Le "8h30 franceinfo" de Mathilde Panot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteÉludée
Le gouvernement doit boucler son budget pour 2027. Est-ce qu'à LFI, vous êtes prêts à discuter ou vous dites, de toute façon, nous censurerons quoi qu'il arrive ?
- 1:01FerméeRéponse directe
Vous avez reçu une invitation, vous n'irez pas ?
- 2:06RelanceRéponse directe
Ce sera de la faute du gouvernement aussi ?
- 2:35RelanceÉludée
Vous ne seriez pas plus utile en acceptant les discussions ?
- 3:11RelanceRéponse directe
Ce sera pire que rien ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez compris pourquoi l'AFD a gagné un Land en Allemagne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« nous censurerons quoi qu'il arrive. Et je vous l'annonce ici, nous n'avons rien à discuter, rien à négocier avec ce gouvernement »
- 0:38Invité politiqueChiffre
« Rendez-vous compte du scandale d'annoncer qu'ils veulent prendre 6 milliards sur les retraités »
- 0:48Invité politiqueChiffre
« qui a eu cours seulement pendant deux ans et qui rapportait 8 milliards d'euros par an à l'État »
- 1:12Invité politiqueFait
« Nos propositions sont connues, nous faisons chaque année un contre-budget »
- 1:35Invité politiqueFait
« les macronistes ont perdu les élections »
- 1:43Invité politiqueFait
« Rien que cet été, les macronistes ont réintroduit deux pesticides qui s'attaquent directement au cerveau des enfants »
- 1:55Invité politiqueFait
« ils ont fait passer en première lecture par force la loi permis de tuer XXL qui vient du programme de Jean-Marie Le Pen, la présomption de... »
- 2:16PrésentateurFait
« vous savez, vous avez un gouvernement qui essaye de nous associer à son naufrage en recommençant toujours les mêmes solutions »
- 2:26Invité politiqueFait
« Le désaccord fondamental que nous avons depuis dix ans avec la Macronie, c'est qu'ils ont asséché les caisses et qu'ils refusent d'aller chercher de nouvelles recettes »
- 3:20Invité politiqueChiffre
« Le résultat des négociations, rappelez-vous, les 4000 postes de professeurs supprimés »
- 3:43Invité politiqueFait
« Nous avions cette majorité. Et en votant la suspension, ils ont avalisé la retraite à 64 ans »
- 4:29Invité politiqueFait
« Parce qu'il y a eu des systèmes de grandes coalitions systématiques qui font qu'il n'y a plus aucune alternative possible »
- 5:44Invité politiqueChiffre
« avec 70 milliards de dollars qui ont été donnés, gavés, pour gaver les actionnaires »
- 7:31Invité politiqueChiffre
« qui a mis 5 millions d'argentins sous le seuil des pauvretés et a plongé l'Argentine dans une faillite »
- 7:50Invité politiqueFait
« il fallait une taxe Zuckmann, c'est-à-dire le fait que les 1800 ultra-riches de ce pays paient autant d'impôts en moyenne que le reste de la population française »
- 9:55Invité politiqueChiffre
« cela rapporterait 26 milliards d'euros dans les caisses de l'État »
- 10:21PrésentateurFait
« On peut se permettre de ne pas demander, selon vous, un effort au retraité »
- 10:24Invité politiqueChiffre
« Mais bien sûr, on a un retraité sur dix qui est pauvre »
- 10:50Invité politiqueChiffre
« dans la septième puissance économique au monde, en 2025, 960 personnes sont mortes de la rue »
- 12:50Invité politiqueChiffre
« Il y a un profiteur de guerre qui s'appelle Total, qui a fait 11,2 milliards de bénéfices en 6 mois »
- 13:38Invité politiqueFait
« La France l'a déjà fait dans les années 90 au moment de la guerre du Golfe. Ça n'a pas créé de pénurie »
- 20:33Invité politiqueFait
« le fait que Rima Hassan détenait de la drogue en garde à vue pour un tweet qui a valu qu'on la suive pendant trois mois »
- 22:02Invité politiqueChiffre
« nous avons manqué d'éliminer Marine Le Pen du second tour et donc d'arriver au second tour à seulement 420 000 voix »
- 22:40PrésentateurPromesse
« Jean-Luc Mélenchon, dit, si j'arrive au pouvoir, je liquiderai l'Empire Bolloré »
Temps de parole
- Mathilde Panot65 %
- Présentateur16 %
- ?9 %
- Présentateur 29 %
≈ 31,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Mathilde Panot. Bonjour. Bonjour Mathilde Panot. Le gouvernement doit boucler, on le sait, on en parle beaucoup, son budget pour 2027. Et pour cela, plusieurs ministres entament des discussions avec les groupes politiques représentés au Parlement, notamment sur les retraites. Et vous allez nous donner votre position sur ce dossier. Mais plus globalement, est-ce qu'à LFI, vous êtes prêts à discuter ou vous dites, de toute façon, nous censurerons quoi qu'il arrive
? Oui,
nous censurerons quoi qu'il arrive. Et je vous l'annonce ici, nous n'avons rien à discuter, rien à négocier avec ce gouvernement sur la manière dont il ferait les poches à la fois des retraités, des étudiants, des malades. Rendez-vous compte du scandale d'annoncer qu'ils veulent prendre 6 milliards sur les retraités et qu'ils annoncent en même temps qu'ils renoncent à la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises qui a eu cours seulement pendant deux ans et qui rapportait 8 milliards d'euros par an à l'État. On
va parler de ces dossiers, mais
vous
avez reçu une
invitation, simplement juste pour nous dire, vous avez reçu une invitation, vous
n'irez pas ?
Alors, je vous confirme, nous avons reçu une invitation et nous n'irons pas. Nos propositions sont connues, nous faisons chaque année un contre-budget et le débat doit normalement avoir lieu à l'Assemblée nationale. Rendez-vous compte que j'ai dans mon groupe parlementaire des députés élus depuis 2022 qui n'ont jamais voté un budget. Donc, la censure est non seulement la seule manière de s'opposer à ce budget de coupe budgétaire qui va encore faire souffrir les gens et donc de répondre probablement aux 49-3, aux ordonnances ou je ne sais quels moyens ils vont trouver pour faire passer ce budget minoritaire.
Et je rappelle que les macronistes ont perdu les élections, mais c'est aussi la manière d'empêcher ce gouvernement de commettre des méfaits supplémentaires. Je rappelle que rien que cet été, les macronistes ont réintroduit deux pesticides qui s'attaquent directement au cerveau des enfants et ils ont fait passer en première lecture par force la loi permis de tuer XXL qui vient du programme de Jean-Marie Le Pen, la présomption de
l'Égypte en défense. Il n'y a pas de rapport avec le budget pour le coup. À
venir à la manifestation de
ce dimanche 20
septembre aux côtés des familles,
des collectifs et des associations. Qui ne
dit
pas de budget dit loi spéciale qui pourrait coûter 15 milliards d'euros d'après un scénario de l'Inspection Générale des Finances. Qu'est-ce que vous dites ? Ce sera de la faute du gouvernement aussi ?
Mais
vous savez,
vous avez un gouvernement qui essaye de nous associer à son naufrage en recommençant toujours les mêmes solutions. Vous savez quel est le désaccord fondamental que nous avons avec eux ? Le désaccord fondamental que nous avons depuis dix ans avec la Macronie, c'est qu'ils ont asséché les caisses et qu'ils refusent d'aller chercher de nouvelles recettes. Mais vous ne
seriez pas plus
utile en acceptant les discussions ?
Parce
que l'année dernière, déjà, vous aviez refusé aussi... Le Parti Socialiste a joué le jeu des discussions. Ils ont obtenu certaines choses.
La suspension de la réforme
des retraites, par
exemple.
Madame
Lambret,
justement,
rappelez-vous, le Parti Socialiste, qu
'est
-ce qu'ils avaient dit ? Ils avaient dit, s'il n'y a pas un premier ou une première ministre du Nouveau Front Populaire, alors nous censurons. Ensuite, ils ont dit, s'il y a eu l'utilisation du 49-3, nous censurons. Il y a eu l'utilisation du 49-3, ils n'ont pas censuré. Ils ont dit, s'il n'y a pas d'abrogation de la retraite à 64 ans, et vous l'avez dit, il y a une suspension qui avalise la retraite à 64 ans,
alors nous censurons. Ça a un effet direct sur la vie des Français ?
S
'il n'y a pas la taxe Zuckman ou
la taxe Zuckman-like, alors nous censurons.
Ils ne sont pas de vrais
opposants, ils ne sont pas vraiment...
C'est
pire que ça, c'est que le résultat des négociations, il faut le regarder un an après. Le résultat des négociations, rappelez-vous, les 4000 postes de professeurs supprimés, dont ils se vantaient qu'ils avaient réussi à annuler cette suppression de 4000 postes de professeurs. Le résultat, nous avons fait une rentrée avec 4000 postes de professeurs en moins et deux tiers des collèges et lycées dans lesquels il manque un personnel...
Vous dites, la
suspension de la réforme des retraites, c'est rien. Ah
non, c'est
pire que rien. Ça a une importance pour les Français.
Non, c'est pire que rien. C'est que nous avions la majorité, et dans le peuple de France, et à l'Assemblée nationale, pour abroger cette réforme de la retraite à 64 ans. Nous avions cette majorité. Et en votant la suspension, ils ont avalisé la retraite à 64 ans. Donc, nous n'avons rien à négocier avec eux. Et moi, je veux vous alerter à ce micro.
Est
-ce que vous avez compris pourquoi l'AFD a gagné un Land en Allemagne ?
L'AFD, simplement, je dois préciser,
Mathilde
Panot, pardon, pour
ceux qui
nous écoutent. Alternative pour Deutschland, extrême droite, qui fait des salu nazis
sur ses antennes, qui fait des campagnes qui rappellent des campagnes antisémites qui étaient faites dans les années 30 en allant distribuer des billets d'avion, par exemple, à ceux qu'ils perçoivent comme étrangers en proposant la remigration de toutes ces personnes
-là. Et pourquoi
ils ont gagné ? Eh bien, pourquoi est-ce qu'ils ont gagné ? Parce qu'il y a eu des systèmes de grandes coalitions systématiques qui font qu'il n'y a plus aucune alternative possible. Donc, nous, nous ne participerons d'aucune manière à sauver la Macronie ou à les sauver du désastre qu'ils sont en
train de préparer. Et là, le gouvernement dit qu'il ne s'agit pas de sauver la Macronie. Nous ne sommes pas d'accord avec le budget. Le gouvernement
dit qu'il s'agit de sauver la France, d'éviter une crise financière. Vous, en parallèle, vous dites donc pas besoin de discuter. Tant pis s'il y
a
une loi spéciale. Et en plus, on peut, c'est une proposition de la France Insoumise, de Jean-Luc Mélenchon, effacer une partie de la dette. Oui, tout à fait. Vous, vous dites, aujourd'hui, on peut se permettre de ne pas avoir de budget parce qu'on peut effacer
la
dette sans que ça ait de
conséquence.
Déjà,
il
faut arrêter la politique de la peur qui est faite à tout va. Il y aura, dans tous les cas, un budget. Une loi spéciale est un budget qui reproduit celui précédent. Madame Lambret, vous avez dit que ça coûterait, selon des experts, 15
milliards à la France. Vous
savez combien de coûts budgétaires ils veulent faire cette année ? 30 milliards supplémentaires par rapport à une autre année qui a déjà été un budget catastrophique pour les gens. Vous savez ce qu'on a appris aujourd'hui ? Que la France, selon un rapport qui vient d'être publié aujourd'hui,
que
la France détient le record de dividendes versés au deuxième trimestre, record en Europe, et même le deuxième pays au monde a versé le plus de dividendes aux actionnaires de grandes multinationales avec 70 milliards de dollars qui ont été donnés, gavés, pour gaver les actionnaires. Mais ça, c'est un autre sujet que la
dette, Mathilde Panot. Non, ce n'est pas un autre sujet. Quand la charge de la dette atteint
65 milliards
d
'euros, quand la charge de la dette atteint 65
milliards d'euros, et que la France est le
pays qui emprunte au taux le plus cher parmi les pays européens, est-ce que ce type de discours ne risque pas d'accentuer la méfiance ? Ce n'est pas vrai parce que l'Allemagne emprunte à peu près au même taux. Je vais vous dire. Non,
l'écart entre
la France et l'Allemagne là
-dessus n'a jamais été aussi important.
Qui est responsable de ce désastre ? Qui a créé 1300 milliards de dettes
?
Ce n'est pas nous. C'est les Mozart de la finance qui ne cessent de nous donner des leçons. Nous, nous proposons la seule solution raisonnable. Marine Le Pen propose de faire 125 milliards de
coupes
dans les budgets et d'inscrire la règle d'or dans notre constitution. Nous, la seule solution raisonnable, c'est d'enlever le pouvoir qu
'ont
les marchés financiers sur notre avenir et donc de mettre à l'abri une partie de la dette, celle qui est détenue par la Banque Centrale Européenne, d'attaques spéculatives et d'attaques
du marché. Et nous disons
même que la Banque Centrale Européenne devrait racheter d'autres titres de dette pour justement laisser des marges de manœuvre à la France et aux autres pays
européens. Vous entendez,
Mathilde Panot, le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, qui juge cette mesure illégale, dangereuse, inutile. Le prix Nobel d'économie Philippe Aguillon, qui estime que c'est un mensonge digne de l'hydroxychloroquine du professeur Raoult pendant la crise du Covid. Vous allez me dire que ce sont deux proches d'Emmanuel Macron, mais ils n'ont aucune crédibilité sur ces sujets pour
vous.
Écoutez, quand Philippe Aguillon est en train de vanter, par exemple, la politique argentine de Milley, président d'extrême droite, qu
'on
voyait partout avec sa tronçonneuse, pour couper dans toutes les dépenses sociales et dans tous les services publics, qui a mis 5 millions d'argentins sous le seuil des pauvretés et a plongé l'Argentine dans une faillite, au point qu'ils en sont à supplier Trump de devoir les sauver, je considère effectivement que M. Aguillon, qui est celui qui conseillait Emmanuel Macron sur sa politique économique, n'a pas de crédibilité. Et je vais vous dire, il y a 7 prix Nobel qui ont défendu le fait d'économie, qui ont défendu le fait qu'il fallait une taxe Zuckmann, c'est-à-dire le fait que les 1800 ultra-riches de ce pays paient autant d'impôts en moyenne que le reste de la population française.
Je ne crois pas que ce soit incroyable de demander cela.
Mais il
y
a aussi beaucoup
d
'économistes qui disent, si vous
en
saurez, les riches vont
partir.
C'est la raison pour laquelle
nous ne cessons de nous endetter. C'est une partie de la
population
qui peut se
déplacer
très facilement.
Avant, il
y avait l'impôt de solidarité sur la fortune,
c
'est tout le temps ce qu
'on
nous disait. L'impôt de solidarité sur la fortune faisait partir des gens. Le résultat, ça doit être 0,02% ou quelque chose comme ça, de personnes qui sont parties. Et moi, je vais vous poser une autre question. Depuis qu'ils ont supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, qui est revenu
?
Tout cela n'a aucun sens. Il faut arrêter que les riches puissent faire sécession de la nation. Nous avons besoin d'investir dans la bifurcation écologique, dans les services publics. Nous avons besoin d'en arrêter avec
ce monde de malheur. Ce sont les cadeaux aux
plus riches qui ont creusé notre déficit. Vous vous dites qu
'il
faut taxer les riches et augmenter les impôts des Français. Le gouvernement...
Non, on ne peut pas
augmenter les impôts des Français. Vous
ne voulez pas augmenter
les impôts des Français qui
gagnent 4 000 euros par mois ? Non, on veut augmenter les impôts, on veut
taxer les plus riches. On veut la taxe Zuckmann, l'impôt
de solidarité sur la
fortune. On veut, par exemple, faire un impôt sur le revenu qui est beaucoup plus progressif avec 14 tranches, qui fait que toutes les personnes qui gagnent moins de 4 000 euros paieront pareil ou moins avec nous. Et à partir
du moment où on gagne 4 000 euros,
on paiera plus d'impôts. Exactement. Le gouvernement dit, nous, on ne veut pas taxer davantage les travailleurs. On a déjà un des
taux
d'imposition les plus élevés en France. En revanche, les retraités pourraient faire un petit effort, notamment les retraités les plus aisés. Vous, vous dites, comme la droite et l'extrême droite, pas de touche aux retraités. Ce n
'est
pas juste qu'ils fassent un effort
?
Nous disons qu'il est insupportable qu'on fasse croire que l'outil de redistribution et de partage des richesses se mettrait dans la sous-indexation et la désindexation des pensions de retraite. Le partage des richesses se fait par l'impôt. Vous savez que, par exemple, si on fait, il y a donc la taxe Zuckmann dont on parlait juste avant, mais si on fait, par exemple, la taxe qui fait que les multinationales paient réellement l'impôt selon le bénéfice qui est réellement réalisé en France, cela rapporterait 26 milliards d'euros dans les caisses de l'État.
Vous trouvez normal que des multinationales qui font d'énormes bénéfices en France ne paient pas d'impôts, alors que les TPE, PME, eux, paient beaucoup d
'impôts ? Il y a déjà
une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises dans le précédent budget.
Oui, ils viennent d'annoncer qu'ils enlèvent la surtaxe qui rapportait 8 milliards d'euros par an à la France.
Tout cela n'a aucun
sens. Ils continuent les cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises.
On peut se
permettre de ne pas
demander,
selon vous, un effort au retraité.
Mais bien sûr, on a un retraité sur dix qui est pauvre. Et s'il y a des retraités riches, ils paieront dans le cadre d'un partage des richesses plus large sur l'impôt sur le revenu et autres. Parce que sinon, vous vous retrouvez dans une situation où le système de soins est en train de s'effondrer, qui était un des meilleurs au monde. Les soignants sont épuisés, n'en peuvent plus. Vous vous retrouvez dans un moment où six pompiers sont morts et 200 ont été blessés en luttant contre les méga-feux parce qu'ils n'ont pas eu les moyens de pouvoir se protéger correctement.
Vous vous retrouvez dans une situation où, dans la septième puissance économique au monde, en 2025, 960 personnes sont mortes de la rue. On se
rappelle d'Emmanuel Macron qui disait en 2017... Mais Mathilde Panneau, les retraites, c'est
25% des
dépenses publiques. En 2017
? 25% des dépenses publiques. Et vous,
vous
dites, on ne
va
pas taxer les retraités et
on va revenir sur la
retraite à 64 ans. Donc, ça veut dire que... On va
même revenir à la retraite à 60 ans. Cette part de dépenses va
augmenter. On va même revenir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités. Donc,
ce sera encore
plus des dépenses publiques.
Oui, mais nous, nous avons fait... Versus moins
de 4% pour
les
dépenses liées à l'environnement. Est-ce qu'on peut se permettre de continuer à dépenser autant pour les retraites ? Oui, bien sûr. Nous, nous
avons fait un choix. Nous avons décidé, et c'est le choix qui a été fait dans l'histoire française, c'est de ne pas laisser les retraités dans une pauvreté où ils dépendaient uniquement de la solidarité familiale. Et d'ailleurs, nous voulons, à l'autre bout de l'âge de la vie, faire en sorte que les jeunes, eux aussi, aient une garantie d'autonomie pour que, là aussi, ils ne soient pas juste dépendants de la solidarité familiale. Donc,
nous
avons fait un choix, et ce choix est un choix extrêmement respectable. C'est un choix que nous défendons, le fait que, justement, les retraités puissent vivre correctement et n
'est
pas un décrochage total par rapport à celles et ceux qui travaillent.
Un mot, Mathilde Panot, au sujet des appels à la manifestation, sur la mobilisation qui fleurisse sur les réseaux sociaux, notamment pour le mois d'octobre. Le 17 octobre, mouvement type gilet jaune, disent certains, pour protester en tout cas contre la hausse des prix du carburant et plus généralement contre la vie chère. Est-ce que vous soutenez ces appels à la manifestation ?
Oui,
bien sûr, je les soutiens. Comme je soutiens, je disais, la manifestation de dimanche contre la loi permis de tuer. Comme je soutiens celle du 29 septembre avec les pompiers et les services publics. Et celle du 17 octobre, si les gilets jaunes reviennent sur les ronds-points, je rappelle, les gilets jaunes, le carburant était à 1,40€, 1,50€. Il faut imaginer la privation que c'est lorsque les carburants arrivent à 2,20€, 2,30€ et pourraient encore exploser les privations que cela veut dire dans la vie quotidienne des gens. Il y a un profiteur de guerre qui s'appelle Total, qui a fait 11,2 milliards de bénéfices en 6 mois. Mais
Total qui bloque ses prix. Il bloque les prix.
Non,
non.
Total
fait quelque chose. Total plafonne
ses prix, Mathilde Panot.
Oui, alors il plafonne. C'est plutôt
merci à Total de
plafonne ses prix. Pas du tout. Déjà parce que ce que nous
avons vécu cet été, c'est notamment le résultat de ces multinationales pétrolières. Et il va falloir sortir nos sociétés de la toute dépendance au pétrole. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que Total a juste fait en sorte d'avoir un avantage concurrentiel pour essayer notamment de couler tous les petits distributeurs indépendants en faisant en sorte que les gens aillent plutôt chez Total que sur d'autres. Nous, nous ne voulons pas dépendre du bon vouloir de Total. Vous, vous
voulez
bloquer les
prix ? Nous
voulons
bloquer
les prix avec
un décret, c'est possible. C'est pas possible
parce que ça organiserait la pénurie parce que les stations-service n
'ont pu vendre leurs échanges.
Alors,
il se trouve que la France l'a déjà
fait dans les années 90 au moment de la guerre du Golfe. Ça n'a pas créé de pénurie. Il se trouve qu
'ils
l'ont fait sur le gel hydroalcoolique pendant le Covid. Ça n'a pas créé de pénurie. Et même, vous ne savez peut-être pas, il y
a
des
prix à ministré qui existent à la Réunion. Justement, des
personnes qui ne voulaient plus vendre de professionnels Mais
vous savez,
s'il y a des menaces de leur part, nous pouvons aussi réquisitionner leur stock de
carburant. Il y a parmi
ces professionnels des petites stations indépendantes qu'on entendait
hier dans un reportage sur France. Qui sont coulées en ce moment même par ce qui
est en train de faire Total. C'est pour ça qu'il faut aussi bloquer les marges. Le blocage des prix est la seule chose qui ne coûte pas d'argent public et qui ne permet de ne pas faire ce que fait le gouvernement. Le
gouvernement rogne sur ses taxes.
Ou le RN sur la question des taxes qui donne des milliards d'argent public du contribuable aux actionnaires de Total. Il faut bloquer les prix.
C
'est possible.
Bloquer les prix en prenant non pas
sur les taxes mais sur les marges des pétroliers. Exactement. Et rapidement, juste sur les appels à manifester, il
y a
une figure des Gilets jaunes, Thierry Paul Vallette, pour la question de Simon, qui s'inquiète d'un retour de ces manifestations dans une société plus radicalisée et plus violente qu'à l'époque. Si le mouvement des Gilets jaunes devait revenir, ce serait terrible. Je pense qu'il y aurait des morts, dit-il. Est-ce que cela vous inquiète ?
Ce qui m'inquiète, c'est la répression que fait sans cesse ce gouvernement face à toute colère et revendication sociale légitime. On se rappelle que les Gilets jaunes, on se rappelle de l'éborgneur des Gilets jaunes, M. Édouard Philippe, avec des gens qui allaient manifester
pour le
référendum d'initiative citoyenne et qui perdaient un oeil, perdaient une main, au point que plusieurs instances internationales ont dénoncé cette répression.
On se rappelle... Il parle de la colère des
manifestants, il ne
parle
pas de... Est-ce que
vous
appelez au calme ?
Non, moi,
j'appelle à une révolution
citoyenne par les urnes à s'emparer d'une date, de deux dates, le 18 avril et le 2 mai, de la possibilité de tout changer dans notre pays qui est l'élection présidentielle avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
Le
8.30 France Info, Simon Le Baron, Agathe Lambret.
Avec
Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale. Mathilde Panot, communiste, écologiste et insoumis, était réunie à la fête de l'humanité ce week-end. Enfin, réunie, pas tout à fait. Des militants ont pris pour cible l'EPS et aussi Fabien Roussel, le patron du Parti Communiste. Tout
le
monde déteste le PS ou
non, Roussel n'est pas un camarade.
Vous qui érigez la fraternité au-dessus de tout, ce n
'est
pas très fraternel tout ça
?
Là, vous avez montré quelques personnes qui scornent ses slogolans. Vous auriez pu continuer un tout petit peu la vidéo et vous auriez vu que l'ensemble de la foule qui était présente extrêmement nombreuse pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon scandait « Siamo tutti antifascisti » parce que nous, nous ne
nous
trompons pas d'adversaires.
Nous sommes tous antifascistes. C'est
justement la question qu'on se pose. Vous dites que vous ne vous trompez pas d'adversaires. Certains à gauche vous disent comme Raquel Garrido, l'ex-insoumise, faire campagne, c'est vouloir rassembler.
C
'est le contraire du sectarisme et de la délimitation permanente. Est-ce que ce type de slogan, ça ne donne pas l'impression que si on n
'est
pas avec vous, on est contre vous, même si on se situe à gauche ? Je pense que là, vous
êtes
en train d'essayer de monter une polémique qui n'a pas lieu d'être parce que moi, je redis ce que Jean-Luc Mélenchon a dit dans son discours et je le redis avec lui. Je remercie les militants communistes pour leur accueil, pour
l'organisation
de cette fête de l'humanité.
Les militants, pas les cadres du
parti. Par exemple, j'ai échangé deux fois lors de cette fête de l'humanité avec Stéphane Peu, président, qui est mon homologue, président du groupe communiste et ultramarin à l'Assemblée nationale et je notais beaucoup de convergence dans ce que nous nous disions. Donc, nous menons des batailles à l'Assemblée nationale qui sont très souvent communes avec les communistes et les écologistes avec qui nous avons sans cesse tenté de censurer et d'arrêter la politique de malheur d'Emmanuel Macron et c'est ce vers quoi nous continuons d'avancer parce qu'il y
a
une petite musique qu'on entend
à la fois dans
les médias mais y compris même dans des responsables politiques, une petite musique de résignation et je crois que ça ne correspond pas du tout aux images qu'on a vues notamment à la fête de l'Huma mais aussi à la Bras de Lille-Lille, à nos universités d'été ou encore à Saint-Denis où les gens, qu'est-ce qu'ils criaient ? On va gagner et on est prêts. Voilà ce qu'ils criaient à chaque fois. Donc, ce qu'il faut pour gagner une élection présidentielle c'est l'unité des électeurs, rassembler le
plus de monde possible et aller convaincre.
C'est être
capable justement
de rassembler une majorité d'électeurs au second tour. Un autre, Agathe citait Raquel Garrido, un autre de vos ex-camarades, François Ruffin, dit
on
ne pourra pas gagner à gauche avec deux Français sur trois qui nous haïssent. Qu
'est
-ce que vous lui répondez
?
D'abord, je vais commencer par quelque chose de simple. Pour arriver au second tour, il faut avoir passé le premier tour.
Justement, Jean-Luc
Mélenchon est celui dans les enquêtes d'opinion à gauche qui a le plus de chances d'arriver au second tour mais qui est celui qui est donné perdant le plus largement face à Marine Le Pen. Comment vous expliquez ça ?
Comment on explique ça ? Il y a quelque chose qui va vous étonner. La télé, ce n'est pas la vraie vie. Vous savez quelque chose qui était extraordinaire chez les
Gilets jaunes
?
C
'était de voir pour la première fois à la télé des mamans seules, d'avoir des retraités pauvres qui parlaient, d'avoir des ouvriers et des employés qui sont la moitié de la population active et qu'on ne voit jamais à la télé. Donc, il peut se raconter des choses sur les plateaux télé,
sur le fait qu'on nous déteste. Là, on parle des sondages, Mathilde Panneau. Non, mais attendez, je vais aller
jusqu'au bout. Il se trouve que les sondages ont beaucoup de biais. Nous en avons parlé à de nombreuses reprises. Quels sont les biais ? Il n'y a pas les outre-mer dans les sondages. Ensuite, deuxième biais, ce sont uniquement les personnes qui sont certaines d'aller voter. Mais
vous vous en servez bien
pour ceux du premier tour, vous vous en servez pour dire que vous êtes la force derrière laquelle il faut se
rassembler, Mathilde Panneau. Non, nous, on se sert surtout d
'indicateurs
qui sont des indicateurs qui, je crois, parlent beaucoup plus que les sondages. Par exemple, le
fait qu'il y ait
un nombre immense de personnes qui viennent à chacun des rassemblements que nous faisons. Et nous, nous sommes impressionnés par cette dynamique citoyenne. Il y a une dynamique autour de la campagne de Jean-Luc Mélenchon et notamment parce que nous, nous ne sommes pas dans la tambouille. Avec nous, comme dit Jean-Luc Mélenchon, c'est carré. Nous avons un seul candidat, nous ne passons pas notre temps à nous tirer des couteaux dans le dos. Nous avons un programme qui est sérieux, qui est travaillé. Nous avons une équipe pour gouverner et nous avons la force de l'emporter.
Donc, nous ferons mentir tous
les sondages
comme on l'a fait en 2024. Pour vous
de la France insoumise, vous ne dites pas, vous ne reconnaissez pas que vous pouvez faire peur, inquiéter les Français ? Il
y a un rejet qui est analysé. Peut-être, à force de raconter
beaucoup de choses sur nous et notamment, moi je le dis, cette campagne, elle va être spécifique. D'abord parce que, vous le savez, il y
a
des ingérences étrangères dont la France insoumise est la principale cible, on l'a vu, lors des élections municipales sur la campagne de David Guiraud, de François Pygmal ou encore de Sébastien Delogu. Et puis, vous pourrez quand même admettre qu'il y a un nombre de mensonges qui sont répétés sur nous. Par exemple, le fait que Rima Hassan détenait de la drogue en garde à vue pour un tweet qui a valu qu'on la suive pendant trois mois. Or, Rima Hassan n'avait pas de drogue. Et personne ne l'a redit derrière en disant, après avoir fait des plateaux pendant un jour, ah, excusez-nous, nous nous sommes trompés.
Elle va être jugée
pour
apologie du
terrorisme.
Donc,
nous avons... Oui,
oui, oui. Pour ça, c'est la garde à vue.
Avec déjà 13
procédures sur
16 qui sont abandonnées. Donc, je le dis à celles et ceux qui nous écoutent, ne croyez pas un seul instant ce qui est raconté sur nous.
Alanchon avait lancé un ultimatum pour novembre. Il reste un mois et demi. Vous y croyez ? Oui.
Qui
va se rallier à
vous
?
Vous
verrez. Aujourd'hui, Fabien Roussel est
candidat, Marie-Douglis est candidat et le PS fait sa prime. C'est ce que nous avons appelé
la nouvelle alliance populaire. Dès mai 2026, nous avons tendu la main à ceux qui sont nos partenaires à l'Assemblée avec qui nous travaillons, avec qui nous combattons sur les différents sujets et avec qui nous partageons l'immense majorité de nos votes, c'est-à-dire les écologistes et les communistes. Et oui, je crois que beaucoup se rendent compte de l'importance des enjeux. Parce que l'importance des enjeux de cette élection de 2027, c'est non seulement de battre l'extrême droite, de défaire le monde de malheur de la Macronie, mais aussi de faire retrouver une voix de la France qui est écoutée à
l'international au service de la paix contre le génocide qui continue toujours en cours en
Palestine. Juste rapidement, parce que l'ultimatum est fixé à novembre de Jean-Luc Mélenchon, mais pour l'instant, Fabien Roussel est candidat, Marine Tondelier est candidate et le PS fait sa prime.
Oui, et chacun prend ses
responsabilités puisque, je le rappelle, la dernière fois, en 2022, nous avons manqué d'éliminer Marine Le Pen du second tour et donc d'arriver au second tour à seulement 420 000 voix. Et cette fois-ci, je suis sûre que nous allons y arriver.
Mathilde Panot, l'un de vos députés insoumis, Aurélien Taché, va publier son prochain livre chez Vincent Bolloré dans la maison d'édition emblématique de son groupe Fayard. Vous l'aviez vu venir, celle-là
?
Non,
c
'est son choix et ce n'est pas le nôtre. Il nous en a informé. Et moi, je veux redire tout notre soutien non seulement aux maisons d'édition indépendantes mais aussi aux
écrivains et aux artistes qui luttent contre la mainmise de
Bolloré
sur
la liberté
de création. Jean-Luc Mélenchon,
dit, si j'arrive au pouvoir, je liquiderai l'Empire Bolloré et vous avez un député qui signe chez Fayard.
Oui, c
'est pour ça que je
dis que ce n'est
pas
notre choix et qu'effectivement, je pense qu
'à l'avenir,
aucun député insoumis ne devrait publier dans des maisons d'édition détenues par Bolloré.
Un choix malvenu pour vous, on l'a compris. Merci beaucoup Mathilde Panot.
Merci à vous.
Présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale. Merci Agathe. Merci, merci. Et merci à vous de nous avoir suivis.
Mathilde Panot