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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 26 avril 2020 6 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsBudget & impôts

Responsabilité budgétaire et souveraineté (au sujet de l'emprunt commun européen)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35François-Xavier BellamyFait
    « le problème c'est que vous posiez la question de sa crédibilité quand vous êtes le chef d'état du pays qui a le déficit public le plus important en europe »
  • 0:55François-Xavier BellamyChiffre
    « même l'italie même l'espagne même la grèce entend déficit plus faible que la france »
  • 1:50François-Xavier BellamyFait
    « ce sont des états qui ont fait des efforts pour rétablir leur contenu quand tout allait bien nous n'avons pas fait d'effort »
  • 2:25François-Xavier BellamyFait
    « le gouvernement nous expliquait on n'a plus besoin de se préoccuper de l'endettement puisque comme les taux d'intérêt sont bas l'argent ne coûte plus rien et on peut continuer de s'endetter et d'investir »
  • 3:30François-Xavier BellamyFait
    « ce que nous disons nous soyons pragmatiques soyons sérieux »
  • 4:40François-Xavier BellamyFait
    « je n'ai jamais cru à une souveraineté européenne je pense que la question de la souveraineté c'est une question qui ne se divisent pas qui ne se partage pas »
  • 5:20François-Xavier BellamyFait
    « cette idée d' emmanuel macron c'est cette idée là qui bloque en fait et qui paralysent l'union européenne aujourd'hui »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

il faut bien que ceux qui nous regardent comprennent ce qui est en jeu aujourd'hui le président de la république qui fait partie de ceux qui disent on devrait émettre de la dette en commun c'est à dire on devrait créer un budget commun est allé s'endetter ensemble sur les marchés le problème c'est que vous posiez la question de sa crédibilité quand vous êtes le chef d'état du pays qui a le déficit public le plus important en europe je parle pas de maintenant je parle de la période d'avant la crise même l'italie même l'espagne même la grèce entend déficit plus faible que la france c'est à dire que ce sont des états qui ont fait des efforts pour rétablir leur contenu quand tout allait bien nous n'avons pas fait d'effort et le gouvernement nous expliquait on n'a plus besoin de se préoccuper de l'endettement puisque comme les taux d'intérêt sont bas l'argent ne coûte plus rien et on peut continuer de s'endetter et d'investir aujourd'hui évidemment quand vous avez accumulé les dettes et les déficits et que vous n'avez rien fait pour établir votre économie vous allez voir les allemands vous allez voir les pays qui ont fait des efforts qui se sont toujours efforcés de garantir qu'ils auraient les marges de manoeuvre pour réagir demain et vous leur dites écoutez c'est très simple vous avez des excédents on a des déficits en a qu'un médecin en commun ils peuvent pas accepter de vous suivre bien sûr que non et donc ce que nous disons nous soyons pragmatiques soyons sérieux et ça c'est le discours qu'on entend en europe depuis depuis des années depuis les essais peut-être le temps avec 7 avec cette crise économique majeure qui nous tombe dessus de d'en changer c'est durant laquelle quelque chose c'est comme lors de la la halle de la crise de la zone euro c'est les cigales contre les fourmis il va être justement du sud et sur ce que l'arrivée du mcg faut changer la lecture de de la sueur europe et donc j'ai même aperçu éléments vite et des 27 il n'y aura pas d'accord il n'y aura pas de choix et emmanuel macron le dit c'est un choix politique qui doit être fait aujourd'hui par l'union européenne et il faut trouver un mécanisme un outil qui fonctionne à l'unanimité et pour tout le monde parce que c'est la solidarité qui s'imposent mais comment l'italie peut convaincre les pays bas car comme le disait françois xavier bellamy certains ont fait en tout cas ils le disent des efforts tandis que d'autres ont profité justement du système européen l'italie aussi a fait de grands efforts et c'est très injuste de la regarder avec connaissance elle traîne derrière elle une dette qui est très lourde mais ces dernières années les italiens ont fait des efforts très lourd pour pouvoir réussir à équilibrer leurs comptes publics je crois que vous avez totalement raison de le rappeler et je suis d'accord avec le président de la république sur ce point c'est pas une question technique ce n'est pas une question mécanique c'est même pas une question de traiter c'est une question politique majeure c'est la vraie question c'est qui doit être responsable budgétairement à titre personnel et avec toute notre équipe moi je n'ai jamais cru à une souveraineté européenne je pense que la question de la souveraineté c'est une question qui ne se divisent pas qui ne se partage pas on peut pas dire à la fois souveraineté nationale et souveraineté européenne la question c'est qui prend la responsabilité budgétaire et il ne peut se faire une véritable responsabilité budgétaire que dans un cadre démocratique c'est à dire je le crois profondément dans le cadre d'un pays qui débat qui discutent qui élit ses représentants l'union européenne c'est une alliance de démocratie et c'est en ce sens que c'est un espace démocratique mais ça ne peut pas devenir une sorte de super état et cette idée d' emmanuel macron c'est cette idée là qui bloque en fait et qui paralysent l'union européenne aujourd'hui les états comme l'allemagne comme les pays bas nous en sommes témoins ils sont prêts à avancer ils sont prêts à mettre en oeuvre des solutions ambitieuses mais ces solutions là elles ne doivent pas passer et je le crois moi aussi fermement par une sorte de mutualisation budgétaire qui ne correspond pas à une réalité démocratique nous devons pouvoir avoir en face de nous des responsables qui prennent les décisions pour notre budget ce sont les décisions les plus importantes de la souveraineté politique et ces décisions là ils ne peuvent se faire que dans un cadre démocratique nationale la souveraineté alimentaire ou la souveraineté sanitaires ces deux des thématiques que reprend le président de la république en ce moment il l'a redit aujourd'hui vous y croyez pas au niveau européen bastille joyon qui sait ce qu'ils disaient à l'issue de ce conseil manioc disent qu'ils vont me disait une reconquête de la souveraineté européenne en matière sanitaire en matière alimentaire je vous ai pas entendu en fait ce que dit l'elysée ce que dit emmanuel macron sait qu'il vaut mieux avoir une souveraineté européenne même au rabais plutôt que produire des masques en chine vaut mieux qu'il soit en allemagne aux pays bas ce serait bien en france on est tous d'accord là dessus une en comptant deux choses très différentes on confond pas l'autonomie jays l'autonomie l'autonomie stratégique il est fondamental de la construire et on doit le faire au niveau européen parce que pour le coup c'est vrai nos états séparément ne sont pas capables de produire des chaînes de valeur suffisamment complexe suffisamment intégré pour pouvoir demain nous permettre de reconquérir notre capacité de produire nous mêmes nos médicaments d'avoir une agriculture qui nous nourrissent et qui nous permettent de faire face aux chocs et aux crises j'observe d'ailleurs que cette thématique de l'autonomie elle était totalement absente pour le coup de la vision macro nien jusque là parce que emmanuel macron était celui qui nous disait qu'il fallait nous adapter à la mondialisation qu'on ne reviendrait pas sur la mondialisation et qu'il fallait d'une certaine manière trouver notre place dans le monde tel qu'il était en train de se faire nous avons défendu pendant toute notre campagne et nous avons défendu depuis le début de ce mandat l'idée que sur des sujets stratégiques il fallait construire une autonomie avec nos partenaires avec nos alliés européens et ça c'est fondamental mais ça n'est pas la même chose que la souveraineté au sens démocratique de ce terme et quand il est question de deux sujets très simple c'est à dire quel montant de notre budget en mai en commun qu'est ce qu'on demande aux gens de donner de leur propre travail pour financer le bien commun et comment est-ce qu'on alloue ce budget ça c'est un enjeu fondamental de souveraineté cet enjeu là je crois qu'il doit continuer de se décider dans un cadre démocratique de représentation c'est à dire à travers le cadre national qui est celui de chacun de nos pays et il me semble qu'il serait aberrant et ça ça ne fonctionnera pas ça ne peut pas fonctionner de demander à des états comme l'allemagne les pays bas mais même à des états européens comme l'italie ou l'espagne de mettre en commun leur budget alors qu'il n'y a pas de responsabilité démocratique demain ça n'est pas la présidente de la commission européenne qui va venir rendre des comptes devant les français à l'occasion d'une élection c'est le président de la république et donc soit nous choisissons une europe concrète sérieuse qui avance et qui nous permet de reconquérir notre notre autonomie soit nous poursuivons dans la voie de cette fiction aberrante que plus personne ne partage qui est celle d'un espèce de super état qui dépasserait les états et je crois qu'effectivement cette europe-là ira dans le mur