Olivier Faure : Eviter de la tragédie de la gauche - Personnage Principal S02E03
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Bonjour Olivier Fort. Êtes-vous bien installé pour commencer le film ou pas ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Comment est-ce possible qu'un épo baby de la politique avec un grand-père ministre Vietminh et un père d'extrême droite devienne militant socialiste ?
- 5:48OuverteRéponse partielle
Est-ce que parfois vous avez négligé votre vraie famille au profit de votre famille politique ?
- 6:29OuverteRéponse directe
Quelle est votre priorité en cas de victoire à la présidentielle ?
- 7:03OuverteRéponse directe
On avance selon vous sur la place des femmes enceintes en politique avec Marine Tondelier ?
- 7:45OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que cette primaire du PS et place publique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Fait
« Mon grand-père maternel était donc ministre viet. Donc il s'est battu contre la colonisation. Il s'est battu pour que les Français partent. »
- 9:44Fait
« J'ai souhaité une primaire de toute la gauche et de l'écologie parce que je considère que nous avons un intérêt à mettre toutes les choses de notre côté. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Personnage principal Asdinam Chaouch. Bienvenue dans personnage principal où l'on se sert de la fiction pour essayer d'expliquer la réalité parce qu'on trouve que la réalité a dépassé la fiction. Cette saison 2 de personnage principal, c'est un peu la bande annonce de l'élection présidentielle en fait. Et aujourd'hui, on reçoit un directeur de casting qui a annoncé vouloir participer lui-même à son casting. Voilà, mon acteur s'appelle Olivier Fort, il est premier secrétaire du Parti socialiste, député de Sémarne. Bonjour Olivier Fort. Êtes-vous bien installé pour commencer le film ou pas ? Go ! Comme dans toutes les séries, on commence par votre vous savez origine story, on dit dans les dans les séries. Alors vous peu de gens le savent mais vous êtes un un épo baby comme on dit de
la politique. Votre grand-père fut ministre Vietmine et votre père lui avait un engagement à l'extrême droite et ça a donné un militant socialiste. Comment c'est possible ? C'est c'est une histoire effectivement assez étonnante. Rien n'aurait dû me conduire là où je suis aujourd'hui. Je suis né dans une famille, je suis rasien. Ma mère est vietnamienne. Mon grand-père maternel était donc ministre viet. Donc il s'est battu contre la colonisation. Il s'est battu pour que les Français partent. Il était à la fois francophile, il adorait la culture française mais il considérait que son pays devait être un pays souverain et donc il n'acceptait pas que les ordres lui viennent de Paris. Et donc effectivement il a soutenu les Vietmines puis les Vietkong même si il est mort avant la chute de Seigon.
Et du côté de mon père, c'était une famille qui était une famille moracienne, donc d'extrême droite, très classique en réalité, l'extrême droite historique. Et dans le bureau chez mes grands-parents, il y avait un portrait dédicacé de Moras. Euh je ne sais pas si mon arrière-gr-père l'avait connu, mais lui était à l'Action française et donc il était dans dans les liques fascistes. Et euh donc si mes deux grands-pères avaient dû se rencontrer un jour, ce qui n'est jamais arrivé, que se serait-il raconté ? Eux qui étaient opposés en tout. Et le miracle de cette histoire, c'est le miracle de l'amour. C'est mes parents qui se sont rencontrés euh en 1967 à Grenoble et qui ont finalement
vécu toute leur vie ensemble. avec donc ce côté très étrange d'un d'origine totalement différente, divergente même et qui pourtant a donné une union solide des enfants et beaucoup d'amour. Voilà. Et un père qui a été qui a d'abord rompu avec l'extrême droite, ça faut le dire. Qui a et d'ailleurs j'étais enfin c'est d'ailleurs c'était à la fin de sa vie quand il est revenu à l'extrême droite, je lui disais tout disait "Mais qu'est-ce que tu fous là ?" et cetera et je lui disais mais moi je suis resté fidèle père qui m'a élevé parce que il avait donc il a été à Occident dans ces années lycéennes grou gropuscule d'extrême droite étudiant on va dire absolument al lui il était seulement
lycéen mais enfin il était dans les dans les jeunesses d'extrême droite et puis donc il a bon il a rencontré ma mère il est parti comme coopérant à l'île de la Réunion il a rencontré la misère Il a rencontré aussi la différence, la créolisation et ça l'a totalement bouleversé. Il est revenu là en étant un homme de gauche. Il s'est engagé dans le syndicalisme pas très longtemps parce que il était peu adapté au cadre collectif et cit pas un homme ni de congrès ni de résolution et cetera. C'était pas il obéissait pas dans au continu. C'est ça. Il il avait plus de mal à être dans un cadre collectif et il était plutôt pour ce qui a pour ce qui de l'ordre de l'action immédiate.
Mon père a été euh enfin l'homme le plus généreux que j'ai connu. Il était enfin on échapé dans un quartier très populaire essentiellement constitué d'ouvriers de chez Michelin. Et le weekend c'est lui qui organisait en fait la sortie de tous les enfants du quartier qui le voulaient. Et donc ça sonnait dès que le feuilleton après déjeuner était terminé, tous les enfants du quartier appliquaient et lui-même aller chercher des vélos partout où il pouvait. passa des annonces pour on récupérait des vieux vélos, on les montait, on les démontait et tout le monde venait chercher un vélo et on partait ensemble dans les terrain vag qui entouré à l'époque on peut d'extrême droite et et généreux en fait ça mais il était plus d'extrême droite c'était même il a même à un certain
moment il a même voté très à gauche il a voté pour juqu il a voté donc il a basculé à gauche et puis parce qu'il était quand même l'homme de son époque et parce que et c'est d'ailleurs pour ça que moi je je ne renonce pas à parler y compris à ceux qui votent à l'extrême droite et qui ont des profils proches du sien. Il a eu peur de ce que l'on a appelé enfin de ce que l'extrémate appelle le grand remplacement. Non pas au sens où il avait peur des musulmans, mais peur que le pays qu'il avait connu et bien disparaisse et que demain euh je les paysages, la culture, enfin tout ce qui avait façonné son existence allait disparaître parce que désormais on aurait des minarets et on serait obligé d'apprendre le Coran à l'école. C'était
il était vieux et donc et puis ça certainement influencé par tout ce qu'on entend tous les jours. Et c'est vrai que quand il y a pas une rentrée scolaire, on nous parle pas de la baaya, du voile, du foulard, de de je ne sais quoi, de du bikini pour l'été. Enfin, il y a un moment où forcément pour des gens euh qui euh euh peuvent se laisser influencer aussi. Peent Oui, il peuvent se laisser influencer. Puis il avait ce ce fond qui devait rester aussi et la peur de se voir imposer un mode de vie qui n'était pas le sien. Alors si on continue dans votre origine story, votre vie perso on la connaît un petit peu parce que l'ancien ministre de l'intérieur Christophe Castaner, il avait tout déballé à l'époque sur France à Terre. D'ailleurs, vous lui en avez un peu voulu. Alors vous avez quatre
enfants, vous avez eu trois femmes différentes, vous avez une vie hors boulot bien remplie. Est-ce que parfois vous avez négligé votre vraie famille au profit de votre famille politique ou pas ? Sans doute, sans doute parce que c'est la vie politique est une vie très exigeante, très chronophage et euh donc c'est pas je vais pas tout mettre sur la vie politique mais forcément euh c'est pas sans conséquence. Et donc euh continuer à faire attention au sien, euh faire attention à ne pas aussi prendre de distance, c'est pas toujours c'est pas toujours simple. Alors justement sur la vie politique, j'aimerais vous faire part d'une réplique une réplique impactante de ce début de campagne. Ben écoutez, toutes celles et ceux qui ont déjà eu des enfants savent que on
peut réfléchir à comment on aimerait faire mais que tant que le bébé n'est pas là, tant que vous n'avez pas accouché, tant que vous n'avez pas pris connaissance de ce bébé, de comment il va physiquement, psychiquement, c'est difficile de projeter. Et je le dis, même en campagne présidentielle, ce bébé sera ma priorité. Euh voilà, tant qu'il aura besoin d'être sécurité, d'être sécurisé, mais je je compte pas partir 4 mois, mais je reviendrai en pleine forme, plus déterminé jamais. Et pendant mon absence, il y a une équipe très soudée aussi qui fera le travail. C'est une autre candidate à la présidentielle, Marine Tondelier qui parle de de de son bébé, sa candidate des vers. C'est la première fois qu'on entend ça d'une candidate. Est-ce qu'on avance selon vous sur ce sujet ?
J'espère. En tout cas, ce que j'observe, c'est que personne ne lui a fait la remarque que quand on est une femme enceinte, on ne peut pas être candidate à l'élection présidentielle. ce qui prouve que les idées évoluent et tant mieux. Et je dois dire que je lui reconnais aussi une formidable euh formidable dynamisme. Enfin, il faut quand même penser que elle est à 8 mois et demi grossesse et qu'elle est encore dans les plateaux de télévision et de radio. Euh ce qui euh ce qui montre aussi sa phrase de conviction. Euh on va parler d'un d'un film qu'on a du mal à comprendre, la primaire. Voilà, ça filme un peu le scénario. On a du mal, il change hein, il change souvent votre scénario. J'ai jamais vu un scénario autant à noter hein, vous savez. Ouis. Bon, je vais essayer d'être clair. Alors,
alors vous allez me pitcher ce film incompréhensible mais avant demandons à mon collègue de bureau Pierre Emmanuel Barret. Tu vois, en tout cas, c'était une grosse semaine, euh, vous avez pas pu le rater, c'est l'événement de l'année, tout le monde l'attendait. Olivier Fort est candidat à la primaire du PS et place publique. Wou, il y a des effets spéciaux. On en a mais alors strictement rien à hein. Olivier Fort, Raphaël Gluxman, Segolen Royal, Philippe Brin, Jérôme Gage. C'est le pire casting depuis qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu quoi. Vous êtes d'accord ? C'est le pire casting là. Écoutez, je vais pas lui dire que je suis d'accord avec lui. Je comprends que il a envie de faire rire et que ce soit parfois une facilité aussi que de s'essuyer les pieds sur les
politiques. Et tout à l'heure, vous avez interrogé sur ce que c'est que la vie d'un homme ou d'une femme politique. C'est une vie qui est bourrée d'exigences et on ne le fait pas pour l'argent. En fait, à plusieurs reprises dans ma vie, on m'a proposé de faire des boulots très bien rémunérés. Je les ai refusé pour être justement au service du plus grand nombre après dans le privé et donc euh bon je je suis pour l'humour, je suis pour que on fasse y compris rê des politiques pour qu'il ne se prennent pas trop au sérieux et qu'il n'imaginent pas qu'ils sont sortis de la cuisse de Jupiter. Mais puisque l'occasion est donné, je le dis aussi, la politique c'est pas seulement enfin j'ai entendu sport de combat et cera non, c'est d'abord porter des convictions. On est d'accord avec
moi, on ne l''est pas mais ce que je porte, je sais pourquoi je le porte. Je sais pourquoi je me bats et je sais aussi pour qui je me bats et donc que ça mérite aussi le respect. Alors c'est quoi cette primaire ? Faut nous expliquer parce que il y a des candidats importants qui vont pas y participer. Il y en a d'autres qui veulent participer mais les autres qui participent veulent pas que les nouveaux participent. C'est un peu ça hein. Là j'ai parlé de une phrase de Mélenchon, de Gluxman et de Ruf. Euh alors c'est quoi cette primaire et est-ce que il peut y avoir une primaire de la gauche sans tous les candidats de gauche ? Alors, ce n'est plus une primaire de la gauche et de l'écologie. Moi, j'ai souhaité une primaire de toute la gauche et de l'écologie parce que je considère
que nous avons un intérêt à mettre toutes les choses de notre côté en choisissant quelqu'un qui est le soutien de toutes et tous et donc qui se donne une vraie chance d'être au deuxème tour. Ce choix-là, je l'ai proposé. Il a été battu au moment d'un vote le 9 juillet et donc je me suis rangé à ce qui a été un vote. Je suis un démocrate. Mais évidemment mon point de départ à moi c'était une primaire qui aille de ruefin à Gluxman en passant par tous les autres et qui permettent un choix qui soit un mélon Mélenchon n'a jamais voulu dans une primaire. il a dit lui-même et il s'est lancé d'ailleurs avant même que la question nous soit posée. Mais donc au moins pour que ce bloc social, écologique, démocratique puisse avancer, je souhaitais qu'il puisse se
rassembler. Ça n'a pas été souhaité. Ça n'a pas été je n'ai pas été suivi et donc mis en minorité, je suis obligé de me plier à cet exercice. Mais quand on me demande moi ce que j'aurais voulu, je répète ce que j'aurais voulu. Moi, je souhaitais une primaire qui réunisse toute cette gauche-là et qui permettent aussi de réunir le plus grand nombre. Et donc j'aurais souhaité d'autres tarifs aussi. Donc voilà. Mais c'est maintenant je prends la primaire telle qu'elle est. Elle dira quelque chose de la gauche parce que nous n'allons pas défendre les mêmes options dans cette primaire. Je ne suis pas Raphaël Glan, je ne suis pas Jérôme Geg, je ne suis pas Solen Royal, je ne suis pas Philippe Brunin, ils ne seront pas moi. Et donc ça va permettre de donner nos sensibilités, de dire ce
que nous portons, ce que nous croyons, peut-être aussi ce d'où nous venons et pourquoi nous faisons ce que nous faisons aujourd'hui. Et par de là, les gens choisiront et ça me semble être euh la seule formation politique qui justement accepte, y compris d'ouvrir ce choix aux Françaises et aux Français puisque tout le monde peut venir voter. Vous êtes directeur de casting à l'origine mais là vous êtes acteur. Moi en tant que spectateur, je m'y perds un peu là. Ça y est, vous êtes vous avez un peu créé la surprise, on vous attendait pas. Bah je sais pas Clint Stud, il est souvent réal et acteur. Ah vous êtes Clinty Sou ? D'accord. Bah non, mais en fait, il y a pas mal de Real qui sont aussi acteurs et il n'est pas anormal que patron du PS depuis 8 ans, je considère que
ce que j'ai porté mérite d'être défendu jusqu'au bout et de pas me retrouver dans une situation où je finirais par avaliser une ligne politique qui n'est pas celle que j'ai voulu pendant toutes ces années-là. Comment existait face au blockbuster Jean-Luc Mélenchon à gauche ? C'est un peu c'est un peu un défi quand même he pour vous hein. Bien, c'est un défi et en même temps euh moi je ne me pose pas la question en fait tous les matins de savoir ce que fait Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il a rêvé cette nuit, quels sont ses cauchemars, quel ça comment ça se passait sa journée. Le problème c'est d'affirmer quelque chose de ce que nous sommes nous socialistes. Est-ce que nous avons encore quelque chose à raconter à ce pays ou est-ce qu'au contraire, c'est
terminé et que nous vivons comme on vivrait d'un musée qui consacrerait les grandes conquêtes sociales sociétales que nous avons obtenu pendant pratiquement un siècle. Et moi, je considère que notre mission n'est pas achevée, que bien sûr la gauche radicale existe et elle a une pleine légitimité, mais qu'à côté de la gauche radicale, il y a une gauche réformiste et jusqu'ici l'histoire a montré que ça n'est pas la gauche radicale qui a fait avancer le pays, c'est la gauche réformiste. Il y a toujours eu une gauche radicale. Ça a été le parti communiste pendant longtemps. Et si vous avez aujourd'hui et bien eu le Front populaire, c'est parce qu'il y a eu une gauche réformiste. Si vous avez eu le 10 mai 80, c'est parce qu'il y avait une gauche réformiste. S'ils avaient eu la gauche
poyelle, c'est parce qu'il y avait une gauche réformiste. Et donc moi, je crois à cette gauche, je crois qu'elle est capable, y compris de gagner une élection présidentielle. Et derrière et bien il faut par contre que elle fasse renaître une forme de confiance. Pourquoi le Parti socialiste a été un parti qui a emmené des générations entières ? Et pourquoi aujourd'hui ça n'est plus le cas ? Ma vision à moi, mon explication à moi, c'est que nous avons perdu la confiance. que quand on a des gens qui arrivent au pouvoir et qui disent "On est la gauche" et à la fin du quinka, on se retrouve avec la déchange de nationalité et euh le pack de responsabilité puis ensuite la loi et commerie
mais forcément pour les gens c'est une trahison et ils se disent "Mais si ces gens-là disent blanc mais qu'ils font noir, comment est-ce qu'on peut encore leur faire confiance ?" Et quand la confiance est perdue, c'est très difficile de la retrouver dans votre vie personnelle privée. Quand vous avez un ami qui vous a trahi, et bien il faut du temps pour que ça revienne quand dans les ménages et cetera, tout ça existe. Et donc le problème c'est que il y a une histoire euh d'une relation déçue, d'une relation fléterie parce que justement il y a eu le sentiment de trahison. Et donc ce que je mtu à faire depuis 8 ans, parfois avec difficultés parce que je ne suis pas tout seul et que je suis dans un parti démocratique où toutes les
opinions s'expriment, mais moi j'ai essayé de faire en sorte que le PS se réancre à gauche, de faire en sorte que il puisse retrouver aussi la jeune génération, faire en sorte que nous puissions dire des choses aussi simples que ce que nous défendons pour international, c'est tout simplement le droit à ce que chaque vie compte. faire en sorte que nous n'ayons pas d'un côté une expression pour Odessa et une autre pour Gaza. Qu'on soit capable de défendre international partout où il est menacé. Et c'est comme ça qu'on arrive à restaurer la confiance. Alors est-ce que j'ai réussi à le faire ? Certainement pas assez et sans doute et j'étais aussi brouillé par les expressions diverses. Mais ce que je défends dans cette primaire, ce n'est plus seulement en fait un parti, c'est ma conception. Ce
que je veux dire au pays, ce que je veux défendre. Je suis euh je veux défendre une France vivante qui n'est ni la France éternelle euh de l'extrême droite, ni la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon qui laisse penser qu'il y aurait deux Frances qui s'opposeraient. Moi, je veux défendre ce que la France est. son identité, c'est d'être un pays qui a permis à des générations de gens en venant de tout le coins du monde de renfer ce pays. C'est une nation citoyenne. C'est une nation aussi qui se confond avec une certaine idée d'un état social qui n'est pas simplement la liberté du renard dans le poulailler comme le défendent la droite et l'extrême droite. Et maintenant les libertariens, ce courant américain qui s'exporte et qui vient jusque dans sur sur nos sur nos terres. Vous parliez de
d'Odessa et de Gaza. C'est que sur Gaza aujourd'hui pour beaucoup d'électeurs de gauche, vous ne représentez plus ou pas le parti qui pourrait prendre des des prises de position clair sur ce qui se passe au proche-Orient et notamment en Palestine. Est-ce que ça vous en avez conscience ou pas ? Donc j'imagine que vous faites des sond vous avez des sondages et que ça vous revient et que LFI aussi capter une partie de de ces électeurs. Pour moi, c'est pas une question de capter qui que ce soit. C'est une question de est-ce qu'on se regarde dans une glace le soir ou le matin en se rasant ou même quand on se rase plus quand on se lève les dents et donc si je vous renvoie à ce que j'ai pu dire dès le 10 octobre c'estàd 3 jours après l'attentat terroriste du Hamas le 10
octobre je suis dans l'hémicycle Yel Bron Pivé il va vient va nous parler d'un soutien inconditionnel à Israël et j'explique pourquoi notre soutien à nous ne peut pas être inconditionnel bien sûr nous sommes au côté de la démocratie quand elle est visée par des terroristes Et il y a rien qui vienne justifier le fait qu'on tue des femmes, des enfants, des vieillards. Mais j'explique aussi que je suis contre toute forme de vengeance aveugle, contre toute forme de punition collective et que en réalité les assassins des accords d'Oslo, ils sont aussi bien au Hamas que chez Netaniaahu et que ces gens-là ont tout fait pour que la paix soit impossible et que donc ce qu'il faudra évidemment c'est continuer à défendre une solution à deux états. Je suis l'uteur d'une proposition loi que j'ai voulu
transpartisane justement pour ne pas m'approprier le sujet avec une écologiste SBI et avec un modem et à ce moment-là j'ai le trou de mémoire mais ça va me revenir. On s'excuse pour lui. Le modè désolé monsieur le modèem euh c'est affreux. C'est affreux. C'est génial. Bon et donc euh vous couperez surtout pas euh et donc oui, on parlait de et donc on a déposé ensemble h une proposition de loi justement pour interdire déjà le commerce avec euh les colonies en 6h d'année parce que il y a une forme de de de tétanie du monde politique. On ne fait rien donc on n pas suspendu l'accord de l'association avec Israël. On continue à commercer avec des
gens qui colonisent et qui colonisent encore plus pendant que Gaza se fait détruire. Et donc au moment où un génocide se perpétue sous nos yeux, tout le monde sait. Alors par exemple, vous utilisez le mot génocide mais c'est pas nouveau chez moi. Bien sûr. Non mais je le dis parce que dans il y a il y a il y a un débat quand même au sein du PS, certains n'utilisent pas aussi facilement que vous le mot génocide. Mais je suis celui qui a fait voter à l'Assemblée début 2022 la reconnaissance du génocide pour les igour, minorité donc musulmane dans la province du Xinjang en Chine. Et je ne vois pas comment j'aurais pu dire qu'il y a un génocide pour les Wigour et ne pas dire qu'il y a un génocide aujourd'hui à Gaza. Il est sous nos yeux, il est documenté. le dire
à Rapha Gman qui a je crois pas la même position aussi appui que vous he Oui mais moi je l'ai toujours dit y compris devant lui y compris pendant la campagne des européennes pourquoi parce que d'abord la question est qui nous est posée n'est pas d'avoir à constater exposte donc après-demain après après-demain s'il y a eu génocide ou pas ce que nous disent en général les gens qui nous disent mais enfin c'est l'histoire qui dira et cetera non pas du tout en 48 en 1948 la France a donc était dans cette convention qui est cet accord de 48 et qui dit quoi ? Qui dit que cette on veut prévenir les génocides c'estàdire que à partir de critères qui ont été fixés et bien on considère que il y a une menace de génocide et qu'il
faut l'arrêter. C'est pas on fait pas enfin c'est trop facile de dire bon au fond l'histoire jugera et cetera, on s'en fout, on regarde on regarde passer les trains, on regarde passer les bombes et puis un jour les historiens nous diront de quoi il s'agissait. Mais non, la prévention des génocides, c'est justement dire avant que ce soit terminé complètement pour un peuple, bien c'est de dire attention, il y a un génocide qui est en cours et donc c'est maintenant qu'il faut l'interrompre. Revenons à la politique nationale. Est-ce responsable quand on est je demande responsable de gauche et qu'on voit arriver le mur de l'extrême droite devant soi de ne pas arriver à faire candidature commune à gauche ? Est-ce que c'est responsable ça ? C'est c'est assez euh difficile de vous répondre que
c'est responsable. Euh et encore une fois, je vous répète, moi j'ai souhaité réunir euh au moins le bloc qui était prêt à se réunir. Et je vais jus Jean-Luc Mélenchon. Oui, j'ai bien compris. Mais Jean-Luc Mélenchon n'a jamais voulu se réunir avec tout le monde. De toute façon, il ne voulait pas être primaire. considérait qu'il était candidat euh parce qu'il le valait bien et tous les autres avaient fait le choix avec moi de dire ben pour nous il y a pas de candidat de droit divin, il y a pas de candidat naturel et donc il faut un choix. Donc j'avais fait il y avait une vérité des sondages. Vous aurez pu faire comme certains blocs euh voilà là ils partent tous un peu à la bataille, ils regardent laquelle personnalité est la mieux placée et laquelle a été la mieux placée à
l'élection précédente aussi. Oui, enfin Baladur aurait été président jusqu'en mars et Jupé et puis Fillon et puis tant d'autres Lionel Jospin, on a tellement connu dans notre histoire des gens qui ont fait des scores enfin Valérie PC quand elle est au lendemain de sa primaire, elle est à 18 %. Elle a fini à 4 et demi. Euh Eric Zemour, il a été jusqu'à 17 18 % même. Je crois qu'il est même monté au-dessus de 20, je me souviens plus mais enfin il a fini à 7. Donc on peut conit la progression on a déjà eu de cas d'élection avec Jeanlu Mélenchon. Il y a eu cette cette progression quand mme il part on voit on voit à peu près le même genre de courbe cette fois-ci. Est-ce que là vous dites y a pas une vérité autour de lui qu' fallait se ranger derrière lui ?
Ben moi je ne me range pas derrière lui parce que j'ai des désaccords avec lui et on vient de dénoncer le double standard au plan international. Jean-Luc Mélenchon défend Gaza et il a raison. Mais en revanche, je comprends que sur l'Ukraine, c'est plus compliqué. Sur Taiwan, c'est carrément n'importe quoi. Et donc moi, je suis en fait constant. Il y a pas de poids de mesure chez moi. C'est la même règle pour tous. Il y a pas un moment on défend un peuple parce que c'est un peuple qu'on considère comme étant un peuple opprimé. Puis à côté, on considère que là non, c'est pas c'est pas un problème parce que en Ukraine, on est déjà à 2 millions de morts et donc on pourrait considérer là aussi qu'il y a quelque chose à faire et ne
pas laisser en permanence entendre que au fond l'Ukraine c'est un sujet qui où les responsabilités sont les responsabilités sont partagées et Jean-Luc Mélenchon le dit régulièrement. Donc euh moi je suis pas d'accord avec lui et président de la République c'est notamment s'occuper des relations internationales et donc je ne veux pas demain être en situation de dire que j'ai avalisé des positions qui ne sont pas les miennes. Donc avec Jean-Luc Mélenchon, j'ai un désaccord sur la question européenne, sur la question du droit international, même si j'ai parfois des points de convergence. En 2022 par exemple, si Dalgo et Roussell ne s'était pas présenté, Jean-Lique Mélenchon se serait qualifié pour le second tour. N' pas peur d'être le parti qui permettra la victoire de l'extrême droite ?
On on vous fera le reproche hein. Je vois pas très bien pourquoi dans un premier tour on nous reprocherait déjà victoire du second tour. Si Jean-Luc Mchon se qualifie pour le second tour, moi j'ai toujours dit la même chose. Ma famille c'est la gauche. ou ou de on vous on vous fera le reproche d'un duel Édouard Philippe ou bloc droite centrale et extrême droite ça parce que la dernière fois c'est vrai que on avait on avait Fabien Rousel même à lui seul c'était retiré JC Méchon aurait été au second tour et Agidalgo bon avec son score modeste évidemment que çaurait apporté des voix à Jean-Luc Mélenchon un peu aussi en plus oui mais on peut aussi dire qu'on supprime les élections on peut dire que désormais en fait sur la base des sondages on considère que plus personne
on doit tous s'aligner sur celui qui paraît être le mieux placé Ça donne quoi ? donne queen fait on finit par avoir deux options et parfois options qui sont même pas conformes à ce que l'on porte soi. Moi, je veux justement affirmer ce que nous sommes et je crois que dans les exemples que j'ai pu vous donner, j'ai à la fois témoigné de convergence et de divergence et donc je défendrai à la fois les convergences parce que je suis un homme de gauche et que ma famille c'est la gauche et donc je n'ai aucune ambiguïté entre Jean-Luc Mélenchon et Marienne Le Pen, mais je n'ai pas l'ombre d'une hésitation. C'est clairement un second tour entre les deux. Vous appelez à voter Jean-Luc Mélenchon. Mais bien sûr et euh j'espère que la réciproque serait vraie et je crois qu'elle serait vraie. Donc euh
donc voilà, je veux pas. Et vous préféreriez Édouard Philippe au pouvoir ou JeanC Mélenchon ? Mais euh je préfère moi toujours la gauche. Ma famille c'est la gauche. Et si demain Jean-Luc Mélenchon était appelé à gouverner, il faudrait qu'il trouve une majorité. La question ne lui est jamais posée mais enfin il faudrait bien que à un moment il accepte l'idée que tout seul bien sûr qu'on court peut-être plus vite mais on va on va beaucoup moins loin et donc il serait amené à se poser des questions. Et donc moi ce que je dis c'est que ma famille c'est la gauche mais enfin je suis pas prêt à avaliser n'importe quoi. Moi aussi je peux être insoumis aux insoumis. Bonne formule. Ben vous arrivez à la question d'après. Vous voyez, vous êtes vous êtes dans ma tête
là, dans mes notes. Vous pourriez donc vous non mais au contraire, vous pourriez être ministre alors de Jean-Luc Mélenchon. C'est ce que vous dites un peu. C'estàd qu'il faudrait trouver une majorité, des accords et donc vous pourriez être un ministre ou un premier ministre de Jean-Luc Mélenchon. Je me bats pour gagner et non pas pour rentrer dans un narratif qui est le sien. Et donc simplement, j'essaie d'être clair parce que je ne veux pas laisser penser que il n'y a pas de différence entre la gauche et la droite, qu'on est dans une situation où on serait dans un immense bloc central et cetera. Ça n'est pas vrai. En tout cas, ça n'est pas mon cas. Mais euh ça veut pas dire pour autant que maintenant je vais vous expliquer euh que derrière euh euh je vais euh me battre pour euh
Jean-Luc Mélenchon, je me bats pour affirmer ce que je crois et donc je me bats pour que ce soit un socialiste qui soit au second tour de l'élection présidentielle, y compris parce que je pense que nous avons une capacité de rassemblement des Français dans un front républicain qui est bien plus large que ce que Jean-Luc Mélenchon peut réaliser. Alors, c'est une vraie différence entre vous et Raphaë Gluxman qui pense qu'une alliance avec LFI, elle est plus elle est plus possible c'est devenu impossible. Bah, je sais pas, moi je l'ai vu soutenir la NPS ou après oui, mais après là récemment et c'est une phrase ça c'est sa phrase, il a dit euh j'ai le sentiment que là-dessus vous vous n'êtes pas sur la même position, on vous sent vous plus enclin évidemment si la gauche
est au pouvoir ou si la gauche est en passe de gagner, bah de de vous arranger quand même avec vos anciens camarades du Nouveau Front populaire. Bah ça dépend, ça dépendrait, ça dépend. Enfin, moi je sais pas du tout, enfin moi je suis contre tous les dérapages euh qui touche toujours les limites d'antisémitisme avec Jean-Luc Mélenchon. Je ne suis pas d'accord pour dire que c'est le CRIF qui gouverne en France. Je suis pas d'accord pour dire que euh l'antisémitisme est résiduel. Je pas dire je suis pas d'accord pour dire que c'est des phrases qu'il a prononcé ça. Oui, bien sûr. Et il a dit le l'antisémitisme est résiduel. D'accord. Oui. Oui. Absolument. Donc tout ça, je ne suis pas d'accord et donc je ne suis pas prêt à me jeter dans ses bras à n'importe quel prix. Mais je le dis
aussi, je suis fondamentalement de gauche et je regarde y compris parce que ça éclaira peut-être ceux qui s'imaginent que euh ils peuvent faire les uns sans les autres. à l'Assemblée. Nous votons socialiste à 80 % en commun avec la France insoumise, à 84 % avec les écologistes. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que demain, quel que soit l'homme de gauche qui l'emporte, si vous voulez mettre en place la taxe Zucman. Mais est-ce que enfin moi je veux bien qu'on dise je suis de gauche, je ne veux pas parler avec une partie de la gauche, mais je ferai taxe Zukman. Mais avec qui ? Avec qui ? Est-ce que on la fera avec Gabriel Atal ? Est-ce qu'on la fera avec Édard Philippe qui disent exactement là
ce qui disent au contraire chaque jour, il faudra rendre l'argent au plus riche parce que on l'aura trop pris. Mais dans ces cas-là, comment est-ce qu'on gouverne ? Et donc plutôt que de raconter une histoire qui ne tient pas debout, j'essaie moi de pas prendre les gens pour les imbéciles. Et donc je leur dis effectivement dans la vie politique, il y a des choix à faire et à un moment il faut trouver des gens avec qui vous pouvez permettre des choix, des transformations. Vous ne pouvez pas obtenir la transformation écologique à laquelle j'aspire si vous n'avez pas les écologistes. Et vous n'avez pas peur de vous faire trahir par Raphaël GXman qu'on dit plus au centre centre gauche. C'est comme ça qu'on le présente. Est-ce que c'est vrai pas vrai ? En tout cas, il a des prises
de position et de parole. Vous n'avez pas peur de vous faire trahir par Raphaël Gusman si vous si vous le soutenez, ben s'il gagne la primaire, vous vous le soutiendrez. Et si demain il arrive au pouvoir et qui ou alors s'il commence à à à passer des accords avec par exemple euh des des responsables politiques de centre-del économiques, là vous vous ne vous sentiriez pas trahi ? Franchement, bah bien sûr. Mais moi, je continuerai à porter quel que soi les majorités en place, je continuerai à porter ce que je crois. Donc quand il y a pas de majorité, forcément ce que j'étais amené à faire l'an passé, c'est ma règle de vie, elle est simple. Quand je suis majoritaire, je déroule et je fais en sorte que mon programme s'applique. Si je suis minoritaire, j'essaie d'obtenir le plus possible et de
défendre les gens qui m'ont élu. Et c'est comme ça que on a obtenu la suspension de la réforme des retraites, qu'on a obtenu le repas à euro pour les étudiants, la l'augmentation substantielle de la prime d'activité, qu'on a évité les horreurs avec euh les retraites qui étaient baissées, avec les gens qui en impôt sur le revenu alors qu'il ne le payent pas avec toute une série de baisses des prestations. Tout ça, c'est ce qu'on a obtenu l'an passé. Mais parce que quand je suis minoritaire, j'essaie de négocier le maximum que je peux et si je n'obtiens rien et bien je censure. Et bien cette règle-là, elle vaut à toutes les époques. C'estàd que moi à chaque fois j'essaie de faire en sorte de répondre aux gens qui m'ont fait confiance parce que les gens qui me font confiance dans
ma circonscription, dans ma ville et bien c'est des gens qui sont des gens très modestes. J'habite dans une île qui s'appelle Savini le temple. C'est pas une ville où les gens enfin il y a pas de milliardaires hein, on on serait bien en peine d'en trouver un seul. Et même de multimillionnaires, je crains que on ne trouve pas d'avantage. Et même de millionnaires, je ne suis pas sûr qu'il y ait une seule maison dans cette ville qui coûte 1 million. Donc euh voilà, je je sais pourquoi ils m'ont choisi et ils m'ont choisi pour que je les défende, pas pour que je fasse le clown et que d'un seul coup je finisse par dire le contraire de ce que j'ai fait. Je vous dis tout à l'heure la confiance ça se mérite et donc c'est difficile c'est pasfile à expliquer. Je
sais qu'on m'a beaucoup reproché d'avoir négocié avec le pouvoir en place maisce que j'avais déjà censuré Bernier j'ai ensuite censuré Beirou je pouvais censurer le corn on peut censurer tous les jours. Mais enfin à un moment il y a un problème c'est qu'il faut quand même qu'il y ait des budgets qui qui tombent il faut payer les fonctionnaires. Il faut faire en sorte que le pays tourne. Il faut que les gens qui vivent de la commande publique les entreprises qui vivent la commande publique puissent continuer à tourner. Autrement c'est la récession. Donc j'ai pris cette responsabilitélà mais je l'ai fait à chaque fois sur mes bases, sur mes valeurs, sur mes principes, sur mes convictions et c'est ce que je fais à chaque fois. Économiquement, vous vous sentez plus proche de place publique ou
de la France assoumise économiquement sur les propositions économiques ? Je me je me sens proche de moi-même en fait. Le PS le PS nous on veut comprendre parce que franchement on est un peu perdu quand même avec le le paysage de de la gauche. On on sent bien que sur des sujets l'Europe sur l'international il peut y avoir des des on va dire des points d'achopement importants avec la France insoumise et plus peut-être de proximité avec place publique. Mais économiquement, vous l'avez dit vous-même, il y a plus de 80 % des des textes que vous votez ensemble à l'Assemblée. Est-ce que vous êtes plus proche de LFI ou de place publique ? Mais euh ne placez pas à chaque fois le débat sur LFI euh plus c'est aujourd'hui ben aujourd'hui les deux personnalités qui sortent c'est que c'est Gluxman et
Mélenchon. C'est pour ça je me permets juste de lire le journal. Bah euh enfin je sais pas j'espère que euh en fait on verra dans les débats puisque pour l'instant personne ne sait exactement ce que veut défendre Raphaël Gluxman mais la campagne européenne que j'ai mené avec lui j'étais en parfait accord avec lui. C'estàd que il y a beaucoup de points de convergence aussi. Il y a aussi des points de divergence. Par exemple, moi je considère que quand on quand on commence à expliquer qu'on veut rapprocher le net du brut, et bien on tourne le dos à des années de combat parce que le brut c'est le salaire différé. C'est tout ce qui permet de protéger les gens des accidents de l'existence. Et donc dire qu'on va payer les gens, on les augmenter avec leur propre salaire puisque c'est leur
retraite, c'est leur chômage, c'est leur assurance maladie, c'est euh la c'est toute la protection sociale. Je vois pas très bien comment nous pourrions adhérer à ce discours-là. Quand je vois le flou sur les retraites, je suis inquiet quand je vois François Hollande qui dit 63 ans. Mais là encore la confiance, on s'est battu pendant plusieurs mois dans la rue avec les gens. J'étais au milieu des manifestations. Les gens nous applaudissaient, ils étaient heureux que nous soyons avec eux. Et là, on leur dit 3 ans plus tard, "Tendez les amis, on a défilé avec vous mais enfin maintenant on passe aux choses sérieuses." Et donc on dit plus la même chose. Moi, je dis la même chose de bout en bout et donc on verra ce que dit Raphaël. Mais moi en tout cas, je me définis par rapport à ce
que je crois. Et pardon, mais enfin pour je prends l'exemple des retraites, je ne suis pas d'accord avec Jean-Luc. Je ne suis pas d'accord avec François Hollande. Pourquoi ? Parce que Jean-Luc Mélenchon, qu'est-ce qu'il fait ? Il dit en fait on va remettre la la retraite à 60 ans mais c'est 80 milliards. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Alors la transformation écologique on fait pas. Qu'est-ce qu'on le prof d'acchat on s'en occupe pas ? Enfin il y a un moment où faire des choix aussi on peut pas tout dire. C'est c'est a un discours qui est très facile. Vous avez envie vous êtes je sais pas vous êtes pharmacien vous voulez plus vous aurez plus. Vous êtes infirmière vous voulez plus vous en donne plus. Vous êtes euh garagiste, vous êtes euh camionneur, vous êtes
enfin on peut faire toutes les quatre des sociales et dire à chacun quoi qu'il en coûte quoi on pe dire effectivement rien à quoi qu'il en coûte et bien moi je crois qu'à un moment il faut faire des choix et donc 62 ans ça permet en fait de ne pas se retrouver dans une situation où on ne sait pas financer et ensuite il y a d'autres sujets à prendre en considération et moi je considère qu'il y a trois sujets essentiels dans les 5 années qui viennent je parle là des grandes odyssées industri que l'État doit soutenir. La première odyssée, c'est la transformation écologique, notamment la question énergétique. Comment est-ce qu'on met le paquet sur les renouvelables ? Comment est-ce qu'on fait pour que ce qui a été fait dans les années 70 pour le nucléaire, on le fasse
désormais pour l'ensemble des énergies renouvelables ? Comment on devient les champions du renouvelable ? Et parce que le nucléaire c'est une énergie de transition mais l'énergie d'avenir c'est les renouvelables et c'est là qui est le marché. Deuxième point c'est la souveraineté alimentaire. Quelle est cette idée ? folle de penser qu'un pays pourrait être souverain alors même qu'il ne sait plus nourrir ses enfants et que nous avons besoin de d'importer du bout du monde pour une empreinte carbone qui est détestable, qui est folle et donc se retrouver dans une situation où nous n'arrivons même plus à nous nourrir nous-mêmes. Et puis troisème point c'est souveraineté numérique. On ne peut pas être gouverné par les algorithmes de musque. On ne peut pas accepter que
désormais notre information, notre pensée soit guidée par des choix qui sont faits par un homme dont on sait qu'il est à l'extrême droite. Et même d'ailleurs, il serait pas à l'extrême droite, ce serait la même chose. C'est que moi je souhaite que effectivement nous puissions être souverains et que nous puissions rester libres parce que au début de la du triptique républicain, il y a cette idée de liberté. Non pas la liberté des libertariens américains qui considèrent que la liberté c'est pas d'impôt, pas de contrainte, pas de règles et cetera, mais la liberté qui a franchi tout le monde, celle qui permet à chacun de pouvoir assumer son destin. Et c'est cette liberté-là, celle des révolutionnaires de 89 qu'il faut continuer à défendre. Alors récemment,
on a vu Raphael Gluxman se faire chauter lors d'une manife de gauche, c'était Place Vandom. Ça vous déjà arrivé aussi vous plusieurs fois, quelquefois j'ai un souvenir en 2018, par exemple, lors d'une manifoto, vous arrivez encore à parler aux électeurs de gauche ou pas ? le PS et place publique. D'abord, moi j'ai toujours consid enfin en 2018, vous avez raison, on est 1 an après la défaite présidentiel, je deviens premier secrétaire et la première manifestation où je me rends, il y a là des brodés d'insultes, des gens qui jettent des canettes et cetera et cetera. Et je vois un homme qui est devant moi et qui me hurle dessus avec couvert de badge et cetera et qui me dit social traître et cetera. Et je lui dis "Mais arrête de crier, viens me parler
et on va s'expliquer." Et il me dit "Oui, Christophe Castaner, Richard Ferrand, Olivier Dusopt, il me cite tous qui ont rejoint Emmanuel Macron et je lui dis "Mais attends, deux choses. La première c'est que tu parles à celui qui justement n'est pas parti donc celui qui est resté là avec toi et tu vas m'engueuler moi alors que justement j'ai fait un choix peut-être je sais pas s'il y a une question de courage mais en cause une question de conviction. Pourquoi c'est à moi que tu reproches ce que d'autres ont fait ? La deuxième chose, c'est que tu te bats aujourd'hui dans la rue pour des acquis, des conquis qui sont ceux à la fois du mouvement ouvrier et aussi des socialistes qui ont permis que ces conquêtes du monde ouvrier puissent se rentrer dans la loi.
Et donc pour ces deux raisons là, tu devrais arrêter de me siffler et tu devrais au contraire te réjouir du fait que je sois là pour te renforcer parce qu'ensemble effectivement on a plus de force que chacun notre Mais c'est pas terrible quand on est un leader socialiste de voir que dans une mad de gauche bah maintenant on n'est plus forcément le bienvenu. Euh je moi je suis contre toutes ces formes d'exclusion. Je ne trouve pas normal que on puisse huer Raphaël Gluxman quand il vient sur une manifestation sur le féminisme. Je ne pense pas que il ait à un quelconque moment été pris en flagrant délit de renoncer à ses droits pour les femmes et notamment cette loi intégrale qui vient
maintenant à l'Assemblée. Je pense qu'il la soutient du plus profond de lui-même et donc c'est un mauvais procès qui lui est fait et donc on peut ne pas aimer Raphaël Gman. C'est une évidence que on n'est pas tous fait du même bois, mais on ne peut pas non plus à chaque fois considérer que parce qu'on n'est pas identique, alors on mérite la lapidation parce que dans ces cas-là, on va réussir à rien. Vous avez tout à l'heure parlé de réunir la gauche, mais enfin la gauche toute mouillée, elle pèse pour l'instant 32 %. Donc il faut quand même qu'on se réveille un peu en se disant que c'est pas en considérant que chacun est l'ennemi de l'autre qu'on va réussir quelque chose. Et c'est valable pour Mélenchon comme c'est valable pour
Gluxman. C'est que il y a il y a quand même un problème, c'est que vous voulez changer quelque chose ou pas ? Si vous voulez changer quelque chose, alors réfléchissez un instant au fait que vous ne pouvez pas en permanence rejouer les gauches irréconciliables. Je vous donne le nom de personnalité politique et vous me dites si c'est si elle est dans le camp des méchants ou des gentils. Voilà, on est nous on est dans les films ou dans les séries les indiens et les cowboys. Exactement. Même si dans dans la filmographie les méchants tit gentil et l'inverse hein. Oui, moi je suis avec les Indiens. Euh oui, moi aussi. Marine Le Pen, méchante ou gentille ? Je commence, je commence, je commence facile. Oui, commence facile. Bon ben méchante. Édouard Philippe méchant. Gabriel Atal méchant.
Emmanuel Macron, méchant. François Hollande euh c'est il était dans le camp des gentils, j'ai peur qu'il ne dérive. Donc ancien gentil qui va voir les méchants pour vous. Mais je trouve que enfin son idée de de désormais être le candidat du centre et le centre moi je ne sais pas, je ne l'ai jamais vraiment trouvé. Donc c'est un déport quand il commence à dire lui-même que il est maintenant favorable à la TVA sociale qu'il a condamné il y a 14 ans quand c'était François Fillon qui a proposait, je considère que faut faire attention parce que bah il y a des frontières qu'il faut pas franchir. Jean-Luc Mélenchon mais je l'aime bien malheureusement malheureusement dire oh là là c'est c'est le lapsus qui tue. Non je l'aime bien
parce que humainement en fait voilà on a on a des rapports très le jeu c'était il est gentil ou méchant ? Oui, d'accord. Ben, il est je j'espère qu'il va rester gentil. Voilà, c'est pas mal. Vous êtes franc ? Ouais. Non, franchement sais, on a nos personn dans les films, faut des vous savez les personnages, faut il faut vraiment décrire bien les typ. C'est comme ça, c'est la fiction même si là, on est un peu dans la réalité. Alors dans le résumé d'un film, on doit rapidement comprendre l'intrigue. Vous au PS, on a du mal à comprendre parfois votre programme. Allez, citez-moi au moins une idée neuve pour changer la France dans votre programme. Au moins une. Là, regardez, vous avez vous avez, je pense beaucoup d'auditeurs et et de je sais pas si on peut dire de de
spectateurs de podcast qui nous regardent, qui nous écoutent. Alors j'en une seule pour l'instant mais je vais faire du teasing. Dans quelques jours sort un livre qui s'appelle la loi du plus juste sous entendu face à la loi du plus fort qui est un livre dans lequel j'exprime ma vision et donc s'il y en a qui sont curieux, ils pourront aller l'acheter et peut-être s'apercevoir qu'il y a pas qu'une seule idée. Mais j'en donne une. Votre idée c'est d'acheter votre livre en fait. C'est ça. Non non non non, c'est pas ça l'idée. L'idée c'est de dire que une c'est réducteur. Mais j'en prends une. Moi je considère par exemple que il n'est pas normal que on puisse considérer que capital et travail ne sont pas placés au même endroit. Et donc il faut à la fois rétablir la
fiscalité du capital au même niveau que celle du travail. Mais surtout quand une entreprise ver dividendes, elle doit verser l'équivalent à ses salariés. Ah bah oui, on aimerait bien. Oui, enfin on en est loin. On en est loin. Et qu'est-ce qui le justifie ? Voilà. Et donc cette idée-là, elle est une idée assez simple parce que quand l'argent existe, pourquoi est-ce qu'il part vers vers la rente et pourquoi est-ce qu'il part pas vers le travail ? Et donc comme je ne suis pas euh trop gourmand, je ne dis pas qu'on va tout prendre, je dis que on va prendre simplement kif kif pour chacun. Et ça me paraît être simplement la justice parce que il y a des gens qui ont pris des risques, c'est beaucoup dire en fait là en général les gens qui place prennent des risques mesurés parce
qu'ils ont des portefeuilles d'action avec euh enfin on prend quelques risques à un endroit mais en fait on se garantit ailleurs. Mais donc quand on gagne de l'argent simplement en plaçant de l'argent h admettons que il faill encore qu'il y a des gens qui plaent de l'argent parce qu'on en a besoin. Donc il faut qu'on rémunère euh leur placement mais enfin en même temps, il faut dire qu'il y a des gens qui triment derrière pour que ça marche et donc pour que ça voilà et donc moi je souhaite que les gens qui triment ils touchent au moins autant que ceux qui ont placé de l'argent. Vous êtes d'accord quand on dit qu'à LFI on a plus bossé euh qu'au PS ou pas ? C'est souvent un truc on dit souvent vous l'avez entendu ça ou pas ? On souvent et les filles ont bossé, ça fait
des années avec l'Institut de la Boie qui leur f tank de pensée. On bosse voilà et on n plus dans les dans les guégeres politiciennes on propose des choses. Est-ce que vous avez bossé ? Qu'est-ce que vous avez foutu pendant 5 ans ? Mais même pendant 10 ans. Allez là je vais faire de la publicité mais enfin vous un autre livre qui est sorti qui s'appelle le projet socialiste et qui reprend tout le travail qui a été engagé pendant des années dans les groupes parlementaires avec sous l'égide ensuite de Chloé Ridel. On auditionné tout ce que la terre compte de syndicalistes, euh d'intellectuels, d'experts et d'él. Et donc ce projet, il est en il est à la fois en vente libre pour ceux qui veulent l'avoir en papier et puis il est même disponible gratuitement sur le
site. Donc en fait, c'est une erreur de penser que nous n'avons pas travaillé. Bien sûr que nous travaillons. Enfin, vous pensez que en fait, enfin moi c'est quelque chose et d'ailleurs je n'offerai le reproche à aucun parti politique. Chaque semaine au Parlement, nous avons l'obligation de défendre cette position. L'obligation. Il y a pas de parti qui euh flanent et qui disent "Ben au fond, je sais pas quoi penser de tel ou tel sujet." Et quand c'est pendant 10 ans que vous êtes dans l'opposition, vous avez à peu près validé tous les sujets et sur tous les sujets, vous avez donné une position et c'est valable pour la majorité. comme pour l'opposition. Et donc il faut arrêter avec ces espèces de légendes urbaines qu'on répand un peu partout des gens peut-être qui communiquent mieux
mais c'est pas la communication qui fait le fond. Raphaël Glxman ne répond pas à mes messages pour être interviewé. Vous pouvez lui dire de répondre au moins pour lui dire vo c'est de le faire passer. Je sais pas c'est par son attaché de presse lui en direct c'est bon il veut pas mais je me j'ai entendu mais ouais mais je pense euh et surtout que j'ai entendu alors qu'il y a pas avec nous qui apparemment il fuiit les débats. J'ai lu ça c'est vrai il a peur des débats et des plateaux télé ou pas ? Vous l'avez lu ou pas ça ? Vous avez vu ? Je l'ai lu, je l'ai su en fait. Il dit quoi de ça lui ? Bah, je veux pas la câbler mais enfin c'est vrai que au départ, il voulait un seul débat qui euh se fasse au lendemain de la clôture des inscriptions pour le vote. Bon, euh
c'est-à-dire le vote sans conséquence, c'est pas terrible. Donc euh euh bah tous les autres candidats ont dit c'est pas possible. Donc il y aura en fait trois échanges. Le premier sur LCI qui sera un échange face au français où donc on aura normalement pas la possibilité de s'interpeller. un deuxième débat qui sera sur un débat sur France Télévision et France Interre qui sera donc un débat plus classique et un troisème débat là aussi plus classique sur BFM et donc j'espère que à ce moment-là chacun aura le loisir de comprendre ce qui nous distingue et ce qui nous rassemble. On termine souvent par cette question aussi c'est un peu la tradition. Dans quelle série sommes-nous selon vous ou dans quel film ? Là le monde qui nous entoure ou le monde politique selon vous
on est dans quel film ou dans quelle série ? J'hésite entre deux. Allez-y. Euh 24h chrono. Ouais. Pourquoi ? Bah parce que c'est l'idée de du chronomètre qui file et la catastrophe au bout. Et donc est-ce que est-ce qu'on aura la capacité à arrêter ou pas ? Et puis un film évidemment lookup. Oui. Bah oui, ça vous n'êtes pas le premier à nous le dire. Mais oui, mais enfin c'est quand même une évidence en fait. On sait en fait c'est pas comme si la science était aveugle, comme si on avait pas été informé, comme si on savait pas qu'il allait un jour se produire l'incendie de Somos et cetera, la forêt de Fontain qui crame. Tout ça c'est déjà raconté depuis
des années et des années. Vous rendez compte que le rapport Midose, il date de 72. Euh vous étiez pas né ? Non. Et moi à peine. J'avais moins de 10 ans. B oui. Et donc moi j'étais tout petit petit. Et donc pour vous dire que ce rapport pour la première fois indique que nous sommes en fait en train de détruire nous-même notre planète et que nous ne pourrons pas assumer un développement continu tel que nous le connaissons. Il y a même à l'époque un commissaire européen, le commissaire à l'agriculture qui est le premier commissaire à l'agriculture d'ailleurs dans l'histoire de l'Europe socialiste qui lit ce rapport et qui est bouleversé. Et donc euh il s'appelle Sold et euh
donc il écrit au président de la commission et lui ça va plus, ça va plus, il faut qu'on change. Il est pourtant le responsable de la politique agricole. Donc il y a toute une partie agricole qui est posée par ce constat et euh et là il est totalement bouleversé et donc il écrit cette lettre fait beaucoup de bruit et ben malheureusement en fait il est pas entendu. il est pas entendu et en France vous avez Raymond Barry Chardestin George Marchet qui pour des raisons différentes lui tape dessus en disant que il faut évidemment continuer avec le productivisme parce que c'est la seule façon pour les uns de s'enrichir pour les autres de considérer qu'il y a quelque chose à partager et
donc cette voilà cette lettre est restée lettre morte et malheureusement nous sommes plus de 50 ans après et nous en sommes toujours au même point tout à fait mais enfin Quand on voit que le gouvernement actuel a réussi même en pleine canicule, je parle même pas de la division par 3 du fond vert, mais c'était déjà le cas avant même que la canicule ne commence. Mais même pendant la canicule, ils arrivent encore à diminuer de 20 % ce qui reste. On se dit waouh, enfin quand même, en fait là, c'est vraiment de lookup. En fait, c'est vous savez, les scientifiques vous disent mais on décrédibilise les scientifiques et puis ensuite on fait on regarde ailleurs. Voilà. Euh avant de se quitter, peut-être deux trois infos pratiques sur la primaire.
C'est quand ça ? Qui qui a le droit de voter ? Ça coûte combien ? Alors c'est quand c'est le premier tour ? C'est les 9 et 10 octobre. OK. Donc c'est un vote électronique. Oui. Donc on s'inscrit alors sur notamment sur le site du PS mais enfin il y a trois possibilités. Soit on rentre au PS, soit on rentre à place publique, soit on dit qu'on veut être ni chez l'un ni chez l'autre. Mais donc on verse 10 € euh et euh on devient donc euh certains avaient dit c'est une manière de d'enlever les électeurs les plus modestes et que ça arrangerait Luxman c'est ce qui est Oui oui c'est il y a deux tarifs 10 et 15 € donc ceux qui peuvent pas mettre 15 il mettent 10 et donc moi j'appelle le plus grand nombre malgré tout à venir parce que c'est pas indifférent de savoir qui va représenter la gauche
réformiste et donc pour celles et ceux qui peuvent s'offrir cette ce H venez venez y compris dire quel est votre point de vue. C'est au fond le seul moment dans la dans la campagne pré-présidentielle où vous aurez un parti qui vous offre ce choix-là. Alors venez de dire ce qu'est votre conception de la gauche. Olivier Fortron du PS et aussi candidat à cette primaire, député aussi et bonne chance parce que cette année elle s'annonce longue, musclée et avec plein de rebondissement. Personnage principalouch.
Olivier Faure