déficit commercial. C'estàd le fait que nous produisons trop peu et que nous importons trop.
Tout cela nous met en danger. La question de la sécurité, c'est une question globale. C'est pas seulement le sujet de nos forces armées, c'est le sujet de toute la société française.
Que nous, à la différence des autres, on a une industrie de défense. Ce que je veux dire, c'est que ce que tout ce que tout ce que vous dites et tout ce que vous annoncez ou Ursula Van Derlen annonce ces derniers temps, euh c'est une bonne nouvelle pour d'assaut. Et et de ce point de vue-là, on a évidemment c'est pas c'est pas c'est pas c'est pas seulement d'assaut hein, c'est tout un écosystème industriel en France, je disais tout à l'heure qui aujourd'hui est un atout pour notre pays.
C'est vrai, mais encore une fois, nous aussi nous avons besoin de monter en puissance. Si vous parlez aujourd'hui à nos forces armées, si vous parlez aux militaires qui sont sur le terrain et qui portent la sécurité de notre pays, ils vous diront que bien souvent ils sont confrontés au fait que les moyens qui leur sont confiés sont trop limités pour assumer leur mission et pour s'exercer comme il le faut. Donc nous aussi nous avons notre part du travail à faire y compris sur ce sujet Xavier Benami vous imaginez juste si on se projette à 5 ans puisque toutes les question de défense il faut se projeter hein c'est pas en un claquement de doigt vous imaginez que dans 5 ans les Allemands n'achètent plus de F35 aux Américains mais achètent des avions français que l'industrie de défense va va grandir en Allemagne par exemple ou dans d'autres pays ?
Comment ça va se passer ? Notre but n'est pas d'interdire aux Étatsmembres d'acheter là où ils le veulent. Encore une fois, ils resteront décisionnaires, mais qu'avec les moyens que l'Europe va investir en tant que tel, on puisse faire monter en puissance cette industrie européenne.
On part de 80 % d'achat hors Europe. Si dans quelques années, si dans 5 ans, on a réduit ce pourcentage et que c'est quoi l'objectif ? C'est difficile de fixer un objectif.
Comme vous le disiez, c'est un objectif de très long terme. En réalité, on doit se projeter maintenant sur les décennies qui viennent. Mais le vrai sujet, c'est de réussir à faire en sorte que nous devenions plus autonomes.
Et je le redis, c'est la question de l'industrie de défense, mais c'est plus largement la question de, j'allais dire notre réarmement intérieur de la manière dont nos sociétés doivent se préparer à garantir leur propre sécurité sur tous les plans. Tout est géopolitique. La question migratoire, elle est géopolitique.
La question économique, industrielle, elle est géopolitique. L'agriculture est géopolitique. Et il faut regarder tout cela maintenant avec le degré de stratégie qui s'impose.
C'est ce que je défends depuis des années. C'est pour ça que depuis des années, j'ai défendu l'énergie nucléaire. C'est pour ça que depuis des années, on a défendu au Parlement européen avec ma délégation, la production en matière d'agriculture.
Aujourd'hui, je pense que la France, elle aussi doit vivre cette prise de conscience. Un mot sur la situation au proche Orient. François Xavier Bami.
Alors, qui serra a mené mardi les frappes les plus intenses depuis le début de la trêve ? bombardement massif qui ont fait au moins 413 morts selon le ministère de la santé du Hamas. Vous condamner ces frappes et cette fin du cesser le feu assumée hein par Israël et déclenché par le ramasse parce que qui aujourd'hui est en train de poursuivre cette logique de violence, cette spirale de violence qui fait effectivement des victimes civiles à Gaza dans des proportions qui sont absolument atroces.
Mais aujourd'hui ces populations civiles de Gaza, elles sont prises en otage par le Hamas. En refusant de libérer les otages, le Hamas sait très bien qu'il alimente cette spirale de violence et il y aurait une manière très simple d'y mettre fin immédiatement, c'est de libérer tous les otages. Oui.
Mais vous pensez que ces nouvelles frappes israéliennes vont faciliter la libération des otages ? La plus grande association de familles et de proches d'otage israéliens en Israël, les Israéliens ont demandé mardi au premier ministre Benjamin Netaniaou d'arrêter de tuer leurs proches ? Moi, je je pose la même question que les familles des otages au gouvernement israélien.
Je me sens euh profondément euh euh associé, lié euh en union avec l'inquiétude de ces familles d'otage et j'imagine à quel point leur détresse doit être grande euh aujourd'hui. Euh évidemment, je je crois que le la première priorité, c'est de tout faire pour que les otages soient libérés et de tout faire pour sortir de cette spirale de la violence. Bahjamin Netaniaour et tout faire pour libérer les otages, c'est taper Gaza et 300 morts en une nuit.
Mais je je le répète encore une fois parce qu'il faut pas l'oublier et moi ce qui me marque beaucoup c'est que y compris dans le débat politique français, vous avez des voix discordantes sur ce sujet qui devrait pourtant tous nous réunir aujourd'hui c'est le Hamas qui est le premier responsable de cette spirale de la violence. Et quand j'entends des élus, pardon de la France insoumise qui nous expliquent encore aujourd'hui que l'action du Hamas est légitime de ce groupe terroriste qui a décidé de plonger y compris Gaza dans cette violence en sachant très bien ce qu'il allait déclencher, je dis que ces élus-là se font les complices du pire, y compris sur notre sol parce que c'est sur notre sol aussi que l'antisémitisme depuis le 7 octobre connaît une recrudescence que personne ne devrait tolérer une seule seconde. Sur la crise diplomatique avec l'Algérie, Bruno Rotaillot exige depuis hier des visas pour les dignitaires à passeport diplomatiqu en France.
L'Algérie a rejeté ce qu'elle nomme des ultimatums, des véléités, d'intimidation. Donc plusieurs semaines de bras de fer entre Bruno Rotaillot et l'Algérie. Sa méthode est-elle la bonne ?
Peut-elle porter ses fruits ? qu'a-t-elle produit à ce stade sinon de de l'escalade Boem sans salle par exemple est toujours en prison et les ressortissant sous OQTF sont restés en France. Mais qu'est-ce que la méthode de la faiblesse du déni de réalité et de l'auto-écrasement aurait produit à la place ?
Moi je suis fier que Bruno Retaillo mon résultat c'est le même hein. Non mais on n'est pas au bout on n pas on n'est pas au bout du chemin. On n'est pas au bout du chemin parce que il y a maintenant une série de mesures qui vont être mises en œuvre et moi je suis fier que Bruno Retaillot montre que la France cesse de s'écraser, que la France refuse de baisser pavillon et que quand à cause du refus par l'Algérie de reprendre ses OQTF, vous avez un attentat à Mulouse qui en deuille le sol français et bien il faut refuser de laisser passer comme si c'était normal.
C'est la moindre des choses de considérer que ce refus de coopérer doit avoir des conséquences. Et Bruno Rotaillot a raison de le montrer. Et je voudrais dire d'ailleurs à tous ceux qui, je pense à des élus, par exemple au Rassemblement national qui exigerait que Bruno Retaillot démissionne aujourd'hui au motif que sa méthode n'a pas encore produit les résultats qu'on espère.
Je je voudrais simplement leur dire à ces élus-là que la démission de Bruno Retaillot, c'est ce dont rêve matin, midi et soir le régime algérien. Si vraiment ils veulent participer à cet agenda, qu'il continue dans cette voie. Moi, j'espère que Bruno Rotaillot va rester à son poste.
Va mener ce BR lui a menacé démissionner lui-même au Parisien, il a dit "Si je suis pas soutenu par Emmanuel Macron et François Baou sur le dossier algérien, je démissionne." Et pour l'instant, il est pas suivi par par Emmanuel Macron. Mais regardez, il est parfaitement suivi sur les accords de 68.
Non, la Roste graduée dont il est question, elle a été décidée par le gouvernement par un comité interministériel et elle va maintenant être mise en œuvre concrètement. Évidemment que nous, on aimerait aller plus loin. Nous, les républicains, ça fait des mois que nos députés ont porté à l'Assemblée nationale un projet pour dénoncer les accords de 68 avec l'Algérie.
Ce projet n'est pas passé Macron n'en veut pas. Ce projet n'est pas passé, pardon, pas à cause d'Emmanuel Macron, mais parce qu'à l'Assemblée nationale, ce jour-là, il y avait pas assez de députés Ren pour le voter. Donc, on va mettre les choses à l'endroit.
Aujourd'hui, le vrai sujet, c'est pas Emmanuel Macron. Le vrai sujet, c'est qu'on n' pas de majorité à l'Assemblée nationale et on reconnaît tout à fait ça. La situation actuelle, ce n'est pas une alternance.
Et Bruno Rotaillot fait avec ce qu'il peut dans le contexte parlementaire actuel. Quand nous aurons une majorité, je n'ai aucun doute sur le fait que nous pourrons aller beaucoup plus vite, beaucoup plus fort. Mais en attendant, faire au mieux pour protéger les Français, c'est ce que fait Bruno Roté.
Il vous faut un chef puisqu'on est sur Bruno Rotaillot. Le duel à la présidence de LR, votre parti entre Laurent Voquier et Bruno Rotaillot. Ce sera le 18 mai, donc dans 2 mois, on sera 17 mai, pardon.
Euh au Parisiens, Laurent Vqueris très offensif, lui revendique une parole libre et indépendante qui n'est pas sous la tutelle de François Bairou, qui n'est pas contrainte par la solidarité gouvernementale, a des petites compromissions. En gros, lui, il est libre et Bruno Rotaillot, il est soumis et obligé de faire des compromissions. Moi, je je pense que tous les Français qui regardent le débat politique ont parlé à l'instant de la question de l'Algérie euh pourront constater que Bruno Rotaillot n'a pas dévié d'une seule virgule de la parole qu'il tenait depuis des années maintenant sur ses questions sur les questions de sécurité dans son action de ministre de l'intérieur.
Je crois que ce qui fait aujourd'hui que les Français le reconnaissent, que les Français lui font confiance, c'est que précisément il les prend au sérieux et qu'il ne leur raconte pas d'histoire. Il va gagner. Moi je soutiens Bruno, c'est une élection interne.
On n pas d'adversaire dans cette affaire. Je je ne soutiens pas Bruno par quelque réserve que ce soit envers Laurent Voquier. qui vous a nommé, c'est quand même le renvoquier qui vous a nommé euh tête de liste aux européennes il y a si la première fois il y a il y a 6 ans.
Je n'oublie rien de ce qu'on a vécu ensemble et encore une fois je le redis, je n'ai aucun doute sur le fait que le 18 mai, vous évoquez cette date, le lendemain de l'élection pour le coup serons tous unis parce que ce qui compte pour nous maintenant c'est pas des questions d'ego, de personnes, de parti. Ce qui compte pour nous c'est le pays. La seule chose qui compte, c'est de relever la France.
Avec quelle incarnation Bruno Bruno Rota pour 2027 ? 2027, c'est encore loin. Euh, pour l'instant, la question c'est l'élection à la présidence du parti.
On va pas tout confondre, mais je le redis, le défi pour nous et c'est un défi qui me paraît déterminant, c'est de reconstruire en France un débat démocratique digne de ce nom. Et pour ça, il faut reconstruire une famille politique de droite, solide, sérieuse, crédible qui puisse réunir la confiance d'une majorité de Français. Comme dans la plupart des pays européens aujourd'hui.
La droite reprend aujourd'hui le pouvoir. Il y a pas de raison que ce soit pas le cas en France. Un dernier mot rapide sur le fait que François Bairou est rappelé hier ses ministres à ses ministres la ligne sur le port du voile lors des compétitions sportives.
La ligne en l'occurrence c'est interdire le port des signes religieux notamment le voile dans l'ensemble de ces compétitions y compris au niveau amateur. La ministre des sports Marie Barça qui est celle de l'éducation Ellisabeth Borne ont signifié récemment ne pas être d'accord avec cette ligne. Est-ce que le recadrage de François Baou est bienvenu d'après vous ?
Mais c'est nécessaire d'avoir une ligne commune sur ce sujet et c'est nécessaire d'avoir une ligne ferme. Et là encore notre famille politique en première ligne au Sénat. La majorité LR autour de Michel Savin a porté un projet de loi précisément pour retirer la pression qui pesait sur les fédérations.
Aujourd'hui dans chaque fédération et souvent dans chaque match tous les dimanches, tous les weekends, vous avez une pression qui s'exerce sur les arbitres, sur les clubs. Il faut se sortir de là. Un agenda aujourd'hui de fracturation de notre société est en train d'avancer, y compris dans le monde du sport.
Cet agenda islamiste, il faut y mettre fin. Et moi, je conteste profondément ce que nous disent aujourd'hui, je pense à Ellisabeth Borne euh ou la ministre des sports, madame Barsac, qui nous disent "Oui, mais en fait le l'interdiction du port du voile empêche des jeunes filles de faire du sport." Mais pardon, est-ce qu'on dit ça pour l'interdiction du port du voile à l'école ?
Au contraire et je le dis comme prof, l'interdiction du port du voile à l'école, ça recréer des lieux communs. Ça n'interdit à personne d'aller à l'école ni de faire du sport. Ça recrée du commun.
Merci François.
François-Xavier Bellamy