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InterviewMathilde Panot· 19 octobre 2025 37 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesJusticeÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Budget Lecornu : nous ne laisserons rien passer !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous serez mardi matin dans le 16e arrondissement pour soutenir l'ancien président de la République ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez de cet appel lancé par deux de ses fils à venir le soutenir ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy qui s'est confié à la tribune dimanche. "Je n'ai pas peur de la prison, dit-il. Je garderai la tête haute." Est-ce que vous lui reconnaissez une certaine forme de combativité ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez de cette défense selon laquelle il a été condamné sur une hypothèse ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous reconnaissez que Nicolas Sarkozy reste présumé innocent puisqu'il a fait appel ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez de la charge de Sarkozy contre les juges selon laquelle il y aurait des juges politiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Mathilde PanotFait
    « Certainement pas. Je serai moi-même à l'assemblée notamment à la conférence des présidents et en réunion de groupes parlementaires »
  • 5:00Mathilde PanotFait
    « la justice a rendu son verdict et que là encore, il y a eu de nombreux faits qui ont été donnés euh lors de ce procès »
  • 7:00Mathilde PanotFait
    « il fera appel. Mais en attendant lait app. Oui, mais il fait appel. Il n'y a aucun souci. »
  • 8:30Mathilde PanotFait
    « il peut y avoir et nous l'avons dénoncé à de nombreuses reprises, une instrumentalisation à la fois de la police et de la justice par un pouvoir politique »
  • 13:00Mathilde PanotChiffre
    « le décalage dans le temps de la réforme des retraites, ce faux arrêt de la réforme des retraites coûtera à 17 millions de retraités le fait de voir leur pension baisser »
  • 15:00Mathilde PanotFait
    « nous avons une augmentation du taux de pauvreté dans ce pays qui est insupportable »
  • 17:00Mathilde PanotChiffre
    « les 500 plus grandes fortunes de ce pays ont vu leur patrimoine doublé depuis 2017 »
  • 19:00Mathilde PanotChiffre
    « dans la campagne présidentielle, nous avions nous proposé une taxation sur les superhéritages en disant au-delà de 12 millions »
  • 27:00Mathilde PanotChiffre
    « 2017, il y avait 8 députés d'extrême droite dans ce pays. Ensuite 2022, il y a eu 89 députés d'extrême droite à l'Assemblée nationale. 2024, il y en avait 142 »
  • 35:00Mathilde PanotFait
    « Sébastien Lecornu est l'incarnation de la complicité de la France avec le génocide »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Notre invité ce matin, c'est Mathilde Panot. Bonjour Mathilde Panot, présidente du groupe de la France insoumise à l'Assemblée nationale. À mes côtés, pour vous interroger ce matin, Anne Sora Dubois, éditorialiste politique BFM TV et Lucy Robkin, directrice des rédactions de la tribune.

Bonjour. Bonjour Lucy. Alors on va bien sûr évoquer la question du budget.

Première discussion demain en commission à l'Assemblée nationale. Mais d'abord ce qui va être aussi l'un des faits de la semaine puisque mardi matin, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy va être incarcéré à la prison de la santé. Alors, est-ce que vous serez mardi matin dans le 16e arrondissement pour soutenir l'ancien président de la République ?

C'est un appel qui a été lancé par ses fils qui appellent à venir le soutenir. Certainement pas. Je serai moi-même à l'assemblée notamment à la conférence des présidents et en réunion de groupes parlementaires et je veux dire que je trouve ça particulièrement indécent de voir celles et ceux qui ne cessent de hurler au laxisme de la justice ne pas accepter une décision de justice qui concerne effectivement un ancien président de la République avec des faits et je sais que ça a été suivi sur cette antenne qui sont à la fois avérés et graves et donc je crois que c'est un signe que et bien dans notre pays la justice doit faire son travail que les gens soient puissants ou faibles et ceux qui font la différence entre les deux sont je crois extrêmement indigne à ce moment.

Qu'est-ce que vous pensez de cet appel lancé par deux de ses fils à venir le soutenir ? Ils disent que c'est pas une remise en cause de la justice, que c'est pas une vengeance, que c'est une façon pour ceux qui l'ont soutenu justement de de venir l'accompagner. Et bien, ils peuvent l'accompagner en privé mais ils n'ont pas appelé à un rassemblement.

Encore une fois, je le redis, je crois que c'est indécent dans la période et d'autant plus vu les discours politiques qui sont toujours tenus par la droite, l'extrême droite qui ne cesse d'appeler à plus de fermeté mais lorsque là cela les concerne eux-mêmes, que ce soit Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen, et bien d'un coup trouve ça absolument scandaleux qu'il y ait de la fermeté de la part de la justice. Lucy Nicolas Sarkozy qui s'est confié à la tribune dimanche. Oui, il s'exprime ce matin dans les colonnes de la tribune dimanche. "Je n'ai pas peur de la prison, dit-il.

Je garderai la tête haute. Alors, vous n'êtes évidemment pas proche de Nicolas Sarkozi, mais est-ce que vous lui reconnaissez une certaine forme de combativité ? Non, je ne lui reconnais rien.

Je veux je veux redire que les faits sur lequels il est aujourd'hui condamné sont des faits extrêmement graves. Sont des faits dans lequels il y a eu des morts dans un acte terroriste, je le rappelle, avec de l'argent. Donc donc nous sommes sur des faits qui sont d'une forme d'une forte gravité et tant mieux si euh il ira euh en prison avec euh combativité, mais il n'empêche qu'il va en prison et que je crois que c'est important que euh ces faits aient aujourd'hui été jugé.

Lui, il dit qu'il a été condamné sur une hypothèse. Qu'est-ce que vous pensez de cette défense ? Eh bien, je crois que la justice a rendu son verdict et que là encore, il y a eu de nombreux faits qui ont été donnés euh lors de ce procès, que par ailleurs, Nicolas SarkoZi n'est pas euh condamné dans un seul procès.

Il a d'ors et déjà été euh condamné. Il y a d'autres procès qui sont en cours et je crois que c'est important que y compris un ancien président de la République puisse être jugé non pas sur des hypothèses mais sur des faits. Est-ce que vous reconnaissez que, excusez-moi, que Nicolas Sarkozy reste présumé innocent puisqu'il a fait appel ?

Et bien, il fera appel. Mais en attendant lait app. Oui, mais il fait appel.

Il n'y a aucun souci. Mais le cours de la justice suivra son cours. Mais en attendant, la décision qui a été prise, c'est qu'il soit en prison en attendant son appel et donc il restera en prison tant que l'appel ne sera pas fait.

Vous ça ne vous choque pas que Nicolas Sarkozy ou tout autre justiciable qui est donc présumé innocent aux yeux de la justice comme il n'a pas fait appel aille déjà purger une partie de sa peine en prison alors qu'il est présumé innocent. Nicolas Sarkozy ou un autre justiciaire. Écoutez, à ce moment-là, discutons de ce qu'il y a dans la justice.

Nous nous avons un programme justice que chacun peut regarder et examiner, mais je le redis, il n'est pas possible que parce que il est ancien président de la République, il puisse y avoir des traitements de faveur. Et donc, je le redis, la justice a fait son travail. Maintenant, il s'agit que la procédure suive son cours jusqu'au bout.

Mais encore une fois, je trouve ça particulièrement indigne que ces mêmes gens qui ne cessent d'appeler à la fermeté contre tout le monde dans ce pays et bien se lament propre cas personnel. Ce qu'on évoquait, c'est la question de l'exécution provisoire. Vous seriez favorable à la remettre en cause ?

Mais nous nous l'avons déjà dit, nous ne sommes pas favorables à l'exécution provisoire parce que nous voulons que il puisse aller au bout du procès, aller jusque au bout des appels pour pouvoir ensuite avoir une condamnation définitive. Mais je vais vous dire si c'est comme demain si vous êtes majoritaire à l'assemblée non mais juste demain si vous êtes majoritaire à l'Assemblée nationale ou si Jean-Luc Mélenchon est président de la République, vous supprimerez l'exécution provisoire. Demain, si nous sommes majoritaires à l'Assemblée nationale, nous commencerons par donner des moyens à la justice.

Nous commencerons à redonner des moyens à la police judiciaire pour pouvoir faire son travail correctement et nous poserons effectivement la question de l'exécution provisoire. Mais je vais vous dire parce que cette question s'est déjà posée à l'Assemblée nationale. Elle s'est posée avec la niche de l'UDR, vous savez les alliés siotistes du RN qui le posait uniquement sur le cas de madame Le Pen.

Nous avons voté contre. Nous ne sommes pas d'accord pour qu'on change les règles selon ce qui arrive à tel ou tel puissant qui ont détourné de l'argent public, ce qui est reproché à Madame Le Pen. Donc je vais vous dire pourquoi est-ce que Madame Le Pen et ses amis veulent autant une dissolution ces ces dans ces derniers temps.

C'est parce qu'ils espèrent ainsi majoritaires à l'Assemblée nationale et ainsi voter une loi d'amnestie pour madame Le Pen. Donc ces gens-là ne sont intéressés que par leurs petits intérêts personnels et nous nous voulons défendre les intérêts du peuple et notamment le fait que la justice et les moyens de mener son travail. Il y a eu un élément autour de ce procès de Nicolas Sarkozy qui a été très médiatiquement repris, c'est la charge de l'ancien président de la République contre les juges avec l'idée selon laquelle il y aurait des juges qui seraient politisés ou en tout cas qui auraient dans leur les jugements qu'ils rendent des colorations politiques.

Est-ce que vous avez compris cette charge ? Est-ce que vous la reprenez à votre compte ? Est-ce que oui ou non il y a des juges en France qui sont politiques ?

Alors euh je ne suis pas d'accord avec le fait. Il y a évidemment il peut y avoir et nous l'avons dénoncé à de nombreuses reprises, une instrumentalisation à la fois de la police et de la justice par un pouvoir politique. Cela arrive, c'est ce qu'on appelle par exemple l'offert. dans ce cadre-là, ce n'est pas du tout ce que nous voyons.

Et je veux dire que les propos de Nicolas Sarkozi reprennent ceux qui avaient été tenus par exemple, et moi je suis fier que mon mouvement politique n'ait jamais participé à cela qui avait été tenu par les syndicats de police qui je le rappelle à l'époque manifesté devant l'Assemblée nationale avec l'ensemble du spectre politique qui avait expliqué que le problème de ce pays c'était la justice au moment où l'Assemblée était justement en train de débattre sur un texte sur la justice. Nous ne sommes pas d'accord avec le fait que on remette en cause ainsi la l'impartialité, la neutralité de la justice. Et donc la question qui est posée, c'est comment est-ce qu'on renforce justement les juges menacés ?

Vous l'avez vu ? Mais oui, mais bien sûr. Mais vous avez des juges menacés à la fois dans le cadre du procès de Nicolas Sarkozy, dans le cas aussi, je le rappelle, du procès de Madame Le Pen qui montre bien que ces gens-là sont antirépublicains.

Voilà ce qui se passe. Et donc nous, nous voulons à la fois renforcer les moyens et renforcer l'impartialité la Donc il faut pas menacer évidemment les juges et il faut pas menacer la police. Mais qu'est-ce que vous voulez ?

Non non, c'est une question. C'est c'est une question. Et qui a menacé la police ?

On se rappelle d'une séquence forte de Jean-Luc Mélenchon devant le siège qui avait dit "La République, c'est moi". Et certains policiers avaient dit "C'est était une remise en cause de notre autorité". Non mais d'accord mais est-ce que est-ce que quelqu'un a menacé de mort des policiers chez nous ?

Non. Voilà, donc j'aimerais j'aimerais juste qu'on remette les choses à leur place. Ensuite, nous il y a des faits qui est que nous nous critiquons le fait que la police n'est plus un service public au service de la population et que la police avec des actes de certains qui restent impunis, notamment le fait que la France soit championne d'Europe du nombre de morts pour refus d'obtempérer et par arme à feu et bien soit un problème de police républicaine.

Cela n'a rien à voir avec le fait de menacement juste pour vous aujourd'hui la police n'est plus républicaine. Je crois que quand il y a une impunité policière, il y a un problème sur le fait que la police soit républicaine. Effectivement, je ne dis pas que la police dans son ensemble n'est plus républicaine.

Je dis que nous avons un problème de règles et que ces règles notamment sur les refus d'obtempéré pour parler de cela quand vous regardez que il y a eu un mort pour refus d'obtempéré en 10 ans en Allemagne et que vous vous retrouvez en France avec 13 morts en 18 mois de refus d'obtempéré oui je crois qu'il y a un problème de règle et c'est pourquoi nous demandons l'abrogation de la loi 15 caseu qui est la loi que nous appelons permis de tuer. Madame Pano, venons-en donc à la question du budget des retraites et notamment cette interview ce matin chez nos confrères du Parisien de la porte-parole du gouvernement Brégon qui dit "Il n'y a ni entourloupe ni plan cachés que ce soit sur le budget, les retraites, les engagements pris seront tenus." Pourquoi ne pas la croire ?

Bah je ne la crois absolument pas parce qu'il faut comprendre l'arnaque de la grande victoire du Parti socialiste comme il le dit. Pourquoi ? Alors, d'abord, nous ne parlons pas d'une suspension, mais d'un décalage dans le temps qui ne remet pas en cause la retraite à 64 ans.

Il y a deux issues possibles au budget. Je vais je vais essayer de pas être trop technique pour que les gens comprennent, mais vous savez, un budget va passer entre les deux chambres, entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Ensuite, il y a une commission mixe paritaire, sep députés, sep sénateurs dans lequel ce sont les Macronistes et la droite qui sont majoritaires.

Ils en ont 8 sur 14 et donc qui pourront remagner le budget comme ils veulent. Et ensuite cela passe soit en dernière lecture à l'Assemblée, soit cela va entre le Sénat et l'Assemblée. Ce qui veut dire deux choses.

Il y a deux issues possibles. La première, c'est un vote du budget de la sécurité sociale avec un amendement de décalage dans le temps de la réforme de la retraite. Mais cela veut dire alors il faut que non du décalage de l'âge, je vais expliquer parce que si on était suspension, je vais expliquer ça tout de suite.

C'est décalé de 2 ans. C'est quand même considéré. Si c'était une suspension, alors tout le monde resterait à 62 ans et 9 mois de retraite.

Alors que là, le décalage dans le temps, on arrivera quand même à la retraite à 64 ans. C'est-à-dire qu'on décale juste le calendrier. Ça sera tranché style dans la campagne présidentielle à venir.

Allez-y. Deè hypothèse, je vous explique. Première hypothèse, le budget de la sécurité sociale est voté.

Mais cela veut dire alors qu'il faut que il y ait une grande coalition du Parti socialiste jusqu'à la droite en passant par les Macronistes qui accepte un budget avec le musée des horaires sociales puisque il y a à la fois les 17 millions de retraités qui vont voir leurs pensions baisser. Vous avez les 13 millions de personnes qui ont des maladies chroniques non sous-indexées pendant 4 ans. Des maladies chroniques qui vont devoir être taxées jusqu'à hauteur de 850 € par par an et toutes ces horreurs qui sont dans le budget.

Donc ça c'est la première chose, mais ça veut dire que le PS accepte cela. 2e hypothèse, à ce moment-là, on dépasse les 50 jours qui sont fixés dans le cadre de la Constitution sur le budget de la sécurité sociale et à ce moment-là, le budget passe par ordonnance. Je vais insister sur un point.

Il y a une autre option madame, c'est une que le gouvernement instaure une lettre rectificative pour instaurer la réforme des retraites dans le sur la question de la de des ordonnances, euh la porte-parole a répondu ce matin, on ira au vote. Elle a dit on ira au vote. Et bien et bien à ce moment-là, le Parti socialiste devrait voter pour ou s'abstenir, donc être dans la majorité sur la question du budget de la sécurité sociale.

Donc accepter toutes les orurs qui sont Attendez, attendez juste, je veux terminer pour que tout le monde comprenne. Donc soit grande coalition pour voter un budget de sécurité sociale qui enlève 7 milliards à la santé et 13 milliards à la sécurité sociale, soit ordonnance et sur les ordonnances. Effectivement, le ministre des relations avec le Parlement a été très clair mardi en cas d'ordonnance puisque nous avons posé la question, ce serait le texte initial qui serait passé en force.

C'est-à-dire que les discussions à l'Assemblée n'auront aucune incidence dessus. Alors, vous avez raison, il y a la possibilité euh d'une lettre rectificative qui est demandée par le constitutionnaliste Benjamin Morel sur lequel euh le président Éric Coel a appuyé qui ferait que ça rentre dans le texte initial, mais pour l'instant, ce n'est pas le cas. Et donc du coup, le plus probable c'est que soit il y ait un budget avec toutes les horreurs qu'il y a actuellement contre le peuple et un décalage du temps, voire même le plus probable, c'est qu'il n'y ait rien du tout, c'est-à-dire seulement les horreurs et même pas de décalage dans le temps.

Anne, avant ça, il y a quand même des possibilités de discussion. Il y a un article que vous aborez à la France insoumise qui disparaît, en tout cas qui sera pas utilisé, c'est la promesse à ce stade. Pas d'utilisation du 493.

Est-ce que c'est pas l'occasion enfin de se saisir du budget sans avoir cette sanction potentielle ? Et c'est quoi la stratégie que vous avez choisi ? Est-ce que c'est des milliers d'amendements ?

Est-ce que c'est la chaise vide parce que vous considérez qu'on va dans le mur et que ça sert à rien d'en parler ? Qu'est-ce que la France insoumise a arrêté comme position ? Alors la première chose c'est que monsieur le cornu est un 493 à lu tout seul.

Je rappelle que si nous laissions l'Assemblée nationale voter comme nous avions essayé de le faire l'année dernière sur l'abrogation de la réforme de la retraite à 64 ans, alors la réforme aurait d'ors et déjà été abrogée. Donc le fait qu'il refuse que nous allions au vote sur cette question montre que monsieur le cornu à lui-même est un 493. C'est la fin.

Vous pourriez proposer l'abrogation mais on l'a proposé l'année dernière monsieur Dar. Oui mais là vous pourriez mais non mais je dire dans le débat budgétaire vous pourriez à nouveau le proposer. Mais non parce qu'il y a quelque chose qui s'appelle l'article 40.

L'article 40 nous empêche d'engager des dépenses supplémentaires. Et le problème dans la le budget, c'est la structure qui a été donnée au budget, c'est-à-dire le fait que on continue à ne pas faire contribuer les plus riches. Je dis juste dans le projet le corn, les plus riches cotisent enfin vont contribuer deux fois moins que ce qu'ils avaient contribué dans le gouvernement de monsieur Barnier puis monsieur Baou. sont 4 milliards d'impôts en plus quand même deux fois moins.

Ça veut dire que enfin c'est c'est quel à hauteur de ce qui a été demandé notamment la taxe du retour de l'impôt de solidarité sur la fortune c'est indécent. Donc vous dialoguez pas, mais nous nous allons faire notre travail parlementaire, ce que nous avons fait à chaque fois, c'est-à-dire que nous allons siéger, que nous allons euh présenter ce qui nous s'enmettre les bonnes options pour le pays, c'est-à-dire augmenter les recettes de l'État pour pouvoir dépenser plus dans la santé, dans l'éducation, dans les besoins écologiques. Vous avez déjà les tiègees du nombre d'amendements que vous pourriez déposer ?

Ben, nous avons essayé de déposer un nombre d'amendements qui permettent de tenir le temps de la discussion, c'est-à-dire que ensuite on ne passe pas par ordonnance. Mais il se trouve que il se trouve que alors ça c'est des objectifs cibles qui ont été donnés par le président de la commission des finances et que nous avons respecté. Mais il se trouve que savez-vous qui a déposé le plus d'amendements ? ce sont les macronistes et la droite et donc c'est probablement eux qui feront que nous n'ont pas le temps d'aller au bout du budget et qu'au bout de 70 jours, je ne sais pas, j'ai pas le chiffre en tête mais nous avons respecté la cible qui était donnée par taille de groupe et que ce sont probablement eux qui forceront à aller aux ordonnances et c'est-à-dire au budget tel qu'il était initialement.

Pas de taxation sur les superhéritages. C'était une idée qu'avait mise sur la table la présidente de l'Assemblée nationale Yel Bron Pivet à porte-parole ce matin dont le Parisien dit ça fait pas partie des propositions du gouvernement. Bah à chaque fois queon essaie de faire contribuer les plus riches, de toute façon ce gouvernement euh s'enfuit en courant.

Je veux dire nous sommes dans une situation où les 500 plus grandes fortunes de ce pays ont vu leur patrimoine doublé depuis 2017. Je rappelle qu'en 1996, les 500 plus grandes fortunes de ce pays avaient des fortunes qui représentaient 6 % de la richesse produite chaque année dans ce pays, que aujourd'hui nous sommes à 42 % de ce qui est accaparé par ces plus grandes fortunes et que il s'agit maintenant de mettre fin au séparatisme fiscal des riches qui ne veulent plus contribuer. Je rappelle juste que dans la campagne présidentielle, nous avions nous proposé une taxation sur les superhéritages en disant au-delà de 12 millions, ce qui ne concerne pas la plupart des gens, au-delà de 12 millions, nous prenons tout.

Ça permettait de mettre 10 milliards d'euros. Très élevé 12 millions d'euros, on a l'impression que même chez LFI, il y a quelques scrupules les grands héritages. Est-ce que vous avez peur de fâcher vos électeurs ?

Finalement, cette bar est très vous savez, nos électeurs et nos électrices n'ont absolument pas ces héritages et il se trouve que les héritages sont aujourd'hui un des facteurs principau des inégalités dans notre pays. 12 millions c'est très élevé. Donc nous nous sommes d'accord puisque vous semblez d'accord sur ce sur ce plateau, nous sommes d'accord pour descendre ce chiffre mais cela vient ensuite dans la discussion parlementaire.

C'est une proposition que nous avons mis sur la table et nous sommes d'accord après pour la revoir, pour la baisser en tout cas pour faire en sorte que c'est quoi le bon niveau ? On arrête deel héritage être surtax. Ben c'est une question qu'on peut poser.

Moi je vous dis ce qui était dans notre programme jusqu'à on peut le baisser mais je vais vous dire comprenez l'indessence que c'est pour les gens. Vous allez proposer cette dans la discussion budgétaire là sur les Oui, ça fait partie de notre programme depuis longtemps. Euh je vais vous dire la l'indence pour les gens que c'est d'avoir vu depuis plus d'un mois sur la question de la taxe duman sur tous les plateaux euh les éditorialistes, les journalistes, le MEDDEF qui essayent de nous faire pleurer sur le sort des plus riches lorsqu'on pensait juste faire un impôt plancher à 2 % qui ferait que les plus riches de ce pays continueraient de s'enrichir dans ce pays.

Où sont les journalistes, les éditorialistes et les autres ? Lorsque l'on parle d'enlever 50 € par mois à des apprentis avec le budget qui est proposé, lorsqu'on propose d'enlever 100 à 200 € par an au retraités avec la non indexation des pensions, lorsqu'on enlève 150 € à ceux qui touchent les APL, lorsqu'on enlève 850 € par an, onir vous dites les journalistes, c'est bien prévu dans cette intera qu'on en parle plus parce que enfin comprenez que en terme d'effort qui est demandé aux gens, on demande prendre des efforts absolument insupportables à des gens qui n'en peuvent déjà plus. Nous avons une augmentation du taux de pauvreté dans ce pays qui est insupportable.

Madame P, vous nous direz dans un instant effectivement sur cette question de la réforme des retraites néanmoins si vous voterez l'amendement ou non et quelles conséquences sur l'avenir de la gauche. On se retrouve dans quelques secondes sur BFM TV. Mathilde Pan.

On évoquait la la question de la réforme des retraites. Question très simple. Est-ce que vous voterez vous oui ou non la suspension de la réforme des retraites ?

Alors, ce n'est pas une suspension, c'est un décalage dans le temps. Et ça a une importance, monsieur Darré, parce que du coup, je ne sais pas quel sera l'amendement, mais si l'amendement dit "On décale le calendrier pour arriver à la retraite à 64 ans," ce qui veut dire que vous avalez en même temps la retraite à 64 ans, nous aurons une difficulté pour voter cet amendement. Donc, vous ne voteriez pas cet amendement.

Bah, on va voir comment il est rédigé. Mais si c'est rédigé comme ça, vous comprenez que c'est difficile pour nous qui demandons l'abrogation de la réforme des retraites au côté euh des millions de personnes qui se sont mobilisées contre cette réforme qui a été passée en force de d'acter que nous sommes pour la retraite à quand même un effort majeur. On décale cette réforme de 2 ans, ça va coûter 13 milliards d'euros à l'État à l'horizon 2027.

Pourquoi vous vous ne reconnaissez pas votre victoire finalement ? Mais parce que nous ne voulons pas le décalage de la réforme des retraites, nous voulons l'abrogation. Et je le redis, si on laissait l'Assemblée nationale voter, alors il y aurait d'ors et déjà une abrogation de la retraite à 64 ans.

Et j'insiste sur un point pour que tout le monde comprenne. Le décalage dans le temps de la réforme des retraites, ce faux arrêt de la réforme des retraites coûtera à 17 millions de retraités le fait de voir leur pension baisser alors que nous avons un nombre de retraités très pauvres dans ce pays et que cela va encore augmenter et surtout ça coûtera une conférence qui a été annoncée par monsieur le Cor dont je suis étonnée qu'on ne parle pas qui selon monsieur le Cornu lui-même pourrait donner lieu à la retraite à point qui avait d'ors et déjà été battue par des mobilisations en 2019. La retraite à point pour que tout le monde comprenne c'est la tombola.

Vous cumulez des points tout au long de votre carrière et puis à la fin vous ne savez pas quel sera vous ne savez pas quelle sera la valeur du point qui a déjà été tentée en 2019 qui a été battu gr à la discuter pourquoi pas de la réforme par capitalisation dit le nouveau ministre exctement et pourquoi pas la retraite par capitalisation vous comprenez que ça fait quand même beaucoup à avaler et que encore une fois la macronie a été battue trois fois dans les urnes. Ce n'est plus le centre politique. Nous n'avons pas été élus pour avoir quelques miettes d'un camp qui est en déroute.

Nous avons été élus pour être en rupture avec la Macronie. Donc nous nous restons fidèles au mandat qui nous a été donné par les il y a quelques députés macronis qui sont presque comme vous. Ils veulent pas voter hein la Oui, ils veulent pas voter l'amendement de suspension parce que on leur a demandé de porter cette réforme aujourd'hui.

Ils considèrent que c'est de la schizophrénie de l'envoyer balader. Vous avez quelque chose à leur dire ? Mais justement, c'est ça confirme exactement ce que je vous disais tout à l'heure, c'est-à-dire que nous n'avons aucune garantie que cet amendement sera dans le budget de la sécurité sociale et nous avons même beaucoup de garanties sur le fait que si ça passe par ordonnance, il n'y aura rien sur la réforme des retraites.

Donc en fait, le Parti socialiste n'a rien obtenu. Et il faut se rappeler sur le principe, ils ont quand même obtenu la suspension du décalage de l'âge tel qu'il était prévu dans la réforme initiale. Pourquoi est-ce que parce que avec vous, vous n'aviez rien obtenu du tout.

C'est quand même mieux que rien ce qu'obtenu le PS. Pourquoi vous leur donnez pas ce pointl ? Mais parce que nous nous voulons un changement de politique.

Et celui qui est aujourd'hui responsable du et de l'enasse politique dans lequel nous sommes, c'est Emmanuel Macron dont nous demandons son départ. Je vais vous dire, on nous a déjà fait ce petit numéro de il vaut mieux un petit pas que rien du tout. Ça s'appelait le conclave sur les retraites.

Qu'est-ce que ça a donné ? Rien du tout. Ça s'appelait soi-disant les grandes victoires dans le budget Bairou qui avait été obtenu.

Rappelez-vous les 4000 postes de professeurs supprimés qui sont supprimés dans ce même budget. En attendant que vous soyez Non, il ne vaut pas mieux rien. Il faut revenir à la démocratie.

Normalement les institutions doivent refléter la volonté générale. Emmanuel Macron ne reflète plus rien. La question est pourquoi reste-t-il ?

Il faut revenir devant les Vous avez déposé une nouvelle demande de destitution. Tout à fait. Nous avons déposé une nouvelle motion de destitution.

Combien de signatures à ce jour ? Bien. Nous sommes encore en train de les collecter donc nous allons la déposer là.

Nous avions l'année dernière 71 parlementaires qui l'avaient signé, la dernière fois 104 parlementaire qui l'avait signé. C'est encore une fois l'extrême droite qui pour la deuxième fois est venue au secours d'Emmanuel Macron en refusant que cette motion d'institution soit examinée et voté. Oui.

Donc ils l'ont refusé de pouvoir faire en sorte qu'on y arrive et donc nous continuerons à dire que la seule issue c'est le départ du président de la Républi. Cette motion de destinition à un moment elle peut elle va passer. Et vous savez, moi je suis une responsable politique.

Il y a ce qui est possible et il y a ce qui est souhaitable. Je redis qu'il est souhaitable pour le pays que nous ayons une élection présidentielle anticipée jamais senti aussi pour que ce que nous pensions être souhaitable soit possible. Est-ce que vous auriez pensé vous trouver sur la même ligne qu'Edouard Philippe un jour qui juste que c'est je cite la solution la plus digne ?

Mais vous voyez pourquoi Emmanuel Macron est pour nous un cas désespéré. Il exaspère même ses anciens premier ministres et je vais vous dire, j'invite Édouard Philippe et ses députés s'ils sont vraiment cohérents avec ce qu'ils disent sur le départ d'Emmanuel Macron à soit signé ou voter la motion de destitution du président de la République parce que c'est le seul outil dont nous disposons dans la Constitution pour faire partir le président. Vous évoquiez la question des socialistes.

Est-ce que finalement le nouveau patron de la gauche, le nouveau pôle central de la gauche ne s'appelle pas Olivier Fort ? Ben non, je crois pas que ça s'appelle la gauche et je crois qu'il y a un choix très clair qui a été fait par la direction du Parti socialiste de à la fois sauver Macron en sauvant le cornu mais aussi de faire perdre du temps au pays parce que je gauche Olivier for mais je je vais vous dire quand quand vous refusez de censurer un gouvernement macroniste alors que la deuxième ligne de votre programme disait que nous avons tous été élus sur le même programme du nouveau franc populaire qui est celui de rompre avec la politique macroniste. Oui, ils ont fait un choix très clair qui est celle d'une alliance avec les macronismes.

Mais comment vous le qualifiez Olivier Fort aujourd'hui ? Mais je vais vous dire, nous nous je veux je veux expliquer parce que en fait c'est pas une question juste de qualification, je vois bien ce que vous êtes en train de faire. Je veux expliquer pourquoi on a fait nous l'union contrairement à ce qui est dit par jamais été timide dans l'utilisation des mots.

C'est aussi pour ça qu'on vous demande. Oui. Oui.

Mais nous avons nous fait l'union parce que nous pensions qu'il fallait faire l'union du bloc populaire à la fois contre le bloc bourgeois et contre le bloc d'extrême droite avec qui l'affrontement est inéluctable. Ce n'est pas nous qui sommes dans une contradiction. Je veux vous alerter là-dessus.

Nous nous restons fidèles à ce que nous avons toujours dit, c'est-à-dire le programme, rien que le programme, le mandat que nous ont donné les électeurs et les électrices. Mais ceux qui aujourd'hui sont dans une contradiction s'appelle le Parti socialiste qui à chaque fois qu'il y a une secousse, alors que ils se sont fait élireir sur un programme, abandonnent ce même programme et vont sauver le bloc bourgeois, se solidarise avec le bloc bourgeois. Bah je crois que enfin en fait je vais pas utiliser vos mots mais par contre ils trahissent le mandat qui leur a été donné par les électur les électrices.

Ce sont toujours des partenaires politiques pour vous. D'autant plus ça peut toujours être des partenaires politiques. Écoutez, le Olivier Fort a répondu à cette question il y a il y a quelques jours de cela.

Il disait sur un plateau il y aura des candidats socialistes en face des candidats insoumis y compris des députés sortants. Donc la question a déjà eu se pose plus. Est-ce que Est-ce que vous appelez les électeurs de gauche à sanctionner le Parti socialiste aux élections municipales ?

Je dis l'affrontement avec l'extrême droite est inéluctable et que donc nous aurons besoin du plus de monde possible. Donc c'est pourquoi après le vote de la non censure décidé par la direction du Parti socialiste, j'ai appelé à rompre les rangs, à dire "Venez nous aider, continuez sur le programme du nouveau Front populaire et nous pouvons gagner face à l'extrême droite" alors que la Macronie est en train de s'écrouler. Je veux je veux juste vraiment insister dessus.

Il y a une sorte de désespoir qui se répand où on nous explique qu'on y arriverait jamais. On peut y arriver les gens, voilà ce que je suis en train de dire aujourd'hui. On peut y arriver et changer radicalement la politique qui est une politique sur la question de Lucy et des conséquences effectivement électoral de ce vous mettrez donc un candidat LFI en face de chaque candidat socialiste pour les élections.

Mais je viens de vous dire je veux pas je veux pas vous faire inverser la responsabilité. Et je rappelle que c'est nous qui avons fait l'union en 2022 avec la NUPES qui a ensuite été brisé par le Parti socialiste, en 2024 avec le Nouveau Front populaire qui a ensuite été brisé par le Parti socialiste. Et c'est Olivier Fort qui maintenant dit qu'il présentera des candidats en face de tous les candidats insoumis, y compris les députés sortants.

Donc la réponse est dans ce que je viens de vous dire au municipal. Nous resterons fidèles au programme et au mandat qui nous a été donné par des électeurs et des élections. Ça des convictions politiques aux élections municipales, est-ce que vous présenterez des listes de la France insoumise y compris là où il y a un maire ou une maire socialiste sortant ?

Mais nous continuerons sur la même cohérence et je crois que vous pouvez au moins nous reconnaître ça, le mérite de la cohérence. Nous continuerons sur la même cohérence, c'est-à-dire sur le programme et sur le fait que nous ferons des unions et des alliances avec ceux qui sont d'accord avec le programme et qui le respectent. Si jamais à un moment il devait y avoir une dissolution, c'est tout sauf de la politique fiction, euh il y aurait de nouveau pour vous le Front républicain ?

Alors, c'est une bonne question et je pense que ça c'est aussi une des choses qui inquiète énormément vis-à-vis de l'extrême droite, notamment parce que vous avez euh là encore des macronistes qui ont mis par exemple comme ministre de l'intérieur un certain monsieur Rotaillot dont la différence avec l'extrême droite est il est plus là-il. Oui. Non mais enfin vous comprenez que à force de parler et d'agir comme l'extrême droite, à un moment vous banalisez l'extrême droite dans ce pays.

Donc c'est effectivement une question qui se pose, mais moi je crois que nous pouvons refaire ce que nous avons fait dans ce pays en 2024, c'est-à-dire une mobilisation dans les urnes qui est tellement puissante qu'elle submerge à la fois les macronismes dont plus personne ne veut dans le pays, mais qu'elle permet aussi de battre l'extrême droite. Et j'en profite donc pour celles et ceux qui nous écoutent pour leur dire inscrivez-vous sur les listes électorales. Il y a 11 millions de personnes dans ce pays qui sont non inscrites ou mal inscrites et donc qui ne peuvent pas participer à la décision sur notre le front républicain.

Ça veut aussi dire s'il y a un candidat LFI qui doit se désister au profit d'un candidat PS ou l'inverse ou macroniste ou macroniste, c'est quelque chose que vous continuez à appeler de vos vœux au nom du Front Répub. et nous l'avons fait de manière rigoureuse aurait de nouveau par contre celui qui apparemment a passé des coups de fil pour que certains candidats puisse se maintenir en espérant que l'extrême droite puisse prendre Matignon s'appelle Emmanuel Macrait de Je vais vous dire je vais vous dire nous n'avons pas peur du peuple et y compris en cas de dissolution mais nous sommes convaincus et je veux vraiment insister sur ce point que la dissolution n'est pas la solution parce que s'il y a une dissolution pour rien c'est-à-dire que les équilibres sont à peu près les mêmes, alors pendant un an, vous ne pourriez pas dissoudre. Or, il se trouve que s'il y avait une dissolution pour rien, il pourrait avoir une présidentielle anticipée sans pouvoir dissoudre derrière.

Donc ce que nous demandons, c'est une sortie de crise qui passe par une loi spéciale, le vote d'une loi spéciale ensuite le départ du président de la République avec une présidentielle en all assez loin dans les voilà dans les hypothèses. Vous n'avez pas répondu à ma question. Si demain il y a une dissolution, est-ce que il y a désistement du candidat à la France insoumise au profit d'un candidat PS ou d'un candidat macroniste pour faire barrage au rassemblement national ?

Écoutez, nous verrons, mais je ne vois pas pourquoi on changerait de logique. Nous l'avons déjà fait, donc je ne vois pas quel est le la la le problème dans la question. Les choses se sont un peu rafraîchis avec le PS, c'est tout.

Oui. D'accord. Mais nous faisons la différence encore entre un candidat PS et un candidat de l'extrême droite.

Enfin, je crois que ça nous avons été assez clair sur cette questionl et je vais vous dire maintenant l'enjeu c'est de battre l'extrême droit. Et c'est pourquoi je suis autant en colère contre le Parti socialiste parce qu'il mine la capacité de résistance du pays. Il mine la capacité de résistance du pays en faisant continuer une politique dont plus personne ne veut.

Et je vais vous dire tôt ou tard la censure viendra. Monsieur le cornu et son gouvernement ne survivront pas au budget. Donc il nous faut perdre du temps.

Perdre du temps alors qu'il y a des grandes urgences sur la bifurcation écologique et sociale. 15 milli dernière vous disiez qu'il passerait pas la motion de censure, il est toujours là. Oui.

Oui. Mais vous verrez. Vous croyez vraiment qu'avec un gouvernement dont le ministre des solidarités et du travail arrive sur un 20h pour sa première expression publique pour expliquer "Nous ne sommes pas des autistes dans un validisme absolument insupportable avec euh de l'autre côté euh des euh mesures qui sont annoncées qui sont les pires mesures qu'on ait jamais vu dans ce pays.

Vous croyez vraiment qu'ils vont finir longtemps ?" Et bien je crois pas. Le PS déroule le tapis rouge au RN en fait d'une certaine façon.

Moi je vais vous dire, moi tous ceux qui aident les Macronistes et je pense que la Macronie a une responsabilité historique dans la montée de l'extrême droite. Vous n'avez qu'à prendre trois chiffres. 2017, il y avait 8 députés d'extrême droite dans ce pays.

Ensuite 2022, il y a eu 89 députés d'extrême droite à l'Assemblée nationale. 2024, il y en avait 142. Donc la première urgence pour battre l'extrême droite, c'est de tourner la page de la Macronie et non pas de l'aider à survivre comme ça a été fait cette semaine dans la direction du Parti socialiste.

Il y a quelqu'un euh qui a dénoncé votre programme économique en quelque sorte qui était assis à cette place il y a quelques jours avec ma consœur à Pauline de Malerme. C'est le nouveau prix Nobel d'économie, il s'appelle Philippe Agon. Je vous propose d'écouter ce qu'il disait à Pauline de Malerme c'était vendredi.

Je ne veux pas durer. Je ne leur fais pas confiance. Je ne fais pas confiance à ces gens-là pour gérer la France.

Voilà. Donc je ferai tout pour que ça n'arrive pas. Vous ferez tout pour que ça n'arrive pas à tout point de vue, point de vue économique mais aussi pour le reste.

Je suis un économiste parce que j'en veux je ne fais pas confiance à ces gens-là pour diriger la Merci de le dire aussi clairement. C'est vous diriez pareil de LFI et LFI pareil maisf il y a aucun danger qui soit qui soit ministre dans la dans l'immédiat mais c'est pareil je mets les deux sur le même plan. Vous mettes les deux sur le même plan.

Absolument. Quand vous entendez le prix Nobel d'économie française qui explique qu'il met sur le même plan le Rassemblement national et la France insoumise, qu'est-ce que vous lui répondez ? Plutôt que de jeter des arguments à la tête des gens comme il est en train de faire, nous avons fait une proposition à monsieur Agon.

Nous lui avons proposé de venir débattre avec nous sur notre programme économique. Je l'invite à venir débattre avec nous et je le dis d'autant plus que monsieur Aguyon quand même pour que tout le monde le sache et celui qui disait par exemple il y a quelques temps que il était très intéressé par les résultats à la fois économiques et sociaux de monsieur Miley le président argentin. Il se trouve que monsieur Miley est responsable d'avoir jeté 5 millions d'argentins, le président d'extrême droite de l'Argentine, 5 millions d'argentins sous le seuil de pauvreté et que aujourd'hui l'Argentine est tellement en faillite avec la tronçonneuse de monsieur Miley dans les dépenses de l'État qu'il en vient à supplier les États-Unis de pouvoir renflouer les caisses.

Donc je crois que effectivement nous n'avons pas les mêmes modèles mais je l'invite à venir en débattre. Mais Philippe Agon dénonce votre incompéence économique. Il vous soupçonne de vouloir ruiner la France.

Votre crédibilité économique, elle est quand même très faible dans les milieux d'experts d'économistes. Et ben pas du tout. Et c'est d'ailleurs aussi l'objet du débat que nous pourrions avoir avec monsieur Agon.

Je rappelle qu'il y a sep prix Nobel d'économie qui ont soutenu la taxe Zucman. Je rappelle que monsieur Aguyon est celui qui a par exemple initié le programme économique de monsieur Macron et qui continue de le soutenir encore maintenant distance 1000 milliards de dettes et qui fait que aujourd'hui nous avons un budget avec des coupes budgétaires tellement fortes que nous avons un risque de récession de notre économie avec la consommation populaire qui est minée qui est pourtant celle qui est à 53 % à l'origine de la croissance dans notre pays et donc avec un record de défaillance d'entreprise. Donc je crois que c'est plutôt eux qui sont un cas économ plus pour l'éducation et l'innovation.

Et c'est vrai qu'on vous en entend pas beaucoup parler en ce moment. On parle surtout des retraites sur l'éducation. Mais savez-vous que sur l'éducation nous sommes le 59e pays avec le plus de dépenses sur l'éducation, c'est-à-dire 7e puissance économique mais seulement 59e sur les dépenses de l'éducation. de recettes facilement qui avaient tout été effacé par un 493 et cette fois-ci elles seront effacées soit par une commission mixe paritaire soit par des ordonnances comme va le faire le gouvernement.

L'invitation est donc lancée. On accueillera avec plaisir le prix Nobel d'économie face à Jean-Luc Mélenchon, un autre responsable de la France insoumise mais j'ai vu que Jean-Luc Mélenchon effectivement l'avait invité à débattre. Vous avez une vraie passe d'arme cette semaine avec le premier ministre sur la question notamment de Gaza.

Ça a été à l'Assemblée nationale et c'était l'un des moments les plus tendus probablement de la semaine. Anne, c'était un échange très très vif avec le premier ministre à coopération de politique générale. Est-ce que vous pensez-vous est-ce que Sébastien Lecnu vous a accusé de l'avoir lui-même accusé de ça ?

Est-ce que vous pensez-vous que la France est complice d'un génocide à Gaza ? Oui, je crois que euh j'ai dit très clairement et je le redis ici que Sébastien Lecornu est l'incarnation de la complicité de la France avec le génocide. Lorsque vous avez le premier ministre Sébastien Lecendu et l'incarnation dites-vous de la complicité du génocide puisque c'était le ministre des armées qui avait affirmer qu'il n'y avait aucune arme qui était vendue à Israël et que depuis par exemple des confrères de disclose donc des journalistes qui ont fait des enquêtes très précises sur cette question ont montré que la France avait livré un je cite un flux continu d'armes vers Israël notamment des composants de fusils mitrailleurs qui ont été utilisés à Gaza.

Je le répète, Sébastien Lecornu a menti et il aurait dû demander comme le l'exiger la hauteur de l'histoire et du moment historique que nous sommes en train de vivre, décréter un embargo total sur les armes comme d'ailleurs d'autres pays l'ont fait et cela a été cela et bien se battre pour le droit international et refuser d'être oui d'une manière complice du génocide qui pense que c'est très fort ce que vous êtes en train de Oui oui je conscience de ce que de ce que je dis qui est très fort mais je le redis il se trouve que Netaniaou n'aurait pas pu mener les génocides sans l'aide des États-Unis, mais sans aussi une lâcheté et une complicité de l'Union européenne et notamment de beaucoup des pouvoirs notamment de la France qui ont refusé de sanctionner Netaniaou, qui ont refusé l'embargo total sur les armes, qui ont ont refusé de suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et le premier ministre vous l'a rappelé qui a aussi participé à des largages d'aide humanitaire sur Gaza. La France n'avait pas été inactive pour aider les populations palestiniennes et c'était plus que symbolique. Le président de la République a reconnu l'état palestinien.

Monsieur Darré, si la France a reconnu l'état de Palestine qui est la minime des dessences dans le moment politique que nous étions en train de vivre, c'est parce qu'il y a une mobilisation des peuples du monde entier et notamment du peuple français pour dire que nous ne supportons pas de voir le premier génocide filmé en direct de toute l'histoire de l'humanité sans pouvoir agir. Donc la France n'a pas été à la hauteur de l'histoire. La France n'a pas fait ce qu'elle aurait dû faire pour faire respecter le droit international.

Et d'ailleurs, la France est largement absente de ce qui se passe alors que dans l'histoire, la France a été une des grandes actrices pour justement faire reconnaître et respecter les droits internationalement reconnus des Palestiniens. Est-ce que vous diriez quand même cette semaine merci Donald Trump, merci Donald Trump d'avoir permis la libération des otages du Hamas qui sont rentrés donc ces 20 otages cette semaine en Israël ? Non, je ne dis pas merci Donald Trump.

Évidemment, nous nous partageons le soulagement de voir les otages israéliens pouvoir retrouver leur famille. Les prisonniers palestiniens aussi pouvoir retrouver là aussi leurs proches lorsque ils sont encore vivants. Je le dis parce qu'il y a eu des images notamment de de prisonniers qui apprennent que l'ensemble de leur famille a été décimé dans le cadre du génocide.

Donc évidemment, nous partageons leur soulagement mais nous sommes extrêmement inquiets de savoir ce qui va se passer pour la suite. Notamment, vous avez vu que Netaniao a d'ors et déjà brisé le cesser le feu à Gaza avec des morts encore vendredi dernier sur avec des Palestiniens qui ont été tués. briser le cesser le feu aussi au Liban avec des bombardements qui ont lieu au Liban et que dans les deux dernières s'est accusé aussi de règlement de compte contre sa propre population dans la bande d'AGaza.

On le voit ces derniers jours et ces dernières heures dans le dans les deux dernières trêves, c'est Netaniaou qui avait brisé le le cesser le feu et donc nous sommes très inquiets de ce qui va se passer pour la suite et nous redisons qu'il faut la création d'un état de Palestine pour faire en sorte que les droits des Palestiniens soient reconnus et qu'on reconnaisse que l'avenir des Palestiniens appartient à eux et à eux seuls. Pour vous, c'est un problème. On a le sentiment quand vous l'exprimez que celui qui était jusqu'à il y a quelques jours ministre des armées soit désormais à Maton.

Ah, je pense que c'est un problème que celui qui a été membre de tous les gouvernements d'Emmanuel Macron, tous sans aucune exception depuis 8 ans, soit aujourd'hui premier ministre alors que par trois fois dans les yeux, le peuple de France a dit qu'il ne voulait plus de la politique d'Emmanuel Macron. Oui, je pense que c'est un gros problème démocratique. Merci beaucoup Mathilde Pan d'avoir été notre invité.

Merci Anne, merci Lucy. Vous restez bien sûr euh sur BFM TV.