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Interviewyoutube.com· 18 avril 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeSantéEnvironnement & énergie

Prisons : les voyous progressent où l’État recule ! Philippe Schreck sur BFM Côte d’Azur

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Les prisons Azuréennes sont-elles menacées ? Le personnel pénitentiaire est-il en danger ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    La prison de Draguignan manque-t-elle de moyens humains ?

  • 2:16RelanceRéponse directe

    ADR ignore-t-il les alertes des surveillants pénitentiaires sur les menaces et violences ?

  • 3:43FerméeRéponse directe

    Qui ne respecte pas la réglementation sur les extractions de détenus ?

  • 5:07OuverteRéponse directe

    Les détenus peuvent-ils connaître le nom des agents pénitentiaires et les retrouver facilement ?

  • 6:29OuverteRéponse directe

    Manque-t-il 7000 agents pénitentiaires en France ? La profession est-elle suffisamment valorisée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:16Philippe SchrekFait
    « ADR ignore les surveillants pénitentiaires alertes depuis de nombreuses années sur les menaces et violences qu'ils subissent. »
  • 2:59Philippe SchrekFait
    « On n'a pas pris en compte le drame d'Incarville qui a quasiment une année. Mohamed Amra, hein. Oui. Voilà. avec son évasion qui a coûté la vie à deux de nos agents pénitentiaires. »
  • 5:49Philippe SchrekFait
    « Moi, ça fait des années euh en tout cas des mois et des mois que je dénonce ça. J'ai porté énormément d'amendements à l'occasion des trois dernières loi de finance où j'ai été orateur de mon groupe pour le volet et la mission justice pour essayer d'améliorer même à la marge. »
  • 6:29Philippe SchrekChiffre
    « Il y a aussi autre chose qui est pointée par le syndicaliste, c'est la surpopulation carcérale. Elle est de 80000 détenus actuellement en France pour 62000 places seulement. »
  • 7:11Philippe SchrekFait
    « Le président de la République monsieur Macron, dès 2017 nous a sorti une feuille de papier nous a dit "On va faire 15000 places nettes de prison." »
  • 9:05Philippe SchrekChiffre
    « J'ai proposé personnellement 135 amendement de mémoire dans les trois dernières lois de finance uniquement sur la hausse de la sécurité active et passive des prisons. »
  • 11:13Philippe SchrekChiffre
    « Il manque 7000 agents pénitentiaires en France. »

Temps de parole

  • ?99 %

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Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans Azur Politique. Les prisons Azuréennes sont-elles menacées ? Est-ce que le personnel pénitentiaire est en danger ? Nous nous intéressons au VAR. Ce soir, la prison de Draguignan. Les agents, ils sont régulièrement intimidés ou attaqués. Des drones aussi ont déjà livré de la drogue malgré la surveillance. À leur esprit, la prison manque de moyens humain. L'État réagit. Le Parti d'Éric Sioti aussi que propose désormais le Rassemblement national pour ramener le calme dans les établissements pénitentiaires. On en parle avec notre invité ce soir, le député rassemblement national du Var, Philippe Schrek. Bonsoir, bonsoir.

Merci de nous retrouver sur BFM Nisco d'Azure. Vous représentez la 8e circonscription Draguignan Fillance HS pour ne citer que ces communes. On va voir ensemble à quel point c'est un territoire étendu. Autre préoccupation d'ailleurs. La question de la santé avec le centre hospitalier de la Dracénie dont les urgences subissent des fermetures régulières à cause du manque de personnel. Y a-t-il une offre de santé suffisante ? Les maisons de santé compensent en permanence le manque de médecin. Enfin, à un an des municipales, le RN peut-il gagner des mairie varoise au dépend du socle commun de droite ? À mes côtés ce soir, Frédéric Maurice. Bonsoir.

Bonsoir, bienvenue sur BFM Niscod, rédacteur en chef de l'édition Nice de Nice matin. Nous sommes partenaire Azur politique. C'est parti.

1:27
Non speech

[Musique]

1:33
Locuteur

ADR ignore les surveillants pénitentiaires alertes depuis de nombreuses années sur les menaces et violences qu'ils subissent. On a l'impression que l'actualité du moment met un coup de projecteur sur leurs inquiétudes. Est-ce que vous vous les connaissiez ou vous découvrez un petit peu aujourd'hui ? Alors, je le je peux vous assurer bien les connaître euh à Draguen en particulier puisque je rencontre les syndicats, le personnel et me rend à la maison d'arrêt régulièrement et au niveau national puisque à la précédente législature, j'étais euh président du groupe d'étude prison et conditions carcérales. Ce qui se passe à Dragnan, c'est ce qu'il se passe dans toutes les prisons de France.

Malheureusement un petit peu épargné quand même Draguignon par rapport aux voisines. Un petit peu épargné par rapport à l'actualité de ces 48 ou les 72 dernières heure. Mais c'est les voyou qui progressent et l'État qui recule. C'est ça euh ce qu'il se passe à Dragan et ailleurs. Nous avons une série d'agressions très récentes euh des euh des euh comment des convois et des extractions euh qui ne respectent pas euh la réglementation et la sécurité. C'est-à-dire que on n'a pas pris en compte le drame d'Incarville qui a quasiment une année. Mohamed Amra, hein. Oui. Voilà. avec son évasion qui a coûté la vie à deux de nos agents pénitentiaires. Il y en a de mémoire gravement blessés.

Il sont toujours en soin trois autres. Donc manifestement ces extractions sur certains profils demeurent des conditions d'insécurité pour la population et pour les gardiens de prison. Quand vous dites pardon, on ne respecte pas la règle, qui ne respecte pas la règle ? L'administration pénitentiaire. Alors, je je ne mets pas je ne pointe pas du doigt la direction de la prison de Draguignan qui fait exactement euh ce qu'il faut et qui fait avec ce qu'elle a et qui je crois délibéré hein. C'est un manque de moyens. C'est un manque, c'est un manque de moyen.

Sur certaines extractions, sur des détenus dangereux, il est prévu quatre personnels dont un d'encadrement dans une actualité récente nous a démontré, j'ai interrogé le garde des saut d'une je l'ai saisi d'une question écrite que cette réglementation prudentielle, ce protocole prudentiel n'est pas respecté. Donc je comprends l'interrogation et le courou même des syndicats parce que c'est les c'est les vies qui sont totalement exposé.

les vies nos nos surveillances sont exposées le sont de plus en plus et puis maintenant nouveauté liée à l'actualité elle était dans le casadre de l'exercice de leur travail elles le sont dans leur vie personnelle privée là c'est on savait que nos prisons étaient des zones de non droit mais ça s'exporte pas que le lieu de travail qui est un lieu de de danger vous le dites on a interrogé cet après-midi avec Margo Sansano un syndicat pénitentiaire qui nous raconte son quotidien on va voir si cela correspond à l'état des lieux que vous faites. Il s'appelle David Menon, il est secrétaire général UFA Puna, justice pour la région.

écouter les personnels pétitentiaires font l'objet régulièrement de d'agression verbale, d'agression physique dans leur dans leur quotidien notamment dû à la surpopulation pénale. Il y a deux voire trois détenus en cellule avec matelas au sol qui génère des tensions effectivement ce qui fait que les agents ben se retrouvent en première ligne. Après nous avons aussi les livraisons par drone sur les établissements, nous avons les projections. Tout ça fait que ben des détenus peuvent se retrouver en possession euh d'armes blanche, d'armes euh létales, hein.

Les menaces effectivement sont à l'intérieur, elles sont également à l'extérieur puisque nous ce qu'on nous demandons c'est l'anonymisation des personnels mais pour l'ensemble de tous les personnels pénitentiaires puisque dès qu'un agent fait une découverte d'un téléphone portable ou d'autres choses, il le doit dans son rapport mettre son nom, son prénom. Ben derrière quand vous avez le nom, le prénom, les détenus peuvent remonter et puis trouver les adresses par des contacts extérieurs. Philippe TR, il y a énormément de choses dans ce que nous dit David mention ce soir.

Peut-être commençons d'abord par réagir sur le dernier problème qui a été pointé du doigt, c'est le fait que des détenus ou des complicités de détenus peuvent connaître aujourd'hui le nom d'un agent pénitentiaire et donc le retrouver facilement. Oui, c'est une c'est une difficulté d'autant plus que nous avons des détenus qui ont de plus en plus de de moyens. Alors, on a parlé des narcotrafiquants, ils disposent de moyens financier considérable mais la difficulté c'est que les détenus ont des moyens de communication courant, je veux dire comme vous et moi à l'intérieur des maisons d'arrêt, à l'intérieur des centres de détention.

Moi, ça fait des années euh en tout cas des mois et des mois que je dénonce ça. J'ai porté énormément d'amendements à l'occasion des trois dernières loi de finance où j'ai été orateur de mon groupe pour le volet et la mission justice pour essayer d'améliorer même à la marge. Je vous cache pas que aucun aucun de ces amendements n'a été adopté. C'est pour ça que quand je vois monsieur Darmanin venir à Toulon, ben j'ai l'impression qu'il vient face caméra faire un petit peu de communication, mais il ne vient avec rien dans dans ses bagages. Il y a aussi autre chose qui est pointée par le syndicaliste, c'est la surpopulation carcérale.

Elle est de 80000 détenus actuellement en France pour 62000 places seulement. La situation à Dragnan, quelle est-elle ? Euh bah Dragon, je crois que nous avons euh bah ça ça évolue chaque jour, mais nous avons effectivement une une surpopulation mais qui est relativement contenu par rapport à à la capacité c'est 740 à peu près d'être. Oui, voilà. capacité optimum et je pense que on est bien sûr en ça évolue ça évolue. Mais encore une fois la surpopulation carcérale est quelque chose de de connu depuis longtemps.

Le président de la République monsieur Macron, dès 2017 nous a sorti une feuille de papier nous a dit "On va faire 15000 places nettes de prison." Tous les spécialistes y croyaient pas d'ailleurs, personne n'y croyait.

Monsieur Dupon Moretti pendant des années nous a dit "On va y arriver, on va y arriver, on va y arriver." On a eu la loi de programmation de la justice où nous a implanté des prisons comme ça nous avons par manque de courage de beaucoup d'élites locaux quand même qui n'osent pas défendre l'implantation de nouvelles établissements par manque par manque de volonté de l'État par manque de volonté de l'État parce qu'encore une fois ce n'est pas un élu local ce n'est pas un maire qui va désigner une parcelle de terre et choisir l'emplacement d'une prison c'est les services du ministère de la justice.

On voit bien dans maritime par il y a un projet de nouvelle prison dès que un terrain a été évoqué ça a tout de suite été la levée de bouclier organisée par les jeux locaux c'est compliqué alors peut-être d'ailleurs faire changer les mentalités à présent alors je pense je pense que c'est une erreur. Nous avons à Dragna tout à fait récente puisque la précédente avait été dévastée par des inondations qui s'intègre bien dans l'environnement qui s'intègre qui s'intègrent bien. et des progrès ont été faits, je dire au niveau ergonomique, au niveau design. Et moi, je le dis aux élus locaux, avoir une prison sur son territoire, c'est pas plus disgracieux ou dangereux que d'avoir un supermarché.

Alors, bien entendu, il y a l'actualité, il y a l'insécurité à l'intérieur de ces prisons, mais si je prends le cas de de Draguignan, ben globalement, il y a pas de problème avec le voisinage, avec ce qu'on veut si politique réprés. Voilà. Donc là, je sûr que je rappelle aux élus locaux, il faut avoir le mais le le la non réalisation de ce plan 15000 places net n'est pas du fait des élus locaux. Moi à côté de chez moi à Dragnan au MUI, il y a la prison qui est prévue depuis pour 2028 dans le casre de la loi de programmation de la justice. Je peux vous assurer que cette prison, elle sera pas là en 2028 alors qu'on a le territoire, on a le terrain, tout est identifié mais elle ne sera pas là.

Vous l'avez dit, cette prison elle a moins de 10 ans à Draguignan. Donc on suppose que les moyens de surveillance et de gestion des détenus sont les plus récents, les plus modernes possibles. Alors 400 caméras, pas de mirador mais la directrice disait pas de mirador mais on a une vigilance accrue. La directrice dit ça, vous vous dites non, il y a pas une vigilance accrue puisque quand il y a une extraction de de détenus, il y a pas assez de personnel. Si vous voulez, j'ai on a un manque de lucidité. J'ai il y a il y a un manque de lucidité et il y a un manque de volonté. Ces moyens, c'est des budgets. Les budgets, c'est les lois de finances.

Moi, j'ai proposé personnellement 135 amendement de mémoire dans les trois dernières lois de finance uniquement sur la hausse de la sécurité active et passive des prisons. C'està-dire pour permettre de faire des rondes périphériques notamment avec des des chiens. Euh il n'y a rien sur la lutte anti- drone. Euh c'est c'est la guerre des étoiles à Dragin en ce moment la nuit hein avec les livraisons euh donc sur les luttes antidron et les filets sur les brouillages sur les portiques, euh sur les caméras piéton hein. On nous en a promis des dizaines. Il y en a aucune. Vous obtenez pas de réponse sur ces travaux. J'obtiens des réponses. J'obtiens des réponses.

J'obtiens ces amendements sont rejetés par ce qu'on appelle maintenant le socle commun. Bon ben l'extrême gauche est contre par principe donc pas c'est pas leur difficulté mais ceux-là même qui vous disent qu'il faut que l'État doit revenir dans les prisons et en dehors bien sûr mais dans les prisons. Cela même refuse ces propositions qui sont des propositions chiffrées. Donc c'est là où un petit peu je rejoins les syndicalistes. On arrive face caméra avec de bonnes intentions. On va jamais voter des fois 200 300 400000 € d'un dispositif. On dit aussi qu'il manque 7000 agents pénitentiaires en France.

Euh est-ce que vous estimez aujourd'hui que la profession est suffisamment valorisée pour pour être attractive ? Alors elle n'est pas valorisée et les syndicats savent très bien que il y a plus de de postes que de candidats à l'école nationale de l'administration. Pas tout à fait ce que disait le porte-parole du ministère de la justice ce matin qui disait bon peut-être qu'il prêchait pour sa propre paroisse, il disait ça reste attractif, on a beaucoup de demandes mais c'est peut-être pas valable dans le VAR.

Alors, il y a eu une revalorisation euh notamment en terme de grille indicière, mais des problématiques demeurent sur le travail de nuit, sur les heures supplémentaires, sur effectivement l'absentéisme parce qu'il y a beaucoup d'agressions et ces agressions bah ça des conséquences en terme d'absentéisme hein. Et on voit alors pas dragon puisque on n pas de narcotraafiquants ou des criminels d'une extrême dangérosité en nombre mais l'on voit poindre des difficultés sur la pénétration par les trafiques organisés du des personnels pénitentiaires qui commencent à injecter. C'est vraiment une grande crainte. On l'a évoqué avec le ministre lors de la loi sur le narcotrafic.

C'est une crainte que on injecte finalement des agents dormant dans parmi les les agents pénitentiaires. Après, il y a une alternative possible aussi, c'est-à-dire que les spécialistes disent euh c'est un puissant fond de toujours ajouter des prisons, toujours ajouter des moyens. Est-ce qu'il faut pas revoir la politique pénale ? Parce qu'en fait les prisons aujourd'hui, d'abord on les remplit systématiquement mais surtout les gens ressortent souvent encore pire qu'avant 40 % de taux de récidif dans les 5 ans qui suivent. Donc est-ce que ça veut dire que est-ce que c'est encore le bon système la prison ? Est-ce qu'il faut pas remettre à plat la politique pénale en France ?

On voit bien que en Allemagne, les taux de récifes sont beaucoup plus faibles. Oui. Alors, on pourrait on pourrait en parler longtemps. Il y a très peu de chiffres sur la vraie récidive. J'allais vous dire 40 % de récidives, c'est beaucoup mais ça veut dire 60 % de non récidive. Et là, mais fait souvent plus grave. On dit souvent c'est l'école de la criminalité. Là où vous avez le plus de récidives infraction par infraction, c'est les chiffres du ministère de la justice, c'est les infractions pour lesquelles on ne va pas en prison ou on ne va plus en prison. C'està-dire le vol simple, les violences simples, la délinquence des mineurs. Là, vous avez un taux de récidive important.

La prison n'est pas la panassée, mais je suis désolé, lorsqu'on a des comportements violents, dangereux, délictueux et répétés, c'est pas en laissant les gens dehors que on va améliorer la situation. Après, on peut discuter sur la notion de courte peine, c'est de plus en plus dans les tuyaux, mais enfin je pense pas que vider les prisons ou réduire les place soit la solution des mots qui touch que l'État n'est pas au rendez-vous, n'est pas à la hauteur, que d'autres partis comme le vôtre ont pointé du doigt bien avant les événements d'actualité ce qui se passe dans les prisons.

Pour autant quand même, le ministre de l'intérieur a eu des mots forts, il a parlé d'actes de guerre contre la République. Il y a 10000 policiers réservistes du syndicat des policiers réservistes qui se disent prêts à intervenir si besoin pour surveiller les abords des prisons. Je vais vous faire réagir à tout ça. Et ÉCI qui a visité hier la prison de Nice et qui a formulé plusieurs propositions anonymat des agents, des peines planchées. En fait, le Rassemblement national, vous êtes pas forcément les premiers à réagir sur le sujet ou les plus forts à réagir sur le sujet. Est-ce que vous êtes d'accord avec Éric Siier ?

Est-ce que vous êtes d'accord avec le ministère de l'intérieur aujourd'hui ? Bah alors le ministère de l'intérieur c'est le ministère de la parole hein. Vous avez des mots alors toujours les mêmes hein. L'État reste fort, l'État ne va pas reculer. C'est la guerre. À la guerre, nous allons faire la guerre. Enfin vraiment on est dans le on est dans le le le verbat du ministre de l'intérieur qui ne propose rien et qui n'emmène rien. Éric Sioti qui est qui est notre allié politique naturellement connaît le le diagnostic. que nous encore une fois que nous posons. Les peines planchées c'est un autre les peines planchées sont un autre sujet.

ça va pas régler le le moi je suis pour bien entendu les peines planchées mais ça va pas régler la situation pénitentiaire et carcérale hein en revanche anony l'anonymisation du personnel est une chose importante qui je crois va être fait dans les centres de su sécurité qui ont été décidés par le ministre que vous soutenez d'ailleurs ces deux central voté on l' voté pour on le soutient ça pose des problèmes de moyens mais enfin quand on résout un problème souvent on en pose d'autres mais ça c'est le c'est l'action publique mais c'est vrai que on va arriver sur des des accréditations, hein. Vous avez des accréditations dans la police, la gendarmerie, il y en a pas dans la justice.

Donc, il faudra arriver là-dessus pour et protéger et et mieux connaître nos nos gardiens de prison. On va changer complètement de sujet, mais pas moins important, c'est le sujet de la santé dans votre circonscription. Est-ce que la santé est en danger dans le Var ? Le centre hospitalier de Draguignan est sorti d'une longue période de fermeture des urgences, un faute de personnel. Est-ce que vous savez si la situation est bien stabilisée aujourd'hui ?

Alors, je veux alors déjà, je pense que je veux avoir eu une pensée, je veux dire pour le courage du des personnels soignants notamment au centre hospitalier de la Drcénnie qui eux aussi font avec les moyens euh qu'ils ont et et sont aussi connaissent aussi des problèmes de sécurité puisque lorsque vous avez des une offre de soins dans une telle tension, bah ça crée naturellement un énervement de la part de de la part de certains patients.

l'offre de soins naturellement n'est pas concevable puisque nous avons les défauts de la ruralité sans avoir les avantages des métropoles et à il y a des maisons de santé donc il y a il y a une offre he vous connaissez le terrain maintenant vous préconisez quoi alors ah bien on est encore sur un programme sur un problème national on est sur un problème national moi quand j'ai été élu en en 2022 mon mon contradicteur disait on a fait le séure de la santé comme on avait fait le beauveau de la sécurité ou le grenel de l'environnement Et quoi ? On a fait le segure de la santé. C'est pas une baguette magique. On n pas de financement. On sait pas ce qui se passe vraiment dans les dans les ARS.

Le centre de Dragnan au niveau des urgences est ouvert mais j'allais dire sur une jambe et lorsqu'il est ouvert et il faut bien constater qu'il est en position votre remède est-ce que vous faites remonter les informations du terrain dans l'hémicycle mais vos propositions ça peut être quoi créer des équipes territoriales tout simplement injecter plus d'argent ? Écoutez, moi je moi je pense que bah il y a un problème d'argent, il y a un problème de recrutement, mais c'est à l'échelle nationale. Nous payons une politique de santé parce qu'on parle des urgences mais on a fermé des services au fil des années au centre hospital, on a fermé l'oncologie pour faire des écologies des des économies.

Alors, on vous ferme des services et puis une fois qu'on vous a fermé les services, on vous dit vous êtes devenu trop petit pour qu'on mette le paquet et qu'on vous étoffe l'offre médicale. Donc naturellement, la première des démarches, c'est nous le demandons dans des villes moyennes, mais Dragnan, c'est 40000 habitants, 100000 habitants dans dans le cadre de la communauté d'agglomération. Euh dans ce dans il ne faut il faut déjà arrêter euh de l'hémorragie et de fermer les services. Plus vous fermez des services, plus vous restreignez l'offre, plus vous restreignez l'attractivité d'une zone territoriale en matière de soins. Hm hm.

Et des partenariats comme les a évoqué le ministre de la santé la semaine dernière quand il est venu dans les sales maritimes notamment avec l'appui par exemple de la région. Est-ce que c'est peutêre des solutions euh possibles pour essayer de de trouver des effectifs et et des solutions sur le terrain ? Les solutions les on les connaît. Il y a un problème de numérus claus à la formation des des médecins. Un problème de fuite. Il est dé ligne que vous mais ça met du temps. On a un problème aussi de de trop nombreux practiciens ben qui qui vont à l'étranger ou qui préfèrent aller dans le privé. Donc toutes ces difficultés bien on les connaît.

Il faut du temps mais je pense que il faut des moyens. Il faut flécher des moyens et les et les flécher sur les soignants et pas seulement sur la superstructure qui est aussi l'administration parce que vous avez un ratio soignant non soignant qui est important dans la fonction publique hospitale par rapport à ce que vous évoquez au sujet des des soignants qui sont à l'étranger qu'il faut faire revenir, il y a eu une proposition de loi qui a été qui a été votée he pour lutter contre les déserts médicaux. Les députés ont adopté donc un article qui va réguler l'installation des médecins libéraux pour prioriser les zones qui en ont besoin. Beaucoup de médecins sont contre.

Vous qu'est-ce que vous avez voté là-dessus ? Euh nous avons voté en faveur de cette régulation. Il faut C'est vrai qu' il y a une offre médicale qui pose problème dans la ruralité. Alors, il est difficile d'imposer à quelqu'un qui a fait des études longues, parfois coûteuse, qui a été aussi interne. Donc, en étant interne, il a il a offert il a déjà donné, il a offert à la collectivité, même si c'est une rémunération, mais elle est pas importante, il a permis des fois au système tenir, il est difficile aussi de les de les d'imposer pour toute une vie. Donc là, je pense qu'il faut être prudent.

Cette loi n'est pas contraise les gens, c'est pas une loi extrêmement contraignante mais il faut prendre dans le détail, on peut imposer un médecin de pas aller de pas installer son cabinet en libéral dans le centreville de Nice pour donner un exemple dans le centreville de Dragnan peut-être. On va on va faire et ça s'est passé à une époque pour les infirmiers libéraux aussi hein où euh certaines zones étaient plus faciles d'accès que d'autres à l'installation. Effectivement euh il faut euh il faut lutter contre l'abandon des services publics de la ruralité. Euh c'est un abandon de service public de la ruralité. Il faut mettre tous les moyens en œuvre.

Je pense pas que ce sera le moyen euh stratégique, j'allais dire bombe nucléaire qui va faire en sorte que les services progressent. Ce qu'il faut euh c'est continuer euh le recrutement et surtout cesser de déshabiller les services de nos hôpitaux. Puisque qu'est-ce qu'est-ce qui se passe ? Moi j'ai en matière de par exemple de pédiatrie, je connais beaucoup de gens qui viennent de Dragnard dans une situation de transport catastrophique ici à l'enval à Nice. Donc je veux dire, on ne travaille, on règle pas notre offre de soin et par la force des choses, on vient saturer, pressuriser une offre de soin qui est calibrée pour une métropole et pas forcément pour les départements environnants.

On a parlé prison, on a parlé santé, on va parler agriculture et environnement parce que c'est aussi très concernant pour votre territoire qui est en partie rurale qui a perdu beaucoup de surface agricole ces dernières ces dernières années. Dans l'actualité et les représentants agricoles nous alertent, il y a le problème de l'eau qui coûte de plus en plus cher. Vous, est-ce que vous avez fait remonter ce problème ? Est-ce que vous avez entendu le le cri d'alerte des agriculteurs varois là-dessus ? Oui. Oui, absolument.

Alors les questions de l'eau me concernent particulièrement puisque comme vous le savez, je suis d'une circonscription, je suis élu dans une circonscription qui a connu des restrictions et qui en connaîtra encore notamment le pays le pays de faillance des restrictions particulièrement importantes hein qui ont des conséquences en matière économique de tourisme d'urbanisme. Euh donc ça c'est le premier point et nécessaire c'est nécessaire ces restrictions vous les contestez pas le choix il y a pas d'eau. Il y a pas d'eau. Euh euh et cette année ça va mieux puisque la ressource est revenue mais c'est un c'est un provisoire, c'est pas pérenne.

Pays de faillance, les apports naturels d'eau de la siole par exemple sont très restreints. Alors ils sont restreints. Là il faut penser à des aménagements. Il y a des aménagements du travail qui a été fait quand même sur les réseaux puisqu'on avait des réseaux extrêmement fuyards sur des proportions très importantes sur certaines communes du pays de faillance du travail est fait. et l'eau. Euh encore une fois, moi je suis président de l'Assemblée nationale du groupe d'étude sur l'eau. L'eau, c'est quelque chose qui se envisage qui s'envisage à 10 15 20 ans. On est sur des choses structurants.

Quand on a fait l'hydroélectricité française, on avait vu sur 30 40 ans, ça a permis nos centrales nucléaires par la suite. Donc le pays de faillance, on sait que la ressource historique va être insuffisante car il y a une pression démographique. Il faut travailler je pense et des études vont être menées et j'appelle l'accélération là-dessus. Il faut travailler sur 10 15 ans bah pour un point de captage au lac de Saintcen qui est une réserve. Alors, c'est en bas, il va falloir remonter l'eau. C'est pas c'est pas il y a des études à faire, il y a il y a il y a c'est un lac multiusage. Donc il y a des conflits d'usage à gérer, à prévoir.

Mais je pense que d'ors et déjà, c'est la solution puisque la ressource actuelle, on le sait, lorsque vous voyez les modélisations notamment euh par les agences de l'eau, la ressource actuelle va être insuffisante. Peut-être pas en 2024, peut-être pas en 2025, mais euh aussi parce qu'on a laissé dérapper l'urbanisme aussi avec cet urbanisme rampant dans notre région qui a quand même obligé à à à amener l'eau un peu partout et sans les moyens nécessaires. Oui, vous avez raison. Mais on va pas se plaindre d'être une belle région, une région attractive.

Allez, il nous reste des années, on avait l'eau et le financement de l'eau de tous ces sujets passionnés, on pourrait faire une émission entière effectivement sur la question de l'eau sur la cause d'ur quelques questions importantes, quelques questions politiques importantes. Vous avez laissé planer le doute. Est-ce que vous savez désormais si vous allez être candidat à l'élection municipale à Draguignan ? Il y aura naturellement une liste d'union avec plusieurs courants de la droite comment de la droite souveraine de la droite patriote RN RN UDR quoi qu'il arrive vous en serez de cette liste.

Je serai sur cette liste parce que je vais pas je vais pas abandonner Dragnan qui est ma ville pas naissance mais presque. Ça j'allais dire je vous donne rendez-vous après l'été. D'accord. Qu'est-ce qui vous retient d'ailleurs de pas vous présenter comme tête de liste ? Et bien parce que j'ai un mandat euh qui va au-delà de Draguignan que je serais obligé d'abandonner. Euh et c'est c'est difficile d'avoir été élu et d'abandonner en cours de route son mandat, même si le président de la République fait en sorte de temps en temps de nous arrêter le mandat en cours de route. Si une dissolution, vous allez pas hésiter. Alors s'il y a une prochaine dissolution, vous allez pas hésiter.

Donc pour si j'ai l'investiture de je une prochaine dissolution, je me représenterai aux législatives. Encore une fois, à l'origine, j'ai un mandat qui va jusqu'en 2027, désormais jusqu'en 2029. Donc j'ai un mandat national qui bah qui m'intéresse sur les lequel j'essaie de de m'épanouir et d'apporter des choses. Encore une fois, je n'oublie pas Dragnan, mais je je réserve ma je réserve ma réponse en fonction effectivement de l'actualité nationale à la rentrée postfestival.

Il paraît que Jordan Bardella cherche une circonscription dans le VAR pour s'installer pour pour se parachuter parce que si jamais Marine Le Pen est inéligible en cas de dissolution de l'Assemblée nationale, il serait prêt à reprendre la présidence du groupe des députés RN. Mais pour ça, il faut être élu. Donc est-ce que c'est vrai ? On on parle de lui arrivé dans la 5e circonscription de du Var. Écoutez, vous êtes mieux informé que moi. Jordan Bardella est un parlementaire, il est député européen, c'est le président du Rassemblement national. Naturellement, si je pense qu'il peut être naturellement élu dans le Varilleurs, je pense que c'est lui c'est lui qui choisira pour l'instant.

Ce serait pas un scandale lui venant de Saint-Saenis de venir se présenter dans le Var ? Non, il y a déjà eu, vous savez, il y a du parachutage dans tous les partis. Euh les beaucoup de députés de gauche ne connaissent même pas leurs circonscription euh chez AFI notamment. Donc je pense que Jordan Bardella connaît certains secteurs du Var. Ce serait pas ce serait pas un scandale. Encore une fois, c'est les électeurs qui choisissent. Merci. Merci beaucoup Philippe Schrek d'avoir été notre invité ce soir dans Azur Politique. Merci Frédéric Maurice de Nice matin et merci à Cédric Adam pour la réalisation de cette émission. À très bientôt.

25:56
Non speech

[Musique]