Aller au contenu
Tous les transcripts
ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 21 octobre 2026 9 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & internationalÉducation & recherche

Charlotte d’Ornellas : «Bruno Retailleau pointe le risque de bordélisation du second tour»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Alors, dès leur annonce, les dates du scrutin avaient fait réagir, c'était cet été, on s'en souvient parce que le second tour est effectivement prévu le lendemain du 1er mai. Donc, au-delà de la question du temps, vous savez du temps de réserve et de silence imposé aux candidats la veille de [raclement de gorge] l'élection présidentielle, silence qui est relativement hypocrite depuis l'existence des réseaux sociaux évidemment partout, mais Bruno Retailleau pointe le risque de bordélisation, je cite, du second tour qui l'inquiète au lendemain des récentes émeutes et il craint sans doute une mobilisation inquiétante à fortiori en cas de qualification de Marine Le Pen au second tour, ce qui semble aujourd'hui acquis selon les sondages. [raclement de gorge] Je le précise parce que on a eu

0:44

tellement d'appels à la Excusez-moi. On a eu tellement d'appels à la démission du président Est-ce qu'on peut me ramener un petit verre d'eau à ? Il y a Stéphane qui veut vous donner son café, mais non, mais non, mais vous avez bu vous avez bu dedans Stéphane. Vous voulez pas ? Je sais qu'on en est là, mais Vous voulez qu'on fasse votre chronique tout à ? Non non, mais là je pense que je vais y arriver. Ça ? Je sens je sens que je le gère. [rires] Je sens que je le gère. Florian arrive avec un petit verre d'eau. Non, mais c'est la la raison pour laquelle il voudrait déplacer l'élection, je le précise, c'est un déplacement en raison de la date du 1er mai, ce qui est pas l'appel à la démission du président de la République ou des élections anticipées comme on a pu l'entendre ici et là

1:26

parce que c'est effectivement faisable ce que nous qu'évoque Bruno Retailleau selon la Constitution, alors je l'ai appris aujourd'hui, mais l'élection doit se tenir entre 20 et 35 jours avant la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron qui est prévu le 14 mai à minuit une. Ça vous avez toutes les précisions. On pourrait donc organiser ces élections le 11 et le 25 avril, ce qui éviterait d'avoir le second tour au lendemain du 1er mai et c'est la seule option puisque vous savez, il faut par ailleurs qu'il y ait deux semaines entre le 1er et le second tour. Il faudrait pour cela que le Conseil constitutionnel juge que le 1er mai soit une journée qui puisse peser sur l'opinion et porter atteinte à la sincérité du scrutin. On y est pas mais

2:11

voilà comment ce serait faisable. Alors c'est une proposition qui pourrait être étudiée notamment parce qu'il y a un peu une évolution du discours au moment où la date avait été annoncée Maud Bregeon porte-parole du gouvernement avait balayé les inquiétudes qu'avait immédiatement surgi hein par rapport au 1er mai. Elle avait dit "Faisons confiance à nos forces de l'ordre, à la responsabilité des forces politiques et à l'intelligence des Français." Fermez les guillemets. Mais aujourd'hui on a Sébastien Lecornu lui-même qui entend éviter ou qui s'inquiète de ce qu'il appelle l'agenda de bordélisation jusqu'à l'élection. Décidément c'est le mot de l'année hein moi. Euh jusqu'à l'élection que pourrait mettre en place les personnes qu'on a vu dans la rue et ceux qui les

2:49

soutiennent plus ou moins. À ceci près que je je me permets un commentaire apparemment personne n'a besoin du 1er mai pour s'y atteler. Euh ça vaut quand même la peine de le préciser. On l'a vu le weekend dernier évidemment et on le voit à Orly. Florian hein. Donc pardon, amenez un petit peu d'eau. Donc je dis que Merci beaucoup. Donc vous disiez le temps que le temps de prendre votre petite gorgée. Prenez votre petite gorgée tranquillement ma belle. Vous expliquez qu'on n'a pas besoin d'attendre le 1er mai pour bordéliser le pays pour reprendre l'expression du Premier ministre. Et la seule preuve la la la chronique de Mathieu à l'instant et ce qui va se passer à Orléans et je je ne doute pas une seconde que les organisateurs ne veuillent pas avoir recours à la violence mais je note que le

3:30

renseignement et le ministère de l'Intérieur sont inquiets malgré tout. Ce n'est pas donc pas pour faire partir Emmanuel Macron plus tôt ou plus tard ce que d'autres appellent de leurs vœux en fait. Non parce que ça ne changerait absolument rien en l'occurrence la proposition de Bruno Retailleau encore une fois si ce n'est qu'Emmanuel Macron resterait en poste avec un nouveau chef de l'État élu une semaine de de Aujourd'hui il restera en poste donc du 2 mai au 14 mai, bah là il resterait du 25 avril au 14 mai puisque la départ la fin de son mandat, elle est une date fixe. Ce n'est donc pas un départ anticipé que demande là Bruno Retailleau mais force est de constater en effet comme vous disiez que d'autres insistent à répétition depuis la dissolution de

4:09

l'Assemblée essentiellement qui a fait perdre de vue toute majorité évidemment gouvernement et donc toute conduite stable ou même possible des politiques gouvernementales. C'est encore vrai au lendemain de ces manifestations et émeutes pour une raison simple et je je plusieurs personnes disent il faut qu'Emmanuel Macron parte. C'est moins en raison d'Emmanuel Macron cette fois-ci que de la enfin je veux dire c'est au-delà de la question d'Emmanuel Macron chez eux une question de situation. On a depuis 3 semaines d'abord des manifestants qui s'adressent à un gouvernement qui a 6 mois à tenir sans majorité. Autant dire que ces manifestants s'adressent à un mur. Le gouvernement ne peut pas leur répondre sur leurs revendications, il n'aurait même pas les moyens de le

4:51

faire. Et on a en parallèle de ça des émeutiers qui eux appellent des réponses de la part d'un gouvernement qui a 6 mois à tenir et sans majorité. Ils appellent des réponses, c'est-à-dire ils les demandent pas les émeutes appellent des réponses. Je précise quand même ma pensée. Autant dire que la seule révolution possible est celle des émeutiers à l'heure où on parle puisque évidemment il y aura pas de changement de fond pour répondre à cette menace persistante des émeutes. Nous sommes donc dans une impasse qui réduit ce qui nous arrive à une gestion du maintien ou du rétablissement de l'ordre et la réponse apportée par le politique aujourd'hui qui est au pouvoir ne peut être qu'urgente et sans profondeur politique sur le long terme. C'est vrai en raison du calendrier

5:32

électoral mais qui demeure objectivement une excuse un peu étonnante puisque notre problème dépasse de loin le cadre de l'élection et les dates de l'élection et nous ne pouvons pas par ailleurs affirmer à ce point que nous dépendons du bon vouloir des émeutiers. Ça ça me paraît quand même un message assez risqué, on va dire. Reste qu'une démission du président aujourd'hui, et là je bascule sur l'option qui n'est pas celle de Bruno Retailleau, mais celle d'autres personnes, une démission du président de la République entraînerait une campagne extrêmement rapide, vous savez que ça doit se tenir très rapidement, pendant laquelle le président du Sénat sont plus de pouvoirs et en plus avec des pouvoirs restreints dans la Constitution prendrait l'intérim. Or nous avons

6:11

besoin, et je pense plus que jamais, enfin j'allais dire d'une campagne présidentielle qui soit sérieuse pour être claire. Pour être claire, qui aborde les sujets qui doivent absolument être tranchés, on le voit, quels que soient les sujets que nous évoquons depuis des mois et quels que soient d'ailleurs les solutions qu'on veuille y apporter, tout le monde reconnaît qu'il y a un nombre de sujets d'inquiétude assez important. Donc, pour que les questions soient tranchées par les Français renseignés, et il faut que la campagne se passe autrement que par des noms d'oiseaux qui volent à travers l'hémicycle et les coups qui pleuvent en dehors de ce dernier. Alors cette crainte d'une campagne phagocytée est-elle également liée aux ? Bah, ces émeutes, elles peuvent être

6:53

paradoxalement l'occasion d'une campagne sérieuse ou bien totalement la voler. Ça dépendra ce qu'on fait le personnel politique et je fais cette précision avec une relative inquiétude, pour tout vous dire. Mais le risque dès lors est de neutraliser la campagne elle-même, en effet, notamment si ces épisodes ou la menace de nouveaux épisodes se répètent. Mais entre les manifestations, les violences, les émeutes et la longue cohorte de Français qui ne savent plus comment exprimer leur mécontentement et leur détresse, parce que ces Français continuent à exister. Évidemment qu'ils continuent à exister, ils n'osent même plus aller manifester, ils sont outrés par ce qu'ils ont vu samedi, dimanche et craignent de revoir dans les jours prochains, mais il y a des réponses à

7:35

formuler et à choisir. Or la seule séquence, comme on dit désormais, que l'on vient de vivre depuis le début des mobilisations lycéennes inter regarder le nombre d'interrogations politiques que pose ces événements à répétition. D'abord un le cadre scolaire actuellement un regard sur l'état des lycées en particulier mais plus généralement de l'école non seulement l'état du bâti comme on dit ces derniers jours mais surtout le cœur de l'école c'est ce sont des débats permanents. Qu'est-ce qu'on y enseigne comment le contenu donc éducatif et scolaire la responsabilité des parents qui est revenu dans cette crise la protection des Français la question sécuritaire culturelle la gestion de l'immigration celle des frontières avec on l'a vu tous les militants également d'ultra gauche qui

8:19

sont arrivés de partout en Europe la question de la violence revendiquée par une partie de l'ultra gauche la prise en compte de la délinquance violente l'organisation judiciaire et les moyens que nous avons ou que nous devons trouver pour mettre en œuvre les politiques que les Français jugeront adéquates et qu'ils porteront dans les urnes. Nous devrions donc pouvoir avoir accès à des projets clairement expliqué sur ces sujets c'est-à-dire sur un projet entier de société sur les seules deux semaines trois semaines qui viennent de se passer pour l'instant la bataille se joue autour des moyens de la réaction sécuritaire et judiciaire et sur les mesures à mettre en œuvre pour ne pas revivre ce cauchemar c'est nécessaire mais ce ne sera pas suffisant dans une

8:58

campagne présidentielle et je crois que ce n'est pas seulement une date de scrutin.