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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 22 février 2022 52 minComplaisantFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Anne Hidalgo - Des candidats et des jeunes #Elysée2022

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:50OuverteRéponse directe

    D'après votre programme, vous êtes pour le droit de vote à 16 ans. Comment le mettriez-vous en place ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous pour ou contre la gratuité des transports pour les moins de 25 ans, notamment dans les quartiers populaires ?

  • 10:57OuverteRéponse directe

    Pensez-vous qu'il serait judicieux de créer une organisation supranationale pour lutter contre l'écocide ?

  • 16:34OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous favoriser la mixité sociale, notamment dans les quartiers populaires ?

  • 22:30OuverteRéponse directe

    Quelle mesure souhaitez-vous prendre pour favoriser la participation réelle des jeunes ?

  • 23:56OuverteRéponse directe

    Comment l'État peut-il jouer un rôle de démultiplicateur pour les initiatives écologiques portées par les jeunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:27Anne HidalgoPromesse
    « Ma première mesure, c'est de permettre à tous les jeunes d'avoir la possibilité de suivre un parcours à l'école. Ce qui veut dire plus d'enseignants, des pédagogies beaucoup plus ouvertes. »
  • 3:27Anne HidalgoPromesse
    « Je souhaite que chaque jeune ait un capital à 18 ans de 5000 euros qui lui permette de porter un projet. »
  • 5:34Anne HidalgoPromesse
    « Je pense que c'est très important que les jeunes puissent avoir accès très tôt à ce droit citoyen. »
  • 7:00Anne HidalgoPromesse
    « oui, je suis pour la gratuité des transports pour les jeunes. »
  • 19:36Anne HidalgoChiffre
    « Aujourd'hui, pour un jeune d'un milieu populaire, il lui faudrait 6 générations pour grimper une hiérarchie sociale. »
  • 20:17Anne HidalgoFait
    « Déjà par exemple par le respect de la loi SRU, la loi solidarité renouvellement urbain qui fixe à 25% de logements sociaux dans chaque commune l'obligation pour les maires. »
  • 22:30Anne HidalgoPromesse
    « Le vote à 16 ans, bien sûr et les assemblées citoyennes les conseils de la jeunesse. »
  • 23:56Anne HidalgoFait
    « On a un Etat trop centralisé qui ne donne pas assez de moyens aux territoires pour pouvoir mettre en place des accompagnements vers ces initiatives. »
  • 26:07Anne HidalgoFait
    « J'ai créé une académie du climat notamment après les manifestations des jeunes pour le climat. »
  • 34:33Anne HidalgoPromesse
    « Je propose un bouclier logement : qu'aucun Français n'ait à débourser plus de 30% de son revenu pour se payer son logement. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

- Des candidats et des jeunes se poursuit à 15h30. On reçoit Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste. Merci, bonjour bienvenue. - Bonjour Anne Hidalgo merci d'avoir accepté votre invitation, et celle des jeunes notamment les 14 qui sont là. C'est le panel des 14 jeunes qui vont vous poser des questions. On a 45 minutes, vous n'avez pas des masses de temps pour répondre aux questions - Ils savent que je parle beaucoup... - On vient d'avoir Christiane

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Taubira... Leurs questions sont très précises et appellent des réponses précises. - Vous aurez d'abord quelques minutes pour présenter votre mesure phare. - Bonjour à tous, bonjour Madame Hidalgo, je suis étudiante, animatrice dans un centre aéré pour enfants en situation de handicap. Et bénévole dans plusieurs associations. Madame Hidalgo, vous êtes née en Espagne en 1959 vous arrivez en France à 3 ans. Et obtenez la naturalisation française. Vous êtes titulaire d'un DEA de droit social et syndical.

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Vous êtes admise au concours d'inspection du travail dans lequel vous travaillerez plusieurs années. Vous prenez votre carte au Parti socialiste, et en 1997, vous commencez votre carrière politique en travaillant dans trois cabinets ministériels au sein du gouvernement de Lionel Jospin. Vous êtes nommée première adjointe à la mairie de Paris. Vous êtes élue Maire de Paris et êtes la première femme à occuper ce poste. Vous menez une politique particulièrement sur l'égalité, les transports, l'urbanisme et l'écologie. Vous êtes réélue en 2020, et vous vous présentez au

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élections présidentielles, en représentant le Parti socialiste. - Merci, c'est vrai que dans ce parcours vous verrez pourquoi mes principales mesures destinées aux jeunes concernent l'éducation car je considère que tout commence par l'école, et qu'il faut la réparer car elle n'offre plus suffisamment de chances d'égalité. Ma première mesure, c'est de permettre à tous les jeunes d'avoir la possibilité de suivre un parcours à l'école. Ce qui veut dire plus d'enseignants, des pédagogies beaucoup plus ouvertes permettre aux jeunes d'apprendre comme vous le faites aujourd'hui. Dans les temps d'aujourd'hui, on n'apprend plus comme quand moi j'étais à l'école, on a accès à beaucoup plus de choses.

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Ma principale mesure c'est de faire en sorte que l'école soit ce qui permet réellement cet égalité républicaine. Et dans les mesures en direction des jeunes plus particulièrement

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je souhaite que chaque jeune ait un capital à 18 ans de 5000 euros qui lui permette de porter un projet. Et que ça se fasse en confiance avec eux, qu'on les accompagne. C'est 5000 euros serviront à des jeunes, par exemple pour passer le permis de conduire pour d'autres, ce serait avoir le matériel informatique pour poursuivre leurs études, ou avoir cette caution permettant d'avoir un premier logement quand on quitte le foyer de ses parents. Pour d'autres

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ça pourrait être aller à l'étranger, apprendre une langue en immersion. Et pour d'autres, car vous êtes une génération très généreuse, ça peut-être de se regrouper pour créer une association, quelque chose qui vous fasse porter un projet sur ce qui vous intéresse. 5000 euros pour tous les jeunes, sans distinction car souvent quand c'est en fonction du revenu des parents ça exclut tous les jeunes de la classe moyenne. Et je veux que les jeunes de la classe moyenne aient accès à ce capital de départ pour

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avancer dans la vie en confiance, et encadré par les adultes que nous sommes, qui doivent être beaucoup plus bienveillants vis-à-vis de vous. Voilà ma principale mesure. - On va commencer par deux premières questions qui appellent plutôt des réponses courtes. - Vous pouvez rester au centre du jeu. - Ok. - Bonjour Madame Hidalgo, d'après votre programme, vous êtes pour le droit... de vote à 16 ans, comment le mettriez-vous en place et quelle en serait la place ? - Je pense que c'est très important que les jeunes puissent avoir accès très tôt à ce droit citoyen.

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Il n'y a pas d'autre pouvoir plus important que le vote que personne ne le prenne à votre place, que personne ne prenne votre cerveau, que vous puissiez en toute indépendance, en toute confiance et en toute sincérité pour ce qui vous plaît le plus. Comment le faire ? Avec l'école. Notre démocratie est très abîmée, il y a des risques majeurs, on le voit, à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur. Quand on voit ce spectacle désolant qu'est devenu la vie politique il faut que les jeunes réapprennent la démocratie à l'école cela doit devenir un des éléments fondamentaux de l'enseignement

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civique et citoyen qu'on doit proposer. Et aujourd'hui, à 16 ans je pense qu'on a suffisamment d'informations et d'autonomie pour dire ce que l'on veut. Et vous le savez, ceux qui choisissent ceux qui votent, ce sont plutôt les plus âgés, il ne faut pas qu'ils se découragent, c'est bien. Mais vous, vous êtes porteurs de votre avenir et il faut que vous affirmiez ce que vous voulez qu'il soit. Et pour que les politiques vous prennent au sérieux il faut que vous ayez le droit de vote. Droit de vote à 16 ans et dès l'école, on apprend à l'exercer. - Bonjour à toutes et tous

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j'ai 23 ans, j'ai grandi dans le 95, à Gonesse, je suis engagée associative et la fondatrice d'un projet associatif qui souhaite favoriser l'engagement citoyen par rapport à la jeunesse. Je fais partie de ceux qui ont vécu en banlieue parisienne avec des transports en commun de très mauvaise qualité des territoires mal desservis, des transports très cher. Etes-vous pour ou contre la gratuité des transports pour les moins de 25 ans, notamment les jeunes des quartiers populaires ? - oui, je suis pour la gratuité des transports pour les jeunes. D'ailleurs à Paris, j'ai fait la gratuité de 0 à 18 ans.

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Et la gratuité aussi pour les seniors, les plus de 65 ans. Je pense que c'est une possibilité qui doit être donnée à chacun de bouger. D'ailleurs, je vois que beaucoup de mes amis, mes collègues vous savez que je suis entourée dans cette campagne

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présidentielle d'une équipe de France des maires. Beaucoup d'entre eux, comme Montpellier, le mettent en place progressivement. Je n'ai pas grandi à Paris, j'ai grandi à la Duchère, qui est un quartier de Lyon, un quartier dans lequel on pouvait avoir aussi ce sentiment d'être en dehors parfois de la République et en dehors de tout ce qui fait qu'un jour il y a un chemin qui s'ouvre pour vous et vous permet de choisir votre vie. Pour moi, la place des jeunes des quartiers populaires est essentielle. Il y a là de l'énergie, de la compétence et il y a trop de discrimination. Donc, ça fait aussi partie des choses

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de ce vécu qui est le mien, qui m'ont inspirées dans le programme que je propose aujourd'hui, mais oui sur la gratuité des transports pour les jeunes. - Dans toutes les métropoles françaises ? - Oui, bien sûr. Il faut accompagner les collectivités, car je suis très

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décentralisatrice, je pense que ce n'est pas au président de la République de s'occuper de tous ces éléments. Mais il faut donner les moyens aux maires, aux métropoles, aux régions, car le transport est aussi une compétence régionale, de mettre en place cette gratuité. Un pays tient grâce à ses grands services publics, il y a l'école

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les moyens de transport, l'hôpital public, et nous devons les garantir. Et mettre à égalité les citoyens, c'est leur permettre de se déplacer. Et il faut aussi penser aux jeunes des territoires ruraux où il n'y a pas de transport en commun, et où ils doivent pouvoir aussi, car la mobilité est un sujet majeur de leur autonomie pouvoir bouger, se déplacer, et sur lequel je souhaite qu'on développe aussi des transports en commun et le ferroviaire. Notre pays a abandonné plein de petites lignes qui étaient extrêmement utiles. Et je propose d'ailleurs aussi sur la question du train, d'avoir une TVA

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une taxe, un impôt, vous savez qu'il y a des impôts sur tous nos biens et services, qui soit allégée, car le fait de pouvoir se servir des transports en commun doit coûter moins cher pour les personnes qui elles ne seraient pas dans la gratuité, et donc, ça peut passer et ça passera dans les propositions que je fais, par une baisse de la TVA notamment sur les billets de train. - C'est bon pour l'environnement transition vers la question suivante. - Bonjour madame Hidalgo madame la maire de Paris, madame la candidate, vous avez déclaré que ce

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combat était le combat du siècle, je parle bien du combat de l'écologie. Pensez-vous qu'il serait judicieux de créer une organisation supranationale pour lutter contre ces problèmes. Et j'aimerais préciser tout de même qu'il ne s'agit pas une énième organisation, de type Cop, mais d'une véritable organisation à qui on délèguerait de vrais pouvoirs. Et que vous soyez pour ou contre, est-ce que vous pensez que dans le contexte actuel une telle organisation est possible ? - Oui. Je suis vraiment

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résolument pour qu'il y ait un tribunal pénal international qui juge des crimes d'écocide. Car on voit bien, et c'est mon expérience de maire, j'ai été très engagée dans la cop21, j'ai présidé pendant trois ans l'association des maires des cent plus grandes métropoles mondiales, et je préside encore aujourd'hui l'association internationale des maires francophones, très présente notamment sur le continent africain. Si on veut mettre un terme à la prédation de notre planète, qui est quand même le fait d'un

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certain nombre de gros intérêts privés, liés aux énergies fossiles et aussi à un certain nombre d 'Etats totalement inféodés à ces grands intérêts, il faut une justice internationale qui puisse mettre un terme à cela. Je l'ai redit la semaine dernière en Martinique et Guadeloupe, je retournais sur cette problématique des sargasses ces algues qui se répandent sur le littoral des Antilles qui empêchent la vie, qui polluent, qui sont liées pour l'essentiel à

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la déforestation en Amazonie. Comment arrêter cela ? En allant chercher les pollueurs. Ça ne peut passer que par une justice internationale. Et aujourd'hui, elle n'existe pas. L'accord de Paris est un accord sur lequel il est difficile de se baser pour obtenir devant des tribunaux la possibilité de dire untel n'a pas bien agi et devra payer ou être condamné. Il faut des textes internationaux permettant de faire payer les pollueurs. Sinon

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ce sont ces grands intérêts ultrapuissants qui font un lobbying impressionnant. Je décide de m'engager contre la pollution de l'air, parce que ça tue. Et je dis, on va sortir du diesel. Je fixe un cap. Dans mon bureau, je me fais menacer par qui ? Le lobby du diesel qui me dit : en 2014, si vous ne changez pas de discours on vous fera battre aux prochaines élections municipales on fera de vous une mauvaise maire et vous serez rejetée. Je leur ai dit

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je continue, parce que moi, je suis du bon côté de l'histoire. Et peut-être que vous, un jour, vous serez devant un tribunal à expliquer pourquoi vous continuez à empoisonner les gens. Donc je me bats, ça fait partie de mon programme, il faut une justice internationale. Oui, ça nécessite beaucoup d'engagement d'énergie et de constructions d'alliances. On a quand même des alliés. Les organisations internationales, l'ONU du côté de l'Union européenne, on doit pouvoir s'appuyer aussi sur des forces progressistes. Je pense notamment en Europe

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au fait qu'aujourd'hui, beaucoup de dirigeants de pays européens sont des premiers ministres socio démocrates, ce sont des amis très proches avec lesquels je travaille en permanence, en Allemagne en Espagne, au Portugal, dans les pays du nord de l'Europe on de quoi poser ce combat sur la table et avancer. Et il y a aussi des juristes qui continuent à avancer. Par exemple, ceux qui ont porté devant le Conseil d'Etat toute la question justement de cette justice climatique, et de la responsabilité de l'Etat

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il y a là beaucoup de juristes qui sont de vrais activistes pour le climat qui pousse. J'ai poussé par exemple à la Cour de justice européenne, avec Madrid et Bruxelles, quand on s'est fait renvoyer dans nos buts sur la question du diesel, on est allé les trois villes, devant la Cour de justice européenne et on a obtenu une première condamnation de la commission européenne qui avait donné raison aux constructeurs automobiles. On a obtenu raison, ça a entraîné une modification de la directive européenne. - Je vais avoir le mauvais rôle

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vous savez ce que je vais dire... - Je ne me représente pas, du coup je vais vous poser une question plutôt sociale. On sait que dans notre société il y a des assez grandes fractures sociales entre les différents quartiers, les différentes villes les différents milieux sociaux, et ça crée beaucoup d'inégalité donc ma question, c'est comment comptez-vous favoriser la mixité sociale, notamment dans les quartiers populaire ou au contraire dans les quartiers très favorisés ? - D'abord, le pays est fracturé

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comme jamais, des inégalités majeures partout, territoriales sociales, générationnelles. Et on le sait, quand un pays est

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fragilisé et que les inégalités augmentent comme elles l'ont fait ces 5 dernières années, ça déstabilise tout le système démocratique. Les gens doutent de la démocratie quand les inégalités sont trop importantes. Comment faire ? Remettre des moyens au bon endroit, plutôt que d'attendre le ruissellement, faire des cadeaux comme l'ISF. Il faut remettre les moyens. Et il faut, je crois beaucoup à la décentralisation que les communes qui sont très populaires, dans lesquelles il n'y a plus de service public, dans lesquelles il y a une dégradation

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des services publics, je pense aussi aux Outre-Mer, car franchement les services publics y sont dans un état déplorable, y compris l'accès à l'eau, donc, des moyens. Des moyens qu'il faut remettre pour que les services publics puissent jouer leur rôle pour garantir cette égalité et cette égalité de de destin qu'il faut donner, ces perspectives aux jeunes. C'est réparer l'école. Mais il faut remettre aussi de l'autorité dans les quartiers avec la présence de la police, de la justice de tous ceux qui permettent de vivre sereinement et pacifiquement. C'est-à-dire une détermination absolue pour recoudre

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retisser ces liens et retisser de l'égalité, là où ces 5 dernières années ont été terribles. Aujourd'hui, pour un jeune d'un milieu populaire, il lui faudrait 6 générations pour grimper une hiérarchie sociale. Vous imaginez cette chose-là? Je viens de l'immigration, j'avais deux ans et demi quand je suis arrivée en France mes parents ouvriers, grandi à la Duchère, j'ai eu la chance grâce à l'école, et aujourd'hui, ce n'est plus possible pour les enfants. Aujourd'hui, je ne pourrais plus avoir ce même parcours, je ne serais pas là en train de vous parler en tant que Maire de Paris, si je démarrais

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dans aujourd'hui ce monde où on a accepté ces inégalités. Et la transition écologique est un moteur incroyable d'opportunité de créer de la valeur autrement, du travail, et qu'il faut s'appuyer dessus, et que cette transition écologique doit être juste. Ca ne peut pas être juste l'écologie, c'est une écologie juste qu'il faut porter. - Cette mixité sociale passe par des quotas ? - Déjà par exemple par le respect de la loi SRU, la loi solidarité renouvellement urbain qui fixe à 25% de logements sociaux dans chaque commune l'obligation

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pour les maires. Et par exemple dans ma proposition, si un maire ne fait pas ça, car beaucoup disent: je ne vais pas changer ma population et si je fais du logement social, ça va me coûter très cher. Et ils ne le font pas. Et dans ce cas que l'Etat reprenne cette compétence et fasse à la place du maire. La question du logement est un sujet majeur, un logement à des prix abordables, ça passe par le logement... - L'école aussi ? - Ça passe par une carte scolaire qui permette cette mixité

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par des moyens supplémentaires pour les écoles qui sont les écoles" qui ont rencontré des problèmes" ou qui sont à évitement. J'ai fait ça à Paris sur un certain nombre d'écoles, j'ai regardé là où ça allait le plus mal. On va mettre plus de moyens dans ces écoles. Au début on en a retenu 10, on est passé à 30, en mettant dans le monde en mode projet, pour apprend cette mixité qui est très positif bien sûr. Ceux qui essaient de vous faire croire qu'on va être dans un monde fermé

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et qu'ils pourront sauver le pays en mettant des murs partout ils vous racontent un monde qui n'existe pas, qui n'existe ra jamais. Ils racontent un monde qu'on rejette profondément. Donc oui de la mixité par des mesures très concrètes. - Il faut accélérer un peu je suis inquiète... - Bonjour Anne Hidalgo j'avais une question à vous poser : quelle mesure souhaitez-vous prendre pour favoriser la participation réelle des jeunes ? - Le vote à 16 ans, bien sûr et les assemblées citoyennes les conseils de la jeunesse. J'ai créé à Paris une assemblée

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citoyenne avec des jeunes, des moins jeunes, tirés au sort, qui viennent participent, qui précèdent en général le conseil municipal parisien. Je propose pour la France des assemblées citoyennes qui puissent enrichir la vie démocratique. Je propose aussi le référendum d'initiative citoyenne, pas que pour les jeunes mais ils pourront s'en servir aussi. Car il faut des formes de démocratie en continu dans laquelle les jeunes doivent apporter leur vision de l'avenir. Et bien sûr, l'idée des générations futures. J'ai créé à Paris, en tant que maire de Paris

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une assemblée, un conseil des générations futures il y a des jeunes, des moins jeunes, s'intéressant à l'avenir. Il faut absolument, aussi, que dans la gestion des affaires de l'Etat il y ait cette place qui soit donnée à ceux qui sont l'avenir pas simplement parce qu'ils sont jeunes, mais qui doivent être vraiment intéressés et impliqués dans la définition même de cet avenir. - On avance avec Hugo. - Merci. - C'est mieux ? - C'est très bien. - Bonjour Anne Hidalgo, Hugo j'ai 23 ans, je fais partie du collectif Grande école de la

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transition. Beaucoup d'initiatives émergent autour de la transition écologique et environnementaux mais beaucoup peinent à passer à l'échelle. Comment l'Etat peut jouer le rôle de démultiplicateur, de lien, de facilitateur ? - On a un Etat trop centralisé qui ne donne pas assez de moyens aux territoires pour pouvoir mettre en place des accompagnements vers ces initiatives. Plusieurs choses qui sont des exemples sur ces

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initiatives qu'on pourrait prendre: dans l'enseignement il faut qu'il y ait véritablement l'enseignement tout au long du parcours des jeunes des questions climatiques. Parce que si on ne met pas ces questions-là au cœur de l'enseignement, c'est très difficile de se projeter, de s'en saisir et d'avoir des projets pour les porter. Je pense aussi qu'il faut reconnaître, pour des jeunes qui portent des projets, qui vont aller chercher du côté de entrepreneurs, du côté des syndicats, du côté des collectivités locales, que ces projets qu'ils portent soient des projets servant à l'obtention de leur diplôme, que ça soit un

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savoir-faire validé comme une compétence indispensable à la société car on peut apprendre aussi de cette façon-là. On apprend d'ailleurs de plus en plus de cette façon-là, mais ce n'est pas reconnu par le système éducatif français. Je vous donne un exemple d'une initiative, pardon de prendre des exemples parisiens mais j'ai la chance d'être une de ces candidates avec une expérience concrète que vous pouvez aller juger, j'ai créé une académie du climat notamment après les manifestations des jeunes pour le climat, je me suis dit... Qui disaient : à quoi ça sert d'aller à l'école si la planète brûle? Je me suis demandé ce qu'on pouvait répondre.

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On a créé un lieu, codirigé par les jeunes, ce n'est pas sous ma direction, non. Ce sont les jeunes qui portent les projets qui portent des initiatives, qui, d'ailleurs, nous surprennent tous les jours, qui font cette rencontre à partir de leurs questions de leurs projets, entre le monde économique, le monde scientifique le monde citoyen, le monde politique et moi, je crois beaucoup à ces initiatives-là. S'il y avait une académie du climat dans chaque région de France, permettant aux jeunes de venir porter ces projets et les développer, et se faire reconnaître dans ces projets qu'ils développent, ça serait une façon de

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reconnaître ces alternatives et cet autre façon de changer le monde et de changer d'avenir. - Question d'Adame. - Bonjour Madame Hidalga, je suis étudiant à l'université de Cergy j'ai 18 ans. Je remercie l'association Sport dans la ville qui m'a permis de me présenter face à vous aujourd'hui. Comment comptez-vous lutter contre la stigmatisation subie par les musulmans aujourd'hui en France? - Vous avez raison, cette stigmatisation est insupportable et dans le pays vous avez des candidats, je ne donnerai même pas leur nom

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qui joue de cette peur, voulant nous entraîner dans des conflits les uns contre les autres. Les politiques doivent le dire, le redire car on a le pouvoir de la parole, de l'action, de dire que nos compatriotes de confession musulmane veulent pour l'immensité majorité d'entre eux vivre tranquille, qu'on leur foute la paix sur la question de leur foi. Ils veulent la vivre comme on peut la vivre dans un pays laïc. La laïcité nous protège tous y compris nos

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compatriotes de confession musulmane. - On ne lutte qu'avec des mots ? - Non, avec le droit. Je suis scandalisée qu'un candidat à l'élection présidentielle se présente devant vous, devant nous ait micro ouvert dans toutes les antennes, puisse déverser sa haine ses propos injurieux, racistes, négationnistes sans que ça pose de problème à personne et même, certains disent : ça serait anti-démocratique qu'il n'ait pas ces parrainages. Ce qui est anti-démocratique, c'est ce qu'il dit. On n'est pas obligé de jouer les

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idiots utiles. Moi, je suis vraiment scandalisée car ce qui se passe y compris par le droit. Je crois à l'Etat de droit. Le droit doit nous permettre, en démocratie de pouvoir défendre la démocratie.

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- Une question de droit avec Blandine. - La question que j'aimerais vous poser : êtes-vous pour ou contre l'abandon du délai de prescription dans le cas des violences sexuelles ? - C'est un sujet qui est très lourd mais bien sûr, et on l'a vu encore ces derniers temps avec certaines affaires, oui, cette amnésie traumatique, c'est terrible. Certaines personnes ne peuvent pas faire valoir leur droit, donc je suis notamment pour les questions de violences sexuelles qu'il y ait de la part du droit une meilleure appréhension. Quelque chose de positif s'est passé ces dernières années, comme Metoo avec la libération de la parole qui a changé la pratique des juridictions. Maintenant, il y a ouverture systématique d'enquêtes lorsqu'il y a des faits portés à la connaissance publique ou à la connaissance des juges. Mais je pense qu'il faut aller plus loin

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car cette amnésie traumatique, on le sait, elle a empêché beaucoup de personnes de faire valoir leurs droits et donc, aussi de réparer ce qu'il y avait de réparable dans le traumatisme et la violence subie. - Est-ce que ça veut dire aller jusqu'à la suppression de la prescription ? - Oui, je suis pour la suppression de la prescription. - C'est très clair. - Merci. - Bonjour, je m'appelle Sabiha je viens d'une commune proche de Strasbourg et je représente

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l'association Activ'action qui aide les personnes en période de chômage à mieux vivre cette période. Aujourd'hui, le diplôme ne protège plus contre le chômage, cette situation est subie notamment par beaucoup de jeunes. Et toujours mal perçu dans la société. Donc que proposez-vous pour valoriser cette période et changer le regard dépréciatif de la société ? - D'abord, sur le chômage je reviendrai sur la réforme de l'assurance chômage d'Emmanuel Macron qui est d'une violence inouïe. Il ne suffit pas de

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traverser la rue pour trouver du travail ! Il y a quand même, encore. 5 millions de personnes, un peu plus d'ailleurs, qui sont à la recherche d'un vrai travail, qui leur permette de vivre dignement avec un vrai salaire, un contrat, lorsqu'on cherche un logement lorsqu'on a besoin d'un prêt bancaire. La période de chômage doit être une période active au sens où on doit miser sur la formation sur la formation professionnelle, sur l'accompagnement en matière de qualification des personnes qui sont au chômage. Et cette période d'activité doit être vraiment valorisée, reconnue comme telle et non pas... Souvent

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on prend l'exemple des pays du Nord de l'Europe, des pays où on a instauré ce qu'on appelle la flex sécurité, c'est-à-dire une assurance chômage qui garantit pas forcément des droits très longtemps, mais en même temps, une formation professionnelle qualifiante très performante. Je pense qu'en France, on a n'a l'un ni l'autre. On nous a expliqué la flex sécurité, mais on n'a ni l'un ni l'autre. Il faut des garanties de formation. Pour les jeunes je propose la généralisation des formations en alternance post-bac

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que les formations du supérieur soient en alternance car ça donnera la possibilité aux jeunes d'avoir un pied dans l'entreprise un pied dans le monde professionnel, une rémunération, un statut en plus, ça concourra à leur diplôme. L'important, c'est ce qui se passe avant. Je pense que la

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généralisation... Il y a 7% des jeunes en formation en alternance post-bac, il faut arriver à plus de 50%, comme en Allemagne aujourd'hui. - Merci. - La prochaine question avec Jade. - Bonjour Madame Hidalgo, je suis origine de l'Ain, je travaille pour MRJC. Aujourd'hui, l'accès à la propriété privée dans le monde rural est un gage de sécurité, or, c'est difficile pour les jeunes ruraux comment la faciliter ? - Sur la question du logement je propose de construire du logement tout d'abord car on manque de logements à prix abordables. Il y a eu un effondrement de la

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construction du logement durant les cinq dernières années. Ensuite il faut accompagner les personnes, soit vers la location soit vers l'accession à la propriété. Pour la première je propose un bouclier logement : qu'aucun Français n'ait à débourser plus de 30% de son revenu pour se payer son logement. Aujourd'hui, c'est 30% voire plus pour beaucoup de ménages par rapport au revenu, c'est énorme. Il y a 30 ans, c'était 12% du revenu d'un ménage qui était consacré au logement. Aujourd'hui, c'est plus de 30%. Un bouclier logement qui sera une allocation logement

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complémentaire qui sera donnée aux personnes qui doivent dépenser plus que cela. Sur l'accession à la propriété, il y a une loi qu'il faut amplifier, qui s'appelle la possibilité de démembrement. C'est-à-dire que mettre en vente, non pas le sol, laisser le sol le terrain en propriété foncière publique et vendre les murs mais permettre à des jeunes et des moins jeunes de pouvoir accéder à la propriété en laissant le maintien de la propriété du sol par exemple à la collectivité, mais vendre la partie des murs. On est en train de

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le faire à Paris et ça met quand même des logements à 50% du prix du marché. Quasiment 50% du prix, c'est du foncier. Donc il y a aujourd'hui des possibilités qui sont offertes par la loi, qu'on doit amplifier et les amplifier en s'appuyant sur les régions et les communes. Dans la politique de décentralisation que je veux mener, il faut qu'il y ait ce travail qui soit fait à l'échelle locale pour pouvoir, à partir de l'Etat, de la population, de son accès au logement, ou pas, si on est en zone de tension ou pas, pouvoir accompagner notamment les personnes vers le logement

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que ça soit en location ou en accession à la propriété. - Anne Hidalgo, une précision, votre bouclier logement dont vous parliez, c'est très ambitieux, il coûte combien ? Vous l'avez évalué ? - Il est financé dans le cadre du programme qui est le mien. Dans mon programme, j'ai 50 milliards d'euros de mesures nouvelles 50 milliards d'euros de recettes nouvelles. Il est financé. J'ai prévu une enveloppe de 15 milliards d'euros pour 14 milliards pardon, pour toutes les mesures de justice sociale de protection. Il est dans cette mesure-là. Ensuite, il sera ajusté et adapté à la population et aux besoins de la population.

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Mais ce bouclier logement, il est fondamental compte tenu de la crise du logement dans notre pays, qui est quelque chose de très grave et une crise du logement, qui passe notamment par la maîtrise foncière et notamment par la maîtrise publique foncière qui permettra d'atténuer aussi le prix qui est le prix qu'on retrouve sur le marché locatif, sur le marché à l'achat. - Léa, c'est à toi. - Je suis énormément stressée - Mais non. - Je suis vraiment stressée. Je veux aller dans tous les sens, c'est horrible. Je suis Léa, j'ai 23 ans

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je vis... Pardon, je suis stressée... - C'est parfait. - Tout le monde est stressé. - Moi aussi !

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- Je vais y arriver. Les lignes de métros dans les grandes métropoles

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nous, personnes en fauteuil, nous sommes comme tout le monde on veut se regarder comme tout le monde

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- Ce n'est pas facile de parler en public. Ça m'est souvent arrivé de perdre mes moyens, ça arrive et avec l'expérience, ça va mieux. Sur l'adaptation et l'accessibilité, moi je veux travailler sur l'accessibilité universelle. Bien sûr, les transports et je vais venir sur les lignes de métro mais aussi tout ce qui a trait à l'accessibilité pour les personnes en situation de handicap mental, pour l'accès aux droits, aux droits démocratiques, civiques. Il faut un travail sur l'accessibilité universelle. L'accessibilité très matérielle

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dans une ville comme Paris avec un métro qui a un âge très, très ancien c'est difficile, aujourd'hui, d'adapter chacune des stations. Le choix qu'on a fait, notamment en appui des Jeux olympiques et paralympiques, moteur pour transformer nos infrastructures... c'est de dire qu'on prend des lignes et sur ces lignes-là, on adapte avec une accessibilité totale sur un certain nombre de stations de nœuds qui sont intéressants car ils ouvrent sur plusieurs autres lignes et on adapte l'accessibilité à ces endroits-là car il faut que quand on arrive dans le réseau du métro on puisse en sortir. Si ça a été accessible à un endroit

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on doit pouvoir en sortir ou aller se connecter avec d'autres accès et d'autres lignes. On travaille de cette façon-là. C'est vrai que ça coûte énormément d'argent. J'ai beaucoup insisté, notamment en allant batailler et gagner les Jeux olympiques et paralympiques pour dire : ces jeux nous permettront une grande transformation écologique, de la ville, de la Seine-Saint-Denis mais ils permettront une transformation de l'accessibilité dans la ville. Toutes les lignes de métro ne seront

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pas accessibles. Il faut rentrer de façon très pragmatique en disant : quels sont les points qui permettront la mobilité sur tout le territoire et qui doivent être le points sur lesquels nous devons mettre les investissements maximum. - Merci, merci Anne Hidalgo. Je rappelle les règles du jeu, il reste trois questions et cinq minutes. On enchaîne assez vite. Ella ? - Bonjour Madame Hidalgo ...je suis Ella, j'ai 18 ans, ayant toujours vécue à Paris j'ai moi-même assisté à plusieurs reprises à des violences

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policières, notamment devant mon ancien établissement. Ma question est la suivante : quelles sont vos propositions concrètes pour protéger les citoyens des violences policières ? - D'abord, la police est là pour protéger et non accomplir des violences. Il faut des contrôles. Quand elle enquête, la police fait son boulot, elle est précise. Je propose une autorité indépendante du ministre de l'intérieur pour pouvoir notamment enquêter et également poursuivre. Il faut sanctionner de

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façon extrêmement forte ceux qui sont dépositaires de la force publique et qui l'utiliseraient, non pas pour nous protéger mais dans des attitudes qui dépassent leur pouvoir. C'est important pour moi qu'il y ait ce contrôle. Ça passe également par la formation par la formation des policiers qui doit intégrer tous ces éléments-là. J'ai mis en place une police municipale à Paris et cette dernière, j'ai créé une école. Dans cette école, il y a quatre sujets que j'ai mis comme étant des formations obligatoires pour les policiers

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municipaux, la lutte contre l'homophobie et les lgbtphobies la lutte contre l'antisémitisme, le racisme et le sexisme le harcèlement de rue. Sur ces sujets, je souhaite que les forces de l'ordre aient une formation pour comprendre la sensibilité de la population et ce qui se joue. Dans des situations où on est victime de discrimination, de violences, se retrouver en situation de justifier et d'être soi-même la personne qui apporte la preuve qu'il n'a pas fauté. C'est très important, je tiens à le dire

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ces phénomènes scandaleux, que je désapprouve, ce n'est pas la façon la plus générale d'exercer de la police. - Phénomène ponctuel ou la police est devenue plus violente ? - Il y a des phénomènes ponctuels médiatisés, connus, qui empêchent... Qu'ils soient cachés sous un voile pudique... Je pense sincèrement, pour avoir souvent les policiers dans des situations extrêmement difficiles dans des situations où ils nous protègent, vous dire qu'on a aussi

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une police républicaine, il faut cultiver cette idée de police républicaine et faire en sorte que le rapport entre la police et la population ne soit pas un rapport de défiance. C'est très important si nous voulons vivre dans un pays en sécurité, en paix avec une autorité qui s'exerce, il faut rétablir ce rapport. - Une question posée par vidéo, par Rosie depuis les territoires ultramarins. - Bonjour, je suis Rosie, j'ai 20 ans

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ma question est la suivante : les territoires d'Outre-Mer font face à un contexte social souvent difficile, accentué par la crise sanitaire. Mon expérience m'a permis de me rendre utile mais aussi d'acquérir des compétences pour mon insertion professionnelle. Qu'allez-vous faire pour l'engagement de la jeunesse et son insertion ? Comptez-vous développer le service civique pour qu'il soit accessible pour tous, notamment en Outre-Mer ? - On entendait les grillons ça faisait du bien ! Oui, sur le service civique il faut vraiment l'accroître, le déployer et que ça ne soit pas quelque chose qui, dans le parcours d'un jeune, soit regardé après sur le

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cv comme : oui, ok, il ne savait pas ce qu'il voulait faire, il a pris un an. Je veux que l'image du service civique relève de l'engagement qu'on valide les connaissances acquises durant le service civique comme en Allemagne. Là-bas, le service civique est totalement intégré. Il n'est pas obligatoire, il est volontaire mais c'est un élément du parcours qui est valorisé et qui donne aux jeunes, comme dans ceux que nous avons en France... Mais il faut beaucoup plus les développer et qu'ils aient un lien avec, après

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l'obtention d'un diplôme. Ce qui ne va pas, c'est juxtaposer ces périodes-là qui donnent une idée de ce que le jeune recherche une idée au jeune de ce qu'il veut faire dans la vie, mais en fait ça sert souvent très peu directement à l'obtention d'un diplôme. Quand je parlais de la généralisation des formations en alternance, dans mon idée, on doit reconnaître qu'on apprend par l'école, par les apprentissages de connaissances théoriques mais plus on va avancer, plus vous allez avancer, plus il faudra reconnaître les acquis de l'expérience, les acquis de la

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formation par le projet et le travail. - Une dernière question d'Inès. - Bonsoir, bonsoir à tous. Est-ce que le fait... Ma question est la suivante : le fait d'être une femme est selon vous une force ou un frein en politique ? La France n'a jamais eu une femme présidente et le président actuel est un homme, avec la guerre possible entre l'Ukraine et la Russie, est-ce qu'une femme peut être à la hauteur en temps de guerre ? - Je vous assure... C'est une force d'être une femme car finalement, comme on ne nous donne pas quitus

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d'être compétente, d'avoir de l'autorité, d'être capable de ceci ou cela, quand on montre qu'on est capable, c'est qu'on a engrangé tellement de force et d'expérience, on est très forte. Je suis solide, très, très solide, sinon, je ne serais pas là. C'est une chose... Les femmes, les filles qui êtes-là même si ce n'est pas la même situation que celles de ma génération. Oui, c'est une force.. . Est-ce que c'est difficile dans le monde politique ? Oui car le monde politico-médiatique est

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l'univers où la misogynie, la moquerie vis-à-vis des femmes sont les plus généralisées. Alors, sans complexe ! Il m'a été posé une question la semaine dernière sur un plateau: quand même votre mari, vos enfants, ils ne vous demandent pas d'arrêter quand même ? Cette question serait posée à un homme, en 2022, on poserait cette question, dans un autre pays démocratique, civilisé, évolué ouvert ? Non. On est très en retard. Du point de vue des citoyens y a-t-il une confiance en les femmes et leur solidité ? Oui.

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Là où ça ne marche pas, ce sont dans les élites. Je pense que oui, on a besoin aujourd'hui, de femmes au pouvoir. On a besoin de femmes au pouvoir parce que je crois que nous avons engrangé tellement tellement de force, de connaissances, de capacités à créer du compromis, à créer du projet, à prendre en considération de la question des générations futures. Comment cette question arrive dans le débat politique ? Par les femmes. Comment arrive la question de l'écologie ? Par les femmes. C'est tellement dur un parcours... Je l'ai choisi, je ne me plains pas du tout, je suis heureuse de ma vie. C'est tellement dur d'arriver à s'imposer non pas par la force, mais par la compétence, dans ce monde-là que dans un poste à responsabilité, où on en vise un autre à l'Elysée, tant qu'à y être, ça doit servir. - On est en période de conflit... - Je pense que donner à cette

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question-là l'idée qu'elle puisse être réelle, c'est un vrai problème. Vous vous rendez compte. Est-ce qu'on a posé durant les 16 années de Merkel au pouvoir la question de pouvoir faire face à des conflits majeurs ? Moi, maire de Paris, on s'est dit : c'est une femme, c'est fragile ...elle va s'effondrer. Donc s'il vous plaît, n'entérinez pas ce type d'idées. Soyez libre dans vos têtes. Vous, les filles, les garçons. Mais les filles, vous devez vous libérer de tous ces machins qu'on a voulus

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vous mettre sur la tête: ne te montre pas trop, ne fais pas ça, pas ci. Libérez-vous de tout ce qui essaie de prendre le pouvoir sur votre cerveau. Votez. Pour une femme, ça changera et plutôt de gauche, c'est encore mieux !

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- Merci Anne Hidalgo. - Merci beaucoup. - Je vous demande de rester en place, on a pris du retard, on enchaîne très vite avec la prochaine candidate, merci beaucoup Anne Hidalgo. On vous raccompagne.

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Post-traitement : OggiWan