François Asselineau répond en direct à vos questions sur YouTube — 29 novembre 2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 61 %Attaque 29 %Défensif 9 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:06OuverteRéponse directe
Quelles mesures pratiques comptez-vous mettre en place pour diminuer et à terme supprimer la fraude fiscale et l'évasion fiscale ?
- 7:09OuverteRéponse directe
Des nations telles que la Russie et le Venezuela sont pour l'indépendance catalane. Pourquoi les États-Unis sont-ils plus discrets sur la question ?
- 9:18OuverteRéponse directe
Que pensez-vous du système de droit de veto de l'ONU ? N'est-il pas discriminatoire envers les pays qui n'y ont pas le droit ?
- 25:13OuverteRéponse directe
Que pensez-vous du discours de Macron à Ouagadougou et de la blague qu'il a faite au Président Burkinabé à propos de l'électricité ?
- 28:20OuverteRéponse directe
Quel avantage ou inconvénient la principauté de Monaco tire-t-elle de l'UE ?
- 33:17OuverteRéponse directe
Quelle est l'ambition de notre mouvement pour les prochaines municipales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11PrésentateurChiffre
« Quelles mesures pratiques comptez-vous mettre en place pour diminuer et à terme supprimer la fraude fiscale et l'évasion fiscale qui sont estimées respectivement à 80 milliards et 20 milliards d'euros par an ? »
- 2:42Invité politiqueFait
« La base même de la fraude fiscale, de l'évasion fiscale, c'est la libre circulation des mouvements de capitaux. »
- 4:32Invité politiquePromesse
« Si l'on veut sortir la France de l'UE et de l'euro, il faudra bien rétablir un contrôle des mouvements de capitaux. »
- 10:32Invité politiqueChiffre
« On est actuellement le cinquième parti politique français en nombre d'adhérents. »
- 27:17Invité politiqueFait
« Macron n'a pas arrêté, depuis maintenant qu'il est à l'Élysée, de faire des scandales en la matière. »
- 33:54Invité politiqueFait
« Les élections municipales, c'est en 2020. »
- 43:31Invité politiqueChiffre
« Moi, je suis le président d'un mouvement politique qui a 29 340. »
- 43:52Invité politiqueChiffre
« dont 26 320 à jour de cotisation »
- 44:24Invité politiqueChiffre
« Le Parti radical comporte 3 385 adhérents »
- 44:30Invité politiqueChiffre
« Nous avons 8 fois plus que le Parti radical »
- 46:46Invité politiqueFait
« pour avoir un député, il faut avoir au niveau national un minimum de 5% des suffrages »
- 52:37Invité politiqueFait
« la première chose qu'il faudrait faire, c'est développer les échanges d'étudiants »
- 53:36Invité politiqueFait
« le monde, à la fin du XXIe siècle, il est vraisemblable que les choses les plus importantes se passeront entre Tokyo, Pékin, New Delhi, Bangkok, Jakarta »
- 54:28Invité politiqueChiffre
« dans Airbus, il y a de mémoire une dizaine d'entreprises japonaises qui participent à l'Airbus A350 »
- 1:02:12Invité politiqueChiffre
« on est à 29 342 »
- 1:02:32Invité politiqueFait
« la France devrait prendre des initiatives dans tous ces domaines »
- 1:02:41Invité politiqueFait
« je pense que la France devrait reconnaître officiellement la Corée du Nord »
- 1:14:17Invité politiqueChiffre
« Le différentiel entre les deux est de 10 milliards d'euros. »
- 1:16:29Invité politiqueChiffre
« Ça va nous coûter 2 milliards d'euros supplémentaires d'engagement chaque année pour combler le départ des Britanniques. »
- 1:21:02Invité politiqueFait
« Le gouvernement de Vladimir Poutine a donné l'instruction à la Banque centrale de Russie d'acheter de l'or. »
- 1:23:20Invité politiqueFait
« Majorité qualifiée, c'est un système baroque. De mémoire, il faut avoir 55 % du nombre des États et 65 % de la population pour qu'une directive européenne, par exemple, ou la mise sur le marché d'un produit puisse être avalisée. »
- 1:29:22Invité politiquePromesse
« Troisièmement, que l'on prenne des mesures pour favoriser l'agriculture biologique et l'agriculture sans herbicides et sans pesticides. »
- 1:31:00Invité politiqueFait
« La loi tout bon qui existe depuis maintenant un certain nombre d'années et qui imposait que les enseignes, que les publicités soient en français, cette loi est complètement piétinée de la faute de l'État. »
- 1:32:33Invité politiquePromesse
« Il faudra revenir sur la loi Fioraso et il faudra imposer un retour à la langue française ou à la primauté de la langue française partout, y compris dans les publicités, dans les enseignes. »
- 1:39:23Invité politiqueFait
« moi, je pense que le Brexit ira à son terme parce que contrairement à une légende entretenue de ce côté-ci de la Manche par nos chers médias, en fait, les Britanniques sont tout à fait favorables au Brexit. »
- 1:39:36Invité politiqueChiffre
« Il y a eu des sondages opposés, mais il semble que si un nouveau référendum avait lieu, le Brexit l'emporterait. »
- 1:39:52Invité politiqueChiffre
« le taux de chômage est de l'ordre de 4,5%. Il est moitié moindre qu'en France. »
- 1:42:07Invité politiqueChiffre
« On est combien ? 29 347. On a grimpé de 3 encore adhérents. »
- 1:42:37Invité politiqueChiffre
« les 332 588 personnes qui ont voté pour moi à l'élection présidentielle »
- 1:46:01Invité politiqueFait
« l'OTAN, c'est l'organisation du traité de l'Atlantique Nord qui découle du traité de l'Atlantique Nord du 4 avril 1949, de mémoire. »
- 1:46:21Invité politiqueFait
« l'article 13 de ce traité du 4 avril 1949 précise qu'un État qui veut sortir de l'OTAN doit notifier sa volonté d'en sortir en s'adressant au gouvernement des États-Unis d'Amérique. »
- 1:46:49Invité politiqueFait
« Le pacte de Varsovie a été signé en 1953. »
- 1:47:12Invité politiqueFait
« de Gaulle, dans un débat un soir avec Alain Perfitte, à l'Élysée, dit « Lorsque le communisme s'effondrera, l'OTAN disparaîtra ». »
- 1:59:52Invité politiqueFait
« l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne précise que toute restriction aux échanges de mouvements de capitaux est interdite entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers »
- 2:01:34Invité politiqueFait
« actuellement les collections des musées nationaux sont des collections incessibles, c'est-à-dire que si demain par exemple monsieur Macron décidait de vendre la joconde, il ne le pourrait pas, c'est interdit par la loi »
- 2:02:31Invité politiqueFait
« 'est à partir du milieu du XIXe siècle avec Prosper Mérimé »
- 2:02:49Invité politiqueFait
« Prosper Mérimé en 1840 dresse une liste des cent et quelques premiers monuments historiques de France »
- 2:05:33Invité politiqueFait
« le Qatar peut acheter des biens immobiliers en France des hôtels particuliers et l'inverse n'est pas vrai au Qatar »
- 2:06:21Invité politiqueFait
« qui peut le plus peut le moins »
Temps de parole
- François Asselineau89 %
- Présentateur6 %
- ?5 %
≈ 42,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour François Asselineau et merci pour ce direct. Nous sommes le mercredi 29 novembre 2017 et je vais commencer directement par la première question. Alors déjà c'est un internaute qui vous dit bonjour. Ma question pour M. Asselineau est la suivante. Bonjour M. Asselineau. Quelles mesures pratiques comptez-vous mettre en place
pour
diminuer et à terme supprimer la fraude fiscale et l'évasion fiscale qui sont estimées respectivement à 80 milliards et 20 milliards d'euros par an et qui sont donc stratégiques dans la mise en œuvre des politiques publiques
? Alors
bonsoir à toutes et à tous pour ce nouvel entretien en direct du mois de novembre, le dernier du mois de novembre 2017.
La
question qui est posée par cet internaute est une question judicieuse à laquelle j'ai déjà plusieurs fois répondu. Donc je vais redire. La base même de la fraude fiscale, de l'évasion fiscale, c'est la libre circulation des mouvements de capitaux.
Jadis, dans
les années 50-60, quand il y avait un contrôle des mouvements de capitaux, il était impossible de sortir pour une entreprise ou par un particulier des sommes considérables du pays. Donc lorsqu'il y avait des crises politiques en France, c'était le cas par exemple en 1968,
il
y a eu des particuliers qui sont sortis de France avec des capitaux sous forme notamment de lingots d'or qu'ils avaient placés en Suisse. C'était illégal.
Mais
ça reprenait des proportions qui étaient relativement limitées.
Avec
la libre circulation des mouvements de capitaux qui a été introduite, comme vous le savez, par l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'UE, en tout cas qui a été introduite par le traité de Maastricht de 1992, désormais les grandes sociétés peuvent à tout moment sortir des milliards d'euros de capitaux.
Et
ce faisant, eh bien elles peuvent faire apparaître par des écritures comptables, elles peuvent faire apparaître des excédents de rentabilité, des résultats positifs dans des pays comme par exemple le Luxembourg
où
il n'y a quasiment pas d'impôts sur les sociétés, où en tout cas les sociétés sont très très peu d'accès. C'est la base même du scandale Lux-Lix. Et faire apparaître en revanche des résultats à la limite de la rentabilité, voire négatifs, dans un pays comme la France où la fiscalité sur les entreprises reste relativement élevée par rapport à d'autres pays de l'UE. Donc la base même des problèmes posés, c'est cette libre circulation des mouvements de capitaux.
Donc
c'est la première chose à faire. Je l'ai dit, redit. Je le redis une nouvelle fois. Je l'ai présenté dans le programme. De toute façon, si l'on veut sortir la France de l'UE et de l'euro, il faudra bien rétablir un contrôle des mouvements de capitaux. De toute façon, ça sera inéluctable. J'ajoute aussi au passage d'ailleurs que le retour des contrôles de mouvements de capitaux permettra aussi progressivement de renationaliser la dette publique française. Lors de l'université que nous avons eue à Valère, où il y a eu deux tables rondes qui étaient tout à fait intéressantes, et puis le lendemain, pendant le congrès,
où
on a eu un débat avec la salle, Vincent Brousseau, notre responsable chargé des questions monétaires, a fait cette remarque qui était très judicieuse. C'est que le montant de la dette publique en France... Le problème qu'il pose, c'est pas tant qu'il soit élevé. Il est élevé dans la plupart des grands pays développés. C'est surtout que ce soit des dettes croisées. C'est-à-dire qu'une partie de notre dette publique soit détenue par des étrangers et qu'une partie de la dette étrangère soit détenue par des Français.
Mais
si on avait un contrôle des mouvements de capitaux et si l'essentiel de la dette publique était détenu par des nationaux, ça poserait des problèmes beaucoup, beaucoup moins graves qu'actuellement.
Voilà
la réponse. Donc bien sûr, ça n'empêchera pas de mener aussi à bien les poursuites nécessaires, les poursuites judiciaires, contre tous les phénomènes de fraude fiscale ou d'évasion fiscale. Un dernier mot aussi que je voudrais dire,
c
'est qu'il y a eu effectivement une petite agitation planétaire, si j'ose dire, il y a quelques jours, où tout le monde...
C
'était l'affaire des Paradise Papers, c'est-à-dire des centaines de journalistes qui se sont émus de la fraude et de
l
'évasion fiscale au niveau planétaire. C'était une plaisanterie. Enfin tout le monde est bien au courant. Et puis surtout, on s'est plaint de la conséquence, on ne
s
'est pas plaint, plein de la cause. Parce que certains ont dit qu
'il
faut lutter contre ça. Mais le problème numéro un que pose la libre circulation des mouvements de capitaux, c'est d'abord
que
ça permet de délocaliser des activités et ça permet à quelques capitaines d'industrie et à leurs actionnaires de faire des profits considérables en allant profiter du différentiel de taux de salaire et de charges sociales et environnementales dans des pays beaucoup plus pauvres. C'est de là que vient l'origine de la fortune. Donc avant que de parler des placements illicites dans des paradis... Ou d'ailleurs licites, mais disons peu éthiques
dans
des paradis fiscaux ou de la fraude et de l'évasion fiscale, il faudrait aussi parler de l'exploitation du différentiel de taux de salaire et
de
charges sociales et environnementales entre les pays riches et les pays pauvres.
Très
bien. Une autre question de Schenka Marussia. Bonsoir M. Asselineau. Des nations telles que la Russie et les Venezuela sont pour l'indépendance catalane. Pourquoi les États-Unis sont-ils plus discrets sur la question
?
L'affaire de la Catalogne est un
parti
d'en retomber parmi les priorités de l'actualité. En fait, l'espèce de coup de force qu'avait voulu faire Puigdemont a fait fiasco. Moi, j'ai le sentiment qu'il n'y a pas eu en réalité une des raisons pour lesquelles il y a eu un fiasco. Ça a été la fermeté bien tardive du gouvernement de Madrid. Et puis aussi le fait que les autorités américaines, sous la houlette de Donald Trump, n'ont pas poussé l'avantage comme elles auraient pu le faire du temps.
Si
ça avait été Mme Clinton qui avait été élue, je pense que les États-Unis auraient été beaucoup plus favorables à cette indépendance, entre guillemets, de la Catalogne.
Voilà.
Pour le reste, que la Russie, que le Venezuela aient apporté leur soutien aux indépendantistes catalans, je ne le savais pas. Mais finalement, c'est un peu de bonne guerre, puisqu'ils estiment probablement que diviser permet de régner. Et donc tout ce qui permettra de diviser le camp occidental, finalement, sera bon à prendre. Donc c'est comme ça que j'interprète cette affaire. Un dernier mot quand même sur la Catalogne. D'après ce que je disais ces jours-ci, aux dernières nouvelles, M. Puigdemont, qui est toujours réfugié, si j'ai bien compris,
en
Belgique, avait dit que finalement, maintenant, il voulait sortir de l'UE parce que c'était un groupe d'États obsolète ou je ne sais plus ce qu'il a dit. Donc en réalité, on a l'impression que ça part un petit peu en vrille. Peut-être que M. Puigdemont et les gens qui le soutiennent ont été déçus par l'absence de soutien massif auquel ils s'attendaient venant de la Commission. L'affaire est quand même à suivre. Il y aura des rebondissements. Je rappelle que par un plan Corse, l'Assemblée de Corse a apporté son soutien aux indépendantistes catalans. Et je rappelle ce que j'ai dit, c'est-à-dire que toute cette affaire s'inscrit dans la politique des euro-régions.
Avant de conclure cette question, je voudrais faire remarquer, j'ai oublié de le préciser,
au
début de notre entretien, il y a, comme d'habitude, en bas de l'écran à droite,
le
nombre d'adhérents de l'UPR actuellement où je parle. Nous sommes à 29 335.
Je
lance, comme d'habitude, un appel à toutes celles et à tous ceux qui m'écoutent pour sauter le pas. C'est le moment. Sauter le pas, vous verrez aussitôt le compteur s'incrémenter à chaque adhésion complémentaire.
Et
je reviendrai sur ces questions d'adhésion. Elles sont quand même très importantes.
Je
reviendrai, si on a un moment ou un autre, une question, ou à la fin, pour préciser pourquoi j'insiste à ce point sur la question des adhésions.
Très
bien. Nous passons maintenant à une question de Ludovic B. L'UPR a besoin de tous les partis eurosceptiques.
Il
a bon dos, votre parti de rassemblement, si vous en éjectez.
Je
ne comprends pas très bien ce que ça veut dire.
Nous,
nous avons un parti de rassemblement, de large rassemblement, c'est exact, avec près... Je pense que nous franchirons
le
cap des 30 000 adhérents probablement dans le courant du mois de février de l'année prochaine. C'est beaucoup.
On
est actuellement le cinquième parti politique français
en
nombre d'adhérents.
J
'observais d'ailleurs selon je ne sais plus quelle statistique que l'on m'a montré hier que notre site internet
se
classe au premier rang des sites les plus consultés.
C
'est donc beaucoup. Donc tous les gens sont bienvenus à l'UPR. L'UPR,
c
'est en soi déjà un rassemblement.
Je
rappelle qu'à l'UPR, il y a des Français, des électeurs, des citoyens, dont la sensibilité vient d'absolument tous les horizons politiques. Ça va d'anciens électeurs
du
Front National jusqu'à d'anciens électeurs de l'UPR et du Nouveau Parti anticapitaliste, en passant par tout le spectre
des
partis politiques français, Debout la France, Les Républicains, le Modem, ELV, le Parti Socialiste, la France Insoumise, et j'en passe. Et bien ça, c'est un phénomène qui suffit d'ailleurs d'aller voir, si vous allez, les gens qui sont intéressés par notre mouvement, s'ils vont
par
exemple dans les réunions mensuelles que nous organisons. Et d'ailleurs, nous sommes le mouvement politique
qui
organisons le plus de réunions de terrain, de réunions mensuelles.
J
'invite...
Les
gens ne le savent pas suffisamment. J'invite toutes celles et tous ceux que ça intéresse à aller sur notre site et aller à la rubrique Agenda, et où ils verront que dans leur département, il y a énormément de départements qui font des réunions, des réunions publiques, voilà, qui se tiennent. D'ailleurs, dimanche, en Seine-Saint-Denis, en région parisienne, il y
a
une réunion qui se tient à 17h. Donc j'essaierai moi-même d'ailleurs d'y faire un saut pour aller dire bonjour aux militants et éventuellement pour m'exprimer s'il
y
a des sympathisants qui veulent venir. Eh bien ça,
c
'est... Allez-y. Ceux qui sont un peu dubitatifs, allez-y, vous verrez. Alors par ailleurs, nous, c'est une maison qui est très ouverte, l'UPR. Tout le monde y a sa place à condition
de
plusieurs choses. Premièrement, d'accepter notre charte fondatrice.
Notre
charte fondatrice qui a 10 ans et demi d'âge et qui précise les objectifs du mouvement.
Donc
nul ne peut adhérer à l'UPR s'il n'est pas d'accord avec les objectifs cardinaux de notre mouvement qui sont la sortie de l'UE par l'article 50,
la
sortie de l'euro
et
le rétablissement d'une monnaie nationale, qui sont la sortie de l'OTAN et pas seulement du commandement militaire intégré. Et puis nous avons fixé aussi quelques autres critères pour un éventuel d'éventuelles alliances.
Nous
voulons un mouvement qui se situe clairement au-dessus du clivage droite-gauche. J'en parlais.
Et
un mouvement qui est une colonne vertébrale
programmatique.
C'est-à-dire pas de ce genre de mouvement politique
qui
dise une chose et son contraire constamment. Tous les jours,
ça
change. Parce que ça, ça permet... Alors certes, quelqu'un peut dire « Oui, mais tel ou tel parti a dit que tel jour, il était d'accord. Oui, mais le lendemain, il a dit le contraire. »
Ou
c'est un lieutenant qui a dit le contraire. Non. À l'UPR, tout le monde dit la même chose. Pas seulement moi, mais tous les responsables politiques de l'UPR. C'est ce qui fait d'ailleurs la grande force de notre mouvement. C'est vrai que moi, je connais des journalistes qui nous ont dit «
Il
faut quand même reconnaître qu'à l'UPR, vous êtes très cohérents, parce que tout le monde dit la même chose. »
Voilà.
Le dernier point pour cette alliance,
c
'est souscrire à la Charte.
Ça
veut dire aussi viser un programme de justice sociale. Et bien entendu, bien entendu, ça va sans dire, mais encore mieux en le disant, comme disait le maréchal Foch, bien entendu, notre mouvement politique s'inscrit dans deux siècles de tradition républicaine. Donc il n
'est
pas question à l'UPR d'avoir la moindre trace de racisme, d'antisémitisme, de xénophobie, de misogynie, d'homophobie, de je ne sais pas quoi phobie. Donc c'est un mouvement qui n'admet pas ce genre de choses. Sur cette base-là, tout le monde est bienvenu.
J
'espère que la réponse a été suffisamment claire pour cet internaute. Bonsoir, monsieur Asselineau. Que pensez-vous du système de droit de veto de l'ONU
?
N'est-ce pas discriminatoire envers les pays qui n'y ont pas le droit
? Oui,
bien sûr, c
'est
discriminatoire. Ça remonte à la charte de San Francisco qui a créé l'Organisation des Nations Unies.
L
'Organisation des Nations Unies fait un petit peu d'histoire rapide. Elle est héritière de cette société des nations qui avait été créée après la Première Guerre mondiale
et
qui se voulait une espèce d'embryon,
sinon
de gouvernement mondial, mais du moins d'une enceinte où il y aurait des nations et qui pourraient coopérer au niveau planétaire et notamment régler
leurs
contentieux, leurs problèmes, de façon leur différente, comme on dit, les régler de façon pacifique.
Comme
vous le savez, l'Allemagne s'était retirée avec Adolf Hitler, s'était retirée de la société des nations. Non, ça avait été le début de la fin. Après la Seconde Guerre mondiale, c'est d'ailleurs, je crois, ça avait été...
Alors
je dis de mémoire, parce que là, je suis pris
de
court, mais il me semble de mémoire
que
l'accord avait été obtenu par Franklin Roosevelt avec Staline et Churchill à Yalta,
l
'idée de créer une nouvelle organisation des Nations unies
et
qui serait les nations victorieuses de la Seconde Guerre mondiale et qui établirait un nouvel ordre planétaire qui permettrait notamment d'éliminer tout conflit. Et s'il y avait une nation rétive aux instructions de cette organisation, eh bien elle pourrait faire l'objet de mesures allant depuis le boycott jusqu'à des actions militaires décidées par une institution, une instance de décision qui s'appelle le Conseil de sécurité.
Alors
à l'ONU,
il
y a donc depuis la Charte de San Francisco, depuis 1945, il y a donc
deux
grandes institutions. Il y a l'Assemblée générale où il y a tous les États du monde qui sont membres de l'ONU. Presque tous les États du monde sont membres de l'ONU.
Il
y a quelques petites... Il y a quelques États qui n'en font pas partie. Ou par exemple, l'autorité palestinienne n'est pas membre de l'ONU parce qu'il y a notamment le veto des États-Unis. Mais en revanche, l'autorité palestinienne est membre de l'UNESCO. Donc il y a quelques États qui ne font pas partie de l'Assemblée générale. Mais
en
gros, tous les États du monde... Je crois qu'il
y
a 197 États maintenant, 197 États du monde qui sont membres de l'ONU. C'est pratiquement tous les États du monde.
Du
plus petit,
comme
par exemple la principauté de Monaco ou la principauté de Lechtenstein ou l'État de Saint-Marino en Italie, jusqu'aux plus grands comme la Russie ou la Chine.
Et
puis il
y a
le Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité, c'est le gouvernement de cette organisation.
Et
là, pour qu'il y ait la possibilité de prendre des décisions, on ne pouvait pas avoir 197 États. En 1945,
il
y avait 50 États au départ. Mais même 50, ça n'était pas gérable. Donc au Conseil de sécurité, il y a un nombre beaucoup plus limité d'États
qui
sont... De mémoire,
je
crois que ça doit être quelque chose comme 18 ou 18,
plus
exactement les chiffres, qui sont élus pour 2 ans. Donc tous les 2 ans, ça change. Sauf 5 États. 5 États qui, eux, sont des membres permanents et qui sont les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, c'est-à-dire les États-Unis d'Amérique, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France. C'était un des tours de force de Charles de Gaulle que d'avoir réussi à faire intégrer la France comme puissance victorieuse et donc puissance avec droits de veto en 1945, quand on sait que la France avait quand même été battue à plate-couture en 1940.
Voilà.
Alors c'est un fait
que
ces 5 États –
la
Chine, la Russie, les États-Unis d'Amérique, le Royaume-Uni et la France – sont membres permanents avec un droit de veto.
C
'est-à-dire qu'il leur suffit de dire « je mets le droit de veto » pour empêcher une prise de décision.
En
1945, ça avait du sens.
Les
États-Unis d'Amérique représentaient
à
eux seuls 40 %, je crois, en 1945, du produit intérieur brit planétaire.
Maintenant,
ils sont tombés à quelque chose comme 17 %. En 1945, l'Union soviétique était sortie complètement dévastée, meurtrie, avec des millions de morts, mais était sortie quand même victorieuse et avec un prestige international du temps de Staline qui était considérable.
En
1945, la Chine, qui était dans une situation de quasi-guerre civile, était déjà le premier pays du monde par la population planétaire.
Ça
avait du sens.
En
1945, le Royaume-Uni était un pays qui possédait encore tous ses dominions, tout le Commonwealth, qui était encore l'Empire britannique. Notamment, tout le sous-continent indien était encore britannique, puisque l'indépendance des Indes a été acquise en 1967. Toute l'Afrique de l'Est
était
également encore anglaise, et puis également un certain nombre d'États dans le Pacifique Sud ou dans les Caraïbes.
En
1945, la France était à la tête de l'Empire colonial qu'elle s'était bâtie, notamment en Afrique du Nord et en Afrique noire, en Afrique centrale et équatoriale,
et
puis également en Indochine. Donc ces 5 pays,
à
eux 5, représentaient pas tout le monde entier, mais avaient quand même un poids considérable.
Ce
qui est vrai,
c
'est que depuis 1945, les choses ont évidemment beaucoup changé. 1945, ça doit faire de mémoire quelque chose comme de 72 ans. En trois quarts de siècle, les choses ont changé. Les États-Unis d'Amérique restent la première puissance militaire, mais sont en voie de diminution rapide de leur influence. Ils n'ont plus, je le disais, que je crois que 17 à 18% du PIB. La Chine est devenue la première puissance économique planétaire en parité de pouvoir d'achat, mais elle est déjà membre permanente.
La
Russie est en pleine renaissance. La Russie a repris le siège qui avait été dévolu à l'Union soviétique. Le siège dévolu à l'Union soviétique n'a pas été attribué aux petites républiques qui sont sorties du démendrement.
Donc
pour tous ces trois États, c'est encore logique. En revanche, le Royaume-Uni, depuis la décolonisation des années 60,
est
devenu un pays relativement modeste,
de
même que la France également, qui, avec les décolonisations des années 60, est devenue un État un petit peu plus modeste.
Alors
pas tout à fait, parce que derrière le Royaume-Uni se reconnaît le Commonwealth, derrière la France se reconnaît ou devrait se reconnaître
la
francophonie.
Mais
il est bien évident que le monde a changé, que des puissances très faibles à l'époque ou qui n'étaient pas indépendantes sont devenues maintenant des grandes puissances ou des puissances qui comptent. Et elles ne sont pas membres permanents du Conseil de sécurité.
Je
pense notamment à l'Inde,
qui
a plus d'un milliard 100 millions d'habitants, qui n
'est
pas membre permanent du Conseil de sécurité.
Je
pense également au Brésil. Je pense également à un immense pays d'Afrique noire qui est le Nigeria, où il doit y avoir 120 millions d'habitants. Je pense à l'Indonésie, avec 220 millions d'habitants. Je pense au Japon. Ou à l'Allemagne. Le Japon et l'Allemagne, ayant fait partie des pays battus par la Seconde Guerre mondiale, ont intégré tardivement l'ONU.
Le
Japon, de mémoire, est entré à
l
'ONU en 1955. L'Allemagne a dû entrer en 1900. Les deux Allemagnes sont entrées en 1973. Et elles ont fait partie. Elles ont eu un statut dépréciatif par rapport aux autres, puisqu'elles faisaient partie des pays battus.
Il
faut y ajouter aussi d'autres puissances qui, même si elles n'ont pas le poids de celles que j'ai citées, sont quand même non négligeables. Par exemple, le Mexique. Par exemple, le Pakistan. Par exemple, le Vietnam. Par exemple, l'Égypte. Par exemple, l'Afrique du Sud.
De
telle sorte que
c
'est vrai qu'il faudrait sans doute élargir le Conseil de sécurité des Nations unies, sans doute donner plus de pouvoir à... Enfin donner un pouvoir de... Comment dirais-je
?
Un droit de veto et un siège permanent à d'autres États. Mais la difficulté qu'il y a, qui est extraordinairement compliquée,
c
'est qu'à qui donner les nouveaux sièges ? Si on le donne à l'Inde, évidemment, l'Iran va vouloir avoir... Excusez-moi, le Pakistan ou le Bangladesh. Mais le Pakistan va vouloir
avoir
également un siège. Si on donne un siège à l
'Égypte
ou à l'Arabie saoudite, évidemment, l'Iran voudra... Parce que l'Iran et l'Égypte ont à peu près le même poids démographique. Et à ce moment-là, la Turquie, on voudra un. Si on donne un siège permanent au Conseil de sécurité au Brésil, immédiatement, le Mexique... Le Brésil, c'est l'Amérique latine lusophone qui parle le portugais. Évidemment, le Mexique, qui est le principal pays hispanophone d'Amérique, voudra un siège permanent. Si on donne à l'Afrique du Sud, le Nigeria voudra, etc., etc. Donc c'est un système
un
peu autobloquant, en définitive.
Alors
il y a eu des idées qui ont circulé comme quoi
on
allait vers un monde multipolaire.
C
'est les théories de Samuel Huntington. Et donc il devrait y avoir à terme un siège pour l'Europe,
un
siège pour le monde musulman, un siège pour le monde africain, un siège pour le monde latino-américain, etc. Alors outre que ça postule que le problème est réglé, en définitive, on n'en est encore pas. On n'en est pas là du tout. On n'en est pas là du tout.
Je
voudrais conclure. J'ai été un petit peu long, mais je pense que c'était... Je ne m'étais jamais, je crois, exprimé aussi précisément sur ces questions. Le rôle de la France, ce que nous, nous devons faire... C'est pour ça que j'ai tellement insisté dans notre programme sur la question de l'ONU. La France doit, à un intérêt fondamental de grande puissance, à conserver son siège permanent au Conseil de sécurité et à ne pas accepter, jamais accepter de le fusionner avec un siège européen. Parce que si on le fusionnait avec un siège européen,
en
fait, ça reviendrait à donner aux élites euro-atlantistes, aux États-Unis et à l'OTAN, une deuxième voie.
Nous,
nous devons garder un siège pour la France, au Conseil de sécurité, parce que nous devons représenter, au-delà de la République française, de façon plus générale, le monde de la francophonie, la vision francophone du monde. Et c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, dans le programme, j'ai toujours insisté
sur
la nécessité d'avoir à la fois notre siège au Conseil de sécurité, mais aussi, en tant que faire se peut, de transformer ce siège, ou ce droit de veto,
d
'avoir une concertation régulière avec les pays de la francophonie, pour qu'elle devienne un peu le droit de veto des pays francophones, si on arrive à se mettre d'accord sur des positions communes.
Maintenant, une question de Martine Dessé. Bonsoir, Président. Que pensez-vous du discours de Macron à Ouagadoubou
et
de la blague qu'il a fait au Président Burkinabé à propos de l'électricité
? Oui,
ça, c'est absolument scandaleux. Moi, ça me révolte, en fait. Le Président de la République française, pour ceux qui ne le sauraient pas, le Président de la République française est allé à Ouagadougou, donc capitale du Burkina Faso, le pays des hommes intègres. C'est la traduction. C'est l'ancienne Haute Volta. Et là, il a participé à un débat avec des étudiants à la fac de Ouagadougou. Et puis, il y a des étudiants qui ont demandé ce qu'ils pensaient de l'état de vétusté de
l
'université. Et il s'est permis... Ce qui prouve d'ailleurs, un, son inexpérience diplomatique crasse. Deux, ça sottise, en fait.
Il
ne connaît rien aux usages diplomatiques, normalement. Moi, j'aurais été à sa place.
J
'aurais dit, écoutez, je ne m'exprime pas sur ces sujets. Ça ne me regarde pas. Non, il s'est mis à gloser en disant, vous me parlez comme si j'étais, en fait, encore la puissance coloniale. Ça ne dépend pas de moi. L'électricité, ça dépend du Président de la République qui était à côté de lui, le Président du Burkina.
Et
comme le Président du Burkina, à ce moment-là, s'élevait, soit parce qu'il avait été un peu piqué, peut-être,
par
la réponse, soit peut-être parce que, je ne sais pas, il voulait peut-être...
Excusez
-moi. Il avait peut-être d'autres choses à faire.
À
ce moment-là, comme il est sorti de la salle, Macron a dit... D'ailleurs, regardez, il est allé réparer l'air conditionné.
C
'est incroyable.
C
'est d'une insulte.
C
'est extrêmement insultant.
C
'est incroyable. Moi, je trouve ça incroyable. Est-ce qu'on imagine, par exemple, que Macron, en
se
rendant aux États-Unis, je ne
sais
pas, en Californie, à Berkeley, qu'il
y ait
le Président Donald Trump qui soit là et qu'il commence à se moquer de Donald Trump en disant... Regardez, il est sorti. Il est allé se refaire faire un brushing. Non. Évidemment pas. Il n'aurait jamais osé.
Donc
en fait, il y a derrière cette blague
beaucoup
de mépris et, disons-le, du racisme. Il n
'est
pas à son coup d'essai. Macron n'a pas arrêté, depuis maintenant qu'il est à l'Élysée, de faire des scandales en la matière. Je rappelle qu'il avait considéré que la natalité des femmes africaines, 7 ou 8 enfants, etc. Il en avait fait des tonnes là-dessus. Ce
n'est
pas toujours tout à fait faux, mais ce n
'est
pas non plus tout à fait vrai statistiquement.
Et
puis surtout, il y
a
des choses qui se disent et d'autres qui ne se disent pas. Il avait fait un scandale, rappelez-vous, lorsqu'il était à Mayotte, en parlant des Quassa-Quassa qui pêchaient le comorien. Il faisait allusion aux pauvres immigrés, comment dirais-je, clandestins qui essayent de rejoindre Mayotte et qui périssent en mer où il y a des milliers de morts chaque année. Il s'était permis de plaisanter là-dessus. En réalité, M. Macron, encore une fois, sans s'en rendre compte, a jeté le masque. M. Macron déteste, méprise profondément les pays d'Afrique, les pays de la francophonie. En fait, ça le fait suer. Ce n
'est
pas son genre de beauté. Lui, son genre de beauté,
c
'est Goldman Sachs et les États-Unis d'Amérique. Mais c'est comme son prédécesseur et son anté-prédécesseur.
Très bien. Maintenant, une question de Max J. Arc. « Quel avantage ou inconvénient la principauté de Monaco tire-t-elle de l'UE ?
» Les
questions précises ce soir.
Alors, quel avantage ou inconvénient la principauté de Monaco tire-t-elle de l'UE ? D'abord,
la
principauté de Monaco, c'est vraiment question pour un champion. De ce que je crois savoir, enfin, j'en suis sûr, la principauté de Monaco,
comme
les micro-États d'Europe, qui sont – j'en parlais tout à l'heure, d'ailleurs – je parlais de Monaco, de Saint-Marin, la République de Saint-Marino, la principauté de Liechtenstein entre la Suisse et l'Autriche, la principauté d'Andorre entre la France et l'Espagne, – je ne
sais
pas si j'en oublie –, eh bien ces micro-États d'Europe de l'Ouest
ne
sont pas... Le Vatican, la cité du Vatican, la cité sainte du Vatican, ne sont pas... Ce sont tous des États. Ils ne sont pas membres de l'UE. Donc déjà, ils ne participent pas.
Ils
n
'ont
pas de commissaire européen. Ils n'ont pas de député européen. Ils ne participent en rien. Il n'y
a
pas de fonctionnaires européens qui sont à la Commission européenne. Donc ils ne participent en rien aux décisions qui sont prises.
En
revanche, pour des raisons
que
l'on comprend, à peu près pratiques,
que
l'on peut comprendre, ces micro-États sont en fait victimes ou sujettes ou sont obligés d'appliquer les décisions qui sont prises par l'UE.
Par
exemple, la circulation de la monnaie.
Donc
la France et l'Espagne étant dans l'euro, en Andorre, c'est l'euro qui circule. Pareil à Monaco. À Monaco, c
'est
l'euro qui circule. Pareil au Vatican. Pareil, je crois, dans la République de Saint-Marin. Il y a... Mais là, on me pose vraiment des questions très précises. Heureusement que j
'ai
l'esprit précis. Je dis peut-être une sottise. Mais je crois savoir
que
le Liechtenstein, en revanche, lui, n'utilise pas l'euro, mais utilise le franc suisse, il me semble. Il me semble qu'il n'utilise pas l'euro. C'est à vérifier. Par ailleurs, pour tous ces États, il
y a
la libre circulation des personnes. Il suffit d'aller... Quand vous allez à Beau-Soleil, qui est la commune française qui domine Monaco, il suffit de traverser une rue. Vous êtes à Monaco. C'est évident qu'il
y a
la libre circulation des personnes. Pareil quand vous êtes au Vatican.
Donc
de ce point de vue, effectivement, ces micro-États bénéficient, ou si on peut dire, ou sont obligés d'appliquer des grandes décisions à la prise de décisions desquelles ils ne participent même pas.
C
'est encore pire que la France, si j'ose dire, puisque là, en France, on peut dire qu
'on
a un commissaire sur 28. On a 74 députés européens. On a des fonctionnaires dans le processus de décision. Mais eux n'ont rien du tout. Alors en revanche, il faut quand même dire à contrario que comme ce sont des États qui, en général,
vivent
souvent, pas toujours, mais soit d'un atout historique ou touristique considérable...
C
'est le cas du Liechtenstein. C'est le cas de Saint-Marin. C'est le cas du Vatican. C'est le cas de Monaco. Et c'est d'ailleurs le cas d'Andorre. Donc ce sont des particularités touristiques, historiques, connues. Deuxièmement, ce sont des pays où il y a souvent
des
droits de douane inférieurs. C'est notamment le cas de Andorre, par exemple, où il y a effectivement des prix, des tarifs très, très inférieurs. Ils bénéficient de flux touristiques et également de la libre circulation des marchandises pour vendre... Par exemple, tout le monde sait bien qu'à Andorre, le prix des cartouches de cigarettes est très inférieur à ce que l'on trouve en France métropolitaine. Donc l'un dans l'autre,
on
peut dire que globalement, ils ne
sont
pas plus malheureux que les autres, puisqu'ils bénéficient de ces petites niches. C'est d'ailleurs intéressant de noter –
je
l'ai souvent dit, mais j'en profite pour le souligner – que contrairement à
une
idée reçue, ce n'est pas parce qu'un État est de plus en plus grand que les gens sont de plus en plus riches à l'intérieur. C'est pas vrai.
Il
y a des États géants comme la Chine. Même si la Chine,
c
'est en plein développement, il y
a
encore des zones en Chine où il y a une très grande misère. L'Inde, n'en parlons pas. Et je ne parle pas de l'Indonésie, où je parlais tout à l'heure du Nigeria, ou de ces pays où il y a quand même une très grande misère, avec 120 ou 130 millions d'habitants au Nigeria. Alors qu'en revanche, des États où il y a quelques centaines, quelques milliers, voire quelques dizaines de milliers d'habitants, souvent, se portent très bien. Donc ça me permet au passage de tordre le cou à cette idée reçue qui voudrait absolument fusionner en État pour être plus grand, pour être plus riche. Non, c'est pas vrai. L'expérience historique montre que c'est plutôt le contraire.
Les États les plus petits sont souvent plus riches. Vous pouvez prendre aussi l'exemple, par exemple, de Singapour, de la région administrative spéciale de Hong Kong, etc.
Très
bien. Maintenant, une question de Mickaël Amouyal.
«
Bonjour, M. Asselineau. Quelle est l'ambition de notre mouvement pour les prochaines municipales ? Une mairie
? » Je
vois qu'en passage, on est passé à 29 338. On a donc fait 5 adhésions
depuis
le début de cette émission. Donc adhérez, adhérez. Mobilisons-nous. Parce que c'est vraiment la clé de la réussite. J'en reparlerai tout à
l
'heure en conclusion éventuellement. Notre dernier adhérent, je vois, vient du Finistère. C'est peut-être une adhérente, d'ailleurs, je ne sais pas. Donc je le ou je la salue. Réponse à la question. Alors les élections municipales, c'est en 2020. Donc c'est dans 2 ans et demi. C'est au printemps 2020.
On
a donc
encore
le temps d'y réfléchir. Auparavant, il y aura, comme je l'ai déjà souligné, je le rappelle, les élections territoriales en Corse
en
décembre. Mais nous n'y participons pas.
Les
élections territoriales en Polynésie française en avril de l'année prochaine, là, on va probablement... Ce n
'est
pas encore totalement sûr, mais on va probablement y participer. Si tel est le cas, je me rendrai sur place pour faire une partie de la campagne. Il y aura également la participation au référendum sur l'indépendance ou l'autodétermination de la Nouvelle-Calédonie, qui aura lieu en novembre, je crois. Donc j'ai prévu de me rendre en Calédonie aux alentours du mois de septembre. Et puis il y aura ensuite, en 2019, en juin, les élections européennes. Et là, ça va être notre grande mobilisation qui va commencer très vite. Moi, je veux absolument qu'on se mobilise à fond sur les élections européennes de 2019.
En
2020,
donc
un an après,
un
petit peu moins, après les élections européennes, nous aurons les élections municipales.
Alors
les élections municipales, on va y réfléchir. Mais là, vous savez qu'on est dans un processus de transition. Il va y avoir l'élection du Bureau national qui va avoir lieu à la fin du mois de décembre, où il serait largement prévenu.
Une
fois que le nouveau Bureau national sera investi, il lui appartiendra de... Les nouveaux statuts ayant été adoptés lors du Congrès avec plus de 97%. Je rappelle que désormais, le Bureau national est un Bureau national élargi, avec beaucoup plus de représentativité, de sensibilité, puisqu'il y a donc 58 membres au Bureau national, dont 29 titulaires. Et notamment, il doit obligatoirement y avoir plus de 25% de femmes.
Avec
la liste, en tout cas, que je présente, il y a beaucoup de représentants des délégués départementaux, régionaux, etc.
C'est
ce nouveau Bureau national qui aura à trancher, à partir du début de l'année prochaine sans doute, la liste qui sera élue, aura à trancher de la stratégie que nous prendrons vis-à-vis des élections municipales.
Alors
c'est un sujet un peu compliqué parce que, bien entendu, c'est pas le principal genre de beauté de notre mouvement. Les questions que nous posons à nous, ce sont des questions de nature nationale, l'indépendance nationale, la souveraineté nationale. Et ce ne sont pas forcément des questions qui sont directement corrélées à la vie d'une petite municipalité.
Mais
quand même, je rappelle que pendant les élections présidentielles et les élections législatives, pendant l'élection présidentielle, j'avais, je crois, été
le
seul candidat qui avait expliqué qu'il y avait un problème croissant avec les collectivités locales, que compte tenu des grandes orientations des politiques économiques,
le
gouvernement allait couper les vivres aux mairies, aux municipalités, forcer la fusion de communes. J'avais été... Il y avait un certain nombre de maires qui avaient rigolé quand j'avais parlé de ça lors de la réunion de l'Association des maires de France avec M. Baroin.
Je
me rappelle,
j
'avais dit d'ailleurs devant les maires en question, j'avais dit « Je ne suis pas sûr que ce soit si drôle ce que je
dis ».
Maintenant, ils peuvent constater que ça n'a rien de drôle. Et M. Macron, lorsqu'il s'est rendu devant l'Assemblée des maires de France et qu'il a voulu, paraît-il, caliner les maires, les maires,
ils
l'ont renvoyé, ils l'ont envoyé paître. Donc nous aurons un discours qui sera quand même très précis sur les raisons des fusions forcées de communes, sur les raisons pour lesquelles on n'arrête pas, l'État n'arrête pas de diminuer les dotations aux communes.
Pour
le reste, nous verrons.
Il
y a les très grandes communes, il
y
a les moyennes communes, il y
a
les petites communes.
Donc
on verra la stratégie que nous adopterons. On soumettra d'ailleurs peut-être ça.
On
peut très bien organiser à la demande de demander aux adhérents ce qu'ils souhaitent.
Je
pense qu'il faudra, à mon avis, faire du cas par cas et ne pas avoir des stratégies d'alliance spécifiques pour les municipales avec un parti au niveau national. Je pense que si on participe à des listes, ce sera dans des municipalités, au gré des personnalités. Peut-être d'ailleurs certains de nos adhérents pourront très bien être sur des listes d'intérêts très locaux sans avoir l'étiquette nécessairement UPR. Mais c'est quand même important que l'on soit, je pense, présent aussi aux élections municipales.
Maintenant, une question de Olivier Macias.
Que
pensez-vous du nouveau mode de scrutin aux européennes 2018
? Ah ! Alors,
M. Macron a eu une illumination. Il a décidé de revenir
au
scrutin de liste nationale. Je rappelle que ça avait existé de 1979, les premières élections du Parlement au suffrage universel,
jusqu
'en 1999. Pendant 20 ans, il y avait une liste nationale.
En
1999, il y avait eu un phénomène politique. C'est que
la
liste de la droite gaulo-centriste, c'est-à-dire RPR-UDF,
qui
avait été dirigée à l'origine par Philippe Séguin, et bien cette liste, Philippe Séguin avait, pendant la campagne, avait refusé de poursuivre la présidence de cette liste. Il avait été au pied levé. Il avait été remplacé par Nicolas Sarkozy.
Donc
cette liste de la droite et du centre RPR-UDF
avait
été battue, à la surprise générale, par la
liste
qui avait été conduite par Charles Pasquois et Philippe de Villiers, qui était une liste souverainiste.
Et
cette liste, Pasquois-Villiers avait fait 13% des suffrages. La liste RPR-UDF n'avait fait que, de mémoire, 12,5% des suffrages.
Et
donc, il y
avait
un certain nombre de personnes qui avaient réfléchi à l'époque.
Donc
en 1999, nous étions à l'époque sous la présidence de Jacques Chirac, qui s'était dit que ce scrutin au niveau national présentait un risque politique, parce qu'il y avait une tête de liste nationale.
C
'était un peu une espèce de remake, comme on dit en franglais, de réédition d'une élection présidentielle. Et donc, il y avait... C'était des personnalités sur des projets politiques. D'où cette idée qui était sortie d'un chapeau,
où
il avait été question de démembrer cette liste nationale avec des grandes régions, des grandes circonscriptions interrégionales.
Le
problème, c'est qu'à l'époque, je crois qu'il y avait 81 députés. Après les réformes qu'il
y a
eu, notamment le traité de Nice de 2000, etc., on est tombé à 74 députés pour la France.
Et
donc, le problème, c'est qu'on ne pouvait pas avoir trop de grandes régions
pour
qu'il y ait un jeu à la proportionnelle. Donc le résultat, c'est qu'il y avait eu 8 circonscriptions interrégionales que les gens ne comprenaient rien, quoi. Il y
a
la grande région sud-est, la grande région sud-ouest, la grande région outre-mer. En fait, personne ne se connaît.
Alors
ça avait été fait exprès. Ça avait été fait pour diluer
l
'impact politique de ces élections. Alors bien entendu, on nous avait fait du violon. On nous avait dit « Voilà, c'est pour rapprocher le député européen de son électeur ». Mais c'est pas vrai. Avec des grandes régions où il y avait peut-être 8, 10 millions d'électeurs et peut-être 4 ou 5 postes de députés, ça ne rapprochait rien du tout, en fait.
Donc
c'était des arguments fallacieux. L'idée fondamentale,
c
'était d'empêcher qu'il y ait un débat politique qui apparaisse et donc que les élections européennes se noient dans une espèce de petit magma local auquel plus personne ne comprendrait rien.
Le
résultat poursuivi
a
été atteint. C'est-à-dire que les Français n'ayant plus rien compris, donc se sont désintéressés complètement de ces élections.
Ce
qui fait que l'abstention n'a pas arrêté d'augmenter
à
chacune de ces élections. Pour atteindre maintenant, il y a des records d'abstention aux élections européennes, plus de 50%, 60%, je ne me rappelle plus, aux élections européennes. Arrive là-dessus M. Macron. Lui, son objectif, c'est d'avoir
eu
que les députés de En Marche, que la liste de En Marche fasse un score. Sauf que rien n'est moins sûr. D'abord parce que la popularité de Macron ne cesse de diminuer. Et puis d'autre part, parce qu'il
n
'y a pas d'assises locales. Il n
'y a
pas des barons locaux. D'où l'idée
de
Macron qui s'est dit « si je refais une liste nationale » en mettant à la tête de la liste nationale, je n
'ai
pas quelqu'un, une célébrité du style peut-être le Premier ministre, Édouard Philippe, ou peut-être
je
ne sais pas qui. Eh bien à ce moment-là, les gens vont voter pour la tête de liste. Et puis donc on va avoir plus de voix que si on avait des députés ou des candidats de En Marche dans chacune des grandes régions. C'est ça le point de départ. C'est de la
tambouille,
de
la
tambouille politica. Alors pour essayer de couvrir tout ça, M. Macron, puis M. Philippe ont annoncé qu'ils allaient recevoir les présidents de partis. Moi, quand j'ai vu ça, quand on m
'a
dit que le Premier ministre allait recevoir les présidents de partis politiques, à mon sang n'a fait cadeau, j'ai dit « je vais me faire inviter ». Voilà. Donc du coup,
j
'ai préparé ça, j'ai écrit une lettre.
J
'ai écrit une lettre au Premier ministre, à M. Édouard Philippe,
pour
lui dire « coucou, c'est moi ». Moi, je suis le président d'un mouvement politique qui a 29 340. Les derniers adhérents viennent de Moselle. Merci à eux. Donc alors quand j'ai écrit ça, c'était donc il y
a
quelques jours, on était à 29 317. C'était avant-hier. Et donc j'ai écrit en disant « ben voilà, nous on a 29 317 adhérents, dont 26 320 à jour de cotisation ». Et il se trouve que M. Philippe, on a vu l'agenda qu'il y avait de l'hôtel de Matineau, avait décidé de recevoir Laurent Hénard. Laurent Hénard, au cas où vous ne le sauriez pas, c'est le président du Parti radical, le Parti radical valoisien. Laurent Hénard qui a été élu, réélu récemment, président du Parti radical. Et le Parti radical a publié les chiffres qui étaient validés, comme les nôtres, par un huissier.
Et
on a appris que le Parti radical comporte 3 385 adhérents. Donc en fait, on a
à peu
près 8 fois plus d'adhérents à jour de cotisation.
Le
Parti radical annonce 11 000
adhérents
statutaires, dont 3 385 à jour de cotisation. Nous,
on
a 29 340 adhérents et 26 300 et quelques à jour de cotisation. Donc en prenant les adhérents à jour de cotisation, nous avons 8 fois plus que le Parti radical. D'où d'ailleurs l'intérêt, voilà, un des intérêts d'avoir le maximum d'adhérents, c'est que ça m'a permis de donner du poids à ma demande vis-à-vis du Premier ministre.
En
disant, si vous recevez M. Laurent Hénard, qui
est
le président d'un mouvement qui a 3 385 adhérents à jour de cotisation et qui n'a pas été capable de se présenter à l'élection présidentielle, a fortiori, il est légitime que vous me receviez moi, qui suis le président d'un parti qui a 29 340 adhérents, dont 26 320 à jour de cotisation. C'est normal que vous me receviez. En plus, j'ai été candidat à
l
'élection présidentielle. Malheureux
! Que
nenni ! On nous a renvoyé le soir même un SMS qui a été envoyé à Thibault Longion, qui est à l'équipe des permanents de l'UPR, d'un conseiller, de M. Philippe, pour dire que,
évidemment,
je ne serai pas reçu. Enfin, il n
'a
pas dit ça comme ça. Le Premier ministre recevait les partis représentés au Parlement ou je ne
sais
pas quoi. Il y a toujours une bonne raison, de toute façon, pour que je sois dans la mauvaise case. Le jour où ils ne trouveront rien, ils diront tout simplement que M. le Premier ministre ne reçoit pas les gens qui sont nés le 14 septembre. C'est mon cas. Donc ils trouveront toujours une raison pour ne pas nous recevoir.
Donc
nous, on a dû accepter la situation telle qu'elle est.
Alors
la situation telle qu'elle est, ce soir, d'après ce que j'ai vu dans les gazettes, c'est qu'effectivement, la réforme va avoir lieu, qu'il va effectivement y avoir une liste nationale, ce qui, moi, je trouve, nous avantage plutôt parce que ça va justement transformer le débat en un débat national.
En
revanche, il y a une modalité qui, elle, va être très sévère. C'est que pour avoir un député, il faut avoir au niveau national un minimum de 5% des suffrages. 5% des suffrages pour avoir un député. On aurait pu concevoir que ce soit la proportionnelle intégrale.
Si
ça avait été la proportionnelle intégrale, eh bien avec, comme il y a 74 députés, il suffisait d'avoir 1,5% des suffrages pour avoir un député au Parlement européen. 5%, c'est évidemment beaucoup plus dur.
Et
il faudra dépasser 3% pour être remboursé les frais de campagne. Moi, je dis quand même chiche.
On
a un an et demi.
On
a un an et demi pour qu'au mois de juin 2019, si on se mobilise tous ensemble, on arrive à atteindre et à dépasser les 5%. Je ne dis pas que c'est facile.
Mais
ce que je vois, moi, c'est que nos idées n'arrêtent pas de progresser.
Il
y
a
de plus en plus de gens qui adhèrent à notre mouvement. Je ne cesse d'y inciter toutes celles et tous ceux qui me font confiance.
Et
puis, beaucoup de choses vont se passer pendant les 1,5 ans, notamment la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Et donc, les esprits évoluent beaucoup.
C'est la
raison pour laquelle on va tout faire, se mobiliser, pour faire évidemment le meilleur score possible à ces élections européennes de 2019.
Je
rajoute
que,
puisqu'il n
'y
aura qu'une seule liste nationale, on verra évidemment quelle sera la prochaine liste au Bureau national. Mais si, comme je le souhaite, je suis réélu président du mouvement, je pense que j'essaierai d'y aller moi-même, comme tête de liste, pour ces élections européennes.
Alors
maintenant, une question très originale de Youssef Chicha Chah.
—
Bonjour, bonsoir, M. Asselineau. Natacha Polony pourrait adhérer à l'UPRR
? Merci
et bon courage.
—
Ben, ça, il
faut
le lui
demander,
hein.
Voilà.
Moi, je ne vais
pas...
Voilà. Mme Polony m'a très aimablement reçue
à
Polony TV,
dans
un dialogue républicain très courtois. C'est une femme
que
j'aime bouillain,
qui
est vraiment...
qui
est très...
D
'abord, qui est très intelligente, qui est érudite, qui connaît beaucoup de choses, qui a, je pense, un sens aigu des valeurs de la République et qui souhaite donner la parole à tout le monde. Donc voilà. Maintenant, demandez-lui... Moi, je pense qu'à priori, je ne pense pas qu'elle voudra adhérer à quelque mouvement politique que ce soit, puisqu'elle est quand même journaliste, elle garde son indépendance. Donc à priori, elle ne le fera pas. Et d'ailleurs, les positions légères qu'elle a prises... Ou plus exactement, c'est pas des positions, mais le simple fait
de
donner la parole à des personnes à qui on la refuse, c'est-à-dire à moi, déjà...
Il
lui cause sans doute des soucis. Voilà. Donc moi, j'adresse quel que soit le choix qu'elle fera. C'est pas seulement vrai de Mme Polony. Il y a aussi beaucoup d'autres journalistes. Eh bien, tout le monde est libre d'adhérer à l'UPR, bien sûr, y compris les journalistes. Et tout le monde est libre aussi de ne pas le faire.
Alors
maintenant, une question beaucoup plus longue de l'ETEC Nigos Zaboska. Bonsoir, M. Asselineau. Vous qui aimez le Japon, Avez-vous eu l'occasion d'en pratiquer un des arts tels que l'Aïkido ou d'autres
?
Ensuite, sur quel plan diplomatique entendriez-vous
des
partenariats avec ce pays
? Et
enfin, les Japonais apprécient-ils la France et les Français ?
Alors,
arts martiaux. Je me suis intéressé aux arts martiaux, aux tirs à l'arc notamment, mais pas de l'art en faire de la pratique. Donc ça, la réponse est à la fois oui et non. De même que je me suis intéressé, bien sûr, à la littérature japonaise, au cinéma japonais, aux arts et à l'architecture. Enfin, c'est une civilisation en soi, le Japon. Là, une coopération. Il se trouve
que... Peut
-être que je vais faire une généralité.
Mais
assez souvent, en tout cas, c'était vrai jusqu'à il y a une trentaine d'années, les Français étaient spontanément plus attirés, semble-t-il, par la Chine que par le Japon. On avait le sentiment qu'il y avait... C'est d'ailleurs... Je me rappelle, quand j'ai vécu au Japon dans les années 1981, il y avait une espèce d'aphorisme comme ça que se répétaient
les
Français expatriés au Japon qui disaient... Il y en a qui disaient la France,
c
'est la... Enfin, la Chine, c'est la France de l'Asie et le Japon, c'est l'Allemagne de l'Asie. Il y
a
des gens qui comparaient Chine et France d'un côté, Japon et Allemagne de l'autre. C'est pas tout à fait faux. Ce sont des pays qui...
Enfin,
je vais pas broder sur longtemps, mais d'abord, l'Allemagne et le Japon, malheureusement, ont été alliés
pendant
la Seconde Guerre mondiale. Mais il y a un petit peu, chez les Allemands comme chez les Japonais, un goût pour l'ordre, pour la... Comment dirais-je ? La discipline. Parfois, un côté... Un petit peu peut-être... Ce goût pour l'ordre, pour la discipline, pour le respect des procédures, etc. se fait parfois peut-être au détriment de la fantaisie, de l'humour, d'une certaine légèreté.
On
dit en général que la cuisine française et la cuisine chinoise sont les deux meilleures cuisines du monde. On prête aux Chinois comme aux Français un goût assez immodéré pour la boisson, enfin la boisson alcoolisée, ou bien également pour l'indiscipline, pour la porte de derrière, comme on dit en Chine. Bon.
Faut
pas pousser le bouchon trop loin.
Moi,
j'ai vécu au Japon. C'est un pays que j'aime énormément, comme beaucoup de pays du monde, d'ailleurs. Mais celui-là, je le connais quand même plus particulièrement pour y avoir vécu, y être allé plusieurs fois, une fois vécu deux mois, une autre fois un an et demi, pour avoir pratiqué la langue pendant un an et demi. Donc moi, je ne suis évidemment que favorable à développer des coopérations franco-japonaises. Je pense que d'abord, la première chose qu'il faudrait faire, c'est développer les échanges d'étudiants. Moi, je l'avais dit pendant la campagne présidentielle, je ne veux pas qu'on se limite à... Vous savez, le programme Erasmus, dont on nous dit grand bien.
Moi, je trouve ça très bien que des étudiants aillent à l'étranger, mais ils peuvent aussi aller dans des pays extra-européens,
et
notamment au Japon, mais aussi bien en Corée, en Chine, de façon générale en Asie, puisque l'Asie est quand même...
C
'est en Asie de l'Est, en Asie orientale, et en Asie du Sud, qui est en train de basculer le barycentre économique, intellectuel, scientifique du monde. Le monde, à la fin du XXIe siècle, il est vraisemblable que les choses les plus importantes se passeront entre Tokyo, Pékin, New Delhi, Bangkok, Jakarta,
et
que les pays d'Occident ne
seront
pas complètement marginalisés, mais seront quand même moins au centre du monde qu'ils ne l'ont été, entre Henri le navigateur, le roi de Portugal, au début
du
XVe siècle, qui lance les grandes découvertes, jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Donc il faut, à mon avis, développer les échanges d'étudiants, développer l'apprentissage des langues asiatiques, le japonais, le chinois, le vietnamien, l'hindi,
les
langues rares de l'Inde, enfin quand je dis rares, qui sont parlées par plusieurs centaines de millions de locuteurs, comme l'ourdou au Pakistan, ou comme le telougou, le tamoul,
ou
le canada, qui sont les langues que l'on trouve en Inde. Il faut également développer des coopérations scientifiques, en tant que de besoin. C'est déjà le cas dans Airbus. Je rappelle que dans Airbus, il y a de mémoire une dizaine d'entreprises japonaises qui participent
à
l'Airbus A350, notamment, me semble-t-il, dans certains éléments de la voilure et de l'empennage arrière, il me semble, de la même façon qu'il y a aussi des entreprises chinoises qui participent largement, c'est le moins qu'on puisse dire, à l'assemblage final des Airbus A320 dans l'usine de Tianjin. Donc j'en profite pour rappeler, et la question qui est ainsi posée, j'en profite pour rappeler que nous sommes favorables à l'UPR, bien entendu,
aux
coopérations internationales. Internationales. Airbus, Arianespace, la coopération franco-chinoise en matière nucléaire, la coopération franco-britannique sur le tunnel sous la Manche, les coopérations franco-japonaises dans des tas de domaines, ça, ce sont des coopérations internationales, et ça marche, ça marche très bien, parce que ce sont sur des sujets limités, et donc toutes les parties prenantes, ça peut être deux États, trois États, etc., ont intérêt à la réussite du projet.
Tous
les pays qui sont dans Airbus ont intérêt à ce que l'avion vole. Ils ont mis des milliards de dollars pour que ça marche, et bien tous les pays tirent dans le même sens. Ça n'a rien à voir avec l'intégration supranationale. Pour terminer, parce qu'il me semble qu'il y avait une troisième partie dans la question, qui était ce que pensaient les Japonais des Français.
Une
question très générale,
c
'est, vous savez, qu'est-ce que c'est que les Japonais ? C'est comme si on disait qu'est-ce que les Français pensent des Indiens.
Il
y aurait énormément d'avis différents. Pour avoir quand même vécu au Japon,
je
peux dire que notre pays a une aura, une image
au
Japon qui est assez extraordinaire, comme d'ailleurs dans beaucoup de pays du monde.
En
règle générale, dans beaucoup de pays du monde, malheureusement, ça a tendance à diminuer. La France avait une image extraordinaire. Le pays des droits de l'homme,
le
pays de la Révolution française, le pays de la liberté, le pays du bon goût, le pays de la bonne cuisine, le pays des produits de
luxe, le
pays
des
femmes élégantes, le pays des bons vins, des bons parfums, etc., etc.
Le
pays de l'indépendance nationale, magnifié par Charles de Gaulle. Le pays également avec un cinéma très apprécié.
Je
me rappelle lorsque je vivais au Japon, lorsque j'étais coopérant à l'ambassade de France à Tokyo, dans les services commerciaux, à Tamaliquais, pour ceux qui connaissent. Eh bien, il y avait à l'époque partout, partout, partout, toutes les publicités avaient des portraits d'Alain Delon ou de Catherine Deneuve qui étaient extrêmement populaires au Japon.
Je
crois qu'il y a globalement une grosse cote d'amour,
façon
globale chez les Japonais.
C
'est vrai en Chine,
c
'est vrai aussi en Corée, à Hong Kong, un peu partout en Asie, mais aussi en Russie et ailleurs. C'est que la France apparaît comme le pays
de
l'amour, le pays où on va en voyage de noces, le pays où toutes les jeunes japonaises rêvent d'avoir un sac Vuitton, un sac Hermès, etc. C'est le pays de la mode, de la culture, c'est ainsi perçu.
Ce
sont un peu des poncifs, mais c'est comme ça que c'est perçu. En revanche, la France n'est pas perçue comme un pays très développé du point de vue industriel. Là, les Japonais rêveront davantage, soit aux États-Unis d'Amérique, en matière informatique par exemple, soit à l'Allemagne par exemple, pour ce genre de produits.
La
question suivante est une question de René Arnaudé.
Elle
dit « Bonsoir, M. Asselineau. Est-il prévu une mise en ligne des deux tables rondes de la dernière université d'automne ?
» La
réponse est oui. C'est prévu dans les prochaines heures. Il a fallu faire un montage de ces tables rondes qui ont été captées avec plusieurs caméras. Il a fallu tout centraliser, faire du mixage. Je ne
sais
pas moi qui l'ai fait. J'en profite pour remercier les équipes qui font ça bénévolement pendant que vous dormez. Donc ces deux tables rondes vont être mises en ligne dans les prochaines heures. Il y aura également d'ailleurs pas seulement ça. Il y aura ce qui sera mis en ligne également. C'est le discours
que
j'avais fait à la fin de l'université pour dresser un peu le bilan des trois années écoulées du bureau national sortant et tracer les perspectives. Donc ces trois éléments seront mis en ligne très prochainement. J'en profite d'ailleurs pour dire... J'ai vu
des
propositions, des critiques ont été formulées sur certains fils de discussion où des gens disaient « Mais c'est dommage,
il
aurait fallu mettre en ligne, faire une retransmission en direct du débat des tables rondes. » Alors je comprends bien les gens qui disent ça. Est-ce
qu
'il
y a
des gens qui ne peuvent pas se déplacer, etc. Mais ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que si on ne l'a pas fait, c'est pour deux raisons. La première des raisons techniques, parce que ce n
'est
pas évident d'avoir, surtout à l'endroit où nous étions, d'avoir le haut débit qui permettait d'assurer la transmission. Eh bien il
y a une
deuxième raison, c'est une question, j'allais dire, un petit peu de primeur aux gens qui viennent. Parce que si on donne la communication des tables rondes en même temps qu'elles se tiennent, il y
a
évidemment beaucoup de gens qui disont « je ne
vais
pas y aller hors nous ». Notre intérêt, c'est qu'il y
a
le maximum de gens qui viennent, d'abord parce que ça fait un événement, même si la presse n'en a pas parlé, sauf la Nouvelle République du Centre. Mais ça fait quand même un événement. Ça permet... On a quand même dépassé les 1100 personnes. C'est considérable. On a fait plus 30% par rapport à l'année dernière. Ça permet donc à des centaines de personnes de se rencontrer à travers des gens qui viennent
de
toute la France, mais aussi de l'étranger. On avait des adhérents qui venaient de Bulgarie. On avait des adhérents qui venaient de Polynésie, des États-Unis, de Guadeloupe, de Martinique, etc. Donc ça permet à tous ces gens de comprendre ce que c'est que la communauté de la communauté UPR. Et puis,
c
'est pas uniquement que ça les permet de se rencontrer et de faire un événement, c'est que ça nous permet aussi, nous, d'assurer la rentabilité de l'opération parce que ça a un coût. Tout ceci, malheureusement, ça coûte de l'argent. Et donc, il faut qu'on loue des grands espaces, des espaces de plus en plus grands, qu'on fasse des hypothèses sur la nourriture, la boisson, etc. Et donc, il faut qu
'on
rentabilise.
J
'en profite pour dire d'ailleurs que ça a bien marché puisqu'on va ressortir avec les droits d'entrée et qui ont été supérieurs aux dépenses plus le résultat de la Tombola, plus le produit de la Tombola, plus le produit de la boutique. Je pense qu'on va faire un excédent, pas gigantesque, mais on va faire quelques milliers, peut-être même 15 000
à
20 000 euros de profit, ce qui va bien entendu aux mouvements politiques. C'est bien parce qu'il y a encore trois ou quatre ans, les premières universités, on était en lourd déficit. Donc, on est maintenant, non seulement, on a atteint l'équilibre, mais même maintenant, ce sont des événements qui rapportent de l'argent aux mouvements. Donc ça, c'est quand même très, très, très important pour la bonne santé financière de notre mouvement collectif.
Nous
passons maintenant à une question de Flin 14007, pardon, 1407. Bonsoir, ne pensez-vous pas que la France devrait officiellement reconnaître l'État palestinien comme De Gaulle et la Chine ? Ne sommes-nous pas le pays occidental qui doit montrer l'exemple
? Alors,
je vois qu'on a eu encore deux nouveaux adhérents. On est à 29 342.
Ça
fait sept adhérents depuis le début de cette émission en direct.
Le
précédent, j'ai vu, venait du Canada, donc un Français expatrié au Canada, probablement. Et puis, là, c'est un tout dernier adhérent, vient de Seine-et-Marne.
Pour
répondre à la question, je pense effectivement
que
la France devrait prendre des initiatives dans tous ces domaines.
Je
l'ai dit déjà, je pense que la France devrait reconnaître officiellement la Corée du Nord.
Pourquoi
? Parce que nous avons une tradition. en France, normalement,
qui
est la grande tradition française, mais pas seulement française, la tradition du droit international, c'est qu'un État doit reconnaître, non pas
un
régime en particulier, mais l'existence même d'un État et d'un peuple.
C
'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, de Gaulle avait reconnu la République populaire de Chine. C'était moins le régime. Il le faisait quand même exprès pour faire un peu bisquer les Américains et le camp occidental. Je renvoie à ma conférence qui s'appelle « Qui gouverne la France ? » où j'explique la stratégie de de Gaulle vis-à-vis de la Russie et de la Chine à partir du moment
où
les Américains ont empêché l'Allemagne de mettre en œuvre le traité de l'Élysée dans toute sa finalité politique. Donc de Gaulle avait reconnu la République populaire de Chine. Actuellement, pour ce qui concerne la Corée du Nord, la France, sur les 28 États membres de l'Union européenne, il y en a 26 qui reconnaissent diplomatiquement la République de Corée du Nord. Il y en a 2, l'Estonie et la France, qui ne la reconnaissent pas. C'est quand même incroyable. Allez sur le site du ministère français de l'Affaires étrangères. Vous verrez la véracité de
ce
que je dis, la vérité de ce que je dis. Donc voilà. Je pense qu'il faut que la France reconnaisse la République de Corée du Nord. L'Allemagne, non seulement reconnaît la République de Corée du Nord, mais ayant plus une ambassade à Pyongyang. Il y a 7 États de l'UE qui ont une ambassade en plus à Pyongyang.
Parce
que vous pouvez reconnaître un État sans avoir nécessairement sur place une ambassade. Vous pouvez avoir une ambassade qui est située par exemple à Pékin et l'ambassadeur, il est à la fois accrédité, comme on dit, auprès du gouvernement chinois et auprès du gouvernement non-coréen. Les Allemands
ont
une ambassade à Pyongyang.
Il
ne
faut
d'ailleurs pas s'étonner que les hiérarches, les dirigeants de ce régime incroyable qui est le régime nord-coréen, ils circulent tous en Mercedes. Alors je parle de la Corée du Nord parce que c'est un des très rares États que la France ne reconnaît pas diplomatiquement, alors que d'autres le reconnaissent. La Palestine maintenant, puisque la question portait sur la Palestine, je ne l
'ai
pas oublié, la Palestine,
c
'est-à-dire les territoires palestiniens, moi je suis favorable en effet à ce que la France prenne une initiative. D'abord, il y a des États de l'Union européenne qui ont reconnu, je crois, l'État palestinien, il me semble, mais je ne suis pas un expert, mais je crois que la Suède, me semble-t-il, a reconnu. D'autre part, l'autorité palestinienne a été reconnue comme un... Comment dirais-je ? Comme membre, état membre de l'UNESCO, je le disais tout à l'heure. Donc moi, je trouve que je serais favorable. Nous, à l'EPR, je suis toujours favorable au droit.
Actuellement, la pensée, enfin, comment dirais-je, le droit international positif, depuis la résolution 242 du Conseil de sécurité de 1967, c'est une... La position officielle du droit international, c'est que sur ce petit territoire palestinien, il doit y avoir deux États.
Il
doit y avoir l'État d'Israël et un État palestinien.
Et
donc, nous, moi, j'ai toujours dit que nous étions, bien sûr, nous reconnaissions l'État d'Israël qui est un sujet du droit international comme la France, comme le Royaume-Uni, etc., qui fait partie de l'ONU.
Et
je trouve qu'effectivement, pour aller de l'avant, pour essayer quand même de faire prévaloir cette paix qu'on cherche depuis maintenant des décennies, eh bien je trouve qu'effectivement, la France pourrait prendre l'initiative de reconnaître l'État palestinien. Diplomatiquement, ce qui ne veut pas dire du tout se brouiller avec l'État d'Israël, c'est au contraire d'avoir, arrêter le deux poids deux mesures, traiter les deux parties avec équanimité et avec équité et égalité de traitement. D'autres pays de l'Union européenne le font, pourquoi pas la France.
Très
bien, maintenant une question de Jules Renoir. Bonjour M. Esselineau, qu'est-ce qui nous garantit de pouvoir créer un à deux millions d'emplois avec le retour au franc, comme il était indiqué sur les dernières affiches de l'UPR
? Alors
je remercie cette question qui montre que cet internaute a soit vu les affiches, soit a vu la promotion que l'on en a fait déjà sur nos pages Facebook, puisque je signale, j'en profite pour signaler que nous avons fait imprimer 220 000 affiches, dont de 18 variétés différentes, 16 variétés qui sont un espèce sur les avantages de sortir de l'Union européenne faisant ressortir l'UPR Frexit et puis des avantages, des avantages qu'on en retirerait.
Et
puis il y en a deux autres.
Il
y en a une,
c
'est mon portrait, une autre, c'est le logo de l'UPR avec les mêmes choses pour bien décliner toute cette campagne. Les affiches ont été distribuées maintenant tous nos délégués les ont et des militants que je salue. Je salue vraiment les militants à travers toute la France et l'Outre-mer qui se dévouent pour aller coller des affiches, parfois dans des petits villages sur des panneaux réservés, parfois dans des zones urbaines. À Paris, il
n
'y
a
pas de panneaux réservés. Donc on est obligé de faire de l'affichage chauvace comme tout le monde. Il n
'y a
pas de panneaux réservés. La municipalité de Paris ne respecte pas la loi. Donc à toutes celles et à tous ceux qui collent ça, qui collent les affiches, pour faire connaître notre mouvement. On le fait pourquoi ? Pour
essayer
de surmonter le blocus médiatique qui nous est opposé. Donc nous, on ne nous invite pas dans les médias, mais on a un avantage
par
rapport à ceux qui sont invités dans les médias, c'est que nous, nous avons
bientôt
30 000 adhérents et on a donc des centaines et des centaines et des centaines de militants qui sont d'accord, qui sont prêts à aller coller des affiches. Alors parmi ces affiches, il y
en
a effectivement une qui cite 1 à 2 millions de créations d'emplois.
Si
l'internaute a bien vu, on fait une petite référence à la source.
La
source, c'est le rapport qui avait été publié il y a maintenant, je crois, trois ans par la fondation Res Publica à partir de simulations macroéconomiques faites notamment par Jacques Sapir pour cette fondation Res Publica, réputée plutôt un petit peu de gauche, etc. Et donc il y avait tout un raisonnement qui était derrière. Je l'ai déjà présenté dans plusieurs de mes conférences sur le fait que sortir de l'euro, recréer une monnaie nationale aura pour vertu
que
le nouveau franc perdra de sa valeur par rapport au court pivot actuel de l'euro vis-à-vis du dollar.
Ça
qui signifie que les importations coûteront plus cher. C'est un inconvénient. L'essence coûtera plus cher, du moins le pétrole importé coûtera plus cher.
Mais
on pourra très bien
s
'arranger pour faire éventuellement diminuer un petit peu
la
taxe sur les produits pétroliers pour que la paix, la baisse du franc par rapport à l'euro par rapport au dollar, s'il baisse de 10%, ça pourrait être facilement compensé. Donc pour que
les
consommateurs n'aient pas le sentiment d'avoir une augmentation considérable de leur essence, au contraire, les produits d'importation coûteront plus cher, les produits d'exportation coûteront moins cher à l'étranger.
Et
à partir de ce moment-là, on assistera évidemment à une embellie de l'emploi
parce
que c'est la seule façon de recréer de l'emploi en France et d'ailleurs aussi de relocaliser des emplois en France, notamment des emplois industriels.
J
'en profite d'ailleurs pour dire au passage
que
ces jours-ci, on apprend que l'industrie se porte mieux au Royaume-Uni que jamais et que la Chine, je crois, a essayé de faire des investissements industriels et maintenant, ils préfèrent aller
au
Royaume-Uni parce que la livre sterling, à partir du moment où le Royaume-Uni a dit qu'il sortait de
l
'Union européenne, la livre sterling a perdu 10%, ce qui rend très attractif de produire au Royaume-Uni plutôt que dans le reste des pays de l'Union européenne. Donc les 1 à 2 millions sortent directement de cette étude de Jacques Sapir. Alors évidemment,
je
comprends que certains diront oui, mais ces sujets à caution, ce sont des prévisions macroéconomiques faites par Jacques Sapir et faites par la Fondation Republica. Oui,
et
les autres, c'est quoi
?
Ceux qui nous ont vendu depuis 1992,
c
'est-à-dire depuis 25 ans, depuis un quart de siècle, le fait que l'euro, ça serait plus de croissance, plus d'emploi, on constate que c'est un désastre absolu. Donc si eux, ils ont pu le dire, je ne
vois
pas pourquoi nous, on ne pourrait pas dire le contraire, on aura beaucoup plus de chances d'ailleurs d'être confirmés par les événements.
Une
transition parfaite pour la question de Gaia 2017
qui
vous donne cette petite information du jour. La Grande-Bretagne accepte de payer 50 millions d'euros pour quitter l'Union européenne. Quelle est votre analyse
? Vous
vous êtes trompé d'un millier, d'un facteur mille, ce n
'est
pas 50 millions, c'est 50 milliards,
50
milliards d'euros
que
le gouvernement britannique, semble-t-il, aurait accepté de régler.
Alors
je vais répéter ce que j'ai déjà dit plusieurs fois, mais c'est très important de le redire. J'ai déjà dit plusieurs fois que cet argent,
pour
l'essentiel, c'est de l'argent que de toute façon
le
Royaume-Uni aurait dû verser puisqu'il s'agit
des
engagements budgétaires quinquennaux qui sont pris par tous les États membres de l'Union européenne tous les 5 ans. Donc le Royaume-Uni avait dit que chaque année, il allait devoir verser je ne sais plus combien. Là, il doit rester peut-être
2
ans et demi. Donc c'est peut-être de l'ordre de 23 milliards d'euros. Donc en gros, ça doit être une cinquantaine de milliards. Donc ça fait, au lieu de le verser par tranche jusqu'à la fin du programme quinquennal de la commission Juncker, eh bien, comme ils sortent,
ils
vont payer tout d'un coup.
Ce
qu'il faut bien comprendre,
c
'est que le débat qui a été perverti en France, on a fait croire aux Français
que
c'était une espèce d'amende et de punition contre les Britanniques qui allait payer 50 milliards. Non, il s'agit d'obliger les Britanniques
à
payer l'argent en une seule fois qu'ils avaient prévu de verser jusqu'à la fin. Et d'ailleurs, c'était pas le gouvernement de Theresa May, c'était le prédécesseur, c'était le gouvernement de David Cameron.
J
'ai déjà pris cet exemple. Le débat qui a eu lieu au Royaume-Uni, c'est un peu le même chose que quelqu'un qui prendrait l'engagement d'aller dans un hôtel, par exemple, au mois de juillet 2018, et donc qui décide de prendre un hôtel, je ne sais pas moi, sur la côte d'Azur, de prendre un mois de vacances. Et puis, il arrive, il verse des arts pour avoir la réservation d'une chambre, il arrive dans cet hôtel le 1er juillet 2018, et puis au bout d'une semaine, l'hôtel ne lui plaît pas, c'est très bruyant, il y a une route qui passe juste en bas, etc., etc. En plus, le temps est très mauvais, il décide de s'en aller.
Et
donc, il va voir l'hôtelier, il dit, excusez-moi, je devrais rester pendant tout le mois, je pars au bout d'une semaine. Et à ce moment-là, l'hôtelier lui dirait, très bien, vous pouvez partir, mais vous me devez quand même tout le mois, puisque vous aviez fait une réservation toujours tout le mois. Et la personne qui a réservé la chambre dirait, mais comment ça, je ne
vais
pas vous payer tout un mois, alors que je ne l'occupe qu'une semaine.
C
'est ça, le débat. Alors, c'est important à comprendre plusieurs choses encore. C'est que cet argent qui va être versé à l'UE, il y
a
quand même une contrepartie. C'est aussi l'argent que l'UE doit verser au Royaume-Uni, puisque ça, c'est les sommes versées, mais il y a aussi des sommes rentrantes. Le différentiel entre les deux est de 10 milliards d'euros.
10
milliards d'euros. On vient de l'apprendre, c'était la une du journal Le Monde avant-hier.
Moi, je
croyais que jusque-là, c'était 6 à 7 milliards. En fait,
c
'est 10 milliards d'euros
que
le Royaume-Uni versait chaque année de plus à l'UE qui n'en recevait.
Ce
qui fait qu'on nous annonce que le Royaume-Uni va devoir verser les 50 milliards d'euros tout de suite. Bon. Mais ce que l'on ne dit pas aux Français,
c
'est qu'à la fin de la commission Juncker, lorsqu'il va y avoir une nouvelle période budgétaire de 5 ans, le Royaume-Uni n'étant plus dans l'UE ne devra plus rien payer. Alors que la France, elle,
nous,
nous devons payer plus que le Royaume-Uni, d'ailleurs. Si la France sortait en ce moment, on lui réclamerait peut-être, je ne
sais
pas, 60 milliards d'euros. Mais à la fin de la commission Juncker, si on est toujours dans l'UE, on va devoir s'engager de nouveau pour 5 ans avec ce système.
Ce
qu'il faut savoir,
c'est
que les 10 milliards d'euros que le Royaume-Uni versait en plus à l'UE qu'il ne recevait, ça va donc être un manque à gagner dans les prochains exercices budgétaires.
C
'était la une du journal Le Monde avant-hier qui d'un seul coup dévoilait le pot au rose et confirmait mes analyses.
C
'est-à-dire qu'en fait, on fait triste mine à Bruxelles et dans les cercles européistes parce que l'on se rend compte
que
le départ du Royaume-Uni,
une
fois que tout sera réglé, toutes les affaires financières en cours, à partir du moment où le Royaume-Uni ne sera plus dans l'UE, il va manquer 10 milliards d'euros
de
déficit, 10 milliards d'euros cash.
Et
comme il va manquer 10 milliards d'euros cash, on s'est tourné vers qui ?
On
s'est tourné
vers
les autres pays
pour
qu
'ils
fassent leur devoir et qu'ils prennent à leur charge
la
partie que le Royaume-Uni ne va plus verser.
Du
temps du Royaume-Uni présent dans l'UE, la France avait représenté à peu près 16 à 17 % du budget de l'UE. Le Royaume-Uni est en partie. La France, désormais, va prendre une part plus grosse du fardeau, de l'ordre de 20 %.
C
'est la raison pour laquelle ça va nous coûter à nous, Français, le départ du Royaume-Uni.
Ça
va nous coûter 2 milliards d'euros supplémentaires d'engagement
chaque
année pour combler le départ des Britanniques. C'est la raison pour laquelle il faut absolument sortir au plus vite parce que si après le Royaume-Uni c'est l'Italie puis l'Espagne,
etc.,
à la fin des fins, la France va devoir payer des sommes absolument monumentales sur ces questions. Il est vraiment temps de sortir le plus vite possible.
Question suivante. Bonsoir François Asselineau. À niveau de curiosité, vous parlez combien de langues ? Salutations depuis la Catalogne.
Je ne parle pas tant de langues que ça. Je parle d'abord... J'essaie de bien parler le français ce qui est déjà pas mal. Et puis sinon, je parle de l'anglais. Je suis allé dans des... Quand j'étais lycéen, dans des familles en Angleterre pendant les mois de vacances dans la région du nord de Londres, d'une part, dans la région des Coast Walls, du côté
de
Chathnam, pas très loin de Bristol.
Je
parle également l'allemand puisque j'étais allé dans une famille en Bavière, à Regensburg, au bord du Danube, ce que les Français appelaient Ratisbonne. Napoléon a été blessé à Ratisbonne vers 1805, 1807,
je
crois, quelque chose comme ça. Et puis je parle un peu le japonais. Enfin, le japonais pourrait avoir vécu un an et demi. Voilà. Pour le reste, je baragouine 3, 4 mots, 10 mots, ou 20 mots des langues des pays où j'ai pu aller et ça m'a amusé. Par exemple, quand je vais dans les pays du monde arabe,
j
'aime bien d'abord dire quelques mots et puis surtout lire
parce
qu'on peut arriver quand même, avec un peu d'entraînement, arriver un petit peu à décrypter l'écriture arabe. Pareil pour le russe. Voilà. En chinois aussi puisque pour le japonais,
il
faut connaître les caractères chinois. J'étais très loin de connaître tous les caractères chinois. Il faut connaître 1850 caractères chinois pour pouvoir lire un journal japonais. et il s
'y
ajoute les katakana, hiragana qui sont les deux syllabaires spécifiquement japonais. Mais
quand
on connaissait comme moi à peu près 300-400 caractères, c'était très insuffisant pour lire un journal mais c'était quand même assez suffisant pour se promener au Japon ou en Chine et pour arriver à lire par exemple les noms des villes. Beijing, Shanghai, etc. Tokyo, Kyoto, Nagasaki, etc. Tout ça à partir du moment où vous connaissez la lecture. Voilà.
Pour
le reste, je comprends vaguement l'italien. Et puis l'espagnol, c'est des langues romanes. Voilà, c'est tout. Mais non, je ne suis pas quelqu'un d'exceptionnellement doué en langue, malheureusement. Je suis comme tout le monde et puis comme tout le monde aussi, ça se perd avec le manque d'habitude. Quand j'étais au Japon à la fin de mon séjour au Japon,
je
me débrouillais quand même pas mal dans
la
vie quotidienne pour parler en japonais. Maintenant, si je recommençais maintenant, il faudrait quand même
au
moins deux mois de réapprentissage forcené pour que je revienne au même niveau.
Nous
avons une question de Remos Ra. Bonjour. Que pensez-vous de l'engouement pour l'or de plusieurs pays ? En France, une campagne régulière de pubs propose aux particuliers de racheter l'or qu'ils ont, par exemple. Cela présagerait-il de quelque chose
? C
'est une bonne question. Moi, j'aurais tendance à dire à toutes celles, à tous ceux qui m'écoutent, si vous avez quelques... Peut-être pas des barres de 10 kilos, mais même pas non plus des lingots. Parce qu'un lingot d'or de 1 kilo, je crois que c'est quelque chose comme 31 ou 32 000 euros. Ça ne se trouve pas dans le pas d'un cheval, comme on disait dans une comédie de Molière.
Mais
si vous avez quelques Napoléons, des pièces de 20 francs, des choses comme ça, moi, je dis, gardez-les.
D
'ailleurs, les Français sont un des peuples qui thésaurisent le plus de métal précieux, de métal jaune, de l'or. C'est connu depuis... Nous sommes une vieille civilisation paysanne. Donc les Français, traditionnellement, possèdent beaucoup d'or, de même que les Indiens. Donc c'est plutôt une bonne chose. Une mauvaise chose, c'est ce qu'a fait Nicolas Sarkozy quand il était président, qui a vendu,
je
crois quand même, quelque chose de très important, quelque chose comme 20, 15 à 20 % de l'or détenu par les Français, par la Banque de France. Il les a vendus au plus bas dans des conditions qui, à mon avis, mériteraient que l'on fasse une enquête parlementaire.
En
attendant,
c
'était au minimum une très mauvaise décision de gestion. Alors, cette internaute a raison parce que, si j'ai bien compris, on voit que les Chinois, mais plus encore les Russes, et notamment le gouvernement de Vladimir Poutine,
a
donné l'instruction
à
la Banque centrale de Russie d'acheter de l'or, d'acheter de l'or.
s
'il y a des États, et non des moindres, et pas des plus stupidement dirigés, parce que je considère que le président Xi Jinping en Chine et le président Vladimir Poutine en Russie sont des calibres en matière d'intellect, de gestion de leur propre pays pour l'intérêt de leur peuple, ça n'a rien à voir avec les... Comment dirais-je ? Les saletins banques qui dirigent les pays d'Europe occidentale, et singulièrement la France, puisqu'ils ne dirigent plus la France pour l'intérêt de la population.
Si
Vladimir Poutine, si Xi Jinping ont demandé à leur Banque centrale nationale respective d'acheter de l'or, c'est qu'effectivement, ils anticipent qu'au cours des mois, des années qui viennent, il pourrait y avoir, c'est un secret de polichinelle, une très grave crise du système financier international dans ce genre de situation. C'est ce que John Maynard Keynes, le grand économiste britannique du milieu du XXe siècle appelait la relique barbare. La relique barbare, il y a des pays qui sont bien contents d'avoir un matelador si d'aventure tout le système financier international s'effondrait.
Maintenant, une question de Phil Good. Bonsoir, M. Asselineau. Comment se fait-il que le glyphosate soit renouvelé pour 5 ans alors que seuls 18 États ont voté pour son renouvellement ? Ne faut-il pas l'unanimité des États pour voter une loi
?
Non, il ne faut pas confondre deux choses. Moi, quand je parle de l'unanimité,
de
l'unanimité des États, c'est l'article 48 du traité de l'UE qui fixe la façon de modifier les traités.
Pour
modifier les traités, c'est-à-dire pour changer d'Europe, il faut avoir l'unanimité.
En
revanche,
pour
prendre des décisions au sein de la Commission européenne au quotidien, au jour le jour, là, l'unanimité n'est plus requise. Il y a ce qu'on appelle un système de majorité qualifiée. Qualifiée, ça veut dire que
ce
n
'est
pas la majorité 50 % plus une voie. Ça, c'est la majorité simple. Majorité qualifiée, c'est un système baroque. De mémoire, il faut avoir 55 % du nombre des États et 65 % de la population
pour
qu'une directive européenne, par exemple, ou la mise sur le marché d'un produit puisse être avalisée. Donc, comment dirais-je, l'opposition d'un, deux ou trois États ne suffit pas à empêcher une prise de décision. C'est ce qui s'est passé pour le glyphosate.
À
propos de glyphosate, d'ailleurs,
j
'ai lu un article qu'un internaute m'a fait passer que j'ai trouvé, j'avoue, assez intéressant et troublant. Je vous conseille d'aller le lire. C'est un article qui est sur le site d'Internet de Cocopéli, qui est cette association qui promeut les, comment dirais-je, les semences anciennes, etc.
Et
qu'est-ce que j'ai appris ? C'est qu'en fait, derrière cette affaire de glyphosate, elle n'est pas claire.
Le
glyphosate, c'est donc un herbicide qui a été commercialisé par cette espèce de monstre industriel qu'ils appellent Monsanto, qui est une grande société américaine.
Et
Monsanto a fait énormément de profits et d'argent sur ce glyphosate
en
vertu du brevet qu'il avait sur ce produit qui était valable 20 ans.
Et
d'ailleurs, à chaque fois qu'il y avait des détournements, parce qu'il y avait notamment des espèces végétales comme le soja
qui
n'étaient pas sensibles au glyphosate. Donc c'était des variétés spéciales de plantations. S
'il
y avait des détournements de ces plantations, là, Monsanto attaquait vertement pour faire respecter ses brevets. Or, les brevets concernant le glyphosate sont tombés dans le domaine public, comme on dit, à la fin 2015.
C
'est-à-dire que désormais, le glyphosate ne rapporte plus grand-chose. À Monsanto, il continue à en vendre, donc il rapporte de l'argent, mais beaucoup moins que du temps. Il fallait en plus payer les brevets pour les semences. Et donc,
je
ne sais pas si cet article de Coppellier est à prendre au pied de la lettre, mais il a été écrit, je trouvais, on voit que la personne qui a écrit ça, à l'évidence, s
'y
connaissait, faisait remarquer que maintenant, Monsanto promeut un nouvel herbicide qui s'appelle le dicama, je crois, quelque chose comme ça, qui est une espèce de glyphosate modernisé et est là pour réembrayer sur 20 ans de brevets.
De
là à conclure que cette campagne contre le glyphosate, loin de nuire aux intérêts de Monsanto, en fait, satisferait secrètement les intérêts de Monsanto puisque ça lui permettrait de balancer le glyphosate pour passer à un dicama beaucoup plus cher en définitive et qui lui rapporterait plus d'argent.
Je
ne sais pas si c'est vrai, mais ça termine intéressant à voir sur cette affaire parce qu'un seul coup, tout le monde s'est haro contre le glyphosate et personne ne parle de son successeur que promeut Monsanto. Actuellement, c'est un petit peu bizarre.
En
attendant, en attendant, tout ça est très significatif. Il y a eu un message Twitter, j'ai vu, qui a fait rigoler toute la tweetosphère récemment. Il y
a
quelqu'un qui disait Macron est présenté dans tous les médias comme l'empereur de l'Europe. Il n'arrive même pas à interdire un herbicide. J'ai trouvé que c'était effectivement bien résumé. On nous présente M. Macron, Mme Merkel, etc., comme des gens super puissants. J'ai même vu d'ailleurs que
décidément,
le ridicule ne tue pas. J'ai même vu qu'il
y a
je ne sais quel journal américain qui a dit que Brigitte Trogneux épouse Macron était
la
française la plus influente du monde. Bigre. En réalité, tout ça, c'est de la poudre aux yeux. En réalité, nos dirigeants, M. Macron, je l'ai déjà expliqué 50 000 fois, n'a pas les moyens
d
'imposer quoi que ce soit dans la plupart des domaines. On l'a vu quand il s'est ramassé sur l'affaire de la directive des travailleurs détachés. Il y a d'ailleurs en ce moment des chauffeurs poids lourds, des chauffeurs routiers qui font des barrages parce que leur profession est de plus en plus gravement menacée puisque M. Macron, avec ses redomontades, il était allé en Bulgarie. Rappelez-vous, il s'était mis à dos la première ministre de Pologne, Mme Béat-Achidle. En réalité, Macron, il a fait, il avait gros gens comme devant. Il n'a rien obtenu du tout. Et donc, l'affaire de la concurrence des travailleurs détachés est extrêmement... a été...
a
montré que M. Macron n'avait pas le pouvoir. Là, c'est pareil. Sur l'affaire du glyphosate, M. Macron, président de
la
République, française, les députés français n'ont même pas le pouvoir d'empêcher un herbicide si la majorité des Français le va.
Il
faut bien voir aussi qu'il faut prendre le point de vue aussi des agriculteurs français,
parce
que les agriculteurs français, eux, considèrent
que
le glyphosate, finalement,
est
un produit qui n'était pas si mauvais du point de vue de la toxicité, que ce qui
était
cancérogène,
ça
n'était pas le glyphosate en tant que tel, mais un certain nombre d'adjuvants qui allaient avec. Et par ailleurs, les agriculteurs se disent « Nous avions un herbicide qui permettait
pour
pas trop cher d'assurer la propreté de nos parcelles, mais si on n
'a
pas ça, on va payer des choses beaucoup plus chères. Et pendant ce temps-là, on est concurrencé
par
des pays à l'extérieur de l'Union européenne, par exemple, le Canada ou les États-Unis, qui, eux, vont pouvoir bénéficier de cette chose. Donc, j'en profite pour souligner que sur cette affaire de glyphosate, les avis sont très partagés entre les tenants de l'environnement et de l'écologie et puis les agriculteurs. Il y aurait un moyen d
'arranger
tout le monde. Premièrement,
c
'est de rétablir le gouvernement français dans la plénitude de ses pouvoirs, que ce soit le gouvernement français qui tranche des herbicides que l'on veut ou que l'on ne veut pas en République française.
C
'est quand même la moindre des choses. Deuxièmement, que l'on fasse une étude sur l'inocuité ou la toxicité du glyphosate stricto sensu et débarrasser des adjuvants. Troisièmement, que l'on prenne des mesures pour favoriser l'agriculture biologique et l'agriculture sans herbicides et sans pesticides, qui veut dire au passage d'en payer également le prix aux agriculteurs. Voilà une politique qui serait sage.
C
'est très loin d'être la politique actuellement menée.
C
'est moins que l'on puisse dire.
Et
pendant ce temps-là, on voit qu'on a encore grimpé de deux ou trois le nombre de nos adhérents. Nous sommes à 29 344, donc neuf adhérents depuis le début de cet entretien. Je salue notre nouvel adhérent ou notre nouvelle adhérente
dont
je vois qu'elle vient des Pyrénées-Atlantiques.
Une
question de Martin Labanne. Bonsoir, M. Asselineau. « Que pensez-vous du mode de fonctionnement québécois très protecteur de la langue française et ne pensez-vous pas que l'on pourrait appliquer un principe similaire en France ?
»
La réponse est oui.
La
réponse est oui, définitivement oui. Les Français, les élites françaises, enfin, je n
'aime
pas le mot élite,
c
'est des gens un certain nombre de cercles vaguement intellectuels ou dirigeants français du monde des affaires crachent sur la langue française.
Voilà.
Et là où la langue française est le mieux défendue, c'est au Québec,
mais
c'est aussi d'ailleurs dans un certain nombre de pays d'Afrique. J'ai eu l'occasion, là aussi, de le dire pendant la campagne pour l'élection présidentielle. Contrairement à une légende, à une autodépréciative, la langue française se développe beaucoup en ce moment dans le monde, notamment en Afrique. Et ça serait le devoir, c'est le devoir des dirigeants français que de faire respecter la langue française. Malheureusement, la loi tout bon
qui
existe depuis maintenant un certain nombre d'années et qui imposait que les enseignes, que les publicités soient en français, cette loi est complètement piétinée de la faute de l'État. L'État ne fait même pas respecter les lois votées par le Parlement. C'est invraisemblable. Et puis,
il
y a une espèce d'esprit d'abandon, d'esprit de collaboration, disons le mot, qui fait que désormais, tout doit être en anglo-américain. On l'a vu encore, le dernier avatar de cette politique d'abandon culturel, de colonisation. C'est Eurotunnel qui va changer de nom pour s'appeler Getlink. Voilà, c'est-à-dire que tout est en train d'être américanisé. Soyez certains que, mais c'est une question très importante,
il
faut absolument une renaissance culturelle, un redressement culturel. Ça passe toujours de la même façon. D'ailleurs, tous les pays
qui
ont été colonisés par l'Occident, une fois qu'ils ont été décolonisés, ils ont toujours voulu revenir, remettre en avant leur langue,
ou
leur culture d'origine. On l'a vu, par exemple, on le voit actuellement en Inde, où la langue anglaise est contrebattue de plus en plus par un renouveau de l'hindi avec l'écriture d'Evan Agari ou de plus en plus, par exemple, dans les universités. On demande aux étudiants de moins parler l'anglais et de parler davantage en hindi. Pareil en Chine avec le chinois. La langue anglaise n'est plus une langue obligatoire pour arriver dans les plus des institutions universitaires les plus prestigieuses du pays, comme par exemple les universités de Beidai ou de Tsinghua à Pékin, à Beijing. Bon, c'est la même chose qu'il faudra faire en France.
Il faudra revenir sur la loi Fioraso et il faudra imposer un retour à la langue française ou à la primauté de la langue française partout, y compris dans les publicités, dans les enseignes.
Ce
qui ne veut pas dire un refermement de la France sur sa langue française, bien entendu, ça veut dire au contraire une ouverture sur le monde
parce
que je l'ai dit et j'en profite là aussi pour le redire, c'est que nous, nous sommes favorables à ce que d'abord la France
reste
la France, soit la France, soit fière de sa valeur, de sa civilisation, de sa langue, de sa culture, de sa laïcité, de son histoire, premièrement, mais deuxièmement, une grande ouverture sur le monde, le monde ne se réduisant pas aux États-Unis d'Amérique. Et j'en profite pour dire, je crois que je l'avais déjà dit dans un entretien d'actualité récent, mais pour dire que l'UPR
est
le seul parti politique français qui a présenté sa charte fondatrice
en
français depuis 10 ans et demi, mais également maintenant en ligne. Nous l'avons dans 14 langues, 14 langues étrangères, l'anglais, l'allemand, le russe, le japonais, le chinois, le suédois, le polonais, le serbe, le croate, l'espagnol, le portugais, le persan, le... J'en oublie certainement quelques-uns. Je sais que la prochaine que nous allons mettre en ligne va être en arabe littéraire. Et puis nous en avons d'autres en ce moment en préparation. Eh bien, force est de constater
que
les autres partis politiques disent toujours « Ah, vous voulez refermer la France sur elle-même, vous êtes des nationalistes, vous n'avez rien compris au monde contemporain ».
Le
seul parti politique qui présente autant de langues, qui s'adresse à l'humanité entière pour dire « Voilà notre analyse
de
ce qu'est la construction européenne, voilà pourquoi nous devons en sortir ».
Cette
charte fondatrice qui n'a pas été changée d'une virgule depuis le 25 mars 2007,
c
'est-à-dire depuis 10 ans et demi, eh bien, maintenant, cette charte, elle est à la lecture de la planète entière. Elle va l'être de plus en plus. Les autres ne sont même pas capables de publier leurs textes. Ils
n
'ont même pas de charte en général. Ils ne
sont
même pas capables de publier en anglais, ce qui montre à quel point leur déclaration sur la mondialisation, c'est du pipeau. En fait, ils ne
s
'intéressent rien d'autre qu'à leur propre carrière à l'intérieur du périphérique parisien.
Alors
maintenant, une question d'un internaute dont la bienséance m'interdit de donner son pseudonyme.
Il
dit « Je suis un sympathisant de 17 ans. Est-ce que je peux adhérer étant mineur
? »
La réponse est oui. Nous acceptons les adhésions à partir de l'âge de 16 ans révolus jusqu'à 18 ans. Les moins de 18 ans, les 16-18 ans, doivent ne peuvent payer qu'un seul montant de 10 euros
en
tout et pour tout. C'est-à-dire que s'ils nous versent plus que 10 euros, on leur reversera, on n'acceptera pas un montant supérieur. Pourquoi ça ? Parce que nous avons estimé que
quand
on a moins de 18 ans, on peut manquer peut-être parfois de discernement et on ne voudrait pas qu
'un
enfant ou qu'un adolescent verse des sommes trop importantes qu'il pourrait ensuite regretter. Nous demandons également un accord, une autorisation parentale pour les moins de 18 ans. Voilà. Pour le reste, ils sont les bienvenus. D'ailleurs, j'en prouve pour dire qu'il y
en
a de plus en plus, et c'est très très réjouissant, de plus en plus de 16 ans, 16 ans et demi qui adhèrent à l'UPR à 10 euros. J'en suis très très reconnaissant. On a même, je l'ai déjà dit, je crois, des jeunes gens qui ont 14 ans, 14 ans et demi, 15 ans, qui nous écrivent et qui disent dans un an et je vais adhérer à l'UPR. Voilà, j'en profite pour saluer le jeune Dylan qui est dans le Nord à qui j'ai promis. Donc je lui ai envoyé des articles pour répondre à ces questions parce qu'il est le président du journal local du lycée dans la ville dans laquelle il est. Donc je lui transmets mes amitiés.
je lui fais personnellement des réponses à ces questions parce que pour moi tous les Français se valent.
Il
n
'y a
pas des jeunes et des vieux. On n'a pas par exemple de section jeune à l'UPR. On n'a pas ça. Il n'y a pas une section femme.
Il
n
'y a
pas une section ci, une section non. On est tous citoyens français. Donc j'essaye autant que faire se peut de consacrer le temps qu'il faut à tout le monde. Donc un salut à Dylan. Également un salut à d'autres à d'autres comment dirais-je jeunes. J'en ai
un
qui est à l'esprit. Il
s
'appelle Cid. Je lui fais un petit coucou parce qu'il m'a demandé que je lui dédicace une affiche. Donc c'est promis juré. Je vais lui envoyer mon affiche dédicacée. Je crois qu'il a 14 ou 15 ans. Il m'a envoyé une lettre qui était vraiment extrêmement gentille et extrêmement touchante.
J
'en profite pour le remercier publiquement.
Très
bien. Passons à la question de Geoffroy Carter. Bonsoir, M. Asselineau. Connaissant votre intérêt pour la culture asiatique, quels sont vos cinéastes japonais préférés
?
Mizoguchi, Ozu, Narus
? C
'est des questions un petit peu intimes. C'est vrai que j'aime bien, j'aime beaucoup Ozu. On dit Ozu. Ozu qui a fait des films comme Fin d'automne ou Printemps tardif
ou
Voyages à Tokyo qui sont
très...
Enfin, que j'aime beaucoup. Très remarquables.
Ce
sont des films...
Il
y en a
pour
certains qui sont en noir et blanc,
qui
sont filmés à peu près au niveau comme si la caméra était posée sur un tatami. Donc
il y a
un angle de prise de vue qui est assez remarquable.
Et
puis c'est...
Ce
sont des... C'est un peu des comédies... Enfin, pas des comédies. C'est un peu des drames psychologiques, comme on dit. C'est-à-dire
un
Japon en transition après la Seconde Guerre mondiale et un Japon qui est en train de s'industrialiser à toute allure avec la modernité qui arrive dans des familles traditionnelles. Enfin, moi, j'aime beaucoup. Je trouve que c'est extrêmement filmant filmé. Bon, sinon,
il
y a aussi des...
Enfin,
on ne
va
pas parler de tous les cinéastes, mais par exemple, il y a quelques films de Kurozawa qui sont assez remarquables. Je ne
vais
pas entrer trop là-dedans parce que sinon, après, je vais parler de la littérature et puis après, on ne
va
pas en finir.
Très
bien, une réponse courte. Alors, Franck Sensé, bonsoir. Pensez-vous que le Brexit ira à son terme si l'on prend en considération la fragilisation politique de Theresa May ?
Oui,
moi, je pense que le Brexit ira à son terme parce que contrairement à une légende entretenue de ce côté-ci de la Manche par nos chers médias, en fait, les Britanniques sont tout à fait favorables au Brexit. Il y a eu des sondages opposés, mais il semble que si un nouveau référendum avait lieu, le Brexit l'emporterait. D'ailleurs, on se demande bien pourquoi ils auraient changé d'avis puisque le taux de chômage est de l'ordre de 4,5%. Il est moitié moindre qu'en France. Je disais qu'il
y a
des investissements chinois, notamment, qui viennent en matière industrielle. Il y
a
eu beaucoup d'investissements étrangers. Donc on se demande vraiment que tout se passe très bien. Mme Theresa May, ces jours-ci, va être reçue en grande pompe en Arabie saoudite. Elle s'est rendue, je crois, ou certains de
ses
ministres se sont rendus au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Inde, etc. Donc le Royaume-Uni est de retour sur la scène politique mondiale. Il n
'y a
pas trop de soucis à se faire pour eux. Il y
a
d'ailleurs un point.
C
'est qu'imaginons qu'il y ait un nouveau référendum au Royaume-Uni sur le Brexit. Ça posera des problèmes politiques énormes, énormes. Mais même si c'était le cas, le pire serait que ce soit le camp du Remain, ceux qui veulent rester dans l'Union européenne, qui l'emportent. Parce que si le deuxième référendum disait le contraire du premier,
il
y aurait à ce moment-là une demande reconventionnelle des Brexiteurs qui dirait « Mais attendez, on va en faire, on va faire après le premier tour et puis après la revanche, on va faire la belle, comme on dit dans les jeux de cartes. C'est-à-dire qu
'on
va en faire un troisième.
Moi,
je ne crois pas du tout à ça. Je ne crois pas qu'il va y avoir une réforme du Brexit puisque, en plus de ça, le processus, contrairement à ce que l'on dit, n'a pas du tout mis à genoux l'économie britannique. Loin s'en faut. Très loin s
'en faut.
Kerguios 98 vous demande « Avez-vous signé le papier que Marine Le Pen a envoyé à tous les partis politiques concernant son interdiction bancaire ?
»
Alors, sauf Errol Lava, on n
'a
rien reçu.
On
n'a rien reçu de Mme Le Pen de cette nature. Donc je vais me renseigner. Enfin, on m'aurait prévenu, j'imagine, s'il y
avait
eu un courrier de la présidente du Front National, on m'aurait prévenu. Nous n'avons rien reçu, mais probablement a-t-elle jugé comme M. Macron, comme M. Édouard Philippe, comme tous les grands médias que nous sommes de la gnognotte puisque nous n'avons pas de députés à l'Assemblée nationale. Donc on est combien ? 29 347. On a grimpé de 3 encore adhérents. Le dernier adhérent ou adhérente, la dernière adhérente ou dernière adhérent vient des Landes. Je le salue. Ça veut dire qu'on a fait 12 adhésions depuis le début de cet entretien. Il faut vraiment se mobiliser, c'est bien.
Ça veut dire que peut-être qu'au Front National, on considère que les 29 347 adhérents chez nous, les 332 588 personnes qui ont voté pour moi à l'élection présidentielle, peut-être qu
'on
considère que c'est de la gnognotte, je ne sais pas. En tout cas, de ce que je sais, on n'a rien reçu en la matière. Je crois savoir d'ailleurs que la Banque de France a fait savoir que Mme Le Pen n'avait pas du tout été interdite bancaire. Moi, je ne sais pas là-dedans. En fait, ce n
'est
pas mes affaires.
Très bien. Passons à des affaires qui nous regardent. Steve Never Be Back, Prouvost. Bonjour, président. Russia Today débarque en France en fin d'année.
Est
-ce une aubaine pour l'UPR qui pourrait se voir enfin montré sur un média télévisé du CSA
?
Écoutez, je suis d'accord avec cette analyse. De toute façon,
ça
ne veut pas être pire qu'aujourd'hui puisque je ne suis, à part Sud Radio, je ne suis,
pas
seulement moi d'ailleurs, Vincent Brousseau, Charles-Henri Gallois, les députés, les candidats à la députation que nous avons, les 574 candidats, etc. Nous ne sommes invités nulle part.
Nous
avons tenu notre université, notre congrès qui s'est tenu à Azemarideau il
y
a une semaine. On a eu plus de 1100 personnes. On a eu droit à un petit article dans la Nouvelle République du Centre. Aucun des grands médias nationaux n'a fait la couverture. En revanche, j'ai vu que dans le journal Le Monde, il y avait un article, une demi-page, s'il vous plaît, sur France Insoumise qui d'ailleurs, semble-t-il, c'est un peu la panade en ce moment à France Insoumise, sur France Insoumise qui organise un congrès dans un mois ou je ne sais pas quoi, qui
s
'ils ont annoncé un mois à
l
'avance et ils se
disent
qu'ils attendent 1500 personnes. C
'est
-à
-dire
qu'on est dans le même ordre de grandeur.
Mais
nous, il n'y est jamais question de nous. Alors, pour répondre à cet interrogation, je suis d'accord avec lui. J'espère, je pense que ça ne peut que nous servir. D'autant plus d'ailleurs que je connais les gens de Rochia Today, de Sputnik, qui m'ont déjà donné la parole. Eh bien, je me félicite. Je trouve ça très bien. D'ailleurs, soit dit en passant,
c
'est quand même incroyable. Moi, je vois de plus en plus de gens autour de moi. Et puis moi-même, j'avoue, je regarde régulièrement Rochia Today parce qu'on y apprend des... Les informations circulent très très vite sur Internet et on y apprend des choses qui sont très intéressantes. Réellement, les grands médias français ont du souci à se faire s'ils continuent à travestir la réalité. On l'a vu sur beaucoup de sujets, notamment la situation en Syrie ou au Moyen-Orient ou en Ukraine où les grands médias français se sont quand même largement déconsidérés.
Question de l'écho, l'eau. Bonjour, M. Asselineau. Que pensez-vous de la méfiance qu'entretient l'OTAN envers la Russie et qui met par cela le monde en péril
? Oui,
l'OTAN est... Je ne sais pas très bien ce que je peux dire. Pourquoi est-ce que notre mouvement politique et
l
'UPR, depuis le début, propose aux Français de sortir de l'OTAN
et
non pas du seul commandement militaire intégré
?
Il n
'y a
qu'un seul autre parti politique que je sache qui propose de sortir de l'OTAN, c'est France Insoumise, sauf que France Insoumise ne veut pas sortir de l'Union Européenne qui est assujettie à l'OTAN.
Le
seul parti politique français qui propose à la fois de sortir de l'Union Européenne
et
de l'OTAN et non pas seulement du commandement militaire intégré, c'est l'UPR.
Nous
sommes parfaitement logiques.
Je
l'ai déjà expliqué, l'OTAN, c'est l'organisation du traité de l'Atlantique Nord qui découle du traité de l'Atlantique Nord du 4 avril 1949, de mémoire. Ce traité qui a été signé donc en pleine guerre froide et qui vise en fait, qui d'ailleurs est géré depuis Washington, l'article 13 de ce traité du 4 avril 1949 précise qu'un État qui veut sortir de l'OTAN doit notifier sa volonté d'en sortir en s'adressant au gouvernement des États-Unis d'Amérique. C'est incroyable. Il n'y a pas un secrétariat à Bruxelles comme je le pensais puisque le siège officiel de l'OTAN est à Bruxelles. Non,
non.
Ça doit être notifié auprès du gouvernement des États-Unis d'Amérique, à l'article 13 du traité du 4 avril 1949 de l'OTAN. Donc ce traité, en fait, c'est la mainmise de la géopolitique américaine sur le vieux continent. Je rappelle que l'OTAN a été signé en 1949. Le pacte de Varsovie a été signé en 1953. C'est-à-dire que, contrairement à ce qu'on a souvent présenté aux Français, moi je me rappelle quand j'étais étudiant, moi j'ai cru très longtemps, très très longtemps, que l'OTAN avait été créée en réponse à la menace soviétique au pacte de Varsovie. C'est un verre, ce qui est vrai. En fait, le pacte de Varsovie s'est créé pour répondre à l'OTAN.
Je rappelle aussi que de Gaulle, dans un débat un soir avec Alain Perfitte, à l'Élysée, dit « Lorsque le communisme s'effondrera, l'OTAN disparaîtra ».
De
Gaulle s'est trompé. Il n'avait pas vu, en fait, qu'au moment où le communisme s'est effondré ou le pacte de Varsovie s'est dispersé, eh bien de Gaulle n'avait pas compris qu
'il
n'avait pas senti à quel point les élites de la vieille Europe, du monde occidental, étaient déjà vassalisées mentalement par l'euro-atlantisme et par les directives venues de Washington, de telle sorte que l'OTAN s'est répandue ensuite dans toute l'Europe de l'Est. Je rappelle le fameux voyage du président George W. Bush en 2001, où il est allé à l'université de Varsovie, notamment, et où il a exigé que tous les pays de l'Est nouvellement indépendants de l'Union soviétique comme l'Estonie, la Lettonie ou la Lituanie
ou
bien que les pays du bloc soviétique mais qui étaient comme la Pologne, la Hongrie, etc., il a exigé que tous ces pays entrent d'abord dans l'OTAN avant d'entrer dans l'Union européenne.
De
telle sorte que
nous
sommes le seul parti politique, il n'y
en
a pas d'autre, qui expliquons aux Français la réalité. La réalité, c'est que l'Union européenne, c'est la face politique, l'OTAN, c'est la face militaire
d
'une même médaille, c'est la médaille de l'asservissement de l'Europe
à
Washington et aux États-Unis d'Amérique. Donc les gens qui vous disent « on va rester dans l'OTAN mais on va sortir de l'Union européenne » se moquent de vous comme ceux qui vous disent « on va sortir de l'OTAN et rester dans l'Union européenne ». Voilà. On ne peut... Soit on reste... On est dans les deux. Soit on sort des deux. Alors, la question de l'internaute était judicieuse. L'OTAN ne vise plus à assurer la paix maintenant. L'OTAN vise en fait à refouler la puissance russe
au
plus profond du heartland eurasiatique pour parler comme Samuel Huntington excusez-moi comme Zvigniew Brzezinski dans le grand échiquier c'est-à-dire essayer d'arracher à la Russie la Biélorussie mais ça ils se sont tombés sur un os puisque le Bélarusse est resté
très
soudé à la Russie et puis ils ont essayé d'arracher l'Ukraine à la Russie et ça a été l'affaire que l'on connaît qui est toujours en cours d'ailleurs avec un conflit de basse intensité dans le Donetsk qui est donc dans la partie orientale de l'Ukraine et puis leur attachement brutal de la Crimée à la Russie suite au référendum que Vladimir Poutine a organisé
donc
moi je suis favorable
à
nouer d'excellentes relations avec la Russie
comme
avec la Chine je l'ai déjà dit je me profite pour le rappeler ce bel aphorisme que disait Charles de Gaulle à l'imperfite il lui disait
à
chaque fois que dans notre histoire nationale en France la France a été en bon terme avec la Russie
ça
a été des grands moments de l'histoire de France il remontait déjà à Anne de Kiev qui s'était marié avec Henri premier roi de France dont le fils avait été Philippe II Philippe I pardon Philippe qui était un prénom d'origine byzantine comme Anne de Kiev et de Gaulle disait à chaque fois qu'on était en mauvais terme avec la Russie ça a été des mauvais moments de notre histoire c'est le cas actuel nous devons rétablir les meilleures relations possibles avec la Russie ce qui impose d'avoir de sortir de l'OTAN sinon on est dans un choc frontal à cause de notre appartenance à l'OTAN même chose d'ailleurs
avec
le monde arabo-musulman
Clément Francis bonsoir monsieur Asselineau à quand une intervention en direct de monsieur Vincent Brousseau
alors
ça je ne sais
pas pourquoi vous posez cette question mais décidément les grands esprits se rendent compte parce que j'ai eu Vincent
pas
plus tard qu'hier au téléphone et je lui ai dit que j'allais faire un direct il faudrait qu'un jour ce soit vous qui vous y colliez et il m'a promis effectivement qu'on le fera donc
la
semaine prochaine il y
aura
un entretien d'actualité donc pré-enregistré mais la semaine d'après peut-être eh bien on fera un direct et effectivement peut-être que Vincent s'il accepte il m'a donné son accord on fera un entretien en direct où ça cette fois-ci je prendrai du repos et ça sera ça sera Vincent qui répondra en direct sur des questions par exemple sur les questions qui le concernent la monnaie Target 2 la sortie de l'euro la position de l'Allemagne et c'est ça il l'avait fait il l'a fait j'en prie envie pour le remercier parce qu'il a fait l'autre jour lors du débat du dimanche matin il a fait des interventions très remarquées comme d'habitude avec Vincent très intelligentes et en plus avec beaucoup beaucoup d'humour je l'en remercie beaucoup donc on va faire ça et puis après on fera d'ailleurs la même chose avec d'autres personnalités notamment si notre liste est validée il y aura beaucoup plus de gens mais il faudra faire des directs où on peut très bien concevoir d'ailleurs qu'il n
'y ait
pas une seule personne qu'il y ait deux, trois personnes qui soient là pour répondre aux questions sur l'agriculture sur l'outre-mer sur l'éducation sur la justice sur l'immigration sur la sécurité on verra ça on verra ça comme ça on va faire évoluer les choses
une
double question de François Loh
alors
bonjour monsieur Asselineau pourquoi refusez-vous les invitations de Télé Liberté
et
comment envisagez-vous de gérer le boycott des USA concernant nos approvisionnements en pièces de rechange pour notre porte-avions par exemple en cas de Frexit
alors
pour Télé Liberté c'est pas un boycott j'avais toujours dit à Télé Liberté que j'étais d'accord pour être interrogé par eux mais ce que je souhaitais c'était être interrogé dans le cadre d'un débat parce que pour l'instant Télé Liberté qui est un média que je respecte tout à fait qui d'ailleurs
est
de qualité moi j'ai vu des certaines interventions qui ont été un entretien de comment dirais-je avec Philippe De Villiers et Martial Bild qui était dans l'entretien qui était intéressant qui était sur Télé Liberté
donc
moi ce que j'avais dit le problème c'est que Télé Liberté se classait quand même un média très à droite
donc
moi je comme à l'UPR il y
a
des gens de droite mais il y
a
aussi des gens de gauche je n'ai pas envie d'aller dans des médias qui annoncent qui n'invitent que des gens de droite donc j'avais dit à Télé Liberté je viendrai mais soyez gentil organisez-nous un débat où il y
a
des gens de droite et des gens de gauche de telle sorte que je puisse venir naturellement alors entre temps il y
a
eu une petite modification c'est que j'ai été invité il n
'y
a pas très longtemps par comment dire Radio Insoumise proche de France Insoumise et qui m'a invité à partir du moment où je suis allé à Radio Insoumise
je
me dis bon bah maintenant que je suis invité dans des médias qui sont très clairement à gauche je peux être invité un petit peu partout donc j'ai dit à Télé Liberté que le cas échéant je participerai à une de leurs émissions mais je crois qu'ils gagneraient eux-mêmes il n'empêche qu'ils peuvent très bien garder M. Martial Bill qui est un homme qui a du talent etc.
pour interroger les gens j'ai vu les entretiens sont très très bien menés je pense qu'ils gagneraient à élargir aussi leurs invités d'ailleurs je crois que Jacques Sapir y est allé c'est pas quelqu'un qui est marqué spécialement à droite moi je m'en fais ici tout ce qui va vers faire briser les carcans intellectuels faire que les gens se parlent de la droite à la gauche etc. tout ça je suis pour
alors
la deuxième question c'est les pièces détachées bon ça c'est un vaste sujet oui il y aura peut-être ces problèmes de pression etc. c'est vrai
c
'est vrai moi je ne sais pas ce que l'on fera il faudra voir d'abord comment ça se passera mais une chose est
certaine c
'est que si on part du principe
que
nous sommes tout petits que l'on ne peut pas qu'il y
aura
des pressions etc.
dans ce moment-là on se couche et c'est terminé vous vous rappelez cette parole je crois qui est prêtée à Emmanuel Kant qui disait si tu te comportes comme un verre de terre ne t'étonne pas que l'on te marche dessus il ne faut jamais céder aux pressions aux intimidations nous si tel était le cas on examinerait les dossiers qu'il y a où nous avons des moyens de pression sur les Etats-Unis parce que je pense qu'il y en a et on est parti de bras le fer ça se fait comme ça tout à l'heure on me demandait si j'avais fait de l'aïkito ou les arts martiaux mais les arts martiaux on essaie d'utiliser la violence et la force de l'adversaire contre lui-même c'est-à-dire qu'on verra on passera au crime c'est exactement ce que font les russes d'ailleurs devant les manœuvres d'intimidation l'avant-dernière
question
on peut déborder un petit peu de 23h 23h10 si nécessaire parce que je voudrais qu'on me dit qu'il y
a
encore deux questions je crois ou deux questions qui sont intéressantes donc on va les prendre j'ai essayé de répondre
le
plus exhaustivement possible et au maximum de questions qui me sont posées je rappelle que c'est sans filet c'est-à-dire que ces questions je les accueille comme ça s'il m'arrive parfois de faire une ou deux inexactitudes je vous prie de m'en excuser parce que je n'ai pas la science infuse même si je sais quand même pas mal de choses sur beaucoup de dossiers ça peut m'arriver de faire des erreurs je vous prie de m'en excuser j'en profite pour dire nous sommes à 29 8348 on a donc fait 13 adhésions depuis le début de cette émission et le dernier est un adhérent qui vient des Landes lui aussi ou une adhérente donc je salue alors encore des
questions je
vais rajouter une ou deux questions de toute façon les gens verront bien que c'est en direct puisque vous vous êtes mis à parler pendant que je posais la question et que du coup j'ai dû vous rattraper un peu les choses alors du coup une question une nouvelle de Tatch Marshall bonsoir président quelles sont vos mesures pour les autres les entrepreneurs français
honnêtement
c
'est une question fleuve c'est une question très très très très vaste donc j'ai un peu envie de sortir un joker en disant on reparlera ça une autre fois parce que ça touche je veux pas botter en touche mais il y a trop de choses à dire ça touche d'abord à la fin
de
la circulation des mouvements de capitaux donc déjà ça veut dire la fin de la concurrence à outrance des délocalisations etc la fin également la remet maîtrise on reprend la maîtrise de notre commerce extérieur on peut donc défendre des pans entiers de notre industrie deuxièmement c'est récupérer notre monnaie c'est à dire arrêter d'avoir une monnaie surévaluée donc ça veut dire là aussi placer les entrepreneurs dans de meilleures conditions troisièmement ça veut dire baisser les impôts et les charges sociales parce qu'on va pouvoir lutter on en parlait tout à l'heure contre l'évasion fiscale contre les hémorragies de recettes les plus grands groupes internationaux ne paient plus d'impôts en France c'est totalement anormal quatrièmement c'est aussi
un
état d'esprit que l'on va changer à partir du moment où les français reprendront les manettes de leur propre pays reprendront confiance dans leur propre pays il se produira la même chose que ce qui s'est passé en Suède lors du référendum du 14 septembre 2003 pour ou contre l'euro il se passera la même chose qu'au Royaume-Uni avec le Brexit c'est-à-dire que les français d'un seul coup vont retrouver confiance dans leur pays et vous savez que l'économie n'est pas une science humaine c'est une science c'est une science humaine c'est ce qu'on appelait l'économie politique jadis c'est une science où la psychologie joue de façon très importante il faudra aussi je l'avais annoncé libérer les entreprises de tout un carcan de réglementation dont beaucoup beaucoup beaucoup viennent justement de notre appartenance à l'Union Européenne bon voilà j'ai répondu très très vite il y a énormément d'autres choses à dire mais c'est un sujet qui m'est extrêmement cher parce que c'est quand même l'objectif numéro un
un
des objectifs essentiels que l'on se fixe en sortant de l'Union Européenne c
'est
d'arrêter la fin de la désindustrialisation et de la désagriculturation si j'ose dire de la France retrouver l'abourrage et pâturage les mamelles de la France poursuit mais retrouver aussi l'industrie française
une
question de Iris Lou bonsoir monsieur Asselineau est-il possible d'interdire la commercialisation d'une marque en France en cas de délocalisation comme le suggère monsieur Ruffin concernant Whirlpool concernant
Whirlpool non bien sûr actuellement ça n
'est
pas sous l'empire des réglementations européennes ça n'est pas ça n'est pas possible monsieur Ruffin se moque du monde voilà parce que qu'il propose ça pourquoi pas
mais
il ne veut pas sortir de l'Union Européenne donc c'est terminé il est impossible on ne peut pas je le redis l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne précise que toute restriction aux échanges de mouvements de capitaux est interdite entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers ça veut donc dire qu'une entreprise comme Whirlpool qui se délocalise alors je ne
sais
plus si c'est en Pologne ou en Chine ou je ne sais pas où elle a le droit par les traités européens de le faire il est bien évident qu'on ne peut pas ensuite prendre des mesures qui seraient jugées discriminatoires Whirlpool se porterait immédiatement devant les tribunaux et gagnerait
en
revanche
sans
aller jusqu'à ce type de mesures nous si on rétablit les contrôles de mouvements de capitaux eh bien on ne pourra pas on ne pourra pas on pourra empêcher Whirlpool de délocaliser de même qu'on pourrait on aurait pu empêcher General Electric de mettre la main
sur
Jekalstom
Une
question de euro-trahison Seriez-vous prêt à inscrire dans votre projet de réforme constitutionnelle que les monuments historiques et trésors nationaux sont des biens meubles et immeubles inaliénables de la nation française
?
Alors il faut peut-être y réfléchir un instant parce qu'il faudrait en voir les tenants et les aboutissants c'est un sujet que je n'ai pas forcément bien à l'esprit parce que ça peut être ça peut être
il
peut y avoir des inconvénients cela étant je trouve que c'est quand même une bonne question excusez-moi j'ai un petit peu un petit problème dans la gorge donc là j'ai une voix un petit peu éraillée ça fait deux heures que je parle il faut savoir qu'actuellement les collections des musées nationaux sont des collections incessibles c'est-à-dire que si demain par exemple monsieur Macron décidait de vendre la joconde il ne le pourrait pas c'est interdit par la loi sauf que sauf que ce qu'une loi peut faire une autre loi peut le défaire
donc
de ce point de vue là je serais favorable en effet c'est une bonne idée bravo je serais favorable à ce qu'on inscrive dans la constitution ce qu'on inscrive dans la constitution ce qu'on inscrive dans la constitution
le
principe que les collections nationales les musées nationaux sont effectivement inaliénables et incessibles je pense que ce serait une bonne chose de telle sorte que ça renforcerait la protection par rapport à une simple loi sur l'incessibilité maintenant les biens les monuments historiques alors là il faudrait voir je pense qu'on pourrait au moins effectivement peut-être envisager la même chose pour un certain nombre de monuments classés sur la liste des monuments historiques la liste je rappelle que
c
'est à partir du milieu du XIXe siècle avec Prosper Mérimé l'auteur du roman
qui
se passe en Corse s'appelle Colombat Prosper Mérimé a été le premier inspecteur général des monuments historiques en France on est sous Louis-Philippe on est à une période où on commence à réfléchir à ce que c'est qu'un monument historique avant on n'y pensait pas
et
donc Prosper Mérimé en 1840 dresse une liste des cent et quelques premiers monuments historiques de France depuis lors on a eu beaucoup plus de monuments historiques je ne suis pas sûr qu'on peut inscrire tous les monuments historiques dans ça il faudrait qu'il y ait
peut
-être en effet des monuments qui puissent être mentionnés ce qui est vrai c'est que ça risque
on
ne
peut
pas le faire pour tout pourquoi ? parce que autant le château de Versailles par exemple ou bien le Mont-Saint-Michel ou le château de Chambord on pourrait ou la Sainte-Chapelle
on
pourrait les inscrire
sans
problème sur une liste d'incessibilité qui serait garantie par la Constitution autant je réfléchis en même temps que je parle autant je pense qu'il
y a
des monuments historiques notamment des monuments qui sont inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques qui appartiennent à des personnes privées et de ce point de vue les inscrire ça leur ferait baisser la fortune de leur patrimoine vous savez c'est comme les oeuvres d'art par exemple des tableaux vous avez en France un système où il y a une autorisation ou non de sortie du territoire
par
exemple si on découvre un extraordinaire tableau je ne sais pas moi de Claude Lorrain de Claude Gellet dit le Lorrain qui est un peintre du XVIIe siècle magnifique ou de Nicolas Poussin ou plus récemment un tableau de Van Gogh ou je ne sais pas quoi qu'on découvre un tableau qui est dans une réserve dans un château qui avait été si ce tableau obtient une autorisation de sortie du territoire par le ministère de la Culture il va être vendu à New York chez Christie's ou chez Sotheby comme a été récemment le Salvatore Mundi attribué à Léonard de Vinci là il va faire il va faire des fortunes il va se vendre plusieurs millions voire plusieurs dizaines voire peut-être même plusieurs centaines
de
millions de dollars
en
revanche c'est un Van Gogh en revanche si c'est interdiction de sortie du territoire il ne se vendra que quelques millions de dollars et bien je pense que peut-être il y aurait la même probabilité pour des monuments historiques qui ne seraient pas de toute première importance et qu'une famille voudrait s'aider à des intérêts étrangers
je
pense qu'il faut réfléchir en tout cas c'est vraiment une bonne idée ça me stimule d'ailleurs on va avoir une commission culture peut-être que la personne qui a posé ces questions ferait bien de se manifester peut écrire se faire connaître pour savoir qui est-ce qui est-ce qui est et participer à cette commission je trouve qu
'il
y
a
quelque chose de stimulant derrière pour avoir une réflexion là-dessus on pourrait aussi imaginer par exemple qu'il y ait la nécessité d'une réciprocité
ce
qui est totalement anormal dans le monde d'aujourd'hui c'est qu'il n
'y ait
pas de réciprocité c'est-à-dire que par exemple le Qatar peut acheter des biens immobiliers en France des hôtels particuliers et l'inverse n'est pas vrai au Qatar ça ça n'est pas normal
ça
ça n'est absolument pas normal
à
mon sens en tout
cas une
longue question de Baptiste bonjour monsieur Asselineau une question à propos du programme de l'UPR en lui-même vous écrivez interdire les transferts de souveraineté non limités dans le temps et dans l'objet
pourquoi
ne pas aller encore plus loin en interdisant tout simplement les transferts de souveraineté quels qu'ils soient et ce même s'ils sont limités dans le temps et dans l'objet merci d'avance pour votre réponse
oui
j'avais j'avais mis ça c'était avant en 2011 pour la présentation du premier programme j'avais beaucoup réfléchi je maintiens cette position parce
que
parce que qui peut le plus peut le moins je pense qu'il faut éviter dans un programme si on veut être sérieux si on veut pas on peut aussi faire propos du café du commerce je pense que si on veut être sérieux il faut savoir que le futur est rempli d'imprévus de choses qui n'avaient pas été imaginées imaginons par exemple un conflit planétaire où la France soit avec des alliés qui pourraient être par exemple les britanniques les italiens je ne sais pas bon dans le cadre d'un tel cas on pourrait très bien imaginer d'avoir un commandement militaire intégré ce qui ne veut pas dire qu'on veut rester actuellement dans l'OTAN mais tout peut arriver je n'en sais rien je ne veux pas préempter le futur et on peut très bien imaginer qu'il y ait un chef d'état-major des armées ce qui était le cas du maréchal Fauche en France pendant la seconde moitié de l'année 1918 qui avait été le chef interarmé et bien là on pourrait imaginer qu'il y ait pendant une durée provisoire un transfert de souveraineté pareil on pourrait imaginer je ne sais pas qu'il y ait des opérations menées par l'ONU dans un cadre humanitaire ou dans un cadre ou autre et que là la France accepte de remettre pendant une durée de trois mois ou six mois une parcelle de sa souveraineté pour mener à bien une opération dans le cadre onusien par exemple pour sauver des populations etc.
voilà un petit peu comment je voyais les choses c'est pour ça que je ne voulais pas d'emblée paraître quelque chose de trop fermé je pense qu'il faut garder quand même un petit peu de souplesse voilà
on
est toujours à 29 348 adhérents et ça serait bien qu'on termine à 29 350 parce que là il est déjà 23h10 on dit qu'il
y a
encore plein de questions allez on va continuer peut-être on va se faire une petite douce violence pour ceux qui veulent rester on va essayer de continuer si vous n
'êtes
pas fatigué dans la régie on va continuer on va répondre encore à quelques questions mais
on
s'arrêtera au plus tard à 23h30 est-ce qu'il
y a
encore des questions ?
Alors
il reste 5 questions la régie est en pleine forme il commence juste à avoir faim mais il reste 5 questions donc on va les faire Robert Druguet vous demande bonjour monsieur Asselineau
si
vous étiez président changeriez-vous les horaires des administrations enfin de certaines administrations comme par exemple les préfectures le trésor public la sécurité sociale les centres d'allocations familiales bureaux de poste etc car ceux-ci sont fermés quand les salariés sortent de leur travail et souvent les oblige à prendre une demi-journée de congé pour s'y rendre merci de votre réponse
écoutez je trouve que c'est une excellente question je trouve ça et moi ma réponse spontanément est oui parce que il suffit de voir dans les grandes villes en particulier à Paris il y
a
quand même un changement sociologique majeur qui est intervenu avec maintenant il y a plein de supermarchés que l'on voit par exemple à Paris qui sont ouverts désormais jusqu'à minuit ce qui permet comme les horaires maintenant sont de plus en plus décalés il
y a
des gens qui reviennent du travail qui des jeunes urbains qui vont
François Asselineau