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Audition parlementaireGroupe Démocrate· 11 mars 2025 4 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseJusticeInstitutions & électionsEurope & international

QAG situation en Syrie - Anne Bergantz

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    Quel peut être le rôle de la France pour accompagner une transition démocratique et une paix en Syrie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Chiffre
    « Ces trois derniers jours, plus de 1300 personnes sont mortes dans la région Alaouite en Syrie. Les trois quarts d’entre eux étaient des civils. »
  • 1:24Fait
    « Nous avons salué hier la signature d’un accord déjà qualifié d’historique, entre Damas et le général Mazloum des forces démocratiques syriennes kurdes. »
  • 2:02Fait
    « Cet accord doit garantir les droits politiques et les intérêts de nos partenaires kurdes, si longtemps marginalisés et menacés dans la région. »
  • 2:41Jean-Noël BarrotFait
    « Nous sommes parfaitement conscient qu'il n'y a pas d'avenir pour la Syrie sans la justice et qu'il n'y aura pas de justice sans que toute la lumière et que toute la vérité soit faite sur les événements tragiques qui ont eu lieu sur la côte ouest de la Syrie. »
  • 3:24Jean-Noël BarrotFait
    « C'est en Syrie, il y a une dizaine d'années, qu'ont été fomentés des attentats contre le territoire national. »
  • 3:24Jean-Noël BarrotFait
    « la diplomatie française est pleinement mobilisée pour maîtriser ses risques en commençant par faciliter la médiation entre les CDES syriens et le gouvernement transitoire. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Merci Madame la Présidente. Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Ces trois derniers jours, plus de 1300 personnes sont mortes dans la région Alaouite en Syrie. Les trois quarts d’entre eux étaient des civils et c’est une tragédie. Une tragédie qui est aussi le résultat des décennies de dictatures : les soldats de l’ancien régime de Bachar el-Assad se sont livrés à des opérations de guérilla, depuis jeudi soir, ce qui a donné lieu à ces représailles d’une violence inouïe. Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, il y a trois mois, la population syrienne n’a pourtant qu’un espoir - celui de rompre avec

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le cycle de la violence qui a détruit son pays. Ces massacres menacent la transition syrienne pacifique que revendique le président par intérim Ahmad al-Chareh. Car nous n’avons jamais été naïfs : nous avons toujours dit que ce régime devrait être jugé sur ses actes, et non sur ses intentions. Et que des garanties devaient être apportées pour intégrer la mosaïque des communautés qui composent la Syrie dans un projet politique pacifié. Dans ce contexte particulièrement tendu, nous avons salué hier la signature d’un accord déjà qualifié d’historique, entre Damas et le général Mazloum des forces démocratiques syriennes kurdes. La diplomatie

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française, il faut le souligner, n’est pas étrangère à ce succès. C’est bien l’initiative franco-américaine de médiation qui a concrétisé ce rapprochement, pour enfin intégrer les institutions autonomes kurdes au sein de l’État syrien. Cet accord doit garantir les droits politiques et les intérêts de nos partenaires kurdes, si longtemps marginalisés et menacés dans la région. Il est aussi la clé de la poursuite de la lutte contre Daech, jusqu’ici entravée par les tensions entre kurdes et islamistes dans le nord-est. Pourtant, les défis restent nombreux, et l’unité de la Syrie loin d’être garantie. Face à une situation qui évolue très vite, quel peut être le rôle de la France pour accompagner une transition démocratique et une paix tant

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attendue pour le peuple syrien ? Je vous remercie. - Merci beaucoup madame la députée. La parole est à Monsieur Jean-Noël Barrot, ministre en charge des affaires européennes et des Affaires étrangères. - Merci madame la Présidente. Mesdames et Messieurs les Députés, madame la députée Anne Bergantz, merci de rappeler que nous nous abordons cette situation tragique celle de ces derniers jours comme celle de la Syrie plus généralement sans aucune naïveté. Nous sommes parfaitement conscient qu'il n'y a pas d'avenir pour la Syrie sans la justice et qu'il n'y aura pas de justice sans que toute la lumière et que toute la vérité soit faite sur les événements tragiques qui ont

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eu lieu sur la côte ouest de la Syrie. Qu'est-ce qui a poussé certains groupes liés au au régime de Bachar al-Assad, peut-être des influences étrangères, à attaquer des membres des services de sécurité du gouvernement intérimaire ? Qu'est-ce qui a conduit ensuite des groupes islamistes à prendre d'assaut des populations civiles innocentes alaouites et dans une moindre mesure chrétiennes ? Il faudra que justice soit faite.Il faudra que les responsables de ces exactions soient punis, mais le travail doit se poursuivre, parce que se joue en Syrie une grande partie de notre sécurité. C'est en Syrie, il y a une dizaine d'années, qu'ont été fomentés des attentats contre le territoire national et c'est la raison pour laquelle la diplomatie française est

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pleinement mobilisée pour maîtriser ses risques en commençant par faciliter la médiation entre les CDES syriens et le gouvernement transitoire. Pourquoi ? Et bien parce que les kurdes de Syrie, qui ont été nos alliés fidèles dans la lutte contre daesh, étaient ces derniers mois dans une situation de fragilité, pressés par des puissances étrangère et en situation de vulnérabilité, ce qui aurait pu conduire à fragiliser la sécurité des prisons dans lesquelles sont détenus des dizaines de milliers de combattants de daesh. Cet accord qui a été trouvé hier est une excellente nouvelle car il permet d'envisager une intégration et une défense des droits et des intérêts des

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Kurdes pour l'avenir de la Syrie. J'aurai cet après-midi le général masasslou au téléphone pour m'entretenir des suites qu'il entend donner à cet accord. - Merci beaucoup monsieur le ministre.