François Asselineau répond en direct à vos questions sur YouTube — 26 avril 2017
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 48 %Attaque 37 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 41:53OuverteRéponse directe
Ne pensez-vous pas que le fait d'annoncer faire un score qui surprend a pu se retourner contre vous ?
- 47:06OuverteRéponse directe
Quelles seront les conséquences d'un mandat Macron sur la souveraineté de la France ?
- 56:12OuverteRéponse directe
Comptez-vous écrire un livre pour mieux diffuser les analyses de l'UPR ?
- 58:37OuverteRéponse directe
Pourquoi l'UPR dit que le Parlement européen est non élu ?
- 1:00:43OuverteRéponse directe
Est-ce que l'UPR recommande certains médicaments pour supporter les discours de Macron ?
- 1:01:24OuverteRéponse partielle
Le plafond de verre du FN a été dépassé. Comment l'expliquez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:57Invité politiqueChiffre
« Nous n'avions jamais fait un score aussi important toutes élections confondues au niveau national. »
- 5:25Invité politiqueChiffre
« Le candidat des Républicains M. Fillon a rassemblé 7 200 000 suffrages, c'est-à-dire une baisse de 26% par rapport à 2012. »
- 6:07Invité politiqueChiffre
« Le candidat officiel du PS M. Hamon a rassemblé 2 291 000 suffrages, c'est-à-dire une baisse de 77,7% par rapport à 2012. »
- 16:08Invité politiqueFait
« Il y a une corrélation entre la connaissance médiatique et la couverture médiatique. »
- 1:02:19Invité politiqueChiffre
« Si c'est 14% – parce que cet internaute a l'air de dire que c'est 14% –, malheureusement, ça voudrait dire... Enfin « malheureusement », ou heureusement, j'en sais rien. Mais en tout cas, malheureusement pour son affirmation, son affirmation serait fausse. »
- 1:03:05Invité politiqueFait
« Je pense qu'ils avaient dû avoir un pistolet sur la tempe, ou on avait dû leur faire comprendre qu'il était de toute première priorité de faire savoir qu'ils prenaient leurs distances avec la volonté de sortir de l'euro. »
- 1:08:46Invité politiqueChiffre
« On va avoir dépensé un budget de l'ordre de... On a dépassé les 800 000 € – il faut le reconnaître –, parce qu'on a fait des meetings qui étaient très très réussis, mais ça coûte cher, les salles coûtent parfois très cher. »
- 1:09:26Invité politiqueChiffre
« M. Mélenchon a fait un prêt de 8 millions d'euros. M. Macron a budgété – je crois – 17 millions d'euros. Les autres candidats ont une vingtaine de millions d'euros. »
- 1:12:05Invité politiqueFait
« Alors ça, je renvoie d'abord à un certain nombre de prix Nobel. La personne qui me pose cette question va aussitôt me rétorquer cet article du Monde qui est sorti d'ailleurs d'un chapeau 2 jours avant le premier tour, où il y avait un certain nombre de prix Nobel d'économie qui disaient : « Il faut sauver l'euro. Il faut sauver l'UE ». »
- 1:13:28Invité politiqueFait
« Il y a aussi en France des gens comme Jacques Sapir, comme Philippe Murer, des gens comme ça qui le font. Et puis n'oublions pas notre économiste chez nous, nos économistes : Charles-Henri Gallois et puis davantage encore Vincent Brousseau, qui est quand même l'un des experts mondiaux de l'euro. »
- 1:15:58Invité politiqueFait
« Je vois pas très bien le rapport entre la sortie de l'OTAN et l'élection de l'Arabie saoudite à la Commission – je crois – des droits de l'homme de l'ONU. »
- 1:17:22Invité politiqueFait
« La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, ça, ça a été fait en France en 1789. Ça s'appelle « Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ». Et ça n'est pas la même chose que la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui a été rédigée et signée et approuvée par l'ONU en France en 1948 au palais de Chaillot à Paris. »
- 1:18:04Invité politiqueFait
« Une femme n'avait pas le droit de sortir dans la rue si elle n'était pas accompagnée soit de son mari, soit de l'un de ses frères. Idem pour conduire. Elle est mineure civile toute sa vie. C'est-à-dire qu'elle n'avait pas le droit d'ouvrir un compte bancaire, pas le droit d'avoir un passeport pour sortir du pays. »
- 1:18:43Invité politiqueFait
« On sait que lorsqu'il y a un voleur, on lui coupe la main, lorsqu'il y a un adultère qui est certifié, qui a été attesté, on lapide la femme adultère, etc. »
- 1:23:31Invité politiqueChiffre
« Nous en sommes à 26 649 adhérents. Donc 49 + 12, ça fait 61 adhérents depuis le début de cet entretien. »
- 1:26:17Invité politiqueFait
« Il n'est pas sûr que nous ayons les moyens d'avoir... Si par exemple il y avait 2 000 parrainages demandés en 2022, ça commencerait à devenir compliqué. »
- 2:01:41Invité politiqueFait
« les adhésions, c'est pas décidé par le président tout seul. Ça doit être décidé par le conseil national. »
- 2:03:01Invité politiqueChiffre
« quelqu'un qui paye l'impôt sur le revenu, avec une adhésion à 30 €, peut retirer 20 € de son impôt de l'année suivante. »
- 2:03:44Invité politiqueChiffre
« On a des gens qui adhèrent... Des adhésions de couple à 45 €, par exemple. L'adhésion de couple à 45 €, c'est l'adhésion normale. »
- 2:05:02Invité politiqueFait
« c'est pour une année glissante. »
- 2:05:02Invité politiqueChiffre
« nous en sommes à 26 662 »
- 2:05:46Invité politiqueFait
« nous avons 0 € d'emprunt bancaire. »
- 2:06:47Invité politiqueFait
« j'avais eu quelque tristesse de ne pas avoir des intellectuels de renom, d'anciens responsables politiques de renom mouiller leur chemise en appelant publiquement à voter pour moi. »
- 2:07:27Invité politiqueFait
« M. Macron, c'est la soumission totale à l'oligarchie et c'est le démantèlement de la France. »
- 2:08:08Invité politiqueFait
« Si Mme Le Pen avait eu l'intelligence politique comme M. Mélenchon... Pas l'intelligence politique. C'est trop demander. »
- 2:08:51Invité politiqueFait
« Certains de nos adhérents le savent bien. Quand on est sur les marchés, quand on distribue des tracts, il y a des gens qui ont fait une croix – semble-t-il – définitive. »
- 2:09:31Invité politiqueFait
« je n'ai plus de revenus et que je me suis endetté pour mener cette campagne. »
- 2:10:54Invité politiqueFait
« Si le vote blanc était arrivé en tête, le scrutin était annulé, était reporté, on refaisait les élections présidentielles, et ni Mme Le Pen, ni M. Macron pouvaient se représenter. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
(François Asselineau - président fondateur de l'UPR) Eh bien bonsoir à toutes et à tous. Nous sommes donc aujourd'hui le 26 avril 2017. Et j'avais à cœur de refaire un entretien direct avec les internautes pour répondre à leurs questions suite au premier tour de l'élection présidentielle. Avant de répondre à ces questions, je voudrais faire un petit bilan, parce que j'ai réfléchi, j'ai regardé les résultats, j'ai également regardé les réactions qui nous sont parvenues. Parmi les réactions qui me sont parvenues, il y a eu – j'avoue que j'en suis très reconnaissant – énormément de messages de félicitations et de soutien et d'encouragements à poursuivre la tâche accomplie.
Et puis il y a eu aussi – il faut le dire – quelques critiques, très peu nombreuses, mais quand même, d'un certain nombre d'internautes, d'adhérents, de sympathisants, qui parfois ont dit : « Écoutez, c'est un échec cuisant. Il faut vous remettre en cause. Il faut remettre en cause la stratégie. Il faut remettre en cause ci. Il faut remettre en cause ça. Nous espérions faire beaucoup mieux. On a fait 0,92% des suffrages. Tout ça est archi-nul », etc., etc. Alors moi, là-dedans, j'essaye toujours d'être très honnête et très transparent, et si possible le plus lucide possible.
Comme je l'ai dit le soir même des résultats – j'ai attendu que les résultats se stabilisent un petit peu pour prendre la parole –, c'est un résultat qui est décevant effectivement, parce que... Mais décevant par rapport à quoi, d'ailleurs ? Décevant par rapport à l'attente qui avait été créée et par l'enthousiasme qu'il y avait, notamment dans les meetings que j'ai réalisés un petit peu partout, ici ou là, à travers la France. J'en profite pour saluer l'effort et le travail tout à fait exceptionnels qui ont été accomplis à la fois par l'équipe menée par notre régisseur Enguerran et également par toutes les équipes locales.
Donc effectivement, il y avait beaucoup beaucoup de ferveur, beaucoup de monde dans tous ces meetings. Et effectivement, on s'était laissés aller collectivement à penser à un score tout à fait considérable. Pour être honnête, je n'avais jamais pensé personnellement faire un score à deux chiffres comme certains le pensaient. Mais c'est vrai que – je l'avais dit autour de mes proches – j'espérais faire quelque chose du style 2% ou 3%. C'eût été un score tout à fait remarquable. Pourquoi un score remarquable ? Parce que je connais l'inertie des comportements électoraux. Ça, c'est la première chose. Les comportements électoraux, en général, ont une très grande inertie.
Alors effectivement, le score de 0,92% a été une douche froide pour un certain nombre d'entre nous, disons pour tout le monde, tout particulièrement pour ceux qui espéraient des scores considérables. À bien y regarder de près, je suis d'accord qu'il s'agit d'un score décevant. Je ne suis en revanche pas du tout, mais alors pas du tout d'accord avec ceux qui disent que ce serait un échec cuisant. Je note d'ailleurs que les quelques personnes qui ont formulé ce genre de propos sont d'ailleurs des gens qui soit sont pas adhérents, soit sont des gens qui n'ont pas beaucoup relevé les manches pour nous aider. Échec cuisant... Alors revenons aux chiffres.
Il faut comparer ce qui est comparable, et les élections qui sont comparables. C'était la première fois que je me présentais à une élection présidentielle. En 2012, j'avais donc fait 0 voix. Là, j'ai rassemblé plus de 332 000 suffrages. On est passés donc de 0 à 332 000 suffrages. Au passage, nous n'avions jamais fait un score aussi important toutes élections confondues au niveau national. Je rappelle qu'aux élections régionales de 2015, qui étaient le plus gros score que nous avions fait, on avait rassemblé 189 000 suffrages. Il y a donc eu une augmentation de 75% – excusez du peu – du nombre de suffrages entre les régionales de 2015 et la présidentielle.
Mais je voudrais aussi revenir sur l'évolution des autres candidats. J'ai ici un tableau que je vais vous lire, parce que je crois que c'est important de l'avoir à l'esprit. En 2007, le candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, avait rassemblé 11 448 000 suffrages. En 2012, il avait rassemblé – on parle du premier tour toujours – 9 753 000. C'est-à-dire qu'il avait perdu 14% des voix. Et en 2017, le candidat des Républicains M. Fillon a rassemblé 7 200 000 suffrages, c'est-à-dire une baisse de 26% par rapport à 2012. Et si l'on compare le résultat de M. Fillon au premier tour de 2017 avec le résultat de M.
Sarkozy au premier tour de 2007, on s'aperçoit qu'en l'espace de 10 ans, au premier tour, le candidat de l'UMP devenue LR a perdu 37% des suffrages. Il a perdu 4 200 000 suffrages. Alors ça, si ça, c'est pas un échec cuisant, qu'est-ce que c'est ? Maintenant, le candidat du PS en 2007, Mme Ségolène Royal, avait rassemblé 9 500 000 suffrages au premier tour. En 2012, M. Hollande, candidat du PS, au premier tour, avait rassemblé 10 272 000 suffrages, c'est-à-dire une hausse de 8,1% par rapport à 2007. Et cette année, le candidat officiel du PS M. Hamon a rassemblé 2 291 000 suffrages, c'est-à-dire une baisse de 77,7% par rapport à 2012.
Et au total, en 10 ans, le PS a perdu au premier tour de l'élection présidentielle 75,9% des suffrages, alors que le candidat de l'UMP a perdu 37%. Si ça, c'est pas un échec cuisant, alors qu'est-ce que c'est ? Parce que moi, si le fait que moi, je sois passé de 0 à 332 000 suffrages, c'est-à-dire un taux de progression infini, si c'est considéré comme un échec cuisant, quels sont les résultats de l'UMP et du PS ? On continue. EELV, en 2007... Le candidat avait obtenu au premier tour 576 666 suffrages. En 2012, il avait obtenu 828 000 suffrages, en augmentation de 43%. En 2017, il a obtenu 0, parce qu'il a été incapable de présenter un candidat. Voilà. M.
Jadot a été incapable de rassembler les 500 parrainages, parce qu'EELV est quasiment moribond. Si ça, ça n'est pas un échec cuisant, qu'est-ce que c'est ? Et on continue. LO, en 2007, avait rassemblé 487 857 suffrages au premier tour. En 2012 : 202 548 suffrages. Et en 2017, au premier tour, Mme Arthaud, qui était déjà présente en 2012, a rassemblé 232 000 suffrages. C'est-à-dire que Mme Arthaud avait perdu 58% des suffrages en 2012 par rapport à 2007. Elle en avait récupéré 14,7% en 2017 par rapport à en 2012. Et au total, elle a perdu 52% des suffrages en 10 ans par rapport à 2007. Et puis on continue. Le NPA, qui était auparavant la Ligue communiste révolutionnaire...
Au premier tour de 2007, M. Besancenot avait rassemblé près de 1 500 000 suffrages, 1 498 000 suffrages. En 2012 : 411 000. M. Poutou avait rassemblé 411 000, c'est-à-dire avait perdu 72,6% des suffrages. En 2017 : 394 000. Il a encore perdu 4% des suffrages. C'est-à-dire qu'au total, il a perdu 73,7% des suffrages. Je dis cela pourquoi ? Parce que j'ai vu parmi certains critiques... Mais encore une fois, moi, j'accepte très bien les critiques, mais à condition qu'on les replace en perspective. Certains critiques, qui disent : « Oui, vous vous rendez compte, vous avez fait moins que Poutou ». Oui, certes. Mais M. Poutou et le NPA, ça fait des décennies qu'ils sont...
La Ligue communiste révolutionnaire a été présente aux élections présidentielles depuis fort longtemps. Et ils sont en plein déclin. C'est même une débandade. Et au passage, je note d'ailleurs que les coups d'éclat, le buzz que M. Poutou a faits lors du fameux débat n'a servi absolument pas à enrayer son déclin. Je le dis parce qu'on va réfléchir ensemble aux modalités de... Qu'est-ce que l'on peut faire pour faire mieux ? Parce que certains disent : « Vous devriez faire le buzz. Il aurait fallu engueuler les gens. Il aurait fallu entrer dans le chou des journalistes », etc. Du moins, certains le disent. Moi, j'ai beaucoup d'autres personnes, y compris... Je ne suis pas tout seul.
Je suis entouré de personnes, d'adhérents de l'UPR qui travaillent dans des services de communication et qui m'ont tous conseillé au contraire d'adopter l'attitude que j'ai eue, qui est une attitude d'amabilité, de sourire, de sang-froid face aux gens, et de ne pas me mettre en colère. Alors je sais bien que certains peuvent critiquer ça, aimeraient parfois faire du rentre-dedans. Mais en matière de communication, sans se mettre en colère, faire preuve d'agressivité vis-à-vis des journalistes qui vous questionnent, au bout du compte, d'après la grande majorité des conseillers en communication, n'est pas quelque chose qui rapporte des suffrages.
D'ailleurs, on voit que Mme Arthaud et bien davantage encore M. Poutou, qui ont été extrêmement agressifs dans certains de leurs entretiens, ça ne les a pas servis. Parmi les critiques que j'ai vues, il y a aussi d'autres critiques qui me disent : « Il aurait fallu être plus concret », comme si j'avais pas été concret. Je rappelle quand même qu'à tous les meetings, dans le programme, sur la profession de foi et à de nombreux entretiens télévisés et radiophoniques, encore une fois dans le dernier cas sur France 2, où j'ai été pendant les 15 minutes le seul candidat à entrer dans des détails techniques, des détails pratiques de la vie pratique...
Je crois avoir été le seul pendant les 15 minutes qui m'avaient été allouées à parler par exemple d'agriculture biologique, de soutien à la permaculture, de porter le SMIC à 1 350 € par mois. J'ai été le seul lors des 2 min 30 finales à rappeler que je souhaitais établir le référendum d'initiative populaire, la révocation par l'intermédiaire du vote blanc reconnu de plein exercice. J'ai même expliqué en quoi ça consistait. Si ça, ce ne sont pas des détails concrets, qu'est-ce que c'est ? J'ai vu quelqu'un qui m'a dit parmi les critiques que j'ai reçues : « Voilà, il fallait être plus concret. Fallait parler des... »...
Quelqu'un sur la page Facebook, d'ailleurs, qui dit : « Vous auriez dû vous prononcer pour la légalisation du cannabis ». D'autres : j'aurais dû parler des perturbateurs endocriniens. J'ai fait remarquer sur la légalisation du cannabis quand j'ai été interrogé là-dessus premièrement que ça n'était pas une question du niveau de l'élection présidentielle – et j'y tiens –, deuxièmement que si les Français souhaitaient que cette question leur fût posée, il ne leur appartenait que de déposer 500 000 signatures en mairie, puisque je proposais de créer le référendum d'initiative populaire afin de vérifier s'il y avait une majorité des Français qui était d'accord. D'ailleurs, je signale que M.
Hamon, qui a été l'ardent partisan... Il avait commencé sa campagne en annonçant qu'il ferait légaliser le cannabis. Il a parlé des perturbateurs endocriniens. Il en a longuement parlé. Et il a parlé du revenu universel. C'étaient des choses extrêmement concrètes. Tout ça ne l'a pas empêché de connaître la pire bérézina que le PS ait jamais connue. Pour ça que je demande à tous ceux qui sont là et qui font des critiques... Encore une fois, je comprends que la déception puisse se muter en critiques. Encore faut-il faire des critiques justes et comparatives, et voir ce qui a marché. Qu'est-ce qui a marché, en définitive ?
Je suis désolé de le signaler, mais on revient toujours aux fondamentaux. Les fondamentaux, hélas, des élections démocratiques en France en particulier, mais de façon générale des élections, c'est que les Américains ont montré depuis des années maintenant qu'il y a une corrélation énorme, tragique entre d'une part le nombre de minutes passées dans les très grands médias – télévisions et radios –, la présentation par ailleurs qui en est faite, parce qu'on peut passer très bien dans beaucoup de médias mais bénéficier plus ou moins de la bienveillance des commentateurs journalistiques, et puis également le volume d'argent dépensé...
Il y a une très forte corrélation entre ces données et les résultats dans les urnes. Voilà la réalité. Et si M. Macron est arrivé avec le score que l'on a vu, ça n'est pas parce qu'il avait un programme extraordinaire. Il avait un programme, tout le monde rigolait sur le flou de son programme. En termes de mesures concrètes, par exemple, c'était extraordinairement nul. En réalité, si M. Macron a le résultat qu'il a eu, c'est tout simplement parce qu'il a bénéficié d'un matraquage dans les médias, et pas au cours des 15 derniers jours : au cours de 1 an.
Pendant 1 an, on n'a entendu parler que de Macron, et avec des termes louangeurs, présenté comme si c'était quelqu'un d'extraordinaire, etc., etc. Bon. Mme Le Pen, M. Fillon et M. Mélenchon ont bénéficié également d'une couverture médiatique considérable. Moindre que celle de M. Macron, mais Mme Le Pen – rappelez-vous –, dans les années 2015, 2016, c'était... Il avait même fallu d'ailleurs que LR et que le PS protestassent contre la couverture qui avait été donnée à Mme Le Pen, qui était invitée à l'émission « Des paroles et des actes » pour la 4e ou 5e fois, ce qui était du jamais-vu.
Donc en réalité, hélas, – et ça, j'y peux rien – c'est qu'il y a une corrélation entre la connaissance médiatique et la couverture médiatique. Pour ce qui me concerne, je rappelle que le mouvement politique que j'ai créé depuis 10 ans, nous avons été blacklistés. J'ai été blacklisté à 99,9% – disons –, pendant 9 ans, 11 mois et 15 jours. Quand mon nom a été annoncé par le Conseil constitutionnel, on a vu un déluge de commentateurs sur le thème : « Qu'est-ce que c'est que cet olibrius ? C'est un scandale, les 500 parrainages ne fonctionnent pas ». Ensuite, on a été pendant la période d'équité. Avant, c'était l'égalité.
Pendant la période d'équité – ce qui est une inéquité complète, d'ailleurs –, j'ai bénéficié de 0,9% du temps de parole. Nous, on avait le nez sur le guidon. Et donc on répercutait sur la page Facebook mes passages média. Mais il faut bien comprendre que pour le très grand public, ils ont vu quelqu'un annoncé dans la liste, ils ne savaient pas du tout qui c'était. J'étais la seule personnalité totalement inconnue. Toutes les autres étaient connues. Même Jean Lassalle, qui avait fait son tour de France, qui avait fait une grève de la faim, qui avait été vice-président du Modem auprès de Bayrou, etc. était quelqu'un de très connu nationalement. Même M. Cheminade était également connu.
C'était sa troisième campagne présidentielle. Moi, j'étais totalement inconnu. Et j'ai eu droit pendant la période d'équité à 0,9% du temps de parole. Ça s'est amélioré pendant la période d'égalité. Mais enfin je m'adresse ici à l'intelligence – comme d'habitude – de mes interlocuteurs. Comment peut-on imaginer qu'il ait pu y avoir des millions de Français qui, en me découvrant et en découvrant les analyses totalement nouvelles, choquantes pour beaucoup, d'un seul coup, en l'espace de 15 jours, se seraient dit : « C'est ce monsieur qu'il nous faut. Je vais voter pour lui » ? Non. Ces choses sont plus compliquées. Vous le savez, d'ailleurs. Parmi vous...
Je parle ici à des gens qui ont adhéré à l'UPR. Il leur a fallu souvent 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans, 5 ans parfois avant d'adhérer, tellement ce que je dis est novateur, tellement ça choque ce qu'ils croyaient savoir. Voilà la réalité de la situation. Donc il faut bien comprendre que je n'étais pas du tout dans les mêmes conditions par exemple que M. Poutou, que M. Lassalle ou que – a fortiori – les candidats qui étaient par ailleurs présentés comme étant des grands candidats. Le simple fait que l'on ait présenté comme étant des grands candidats 4 personnalités, et puis une 5e à la limite : M. Dupont-Aignan, dont je rappelle – M.
Dupont-Aignan – qu'il a eu droit à 4% à 5% du temps de parole, quand moi, j'avais 0,9%, et qu'il était déjà connu nationalement pour avoir fait une campagne présidentielle... Vous avez vu d'ailleurs au passage : il a connu un score qui est bien, il a eu un beau score. Mais ça n'est jamais que 4,7%. C'est en dessous des 5% qui lui auraient permis d'avoir un remboursement de tous ses frais de campagne. Et c'est au bout de la deuxième – ça fait 10 ans – élection présidentielle, parce que M. Dupont-Aignan a été beaucoup mieux traité médiatiquement que moi, depuis des années. Je rappelle qu'au cours de l'année 2016, il a été reçu par exemple 13 fois chez M. Bourdin, et moi 0. M.
Dupont-Aignan a eu à peu près 4% à 5% du temps de parole pendant la période d'équité, quand moi, j'en avais 0,9%. Mais c'était quand même beaucoup moins que les prétendus grands candidats. Alors tout ceci prête à réflexion, parce que certains pourraient se dire... Et, ma foi, c'est une critique – là, pour le coup – à laquelle je ne sais pas très bien comment répondre. Il y a des gens qui disent : « Bon bah c'est fichu. De toute façon, les médias sont verrouillés. Et si cette loi d'airain s'applique, eh bien c'est fichu. C'est-à-dire que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, eh bien dans 5 ans, ça sera pareil.
J'avoue que c'est une des critiques à laquelle je ne sais pas très bien quoi répondre. Je répondais jusqu'à ce scrutin – et je crois que c'est quand même vrai – que le poids des médias tend à s'affaiblir, puisque maintenant, il y a de plus en plus Internet qui s'est substitué. Mais force est de constater que le poids des médias est encore fort. Alors il y a des gens qui disent : « Oui, mais alors si c'est ça, il faut faire la révolution ». Je leur dis : « Allez-y donc ». Lorsque l'on voit que les Français sont même pas capables... Enfin du moins... Pas les Français. Disons une grande majorité de Français sont réticents à l'idée même d'adhérer à un mouvement politique comme le nôtre...
Combien j'ai vu de gens qui m'ont dit : « Oui, je vous soutiens. Mais adhérer... Vous comprenez, j'ai de la famille, j'ai des enfants, j'ai un métier » ? Les gens n'osent même pas adhérer à un parti politique alors que notre base de données est totalement confidentielle et archi-secrète et très bien protégée. Vous croyez vraiment que les gens seraient capables de descendre dans la rue pour aller se faire tuer ? Non. Ça n'est pas vrai, malheureusement. Je ne crois pas à cette hypothèse du grand soir. Voilà. Alors qu'est-ce qu'il nous reste, dans ces conditions ? Ce qui nous reste, c'est : soit on abandonne tout, voilà, on termine, on dit : « Voilà, c'est fini.
On est battus », soit on poursuit, on poursuit, et on fait quoi ? On fait ce que je fais. Il n'y a pas d'autre solution que de faire ce que je fais depuis 10 ans avec ténacité, avec opiniâtreté, parce que les résultats que j'ai obtenus ne sont pas aussi mauvais que certains le croient. Je suis désolé, mais passer de 0 à 332 000 suffrages en une seule fois pour un parti politique qui dit des choses totalement différentes de tout le reste, qui brise le tabou suprême qui est de dire qu'il faut sortir de l'UE et de l'euro...
Je rappelle quand même que j'étais – et je suis toujours – le candidat du Frexit, que les autres candidats n'ont justement pas eu le courage de présenter les analyses aux gens, d'expliquer pourquoi il fallait sortir de l'UE. Mme Le Pen et M. Mélenchon et M. Dupont-Aignan ont constamment noyé le poisson. M. Mélenchon n'a pas fait campagne contre l'Europe. C'est pas vrai. Il a ici ou là attaqué l'Europe. Mais sa campagne essentielle, c'était rendre la parole au peuple et c'était sur la VIe République. D'ailleurs, c'est quelque chose que je regrette un petit peu de ne pas avoir suffisamment attaqué : ce projet de VIe République. Dieu nous en préserve ! Parce que la VIe République de M.
Mélenchon part d'un constat qui est faux, qui est que nous serions dans une monarchie républicaine et que le président de la République aurait tout pouvoir. C'est le contraire qui est vrai. Le président de la République a été dépouillé de la quasi-totalité de ses pouvoirs au profit de la Commission européenne, de la BCE et de l'OTAN, ce que M. Mélenchon n'a jamais dit de cette façon. Il a toujours dit au contraire qu'il fallait appuyer, qu'il fallait donner de la voix.
D'ailleurs, on se demande comment il pourrait donner de la voix s'il mettait en œuvre la VIe République, qui aurait pour effet de revenir aux pires errances de la IVe République, c'est-à-dire avec un pouvoir complètement faible par rapport aux assemblées nationales. En fait, ça serait l'anarchie organisée. J'ai vu d'ailleurs que le soir des élections, lors des débats, sa porte-parole, qui était à la télévision, ne parlait absolument pas d'Europe. Elle parlait uniquement de ce projet fumeux de VIe République, sur lequel d'ailleurs les contours restaient extraordinairement vagues.
Quant à Mme Le Pen, rappelez-vous que l'un de ses tout derniers meetings, c'était haro contre les immigrés, haro contre les musulmans. C'était de ça qu'il s'agissait. Et récemment, là, elle est passée à la télévision – je crois – hier, où d'ailleurs elle s'est pas gênée. M. Philippot lui a certainement passé un certain nombre de mes analyses. Elle ne s'est pas gênée pour en pomper un certain nombre, mais toujours pour les défigurer, pour les noyer, les mélanger avec tout un corpus de doctrine d'extrême-droite, et également pour se prétendre : elle était européenne.
Donc moi, je suis le seul candidat à avoir présenté un programme totalement cohérent, le seul à avoir parlé des GOPÉ, le seul à avoir rapproché et tenté de rapprocher et parvenu à rapprocher les Français de toutes les origines et de toutes les conditions. C'est la raison pour laquelle je pense que je suis l'homme à abattre. C'est pas pour rien que j'ai été accueilli dans cette compétition... Rappelez-vous, pendant les 15 premiers jours, tous les journalistes qui me recevaient, tous les journalistes me posaient les mêmes questions, insinuaient que j'étais complotiste, conspirationniste, en gros que j'étais un petit peu dérangé du ciboulot.
C'est-à-dire que d'abord, dans un premier temps, comment est-ce que j'avais fait ? Est-ce que c'était bien normal que j'avais les 500 parrainages ? J'ai fait l'objet de campagnes de dénigrement systématique. On frappait les imaginations et les esprits. Et évidemment, petit à petit, comme les journalistes ont découvert que j'avais du répondant, progressivement, ils sont allés se renseigner.
Ils ont découvert que je n'étais pas du tout l'homme qu'ils avaient imaginé, que le programme que j'avais était extrêmement précis, extrêmement rassembleur, parfaitement républicain, qu'il projetait la France dans l'avenir du XXIe siècle et du IIIe millénaire, qu'il voulait sortir de l'UE et de l'euro pour ouvrir la France sur l'universel, qu'il voulait sortir de l'UE et de l'euro pour rendre aux Français leur démocratie, pour protéger leur agriculture, l'industrie, etc., etc. Et d'un seul coup, ils ont découvert qu'en fait, c'était pas du tout ce qu'ils avaient pensé. Mais entretemps, le mal avait été fait.
Le mal avait été fait, le bien aussi, parce qu'il faut bien quand même voir que nous avons eu énormément de témoignages de soutien, qui continuent d'ailleurs encore. On a commencé... Là, vous avez en bas de cet écran... On a commencé cet entretien... Je vais bientôt vous donner la parole aux questions. Mais je voulais faire cette longue introduction. On a commencé avec 26 588 adhérents – je crois –. Je vois qu'il y a déjà 6 adhérents nouveaux qui nous ont rejoints. En ce moment, nous avons... Je crois qu'hier...
Enfin en tout cas pendant les deux jours suivant les résultats de 20 heures, on a eu 312 adhésions, c'est-à-dire 156 adhésions par jour, alors même que nous avons eu ce résultat décevant. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que beaucoup de gens qui nous ont découverts il y a 10 jours, 15 jours, juste avant le scrutin, au moment de passer dans l'isoloir, n'ont pas voté pour moi. Mais ils se sont dit : « C'est quand même intéressant. Je vais continuer à aller regarder les conférences de ce monsieur ». Et c'est en ce moment ce qui se passe. Nous avons grâce à cette élection présidentielle... J'ai atteint une notoriété nationale.
Ce sont des centaines de milliers de Français qui ont découvert notre mouvement et qui sont en ce moment en train de réfléchir. Et peut-être – peut-être – dans quelques semaines ou quelques mois, peut-être vont-ils se dire en leur for intérieur : « Mince, qu'est-ce que j'ai été bête de pas saisir la chance qui m'était offerte et de ne pas voter pour ce monsieur, parce que c'est lui qui avait raison ». Je voudrais dire à ce propos deux choses, avant de terminer et de passer aux questions des internautes.
La première chose, c'est qu'il m'est revenu de nombreux endroits : d'amis, d'adhérents de l'UPR qu'un certain nombre de sympathisants de notre mouvement, même – paraît-il – quelquefois quelques adhérents, au moment de passer dans l'isoloir, n'ont pas voté pour moi. C'est : à ce moment-là, ils ont voté « utile », comme on leur disait de le faire dans les médias. Ils ont voté pour Mme Le Pen ou pour M. Mélenchon, en se disant : « Mais de toute façon, Asselineau, il va faire 1% des suffrages. Ça vaut pas le coup ». Ça, c'est vraiment la pire des choses. Et vraiment, j'insiste sur cette erreur phénoménale qui a été ainsi commise. Le résultat, il est beau. On le voit, le résultat.
Alors à force de votes utiles, on à quoi ? On a Macron - Le Pen. Bravo. D'ailleurs, ça aurait été Macron - Mélenchon, c'était pareil, puisque dans un cas comme dans l'autre, – je vais en parler dans un instant – le résultat final, on sait ce que ça va être. Bravo, bravo ! Ce que les gens qui n'ont pas voté pour moi alors qu'ils savaient que c'était moi qui avais raison, ils ont préféré non pas voter pour leurs convictions mais voter parce que c'est plus utile... Non, c'est pas utile de voter pour quelqu'un qui n'a pas les bonnes convictions, quelqu'un qui est un leurre du système, parce que, je le maintiens : Mme Le Pen et M. Mélenchon sont des leurres du système.
Ils sont constamment promus par l'oligarchie pour faire élire la personne qui leur est opposée. Parce que l'on sait très bien à haut niveau que Mme Le Pen comme M. Mélenchon n'ont pas la capacité à rassembler 50% des voix plus une. On va le constater, hélas, (non pas dimanche prochain mais dimanche 7), lorsque nous pourrons constater que M. Macron a été élu. Même si Mme Le Pen fait un score très supérieur à celui de son père, elle n'a pas la capacité. Vous croyez vraiment que Jacques Attali, que les gens qui ont réfléchi à tout ça ne savent pas ? Mme Le Pen n'a pas la capacité à rassembler 50% des voix plus une. M. Mélenchon non plus.
Et FN contre Front de gauche, c'est pour faire s'affronter les Français pour être certains qu'il n'y aura pas justement ce rassemblement. C'est la raison pour laquelle c'est une erreur grave d'avoir au dernier moment dans l'isoloir préféré voter pour un vote dit utile. Non, c'était pas un vote utile. C'était un vote nocif. C'était un vote qui permettait d'aller dans ce que veut le système. Le système – puisqu'on en parle – ne veut surtout pas que quelqu'un comme moi puisse émerger, parce que je suis justement celui qui pourrait rassembler. Imaginons par exemple un deuxième tour Macron - Asselineau.
Moi, je serais capable de rassembler des électeurs du FN, des électeurs des Républicains, des électeurs du PS – peut-être pas beaucoup –, des électeurs de chez Mélenchon, parce que je ne suscite pas, je ne suscite chez personne une viscérale antipathie, parce que j'ai justement un programme qui est un programme de rassemblement au-dessus du clivage droite-gauche et parce que je n'ai pas un passé qui me colle une tunique de Nessus, c'est-à-dire qui me colle une image dont je ne peux pas me défaire. Voilà la réalité de la situation. Alors que là, en votant utile pour Mme Le Pen ou utile pour M. Mélenchon, en réalité, on a conforté cette polarisation aux extrêmes. M.
Mélenchon n'attirera jamais à lui de façon massive des électeurs des Républicains et des électeurs du FN, de même que Mme Le Pen n'attirera jamais à elle de façon massive des électeurs du PS et des électeurs de Mélenchon et de l'extrême-gauche. Tout le piège, il est là. Je terminerai là-dessus, justement. J'ai déjà dit, et je le répète : moi, je ne donne pas de consigne de vote. Chacun fera ce qu'il veut pour le deuxième. Ceux qui le souhaitent iront voter. Ceux qui ne le souhaitent pas n'iront pas. Ils s'abstiendront. Parmi ceux qui iront voter, certains peuvent glisser un bulletin blanc. Malheureusement, le vote blanc n'a pas de valeur révocatoire, pas encore.
Certains pourront voter nul, par exemple, c'est-à-dire en mettant n'importe quoi ou en glissant un bulletin à mon nom. Et puis d'autres... Il y en a certainement parmi vous qui vont voter pour l'un ou l'autre des deux candidats. Réfléchissez en votre âme et conscience. Moi, je ne suis pas là pour dicter la conduite aux gens qui me font confiance. Je regrette simplement qu'un certain nombre de gens qui m'aient fait confiance, au moment fatidique de passer dans l'isoloir, se soient dit : « Non, finalement, je vais voter pour quelqu'un qui a plus de chances », parce que c'était justement le piège dans lequel il ne fallait pas tomber. Alors maintenant, qu'est-ce qui va se passer ?
Je sais bien, il y a certains qui s'illusionnent, qui croient que Mme Le Pen va l'emporter. D'ailleurs, si elle l'emportait, je ne sais pas où irait la France. Compte tenu des positions qu'elle a prises, elle aurait les pires difficultés à paraître comme l'arbitre au-dessus des partis. Je rappelle qu'elle est l'héritière d'un parti politique qui est classé unanimement dans le monde entier comme étant à l'extrême-droite. Le FN suscite le rejet. Je pense qu'elle aurait les pires difficultés d'ailleurs à constituer une majorité. Et d'ailleurs, je pense qu'elle n'aurait pas de majorité à l'Assemblée nationale.
Mais bon, tous les sondages le montrent : et en gros, tout le monde sait bien que c'est Macron qui va être élu. Voilà. Ce que je souhaite, c'est qu'il y ait finalement une très forte abstention. Mais M. Macron, c'est l'horreur. M. Macron, c'est quelqu'un qui est incompétent. Son passage auprès de M. Hollande puis ensuite au ministère des Finances s'est soldé par une catastrophe. Il faut rappeler ici la loi Macron, le démantèlement du droit du travail, l'ubérisation de la société, la vente d'Alstom aux Américains. Il faut rappeler comment M. Macron a attribué la licence SFR à Patrick Drahi – c'est quasiment du trafic d'influence –, comment ensuite M. Drahi a favorisé la candidature de M.
Macron. Il faut rappeler comment M. Macron a vendu la gestion de l'aéroport de Toulouse à des escrocs chinois. Tout ça n'est pas raisonnable. C'est un type qui a 39 ans. Je le connais un petit peu pour l'avoir croisé une fois ou deux à l'Inspection des finances. M. Macron n'a pas le poids. Il n'a pas la carrure. Il est dans les mains de Jacques Attali. On l'a vu, d'ailleurs. C'était M. Attali qui jouait les maîtres de cérémonie à La Rotonde. En plus de ça, Macron n'a aucun sens politique. Il ne fait que gaffe sur gaffe, et gaffe sur gaffe. Quand on pense que c'est à ce monsieur qu'on va donner les clés de la dissuasion nucléaire et l'article 16, c'est-à-dire les pleins pouvoirs...
En fait, Macron va être totalement le pion de l'oligarchie. Et il va à partir du mois de septembre appliquer servilement les directives des GOPÉ. Les Français, à ce moment-là, hélas, vont découvrir à quel point j'avais raison. Entretemps, la politique française aura été détruite, puisque je vois que maintenant, tout le monde se rallie à Macron, du moins tout le monde dans cette espèce de système quasi mafieux qui a gangrené la scène politique française. Alors maintenant soutiennent monsieur... J'ai vu : M. Sarkozy, M. Juppé, M. Xavier Bertrand, M. Raffarin, Mme Kosciusko-Morizet soutiennent M. Macron comme M. Hollande et M. Valls. Le masque est tombé.
En fait, le clivage droite-gauche n'existait plus. C'est ce que j'avais dit. En fait, entre Sarkozy et Hollande, entre Valls et Raffarin, il n'y a rien. Ce sont les mêmes personnes qui appliquent servilement les directives des traités européens, de la Commission européenne, les contraintes de la BCE. Voilà la réalité de la situation. Et ça, ça va apparaître désormais de façon magistrale devant les Français. Les Français, qui auront pu constater que Mme Le Pen aura été battue. Et naturellement, on aura des gens du FN qui nous diront : « C'est pour la prochaine fois, la bonne ». J'ai hélas 59 ans. Je vois ça depuis 1974. M. Le Pen a été candidat en 1974 pour la première fois.
Il avait d'ailleurs soit dit en passant à l'époque rassemblé 0,75% des suffrages, c'est-à-dire sensiblement moins que ce que j'ai rassemblé, moi. Et puis ensuite, en 1980, il n'avait pas eu les 500 parrainages, parce qu'entretemps, Valéry Giscard d'Estaing avait fait passer de 100 à 500 le nombre de parrainages nécessaires. Mais ensuite, M. Le Pen ou sa fille ont été constamment candidats depuis 1988. Cette fois-ci, c'est la 7e candidature, qui va se solder comme les 6 précédentes. Et comme les 6 précédentes, pour la 7e fois, vous verrez, vous allez voir ce qui va se passer le soir du deuxième tour. Eh bien les partisans de Mme Le Pen diront : « C'est pas cette fois-ci.
Mais ça sera la fois prochaine ». Il nous l'avait fait, le coup, en 2012. Ils avaient fait le coup en 2007. Ils avaient fait le coup en 2002. Ils avaient fait le coup... Etc. En 1995. C'est désespérant. C'est désespérant tant que les Français n'auront pas compris que la clé de la libération nationale, c'est d'avoir un mouvement politique totalement nouveau qui rassemble les Français et qui permet aux Français de se rassembler sur ce programme de libération nationale justement en mettant de côté les extrêmes qui les entraînent vers deux impasses. C'est ce que j'ai essayé de faire en 2007. En 2017, pour la première fois, j'ai été candidat à l'élection présidentielle.
Le système, les gens qui pilotent toute cette opération savent bien que le principal risque que court le système, c'est le mouvement politique que j'ai créé. Tout le reste, c'est du gâteau. Et je terminerai ici, après ce long monologue, pour appeler les Français qui me font confiance à se mobiliser maintenant pour les élections législatives. Pour le deuxième tour, vous faites ce que vous voulez. Moi, je n'en parlerai plus, parce que je ne veux pas que l'on m'incrimine quoi que ce soit sur le dos. Moi, je n'y suis pour rien dans la tragédie grecque qui va se dérouler. Au contraire, j'ai fait tout ce que j'ai pu, j'ai mis tout mon cœur, toute mon âme, tout mon travail...
Dieu sait si j'ai travaillé, si je suis fatigué après avoir fait tout ce que j'ai fait depuis 10 ans, et en particulier depuis 1 mois et demi à parcourir la France. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour tirer la sonnette d'alarme. Maintenant, eh bien les dés ont roulé, et nous allons voir la suite des événements. Je suis persuadé que la suite des événements va être grave et que la France va s'enfoncer à partir de cet automne dans le désastre. Nous, notre rôle, c'est d'arrêter... Surtout, arrêtez de voter utile, entre guillemets, c'est-à-dire d'arrêter de voter pour des gens qui nous entraînent dans le mur.
Arrêtez de voter pour des gens qui, de toute façon, n'auront jamais les moyens d'arriver à leurs fins. Les 40 ans passés l'ont prouvé. Qu'on nous donne un peu notre chance à nous. Je demande donc à toutes celles et à tous ceux qui me font confiance de se mobiliser pour les élections législatives qui vont arriver, parce que les élections législatives, ça va être notre revanche. Et là, je pense que moins de Français vont se dire : « Je vais voter utile ». Voilà. Ils pourront constater l'étendue du désastre. Je ne sais d'ailleurs pas ce qui va arriver des Républicains. Je pense que les Républicains sont morts. Ils vont exploser, puisqu'il y a quand même une bonne partie...
Je pense qu'il y a à peu près 30% à 40% de l'électorat des Républicains qui vont préférer voter pour Mme Le Pen plutôt que de suivre les directives de M. Sarkozy, etc., qui en fait reviennent à dire qu'il n'y a aucune différence en fait entre le PS et LR. Mais ceci ne suffira pas. Donc je pense que le PS lui-même est moribond. Donc tout ceci sur cette scène de décombres, nous, nous avons notre rôle à jouer. Il faut tous se mobiliser pour les législatives. On va présenter des candidats dans quasiment toutes les circonscriptions. C'est un tour de force, un nouveau tour de force. Je vais reprendre mon bâton de pèlerin. Là, je vais souffler quelques jours. Je vais aller me reposer un petit peu.
Et puis je vais reprendre mon bâton de pèlerin après le deuxième tour. Et on va embrayer tout de suite. J'irai personnellement... Je pense que je serai candidat. J'ai pas encore choisi la circonscription exacte où j'irai. Mais en tout cas, j'irai personnellement soutenir le plus grand nombre possible d'entre vous. Il faut aller se battre sur le terrain. Et sur le terrain, il faut aller dire aux gens : « Attention, là, il n'y a pas ! Ne votez pas pour quelqu'un d'autre, parce que là, chaque voix va compter, parce que chaque voix qui sera portée sur un candidat de l'UPR nous apportera des financements pour les 5 ans qui viendront et pour faire changer de dimension notre mouvement politique ».
Voilà. On en est à 26 606 adhérents. On avait commencé à 26 588. C'est-à-dire que nous avons eu – si je compte bien – 18 adhérents au cours des 44 minutes de ce monologue. J'arrête ici. On va dire que je suis bavard. Et je réponds maintenant à vos questions. {Alors il est 21h22. Vous êtes plus de 11 000 personnes à nous regarder en cumulé entre Facebook et Youtube. N'hésitez pas, posez vos questions, bien évidemment, comme l'a fait Syrine, Syrine Fanjul, qui demande : « Ne pensez-vous pas que le fait d'annoncer faire un score qui surprend a pu se retourner contre vous ?
De même, le fait de répéter à l'envi que vous connaissez vos dossiers n'a-t-il pas provoqué davantage les réactions des journalistes à votre encontre, comme en témoigne l'interview avec M. Galzi ? »} Alors sur la première chose, non, je ne regrette rien. Imaginez-vous que j'ai quand même été constamment interrogé par des journalistes qui me disaient : « Quel score allez-vous faire ? ». Quelle réponse pouvais-je faire ? J'allais dire quoi ? J'allais dire : « On va faire un tout petit score » ? Quand on est à la tête d'un parti politique et quand on est candidat à une élection, la moindre des choses, c'est d'essayer de galvaniser les troupes.
Si j'avais dit : « Vous savez, ça va être minuscule », les gens m'auraient volé dans les plumes, ils auraient eu raison. Voilà. Si j'avais dit : « On va faire 5% ou 10% », maintenant, j'aurais les rieurs contre moi. Donc j'étais obligé de dire : « On va faire un bon score, un score qui va surprendre ». D'ailleurs, je me permets encore une fois d'insister que le score que nous avons, certes, il est décevant par rapport aux attentes que j'avais créées – c'est vrai –, il est décevant par rapport à la ferveur qu'il y avait dans les meetings – c'est exact –...
D'ailleurs, au passage, s'il y avait tant de ferveur dans les meetings et tant d'attente, c'est bien que la communication était bonne, c'est bien que je suscitais une ferveur et une attente. Il y a eu cette affaire de vote utile qui nous a profondément nui. C'est vrai. Sans doute que j'aurais peut-être dû dire : « Écoutez, nous verrons bien ». Mais si j'avais dit à chaque fois que quelqu'un me posait une question : « Alors nous verrons bien », ça n'aurait pas été très porteur et très dynamisant. Voilà. Je signale d'ailleurs au passage... Je ne veux pas les accabler, parce que chacun porte un petit peu sa croix.
Mais que Mme Arthaud, qui est quand même la candidate de LO, LO qui a été présent à 8 élections présidentielles... Au premier coup, on a fait quand même 50% de voix de plus que LO. C'est quand même pas si mal pour un parti tout neuf qui se présente pour la première fois par rapport à LO. Et je ne parle pas de M. Cheminade, qui a encore baissé pour cette 3e présentation à l'élection présidentielle, qui est passé à 60 000 suffrages, à 0,18%. Donc effectivement, peut-être aurais-je dû dire : « Écoutez, vous verrez bien ». Voilà. Mais je ne suis pas sûr que ça aurait été si apprécié que ça par les gens qui collaient, qui distribuaient des tracts.
Sur la deuxième question, si j'ai dit que je connaissais mes dossiers, c'était parce qu'on m'avait brocardé sur le sujet. C'est qu'à partir du moment où j'ai commencé à citer tel ou tel article de truc, on m'a brocardé en m'appelant – voilà – « le spécialiste ». Alors effectivement, ça prêtait le flanc ensuite à ce que des gens comme ce M. Galzi me fassent [*] un interrogatoire. Là, honnêtement, j'avoue que je n'ai pas parfaitement bien réagi. Mais moi, je suis... Je n'ai pas de... Peut-être quelqu'un de beaucoup plus roué se serait mieux tiré de cette affaire. D'ailleurs, les plus roués savaient qui était M. Galzi.
Il faut bien voir que les « grands candidats » – entre guillemets – ne vont pas se faire interroger par ce monsieur. Voilà. Moi, j'ai accepté toutes les demandes que l'on m'a faites, y compris sur certains sites internet, des trucs style MinuteBuzz, ou j'ai répondu sur des blogs pour des ados, pour des jeunes, etc. Je me suis prêté très largement au jeu de ce blogueur Thinkerview. Il faut savoir que les autres candidats : M. Mélenchon, qui est toujours grande gueule mais « Courage, fuyons », après avoir fait croire pendant des semaines et des semaines et des semaines à Thinkerview qu'il accepterait cet entretien, a dénoncé l'entretien. Pourquoi ? Parce qu'il avait peur.
Parce que c'était un entretien qui était justement... Qui titillait, qui mettait à nu une personnalité. Et d'ailleurs, M. Fillon, Mme Le Pen, M. Macron s'étaient bien gardés de le faire, comme d'ailleurs ils l'ont fait aussi avec M. Galzi. Donc peut-être, en fait, c'est un petit peu de l'inexpérience. Et c'est vrai qu'il y a un certain nombre de journalistes maintenant sur lesquels je sais à quoi m'en tenir et que j'éviterais une prochaine fois. Voilà. Mais c'est très facile, évidemment, de faire ce genre de trucs. Voilà. Vous savez, je crois que ça n'a pas beaucoup joué.
Moi, ce que je vois surtout, c'est que j'ai beaucoup beaucoup de retours, y compris de gens qui n'ont pas voté pour moi mais qui sont des amis ou des connaissances... J'en connais pas mal qui m'ont dit : « Écoutez, moi, j'ai pas voté pour vous. Mais vous avez acquis une notoriété considérable. Et puis vous avez apporté des choses au débat. Et vous connaissez vos dossiers », etc. Bah ça, c'est quand même quelque chose de – je crois – très très important pour la suite. {Question suivante de Alexandre Zogheib : « Quelles seront, d'après vous, les conséquences d'un mandat Macron sur la souveraineté de la France ? Et merci pour votre engagement.
Je comptais m'abstenir pour cette élection présidentielle, mais vous avez su me convaincre de voter, (au premier tour du moins) ».} Alors malheureusement, merci pour ce message de soutien. Malheureusement, je suis vraiment inquiet pour notre pays. M. Macron est une marionnette sans aucune épaisseur. Je l'ai dit tout à l'heure. Il est nul. Mais même, il est pas très intelligent. Enfin on l'a vu. C'est quelqu'un d'une fadeur, d'une absence de personnalité extraordinaires. C'est le pantin de l'oligarchie. On a vu comment, lorsque Donald Trump a envoyé des missiles sur la Syrie, violant le droit international, comment il a dit : « Je prends note », ce qui d'ailleurs est un discours de larbin.
C'est un supérieur hiérarchique qui dit à ses inférieurs hiérarchiques : « Prenez note de ce que je vous dis ». Voilà. Moi, M. Macron, s'il est élu – et il va être élu –, va poursuivre la politique de Hollande, en définitive, et celle de Sarkozy. Faut pas non plus s'en faire une montagne. Mais quand même, ils vont poursuivre la même politique de total alignement sur les États-Unis d'Amérique. Ils vont en matière intérieure poursuivre la démolition du droit du travail. Moi, je connais quelqu'un dans mon entourage un peu éloigné qui est avocat, qui a voté Macron. C'est dingue. Lorsque M. Macron va commencer à ubériser toutes les professions comme je l'ai deman...
Comme je l'ai pas demandé, mais comme je l'ai dit, comme je l'ai indiqué en citant les GOPÉ. Ces gens vont protester. On va avoir des gens, des avocats, des huissiers qui vont descendre dans la rue. Mais ça sera quand même bien fait pour ceux qui ont voté pour Macron. Il y a un problème, d'ailleurs, à ce propos, sur l'affaire des GOPÉ, ce rapport. Je l'ai montré, montré, montré, montré. Je pouvais pas faire plus. Même sur France 2, je l'ai déchiré. Ça a été remarqué. Mais le problème que j'ai constaté, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas savoir ! On leur dit, il dit « Ah oui ». Ça passe sur eux comme l'eau sur les plumes du canard. Voilà.
C'est exactement malheureusement la situation tragique de notre pays. J'ai déjà conseillé, si vous avez un petit peu de moments libres là, pendant le week-end du 1er mai ou pendant les grandes vacances, parce que ça nécessite quand même plusieurs jours, même 2 ou 3 semaines si on lit lentement... Je conseille de lire ou de relire les mémoires de guerre de De Gaulle. En tout cas, ce que vous pouvez lire en quelques heures... En deux heures de temps, vous pouvez lire le premier et le deuxième chapitre des mémoires de guerre de De Gaulle, qui racontent ce qu'il constate, l'esprit de la France en 1938, 1939, 1940. Le premier chapitre s'appelle « La pente ».
Le deuxième chapitre s'appelle « La chute ». Et il explique comment tout au long de ces années, il va tirer les sonnettes, il va voir des ministres, le président du Conseil qui le reçoit. Et il dit : « Mais regardez ce qui se passe ! Regardez ce que fait Adolf Hitler. Il faut absolument procéder à un réarmement. Il faut absolument qu'on ait une armée de métier avec des blindés. Regardez ce qui se passe ». Et ça, c'est tout au long des années 1937, 1938, 1939. Et il a affaire face à lui à des gens qui disent : « Oh oui, oui, oui, oui, oui. Vous savez, j'ai d'autres choses à faire », voilà, et qui en fait ne veulent pas regarder la réalité en face. Voilà.
Le problème, il est là, le problème de fond. Et le pire est que c'est souvent... Pas toujours. Je vais pas faire de généralité. Mais c'est quelque chose qui n'a aucun rapport avec le niveau des études. Il y a beaucoup de CSP++, comme on dit, des gens qui sont très diplômés, qui ont fait de l'enseignement supérieur, qui sont des cadres supérieurs, des professions libérales... Ne veulent pas savoir. Voilà. Certains ne comprennent pas, finalement, pourquoi j'en voudrais à l'Europe, comme si c'était une espèce de – je sais pas – lubie un petit peu déraisonnée. Voilà. Quand on leur met : « Lisez ça », ils disent : « Ah oui, très bien ! ». Et puis non, ils le lisent pas, ils le mettent au panier.
Qu'est-ce qu'on peut faire face à ça ? Le problème qu'il y a... Je connais hélas notre histoire nationale. C'est que ça a toujours été ce genre d'attitude en France, parce que les Français sont un peuple très attachant sous certains côtés, très irritant sous d'autres. Ce sont les champions de la critique tous azimuts. Mais c'est aussi un peuple qui est considéré assez largement, notamment par nos voisins allemands, comme un peuple primesautier et superficiel, voilà, c'est-à-dire qui se contente des généralités, qui n'aime pas aller dans le fond des dossiers. Et c'est comme ça qu'on a assisté toujours à l'apparition des plus grands désastres nationaux.
Pour répondre à cette question, donc, j'avoue que je crois que malheureusement, on va assister au démantèlement du droit du travail, on va assister à la mise en pièces des professions réglementées : les artisans-taxis, les commissaires aux comptes, les experts-comptables, les huissiers, les avocats, les médecins, les pharmaciens. Ça a déjà commencé. Ça va s'aggraver. On va assister à la poursuite de la privatisation de certains services publics. On va assister à la cession de pans entiers de notre patrimoine national à des fonds d'investissement étrangers, avec une particulière dilection pour les États-Unis probablement.
On va assister à une diminution du SMIC, ou du moins une non-réévaluation du SMIC. On va assister – je le crains – à la poursuite du démembrement de l'unité nationale. M. Macron, dans son programme – ça n'a pas été suffisamment remarqué –, avait dit qu'il allait diminuer de 25% le nombre des départements. Je crains donc qu'il ne favorise l'apparition de régions, c'est-à-dire clés en main pour le démembrement de la République, dans le cadre des eurorégions. Voilà. Maintenant... Et on va assister aussi a contrario à la montée de la violence, la montée de manifestations.
Et je pense que si on va dans cette direction, je pense qu'avant la fin de l'année, la France sera dans une situation catastrophique, parce que ce qu'il faut bien voir, c'est que M. Macron, il a obtenu 23% (NDLR : il a eu 24%) des suffrages au premier tour. C'est beaucoup, c'est vrai. Mais c'est pas énorme. Il a obtenu ça de façon totalement artificielle. C'est comme quelqu'un qui – par exemple – fait de la gonflette dans une salle de sport et prend des anabolisants ou je sais pas quoi. Donc il devient comme une nageuse est-allemande de la grande époque, comme ça avec des biceps. Et en fait, dès qu'on arrête, le truc se redégonfle. C'est-à-dire qu'il n'y a rien derrière Macron.
C'est une poupée de chiffe molle. Donc il n'a pas l'habitude, l'expérience, la rouerie de quelqu'un comme Sarkozy ou comme Hollande. Donc il va être – je pense – comme ça, à pas savoir ce qu'il va faire, ce qu'il va dire. Je pense que les Français l'ont senti. 23% (NDLR : il a eu 24%) des suffrages, compte tenu de la promotion phénoménale dont il a bénéficié donc pendant un an, n'est pas beaucoup. D'ailleurs, si on y intègre l'abstention, ça fait que jamais 18% des Français qui ont voté pour lui.
Et là-dedans, ça veut dire que plus de 80% des Français n'en veulent pas, et que parmi ceux qui ont voté pour lui, ce sont des gens qui l'ont fait de façon un petit peu évaporée, comme ça, parce qu'ils ont regardé. « Ah oui, tiens, il est nouveau. Il est beau gosse », et ci, et ça. Donc ils ont voté pour lui. Mais qu'est-ce que ça va faire ensuite ? Et là, s'il est élu, il va être élu par une coalition de gens qui se haïssent. Enfin c'est peu dire qu'on se hait entre Hollande, Valls, Sarkozy, Fillon, Alain Madelin, Robert... (Coupure) Dingue ! Dominique de Villepin, enfin tout ce petit monde qui grenouille avec...
Jean-Yves Le Drian, Ségolène Royal, tout ce petit monde qui grenouille derrière cet individu qui a 39 ans. Moi, je pense que vraiment, on risque d'avoir des manifestations, de la violence, et que la France risque vraiment de foncer dans le désastre. Voilà la seule... Je suis désolé de dire ça. J'aimerais pouvoir dire des choses plus agréables. Mais franchement, – comme on dit maintenant – je ne sens pas la suite des événements. {Question suivante de Badr Quarante-Neuf : « Bonsoir. Comptez-vous écrire un livre pour mieux diffuser les analyses de l'UPR ? »} Alors ça, c'est une question... C'est un peu un serpent de mer. Dans l'immédiat immédiat, là, je vais prendre quelques jours de congé.
Ensuite, donc, je pense qu'on ne fera peut-être pas d'ailleurs de direct mercredi prochain, mais peut-être le lundi suivant le deuxième tour. Et puis je préfère rester assez silencieux, finalement, là-dedans. J'ai pas envie que – si peu que ce soit – on me reproche tel ou tel truc. Je vais rester silencieux, comme un spectateur qui assiste à une pièce d'Eschyle, voilà, ou de Sophocle, et qui assiste à la tragédie grecque. Donc ensuite, je vais me mobiliser pour les élections législatives. Et là, vraiment, on a vraiment du travail à faire. Et je pense, j'espère qu'il y aura moins de votes utiles et plus de mobilisation de nos adhérents et sympathisants.
Puis entretemps, pendant les jours qui se passent en ce moment, si on a tellement d'adhérents... Regardez, je vois qu'on est à 26 626. On a commencé à 26 588. Ça veut dire qu'on est déjà à 38 adhérents supplémentaires qui nous ont rejoints, rien qu'au cours de l'heure qui vient de s'écouler. S'il y a tellement de gens qui nous rejoignent, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui continuent – je l'ai dit tout à l'heure – à découvrir mes analyses. Et malheureusement, tout ce que j'ai pu dire depuis 10 ans se révèle à livre ouvert devant la situation. Et puis après les élections législatives, je vais peut-être consacrer en effet une partie des vacances d'été pour rédiger un livre.
Je pense que ça serait une bonne chose. J'ai beaucoup de choses à dire. Ça me permettra d'ailleurs peut-être d'y insérer des éléments de réflexion sur la campagne que j'ai vécue. Je pense que ça serait effectivement une très très bonne chose. J'aimerais aussi en profiter – si j'ai le temps – pour aller faire un voyage très lointain pour aller voir nos compatriotes qui sont dans les pays lointains à l'étranger : à Singapour, en Australie – où il y a beaucoup d'adhérents qui sont extrêmement actifs – et puis aussi en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie. Et j'en profite pour dire qu'on a fait des scores... Par exemple, en Nouvelle-Calédonie, on a fait quand même un très très bon score.
Et en ce moment... En Calédonie, on a eu énormément de nouveaux adhérents. Donc je vais essayer – si c'est possible – cet été d'y passer et de faire un tour. Voilà. Mais je retiens bien cette idée. Je l'ai tellement promis, il va bien falloir que je le fasse : de faire un ouvrage. Voilà. {Question de Christophe Bertrand : « Bonsoir, monsieur le président. Pourquoi l'UPR dit que le Parlement européen est non élu ? »} Non, j'ai jamais dit... Non, je ne crois pas que l'UPR ait jamais dit que le Parlement européen était non élu. Il est élu, justement. Donc... C'est même la seule instance parmi les institutions européennes qui (soit élue). Ce que j'ai dit...
En tout cas, moi, pour ce qui me concerne... Je sais pas. Peut-être certains porte-parole ou certains adhérents ont pu parfois faire un petit peu de... Se sont peut-être trompés ou ont fait de l'amalgame. Ce que j'ai dit, moi, c'est que le vrai exécutif et le vrai législatif de l'UE, c'est la Commission européenne. C'est d'ailleurs un monstre hybride qui ferait se dresser les cheveux sur la tête de feu Montesquieu. C'est que normalement, il devrait y avoir une stricte séparation des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Or, au sein de l'UE, le judiciaire, il est du côté de la Cour de justice de Luxembourg.
Mais c'est à la Commission européenne que se situent à la fois l'exécutif et le législatif. C'est-à-dire que c'est la Commission européenne qui pond les directives et règlements qui ont en fait une valeur législative. Le Parlement européen, là-dedans, n'a pas le pouvoir législatif comme on pourrait l'imaginer. Il n'a qu'un pouvoir d'approbation et éventuellement de codécision avec la Commission européenne. Mais en définitive, c'est toujours la Commission européenne qui a le fin mot et qui applique les traités européens. Et la Commission européenne, elle est bien composée de personnalités qui ne sont absolument pas élues.
{Question suivante, de Antoine Figeac : « Est-ce que l'UPR recommande certains médicaments pour supporter les discours de Macron ? »} (Rire) Peut-être, peut-être un peu de... Je sais pas, un petit peu d'aspirine. Moi, personnellement, j'ai pris parti qui est que je n'écoute plus la télévision. Je pense que c'est de salubrité publique. De temps en temps, grâce à Internet, on peut faire un replay – comme on dit maintenant – pour réécouter ce qui a pu être dit. Mais je crois que franchement, ça n'en vaut pas la peine. En ce moment, pour essayer de me requinquer, parce que j'ai quand même vraiment beaucoup payé de ma personne, j'avoue que je suis en train de faire une petite cure de spiruline.
Il y a un adhérent qui, très gentiment, m'a fait passer de la spiruline, c'est-à-dire une algue, etc. Alors je sais pas si ça a une relation de cause à effet, mais j'avoue que je pense que ça me fait du bien. Voilà. Et puis je prends du magnésium et puis un petit peu de vitamines. Puis là, je vais partir un peu au soleil pour récupérer des rayons X et de la vitamine D. Voilà. Moi, c'est mon... Vous savez, moi, personnellement, je prends très très très peu de médicaments. Mais enfin je signale cette affaire de spiruline. Je ne fais pas de publicité. Je ne suis payé par personne. Mais le truc, c'était pas mal. {Question d'un utilisateur de Facebook : « Bonsoir.
Le plafond de verre du FN a été dépassé (établi à 14% des inscrits). Comment l'expliquez-vous ? »} Je pense qu'il n'est pas de 14% des inscrits. Il doit être supérieur. Il doit être supérieur, parce qu'on est à 7 millions, Mme Le Pen... J'ai pas fait le compte exactement. Parce que ce qu'on appelle le plafond de verre du FN, c'est aux alentours de 15% à 16%. Elle avait dépassé les 15% aux dernières élections régionales. Là, j'avoue que je ne... Là, c'est une petite colle que l'on me pose.
Il faudrait savoir combien Mme Le Pen, exactement, a fait comme nombre de voix, et le rapporter au nombre du corps électoral, parce que dans le corps électoral pour cette élection, il y avait eu quand même 1 million d'inscrits supplémentaires. Donc il faudrait diviser le nombre de voix qu'elle a obtenues par rapport au nombre... Voilà. Mais si c'est 14% – parce que cet internaute a l'air de dire que c'est 14% –, malheureusement, ça voudrait dire... Enfin « malheureusement », ou heureusement, j'en sais rien. Mais en tout cas, malheureusement pour son affirmation, son affirmation serait fausse. C'est qu'elle serait toujours en deçà de ce plafond de verre qui est aux alentours de 15% à 16%.
Sauf erreur de ma part, jamais au cours des élections depuis 1972, c'est-à-dire depuis 55 ans qu'a été créé le FN, jamais le FN n'a atteint 16% des électeurs inscrits, 16%. Aux régionales, il me semble qu'elle avait été à 15,2%. Il faut voir, je ne sais pas. {Question de Florian Trillon : « Bonsoir M. Asselineau. Que pensez-vous du CETA ? Pensez-vous que l'on pourra encore éviter ce traité de libre-échange dans l'UE ? »} Alors là, vous me posez un petit peu une colle, parce que je ne suis pas au courant du dernier état de la question.
D'ailleurs, j'ai été beaucoup accaparé par l'élection présidentielle, et j'ai un petit peu laissé de côté l'évolution de l'actualité sur quelques sujets, dont celui-ci. Moi, j'avais cru comprendre quand même que le président Trump, aux États-Unis, avait mis le holà à l'affaire du TTIP, ou du TAFTA. Et peut-être par contrecoup, bien que les États-Unis ne fussent pas partie prenante, peut-être que ça avait un impact sur le CETA. J'en étais resté également à un chapitre où il y avait eu une opposition au CETA du côté – sauf erreur de ma part – de la Wallonie belge, puisque maintenant...
Il y a eu une réforme constitutionnelle en Belgique – je crois – il y a quelques années, de 3, 4 ans, qui fait sauf erreur de ma part qu'un traité doit être ratifié par le Parlement wallon et le Parlement flamand. Et si j'ai bien compris, la Wallonie avait fait opposition. Puis après, ça avait été surmonté. Puis après, il y avait eu de nouveaux problèmes. Donc j'avoue que je suis un petit peu dubitatif. Ce que je crois en tout cas, c'est que la situation est quand même très mauvaise en Europe. J'ai oublié de le dire tout à l'heure lors de ma longue introduction, mais c'est quand même important : il faut voir que d'une certaine façon, nous sommes en train de gagner la bataille des idées.
Parmi les succès de cette campagne pour ce qui nous concerne, je rappelle que lors du débat qu'il y avait eu sur CNews et BFM avec les 11 candidats, à chaque fois que je prenais la parole, les 10 autres candidats ne répliquaient pas. Et j'avais quand même largement influé sur la question européenne sur l'ensemble des débats. Moi, je vois que dans les résultats, si on additionne tous les candidats qui sont eurosceptiques, eurocritiques, etc., ou comme moi anti-UE, bah ça fait du monde. Si on additionne avec mon score modeste Mme Le Pen, M. Dupont-Aignan, M. Mélenchon, même d'une certaine façon M. Cheminade, Mme Arthaud, M. Poutou, ça fait quand même du monde, donc pratiquement 50-50.
[Ça veut donc dire que la question européenne a du plomb dans l'aile]. Je crois savoir donc, enfin j'imagine assez volontiers qu'on va attendre pour cette affaire de CETA que les élections françaises soient passées. On a vu d'ailleurs comment les cénacles européens et les banques et les bourses : Wall Street ou la Bourse de Paris, les bourses européennes ont salué le premier tour en se disant : « Bon, ça y est, les Français sont tombés dans le piège. On leur a fourgué Macron. Donc c'est bon, on va continuer ». Mais c'est une victoire à la Pyrrhus, comme on dit, c'est-à-dire une victoire qui est très amère, qui promet de sanglantes défaites qui sont à l'horizon, que l'on voit bien poindre.
Mais il va y avoir ensuite les élections en Allemagne, qui vont avoir lieu dans quelques mois, et où Mme Merkel, son siège est sur un siège éjectable. Elle est sur un siège éjectable. Et puis ensuite les élections italiennes qui auront lieu en 2018. Donc à mon avis, j'ai l'impression que cette affaire de CETA, qui est quand même une espèce de chiffon rouge comme d'ailleurs l'était le TAFTA, va à mon avis être un petit peu mis en veilleuse jusqu'au début de l'année prochaine, jusqu'en 2018. Ça n'est que mon avis. Encore une fois, j'ai pas lu de choses très récentes sur la question. {Question de informatimago : « M.
Asselineau, peut-être faudrait-il aller dans le privé, faire fortune, devenir milliardaire, acheter une TV, une radio, des journaux, et alors se présenter à la présidentielle. »} Peut-être. Mais je pense que... Oui, peut-être. Mais je pense que si j'avais fait ça, je ne serais pas la personne que je suis. Voilà. C'est-à-dire qu'il faudrait vraiment ourdir toute une stratégie sur des décennies. Moi, je ne suis pas quelqu'un de très tortueux, ni torturé. Moi, j'ai fait de la politique un peu sur le tard. Lorsque j'ai créé mon parti politique, c'était l'année de mes 50 ans. Et je l'ai fait... Voilà, c'est un peu...
Tous les gens ont considéré que c'était de la folie, que j'arriverais jamais à rien. Voilà. Moi, je l'ai fait par honnêteté, parce que je pense qu'il faut qu'on se serre les coudes, qu'on se mobilise. Il se trouve que ça marche. Certes, c'est vrai – je l'ai dit tout à l'heure – que le résultat... Beaucoup de gens, à commencer par moi, nous aurions préféré que le résultat fût plus convaincant dès le début. Mais encore une fois, c'est une longue marche que d'arriver au pouvoir. Le simple fait que nous ayons pu participer à l'élection présidentielle, en soi, est quelque chose... Il y a quand même énormément de gens qui ne s'y sont pas présentés.
Et je rappelle aussi que nous avons fait ça avec vraiment très très peu de moyens. J'en profite pour saluer ici le travail remarquable fait par l'équipe de campagne. Nous avons au total... On va avoir dépensé un budget de l'ordre de... On a dépassé les 800 000 € – il faut le reconnaître –, parce qu'on a fait des meetings qui étaient très très réussis, mais ça coûte cher, les salles coûtent parfois très cher. Les 10 ans de l'UPR ont coûté quand même une fortune. Beaucoup beaucoup beaucoup moins cher cependant que ce que dépensent les grands partis politiques aux mêmes endroits, mais ça nous a coûté très cher dans notre budget.
Donc on doit être plus près du million d'euros dépensés pour la campagne. Je rappelle que les autres dépensent beaucoup plus. M. Mélenchon a fait un prêt de 8 millions d'euros. M. Macron a budgété – je crois – 17 millions d'euros. Les autres candidats ont une vingtaine de millions d'euros. Donc nous, c'est le Petit Poucet. Bon, il y a plus petit que nous. Je crois que LO et Cheminade ont dépensé nettement moins. Mais nous, ça reste modeste. On va d'ailleurs être remboursés, je pense, si tout va bien, si les comptes sont validés par la CNCCFP. On devrait être remboursés d'environ 800 000 €. Resteront 200 000 €.
Mais je rappelle que j'ai lancé une collecte le 12 décembre dernier, et que l'on a bientôt collecté 1 500 000 €, ce qui est quand même très considérable, ce qui va nous permettre... D'abord ce qui nous a permis de financer toutes ces salles en attendant d'être remboursés jusqu'à 800 000 €. Le reste... Comme je n'ai pas atteint 5%, le reste est pour nous, donc payé par la générosité des gens qui me font confiance. Et puis il faut qu'on continue à collecter de l'argent, parce que maintenant, on va aux élections législatives. Or, faire 577 bulletins de vote différents et 577 affiches, ça coûte beaucoup beaucoup d'argent. J'en profite pour relancer ici un appel à cotisations.
On avait budgété 1 800 000 €. On va sans doute être obligés de passer à peut-être 2 000 000, 2 200 000 €, d'augmenter l'objectif pour être sûrs de pouvoir financer nos affiches. Je compte là aussi sur la générosité de toutes les personnes qui me font confiance. Voilà. Alors excusez-moi. J'en ai profité pour parler un petit peu finances, puisque la question était un peu dans cette direction. Je ne suis pas quelqu'un de tortueux. Moi, voilà, je suis quelqu'un de – je crois – assez droit et assez sain. Faire un système comme vous le dites, je pense qu'il y avait beaucoup de galéjade et de plaisanterie dans ce que vous disiez : une ironie un petit peu cruelle, d'ailleurs.
Ça montre en fait que beaucoup de Français ont compris que maintenant, la démocratie a été phagocytée par des forces d'argent. Moi, ça, je ne veux pas. Je veux – et vraiment, c'est un essentiel de mon combat politique – que les Français récupèrent une démocratie digne de ce nom. {Question de Lagha Chess : « Citez-nous quelques noms d'économistes qui valident votre thèse concernant l'explosion de l'euro. Merci d'avance de votre réponse. »} Alors ça, je renvoie d'abord à un certain nombre de prix Nobel.
La personne qui me pose cette question va aussitôt me rétorquer cet article du Monde qui est sorti d'ailleurs d'un chapeau 2 jours avant le premier tour, où il y avait un certain nombre de prix Nobel d'économie qui disaient : « Il faut sauver l'euro. Il faut sauver l'UE ». C'était quand même assez fort de café. Je pense qu'ils avaient dû avoir un pistolet sur la tempe, ou on avait dû leur faire comprendre qu'il était de toute première priorité de faire savoir qu'ils prenaient leurs distances avec la volonté de sortir de l'euro.
Mais enfin je sais que parmi leurs écrits, des gens comme Joseph Stiglitz : prix Nobel d'économie, Paul Krugman : prix Nobel d'économie, James Mirrlees : prix Nobel d'économie... Il y a un prix Nobel d'économie chypriote également, dont le nom m'échappe, Maurice Allais, qui maintenant est décédé : prix Nobel d'économie, et puis une liste... Il suffit à la personne qui me pose des questions de taper – je crois – sur Google, et elle trouvera : « Il y a 160... », « 180... », « ...économistes à travers le monde qui ont pris parti contre l'euro », et qu'elle se renseigne. Là, sur le coup, je ne... Ah oui, comment il s'appelle ? Bon enfin bref...
J'en ai parlé aussi dans certaines de mes conférences. Il y a aussi en France des gens comme Jacques Sapir, comme Philippe Murer, des gens comme ça qui le font. Et puis n'oublions pas notre économiste chez nous, nos économistes : Charles-Henri Gallois et puis davantage encore Vincent Brousseau, qui est quand même l'un des experts mondiaux de l'euro, à qui nous devons tous d'ailleurs d'avoir eu l'œil attiré sur l'évolution de Target 2, sur l'évolution de ce solde divergent au sein de la balance des paiements courants à l'intérieur de l'eurozone. Allez vous renseigner.
Alors pour notamment les germanophones, il faut aller sur Target 2, Wikipédia allemand, puisque seul l'article en allemand, ce qui est d'ailleurs en soi déjà tout un symbole, est très révélateur. C'est un excellent indice, parce que les autres Wikipédia, comme par hasard, n'en parlent pas, en particulier le Wikipédia français, qui est extrêmement surveillé. Mais vous verrez que l'article sur Target 2 dans le Wikipédia allemand reproduit l'évolution divergente du solde de la balance des paiements à l'intérieur de l'eurozone. Et puis allez regarder aussi sur notre site internet les articles de Vincent Brousseau, depuis plusieurs années, maintenant.
Allez regarder ses vidéos, ses conférences, les miennes. Et puis vous y trouverez – si vous voulez vraiment faire des recherches – toute une série de citations, notamment dans les articles de Vincent, sur des articles notamment de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, donc le Journal général de Francfort, qu'on appelle « die FAZ » : la FAZ, comme l'appellent les Allemands.
C'est un peu le journal officieux de l'oligarchie allemande, plus exactement – j'aime pas le mot « oligarchie » en effet – des cercles dirigeants, des cercles économiques allemands, parce que ce qu'il faut savoir, ce que l'on ne nous dit jamais en France, où on croit que tout se résume à la position du Medef, c'est qu'en Allemagne, le patronat allemand est extrêmement inquiet sur l'évolution de l'euro. Et beaucoup, mezza voce, au sein du patronat allemand, voudraient que l'Allemagne se débarrasse de l'euro. Voilà la réalité de la situation. {Question suivante, de Ivan Arkhanguelsky : « Sortir de l'OTAN, d'accord.
Mais en attendant, l'Arabie saoudite élue à la commission des droits des femmes de l'ONU ? Pouvez-vous nous éclairer concernant ce sujet ? »} Je vois pas très bien le rapport entre la sortie de l'OTAN et l'élection de l'Arabie saoudite à la Commission – je crois – des droits de l'homme de l'ONU. C'est une élection – si j'ai bien compris – qui est à la Commission des droits de l'homme et qui a été faite pour 2 ans. Effectivement, ça a fait pour le moins tiquer un certain nombre d'observateurs internationaux. C'est quand même un comble que...
C'est quand même l'un des pays au monde qui respecte le moins les droits de l'homme tels qu'ils ont été codifiés par la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui n'est pas la même... À ce propos, j'en profite de faire un petit peu de précisions. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, ça, ça a été fait en France en 1789. Ça s'appelle « Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ».
Et ça n'est pas la même chose que la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui a été rédigée et signée et approuvée par l'ONU en France en 1948 au palais de Chaillot à Paris, mais donc 160 ans après : cette Déclaration universelle des droits de l'homme qui reprend les thématiques de la Déclaration des droits de l'homme de 1789, mais sous une forme plus générale. Alors effectivement, l'Arabie saoudite ne respecte pas... C'est quand même un pays où... C'est sans doute l'un des pays du monde où le statut de la femme est le plus précaire et le plus inégal par rapport à l'homme. Alors il y a eu des timides percées – paraît-il – au cours des années écoulées.
Mais moi, je me rappelle, quand j'étais allé en Arabie saoudite il y a déjà une vingtaine d'années : une femme n'avait pas le droit de sortir dans la rue si elle n'était pas accompagnée soit de son mari, soit de l'un de ses frères. Idem pour conduire. Elle est mineure civile toute sa vie. C'est-à-dire qu'elle n'avait pas le droit d'ouvrir un compte bancaire, pas le droit d'avoir un passeport pour sortir du pays. Et puis c'est un pays... Il n'y a pas que les femmes, il y a également...
Toutes les minorités religieuses ont interdiction de pratiquer le culte, ce qui viole purement et simplement la Charte des Nations unies, parce que dans les pays membres des Nations unies, tout pays membre des Nations unies s'engage à autoriser la liberté de culte sur son territoire. À part l'islam sunnite, aucun autre culte n'a le droit de se développer. Il n'y a pas d'églises en Arabie saoudite, par exemple, ni de synagogues. Donc la situation... Alors en plus, on sait que lorsqu'il y a un voleur, on lui coupe la main, lorsqu'il y a un adultère qui est certifié, qui a été attesté, on lapide la femme adultère, etc. Enfin voilà.
Donc c'est vrai que c'est très choquant, en fait, que l'Arabie saoudite ait été élue. Mais faute à qui ? Faute aux grandes puissances qui n'ont pas mis leur droit de veto. Dès qu'il s'agit de l'Arabie saoudite, c'est un État qui fait l'objet d'une espèce de suspension de tout jugement, parce qu'on n'ose pas s'attaquer à un État qui est détenteur de 20% ou 22% des réserves prouvées de pétrole et qui, surtout, est tenu par 40 000 à 50 000 soldats américains. Mais vous avez raison. C'est tout à fait choquant. En revanche, le rapport avec l'OTAN, je ne suis pas sûr de tout à fait le voir, même s'il est vrai que l'Arabie saoudite et le Qatar sont en fait...
Sont pas dans l'OTAN, mais sont très proches en effet des intérêts américains et donc des intérêts de l'OTAN. {Question suivante de Sven Durand FV : « Bonsoir M. Asselineau. Avez-vous vu les résultats dans le village de Serres dans l'Aude ? Vous êtes bien premier dans ce village (avec 20,69% des voix) ! »} Non, vous me l'apprenez. C'est très satisfaisant. Je sais qu'il y a un village qui s'appelle Oudan, dans la Nièvre, où il y a – je crois – 145 habitants, où j'ai réalisé 22,22% des suffrages. Et puis il y en a un autre dans l'Allier – m'a-t-on dit – où j'ai réalisé 22,50% des suffrages. Bon, écoutez, voilà.
Je sais quand même qu'il y a des disparités départementales et locales et que, par exemple... J'ai salué tout à l'heure le score qui a été fait en Nouvelle-Calédonie. En métropole, je crois que parmi les plus gros scores, il y a eu des scores élevés en région parisienne. Notamment, je crois que dans le département de Seine-Saint-Denis, qui est un département vraiment on ne peut plus populaire, et un département où il y a d'ailleurs beaucoup de Français d'origine immigrée... Vous savez que c'est d'ailleurs l'une des forces de notre mouvement. C'est de rassembler des Français de toutes les origines.
Eh bien là, je crois que c'est le meilleur score national au niveau d'un département, puisque je crois que j'ai obtenu 1,76% des suffrages (NDLR : 1,61%). Je crois qu'en Seine-et-Marne... J'étais tout à l'heure au téléphone avec un de nos fidèles adhérents de Seine-et-Marne Fabien, qui m'a appelé. Il me disait – je crois – qu'il a eu quelque chose comme 1,60% ou 1,63% ou 1,66% en Seine-et-Marne, ce qui est significatif (NDLR : 1,20%). Il y a même eu – je crois – dans un article... Je sais plus où c'est : dans le Huffington Post ou autre. Il signalait qu'il y avait quand même un certain nombre de communes de Seine-et-Marne où j'avais rassemblé plus de suffrages que M. Hamon. Voilà.
Tout ça pour dire que effectivement, il n'y a pas une uniformité au niveau du territoire, qu'il y a des zones de France, des zones très reculées, les zones où les gens n'ont pas Internet, les zones très rurales où j'ai pu parfois faire des mauvais scores. J'ai certainement fait aussi des mauvais scores dans les quartiers à Neuilly, dans les quartiers les plus aisés de France, puisque en gros, – je le disais tout à l'heure – les CSP++ qui ne voient pas très bien où est le problème considèrent que finalement, la situation n'est pas aussi mauvaise, parce qu'ils n'ont pas encore été frappés personnellement dans leur vie quotidienne. Ce sont les plus européistes. Voilà.
Je pense également que dans le Grand Ouest, j'ai pas dû faire toujours des scores tout à fait remarquables. Mais il y a des zones, notamment dans certaines banlieues ou dans des zones en forte reconversion industrielle, où j'ai fait des scores qui sont meilleurs qu'ailleurs. {Question de Eee Mmm : « Bonsoir M. Asselineau. Est-ce que vous allez vous représenter en 2022, le temps que les personnes se rendent compte de leurs erreurs de n'avoir pas pu voter pour vous ? »} Écoutez, nous verrons. On va voir ce qui va se passer. Encore une fois, à chaque jour suffit sa peine. Pour l'instant, on va tous se mobiliser sur les élections législatives. Il est fondamental de faire... Comme toujours.
Mais là, on a un peu été aiguillonnés par le premier tour de la présidentielle. On va repartir sur le terrain. On va avoir cette fois-ci des centaines de candidats qui, chacun, avec leur personnalité, vont aller sur le terrain, vont aller parler aux habitants. Entretemps, les élections législatives vont se tenir fin mai, début juin. Donc il y a des gens qui, en ce moment, m'écoutent, vont commencer... De plus en plus adhèrent. Vous voyez, je vois : nous en sommes à 26 649 adhérents. Donc 49 + 12, ça fait 61 adhérents depuis le début de cet entretien. Il y a des gens qui vont parler autour d'eux de ça. Notre mouvement se développe. Donc c'est très important.
Il faut absolument se mobiliser sur ces élections législatives et bien insister auprès des gens sur le fait que là, il n'y a pas de vote utile qui compte. Aux élections législatives, au premier tour, il faut vraiment qu'ils votent en fonction de leurs intérêts. Et c'est trop important. Et en particulier, tous les adhérents et tous les sympathisants de l'UPR, chaque voix qu'ils mettront dans l'urne en faveur de l'UPR sera pour nous un moyen – pour l'UPR – de disposer de moyens financiers pour les 5 ans qui viendront. Donc c'est très très important à faire. Ensuite, – je l'ai dit – il y aura les vacances qui vont arriver.
Moi, j'essaierai peut-être d'aller en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie pour voir nos troupes. J'essaierai peut-être de rédiger un livre. Et puis à l'automne, nous tiendrons le congrès triennal de l'UPR, qui sera l'occasion peut-être – certainement même – d'abord de faire un bilan des 3 ans écoulés, et puis de renouveler les instances dirigeantes du mouvement, et puis de poser la réflexion en termes stratégiques. Alors après ça, il va y avoir... Alors j'ai pas forcément le calendrier électoral en tête, mais entre fin 2017 et 2022, il va y avoir d'autres élections qui auront lieu. Il y aura les élections européennes de 2019.
Il va y avoir peut-être les élections municipales qui se tiendront entretemps. J'ai pas réfléchi au calendrier électoral. On va essayer d'être présents à toutes les élections qui sont là, parce que c'est le devoir d'un parti politique d'être présent à toutes les élections, même si évidemment, notre angle d'attaque, notre analyse de la situation se prêtent davantage à participer aux grandes élections nationales que sont la présidentielle et les élections législatives plutôt qu'à des élections départementales, régionales, européennes. Mais il faut être présent partout, labourer le terrain, parce que c'est notre plus grande force.
{Question de Yann Mikolajczyk : « Y a-t-il un risque que le système de parrainage soit modifié ? »} Je ne peux pas lire dans le marc de café. Je n'en sais rien. Il y a des risques possibles à la fois d'ailleurs... Il faut pas exclure plein de choses. Il faut pas exclure en effet que l'on renforce encore le système des parrainages en augmentant le nombre de 500. Il faut pas exclure que, le nombre de communes diminuant, progressivement, le nombre de parrains potentiels diminue aussi rapidement. Il n'est pas sûr... Pour répondre à la question, d'ailleurs. J'avais pas totalement terminé. Il n'est pas sûr que nous ayons les moyens d'avoir...
Si par exemple il y avait 2 000 parrainages demandés en 2022, ça commencerait à devenir compliqué. Intuitivement, je ne le pense pas. Il y en a aussi qui évoquent la possibilité qu'il y ait des systèmes de parrainage qui soient évoqués pour d'autres élections : par exemple les régionales ou les municipales ou les législatives. Tout est possible. J'ai quand même un petit peu du mal à le penser, parce que je pense quand même... Mais finalement, nul n'en sait rien. Je pense quand même que les Français seront vigilants à ce qu'il n'en soit rien. Mais c'est un risque que l'on court.
C'est la raison pour laquelle d'ailleurs il était si important que je puisse être candidat à cette élection : parce que maintenant, j'ai quand même acquis une notoriété nationale. Nous avons quand même rassemblé 332 000 suffrages, c'est-à-dire plus que 2 autres candidats. Et donc en 2022, on aura quand même une légitimité... Et d'ailleurs, tous les maires me connaîtront. Au passage, malheureusement pour la France et heureusement pour notre mouvement politique, je pense que mes analyses auront été validées par les événements. J'espère que nous pourrons nous représenter. Mais tout est possible face à des forces qui, en définitive, ont décidé de voler aux Français leur démocratie.
{Question suivante de Zoubir Alger : « Bonsoir M. Asselineau. Ferez-vous des conférences dans les banlieues et dans les pays du Maghreb ? »} Alors oui, c'est effectivement mon souhait. J'aimerais pouvoir agrandir, élargir un petit peu le champ des conférences. J'ai déjà fait des conférences en Belgique. J'ai été invité à plusieurs reprises en Suisse. Pour l'instant, ça ne s'est pas fait. Mais j'essaierai d'aller en Suisse. Et effectivement, j'aimerais bien aller faire des conférences en Algérie, en Tunisie, effectivement dans quelques-uns des pays... Mais alors là, pour m'adresser à des étudiants francophones. D'ailleurs, on est très connus...
Il y a quand même des pays, y compris en Afrique noire, où le mouvement politique que j'ai créé est très connu. Ça, je pense que dans les semaines... Enfin plus exactement cet automne et au cours de l'année prochaine, j'aurai quand même davantage de temps. Quant aux banlieues, bien entendu. J'en profite pour lancer ici un appel. Moi, je vais au cours des semaines qui viennent essayer de circuler pour aller soutenir le plus grand nombre possible de nos candidats, faire campagne également moi-même dans une circonscription. Mais j'en profite pour lancer ici un appel. Moi, je ne demande qu'à pouvoir m'exprimer dans des...
Alors là, on va pas retenir des palais des congrès, mais dans des salles où je puisse aller prendre la parole dans les banlieues. Par exemple, en Seine-Saint-Denis, il y a des zones entières où je ne suis jamais allé, parce qu'on a eu toujours des difficultés à trouver des... Alors j'avais fait une conférence à plusieurs reprises à Bondy. J'en ai fait une à Saint-Ouen. Mais moi, je ne demande qu'à pouvoir aller faire une conférence à Aubervilliers, à Bobigny... Si, une fois, j'avais été au Raincy, aussi. À Bobigny, à Drancy. Voilà. Donc je... Mais aussi dans le Val-d'Oise. Ça, dans le Val-d'Oise, j'en ai fait davantage. Dans le Val-de-Marne aussi. Voilà. J'en ai quand même déjà fait.
Mais je suis tout à fait disposé à en trouver. La personne qui m'interroge, qu'elle me propose des salles éventuellement. {Question suivante de Sandrine Villard : « M. Asselineau, il n'y avait aucun parti écolo lors de ces élections. Ne pensez-vous pas qu'il faudrait développer le programme de l'UPR sur ce sujet pour vous faire connaître ?} Alors oui. C'était un des sujets sur lesquels M. Mélenchon a tenté de surfer. Il a fait ça avec beaucoup d'habileté et puis avec la complaisance d'un certain nombre de médias. Ce que M.
Mélenchon n'a pas signalé et ce que moi, j'ai signalé dans mes meetings, c'est qu'à partir du moment où on reste dans le cadre de l'UE, donc de la libre circulation des mouvements de capitaux, donc des délocalisations industrielles et aussi de l'importation de produits agroalimentaires venus du monde entier, à partir du moment où on reste dans cet univers sous-jacent en termes économiques, on peut pas sérieusement dire qu'on lutte pour l'environnement. On peut faire des rodomontades du style : « L'humain », « L'humanisme », « Le troisième millénaire », « L'humanisme » et ci et ça. Ça, M. Mélenchon était champion pour faire ce genre de choses.
Mais concrètement, moi, j'attends toujours qu'il nous parle de l'article 50 qui permet de sortir de l'UE. Donc concrètement... Il l'a dit, d'ailleurs, et redit. Il l'a encore redit 2 jours avant le premier tour : hors de question de sortir de l'UE, la renégociation des traités à la Saint-Glinglin. Donc voilà. Alors pour répondre à la question, j'avais quand même bien précisé, notamment dans mes meetings et aussi dans le programme, les conséquences de la sortie de l'UE, les conséquences favorables sur une protection intelligente, conséquence, cohérente de l'environnement, avec un rapatriement des productions au plus près de la consommation locale, autant que faire se peut.
Ça fait partie intégrante de tout ça. Il y a quand même un aspect des choses qui est important aussi. C'est que nous étions dans une phase d'élection présidentielle. Là, nous allons entrer dans une phase d'élections législatives. Et cet internaute a raison. Dans le cadre de cette élection législative, où là, on va davantage parler des questions justement législatives, donc du domaine de la loi et du gouvernement, et non plus du domaine de président de la République, on va davantage mettre l'accent sur cet aspect de l'environnement, comme également la sécurité, la santé, l'éducation, dont j'avais parlé, mais un petit peu en second plan pour la présidentielle.
On va en parler davantage en premier plan, parce que c'est là, c'est maintenant qu'il faut commencer les élections législatives. {Question de Yann Biziou : « Bonsoir monsieur le président. Avez-vous des invitations sur des chaînes TV pour exposer vos analyses entre les 2 tours ? »} Bah non. Je n'en ai pas eu. Voilà. Je n'en ai pas eu. J'ai eu simplement Russia Today, la chaîne de télévision russe – je suis désolé mais c'est comme ça –. Je crois qu'il y a une autre chaîne de télévision russe. Il me semble qu'il y a une chaîne de radio allemande, également, qui veut m'interroger. Il y avait eu une demande – je crois – qui avait été formulée par Europe 1.
Mais c'était sur le thème : « Le budget de campagne », etc., c'est-à-dire toujours me poser des questions sur des choses complètement accessoires et pas sur l'essentiel. Donc bien entendu, moi, je suis à la disposition des grandes chaînes de télévision et de radio qui m'avaient invité pour venir leur dire ce que je pense. À mon avis, pendant l'entre-deux-tours, (Bruit de bouche). J'ai dit ce que j'avais à dire. Je ne souhaite pas spécialement me mêler de ça. Et que les Français se décident en conscience. En revanche, si on a la bonne volonté de m'inviter après le deuxième tour pour commenter le résultat des élections et puis de m'inviter pendant la période des élections législatives...
Parce qu'on a quand même fait près de 1% des suffrages. Donc normalement, je devrais avoir près de 1% du temps de parole pour les législatives. Là, j'en profiterai. {Question suivante de Dominique Maigrot : « Pourriez-vous organiser une rencontre avec Michel Onfray, qui semble valider – sans vous citer – un grand nombre de vos analyses ? »} Écoutez, moi, ma porte est ouverte à tout le monde. Voilà. Effectivement, M. Onfray – semble-t-il – aurait là fait des déclarations allant tout à fait dans mon sens. Sur une partie des choses, pas sur tout. Bon, très bien. Donc acte. Moi, je vais vous dire mon sentiment. C'est que moi, je suis pas là pour aller tirer les sonnettes des uns et des autres.
Je pense que les gens sont adultes. Je vais vous faire part d'une tristesse, quelque chose qui, vraiment, m'a fait un petit peu de peine, en fait. C'est qu'il y a en France quand même des intellectuels, des académiciens, des professeurs d'université, des essayistes, des responsables politiques présents ou retraités, des gens qui se prévalent du gaullisme, des consciences morales qui... Personne s'est manifesté, voilà. Je trouve, normalement... Je ne vais pas citer des noms, mais j'en ai quelques-uns à l'esprit que j'ai un peu avec amertume. Il me semble normalement que compte tenu de la situation, de la gravité de la situation, compte tenu... Je pense. Je m'adresse ici...
C'est vrai que parfois, ce que je dis est peut-être un petit peu compliqué. J'essaye d'être toujours très pédagogique. Mais je peux comprendre que le très très très grand public qui ne s'intéresse pas à la politique, parfois, ait pu trouver peut-être rébarbative la citation des GOPÉ. Mais toutes les personnes que je viens de citer, du moins par leur profession ou leurs états de service, il y en a quand même beaucoup qui, normalement, m'ont écouté certainement. Il y a des millions de Français qui m'ont écouté. Et je regrette que certaines figures connues, gaullistes ou...
Voilà, ou des intellectuels qui se battent pour la démocratie, pour la vérité, pour l'honnêteté en politique, il y en ait si peu qui se soient manifestées. On a eu – je voudrais quand même le signaler – quelques personnalités. On a eu Jean Bricmont, qui est belge mais qui est assez connu en France. J'ai eu une ou deux, trois adhésions de gens un peu connus. Mais comme je ne leur ai pas demandé s'ils me donnaient l'autorisation de diffuser leur nom, je ne me permets pas de le faire, parce que je suis très très respectueux toujours de la volonté des gens. Et moi, je voudrais ici en profiter pour saluer, remercier... Il y a eu quelques blogueurs...
Il y en a un qui s'appelle Kriss Papillon, notamment, qui a mis en jeu un peu sa personne. Même si c'est sous pseudo, il a mis en jeu son audience qui est très importante pour appeler à voter pour moi. Il y a eu comme ça quelques youtubeurs, quelques blogueurs, quelques personnalités peu connues ou alors dans le domaine de la chanson, du rap, quelques-uns qui l'ont fait. J'en profite ici pour les remercier de ce qu'ils ont fait. Ça ne m'a pas échappé. Malheureusement, ils n'avaient pas forcément toute l'audience nécessaire, l'audience que des personnes qui étaient beaucoup plus connues avaient et qu'elles ne m'ont pas donnée.
{Question suivante de Noëlle Teffri : « Monsieur Asselineau, est-ce que la campagne présidentielle va être remboursée, étant donné qu'ils ont traficoté pour que l'UPR soit à moins de 1% ? »} Bon, « traficoté », ça, je n'en sais rien. On a eu quelques remontées du terrain qui restent à confirmer. Il semble qu'il y a eu des irrégularités. Il y a eu des irrégularités au niveau plus global des élections. On m'a transmis des informations comme quoi, de façon ponctuelle, par exemple dans tel bureau de vote à Cherbourg, jusqu'en milieu de matinée, mes bulletins de vote n'étaient pas disponibles. Il y a eu des bulletins de vote à mon nom qui sont arrivés chez certains de nos adhérents déchirés.
D'autres ont été maculés. Donc les bulletins de vote déchirés, maculés, etc. étaient pas valides. Bon, il y a eu comme ça un certain nombre d'irrégularités. L'expérience que je commence à avoir de la vie politique, c'est que ça arrive assez régulièrement malheureusement. Est-ce que ça a pris une ampleur telle que c'est la sincérité du scrutin qui ait été affectée ? Je ne saurais le dire. De toute façon, il est possible... Enfin ce qui est vrai, c'est que toutes les anomalies que l'on m'a signalées, y compris certaines anomalies dans la centralisation de certains éléments, si c'est avéré, jouaient toujours dans le même sens, c'est-à-dire à mon détriment.
Au total, je ne pense pas que ça aurait changé fondamentalement le scrutin. Faut être raisonnable. Peut-être en effet qu'on aurait peut-être pu passer au-dessus de 1%. Je ne sais pas. Mais ça n'aurait certainement pas fait 10%. Donc ça, c'est un point. Il faut quand même en retenir quelque chose.
C'est que pour les élections législatives, il faudra que l'on ait beaucoup plus d'assesseurs dans les bureaux, des gens qui soient présents dans les bureaux de vote pour assister au dépouillement, pour bien noter sur chaque table le nombre de bulletins de vote au nom du candidat, pour vérifier que c'est bien sur la feuille d'émargement transmise ensuite à la mairie ou à la préfecture, et ensuite aller valider que dans le bureau, quand c'est centralisé au niveau du ministère de l'Intérieur, que c'est bien validé de la même façon. Ça, il va falloir mettre... On l'avait déjà un petit peu. Mais c'était un peu une première.
Il faudra qu'on soit beaucoup plus vigilants encore pour les législatives. S'agissant maintenant du remboursement, comme je l'ai dit... Enfin je sais pas si je l'ai dit. Si, je crois. Tous les candidats seront remboursés jusqu'à hauteur d'environ 800 000 € quel que soit le score obtenu, à condition que les comptes soient validés. Donc il faut qu'on présente les comptes de façon absolument irréprochable par un commissaire aux comptes, expert-comptable à la CNCCFP. Donc ça, normalement, on doit récupérer 800 000 €. Nous, on a dépensé un petit peu plus. Je sais pas exactement combien, mais on doit pas être loin du million d'euros.
Donc il y a 200 000 € qui – eux – ne seront pas remboursés, puisque pour qu'ils soient remboursés, il aurait fallu que nous fissions plus que 5,00%. On ne les a pas faits. Donc là, il y aura une partie qui nous restera à notre charge. Et je ne pense pas que les irrégularités qui ont pu être constatées ici ou là nous auraient fait passer au-dessus de ce seuil. Voilà. Donc en réalité, on va avoir la partie au-dessus de 800 000 € qui va rester définitivement à notre charge. {Question suivante de Cecilia Pascual : « Bonsoir M. Asselineau. Pouvez-vous nous dire quel est le pourcentage de femmes parmi les adhérents à l'UPR ?
»} Alors le pourcentage de femmes est actuellement de l'ordre de – je crois – 24%. C'est un pourcentage qui est en constante augmentation, comme l'âge moyen, d'ailleurs. Dans les débuts de l'UPR, pendant les premières années, on avait... Je sais que dans les années 2009, 2010, où on était encore un petit mouvement, fin 2010, on avait 700 adhérents. Donc il y avait très peu de femmes. C'était du style 8% de femmes. Et la moyenne d'âge était de l'ordre de 35 ans. C'est-à-dire c'étaient surtout des jeunes, notamment par Internet. Et puis progressivement, au fur et à mesure que la notoriété du mouvement s'est développée, on a vu...
Et puis par phénomène de capillarité : des enfants parlant de l'UPR à leurs grands-parents, on a vu l'âge monter. Et puis progressivement aussi, dans la mesure où il y a eu le Brexit, etc., je crois... Je sais pas si ce que je dis est parfaitement vrai, mais je crois quand même que les femmes sont toujours en moindre pourcentage que les hommes dans les partis politiques. Elles ont plus de réticences à s'engager. Et elles sont réputées pour avoir plus de réticences à s'engager dans les partis jugés extrémistes. Donc comme on était jugés extrémistes dans les débuts, il y avait assez logiquement peu de femmes. Comme maintenant, nous ne sommes plus jugés extrémistes..
On a été classés en divers à partir de la première présentation en 2014 aux élections européennes. Donc le ministère de l'Intérieur a confirmé qu'on n'avait rien d'extrémiste. Après ça, on a un programme que les gens sont allés voir. Après ça, le vote du Brexit a montré que sortir de l'UE n'était en rien quelque chose d'extrémiste. Puis la crise qui menace les générations futures et qui menace directement le bien-être de nos enfants, ce qui touche tout spécialement les femmes, encore plus que les... Les papas aussi sont inquiets pour leur progéniture. Mais les mamans, souvent, le sont davantage encore. Tout ceci a fait que, progressivement, le pourcentage de femmes a augmenté.
Donc on est montés progressivement, au cours des années, de 8 à 10, 11, 12, 15, 15, 16, 17, 20, 22, 24. Donc on était à 24%. Mais ce que je note, c'est que depuis cette élection présidentielle, depuis la notoriété nationale que l'on a eue, le pourcentage de femmes augmente très considérablement. Et depuis les résultats publiés le 23 avril à 20 heures, les nouveaux adhérents... C'est une curiosité – mais enfin je... – que j'ai remarquée. C'est qu'on a actuellement 37%, 38% de femmes chez nos nouveaux adhérents. C'est-à-dire qu'on a fait un bond très important. Peut-être est-ce parce que beaucoup de femmes m'ont découvert à cette occasion, ont découvert notre programme.
Elles ont peut-être été rassurées aussi par ma personnalité. Elles ont pu constater que ce que je disais tenait la route. Elles ont pu constater que j'étais quelqu'un – je crois – de... Voilà, de cœur, quelqu'un qui se fait vraiment du souci pour ses proches, à commencer par mes propres enfants d'ailleurs. Que ce que je dis tient la route, que je dis toujours ce que je fais et que je fais toujours ce que je dis. Je n'ai pas balancé. Je n'ai pas tergiversé pour savoir ce qu'on allait faire pour le deuxième tour. Je sais très bien que dans notre mouvement politique, il va y avoir des...
Comme on est un mouvement de large rassemblement, je sais que parmi nos adhérents et nos électeurs, il y en a certains qui vont s'abstenir, d'autres voter blanc, d'autres voter Le Pen, certains peut-être... À mon avis pas beaucoup – je pense – vont voter Macron. J'espère qu'il n'y en aura pas trop. Mais je pense que la grande majorité va s'abstenir, voter blanc. En tout cas, j'ai laissé la totale liberté de vote et de conscience aux gens. Voilà. Je pense que c'est une marque de respect. Peut-être que le public féminin y est peut-être attentif, à ce souci de l'autre que – je crois – je manifeste. {Question suivante de Cédric Barbier : « Bonsoir, M. Asselineau.
L'article 50 pour sortir de l'UE peut-il être refusé ? »} Refusé par qui ? Non, il ne peut pas être refusé. C'est justement toute la vertu de cet article. C'est que c'est un article qui existe dans les traités. Or, les traités ont été signés et ratifiés par tous les États membres. Donc toute la vertu de cet article, c'est que justement, aucun autre État ne peut s'y opposer. C'est ce que les Britanniques sont en train d'expérimenter en ce moment. C'est-à-dire qu'on met en œuvre un article. Comme tous les autres ont ratifié, personne ne peut s'y opposer. En revanche, l'idée qu'on va renégocier les traités, qu'on va taper du poing sur la table, « Attention !
», qu'on va jouer des muscles et qu'on va montrer les biceps, etc., qu'on va désobéir aux traités, alors ça, ça, là, on va directement au clash avec nos partenaires. Ça, c'est certain. Mais il n'y a aucune raison pour que des États puissent nous le refuser, d'autres États de l'UE. Question de Benoît Dell'Abadia : « Bonsoir M. Asselineau. En Allemagne, existe-t-il un parti politique comme le vôtre ? Et s'il passait, que deviendrait l'UE ? »} Non, je ne crois pas qu'en Allemagne, il y ait la même chose.
Il y a un truc qui s'appelle AfD : Alternative für Deutschland, ce qui veut dire : « Alternative pour l'Allemagne », mais qui est un mouvement d'abord fondamentalement anti-euro, pour des raisons que j'ai maintes fois expliquées, puisque les Allemands craignent vraiment que l'euro ne les entraîne à la ruine... Mais c'est un parti qui est traversé par des dissensions et qui a eu un peu tendance à virer lepéniste, c'est-à-dire à parler sur les questions d'immigration, sur les questions... Voilà, très... Qui sont des vrais sujets, par ailleurs. Moi, sur ces questions d'immigration, j'en profite pour rappeler que moi, je ne suis pas un bisounours sur ces questions.
J'ai déjà dit et redit et rereredit qu'il y aurait eu – si j'avais été élu – un grand débat national et qu'on aurait fait un référendum où on aurait demandé aux Français : « Est-ce que vous voulez, oui ou non, rester dans l'espace Schengen ? », « Oui ou non supprimer le droit du sol ? », etc. Ce sont des sujets que le peuple français devrait trancher, demos-kratos. Voilà. Bon, je n'aurai pas l'occasion de mettre ça en œuvre, du moins pas dans l'immédiat, puisque j'ai été écarté du premier tour. Mais le problème reste pendant. Je ferme ma parenthèse, en rappelant quand même que ces questions migratoires sont fixées par les traités européens.
Et donc je n'ai jamais compris comment Mme Le Pen pouvait avoir le culot de dire... Enfin si, je comprends qu'elle ait du culot. C'est d'ailleurs l'une de ses principales qualités. Mais de dire qu'on allait voir ce qu'on allait voir en matière migratoire alors qu'elle n'entend pas sortir de l'UE. Donc elle sera astreinte d'appliquer les traités tant qu'elle n'aura pas mis la procédure de sortie qui... Si j'ai bien compris, c'était pas avant un an. Bref. Bref, pour revenir à l'Allemagne, donc, voilà. Il y a ce mouvement AfD, mais qui d'ailleurs est un peu sur le déclin. Il est monté à 5%. Il redescend. Et qui est un mouvement qui d'ailleurs ne propose pas de sortir de l'UE exactement.
Enfin c'est un peu un truc style... C'est à mi-chemin entre M. Dupont-Aignan et Mme Le Pen. Il y a un mouvement en Autriche qui était une initiative citoyenne pour sortir de l'UE qui avait fait parler de lui l'année dernière, qui avait réuni le nombre de signatures suffisant pour demander officiellement au Parlement de Vienne en Autriche la possibilité de faire un référendum sur la sortie de l'UE. Je rappelle qu'ils avaient obtenu donc... C'est un processus en deux temps en Autriche. Il peut y avoir un référendum d'initiative citoyenne. Mais la question doit être auparavant validée ou pas par le Parlement.
Donc le Parlement de Vienne a dit : « Non, non, non, c'est une question fantaisiste », et ça a été écarté. Bon, je ne sais pas très bien où en est cette initiative citoyenne en Autriche. Voilà. Et puis pour le reste, on a un parti frère qui s'appelle EPAM en Grèce, mais qui ne se porte pas très très bien – si j'ai bien compris – et qui traversait un petit peu de conflits. Et puis il y a l'IPU en Finlande qui porte le gros de ses efforts en ce moment sur son refus que la Finlande entre dans l'OTAN, puisque sur pression américaine... Il y a des pressions américaines fortes pour que la Finlande, qui était restée neutre après la Seconde Guerre mondiale, entre dans l'OTAN.
Donc c'est là-dessus qu'ils font porter leurs efforts, mais aussi sur la sortie de l'UE. {Question de Jeremy35 : « Bonsoir M. Asselineau. Vous souhaitez réduire le nombre de parlementaires à l'Assemblée nationale. N'est-ce pas un risque pour la démocratie de réduire la représentation nationale ? »} Non, je ne le pense pas, parce que ce que j'ai proposé était quand même très très raisonnable. Même, certains m'ont fait plutôt le reproche de ne pas être assez allant. Je proposais de réduire le nombre de députés de 577 à 500, ce qui ne faisait que supprimer 77 postes sur 577. C'était quelque chose comme 12% ou 13%. Donc le gros restait. Pourquoi ça ? D'abord, ça faisait des économies.
Et deuxièmement, ça permettait d'avoir le même ratio de députés par rapport aux habitants... 1 pour 130 000 habitants : le même ratio que l'Allemagne. Donc ça me paraissait raisonnable. J'ai proposé de supprimer les postes de députés européens puisqu'on quittait l'UE. C'était logique. Notez bien d'ailleurs que dans son programme, Mme Le Pen n'a jamais proposé de supprimer les postes de député européen. C'est normal. Elle pense à son propre sort, à celui de son papa, à celui de son concubin, etc., etc. Ils vivent sur la bête. Donc elle, elle ne l'a pas proposé, ce qui prouve d'ailleurs qu'elle n'envisage pas de sortir de l'UE : énième preuve.
Donc moi, je proposais de supprimer les 74 postes de député européen puisqu'on quittait l'UE. Quand on dit « supprimer des postes », d'ailleurs, ça veut dire supprimer aussi les postes d'attaché parlementaire qui ont fait la fortune bonne et mauvaise de M. Fillon au cours des derniers mois. Je proposais aussi de supprimer... Alors ça, c'est là où j'allais beaucoup plus : de supprimer les postes de beaucoup de sénateurs, parce qu'il y a actuellement 348 sénateurs. Et je proposais de passer de 348 à 101, ce qui aurait fait supprimer 247 postes de sénateur. Pourquoi ça ? Parce que le Sénat est une chambre haute, comme on dit. On appelle la France un système bicaméral.
Ça veut dire : deux chambres. La quasi-totalité des démocraties au monde ont deux chambres. Une chambre : la chambre basse, la chambre des députés, qui en général a le vrai pouvoir législatif. Et une chambre haute, voilà, un sénat, en général, qui – ça dépend des constitutions et des États – a en général moins le pouvoir législatif, mais a un pouvoir de conseil et de... Voilà, le poids de la sagesse. En général, la chambre haute, dans toutes les démocraties, les gens sont plus âgés et les territoires ruraux sont toujours surreprésentés.
C'est donc des chambres plus conservatrices, qui permettent d'arrondir certains angles, d'essayer de calmer le caractère impétueux des jeunes députés de la chambre basse. Bon, ça, c'était avant. Ça, c'était avant, lorsque la France était une vraie démocratie. C'est-à-dire par exemple en 1981, lorsqu'il y a eu la vague rose à l'Assemblée nationale, il y a eu donc des députés du PS pour appliquer le programme commun de la gauche de Mitterrand, enfin le programme de Mitterrand inspiré du programme commun de la gauche, pour être précis. Et il y avait eu... Alors je le dis ici aux jeunes générations qui n'ont pas vécu cette époque.
Il y avait eu des propos dignes presque de Robespierre et de la Terreur sur le thème que les têtes allaient tomber, que ci et ça. Bon. À cette époque-là, le Sénat, qui était resté à majorité de droite, avait joué un rôle pour arrondir certains angles, atténuer certaines incartades. Mais dans le système de la Ve République qui, contrairement à ce que dit M. Mélenchon, est très bien conçu, c'est quand même toujours l'Assemblée nationale qui a le dernier mot. C'est-à-dire que lorsqu'il y a une proposition ou un projet de loi, c'est examiné en première lecture dans chacune des deux assemblées. Si les deux assemblées sont d'accord, très bien.
Si elles ne sont pas d'accord, il y a une deuxième lecture dans chacune des assemblées. Si au bout de la deuxième lecture, elles sont toujours pas d'accord, il y a une commission mixte paritaire qui se réunit, avec des députés et des sénateurs, pour essayer de trouver une solution, un texte qui soit acceptable par les deux. S'ils trouvent, très bien. S'ils ne trouvent pas, à ce moment-là, il y a une troisième lecture seulement à l'Assemblée nationale. Et c'est elle qui tranche en dernier ressort. Ça, c'est le système à la française. Il y a des systèmes comme le système à l'italienne où les deux chambres ont exactement le même pouvoir, ce qui pose une instabilité ministérielle considérable.
C'est d'ailleurs ce que voulait changer Matteo Renzi. L'une des choses qu'il voulait changer dans son référendum du 4 décembre dernier, où il a d'ailleurs été renvoyé sèchement par le corps électoral avec 60% de non, parce que par ailleurs il voulait supprimer les départements, ce que les Italiens ont refusé. Dans le monde, il y a peu de pays qui sont monocam... Où il y a une démocratie monocamérale, avec une seule chambre. J'en ai un à l'esprit qui est Israël, où il n'y a que la Knesset, il n'y a pas de chambre haute. Mais aux États-Unis, en Allemagne, au Royaume-Uni, il y a des chambres hautes. Alors certains pourraient dire : « On aurait pu supprimer le Sénat ». Je ne pense pas.
Je pense que ça aurait été déséquilibré. Ça aurait fait de la France un système monocaméral. Voilà. En revanche, ce que je sais, c'est que le Sénat, au bout du compte, ne joue pas un rôle considérable, puisque c'est l'Assemblée nationale qui tranche. C'est ce que je viens d'expliquer. Mais quand même, le Sénat est peuplé de gens qui sont plus mûrs, qui ont plus d'expérience, et produit régulièrement des rapports. Les rapports du Sénat, souvent, ont une valeur assez intéressante. Des rapports sur tous les sujets : sur le nucléaire, sur la situation en Syrie, sur la situation de l'UE, les financements. Ils ont une plus grande liberté de parole. Ils mènent un train de sénateur.
Je pense que c'est plutôt bien de conserver ça. Ça coûte quand même 300 millions d'euros – je crois – au contribuable. C'est la raison pour laquelle je proposais de diminuer drastiquement le nombre des parlementaires, des sénateurs, de les faire passer de 348 à 101. Pourquoi 101 ? Pour en avoir un par département, ce qui – ipso facto – aurait d'ailleurs assuré cette surreprésentation des territoires ruraux. Il y aurait eu un sénateur par département. C'était simple et élégant. Et pourquoi 101 ? Parce que je rappelle qu'aux États-Unis, au Sénat des États-Unis d'Amérique, il y a deux sénateurs par État. Comme il y a 50 États, ça fait 100 sénateurs pour 310 ou 315 millions d'habitants.
Je rappelle qu'en Allemagne, il y a 69 sénateurs au Bundesrat pour 82 millions d'habitants. En France, 348 sénateurs pour 65 millions d'habitants, ça n'est pas raisonnable. C'est beaucoup trop cher. Et c'est la raison pour laquelle je proposais de supprimer 248 postes de sénateur. Voilà. Je proposais aussi – mais je vous renvoie à mon programme – de supprimer les 1 757 postes de conseillers régionaux, parce que finalement, je considère que cette collectivité locale est superfétatoire, nous coûte des fortunes et nous entraîne directement vers la dissolution de l'unité nationale.
Et puis je proposais de supprimer un poste sur deux de conseillers départementaux, puisqu'on a ce système délirant où, sur un même siège, on élit un homme et une femme. Ça ne marche pas. C'est absurde. Donc au total, je proposais de supprimer – je crois – quelque chose comme 4 209 postes d'élus, avec tout ce qui va avec : les attachés parlementaires quand il y en a, les frais de mission, les hôtels de région, etc. Ça fait des économies colossales de 4,4 milliards d'euros voire même 5 milliards d'euros d'après nos chiffrages. Mais je rassure l'internaute qui pose les questions sur la démocratie, et à juste titre. 1 : il restait quand même dans ce schéma 500 députés, qui...
Vous savez, on fait aussi bien le travail... Voilà. 101 sénateurs. Vous savez, c'est pas parce qu'on est beaucoup plus nombreux qu'on fait mieux le travail, parce que s'il y a moins de monde, ils ont peut-être plus de moyens, ils peuvent se consacrer davantage à leurs tâches. Et le poste devient d'ailleurs plus important et plus prestigieux s'il y a un sénateur par département. Troisièmement, les conseillers départementaux, au lieu d'être deux par siège, ils sont un par siège. Ça clarifie la situation. Donc tout ceci me paraissait significatif.
Et surtout, moi, je protège les 36 000 ou 35 885 maires de France, notamment des maires de petites communes rurales, parce que ça, c'est la démocratie de base, et qui – elle – est attaquée directement en ce moment par les réformes territoriales. Donc soyez assuré que dans le système que j'avais, je pense que c'était un système qui était là pour assurer la démocratie et non pas la nuire.
J'y ajoute – mais vous le savez – le référendum d'initiative populaire et toute une série de contraintes sur les élus locaux, notamment le casier judiciaire vierge, pas plus de 2 mandats consécutifs, ce qui aurait permis une régénération d'un grand nombre d'élus dans toutes les institutions pour avoir du sang neuf, pour que les gens... Parce que je considère que c'est pas un métier d'être un élu du peuple. Ça doit être un passage dans une vie. Et puis également la démission automatique d'un poste dès qu'un élu serait condamné pénalement après avoir épuisé toutes les voies de recours. Voilà. {Il est 22h42. Voici déjà 2 heures que vous répondez à des questions en direct.
Je vous propose de répondre à une dernière question avant de conclure. D'ailleurs, ce n'est pas une question, c'est une idée de Élisabeth Clerc. Elle propose d'abaisser le coût de l'adhésion à 10 €. Il y aura plus d'adhésions. Et après tout, c'est ce qui compte.} Écoutez, alors d'abord, les adhésions, c'est pas décidé par le président tout seul. Ça doit être décidé par le conseil national. Deuxièmement, je me permets de souligner que nous avons quand même un système d'adhésion qui est modeste, puisque le système des 10 € existe déjà pour beaucoup de personnes. C'est-à-dire : je rappelle que les moins de 18 ans n'ont pas le droit d'adhérer...
D'abord, on n'a pas le droit d'adhérer à l'UPR avec moins que 16 ans. Les 16-18 ans peuvent adhérer à l'UPR avec autorisation parentale. Et on leur interdit de verser plus de 10 € tout compris, c'est-à-dire l'adhésion à 10 €, ils n'ont pas le droit de faire de dons. Troisièmement, les étudiants peuvent adhérer à 10 €. Ils peuvent éventuellement verser plus. Mais l'adhésion est à 10 €. C'est également le cas de toutes les personnes qui sont au chômage, de toutes les personnes au RSA. Et c'est également le cas en tant que de besoin si quelqu'un nous dit qu'il a des graves difficultés financières. On accepte l'adhésion à 10 €. Voilà.
Maintenant, pour le commun des mortels – si j'ose dire –, c'est-à-dire pour quelqu'un qui n'est ni au chômage ni étudiant et qui est... Voilà, qui a 40 ans. Bon, 30 € dans une année, c'est quand même pas énorme. Alors ce qui est vrai, c'est qu'il y a un avantage donné aux gens qui payent l'impôt sur le revenu, puisque quelqu'un qui paye l'impôt sur le revenu, avec une adhésion à 30 €, peut retirer 20 € de son impôt de l'année suivante. C'est vrai que c'est un avantage que n'a pas quelqu'un qui ne paye pas l'impôt sur le revenu. Mais ça serait très difficile en gestion de commencer à faire un distinguo en fonction des revenus. Bon, cela étant, je prends note de cette idée.
Éventuellement, on pourra la soumettre. Vous savez que c'est quand même un gros coût de gestion aussi, toutes ces adhésions. Je pense que 30 € sur une année, surtout quand on peut la retirer des impôts, ça n'est pas quand même une somme très importante. Nous, c'est quand même ce qui nous permet de vivre. J'en profite pour rappeler que tout le monde peut verser jusqu'à 7 500 € par an. On a quelques adhérents très généreux qui le font. Mais on a des gens qui adhèrent... Des adhésions de couple à 45 €, par exemple. L'adhésion de couple à 45 €, c'est l'adhésion normale. Ça fait 22,50 € par personne. C'est quand même pas beaucoup. L'adhésion de couple de soutien est à 90 €.
Il y a l'adhésion de soutien individuelle à 60 €. Enfin vous trouverez tout ceci sur notre liste. J'en profite pour signaler que nous avons ouvert la possibilité à ceux qui le souhaitent et qui en ont les moyens de faire des versements automatiques par prélèvement mensuel, voilà, donc pour faire des dons à notre mouvement. Donc il faut mettre en œuvre une petite procédure. Vous trouverez tout ça... Pour les gens qui par exemple souhaiteraient ne pas être trop ennuyés pour savoir quand est-ce qu'ils doivent verser leur cotisation. Je rappelle aussi que les cotisations sont versées une fois par an. Donc 30 €, c'est pour un an.
Je signale qu'il y a des partis politiques qui demandent beaucoup beaucoup plus. 30 €, c'est donc la cotisation lambda, enfin normale, pour un an. 10 € pour les étudiants, les moins de 18 ans et les chômeurs. Je l'ai déjà dit. Et je signale que c'est pour une année glissante. C'est-à-dire que si vous adhérez... En ce moment, nous en sommes à 26 662, ce qui – si je compte bien, puisqu'on a commencé à 26 588 – fait que nous avons enregistré 74 adhésions au cours de cette émission de 2 heures, ce dont je me félicite. Je félicite et je remercie tous les nouveaux adhérents qui se manifestent, y compris ceux qui viennent du monde entier.
Vous avez peut-être suivi qu'on a dépassé les 104 ou 105 pays et territoires du monde. Donc je signale que tous ces adhérents qui viennent à l'UPR, c'est eux qui nous donnent les moyens de vivre, puisque nous avons 0 € d'emprunt bancaire. Voilà. Et fabriquer une carte, ça a un petit coût. Voilà. {Dernière question de Rahmou Na : « Si l'abstention est majoritaire, que se passe-t-il ? »} Je pense que la question concerne le deuxième tour de l'élection présidentielle. Si l'abstention est majoritaire, il ne se passe rien. Voilà. Il se passe que c'est le candidat arrivé en tête qui sera élu. Voilà. Ça, je le dis... Notamment, c'est aussi un de mes regrets, de mes tristesses aussi.
Je disais tout à l'heure que j'avais eu quelque tristesse de ne pas avoir des intellectuels de renom, d'anciens responsables politiques de renom mouiller leur chemise en appelant publiquement à voter pour moi. Bon. Moi, je suis respectueux des uns et des autres. Mais je trouve que lorsque l'avenir même du pays est en jeu, je trouve quand même que c'est... Voilà, j'ai été un petit peu triste. De la même façon, j'ai été un peu triste de voir que des gens ont préféré l'abstention ou le vote blanc dans cette élection. Que l'on s'abstienne ou que l'on vote blanc entre Mme Le Pen et M. Macron, je peux le comprendre, parce que M.
Macron, c'est la soumission totale à l'oligarchie et c'est le démantèlement de la France. Mme Le Pen, même si dans ce que dit Mme Le Pen, il y a des choses que j'approuve, d'autant plus lorsque c'est M. Philippot qui me les pique pour les mettre dans la corbeille de la mariée de Mme Le Pen, en revanche, il y a des choses chez Mme Le Pen que je ne peux pas approuver, malheureusement. Elle charrie avec elle des positionnements que tout le monde connaît et qu'elle a encore réédités. Si Mme Le Pen avait eu l'intelligence politique comme M. Mélenchon... Pas l'intelligence politique. C'est trop demander. C'est demander plus. Si vraiment Mme Le Pen, si vraiment M.
Mélenchon souhaitaient le bien du pays, ils saborderaient leur mouvement et ils rejoindraient l'UPR. Voilà. Parce qu'ils savent très bien que seuls, ils ne parviendront pas, et qu'ils constituent des impasses, voilà. Mais malheureusement, ils ne le feront pas. Voilà. Donc si les Français restent dans cette impasse, dans cette double impasse, je suis pessimiste sur l'évolution de la situation. Je suis en revanche optimiste si les Français comprennent le piège dans lequel on les maintient depuis tant d'années. Je regrette que des gens se soient abstenus ou aient voté blanc lors de ce premier tour, parce que là, il y avait quand même du choix. En particulier, j'étais là.
Ça veut dire que ces personnes refusent en fait de simplement prendre connaissance de l'offre qui leur est faite, de l'offre politique. Ils refusent d'admettre... Mais ça, on le constate. Certains de nos adhérents le savent bien. Quand on est sur les marchés, quand on distribue des tracts, il y a des gens qui ont fait une croix – semble-t-il – définitive. Ils ne veulent plus croire à la politique ! Ils ne peuvent pas imaginer qu'il puisse y avoir quelqu'un d'honnête qui essaie vraiment de faire le bien du pays, et au détriment de ses propres intérêts personnels, ce qui est quand même mon cas. Je rappelle que je n'ai plus de revenus et que je me suis endetté pour mener cette campagne.
Donc que des gens... Ce degré de refus absolu : vouloir... C'est presque... Vraiment, c'est une espèce de renfermement sur soi-même. C'est ça qui est regrettable, parce que si beaucoup d'abstentionnistes... On en a eu. Il y a eu des abstentionnistes... Heureusement. J'ai eu des messages merveilleux d'abstentionnistes qui m'ont dit : « Monsieur, vous m'avez redonné envie de voter », « Vous m'avez redonné goût à la politique. Ça faisait un certain nombre d'années que je ne votais plus », etc. Ça, on a eu des messages comme ça. Je m'en félicite. Malheureusement, il n'y en a pas eu assez.
C'est la raison pour laquelle je dis à la personne qui vient de poser cette question : ne croyez pas que l'abstention changera quelque chose. Ça aurait quand même un effet. C'est que ça nuira à la légitimité de l'élu. Voilà. S'il y avait effectivement une abstention record, s'il y avait 50% d'abstention, celui qui sera élu sera élu, mais avec une très très faible légitimité. Donc il commencerait un quinquennat d'une façon très très très très difficile. Il y a aussi l'autre possibilité qui est d'aller voter blanc. Malheureusement, comme le vote blanc n'est pas révocatoire...
Si on avait un système comme je l'ai proposé dans la campagne de vote blanc révocatoire, là, j'appellerais tout le monde à aller se précipiter pour aller voter blanc, parce que si le vote blanc était arrivé en tête, le scrutin était annulé, était reporté, on refaisait les élections présidentielles, et ni Mme Le Pen, ni M. Macron pouvaient se représenter. C'était ça, le système que j'avais prévu. Bon, ça n'a pas eu lieu. Ceux qui veulent aller voter blanc peuvent aller voter blanc. Voilà. Je m'aperçois que ça fait beaucoup de temps que je parle. Il est 22h53. Nous en sommes à 26 668 adhérents. C'est-à-dire qu'il y a eu 80 adhésions au cours des 2h10 au cours desquelles j'ai pris la parole.
C'est quand même beaucoup. La dernière adhésion en date – je vois – arrive de Polynésie française. Je salue en effet... J'en profite, là, pour dire... C'est aussi une de mes grandes joies. C'est de voir l'extraordinaire diversité des gens qui adhèrent. Je l'ai dit tout à l'heure : Nouvelle-Calédonie, Polynésie. À l'île de la Réunion, on a eu des adhésions constamment. En Calédonie, Michel Hanocque a fait vraiment [*] Et sur place, il y a une campagne formidable. C'est pour ça que je voulais aller les voir, d'ailleurs, cet été, si possible. En Polynésie française, Jérôme Gasior a bien mobilisé aussi les équipes.
J'en profite pour dire d'ailleurs que nous avons eu des maires qui nous ont parrainés en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, ce qui n'est pas le cas – loin de là ! – de tous les autres candidats à la présidentielle. Nous avons des adhésions qui arrivent de Martinique, de Guadeloupe, de la Guyane. On a même eu... Je l'avais signalé le moment venu. C'était – je crois – il y a 3 semaines ou 1 mois : nos premiers adhérents... Un couple de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui était le territoire le plus petit, en fait, d'outre-mer français, avec seulement 6 000 (habitants).
C'est-à-dire le dernier territoire français où nous n'avions pas d'adhérents, maintenant, nous avons deux adhérents à Saint-Pierre-et-Miquelon. Mais on en a deux également à Wallis-et-Futuna. Et puis on a eu des adhérents venus d'un très grand nombre de pays – je le disais tout à l'heure –. Certains... Maintenant, on va dans la curiosité. On a eu une adhérente – je crois – qui abrite à Gibraltar, un adhérent qui habite à la Barbade, un autre à Anguilla dans les Antilles. Enfin voilà. Donc tout ça est très réjouissant, et je voulais vous en remercier collectivement. Il faut pas baisser les bras.
Je ne baisserai pas les bras, d'abord parce que j'ai de l'opiniâtreté, je suis quelqu'un de – je crois – courageux, quelqu'un qui... Mais vous savez... Enfin je veux pas faire pleurer sur mon sort. Je n'aime pas apitoyer. Mais c'est vrai que ça n'est pas si facile que ça de faire une campagne présidentielle. C'était la première que j'ai faite. C'était fatigant, objectivement. Parfois... Vous savez, quand on fait un meeting en province qui se termine parfois après la troisième mi-temps, si j'ose dire, comme au rugby, qui se termine après... Il y a un cocktail. On discute. Je serre les mains.
J'ai toujours eu à cœur de serrer les mains de tous les gens qui avaient la gentillesse d'être venus, de faire des autographes, de faire des selfies, des photos, etc. Parfois, je me couchais à 3 heures du matin, 4 heures du matin. Et j'avais 3 heures de sommeil pour ensuite être à 7 heures du matin sur un plateau de radio ou de télévision. Honnêtement, un rythme comme ça, c'est fatigant. Faut le reconnaître. Il est également pas si facile que ça de rester zen face à des journalistes qui, parfois, confondent leur métier avec celui de propagandiste ou d'inquisiteur, et qui parfois ont des propos qui sont à la limite de l'infamie. Heureusement pas tous.
Il y a eu aussi des journalistes qui ont bien fait leur travail, et de plus en plus d'ailleurs au fur et à mesure que le temps passait. Donc tout ça était une grosse expérience que je crois quand même que l'on peut dire... Je termine comme j'avais commencé.
Même si le résultat final, évidemment, est un peu décevant, je rappelle qu'on ne peut pas parler d'un échec, parce qu'on est passés de 0 à 332 000 suffrages au niveau national, que des millions de Français sont en train de se renseigner en ce moment sur nous, sur les adhésions, que c'était une illusion de penser qu'ils allaient pouvoir en l'espace de 15 jours ou 3 semaines se convertir et voter massivement pour quelqu'un qui devienne le chef de l'État alors qu'ils ne le connaissaient pas 3 semaines avant. C'était en fait une illusion, mais une illusion positive, parce qu'elle nous a tous dynamisés.
Je pense que si on garde ce dynamisme et si nous sommes – comme c'est le cas – servis par les événements, je pense que nous allons faire une campagne législative encore plus dynamique, avec... Là, je compte sur toutes celles et tous ceux d'entre vous qui ont accepté d'être candidats. Et là, on ira voir les électeurs, on leur dira : « Cette fois-ci, il n'y a plus de vote utile ou de vote pas utile qui compte. Là, il faut voter pour vos idées, parce que chaque voix que vous mettrez en faveur de l'UPR, ça sera un peu d'argent. C'est – je crois – 1,40 € pendant 5 ans chaque année donnés à l'UPR pour mener ses actions militantes ». Actuellement, on a 0 € d'argent public.
Vous imaginez, si on avait plusieurs centaines de millions... De milliers, centaines de milliers d'euros d'argent public, vous imaginez le renforcement des équipes, parce que nous sommes essentiellement des bénévoles. Le renforcement des équipes. Vous imaginez le matériel militant, les vidéos que l'on pourrait diffuser. J'en profite pour remercier... Au cours de cette campagne présidentielle, on a eu des vidéos assez formidables qui ont été faites notamment par Raphaël, par Pauline, qui nous ont fait des vidéos assez géniales, quand même, les spots de campagne qui ont été faits aussi avec l'aide de France Télévisions, donc tout ceci.
Imaginez, si on a plus de moyens financiers, comment on va pouvoir structurer le mouvement. Et puis qui sait, on ne sait pas ce qui peut arriver. Les esprits évoluent. Nous, on a un truc formidable à l'UPR. C'est qu'on a raison. C'est que nos analyses sont les bonnes. C'est-à-dire que les gens, lorsqu'ils les découvrent, il y a un moment de sidération, de stupéfaction. Mais après, il y a un effet cliquet. Et une fois que quelqu'un a bien assimilé les analyses de l'UPR, il ne peut plus aller ailleurs. C'est pas possible. Donc on ne peut qu'augmenter.
Certes, l'augmentation, elle est freinée par toutes les forces qui s'ingénient à nous couper le sifflet, à nous empêcher de parler à la radio, à la télévision ou à nous calomnier. Mais il n'en demeure pas moins que le grand grand succès de cette élection présidentielle, c'est d'abord que j'ai pu être candidat et que d'un seul coup, il y a des millions de Français qui nous ont découverts et qui sont... Les graines ont été plantées auprès de millions de cerveaux en France. Elles sont en train de mûrir. Viendra un moment où elles germeront. Et viendra un moment de la récolte. Je vous remercie d'avoir été présents à ce long entretien.
Je l'ai voulu plus long que d'habitude pour pouvoir vous répondre – voilà – très longuement, faire un propos introductif qui était également long. Merci à toutes et à tous d'avoir été présents. Gardez le moral. Gardez la pêche. On va continuer à se battre. Vive la République et vive la France. Retrouvez nos analyses, nos propositions, adhérez ou faites un don sur « upr.fr ». Retrouvez-nous aussi sur Facebook pour partager des idées et participer aux directs, Twitter pour suivre les réactions de François Asselineau au jour le jour, Youtube pour ne rater aucune de nos vidéos. Pour nous aider à rétablir la démocratie, poucez-nous, abonnez-vous, partagez !
François Asselineau