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Discours / meetingGroupe RN - Assemblée· 29 octobre 2026 4 minAutoproduitActualité / polémiqueOutre-merImmigration & asileLogementJustice

Discours de Yoann Gillet (29/10/2026)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Il y a des moments dans cet hémicycle où le décalage entre la détresse de nos compatriotes ultramarins et la comédie politique devient tout simplement insupportable. »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Le 8 octobre dernier, notre collègue Anchia Bamana a présenté devant cette assemblée une mesure d'urgence vitale pour garantir enfin un accès continu à l'eau dans nos départements ultramarins. »
  • 1:26Invité politiqueChiffre
    « Ce sont plus de 700000 personnes frappées par le mal logement, près de trois ultramarins sur 10. »
  • 1:26Invité politiqueChiffre
    « C'est une grande pauvreté 5 à 15 fois plus élevée que dans l'hexagone avec des revenus médiants révoltants de 470 € en Guyane et 690 € à la Réunion. »
  • 1:26Invité politiqueChiffre
    « des prix alimentaires 40 % plus élevés qu'en métropole et des loyers déjà 7 % plus cher. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « Ce texte ne traite pas les particularités, les spécificités de chaque territoire. Ce texte ne règle pas le drame foncier ultramarin. »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « Les Français d'outre maire n'ont plus besoin de demi-mesure ou de promesses de tribune. »

Temps de parole

  • Yoann Gillet100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Yoann Gillet

Il y a des moments dans cet hémicycle où le décalage entre la détresse de nos compatriotes ultramarins et la comédie politique devient tout simplement insupportable. Voir aujourd'hui la France insoumise monter à cette tribune pour s'ériger en grand protecteur des Français d'outre mer, c'est le sommet absolu du cynisme et de l'imposture. Vous venez nous jouer les sauveurs, alors que vous prenez la régularisation massive des clandestins, alors que Mayotte est submergé par les flux migratoires à contrôler, que la Guyane étouffe et que les Antilles sont gangrainés par l'insécurité et le narcotrafic.

L'immigration et le laxisme que vous encouragez ici à Paris, ce sont les familles ultramarines qui les subissent chaque jour sur leur sol. Et que dire de votre prétendu dévouement envers les ultramarins ? Il faut que les Français d'outre mer le sachent et s'en souviennent. Le 8 octobre dernier, notre collègue Anchia Bamana a présenté devant cette assemblée une mesure d'urgence vitale pour garantir enfin un accès continu à l'eau dans nos départements ultramarins. De l'eau potable au robinet, mes chers collègues, rien de plus. Et qu'avez-vous fait ? Vous avez voté contre.

La gauche, la NUPES, les insoumis et même les députés ultramarins de Vaubanc ont refusé l'eau aux ultramarins par pur sectarisme politicien. Et aujourd'hui, vous venez faire votre cirque à la tribune en prétendant incarner le salut de nos compatriotes. Mais nous, nous ne sommes pas comme vous. Le groupe Rassemblement national ne pratique pas la politique du pire. Nous ne faisons pas payer aux Français nos divergences partisanes. Nous pensons d'abord à la France et aux Français. Et sur ce texte, la réalité est sous nos yeux. La crise du logement en Outre mer est une tragédie humaine. Ce sont plus de 700000 personnes frappées par le mal logement, près de trois ultramarins sur 10.

C'est une grande pauvreté 5 à 15 fois plus élevée que dans l'hexagone avec des revenus médiants révoltants de 470 € en Guyane et 690 € à la Réunion. C'est une vie chère infernale avec des prix alimentaires 40 % plus élevés qu'en métropole et des loyers déjà 7 % plus cher. Dans cette précarité totale, le dernier refuge des familles, c'est le lotin de terre hérité des aïux transmis à la sueur du front de génération en génération. Sur la question des délais de prescription, le constat est partagé. L'application des délais réduits suscite des interrogations légitimes sur le terrain, notamment pour les proches installés dans l'hexagone.

Réexaminer ces paramètres et temporiser les transmissions relèvent d'une réflexion nécessaire que chacun doit aborder avec recul. Mais soyons lucide, ce texte est léger. Ce texte ne traite pas les particularités, les spécificités de chaque territoire. Ce texte ne règle pas le drame foncier ultramarin. Changer un délai dans le code civil ne suffira pas si l'État ne prend pas la mesure de la réalité du terrain et ne met pas les moyens qui s'imposent.

Ce texte ne résout ni l'absence criante du cadastre fiable, ni la complexité des indivisions anciennes qui paralysent des milliers de successions, ni la situation dramatique de Mayotte où l'occupation illégale des terrains fragilise chaque jour un peu plus les familles françaises. Nous prenons acte d'une initiative qui va dans le sens d'une plus grande prudence pour les familles, mais notre responsabilité nous oblige à rappeler que la question foncière ultramarine exige une ambition bien plus vaste. Notre responsabilité est aussi de souligner la fragilité juridique de ce texte et les effets négatifs qu'il pourrait entraîner.

Les Français d'outre maire n'ont plus besoin de demi-mesure ou de promesses de tribune. Ils attendent le retour de l'ordre de la justice et de la considération nationale. Compatriote ultramarin, je sais votre ralbol, je le comprends et je le partage, mais tenez bon, la renaissance de l'outre arrive et elle porte un nom. Elle s'appelle Marine Le Pen. Merci monsieur le député.