L'édito de Paul Sugy : «Retraites : le monologue d'Édouard Philippe»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il faut dire que le pauvre Édouard Philippe commence à être un habitué de ces télescopages de timing »
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« son émission politique sur France 2 a dû être reportée bah à cause d'une interview du président de la République »
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« L'âge de départ sera donc 65 ans avec 45 annuités et avec des mesures de compensation qui font qu'au global, environ un tiers des futurs retraités partiront avant cet âge-là »
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« Ce que ne propose pas par exemple Gabriel Attal »
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« Quant à Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen, il comptent tous les deux sur la retraite à 60 ans »
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« Sébastien Lecnu a accepté un recul qui maintenant condamne à moyen terme le système et on le sait tous »
Temps de parole
- Édouard Philippe100 %
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Édouard Philippe a présenté dans une vidéo son programme pour réformer les retraites, mais ces propositions ont été un peu éclipsées par le reste de l'actualité politique. Disons pour le dire avec délicatesse que je ne suis pas certain que tout le monde puisse dire où il se trouvait et ce qu'il était en train de faire lorsque le mardi 29 septembre à 11h51 du matin, le compte X d'Edouard Philippe a posté cette vidéo qui allait changer le cours de la campagne avec ce message est temps de parler des retraites sans faux semblant, sans caricature, mais avec sincérité et lucidité.
Bon, la vidéo a été un peu éclipsée par l'affaire Méia Part et surtout la guerre qui s'engage ensuite entre le journal et le parti de Jordan Bardella. Et c'est vrai que les propositions d'Édard Philippe n'ont pas fait la une de toutes les chaînes d'info. Il faut dire que le pauvre Édouard Philippe commence à être un habitué de ces télescopages de timing jeudi dernier. Souvenez-vous, son émission politique sur France 2 a dû être reportée bah à cause d'une interview du président de la République. Soyons juste, il n'est pas non plus le seul à être à contetemps de l'actualité politique dans le rythme de sa campagne.
Gabriel Atal a distylé une partie de son programme politique tout l'été à l'heure des transates et des parasoles. C'est peut dire que ces propositions n'ont pas été beaucoup reprises ou débattues. Et Bruno Rotaillot est arrivé un peu tôt aussi avant la rentrée politique pour évoquer sa réforme de la Constitution. La politique, c'est un peu comme dans un orchestre, même si on ne fait pas de fausse note, si on se trompe et qu'on est en avance sur la musique, ça ne prend pas non plus. Alors sur le fond maintenant, on peut le sujiquer, que propose Édouard Philippe ?
Alors, oublier la retraite à 67 ans, celle qu'il évoquait encore il y a 2 ans dans des interviews, euh au risque de proposer donc euh un âge tabou qui lui a collé maintenant à la peau. Gérald Armana a obtenu l'ancien Premier ministre euh qui revoit ses ambitions à la baisse. L'âge de départ sera donc 65 ans avec 45 annuités et avec des mesures de compensation qui font qu'au global, environ un tiers des futurs retraités partiront avant cet âge-là, compte tenu de la pénibilité du travail ou des carrières qui commencent tôt. Ceux qui espérent une révolution seront peut-être pour leur frais, mais cette réforme a au moins le mérite de contenir une mesure d'âge.
Ce que ne propose pas par exemple Gabriel Attal. Quant à Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen, il comptent tous les deux sur la retraite à 60 ans. Au moins Édouard Philippe a le mérite de regarder les Français dans les yeux et de leur dire la vérité. On n' pas fini d'en d'en débattre. Des retraites, des retraites. Ça va être un sujet au cœur de la campagne. J'espère que ça va l'être parce que pour le moment, on voit bien que ceux qui font des propositions et qui ont pris des propositions courageuses sont pas encore très repris.
Mais en suspendant les effets de la réforme et de l'âge de départ notamment à la retraite, Sébastien Lecnu a accepté un recul qui maintenant condamne à moyen terme le système et on le sait tous. Le pire qui pourrait nous arriver, ça serait de se rendre aux urnes enjambant ce débat et de léguer au futur président de la République la responsabilité de crever l'absès sans avoir pu réellement se prononcer. Un débat sur les retraites serait sûrement plus fécond que d'interminables commentaires sur les articles de Média Part car là au moins il s'agit de l'avenir du pays. C'est bien résumé effectivement. On va falloir le avoir ce débat avant la avant avant le vote, sinon ça va être une catastrophe.
Édouard Philippe