Brunet sans filtre du vendredi 13 mars 2026 - Édition spéciale : Armée, un drone shahed a frappé ...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Magalie Lunel, bonjour. Mes chers amis, bonjour. Cette édition spéciale de LCI consacrée à la guerre continue avec cette épouvantable nouvelle.
Si jamais vous allumez votre télévision maintenant, et bien vous le savez, vous devez le savoir, un soldat français a été tué dans la nuit. C'est un tweet du président de la République qui nous l'a appris aux alentours de 2h du matin. Et bien évidemment, à de très nombreux égards, tout cela change la donne de ce conflit.
En tout cas, côté français, il s'appelait Arnaud Frion, il est mort pour la France. Donc l'adjud chef a été tué hier dans une attaque de drone en Irak près d'Ebill. On voit ici, vous allez le voir après évidemment le portrait du soldat tué, les images de l'attaque de la base.
Il y a par ailleurs six blessés, six soldats français qui sont grièvement blessés. C'est sans aucun doute. Vous l'avez dit Éric, un tournant.
La France à son tour est prise pour cible au Moyen-Orient. Le soldat appartenait au 7e bataillon de chasseur alpin de Vars en IER. Écoutez le chef de ce bataillon.
C'était il y a quelques minutes. Il est mort euh frappé par un par un drone shade sur la sur le sur la position sur laquelle il était. C'est tout simplement de la mission de contre terrorisme.
Donc c'est c'est une mission qui est dans le cadre qui s'inscrit dans le cadre assez historique. Ça remonte à assez loin. C'est c'est la mission inérente résolve là que l'opération inérente Rolve qui était qui avait été organisée dans le cadre de la lutte contre contre Daesh.
Donc c'est une mission qui existe toujours et à laquelle il participait et il faisait donc de la formation de la formation en fait de de de Kurde enfin dans le Kurdistan. Voilà, c'est une donnée très importante, c'est que ce soldat, cette base, ce soldat est mort frappé par un drone shed. Il y a cette dimension là qui est très importante.
Ce n'est pas la haute technologie des missiles iraniens qui l'a touché. C'est un drone à 20000 € dont on vous a tant parlé sur LCI et ça donne une dimension très intéressante encore une fois à cette euh à cette information tragique. Bon, autour de la table qui est là mesdames messieurs le général Dominique Deor, il y a Renault Pila et Isabelle Saporta, il y a Magalie Bartès du service international de DELCI, Bruno Fulini historien auteur de l'Atlas secret du renseignement qui est avec nous.
Merci d'être avec nous. Et puis bien évidemment, vous allez voir dans cette édition spéciale se succéder de très nombreux experts et nous irons nous irons sur le terrain en Irak un peu partout en Iran peut-être sans doute si Gazi c'est avec nous dans les prochaines minutes et dans tout le proche Orient où nos équipes sont en place. Et on va partir en Irak pour commencer parce que l'une de nos journalistes est sur Palace justement pas très loin de la base militaire qui a été touchée à une quarantaine de kilomètres au au sud-ouest d'Herbille.
C'est Liseron Boudoule donc qui est sur place. Liseron, vous avez réussi à vous rapprocher de la base attaquée hier soir, racontez-nous. Je me suis rendue durant la nuit à proximité de cette base qui se trouve dans une zone de campagne près d'un village avec des petites raffineries de pétrole tout autour.
Et quand je suis arrivé, bien, il n'y avait plus de fumée, il n'y avait plus de feu et pas vraiment de présence militaire, si ce n'est un checkpoint avec trois soldats curdes iraquiens qui nous ont dit avec un mouvement de la main passz, passer passer très vite et nous n'avons pas eu l'autorisation de nous arrêter et de tourner cette base. Alors cette base, elle est particulière puisqu'elle abrite à la fois des pêches mergas qui sont des soldats curdes iraakiens et des Français qui étaient là apparemment pour mener une formation antiterroriste auprès de ces pêches merga. Très vite dans la soirée, l'attaque a été revendiquée par une milice chiite iakienne pro Iran, c'est-à-dire soutenue et armée euh par l'Iran.
Il y a beaucoup de milices chiites ici euh dans la région et en Irak plus globalement. Mais jusqu'à présent, elle ciblait surtout les intérêts américains ici, c'est-à-dire euh la base américaine qui est située à côté de l'aéroport d'Herbille et puis euh le consulat américain qui est à l'extérieur euh de la ville. Mais dès hier soir sur les chaînes télégrames groupes chi radicaux et bien euh le message était clair.
La France est désormais ciblée et son armée est qualifiée d'armée d'occupation en Irak. Merci beaucoup Liseron Boudou. Nous allons tout de suite refaire le séquençage heure par heure de cette tragédie.
On est du côté de d'Herbille, hein, vous l'avez compris, une ville moyenne d'Irak. Et alors, ça tombe plutôt étrangement bien puisque nous avons une de nos journalistes qui est avec nous tous les jours, Nivine Potros qui va retracer le film de cet événement, de cette attaque qui est avec nous. Bonjour Nivine et et Nivine Potros, elle sera sur le plateau dans les prochaines minutes parce qu'il se trouve que c'est une chrétienne d'Irak originaire.
Elle est franco-iraguienne et que elle connaît bien cette région de d'Herbil d'où sont originaires ses parents, une bonne partie de sa famille. Voilà, vous viendrez nous rejoindre dans un instant divine, mais en attendant le récit de cette attaque. Alors effectivement, cette attaque, elle a eu lieu hier soir aux alentours de 20h40 heure française 22h heure locale sur la base militaire de Malakara.
Euh vous allez le voir apparaître sur une carte, on est vraiment à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de la ville euh d'Herbille, vraiment dans le nord de l'Irak. Tran se trouve évidemment de l'autre côté de la frontière et selon l'armée euh française et bien c'est un drone iranien de type Shaed qui a frappé la base alors que des soldats français s'y trouvaient en compagnie d'un commando Perche Merga. Sepitaires français sont blessés sur le coup.
L'un d'entre eux va décéder quelques instants plus tard. Arnaud Frion. Ses frères d'armes, il faut le préciser, sont toujours à l'hôpital.
Leur rapatriement se met en place. Leur blessure pourrait être très grave. Tous particip à une mission de la coalisation internationale antijihadiste, inherente Revolt, dirigé par les États-Unis.
Sa mission, c'est de former, d'entraîner des militaires iraakiens et des perchmergas pour lutter contre le terrorisme. Cela fait 10 ans 10 ans que la France participe à cette mission. Mais ce n'est pas pour ça que les soldats français ont été visés.
C'est à cause du déploiement du Charles de Gaul en Méditerranée. C'est ce qu'affirme en tout cas le groupe armé Achab Alkaf qui a revendiqué cette attaque quelques minutes seulement après cette vrappe de drone. Shaed Chap Alcaf en français, c'est le peuple de la caverne.
C'est une milice proiranne qui menace quotidiennement les intérêts occidentaux en Irak. Sur la page télégram, il y a des menaces adressées aux Français, aux Américains présents sur place. Ce cette milice groupe pro iranien a prévenu ce qui s'est passé ces dernières heures n'est que le prélude d'un événement majeur.
Merci beaucoup Nivine Potros, rejoignez-nous. Je me tourne vers un de nos invités, Bruno Fudig. Euh le grand public découvre que chez le voisin de l'Iran, l'Irak qui est pas vraiment historiquement le grand ami de l'Iran, hein, c'est leul moins qu'on puisse dire eh bien à l'intérieur de l'Irak, il y a aujourd'hui des groupuscules pro-iraniens de chiit qui siment la Zizanie, qui sont sans doute on les évoque jamais ceux-là quand on parle des proxy, on parle du Ramas, du Bollar, des outou mais qui qui est des outils pardon mais qui passent beaucoup de temps à agresser C'est les les intérêts occidentaux en Irak.
Oui, l'Irak c'est une mosaïque de peuple et cela ne date pas d'hier. Donc vous avez effectivement des Arabes sunites à peu près au centre mais il y a une minorité chite qui en certains lieux est plutôt majoritaire. Et puis je pense qu'il faut pas perdre de vue la question du Kurdistan parce que c'est de ça dont il est question. au nord de l'Irak, il y a toute une partie euh majoritairement peuplée de Kurde, mais pas exclusivement, qui est [raclement de gorge] devenue euh un quasi état.
C'est-à-dire que il y a un, comment dirais-je ? Euh une entité régionale kurde euh et la ville d'Herbille en est la capitale. Il y a un parlement kurde, il y a donc un gouvernement provincial kurde dans les nouvelles institutions de de l'Irak.
Bon, donc c'est déjà un équilibre compliqué. Les Français euh évidemment sont au côté des combattants kurdes, ce qui déplaît euh d'une part à une évidemment aux sunnites, mais encore plus aux chites. C'est-à-dire que on n'est pas dans un jeu à deux, on est vraiment dans un jeu très complexe entre de multiples minorités qui elles-mêmes sont divisées.
Les Kurdes sont divisés entre eux, euh les chiites et évidemment aussi. Rion un peu. Ce mouvement jusqu'alors très confidentiel et qui bénéficie malheureusement d'une publicité mondiale aujourd'hui.
Les gens de la caverne, si on traduit leur nom, ils ont commencé par se battre contre Daesh. C'està-dire que islamiste cont islamisme, mais c'est pas le même islamisme. Et puis c'est ensuite qu'ils se sont retournés beaucoup contre les Américains et et maintenant contre les Français et contre les occidentaux en général.
On va voir précisément qui est est ce groupe effectivement qui a attaqué les Français hier. D'abord, le symbole Magali. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que la France délibérément est visée dans ce conflit au Moyen-Orient ?
Oui, on a on a changé d'échelle et ça va obliger Emmanuel Macron qu'on va entendre tout à l'heure à se à se positionner parce que là on voit bien avec le communiqué de de cette milice chide qu'en effet la France est directement pris pour cible. La justification c'est le déploiement du Charles de Gaulle, du porte-avion et des moyens militaires envoyés par Emmanuel Macron. Mais quand cette milice dit "Ce n'est que le prélude", évidemment ça va obliger quand même la France à à réagir.
Faut savoir que on est dans le cadre de l'opération Chamale présent depuis 2014 dans cette zone. On a on a participé à cette opération pour justement mettre fin au Khalifat et puis cette opération, elle a évolué progressivement et aujourd'hui en effet ce ce ces ces français ce contingent de de français est là pour aider les Kurdes encore dans la lutte contre le terrorisme mais davantage dans un rôle de de formation. les on n'est pas les seuls à avoir été frappés dans cette zone puisque il y a eu aussi quand on quand on dit souvenez-vous quand il y a des guerre depuis la guerre du Vietnam avec les Américains quand on commence à envoyer les tout premiers contingents occidentaux on dit oh était la même chose en Ukraine souvenez-vous ce sont des formateurs ou là là ils ne sont pas armés ce sont des formateurs.
Donc, j'imagine que les iraakiens, les milites chiites iraakiennes, il disent la même chose à propos de nous, les occidentaux français qui sommes sur le sol iakien, ce sont des formateurs. Eux, ils nous vivent probablement comme des soldats avec la dimension invasive qu'il peut y avoir. Vous avez raison parce que dans le communiqué, on est traité d'occupants.
On est donc Oui, bien sûr. Et alors ce qui est intéressant, enfin ce qui est dramatique mais ce qui est intéressant c'est que il y a eu cet appel hier, ce premier communiqué du nouveau guide suprême iranien qui alors on l'a pas vu mais on a entendu et il disait enfin il faisait lire d'ailleurs un communiqué mais en appelant à l'axe de la résistance en parlant de l'Irak, en parlant du Yémen, en parlant du Liban et on voit bien que quelques heures après et bien les Français sont visés Donc en Irak, dans ce Kurdistan iakien. Mon général, précisons que que font les Français là-bas ?
Donc il y a au Prochrion, j'ai découvert en préparant cette émission avec Magali qu' a il y a 5000 soldats français un peu partout. Attention hein en allant jusqu'à Djibouti, he là on parle de la grande région mais donc je je dis ça parce que leur vi sont désormais menacées. C'est à ce titre là que j'ai regardé combien combien nous avions de soldats sur sur dans la grande zone géographique.
Mais revenons à l'Irak. Oui. Que faisaient ces français ?
Quelles étaient leur mission ? Tout d'abord, tout d'abord, faut rassurer téléspectateurs. Tous les formateurs sont armés, d'accord hein.
Ils vont pas, c'est pas ils vont pas en touriste à Dubaï, hein. Ils vont en zone en zone hostile voire en zone de combat. Alors là, dans une mission de formation, de quoi s'agit-il ? saisit de poursuivre quelque chose qui est comme un peu le my décisif he former des combattants.
Former des combattants, on n jamais fini en fait. Ça se passe sur le territoire national que ça se passe à côté de nos alliés. Qu'est-ce qu'il faut faire ? faut former de nouvelles recrues, il faut créer des cadres, il faut leur donner des techniques, il faut leur donner des tactiques, savoir comment remplir différentes missions les et et également les tester donc et ceci dans la durée avec le renouvellement surtout dans zone de combat, il y a quand même une usure qui peut exister chez les Kurdes comme chez dans d'autres armées d'ailleurs.
Et donc faut continuer donc ce rôle de formateur, il est Oui. Euh effectivement, vous pensez au Bern, on a commencé par ça, mais globalement on a partout et un peu partout dans le monde, même encore maintenant, même en 2026 des formateurs dans différents pays. Donc ça c'est logique.
Alors pour les les autres missions, les autres missions, ils sont pas les seuls. Ils sont pas seuls d'ailleurs parce que ils sont à l'intérieur du grand système Chamal. Système Chamal qui reste une capacité de lutte.
Et il y a par ailleurs Et il y a par ailleurs une mission de l'OTAN en Irak qui est présidée dirigée par la France en ce moment. Alors si vous voulez c'est c'est il y a pas donc les les Français sont assez présents finalement en irou oui on on est assez présent. C'est pour ça que vous vous disiez vous annonciz ce chiffre global hein quand même parce que les troupes de Djibouti sont puissantes d'ailleurs Franç.
Attendez attendez je me permets de vous interrompre car oui oui le président Zelinski vient à l'Élysée. Pourquoi est-ce qu'on a décidé de suivre ça ? parce que la question des des drones est centrale.
Aujourd'hui, on sait que l'Ukraine est le pays qui fabrique le plus de drones en Europe d'une part et d'autre part, ils ont inventé des intercepteurs de drones à quelques milliers d'euros. Sair aujourd'hui, un patriote, un missile patriote qui doit intercepter un drone qui arrive par exemple vers Dubaï, c'est des millions d'euros. Les Ukrainiens savent faire beaucoup moins cher et ça intéresse beaucoup les armées occidentales.
Voilà l'arrivée donc de Volodimir Zelinski en direct à l'Élysée avec un commentaire d'image. Bien évidemment Isabelle Saraporta vous nous aider à décrire ces images. Emmanuel Macron tout de sombre vécu vêtu évidemment avec la France qui est en deuil aujourd'hui qui a perdu l'un de ses soldats.
Mais le sourire quand même du chef de l'État qui accueille donc son homologue ukrainien. Oui, parce que j'écoutais je vous écoutais général et je il y a beaucoup de gens qui moquent la politique diplomatique d'Emmanuel Macron mais en fait il a toujours été sur le fil que ce soit pour l'Ukraine ou que ce soit maintenant avec ce qui se passe en Iran et je pense qu'on est content qu'il ait toujours été au fond sur le fil en ménageant au fond tous les les interlocuteurs parce que aujourd'hui c'est lui qui peut parler avec Zelenski et c'est lui peut-être qui fera en sorte que nous aurons ces drones intercepteurs parce qu'il a toujours tendu la main à Zelinski. il a toujours essayé d'arranger les choses avec Donald Trump et je pense qu'effectivement cette vous aviez dit dès le départ général quand il s'est agit de dire que on était dans le défensif que au fond c'était un euphémisme qu'on était en guerre mais qu'on ne voulait pas de cette guerre.
Bon, maintenant on est frappé et on a malgré tout, j'entends les voix qui s'élèvent pour moquer Macron en ce le président Macron en ce moment, mais je trouve que la position qu'il a eu, elle est peut-être inconfortable, mais c'est peut-être celle-là qui nous permettra demain de mener les pour parler et d'en finir au fond avec les conflits. Euh Potros, on suit de très près bien évidemment cette visite, cette rencontre entre les deux chefs d'état à l'Élysée en ce moment et encore une fois l'actualité raisonne dans les dans les bureaux de l'Élysée car cette question des drones et des intercepteurs de drones euh sur les sur lesquels là l'Ukraine est devenue un pays expert est assez central. Divine Potros, tout ça se passe dans une ville que vous connaissez bien vous euh la chrétienne d'Irak, journaliste dans notre équipe depuis depuis que nous sommes ici depuis le début du mois de septembre.
Euh et c'est c'est Herbille. Alors Herb, les Français savent pas ce que c'est que Herbille. C'est une petite ville, c'est une grande ville, c'est une ville de guerre, c'est une ville chrétienne, une ville sunite, gite, mélangée.
Racontez-nous un petit peu ce que c'est que ce cet écosystème. Alors, Herville, c'est d'abord une ville de A. Alors avec et regardz la réunion qui va commencer avec euh Volodimir Zellens qui vous l'avez compris le le président ukrainien qui est accueilli aujourd'hui à l'Élysée par Emmanuel Macron.
Il était question de l'Ukraine de la coalition des volontaires notamment mais vu le contexte évidemment la guerre au Moyen-Orient s'invite. Qu'est-ce que le président ukrainien va pouvoir apporter à la France dans ce combat antirrone par exemple ces drones qui ont tué donc un soldat français hier soir ? Ça va être l'objet l'un des objets débattus aujourd'hui dans cette réunion de président à président.
Il y aura une prise de parole conjointe tout à l'heure. On les écoutera bien évidemment en direct. Herbille. [grognement] Herb c'est une ville de contraste.
C'est une ville avec beaucoup de minorités avec des chrétiens avec des kurdes, avec des chiites également. C'est ce que vous disez. C'est une terre, une mosaïque en fait avec géographiquement parlant aussi beaucoup de contrastes, des endroits qu'on pourrait qualifier de désertique et puis des grandes tours, des grands immeubles qui ressemblent par endroit ce qu'on pourrait voir au Qatar par exemple à Dubaï.
C'est très saisissant. Il suffit de faire 2 km pour passer d'une zone désertique à une ville très [raclement de gorge] très riche, très occidentalisé, presque avec des bars, des restaurants, des boîtes de nuit, des personnes qui se baladent habillées très librement et puis dans le quartier voisin bien les personnes sont de de là-bas ou de de burka entièrement vêtu. C'est très saisissant ces contrastes entre ces villes et quand quand on se promène à Herbille, l'existence de ces milices, voilà cette milice chit qui a attaqué la France, mais aussi de d'autres [raclement de gorge] milices sunnites, est-ce qu'on les voit ?
Est-ce qu'il y a des checkpoints ? Est-ce qu'on vous embête ? C'est une ville très militarisée.
L'ensemble du Kurdistan iakien la si vous voulez passer d'un quartier à un autre, il y a des checkpoints en permanence. des checkpoint des autorités kurdes qui régissent cette région autonome, des checkpoint aussi des soldats américains qui évitent le passage de certains quartiers. Le quartier notamment où se trouve le consul des États-Unis, le quartier de l'aéroport qui est aux mains des Américains.
Donc c'est une zone qui est très militarisée avec des milices qui peuvent vous arrêter une intersection. Vous demandez par exemple d'ouvrir votre coffre, vous demandez vos papiers mais à mais en même temps bien c'est une ville très occidentalisée comme je vous le disais avec vous aviez entendu parler de ces milices chiites alors je je pas pas pas spécifiquement celle-ci mais vous savez qu'il y avait des milices chites qui étaient des des relais des de l'Iran. Alors il y a beaucoup de milices.
Moi personnellement je ne connaissais pas ce groupe parce que on va peut-être voir un sujet justement là-dessus mais c'est vraiment un une toute petite milice sur leur page Telégram. C'est à peelle 10000 abonnés, c'est rien du tout. Wagner par exemple en Russie, c'est des centaines voire des euh presque 1 million de personnes qui suivaient la page Telégram.
Alors justement, on a un franco-iranien euh à Herbill qui nous attend. Dylan Adam, merci beaucoup d'être avec nous en direct donc cet après-midi sur LCI. On va parler cette milice cheat.
Vous êtes vous à Airbill. D'abord parlez-nous de cette base française. Comment est-ce qu'elle opère ?
Est-ce qu'elle est très très importante dans la région ? Oui, absolument. Donc c'est une des bases militaires connues mais en fait pas particulièrement plus que les autres.
Euh si ce n'est que le territoire est relativement disputé entre l'État central iakien et la région autonome du Kurdistan. C'est donc une zone très sensible où se trouve cette euh base militaire. Et on se souvient que des cellules dormantes de l'organisation de l'État islamique avaient des bases arrières dans cette zone, pas loin de de entre Kirkou et Mosou, pas loin d'Herbil.
Euh et bien que l'attaque d'hier n était le fait d'une milice chite et non de de l'organisation de l'État islamique. Bien sûr. Hm.
Est-ce que Est-ce que vous avez senti la situation brusquement se dégrader avec le début de le début de cette guerre au Moyen-Orient il y a il y a 14 jours maintenant ? Alors oui, on on peut dire que le versant irakien en tout cas de cette guerre est entré dans une nouvelle dimension ou une nouvelle phase s'est mis effectivement euh puisque c'est la première fois que les militaires ou les intérêts français sont ciblés. Mais dans le même temps, on est dans une guerre d'un format complètement inédit et et finalement chaque jour peut aussi bien constituer une escalade qu'une acalmie.
Donc en début de semaine, par exemple, on a connu 3 jours plutôt calmes et ces deux derniers jours euh à on a de nouveau été frappé durement avec des bruits d'explosion et des impacts de drones qui sont entendus dans toute la ville. Donc la situation est tendue et surtout très incertaine. Renault Pilot, Renault Pilot, restez avec nous surtout.
Vous êtes très très précieux et pas toutes les chaînes qui ont aujourd'hui un envoyé spécial qui est à Airbille. Vous êtes à Airbille, he c'est ça. Donc encore une fois, on a besoin de vous.
Renault Pila, je je j'aime quand vous êtes là parce que vous avez ce talent pour recontextualiser les choses. C'est vrai que nous on est sonné par cette information parce qu'on en préparant cette émission ce matin quand on a découvert très tôt que ce soldat français avait été tué, on s'est tous dit ben voilà, on vient de mettre un pied qu'on le veuille ou pas dans ce conflit dans lequel on ne voulait pas mettre de pieds hein. Emmanuel Macron disait "La France sera défensive en situation en position défensive." Bon et puis voilà, on y est et on a tous un peu peur de l'engrenage, d'autant que il y a des menaces très claires de cette milice contre les intérêts français en Irak.
Donc voilà, ça questionne beaucoup. Nous avons franchi, nous français à notre petite échelle française, nous avons franchi cette nuit un une marche, une étape. Oui, bien sûr.
Euh l'armée française est en deuil euh aujourd'hui, mais c'est toute la France qui est en deuil et et Emmanuel Macron euh après la rencontre avec Vimer Zilinski, me semble, va donner euh la mesure euh de cette mort de l'adul en chef et puis euh des six autres blessés, hein, qui sont Il y a des blessés graves. Oui. Qui sont blessés, qui sont blessés grillavement. et qui sont en attente de transfert depuis cette zone.
Et les transferts, lorsqu'on écoutait ce matin les militaires euh par le personnel de santé de l'armée sont très compliqué bien sûr dans une zone de guerre euh sur euh le il y a un tournant mais en même temps pour dézoomer un petit peu euh la France et le cette région autonome du Kurdistan sont des alliés extrêmement forts, extrêmement forts. Et lorsqu'il y a eu un déplacement d'Emmanuel Macron en Irak, il y a eu un déplacement à Herbille où il a vu le président de la région autonome en avril dernier. Jean-Noël Barreau, leur étrangère français, a été en Irak.
Il a fait le déplacement dans cette région autonome du Kurdistan iakien pour rencontrer le président Barzani. Pourquoi ? parce que les liens entre les les les curdes irakiens et la France sont très importants.
Et j'écoutais ce matin un témoignage qui disait que certes, il y a c'est le reste de la coalition internationale qui lutte contre Desh qui est dans cette dans cette base d'herbe. Et cette milice, elle date de 6 ans effectivement cette milie et et ce oui ce Kurd disait euh nous on n'est pas seulement un allié avec la France, on aime la France. Il y a un peu les mêmes relations que les Libanais avec la France.
Est-il possible ? Je la pose à tout le monde. Est-il possible que cette on va revenir tout de suite vers notre envoyé spécial.
Est-il possible que cette attaque diligenté par une milice chite proiranne cette nuit qui aboutit à un mort français, un soldat français et si blessés été mené cette attaque sans l'avalés iraniennes. Je dirais même du guide suprême. Du guide suprême.
Bon, faut savoir s'il est vivant. En fin de les autorités iraniennes, c'est très certain. C'est que c'est une petite milice qui a véritablement été poussée à mener des actions dans son coin comme d'autres milices.
Donc il faut s'attendre à d'autres actions. Mais oui, [grognement] c'est dans l'inspiration. Alors ils peuvent travailler aussi par sympathie.
C'estàdire comme ils entendent aussi à la radio des appels à l'action anti-occidentale se dire "On a quelques drones, on va on va taper l'endroit où il y a les fru général." J'ai une deuxième question, vous avez très bien répondu, vous avez été très clair. Deuxième question, il faudra qu'on traite aujourd'hui peut-être plus avant, n'est-il pas un peu humiliant qu'un homme qu'un soldat français a été tué par un drone shaed ?
Nous sommes un pays de technologie, on est le pays du du rafale, on est le pays des missiles. Nous sommes la seule puissance européenne dotée de l'arme nucléaire. Et à côté de cela, j'ai bien compris que la guerre c'est plus complexe que ça hein, mais à côté de cela, nous avons un chaî de fabrication iranienne qui euh euh vole à 180 km/h alors que ces missiles volent parfois Mac 3 jusqu'à Mac 15.
Voilà, 180 km/h avec un un moteur diesel pas très puissant. Voilà, truc arme de base qui tue des soldats français sur une base censé être protégé. Évidemment, est-ce que c'est pas humiliant ?
Alors, c'est vous savez depuis temps que des soldats tombent euh de d'une balle d'une flèche de d'un coup de massu euh d'une bombe, de tout ce que vous voulez, peut vous décrire pendant des heures le nombre de façons de tuer des combattants. Euh tuer combattant là, on a le ch effectivement les drones ont c'est une véritable révolution. Alors, l'antidrone va se développer parce que généralement on arrive à trouver des solutions et les Ukrainiens ont trouvé certaines mais vous savez par exemple pour les Émirats, il y a 1700 drones qui ont été tirés euh 1700 drones qui ont été tirés depuis le début de de l'action en cours, c'est-à-dire depuis 12 jours.
C'est considérable. Bon, il y en a qu'une centaine qui sont passées, donc on arrive à en arrêter énormément. Heureusement.
Mais alors pour arriver à 100 % de protection pourquoi les Émirats arabes unis arrêtent les drones alors et pas la base et sur lesquelles se trent des soldat français la protection aussi ils ont leur propre flotte aérienneur [raclement de gorge] propre défense et pas des bases pas pas une modeste base. Et puis ils ont également les avions français les avions américains. Il y a il y a il y a une capacité à protéger.
Alors là sur cette base sur cette base c'est une base petite base petite base isolée dans un dans un dispositif qui s'élargit donc on n'a pas confiné comme en Ukraine où globalement tout le monde se bat en Ukraine. Là, on est sur un quelque chose de différent puisque en fait il y a des métastas partout où que les frelons disons que les frelons islamistes se se sont répondus et donc donc nos bases nos bases esséchrient ont en temps d'elle une certaine fragilité puisque ce ne sont pas des grosses unités protégées par des tout ensemble à part à part les bases nucléaires en France tout représente une vulnérabilité. D'accord.
Alors dis qu'il faut pas être trop surpris par ça quand on a on a faire face à des islamistes terroristes comme ça et bien il y a pas 36 solution il va falloir aller nettoyer quoi. Dylan Adamad donc vous êtes toujours à Airbill et vous êtes toujours en direct avec nous. On a entendu Liseron Boudou notre reporter tout à l'heure le dire.
D'habitude c'est ces milices chites s'en prennent essentiellement aux intérêts américains. Cette fois c'est la France qui est visée. Est-ce que vous à titre personnel vous avez peur tout simplement ?
Euh peur, je pense un peu un peu comme tout le monde parce qu'il y a il y a un côté très aléatoire de ces attaques et comme vous l'avez dit, c'est des c'est des petits drones, c'est vraiment la taille d'une d'une petite voiturette qui qui peuvent tomber à peu près n'importe où. Et puis euh ces drones sont aussi interceptés par les défenses antiaériennes. Et nous, en particulier ici à Anna Kawawa qui est la ville chrétienne au nord d'Erbille, on est à quelques centaines de mètres.
Donc là, je je vois la l'aéroport juste en face de moi et la base militaire qu'il contient. D'où partent ces défenses antiaériennes ? Donc en fait la peur vient plutôt du caractère aléatoire et et très inédit finalement de de cette guerre.
Oui. Et vous sentez que ça bascule que la France comme ça soit soit ainsi ciblée ? Est-ce que est-ce qu'on bascule selon vous, vous qui êtes sur place ?
Euh c'est possible. Oui, parce que cette ministre en fait dont nous avions très peu entendu parler jusqu'à présent a diffusé donc ce un communiqué cette nuit affirmant que les Français et leurs intérêts allaient désormais être considérés comme des cibles légitimes en particulier suite à l'annonce de la participation du porte-avion Charles de Gaul dans les opérations militaires de la régione. Donc donc effectivement c'est c'est un tournant et et un risque accru, sensiblement accru pour la communauté française, les intérêts français, les entreprises aussi française qui exerce au Kurdistan irakien et dans le reste de l'Irak.
Justement Dylan, voilà la revendication, elle elle apparaît sur l'écran pendant que vous la l'évoquez. Nous annonçons à partir de cette nuit que tous les intérêts français en Irak et dans la région seront sous le feu de nos attaques. Groupe Haagg Al Caif.
Et donc ça c'est euh euh cette ce tout petit gropuscule en Irak, cette petite milice chite proiranne à l'intérieur de de l'Irak qui n'est pas spécialement proiranien en général. Autre question que je voulais vous poser, Dylan, vous qui êtes à Herbille, donc la ville où se trouve en Irak, cette base qui a été attaqué cette nuit, hier soir par cette milice. Cette base, vous la connaissiez, elle est très présente dans la ville ou c'est quelque chose un peu à l'écart dont les gens ne parlent pas tellement ou au contraire, est-ce que la ville vit au rythme de cette cette base sur laquelle il y a des soldats français mais également je crois des soldats américains ?
Non, non, pas du tout. Il a pas de soldat amé autre fois autre fois autre fois il y avait des soldats il y a eu des soldats américains et d'ailleurs il y a eu deux attentats contre les Américains. Il y a eu deux attentats et aujourd'hui c'était des Français et les fameux pêche pêche merga qui étaient formés par les Français.
Euh oui alors donc est-ce qu'elle est centrale ou est-ce que c'est quelque chose d'assez accessoire dans la vie des gens d'herb ? Non c'est c'est plutôt accessoire effectivement d'autant que la base est située à 1 heure de route au sud de de la ville. Donc c'est une petite base et en fait on a énormément de bases militaires ici à la fois euh comme la dinivine des milices euh euh chiit ici formé à partir de 2014 de l'Irak fédéral, des forces du Kurdistan iraquien et même euh une trentaine ou une quarantaine de bases de l'armée turque dans le nord du pays dans les montagnes qui combattaient le PKK.
Donc finalement des bases militaires, on en a un petit peu partout. et euh Airbill, celle qui est beaucoup plus significative, disons euh ici, c'est celle qui est située dans l'aéroport, donc euh à quelques centaines de mètres d'où je me trouve euh ici. C'est celle-là qui effectivement rythme un peu plus euh le quotidien des des habitants ici puisque les les missiles, les défenses antiaériennes partent d'ici et aussi parce que la la sécurité de l'aéroport est extrêmement importante du fait de cette présence militaire américaine, française, hongroise, italienne dans cet aéroport.
Oui, Dylan Adamas, soldat français tombé au service de son pays cette nuit. Est-ce qu'on va en parler dans la ville ? Est-ce qu'on en parle ?
Est-ce que les Alors, je sais pas si les journaux ont bouclé avant ou après l'information, mais est-ce que c'est une information qui va courir dans cette ville iraakienne ou où est-ce que les gens s'en fichent complètement ? Est-ce que les gens les iraakiens ont leur calendrier et que cette base française ne les intéresse pas ? Non, non, au contraire, c'est très intéressant.
Euh les Français ici ont une certaine popularité, beaucoup plus que les Britanniques ou les Américains euh puisque les Français n'ont pas participé à la guerre de 2003. et et l'information ici euh est est très immédiate, très instantanée. Donc en fait, hier soir, peu avant minuit, quand quand la l'attaque a eu lieu, euh immédiatement tout le monde a reçu des des notifications, des messages euh dans les groupes de discussion et et les gens ont su immédiatement, peut-être même avant avant les gens en France, que que militaire, en tout cas à ce moment-là, que des blessés que qu'un drone avait blessé des militaires français sur cette base.
Donc non, au contraire, c'est quelque chose dont on parle beaucoup et et surtout on a eu très peu de de victimes jusqu'à présent ici au Kurdistan irakien. Il y a eu des forces de sécurité kurde, un membre tué à Herbine, un membre à Slemania il y a quelques jours. Donc donc finalement chaque perte militaire ou civile est extrêmement importante ici et scrutée par la population.
Oui. Ouais. Merci.
Merci Dylan Adamc. Merci beaucoup. Vous avez été très précis.
C'était un un vrai bonheur malgré la dimension tragique de cette actualité et bien de d'échanger avec vous. Vous nous avez parfaitement restituer l'ambiance qu'il règne dans cette ville. Combien d'habitants d'ailleurs ?
C'est une grande ville. Ce qui nous interpelle quand même Magalie, c'est qu'hier matin, on avait eu une dépêche. Alors, vous le savez, c'est comme ça qu'on est informé nous aussi, journalistes euh de en en direct chaque minute, partout dans le monde.
Ce qui se passe, c'est qu'on avait vu qu'il y avait une base italienne qui avait été touchée hier matin. Absolument. Hier matin.
Alors, il y a parce que il y a des Italiens aussi qui participent à la formation de de ces Kurdes. Et en effet, hier matin, on apprend que une base italienne est visée sans faire de victimes, pas de pas de blessés. Il y a le ministre des affaires étrangères d'ailleurs italien qui a tenu à rassurer.
Mais la différence là, c'est que manifestement cette base italienne était à l'intérieur d'une enceinte plus large avec notamment là des des soldats américains. Donc on ne sait pas précisément si c'était les Italiens ou plutôt la base en général qui avait été visée. Mais en effet, c'est très compliqué parce que cette base où où où se trouvaient les Français, c'est une petite base.
C'est nébuleuses chites. Ces groupes sont extrêmement mouvants. C'est compliqué de protéger chacune de ces petites enceintes.
Moi, moi je dis que ces gens-là dans leur mode de fonctionnement, cette milice chite proiranne en Irak à Herbille a réalisé un coup politique extraordinaire. Extraordinaire. Ils viennent de faire rentrer la France dans la guerre.
Pardonnez-moi de formuler comme ça, c'est peut-être pensez-vous excessif, mais ils viennent de faire entrer la la diplomatie française, l'armée française, les soldats français en Irak quelque part dans cette déflagration mondialisée. J'ajouterai un mot sur ce qu'a dit Magali. Il faut savoir que l'Italie effectivement a été visée hier.
Il y a 300 soldats italiens. C'est quand même du nombre. Il y a du nombre dans le r de cette coalition internationale.
Des Américains, des Français, des Italiens. 300 soldats italiens. Certains ont été visés hier.
Effectivement dans cette base, ils ont pu, d'après les informations euh en Italie, ils ont pu se réfugier sous un abri euh même sous un restaurant, la cantine de cette base. Et l'Italie a annoncé qu'elle rapatriait, et ça c'est très important, qu'elle rapatriait ses soldats. Euh tous ces soldats euh ce présent dans la base lisé donc ceux d'herb, il faut savoir ce que les Italiens, ils ont comme la France he d'autres bases.
Ils sont soit accueillis sur des bases américaines, soit sur des bases de pays alliés. Et donc c'est le contingent italien qui se trouvait dans cette base d'herbile qui va être déplacé temporairement vers un autre lieu, un lieu plus sûr. Juste peut-être un mot sur cette fameuse milice.
On va peut-être voir un sujet pour la décrire. On aurait pu penser, on pensait d'ailleurs ce matin que c'était un peu une frappe d'opportunité, enfin que qu'ils ont visé là mais qu'ils auraient pu viser ailleurs. En fait, en réalité quand on parcourt leur page télégramice qui est certes peu nombreuse mais qui identifie très précisément où se trouve chaque soldat, chaque commando, chaque légion.
Là, je voyais hier sur Telegram, il publiait un message pour dire "Les soldats les soldats qui sont arrivés dans une voiture noir à cet hôtel à cette heure à cette heure-ci, sachez que vous êtes vous êtes une cible." [rires] Donc, ce n'est pas du tout un hasard que les Français ai été visés. Ils ont vraisemblablement été repérés comme le sont l'ensemble des soldats américains qui sont présents dans la dans la ville. probablement grâce à l'intervention, grâce aux informations de membres de la population qui sont alliés avec cette milice, mais il faut pas penser que c'est une milice qui est totalement désorganisée et qui a frappé au hasard.
Pas du tout. C'est très structuré, c'est très organisé. La chabalcafabalf chabalcaf qui veut dire les gens de la caverne.
Voilà le peuple les gens de la caverne. Je voulais juste rebondir une seconde sur ce que vient de dire Nivine et qui est très important. quand Nivine elle dit ils sont ils repèrent sur le terrain et cetera et elle a parfaitement raison et ce ce que ce que ce qui vient d'être qui vient de sortir dans la presse et notamment qu'a découvert George Malbrune qui est grand reporteur de guerre au Figaro, c'est qu'il y avait une implication énorme aussi des services de surveillance russes.
C'est-à-dire que main dans la main, tous ceux qui sont sur le terrain fournissent les informations aux Iraniens qui les fournissent aux Russes, qui permettent une cartographie pour aujourd'hui les gardiens de la révolution pour savoir où ils doivent taper, quand le plus vite possible. Donc on est dans quelque chose qui est en train entre guillemets de s'industrialiser. Donc quand vous dites "Oui, on est entré en guerre, on est entré en guerre." La Russie est en train de les soutenir comme jamais.
Et effectivement toutes ces dispersions au fond euh de je sais pas comment on peut dire de terroristes nomade ou de combattants nomades, de milices nomades fournissent des informations qui sont données à l'Iran, qui les donne à la Russie, qui cartographie. Donc non, effectivement tout ça est assez inquiétant. Vous avez raison.
Cette milice donc s'appelle Achab Alcaf, autrement dit le peuple de la caverne. Comment opère-elle ? On fait le point avec Camila Campoussado.
Il revendique ses tirs de drone vers une base américaine au Kit hier soir. Le peuple de la grotte pourrait être également derrière l'attaque des soldats français en Irak. Ce groupe armé menace ouvertement la France.
Message publié hier soir sur Telegram. Suite à l'arrivée du porte-avion français, nous déclarons que tous les intérêts français en Irak et dans la région seront pris pour cible. Réplique visiblement à la déclaration d'Emmanuel Macron.
Le chef de l'État veut renforcer les moyens militaires français dans le golfe persque. Une mission défensive, dit-il, pour ouvrir le D3 d'Ormous. Le peuple de la grotte lui opère en soutien à l'Iran.
Il affiche son arsenal. Aucune branche politique [musique] pour les appuyer, ni de dirigeants identifiés. Ils sont capables de tout faire pour l'Iran et c'est pour ça qu'ils ne sont pas représentés. que les iraiens savent peu de choses d'eux, c'est parce que ils sont capables de de d'agir même contre leur propre pays, c'est-à-dire l'Irak.
Le groupe iraakien appelle les habitants à rester à au moins 500 m d'une base au Kurdistan iraakien où se trouvent des militaires français. Bruno Fuligner, historien euh et auteur de l'Atlas secret du renseignement. Euh votre opinion sur euh l'implication de l'État central iranien, même s'il est fragilisé l'État central iranien, on voit qu'il y a toujours euh atterrant des gens qui serrent les boulons et qui les serrent très fort.
Est-ce que ça, cet attentat, ce soldat français tué, est-ce qu'il a été tué euh sur ordre de Tréran ? Il est évident que l'Iran dans la situation actuelle euh mobilise tous ses réseaux pour porter la guerre le plus loin possible et toucher les États-Unis, si c'est possible, ou les petits Satans he dans la phraséologie iranienne, c'est-à-dire les les pays occidentaux et Israël qui sont proches de proches des États-Unis. Ça c'est évident.
Euh hier euh sur une chaîne concurrente et franchement j'aurais préféré avoir tort, j'avais dit clairement que l'Iran allait riposter de par des actes terroristes. C'est évident parce que c'est pas neuf. Il y a pas besoin d'être génial pour deviner ça.
Ça fait 40 ans que l'Iran peut actionner des groupes terroristes. Des groupes terroristes qui l'informent, qu'il forment, qui arme. Tout le monde n'a pas un drone chaed dans son garage.
Il vient, il vient d'Iran ce drone et même si c'est un drone low cost, une petite organisation ne l'a pas forcément payé. Les 20 ou 25000 € estimés. des petits actes terroristes qui visaient les intérêts français dans la région au Moyen-Orient ou ça peut aller plus loin.
Ça peut aller au Moyen-Orient bien sûr parce qu'il y a il y a un certain nombre de base. Vous évoquez tout à l'heure Jibouti, il y a 1500 militaires français à Djibouti et là on est à un autre point de passage obligé he qui est le D3 de Babel Mandèb. les outils sont de l'autre côté au Yémen, il faut être extrêmement vigilant sur Jibouti et puis après vous avez des Français tout autour du monde.
N'oublions pas n'oublions pas nos marins hein qui sont vraiment sur sur l'ensemble du globe et puis il peut y avoir des attentats sur le territoire français. Il peut y avoir des attentats contre aussi bien sûr des des synagogues ou des lieux culturels juifs et y compris sur le territoire français. Le degré de vigilance a été relevé d'ailleurs à cet égard.
Il est évident que pour l'Iran, au Liban, euh un petit peu partout en dehors de ses frontières et de préférence euh en Europe, voir sur le continent nord-américain, il y a eu une explosion assez étrange à New York il y a quelques jours. Euh chaque fois qu'il y aura un mort dans un pays occidental, ça sera une énorme victoire pour pour l'Iran. parce que contrairement à une dictature ou un régime totalitaire, nous supportons mal la mort la mort d'un individu constitue un événement et un traumatisme.
Bien sûr, merci. Restez avec nous. J'accueille, ils viennent d'arriver, ils sont avec nous.
Jean-Luc Riva, ancien du renseignement militaire et ancien instructeur de l'école interarmée du renseignement et des études linguistiques. Bonjour Jean-Luc Rivard et j'accueillerai dans un instant le général Bernard Norlin général d'armée aérienne en 2è section qui sera avec nous dans une poignée de seconde. Bonjour.
Ben on vous voit mon général. Merci d'être avec nous. Tiens, puisque puisque vous êtes là, mon général, j'avais prévu de commencer avec Jean-Luc Riva, mais puisque vous êtes là, ma ma question est la suivante : euh est-ce qu'il n'est pas Alors, il y a la tragédie humaine, un homme est tombé, un soldat est tombé et euh c'est une tragédie qui se suffit en soi, bien sûr, et nous pleurons tous français la mort de ce soldat qui avait été déployé d'ailleurs il y a quelques semaines seulement en Irak pour faire sa mission d'instructeur auprès des pêches merga.
Mais ma question est différente. N'est-il pas un peu humiliant pour notre armée, la France deuxème exportateur d'ailleurs de matériel militaire du monde derrière les États-Unis, le pays du rafale, le le le pays de la technologie enfin européenne, on va dire sur le sur le registre militaire. N'est-il pas humiliant que nos soldats tombent victimes de d'un drone chip qui coûte 15 17000 € avec un moteur diesel qui se déplace lentement dans le ciel.
Euh voilà. Alors bien évidemment, il faut jamais minimiser euh le danger des drones mais enfin un un soldat français et est tombé à cause de ces drones qui sont encore une fois des des dispositifs d'armement extrêmement chip. Non non, je crois qu' on ne peut pas parler d'humiliation puisque on est dans une situation de guerre dans sur un théâtre de guerre et donc quelle que soit la nature, vous savez, on peut un soldat peutêre un combattant peut très bien mourir en marchant sur une mine qui coûte 3 francs 6 sous.
Et donc voilà, c'est le c'est la situation de guerre qui prévaut et donc c'est associé aux risques qui sont inhérents à ce à à cette euh à ces à ces conflits. Et donc on doit saluer ici le sacrifice de cet adulent chef. Mais en revanche, c'est quand même une leçon euh ce n'est pas une humiliation, mais c'est une leçon euh qu'on a qu'on tire déjà depuis des années et particulièrement depuis la guerre en Ukraine, c'est que des c'est une guerre, ce sont des conflits asymétriques où on voit que la rusticité des systèmes d'armes compte beaucoup face au paris technologique que font nos armées à l'image des États-Unis depuis des années et des années. on on ont mis sur la complexité, sur la numérisation sur des systèmes très technologiques.
Mais on voit bien que il y a une que la rusticité c'est aussi important et que ça a des effets qui peuvent être aussi redoutables que les armements les plus sophistiqués. H mais merci restez avec nous général, on salue Jean-Luc Riva également ancien du renseignement militaire. Difficile de prévoir quoi que ce soit Jean-Luc Riva avec des petits groupes terroristes comme ça locaux. euh qu'on découvre un peu nous les fils de la caverne.
Donc quel est le nom de Redmi Jean ? Le peuple de la caverne. Voilà, ils ont des un compte, ils ont sur les réseaux sociaux, ils ont un tout petit compte.
Oui, ce qu'il faut savoir c'est que toutes ces ministres, qu'elles soient au Kurdistan irakien comme en Iran, d'ailleurs, elles sont très actives sur les réseaux sociaux. qu'elle communique quasiment en permanence en reliant soit les messages directement du régime des mol, soit en menaçant directement telle ou telle base, en menaçant telle ou telle personne, en prêtant à tel ou tel organisme. Et effectivement sur leur page Telegram, en fait, on peut presque à l'avance savoir quelle va être la prochaine cible parce que comme le fait par exemple l'armée israélienne, il y a des messages d'avertissement qui sont envoyés.
Attention, nous vous avons repéré. Attention, une cible et dans ce quartier, nous allons frapper avec des images de communication aussi, c'est très important de le dire, qui sont publiées sur les réseaux sur leurs réseaux sociaux avec par exemple les frappes qu'ils ont mené par exemple hier pour dire "Regardez, nous avons du matériel, nous savons où vous êtes, nous avons des hommes, nous sommes prêts." Donc ça veut dire Jean-Luc Riva, ça ne vous étonne pas que cette milice se soit s'en soit pris à la France hier soir.
Alors, tout d'abord, je voudrais saluer la mémoire de l'adence chef Arnaud Frion. euh qui à mes yeux représente la quintessence de ce que peut produire le corps des sous-officiers de l'armée française euh que beaucoup d'autres armées dans le monde nous envie. H euh concernant il y a quelques années euh si un une telle attaque s'était produite, elle aurait eu lieu, elle aurait été exécutée par trois camions remplis d'explosifs qui se seraient fait sauter sur la base.
Maintenant, sans mauvais jeu de nous, on est rentré dans la drone de guerre. Ouais. Hm.
C'est-à-dire qu'il va falloir s'habituer à euh toujours dans un conflit asymétrique avoir des comme disait le général des choses à trois francs 6 sous qui viennent produire des effets dévastateurs. La France a bien pris la mesure de cela pour deux raisons. La première c'est la guerre en Ukraine.
La deuxième c'est au moment des Jeux Olympiques de 2024 puisque on a vraiment pris conscience au niveau du terrorisme de l'effet que pour pouvait produire des drones. H donc il y a eu il y a une prise de conscience euh il y a beaucoup de moyens qui ont été qui ont été mis mise en œuvre pour à la fois détecter et neutraliser les drones. Alors, ce qui a été fait pendant la faut savoir quand même que pendant le les Jeux Olympiques, on a quand même détecté 400 drones dans le ciel de Paris et une centaine ont été neutralisées ou intercepté euh alors qu'en fait euh autour de Paris, on avait établi un rayon de non circulation aérienne de 150 km 150 km.
C'est-à-dire que tout ce qui volait à l'intérieur était déclaré hostile. Euh alors dans un en temps normal euh c'est beaucoup plus difficile de détecter ces ces petits appareils. Il y a pas besoin d'avoir un un drone shape.
Euh n'importe qui en France peut acheter un drone, même un très gros drone. Jean-Luc R nous emmenez sur des sujets, vous nous parlez des Jeux Olympiques de Paris. Euh il y a quand même aujourd'hui pardon hein, deux deux choses à charge.
D'abord, l'armée française n'a pas cru au drone. Ça c'est historique, c'est depuis longtemps. Elle y a cru euh modérément.
Vous me faites des grands signes. Alors franchement quand on voit Israël, quand on voit d'autres nations qui se sont mis hein, qui se sont mis sur un et il y avait des salons du drone justement au Proche-Orient depuis des années des années, les Français étaient totalement absents. Voilà, un grand pays d'aéronautique comme la France.
Et la deuxième chose, c'est que là aujourd'hui euh Vladimir Zelinski est en ce moment même à l'Élysée avec le président de la République. Les Ukrainiens fabriquent beaucoup de drones, premier fabricant d'Europe, mais surtout des intercepteurs. Nous n'avons pas d'intercepteur de drone à 10000 €.
Les Ukrainiens savent faire de l'interception de drone pour 3 francs 6 sous puisque c'est la l'expression de la matinée. Et ils savent faire ça. Donc c'est des métiers qu'on sait pas tellement faire.
Et si nous avions été dotés d'intercepteur de drone, on peut refaire le match tant qu'on voudra, ça n'a pas tellement de sens. Mais si nous étions nous à grand grande armée européenne doté d'intercepteur de drones comme les Ukrainiens, et bien nous pourrions euh intercepter des drones qu'on a du mal aujourd'hui à intercepter. Je suis désolé les amis de mettre les pieds dans le plat.
Il y a il y a quand même il y a quand même des appareils il y a quand même des appareils en France qui des systèmes qui sont qui s'appellent Milade, Parade, Basalt euh qui euh qui sont là pour faire de la détection et de l'interception de drone. Euh non, on a on a bon on a réagi, on a pris le train en retard mais le problème c'est ce que disait le général tout à l'heure, on n'est pas dans la rusticité et les Ukrainiens ont des systèmes de détection par micro disposés le long de certaines lignes. Nous, on est tout de suite dans la complexité, donc on tombe sur des matériels qui coûtent cher, qui sont parfois difficiles à mettre en œuvre et qui sont pas toujours plus et complexes et parfois moins c'est fiable.
Donc c'est vrai que on va prendre des leçons des Ukrainiens, c'est certain. Général Benoît Durieux, ancien directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale, vous venez de nous rejoindre, l'Idn. Voilà, c'est plus vite dit.
Là là là, mon général, la question, elle est simple. Qu'est-ce qui Qu'est-ce qu'il faut qu'on mette en place nous pour protéger nos bases de demain matin ? Là, on a compris qu'on était fragile.
Ce groupement terroriste qui a tué un de nos hommes et qui en a blessé six dont certains sont dans un état grave. Attention hein, ce groupement terroriste a clairement annoncé la couleur, ça va continuer. Les bases françaises en Irak vont être attaquées.
Donc qu'est-ce qu'on fait concrètement, technologiquement, techniquement pour les protéger ? Bah à très court terme, je je pense que l'officier qui commande ce détachement pour l'instant les solutions qu'il a avec lui, il va renforcer les mesures de sécurité du port de gilet par bal, il va de il va, si c'est possible, construire d'autres abris. il va utiliser contre des drones chaed aussi utiliser des des systèmes de de de canon ou de mitrailleuse et puis c'est la seule chose qu'il a pour l'instant à très court terme, faut pas seurer.
C'est pas c'est pas la peine de se raconter. On tire sur le drone qui s'approche comme les Ukrainiens avec des Ouais, c'est c'est pas la solution miracle mais ça marche comme les Ukrainiens Renau Pila au début de la guerre. Mais les Ukrainiens aujourd'hui ne tirent plus avec des des des mitraillettes.
Vous avez raison ils ont développé une technologie qui s'appelle l'interception drone. Ne demandez pas le nom de ce matériel, ça coûte pas cher et c'est relativement efficace. Voilà.
Et comme on fait une guerre de drone, on devrait s'intéresser de près à ce que font les Ukrains. Éric, vous avez entièrement raison. Mais et LCI, on le suit depuis 4 ans.
Ça fait 4 ans que l'Ukraine est en guerre. h 4 ans. Donc on se retrouve là avec une armée une armée ukrainienne qui a pris le temps avec leur ingénieusité de pouvoir combattre les drones qui venaient de la partie russe.
Mais ils ont mis du temps. Et je regardais ce matin des des les nouvelles les nouvelles depuis Dubaï. À Dubaï, 90 % des drones sont interceptés et certains disaient "C'est une très bonne nouvelle, mais 90 %, il reste 10 % h qu'il n'arrivent pas à intercepter parce qu'il y a pas encore de radar pour les intercepter.
Il y a pas encore et et donc à Dubaï il disaient bah oui et puis quand on intercepte, on le voit euh à Telvivre, on le voit partout, il y a des débris, [grognement] vous imaginez les débris d'un drone donc il y a des débris qui tuent. H donc c'est une nouvelle arme, je parle sous votre contrôle qui est extrêmement complexe et comme toujours dans une nouvelle guerre, on va mettre plusieurs mois avant de voilà les Ukrainiens ont mis 4 ans et ils ont besoin aussi de leur drone leur intercepteur et vous savez que les les pays du golfe ont appelé justement l'Ukraine et l'Ukraine envoie des instructeurs et des formateurs justement pour partager cette expérience. C'est pour ça que la la venue de Volodimir quel retour quel retournement de l'histoire. l'Ukraine qu'on plaignait et et les Français qui disaient l'Ukraine hein, l'Ukraine est en train de devenir un pays euh d'instructeur et qui va nous apprendre à nous à retour d'exc-moi, vous préférez pas être la France, vous dites il y a une asymétrie, c'est vrai, mais qui a toujours soutenu sans faille en fait l'Ukraine ?
Qui a toujours été en première ligne pour soutenir l'Ukraine ? Qui a fait la coalition des volontaires ? Alors peut-être qu'on a pris du retard dans l'armement mais en tout cas on en a jamais pris dans notre soutien à l'Ukraine.
Donc on est plutôt en meilleure posture que les autres pour au fond demander de la de l'aide à l'Ukraine. Je trouve que c'est quand même parque. Moi je parlais des gens qui font les programmes d'armement, les investissements, la recherche de développement les industriels.
Mais je vous dis pas le contraire. Je vous dis que gostratégiquement on est on est plutôt un pays assez convenable puisqu'on est encore une fois le deuxième exportateur d'armement dans le monde. Mais sur ce registre le drone l'intercepteur de drone on n'est pas bon.
Et en revanche, en revanche, moi je me demande bien ce que fait Donald Trump parce que si on a besoin de Vladimir Zelinski pour vous aider avec les drones, je comprends pas pourquoi on relâche le pétrole russe sans plus aucune restriction, sanction qui aujourd'hui dont on sait que les Russes sont en train de donner les informations pour savoir où sont les intérêts français. C'est ahurissant ce qu'on fait là. On se demande si ce conflit au Moyen-Orimand n'est pas en train de basculer.
Est-ce qu'il peut prendre une dimension mondiale avec plusieurs attaques qui se sont déroulées sur le sol américain, sur le sol néerlandais ? On va y revenir avec Magali Bertes. Mais d'abord, est-ce que la France doit répliquer ?
La France donc été attaquée hier soir et un lieutenant colonel, donc un adjudant chef pardon a été tué. La personne d'Arnaud Frion. La France est en deuil.
Emmanuel Macron va prendre la parole d'ici quelques instants à l'Élysée. On l'écoutera. Est-ce qu'il pourra donner déjà ? pour faire une annonce déjà en milie en ce milieu de journée.
Mais qu'est-ce qui est sur la tableine ? Est-ce qu'il y a déjà des options de réplique de la France officiellement ? Alors, il y a trois principales options.
La première, ce serait tout simplement d'évacuer, de quitter cette base, la base de Malakara, à l'instar des Italiens dont la base d'bille a été ciblée hier dans la foulée. Rome a annoncé retirer temporairement le personnel militaire qui s'y trouvait. La France pourrait décider et bien d'en faire de même, d'évacuer les soldats français qui sont à Malakara, voir l'ensemble des soldats qui se trouvent actuellement en Irak.
On sait que 600 soldats français y sont déployés dans le cadre de diverses missions. Cette option aujourd'hui, elle semble peu crédible. On l'a vu par le passé, malheureusement après des décès, des morts de soldat et bien la France ne se retire pas systématiquement.
La deuxème option consisterait à desserrer le dispositif comme le disent les militaires, c'est-à-dire en fait déplacer les troupes vers des lieux qui seraient plus sur d'autres bases dans la région. Une partie du contingent français pourrait donc être repositionné soit à l'intérieur du pays, voire même dans les pays voisins. En Jordanie par exemple, dans les Émirats arabes unis aussi euh se trouvent il des des bases se trouvent déjà des soldats français ils sont déjà positionnés 900 par exemple aux Émirats arabes unis.
Bien une partie des soldats français présents en Irak pourraient par exemple rejoindre leurs frères d'armes aux Émirats arabes unis. À l'inverse de cette option, bien la troisième consisterait à renforcer drastiquement nos bases en y déployant des militaires supplémentaires, en recourant à nos partenaires, à nos alliés présents sur place, en demandant par exemple au pêchega de venir sécuriser nos bases pour renforcer sa présence. La France, elle pourrait aussi déployer du matériel supplémentaire aux abords des bases, mais également un peu plus loin avec par exemple du matériel de défense antiérien.
Alors, laquelle de ces options sera privilégiée ? C'est le chef d'état-major et le président qui trancheront ces prochaines heures. Pour rappel, une conférence de presse est prévue cet après-midi par l'Étatmajor français.
Effectivement, on les suivra attentivement. Merci beaucoup. Nivine général Benoît Durieux.
Quelle option pour la France d'après vous ? Est-ce qu'il faut répliquer ? Alors euh il y a il y a les trois options qui ont été présentées mais la la réplique là faisait pas partie si j'ai bien compris des trois options que vous avez évoqué.
Moi, je je d'abord je voudrais évidemment, mais je crois que c'est important, rendre hommage à la à ce à cet allant chef, euh à son régiment, à sa famille, parce que j'ai j'ai connu ça et c'est pour un régiment, c'est toujours un moment aussi difficile. Euh et ce qu'on mesure pas, c'est évidemment l'angoisse des familles de de ce régiment. Euh alors après, ceci étant dit, je crois que si la France est un grand pays militaire, un grand pays une traduction une tradition militaire, un pays avec une puissance militaire respectable qui n'est pas comparable à celle des États-Unis ou à à d'autres grandes puissances, mais qui est quand même quand même reconnu, solide, je pense que c'est pas parce que il y a un soldat qui a été tué que immédiatement on va déclencher la deuxième guerre mondiale.
Il faut rester lucide. euh du sang froid et ça fait partie quand on part en opération dans ce type de circonstan. On sait que c'est le risque qu'on court.
Et donc après, il y a plusieurs questions qui se posent. c'est quelle quelle attitude diplomatique, quelle posture militaire ça a été évoqué dans les dans les options qui ont été évoquées qui sont d'ailleurs partiellement au moins compatibles entre elles, hein. On peut changer les les types de capacité, on peut renforcer avec des des mouvements de des moyens pardon d'anticipation ou de surveillance, des moyens de réaction contre les drones. on peut changer un peu le dispositif pour être peut-être moins vulnérable.
Enfin, il y a très de très nombreuses options qui sont qui sont envisageables et je suis certain qu'elles sont étudiées là étudiées et même sans doute déjà mises en œuvre. C'est pas des questions politiques ça. C'est c'est une question de qui relève en partie du du chef sur place déjà.
C'est c'est c'est le pire scénario qui qui soit parce que c'est quand même du nous sommes victimes cette base française à Herbill en Irak et victime d'un groupe cheit. iakien dont on n'est pas tout à fait certain qu'il ait eu le go opérationnel dans la nuit ou hier soir des iranien hein peut-être que ils se sont déclenchés par sympathie quand je dis par sympathie c'est-à-dire au sens originel du terme n'est-ce pas voyant que la guerre a était déclenchée que àant on disait tous les moyens doivent être mobilisés bon et donc comment comment ces gens-là comment est-ce qu'on va ces gens-là euh ils ont des moyens de de faire la guerre à ces chip des drones. Euh non, ça c'est le ça a été le défi qui a été pas de caserne auquel se sont trouvé confronté les armées occidentales d'ailleurs depuis depuis 20 ans hein.
C'est que ce sont des situations où vous savez pas très bien qui est votre ennemi, vous savez pas très bien ce qu'il va faire, pourquoi il fait cela. Euh ce qui est sûr, c'est que pour l'instant, on va pas non plus s'engager dans une grande campagne de contre-insurrection en Irak. Je crois que c'est pas non plus notre objectif.
Moi, je pense que ce qui est important, c'est de continuer à montrer au gouvernement iraakien que euh nous sommes là, nous sommes présents et et notamment au au gouvernement du du Kurdistan ou au moins instance. l'allié Kurde, l'allié cure. L'allé kurde qui est vraiment le le le Kurdistan en Irak qui est vraiment la partie de l'Irak aujourd'hui postgerre euh administré, solide, relativement sécurisé malgré ce que nous avons vécu.
Euh c'est pas le pire endroit de de l'Irak. Nous accueillons le général Patrick Dutartre qui vient d'arriver, général de l'armée de l'air, ancien pilote de chasse. Vos commentaires d'abord, je vous pose pas de question votre commentaire sur ce qui s'est passé, les tests prévisibles selon vous ?
Non mais c'est d'abord hyper triste hein. Nurieux l'a rappelé. On pense toujours à nos camarades d'armes.
Mais effectivement quand vous êtes soldat, quand vous êtes engagé quelque part sur un terre d'opération, vous savez qu'il y a des risques. Et ces risques, je dis pas qu'on les avait oublié, mais c'est vrai qu'en Irak, c'était relativement calme, même s'il y a quelques mois euh on a perdu un membre du commando euh du CPA10 euh et quelques soldats français qui ont été déjà blessés, notamment de l'armée de l'air et d'espace qui était au sol, des for spécial et puis là maintenant cette c'est ces soldats du régiment enfin du du 27e 7e BCA là. Euh et donc des chasseurs alpin, faut dire chasseurs alpin.
Absolument. et qui font leur mission hein. Leur mission c'est le contterrorisme.
Donc là c'est ils se battent contre Daesh et là apparemment c'est pas Daesh qui les a frapper. Contrairement il y a quelques mois. Ce sont des milices proiraniennes.
C'est le bourbier iraakien. On les avait un peu oublié. On s'en doutait quand il y a eu cette triposte là.
On avait même trouvé qu'en Irak c'était assez calme, relativement calme. Et ben ces ces ces extrémistes se rappellent dans de bon souvenirs. Euh ils ont pas tiré que sur nous hein, ils ont tiré sur les Italiens, ils ont tiré régulièrement sur des forces kurdes et donc euh et donc faut le savoir.
Donc et c'est le bourbier irakien plus largement est-ce que c'est le bourbier de cette guerre là ? Au Moyen-Orient, c'est souvent le bourbier quand même. [rires] Je dire il y a pas beaucoup d'eau, mais il y a quand même c'est quand même souvent le bourbier.
Donc ça fait partie de de voilà des enjeux géostratégiques de d'aujourd'hui. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Un il faut protéger nos soldats.
Ça c'est clair. La menace c'est vraiment ceux qui ont les qui ont les pieds au sol hein. Ça c'est clair.
Donc les soldats vous avez vu il préviennent, ils disent les intérêts français en Irak seront désormais ciblés systématiquement. Absolument, c'est pas seulement les intermitaires. Non, ça veut dire les ambassades, ça veut dire toute présence française.
Oui, mais de toute manière en Irak c'est c'est c'est un bout de temps que c'est comme ça hein. Depuis 2003 dans le cas euh et ce qui est incroyable c'est que pendant la première rue du Glens qu'on faisait des no fly zone dans le sud de l'Irak, c'était pour protéger les les les chites hein euh les populations chites de l'Irak, voyez. Et donc là, ce sont eux qui nous frappent aujourd'hui.
Retournement de situation. Vous vous souvenez de ce que disait Emmanuel Macron la semaine dernière ? C'était le 5 mars précisément quand il annonce que la France va participer de manière strictement défensive à ce conflit.
Rappelez-vous. Alors la France, elle ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on va pas s'engager dans cette guerre.
De manière tout à fait pacifique, on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime, faire que les bateaux, les tanqueurs puissent sortir et on essaiera d'être les plus raisonnables et pacifiques possibles parce que c'est le rôle de la France. Oui, c'était Emmanuel Macron qui répondait à une petite réseaux sur les réseaux sociaux, mais il l'avait annoncé solennellement effectivement au 20h de de de TF1. Je sais pas si le général Lorlin est toujours avec nous parce qu'on participe, on a pas mal de militaires aussi autour du plateau et c'est intéressant de confronter les points de vue.
Est-ce que ça veut dire que c'était peine perdu ? Non, général Norlin n'est pas général Durieux donc est-ce que c'était peine perdu cette posture strictement défensive ? En fait, c'était utopique.
Non, je crois pas qu'on puisse dire ça. En fait, je pense que le terme défensif dans le contexte dans lequel il était employé, il signifie plutôt un contexte de renforcer la sécurité à la fois des emprises et des emprises de nos alliés. parce que la défense au sens strict militaire, ça intègre nécessairement une dimension de d'attaque ou de contre-attaque si sinon ça n'a pas de sens.
Donc je pense que la la le fait ce qui ce qui a voulu être dit par le président à mon avis en tout cas c'est ce que j'ai compris c'était qu'il s'agissait de d'augmenter la la sûreté ou ou la sécurité comme on veut en tout cas mais des des emprises à la fois françaises et des emprises des Émirats arabes unis sans envisager de reposter sur les bases de départ des missiles qui cela effectivement nous ferait entrer dans dans la guerre et sans sans être sans être participant à l'opération américano-israélienne vraiment il faut voilà il faut comprendre même cette même cette cette attaque et cette tragédie de la mort de la juge en chef quelque part c'est parallèle évidemment on peut imaginer que l'Iran est derrière mais en même temps on assure cette sécurité du Kurdistan irakin depuis depuis très longtemps et donc on n pas on ne bombarde pas l'Iran non mais ça c'est bon on le sait quand même. Bah non, mais nos téléspectateurs, c'est c'est quand même complexe comme schéma, hein. Vous faites la pédagogie de l'action gouvernementale là, vous devriez Non, non, j'explique, j'explique.
On a compris que on a compris que les soldats français n'étaient pas au sol àan. Non, mais ça, on a compris. Non non, ce ce moi ce qui m'inquiète, je vous le redis, je vous le redis, c'est euh l'incapacité pour l'instant que nous avons qui est purement euh technique euh d'arrêter un Chaed.
Euh que donc nous avons des centaines ou peut-être des milliers de soldats qui sont fragilisés au proche Orient, soldats français fragilisés, des ambassades, des peut-être à droite à gauche des des lycées français et cetera qui sont dans dans dans toute la région qui sont extrêmement fragilisés. Si nous ne sommes pas capables d'arrêter un simple chaed, c'est relativement inquiétant, surtout quand un groupe terroriste a expliqué qu'il allait désormais attaquer systématiquement les intérêts français. C'est inquiétant.
Mais Éric, je suis d'accord. Mais c'est la même chose pour tout le monde, y compris d'ailleurs pour les Ukrainiens parce que moi je connais assez bien leur système de défense aérienne. C'est multicouche, c'est compliqué, c'est des petits avion, c'est des pickup qui roulent avec une kalashnikov pour essayer d'attraper le shaed.
Non mais ils ont des techniques d'interception récentes sur des cha il y en a plein qui qui vous avez tout à fait raison. Par contre, je pense que l'OTAN que l'Europe, que les Français, mais y compris les Américains, je vous rappelle que les Américains, ils ont ils ont souffert, ils ont hués uniquement à cause des des quasiment des des chaides he qui ét envoyé à différents endroits, n'ont pas pris, si vous voulez, la juste mesure de cette menace et on n pas pris. Moi tout été, j'ai discuté avec pas mal de spécialistes.
Franchement, général Ball, je voudrais que le président dise dans 6 mois au plus au plus, on a une usine de fabrication antichide. Hm, il faut il faut prendre on on discute à l'ancienne euh la DGA appeldof ou ch non à la de Gaulle, on dit "OK, moi maintenant dans 6 mois je veux que on ait un certain nombre de centaines voir de milliers de de drones anti parce que il y a pas que ça évidemment et c'est c'est compliqué hein. Pourquoi ? parce que tout le monde sait comment ça fonctionne, il faut les détecter et puis on les armement extrêmement sophistiqué à la fois en solaire, en erreur.
Mais c'est vrai que le le système bien adapté, même les les Ukrainiens ne l'ont pas vraiment. Ils sont en train de le déployer notamment avec des drones antirrones. Et moi je dis que ces drones anti-drone, il faut absolument qu'on en ait en France très rapidement. [raclement de gorge] C'est pas normal d'ailleurs qu'on n pas pris à mon avis la juste mesure mais c'est c'est parce qu'on est dans une inertie de temps de paix.
Mais y compris les Américains. Les Américains ont sous-estimé à mon avis cette menace et ben elle nous touche notre chair à l'occasion de cette de ce conflit. Il faut mettre les moyens.
On il y a pas à discuter transitant, c'est aux administratifs de trouver les moyens pour que dans 6 mois on ait des systèmes anticip parce qu'on a dit souvent que c'était les pilotes qui s'étaient le plus arqueboutés en fait contre les drones en se disant que les aviations que l'aviation non mais c'était c'était c'était ce qui sortait ce qui sortait beaucoup d'un aéronef sans pilote c'est un concept que l'armée française ne veut pas il faut qu'il y ait un pilote dans l'aéronef pas du tout pas du tout parce que les aviateurs pour l'armée de l'air française pour pour vous l'ancien pilote de chasse. Bah oui, ça fait 25 ans que je dis des des drones 25 ans mais des drones de reconnaissance des drones donc pour nous c'est une complémentarité ça remplace si vous voulez les avions reconnaissance qu'on avait à l'époque qui était en basse altitude. C'est une protection aussi quelque en quelque sorte non c'était pas une protection.
On se servait éventu essentiellement pour faire la reconnaissance à longue distance de faire de la surveillance notamment dans les pays de la bande du Sahel et les les les endroits terroristes. Depuis assez récent d'une période assez récente, on les a armé armé pour être capable de faire un coup un peu à l'israélienne, à l'américaine. la menace de ces tout petits drones qui envahissent tous les jours l'Ukraine.
On est allé voir, on développe là, on a une technique mais franchement on n pas été jusqu'au bout à mon avis. On devrait avancer. Je suis désolé pour moi c'est la deuxième information de cette journée.
La la première c'est la mort tragique de ce soldat tombé pour la France un chasseur alpin. On sait ce que c'est que les les régiments de chasseur alpin. C'est bon sont des soldats d'exception.
Bon voilà, un formateur, on la deuxième information, c'est que on a sans doute notre première victime, premier soldat victime d'aschaded, c'est-à-dire de de de ces de ces engins de mort euh pas très cher, pas très technologique qui mène guerre de pauvres. C'est c'est pas des armes américaines, c'est des armes de pays pauvres euh confrontés à des pays plus riches. Donc cette guerre de pauvre euh qui est assez complexe, difficile euh on n'y est pas prêt.
Nous, on a des dispositifs euh des un peu comme on a les l'équivalent du patriote américain, des des des contre missiles qui coûtent des millions d'euros, mais ça on sait pas encore faire. Les Américains ont h soldats tués à côé. Les Israéliens peut-être aussi s'il y a eu des tirs de la part de du Esbola.
Mais est-ce que Oui. Mais d'ailleurs juste d'un mot, Zelanski, la dernière fois qu'il est allé à Washington a dit à Donald Trump, "Moi, j'ai tout un dispositif possible, on peut coopérer et moi je vous apporte ma technologie anti-drone." Les informations de la presse américaine cette semaine, c'est que Donald Trump a balayé l'offre d'un revers de main.
Aujourd'hui, il y a un retour de l'histoire et et qui euh qui est absolument hallucinante et qui fait qu'aujourd'hui les Américains se disent "En fait, on aurait peut-être dû regarder de d'un peu plus près la technologie proposée par euh par euh par les Américains. Et nous aujourd'hui, c'est vrai qu'avec Volodimir Zelanski aujourd'hui à l'Élysée, avec notre première victime française d'un drone, c'est vrai que cette coopération, elle doit automatiquement maintenant s'accélérer." C'est fou d'ailleurs le calendrier, vous avez raison.
Quel quel hasard ! première victime française, un soldat tombé victime d'un trop drone chahed et celui-là même qui offrait aux Américains son aide pour combattre les chad Volodimir Zelanski apparemment repoussé offre de services repoussés par les Américains est en ce moment à l'Élysée et dans les prochaines minutes, restez avec nous puisque Emmanuel Macron va sortir de la Réunion très bientôt là il va s'exprimer sur la guerre en Iran, sur ce soldat français victime de ce cha et que Volodimir Zelinski va s'exprimer après. J'espère que vos vos vœux seront entendus.
Vous savez que ils écoutent LCI à l'Élysée que vos vœux seront entendus et qu'effectivement on on diligentera un programme de fabrication de de de coup surtout qu'on a la technologie et on sait faire en plus on sait faire. Est-ce que est-ce que finalement la France là elle est pas rattrapée par ce par ce par son soutien militaire ? La France est en fait et depuis [raclement de gorge] longtemps bien avant l'événement malheureux de cette nuit impliqué dans les événements du proche et du Moyen-Orient.
Alors qu'en tant qu'historien, je veux même pas remonter le temps parce que ça nous ferait remonter vraiment très très très haut. Ce que je voudrais dire rapidement au passage, c'est fou, nous le grand public, même les journalistes, nous découvrons les nombreux accords militaires. J'ignorais qu'il y avait des accords militaires avec tous ces pays, des accords de formation avec l'Irak, des accords militaires de soutien avec les Émirats arabes unis. et les Français savent pas trop ça.
Vous savez les les Français sont très hexagonaux même regardez la difficulté qu'on a à parler des outresem. Alors c'est pas le sujet d'aujourd'hui, je vais pas développer mais il existe à la Réunion un centre qui est le commandement des phasil, les forces armées de la zone sud de l'océan Indien avec des forces françaises non seulement dans les territoires français mais aussi dans tous les pays limitrophes de l'océan Indien. Très peu de gens s'en préoccupent en métropole et c'est un tort.
Euh bon sur les drones, en deux mots, il y a quand même à Chaumon une école des drones qui dépend de l'armée française. Il y a peut-être eu un peu de retard au décollage dans la fabrication, mais dans par contre dans la réflexion sur les drones et dans la formation aux différents types de drones euh on a des gens plutôt très pointus euh qui commencent même à former des des étrangers. Donc on n'est pas complètement complètement naïf. par nous de du point de contact mais pas l'antirrone mais on on étudie les drones de fabrication étrangère de façon assez assez précise.
Et puis je voudrais juste dire deux choses. Qui sont les rois du drone alors technologiquement les qui qui qu'est-ce qu' qu sont les meilleurs ? Bah les Américains bien sûr.
Les Américains. Oui. Le le le le Shai, c'est les Chinois.
Les Chinois mais ils ont beaucoup copié le le shaed, c'est un drone rustique. Effectivement, moi je voudrais insister sur deux choses aussi parce que cette guerre, elle est pas seulement technique, elle a une dimension religieuse et symbolique très forte. Shaed, ça veut dire martyre hein.
Donc quand on envoie un drone shahed, ça a une signification quand on est chiite, quand on soutient le régime des Molla. Et puis la ville d'Herbil, on en a un petit peu parlé. Herbil, c'est l'ancienne Arbelè.
C'est une des plus anciennes villes au monde. Herbelè, c'est l'endroit où les troupes Grecs d'Alexandre le Grand ont vaincu l'armée Perse. Donc, vu d'Iran, c'est une ville que les gens connaissent, c'est une ville qui est considérée comme finalement la porte d'entrée des occidentaux vers l'Orient.
Donc, frapper Herb ou Herbeless, que ce soit aujourd'hui, que ce soi les Américains il y a une vingtaine d'années, que ce soit au temp d'Alexandre, ça a un sens très précis. C'est-à-dire qu' au-delà des aspects techniques qu'il faut prendre en compte, et c'est un avertissement bien sûr, pour la première fois, un soldat français tué par un drone de ce type, c'est un avertissement. Mais ça va bien au-delà car au fond, il aurait été tué par une voiture piégée ou euh par une bombe.
Euh le le drame serait là également. Euh par ailleurs, il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. Dans les manières de combattre ce type de menace, il y a le renseignement et il y a des fois des actions clandestines.
Le renseignement, les les sites militaires français, qu'ils soient sur le territoire ou à l'extérieur sont protégés par un service dont on parle pas assez qui est la DRSD, la direction du renseignement et de la sécurité de la défense qui s'occupe de contrer toutes les menaces de type terrorisme, sabotage et cetera, ce qu'on appelle la contre-ingérence, c'est très important. Et puis euh on a du renseignement extérieur. Euh c'est ça qui permet de d'identifier les groupes hostiles et parfois de les infiltrer, parfois de déjouer des actions.
Excusez-moi, mais un drone Shaded euh c'est plus grand que ce plateau quand même. C'est un petit drone par rapport au monstres technologiques, mais ça fait environ 2,50 sur 3,50, ça fait 200 kg. Donc transporter un drone cha pour l'utiliser, ça peut se voir si on a des yeux et des oreilles au bon endroit.
Donc le renseignement c'est aussi un bon investissement pour éviter ce type de drame. Vous disiez que finalement que la France soit touchée aujourd'hui, ça ne vous étonne pas parce que dès hier vous attendiez à ce qu'une telle chose puisse se produire. qui a eu un avertissement très clair énoncé par le ministère iranien des affaires étrangères et c'était pendant l'émission d'hier et on s'est dit il est peut-être en train de se passer quelque chose.
Le message disait ça : "L'indifférence et le consentement de l'Union européenne face à l'agression, aux brutalités et aux atrocités commises par les États-Unis et Israël ne s'apparenteent en rien d'autre qu'à de la complicité." On s'était dit si le régime iranien nous considère nous européens comme complice, ça veut dire que nous sommes des cibles. La menace était extrêmement claire et ce qui nous interpelle aujourd'hui quand même Magaline, c'est qu'il y a eu deux attaques sur le sol européen aujourd'hui, une autre dans le Michigan, aux États-Unis.
Alors, on en sait pas beaucoup plus mais la concordance des temps nous intrigue. C'est vrai que ces derniers jours, il y a plusieurs attaques. Alors, la nuit dernière, c'est un camion qui cherche à enfoncer les portes d'une d'une synagogue.
Il y a eu aussi un incendie à Rotterdam d'une synagogue il y a quelques jours dans la nuit de de dimanche à lundi, c'est et une explosion dans la pareil une synagogue à Liège en en Belgique. Et là, manifestement, la police est en train de d'étudier une revendication djihadiste. Vous avez aussi le 1er mars dernier, toujours aux États-Unis, vous avez un Américain d'origine sénégalaise qui tue trois personnes dans un bar d'ostine et il porte un t-shirt aux couleurs du drapeau iranien.
Donc cette menace en effet maintenant terroriste sur le sol des pays occidentaux aux États-Unis, en Europe, cette menace bien sûr, elle est prise très au sérieux. Vous aurez noté d'ailleurs qu'Emmanuel Macron dans sa dernière allocution a annoncé un renforcement de la sécurité autour des sites à commencer évidemment par euh par les synagogues et on voit que ces derniers jours, ce sont en effet ces ces lieux de culte qui sont pris pour Alors mesdames mesam mesdames messieurs, vous nous rejoignez peut-être vous êtes sur LCI, nous sommes en édition spéciale. Vous savez que aux alentours de 2h du matin cette nuit, euh le le compte X du président de la République a annoncé qu'un soldat français, un qui venait d'être déployé il y a quelques jours depuis un régiment de chasseurs alpins qui se trouve ener et bien qui a été déployé en Irak, un formateur a été tué par une attaque d'un groupe terroriste chit, proiranien, un tout petit groupe terroriste qui se trouve en Irak.
Voilà, il a envoyé des drones shaed sur cette base française, une base où des Français forment à l'antiterrorisme des pêche merga kurde. Peu avant que nous prenions notre antenne vers 11h 11h30, le le le le chef le colonel de ce régiment, lieutenant colonnel François Xavier de la Chen s'exprimait sur sur cet homme tombé au champ d'honneur. il est mort euh frappé par un par un drone shade euh sur la sur le sur la position sur laquelle il était.
C'est tout simplement de la mission de contre terrorisme. Donc c'est c'est une mission qui est dans le cadre qui s'inscrit dans le cadre assez historique. Ça remonte à assez loin.
C'est c'est la mission inérente résolve là que l'opération inérente résolve qui était qui avait été organisée dans le cadre de la lutte contre contre Daesh. Donc c'est une mission qui existe toujours et à laquelle il participait et il faisait donc de la formation de la formation en fait de de de Kurde enfin dans le Kurdistan iakien là. Voilà. et notre journaliste Liseron Boudou qui est sur place en Irak a pu approcher cette base française qui est à peu près à 1 heure de route de cette ville historique iraquienne de Airbille où nous avons d'ailleurs une équipe sur place he Leson Boudoule.
Je me suis rendue durant la nuit à proximité de cette base qui se trouve dans une zone de campagne près d'un village avec des petites raffineries de pétrole tout autour. Et quand je suis arrivé, bien, il n'y avait plus de fumée, il n'y avait plus de feu et pas vraiment de présence militaire, si ce n'est un checkpoint avec trois soldats curdes iraquiens qui nous ont dit avec un mouvement de la main passz, passer passer très vite et nous n'avons pas eu l'autorisation de nous arrêter et de tourner cette base. Alors cette base, elle est particulière puisqu'elle abrite à la fois des pêches mergas qui sont des soldats curdes iraakiens et des Français qui étaient là apparemment pour mener une formation antiterroriste auprès de ces pêches merga.
Très vite dans la soirée, l'attaque a été revendiquée par une milice chiite iakienne pro Iran, c'est-à-dire soutenue et armée par l'Iran. Il y a beaucoup de milices chiites ici euh dans la région et en Irak plus globalement. Mais jusqu'à présent, elle ciblait surtout les intérêts américains ici, c'est-à-dire euh la base américaine qui est située à côté de l'aéroport d'Herbille et puis euh le consulat américain qui est à l'extérieur euh de la ville.
Mais dès hier soir sur les chaînes télégrames groupes chi radicaux et bien euh le message était clair. La France est désormais ciblée et son armée est qualifiée d'armée d'occupation en Irak. Merci les boudou sur place en Irak.
Nous allons tout de suite nous rendre, mesdames, messieurs, au Pentagone où le secrétaire américain à la défense s'exprime en direct. Nous l'écoutons. Pas de drame, pas d'hésitation de jour, de nuit, au soleil, sous la pluie, dans la neige.
Une exécution absolument parfaite des ordres. Côté marine, c'est également la même chose. Même travail, même pression, mêmes attentes et mêmes résultats.
Notre responsabilité envers ces jeunes américains est énorme. C'est une ils exécutent leur mission avec professionnalisme, tenacité avec fierté. Je suis très fier d'eux et je suis très heureux, très fier de faire partie de la même force interarmée que leur famille, leurs proches doivent également être fiers d'eux.
En tant que leur chef, j'ai confiance dans leur fait qu'ils accomplissent leurs devoirs dans des circonstances difficiles à chaque fois qu'il le sera nécessaire. Je tiens devant vous à également évoquer leurs officiers. Ces jeunes Américains sont commandés par des jeunes chefs qui euh qui sont excellent tactiquement.
Leur sousofficiers était présent lorsque j'ai parlé aux soldats que j'ai évoqué. Ils n'ont rien dit. Ils n'ont pas eu besoin de s'exprimer.
Dans les yeux des cadres, j'ai pu voir la confiance et la fierté dans les yeux des chefs. J'ai demandé de quoi avez-vous besoin de la part du ministère ? Ils se sont interrompus et ils ont simplement répondu plus de munition, plus de munitions mon général.
Je tiens à remercier tous nos soldats sur la ligne de France qui font leur travail. Je remercie également leur famille. Les unités vont continuer à faire feu depuis nos plateformes terrestres, maritime et aérienne.
Je le répète, la journée d'aujourd'hui sera particulièrement chargée. Cette mission est difficile, elle est complexe. Chacun de nos soldats, hommes et femmes, a une famille à la maison qui l'attend.
À cet instant, je tiens à remercier les familles qui appuient, qui soutiennent nos forces sur place et plus personnellement, je tiens à remercier l'étatmajor des armées, toute l'équipe avec laquelle j'ai le plaisir de travailler. Il y a un certain nombre de mes collègues ici dans la pièce. Tout le monde travaille 24 heures sur 24 pour que le ministre et le président aient toutes les options dont ils ont besoin pour décider.
Enfin, je tiens à vous demander à ce que nous nous rappelions, à ce que nous commémorions tous nos soldats tombés au champ d'honneur, en particulier ceux du KC 135. Rappelons-nous nos soldats, nos vétérans, leur famille. Prions pour eux.
Ces journées sont très dures. Imaginez qu'on toque à votre porte et que vous savez que la mauvaise nouvelle, la nouvelle affreuse vient. C'est dur pour celui qui toque et celle qui va ouvrir.
Merci monsieur le ministre. American News, pouvez-vous nous donner plus d'informations sur le D3 d'Ormous ? Savez-vous quand il sera à nouveau opérationnel ?
Et où en êtes-vous de cet objectif de refuser l'arme nucléaire à l'Iran ? Je m'en occupe général. Je répète ce qu'a dit le général.
La seule chose qui empêche le détroit d'ormous de fonctionner, ce sont les tirs iraniens. Il devrai fonctionner mais c'est l'Iran qui s'y oppose. L'un de nos premiers objectifs, je l'ai dit, était de détruire leur marine parce que cette stratégie, il l'utilise depuis si longtemps.
Il montre au monde qu'ils sont capables de prendre le détroit en otage à chaque fois. Donc nous euh envisageons différentes mesures, nous évaluons tous les scénarios, mais nous n'allons pas permettre à cette zone de rester en l'état actuel. Euh nous allons rétablir la circulation et euh nous restons concentrés sur euh nos objectifs, mais il est aussi important que l'énergie puisse circuler.
Pour ce qui est de l'arme nucléaire, comme je le dis depuis le début, ils ont changé de stratégie en constituant un parapluie domicile conventionnel pour protéger leur programme nucléaires. pour que plus personne ne puisse s'attaquer à ce programme nucléaire et tout cela ne faisait que croîre et l'Iran en créant ce programme de missile se renforçait et ici nous voulions les empêcher de d'avancer sur l'arme nucléaire. Nous l'avions déjà fait lors du l'opération Min Hammer.
Ici l'objectif est vraiment d'empêcher qu'il ne se dote de l'arme nucléaire. Je vous remercie pour votre question. Je ne ferai pas plus de commentaires sur les scénarios que nous envisageons, qu'il s'agisse de nucléaire ou d'autres choses.
Qu'en est-il des mines dans le D3 d'Ormous et de notre capacité à agir dessus ? Encore une fois, nous étudions un certain nombre de scénarios pour résoudre de nombreux problèmes. Nous avons différentes options à l'étude et nous les gardons pour nous pour le moment.
Merci monsieur le ministre Daily Wire. Hier, il semblait clair que le FBI disait que les menaces de l'Iran qui frapperaient la Californie étaient absolument n'étaient absolument pas confirmé. Est-ce que vous pourriez clarifier les capacités de l'Iran à effectuer une telle frappe ?
Pouvriez-vous pourriez-vous nous éclairer sur le rôle du vice-président V dans les conseils qui ont été donnés au président Trump dans ce conflit ? Pour ce qui est de la Californie, ce n'est pas vrai. Ici, l'enjeu, c'est de prouver que ce n'est pas vrai.
Et le SENCOM fait un travail formidable. Il y a des menaces qui sont émises par l'Iran tous les jours. Nous euh suivons cela de près.
Notre préoccupation est de protéger le peuple américain. L'Iran se vente de pouvoir faire beaucoup de choses, utiliser les groupes terroristes qu'il projettent, beaucoup de choses dont ils ont menacé qui n'ont pas été capables de mener à bien. Nous gardons l'œil de euh très près et pour ce qui est du vice-président, c'est un membre précieux de notre équipe, tout comme l' secrétaire d'État.
Nous avons une équipe extrêmement compétente et le vice-président est une voix indispensable dans nos efforts actuels. Voilà, mesdames, messieurs, vous suivez la la conférence de presse du secrétaire à la défense PIT. et à côté de lui Dan Kane ce ce général.
Voilà la phrase à retenir c'est le guide suprême est défiguré. Mesdames messieurs, je sais pas si vous avez entendu cette information, on écoute cette phrase. Vous n'étiez peut-être pas là quand Pitex 7, le secrétaire à la défense, l'a prononcé.
Écoutez-le. Les dirigeants iraniens ne vont pas mieux. Ils sont désespérés. se cache au sous-sol de façon lâche comme le feraient des rats.
Leur soi-disant le guide suprême a été blessé, probablement défiguré. Hier, il se serait exprimé mais il n'y avait pas de voix, pas de vidéo. C'était une déclaration écrite.
Il a appelé à l'unité. Apparemment, tu es des dizaines de milliers de manifestants. C'est son idée de l'unité.
Voilà, autour de la table, mesdames, messieurs, monsieur, vous êtes devant les caméras, assez-vous. Merci beaucoup. Il y a le général Benoît Duurieux, le général Patrick Dutartre.
Et oui, ça bouge mesdames messieurs, on est en édition spéciale sur cette guerre et beaucoup d'intervenants arrivent, s'en vont, des journalistes également sont en mouvement un peu partout. Donc il faut que nous gériions cela depuis ce studio à Paris avec Magalie. Euh Joseph Maila nous rejoint donc professeur de géopolitique à les sec spécialiste du Moyen-Orient.
Nous sommes je le disais à l'instant avec le général Benoît Durieux le général Patrick Dutartre Renault Pil Isabelle Saporta et vous Magalie Bartes. Bon euh petite information Magalie là qui vient de tomber les Américains qui sont plus précis qui laissaient entendre que le nouveau guide suprême était blessé. Ça c'était hier, avant-hier.
Désormais, Pitexet dit défiguré. Ouais, il est blessé et très probablement défiguré. Et Pitex qui rajoute que nous n'aurons aucune compassion.
Il a peur, il se cache dans les sous-sols comme un rat. Vous avez entendu Pitex. Alors moi je voudrais juste ajouter une chose, c'est qu'aujourd'hui il y a eu une grande manifest enfin une manifestation dans les rues Terran pro pouvoir et bien on y a vu Harry Larij qui est à mon avis l'homme qui aujourd'hui a en main une le le régime, le chef de la police, le chef de l'agence euh énergie enfin à l'énergie atomique iranienne.
Donc c'était une façon presque d'anticiper ce qu'allait dire en disant nous n'avons pas peur et nous nous montrons en public. Alors, il est certain que le nouveau guide Ramy, en effet, est certainement euh blessé et défiguré. Sinon, on ne comprendrait pas que hier, on l'a pas vu.
En effet, c'est même un un message qui a été lu par une présentatrice. On n'a pas entendu non plus le son de sa voix. Ce qui montre que certainement en effet Rameney enfin le fils Rameney a été blessé dans la frappe qui a coûté la vie à son père, à sa femme, à une dizaine de membres de sa famille.
Joseph Maa, on le voit ici l'administration américaine qui continue de répéter par la voix ici de Pitex mais par les mots hier de Donald Trump via son dernier message sur son réseau social. Le régime est en train d'être détruit par nos frappes et les frappes d'Israël. Oui, ben écoutez, merci de votre question effectivement pour répondre sur cela mais je voulais dire que la manifestation dont vous parlez dans les rues de Teran où effectivement il y avait tous les classiques du régime qui étaient en train de défiler, c'est une manifestation annuelle. [rires] Aujourd'hui, c'est la journée d'Alcot de Jérusalem.
Hm. C'est une fête annuelle qui a été civile h civilo-politique instituée par feu l'imamini le fondateur de la République islamique. Et donc c'est l'occasion pour les dignitaires du régime avec une mobilisation extrêmement forte mais on sait que comment ce type de mobilisation est motivé et qui se défile aujourd'hui pour appeler leur fidélité à la ligne anti-isien.
C'est c'est toujours bien de le répéter quand on dit ce type comment ce type de mobilisation populaire entre guillemets est motivé. Comment comment ça se passe ? Ben écoutez, les passes d'aran motivés.
Les bassides qui sont véritablement la garde prétorienne, enfin les milices prétoriennes des milices qui protègent, il y a l'armée, il y a les passes d'aran et puis il y a les bases qui sont véritablement ceux qui font, excusez-moi du terme un peu le le sale boulot. H c'est ceux qui tirent sur les gens, ceux qui les encadrent. C'est c'est eux qui sont dans la dans la rue avec des drapeaux de la République population parce du moins.
Oui, parce qu' il reste une population qui est attachée encore à ce symbole de la République islamique. C'est le dernier carré peut-être, j'en sais rien. Il faut être sur place pour avoir les informations.
Ce sont les images qu'on voit ici en haut à droite. Effectivement, c'était ce matin cette manifestation. Ça c'est la manifestation annuelle. effectivement une démonstration de force dans la dans la mesure où Israël avait prévenu évacuer les rues.
Les frappes sont en cours effectivement non loin de ce rassemblement, il y avait des frappes israéliennes. Il y a eu un mort d'ailleurs et c'est la c'est un défi à la déclaration de Benjamine Netaniaou qui a dit "Nous allons préparer les conditions du soulèvement." Et là, vous voyez que les manifestants sont là.
Une manière de dire ce que dit Nathanahou ne nous touche pas. ou attendez attendez. Ça c'est intéressant parce que ce régime s' y a un point sur lequel les Américains ont plutôt raison et les Israéliens, c'est bien l'idée que ce régime s'est enterré depuis 4 jours.
Bon, il s'est bonquérisé hein. Ouais. Bon, il s'est bonkerisé là quand même à l'occasion de cette fête qui était programmée, qui est une fête annuelle instituée, vous l'avez dit par la Yatola Roménie euh le premier euh et ils sont sortis ils sont sortis pariant que personne n'oserait frapper une foule.
Certes, mais s'ils ont ils sont sortis. Voilà, ils ont ils ont fait ce pari effectivement que un bombardement israélien ou américain sur une foule serait compte productif. çait un effet boule de neige si j'ose dire avec des protestations énormes.
Non, ça ils ont pris des risques calculé. Allez, on va rejoindre Marion Russell Éric Jos à Washington. Nos envoyés spéciaux.
Marion, vous avez écouté comme nous donc Pitex 7 il y a un instant avec cette affirmation tout comme Donald Trump. D'ailleurs, nous sommes en train de détruire ce régime iranien et puis cette information. On se demandait tous pourquoi on n pas vu le guide suprême, le nouveau guide suprême hier d'après les Américains.
Donc MTAay est défiguré. Oui. Pitex qui a pris la parole pour un point d'étape.
Comme tous les quelques jours, tous les deux tr jours, le Pentagone fait donc cette conférence de presse. Il a affirmé que les capacités militaires de l'Iran étaient désormais décimées. C'est le mot que le secrétaire à la guerre a donc employé. a réaffirmé la suprématie au niveau militaire des Américains affirmant que plus de 15000 cibles avaient été touchées par l'armée américaine.
Pu7 qui a donc eu aussi un mot sur l'ayatola ramen affirmant s'interrogeant en fait sur le mode de communication choisi par le nouvel Ayatola lors de sa première prise de parole. Un message écrit qui a été lu sur les médias iraniens. Il affirme que Rameney aurait été blessé et serait défiguré.
Le chef de l'État va parler en direct histoire de l'Élysée avec Volimir mesdames et messieurs, on probement. Je suis très heureux d'accueillir aujourd'hui à Paris le président Volodimir Zelinski pour la 12e fois depuis le début de la guerre d'agression lancée par la Russie contre votre pays. La France sur tous les théâtres se veut un partenaire fiable, loyal qui tient ses engagements.
Tenons nos engagements vis-à-vis de l'Ukraine. J'y reviendrai évidemment dans un instant, mais permettez-moi de commencer cette conférence de presse en évoquant les engagements que nous tenons au Moyen-Orient. en protection de nos intérêts, de nos compatriotes et en soutien de nos alliés.
Au nom de la nation, je veux m'incliner aujourd'hui avec respect devant la mémoire de l'adjud chef Arnaud Frion du 7e bataillon des chasseurs alpins de Vars. Il est mort pour la France cette nuit lors d'une attaque lancée à proximité de Herbill. Je veux aussi adresser tout mon soutien à nos militaires blessés et évidemment à l'ensemble des familles et des frères d'armes.
Dès l'annonce de cette attaque, j'ai demandé à nos armées une analyse consolidée des faits de leurs circonstances et nous aurons dans les prochaines heures la totalité, je l'espère, de ces informations. Je m'entretiendrai dès le début d'après-midi avec le premier ministre iraakien. Nos soldats ont été frappés.
Alors que comme nous le faisons depuis plusieurs années, il luttait dans le cadre d'une coalition internationale contre les résurgence du terrorisme dans la région et au service de la souveraineté iraakienne. C'est évidemment inacceptable. Face à la guerre en cours, la position de la France est purement défensive en soutien à ses alliés et ne serait justifié jamais qu'on s'en prenne à elle.
La France continuera de faire preuve de sang frroid, de calme, de détermination, d'être fiable vis-à-vis de nos partenaire, de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité. et rien jamais ne nous détournera de ces objectifs. Mesdames et messieurs, alors que nous sommes donc confrontés à une accélération des événements et des crises et que les yeux pour beaucoup sont braqués vers l'Iran, cette visite du président Zelinski revit pour moi une importance toute particulière.
Elle me permet de souligner avec force que rien ne nous détournera de l'Ukraine, des efforts que nous y faisons, laquelle fait face depuis plus de 4 ans avec une ténacité, un courage remarquable à l'agression de la Russie. Notre soutien ne faiblira pas. Je l'ai dit le 24 février dernier, les dynamiques actuelles signent d'ors et déjà un triple échec pour Moscou. un échec stratégique, un échec économique, une faillite morale.
Aujourd'hui, la Russie croit peut-être que la guerre en Iran va lui offrir un répi dans le cadre du G7 que j'ai tenu il y a 2 jours, mercredi, réaffirmer [raclement de gorge] que le contexte de montée des prix du cours du pétrole ne doit en aucun cas amener à revoir notre politique de sanction à l'égard de la Russie. C'est la position que le G7 a tenue. C'est la position évidemment de la France et de l'Europe.
Il est aussi étrange de voir la Russie appeler à incesser le feu au Moyen-Orient alors qu'elle refuse depuis plus d'un an avec obstination tous cesser le feu plusieurs fois présentés par le président Trump et d'autres pour l'Ukraine. Le 24 février dernier, l'Assemblée générale des Nations- Unies a adopté par 107 voix une résolution pour soutenir une paix durable en Ukraine, appelant à un cesser le feu immédiat, complet et inconditionnel. Cette résolution a été rejetée par la Russie une fois encore.
Elle ne défend pas la paix nulle part. Je vais aussi rappeler que la Russie est un allié historique et stratégique du régime de Teran avec lequel elle a signé en janvier 2025 un accord de partenariat stratégique global dont les détails n'ont jamais été révélés et qui se traduit notamment par la production en territoire russes de drones d'origine iranienne. Je le dis aussi pour bonne mémoire et pour que toutes les nations qui sont engagées en guerre contre l'Iran, ce qui n'est pas le cas de la France, je l'ai rappelé, mais soit cohérente dans les positions tenues et qu'elle sache avec qui ces drones sont produits.
Personne n'ignore que le ciel ukrainien a malheureusement été un ban décès pour les drones iraniens qui tombent aujourd'hui dans le golf et sur certains de nos alliés. C'est pourquoi je sais que le président a raison et je l'en remercie à tout de suite souhaiter soutenir ces nations et apporter les solution ukrainienne votre innovation vos capacités. En tout cas dans ce moment que nous vivons, je le disais notre engagement en faveur de l'Ukraine nous le tiendrons.
Car il en va de la sécurité de l'Ukraine mais également de l'Europe et de la France. Dans le processus en faveur d'une paix juste et durable. L'Europe a un rôle de tout premier plan à jouer.
L'Union européenne et ses Étatsmembres sont le premier contributeur à la résilience de l'Ukraine depuis le début de la guerre. Nous avons aussi décidé en décembre dernier d'un prêt de 90 milliards d'euros. Cet engagement sera tenu et je le dis ici avec force et clarté si des désaccords s'expriment.
C'est le devoir de chaque nation de tenir les promesses qui sont faites et les engagements politiques ont été pris par tous en décembre dernier. Le soutien que nous apports, c'est aussi celui à travers la coalition des volontaires que nous avons lancé il y a maintenant un peu plus d'un an avec le Royaume-Uni qui contribuera aux garanties de sécurité de l'Ukraine aux côté de nos partenaires des États-Unis d'Amérique qui sont le pilier indispensable d'une paix juste et durable. Nous l'avons démontré le 6 janvier dernier.
La planification est maintenant achevée et nous sommes prêts. Notre soutien s'incarne également dans notre appui à l'Ukraine pour avancer vers son destin européen, chemin vers l'adhésion exigeant qui implique des efforts et des réformes que vous conduisez. et Boup a déjà été fait de manière impressionnante.
L'Ukraine mérite d'ouvrir premier bloc de chapitre de négociation et je n'ai de doute que nous y parviendrons malgré les obstacles artificiels qui ont surgi et nous accompagnerons ce chemin. Je veux également citer notre coopération dans le domaine énergétique. La France restera pleinement mobilisée notamment dans le cadre de notre présidence du G7 pour bâtir dès à présent une véritable stratégie énergétique de résistance.
Nous avons depuis janvier livré beaucoup d'équipements. Nous avons coordonné dans le G7 une position là aussi efficace. Au côté de tout cela, il y a évidemment le soutien militaire que nous continuerons d'avoir.
Nous avons une longue discussion avec le président et son équipe et je veux dire ici notre détermination de continuer à fournir tous les équipements pour permettre à l'Ukraine de mener sa guerre de résistance légitime et pour le permettre de se défendre. Et donc, nous allons euh accélérer sur certaines capacités et continuer d'innover aussi pour que la production soit plus rapide. Notre détermination est aussi complète à accroître la pression sur la Russie pour l'amener à s'asseoir de bonnes fois à la table des négociations.
Beaucoup a été fait avec les sanctions. Je l'ai évoqué et nous continuerons et nous préparons le 20e paquet de sanctions et nous continuons les efforts contre toutes les formes de détournement et nous continuons aussi les efforts pour lutter contre la flotte fantôme qui comme vous le savez alimente l'effort de guerre russe. Nous avons eu des résultats très probants ces dernières semaines avec des opérations en propre, l'opération que nous avons mené avec la Belgique.
Nous avons engagé plusieurs autres nations qui ont conduit aussi des opérations déterminantes. Nous poursuivrons cet effort. Voilà mesdames et messieurs ce que je souhaitais dire ce midi en accueillant à nouveau le président Zelinski.
Cher Volodimir, dans le combat que vous menez pour votre liberté, votre indépendance, votre intégrité territoriale, vous défendez l'idée d'une paix juste et durable, la seule compatible avec le droit international et vous menez un combat pour votre sécurité mais aussi pour celle de tous les Européens. À ce titre, vous avez toujours votre place ici et c'est toujours une fierté pour la France de vous accueillir. Merci beaucoup.
Dkujemu djobu personellement cher Emmanuel pour tout monsieur le président chers journalistes chers présent je suis reconnaissant pour cette visite pour tout le soutien qu'apporte la France à l'Ukraine aux Ukrainiens pour ton soutien personnel Emmanuel en Ukraine nous le savons et nous l'apprécions hautement et nous apprécions aussi le fait de pouvoir coordonner avec la France et être sur le même la même longueur d'onde et c'est très important surtout en temps de guerre. Aujourd'hui, nous avons parlé avec Emmanuel et avec son équipe et je suis également reconnaissant à tous nos collègues. Nous avons parlé de la sécurité de notre sécurité, la sécurité de l'Ukraine, de l'Europe, les sécurités globales au contenu de ce qui se passe dans le proche Orient et autour du DT3.
Euh cette nuit, un militaire français a péri en raison de la frappe iraakienne. Merci. Je vous présente mes condoléances personnelles, mais aussi les condoléances de notre peuple à sa famille.
Nous, il y a d'autres soldats qui ont été blessés [raclement de gorge] et nous espérons qu'ils guériront rapidement. Pour le monde entier, il est important que nos efforts communs permettent de stabiliser la situation et de ne pas permettre [raclement de gorge] l'élargissement de cette guerre. Mesdames, messieurs, nous écoutons cette conférence de presse conjointe des deux chefs d'État, Emmanuel Macron et Vladimir Zelinski qui est davantage qui est en train de glisser davantage sur la la question de de l'Ukraine comme aujourd'hui nous avons une forte actualité liée à à l'Iran.
Je permets de reprendre la la la le plateau avec Magalie. Oui, il y a juste une petite déception en général, c'est que on s'était dit ce soldat français est tombé au champ d'honneur et victime d'un shaed. Nous manquons de contre drone, d'intercepteur de drone.
On sait pas tellement fabriquer ça. C'est c'est nouveau. Les Ukrainiens sont sur sur la bonne voie, ils ont des équipements, ils y arrivent.
C'était peut-être l'occasion, disiez-vous, et là-dessus, on était d'accord, on était raccord, vous et moi, et c'était peut-être l'occasion de faire du partage d'expérience avec les Ukrainiens qui ont qui ont un peu de retour d'expérience sur le sujet, mais apparemment pas. Non, non, il a légèrement évoqué hein. Euh il a il a dit deux choses.
Il a dit euh j'attends le compte-rendu détaillé en fait de ce qui s'est passé pour avoir plus d'éléments avant de prendre des rotations. La deuxième chose qu'il a dit, il faut que dans l'innovation, on a une production plus rapide aussi. Et donc ça ça voulait quand même dire certains accords sur lesquels on doit travailler.
Alors je sais que les Ukrainiens travaillent beaucoup là-dessus. Ils ont ils ont des drones antidrones he puisque c'est le sujet qu'on évoquait tout à l'heure ensemble et et Éric il y a pas que ça pour être ces drones là sur lequel ils ont assez avancé mais ils sont pas encore en grande production de masse. Je sais qu'il y a un accord avec des des pays comme la Grande-Bretagne notamment mais surtout on a un savoir-faire en France et et moi je pense qu'il faut pas attendre.
Il faut qu'on s'équipe d'un minimum de drone antiRone en complément d'autres moyens pour d'accord avec le général du tard. D'ailleurs, je je vous l'annonce, je vous l'annonce. On retournera euh à l'Élysée pour les questions des journalistes.
On verra s'il y a une question sur ce sujet des contrô le chef de l'État qui a reparler de la position de la France qui a insisté face à ce drame puisqu'il a insisté sur la mort, la disparition de de ce cet adjudant chef, la position de la France reste défensive et face à ce drame, face à ce soldat qui a été tué, la France fera preuve de calme, de sang froid mais aussi de détermination. Oui, pour défendre ses intérêts et et et notre sécurité. Et ce que j'ai trouvé très intéressant aussi euh dans cette conférence de presse, c'est qu'il a rappelé le lien entre la Russie et l'Iran.
En fait, il a dit ne nous ne laisserons pas euh les sanctions euh sur la Russie euh être levé comme ça et nous ne voulons pas qu'il s'enrichisse en ce moment et que ça fasse un trésor de guerre. Et il a dit qu'il savait très bien qu'il ne fallait pas oublier les accords qui liaent l'Iran et la Russie. Il ne fallait pas oublier que les des drones et iraniens étaient fabriqués en Russie et vice-versa.
Et donc il a rappelé ça en fait. Il a il a dit également je rappelle à à l'endroit des belles gérant ce qui n'est pas le cas de la France a-t-il dit d'où viennent les renseignements sur le positionnement des bateaux. message à Donald Trump Donald Trump qui vient de lever les sanctions sur le prétal moi je trouve que ce cette conférence de presse elle est intéressante parce qu'elle nous rappelle à tous en effet que cette crise en Iran, elle a elle a un impact qui dépasse la seule crise iranienne au Moyen-Orient et que si on se place du point de vue de nous français, je pense que la principale aujourd'hui préoccupation géopolitique pour nous c'est effectivement à mon avis euh la l'agression russe contre l'Ukraine et tout ce qui pourrait en découler.
Et donc c'est important à la fois de redire que on doit pas se laisser omnubiler par la seule crise au Moyen-Orient. il faut avoir une stratégie plus large que peut-être la priorité de la France, ça reste l'Europe et donc euh la question ukrainienne et que malgré tout les deux sont liés et quand effectivement il il fait référence au aux sanctions, ça prouve que malgré tout il y a un débat quelque part et donc il cherche à réaffirmer une position qui était qui est de de tenir bon dans ce domaineel alors que probablement un certain nombre de voix s'élèvent pour aller dans une autre direction et ça je pense que c'est important. Oui, c'est une confirmation de la posture générale que ce soit sur l'Ukraine ou sur la crise iranienne à savoir celle du réalisme défensif.
Il y a quelque chose de plus qui a été ajouté en en ce qui concerne la crise dans le détroit d'Ormuse et en Iran. Le président de la République a fait remarquer que la France non seulement est dans une posture de défense, d'ailleurs le porte-avion, le Charles de Gaul est positionné euh en au large de la Méditerranée, près de Chypre qui précisément fait partie de l'Union européenne et qui a été atteinte par des fusées tirées à partir du Liban, la base de la croirie qui a été touchée. Mais il a surtout rappelé les engagements de la France en matière de droit international.
Nous avons des accords avec trois États qui sont le Qatar, le Kué et les Émirats arabes unis, des accords de défense. Je pose la question mais qui est ouverte he sur le plan de la riposte parce que le président de la République a été mué sur ce que fera la France et c'est de bonnes guerres de ne pas tout dire de tout déballer mais que fera la France en matière précisément de ripost si elle était déjà c'est une agression mais si cette agression devait se répéter est-ce que la posture défensive est tenable à terme c'est une question qui se pose aujourd'hui mais bon elle est ouverte c'est vrai Hélène Bonet que le premier prier commentaire lorsqu'on a vu découvert cette information un soldat français tomber au champ d'honneur c'est qu'on rentrait un petit peu plus dans la guerre je crois pas qu' de victime civile israélienne d'ailleurs que Israël est belligérant dans cette affaire il y a pas de de de victimes militair pardon voulais-je dire il y a pas de victim mais la France qui n'est pas belligérante a déjà son son premier mort donc oui on est un peu en train d'entrer en guerre qu'on le veuille ou non mais de fait ça nous concerne d'autant Pardonnez-nous Hélène parce que les questions commencent au président de la République en postait bref, c'était intense mais bref. Sur certains bateaux, livraison russe de pétrole.
Euh est-ce que ça veut dire que le président Trump est un adepte du double langage sur le sujet ? Euh je vous laisse avoir votre réponse, monsieur Macron et Zelenski. Et puis une autre question liée à à l'hommage que vous rendiez aux soldats français morts aujourd'hui euh en Irak euh à propos de de ce décès et des blessés français qui restent là-bas.
Euh d'ici à combien de temps pensez-vous être en mesure de d'organiser une riposte monsieur Macron ? Euh est-ce qu'il y a pas le risque avec cette riposte euh de de de d'entrer dans une forme d'engrenage euh guerrier dans la région ? la foi en Irak, mais aussi en soutien des Émirats arabes unis qui sont éminemment touchés par la réplique iranienne et et connaître monsieur Zelenski, quelles sont en détail l'aide que vous apportez déjà au pays du golf menacé par les par les frappes iraniennes.
Merci. Merci beaucoup. Pour ce qui est des sanctions, il est tout à fait juste que les États-Unis d'Amérique ont acté des dérogations limité dans le temps et les conditions et pour quelques pays.
Le ministre de l'économie, des finances, le secrétaire au trésor américain s'est exprimé pour lui-même rappeler le cadre très limité de ces exceptions et leur impact réduit. et rappeler que les sanctions demeuraient. Et pour ce qui est du G7, la position commune a bien été le maintien des sanctions à l'égard de la Russie et pour ce qui est des Européens et de la France, c'est le maintien des sanctions.
Et la situation ne justifie en rien de lever ces dernières. Donc je considère que ce que je vous ai dit tout à l'heure reste valable et que la décision qui a été prise de manière exceptionnel et limitée par les États-Unis d'Amérique, c'est à eux de la justifier, mais elle ne revient pas de manière durable et large sur les sanctions que eux-mêmes ont décidé et à les écouter et le président dans les discussions que j'ai pu avoir avec lui et dans leurs propos publics, il ne remettent pas en cause cette approche pour ce qui s'est passé ces dernières heures en Irak. Au-delà de ce que j'ai pu vous dire à l'instant, je serai très prudent et j'attends d'avoir tous les éléments qui me seront fournis par l'étatmajor des armées et nos services et j'attends de pouvoir parler avec le premier ministre irakien.
Je ne ferai aucune je n'élaborerai aucun forme aucune forme de scénario ni n'entrerai dans quelques politiques fiction sur ce sujet. J'ai rappelé la position de la France, elle est claire dans la région, elle est défensive. Nous ne sommes pas engagés en guerre contre qui que ce soit.
Nous avons une présence dans la lutte contre le terrorisme dans un cadre qui est connu et c'est le cadre en Irak dans lequel se battait notre soldat. Et nous sommes là pour protéger nos ressortissants. Nous sommes au côté de pays alliés avec lesquels nous avons des accords de défense et nous sommes présents pour participer à la liberté de navigation et sécurité maritime dans la région.
C'est tout. Mais nous assumons ces missions pleinement avec les risques qu'elle comportent. Voilà mesdames messieurs, dès qu'il se passe quelque chose de d'intéressant, une question qui concerne notre sujet d'aujourd'hui, nous revenons à l'Ély bien évidemment est reçu aujourd'hui.
Oui. Vous disiez tout à l'heure Hélène Bonet, quand on a été interrompu par le chef de l'État, vous disiez que la France quelque part avait mis un pied supplémentaire dans la guerre. En tout cas quelques centimètres d'orteil.
Je sais pas si on peut dire que nous sommes en guerre aujourd'hui, mais en tout cas un peu plus qu'hier. Nous ne sommes pas en guerre. Le président l'a répété, on est dans une posture défensive.
Après effectivement, c'est toujours le risque quand vous déplacez des forces militaires près d'un théâtre, proche d'un théâtre, quand vous avez des intérêts militair sur place, des ressortissants et maintenant des forces qui ont été touchées, évidemment le risque, il est toujours présent que il y ait une escalade. Mais on voit la toute la prudence à l'instant d'Emmanuel Macron qui dit "Pour l'instant, je me lance absolument pas dans un scénario de politique fiction. Je vais attendre d'avoir toutes les cartes en main, toutes les données.
Après, est-ce qu'il pourrait décider une forme de repost ? Ça euh on verra, il est trop tôt pour le le dire, mais il y a le risque de tomber dans un engrenage sur le chapitre de la guerre, il y a quand même une organisation terroriste en Irak qui nous a touché cette nuit, qui a touché cette batte française qui dit désormais tous les intérêts français en Irak seront ciblés. Et donc on pour estimer qu'à minima à minima, il va y avoir un renforcement de la sécurité de j'imagine sur place pour euh maintenant qu'on a eu cette attaque pour euh pour éviter justement que ça se ça se reproduise.
On a plusieurs centaines de soldats, c'est difficile de savoir combien sont présents dans le pays, qui font encore une fois qui sont en opération depuis des années, donc qui connaissent aussi ce pays, qui qui en connaissent les risques puisqu'ils font eux-mêmes de la lutte antiterroriste. Au-delà du traditionnel débat euh mesdames messieurs, je vous le redis, la la question centrale, c'est comment fait-on pour protéger les intérêts français, les lycées qui peut y avoir francophones, les les bâtiments publics, les ambassades, les consulats, les bases face à des shaed, on ne sait pas faire, on n'est pas les seuls à ne pas savoir le faire, on ne sait pas faire le shaed, ce ce drone qui fait 3,50 sur 2,50 inventé par les les les les les Iraniens et ben on sait pas faire. On a des armes de haute technologie.
En l'occurrence, elles sont pas là-bas hein. Il y en a peu en [raclement de gorge] Irak. On n pas des des comment s'appelle le patriote français ?
L'Ater le l'Aster l'Ater. Voilà. Voilà.
On on n pas ça sur place mais mais comment faire si demain à nouveau des cha viennent frapper une base française des intérêts français ? On ne sait pas les intercepter. C'est pas tout à fait ça.
On ne sait pas les intercepter à 100 %. Pas du tout pareil. Parce qu' ac des hélicoptères on fait des choses mais ils sont sur place nos hélicoptères.
On a des hélicoptères et des dispositifs d'interception en IR. Forcément non pas forcément parce que c'était pas le l'objet. C'est bien tout la difficulté.
Il faudrait pas que ça d'ailleurs. Il faudrait des brouilleurs GPS. En fait c'est peut-être une des meilleurs systèmes au moins quand on a une petite un petit site voyez il faut des brouillurs GPS pour pour que le drone soit perdu quand il arrive si si c'est possible.
Ça ça dépend des équipements qu'il a. Et et donc euh don donc bien sûr toutes les emprises où les Français sont bah dans un théâtre d'opération entre guillemets, ben bien sûr il y a des vulnérabilités mais je vous dis personne ne sait faire aujourd'hui à 100 % hein ni compris les Ukrainiens hein. [raclement de gorge] Et puis et puis en plus de ça il faut voir que il y a la menace des chades mais vous avez la menace des camions suicides. vous avez la menace éventuellement de missile antichard.
Enfin, c'est euh il faut pas trop focaliser sur une seule arme parce que dans une situation comme celle de l'Irak aujourd'hui, à l'évidence la menace d'un point de vue même technique ou tactique, elle se réduit pas à un seul euh moyen. Et donc, il faut pas se faire se laisser omnubiler. C'est vrai que les chaed euh et drones, c'est un sujet majeur qui monte et on voit bien que c'est quelque chose qui rapproche évidemment la guerre en Ukraine et la guerre au Prochrient.
Mais euh quand on réfléchit au niveau du président de la République par exemple, c'est pas lui qui va s'exprimer sur le point de savoir si les chaided sont un un vrai sujet. Alors qui qui va qui protège les Français ? Qui protège les intérêts français en Irak ?
Qui protège les 5000 français déployés au proche orienté protège les intérêts français français ? Il y a les services la DJSE est certainement extrêmement active et puis il y a des moyens de protection. Enfin, c'est pas la première fois qu'on dans une situation un petit peu comme ça.
Et puis ce que je c'est le premier français tué par un un drone chaed. C'est vrai. Mais ouais.
Mais alors et puis il y a aussi autre chose, c'est que enfin moi je me semble-t-il il y a cette question un peu l'anciinante de la rposte mais le seul fait de dire OK, on a été frappé mais en fait là on bouge pas, on est là et quoi que vous en pensiez, on va rester là. C'est en soi une forme de réponse très adaptée en réalité. En en en répétant Renault, il le dit, nos soldats français sont ici en Irak au service de la souveraineté irakienne et ça c'était une façon directe de répondre à la revendication hier soir de ce de cette milite.
Bien sûr, vous avez raison et et la phrase essentielle effectivement, elle est en bas de notre écran. Nous ne sommes en guerre contre personne parce que c'est tout le monde arabe et tous les pays de la région qui regardent effectivement la position des uns des autres. Et pourquoi la France traditionnellement ne suit pas aveuglément bien sûr les États-Unis ou Israël et notamment les États-Unis dirigé par dirigé par Trump et une administration qui euh d'heure en heure et de jour en jour apparemment ne sait pas où elle va puisque on a une extension de la guerre et tout toutes les 3 heur Trump dit que la guerre est gagnée et que le régime va tomber alors qu'il est même contredit par ses renseignements. le renseignement américain, le renseignement israélien et le renseignement français disent que le régime n'est pas prêt de tomber.
Deuxième chose, ce qui est très important, me semble-t-il, vous avez que la conférence de presse, ça y est, elle est terminée, hein. Vous avez entièrement raison sur une des autres phrases essentielles, c'est que pour l'instant, il n'est pas question de partir. Ni les les les dizaines de milliers de Français qui sont les expatriés autres qui sont au Moyen-Orient, ça serait une défaite pour la France.
Et puis également l'engagement militaire. Nous avons des accords de défense et ça serait une position de faiblesse dès le premier mort tragique de partir. On peut voir la différence avec l'Italie.
H Georgia Méloni, il y a une attaque contre contre des des soldats italiens hier sur une base tout à côté de la base française. L'Italie annonce qu'elle rapatrie ses soldats. Blesser hein, il y a eu des dégâts.
Exactement. Nous non. Nous non parce qu'on est un ami historique de du Kurdistan irakien.
Vous avez vu un avis fiable aussi. Nous tenons nos engagements. Mais sinon, ça veut dire quoi ?
La voix de la France n'est plus respectée. Vous avez vu tout à l'heure notre correspondant nous disait que pour des raisons historiques liées à la non intervention en Irak, les soldats français sont plutôt aimés dans cette zone de l'Irak au Kurourdistan et au nord de l'Irak. Oui, nous ne sommes en guerre contre personne.
On est d'accord. Le président a répété, vous vous soulignez à juste titre mais les autres sont en guerre contre nous. Hm.
Ça, il faut qu'on commence à se rendre compte. Il y a deux points qui sont importants. Le premier, c'est le discours euh que Montaba aurait tenu mais qu'il n'a pas tenu le communiqué qui dit effectivement tout ce alors il vise uniquement les Américains.
Euh je suis je suis amis avec les 15 États qui son qui bordent mon territoire mais je continuerai à frapper les bases. Alors il dit bien américaines. Mais il y a un autre discours de la Rijanie qui lui élargit la complicité.
Ceux qui nous tirent dessus et qui sont complices de ceux qui nous tirent dessus sont nos ennemis. C'est classique. C'est classique.
Voilà, c'est c'est [raclement de gorge] l'engrenage de la bénigérance. C'est pas pour ça qu'on va partir. Absolumz absolument force pas une information.
Il faut s'en tenir à cette posture défensive bien entendu, mais en sachant qu'elle est nôtre. Mais dans l'esprit des autres, je ne sais pas s réfléchissent à la terme de ils sont sur la défense. Vous qui connaissez fort bien la la région.
Petite question que nous nous posons tous depuis quelques jours, la rue arabe, quels sont les mécanismes de solidarité qui se mettent en place vis-à-vis de de l'Iran ? J'ai l'impression que pour l'instant c'est pas c'est pas très fort. Non, ça ça ne bouge pas beaucoup.
ça bouge pas beaucoup parce que ce qui sidère si j'ose dire la rue arabe c'est les attaques contre les pays du golf et là de voir que des États arabes qui n'étaient pas favorables à la guerre qui plaidait au auprès du président Trump pour que l'Amérique n'entre pas en conflit en confrontation sont aujourd'hui tenus par cette espèce de terreur qui voit frapper la vitrine du monde arabe la banque du monde arabe et de l'Iran en tout cas la Banque de l'Iran qui est qui est Dubaï le pays de la Mec et le pays de la Mec bien entendu et qui se disent qu'il y a quelque chose qui ne va pas et donc pour le moment il y a une espèce de de solidarité avec l'ensemble des pays qui souffrent et qui subissent ces frappes. Est-ce qu'il y aura un avant et un après ? Je me dis que Dubaï ne sera plus jamais suffisamment j'ai croisé très récemment des des diplomates du du Maroc, pas pas l'ambassadrice he mais des des diplomates du Maroc qui disaient "Nous voyons déjà nous marocains des projets d'investissement qui étaient prévus pour [raclement de gorge] les années à venir à Dubaï ou dans les Émirats arabes unis ou ailleurs qui semblent marquer de l'intérêt pour le Maroc plutôt que pour le proche-Orient." que c'est que il y aura un avant et un après.
Vous pensez-vous ? Écoutez, vous vous désignez le pays qui sera certainement le plus grand bénéficiaire si j'ose dire entre guillemets de toute cette cet embrolio. C'est effectivement le tourisme et puis les investissements.
Or l'Irak aujourd'hui et pardon le Maroc est le pays qui attire le plus de touristes et qui va en tirer plus et les investissements qui sont massifs dans la politique qui est suivie par Mohamed 6 de bâtir une véritable infrastructure industrielle. routière et cetera. Donc on va vers cela et on va plutôt alors là c'est plus inquiétant sur un discours qui pourrait à terme être antioccidental mais qui pour le moment pèse sur les regards que portent les chites sur les sunnites et vice versa. [raclement de gorge] Et ça c'est une c'est quelque chose qui fait peur hein parce que ça creuse un fossé culturel comme on dit aujourd'hui pas civilisationnel he je dirais je n'irai pas parce que c'est la même civilisation mais qui pourrait à terme porter sur une division encore plus grande au sein du monde arabe.
On revient donc sur l'information quand même principale de la journée et la France qui à son tour est prise pour cible au Moyen Orient. Vous voyez la photo ici de l'adjugent chef Arnaud Frion mort pour la France. Emmanuel Macron vient de le rappeler à l'instant, il a été tué hier dans une attaque de drone en Irak sur une base française pas loin d'herbile.
Comment ça s'est passé exactement ? Nivin Potros nous a rejoint. Racontez-nous Nivine.
Alors cette attaque, elle a eu lieu hier soir aux alentours de 20h40 heure locale, c'est-à-dire 22h40 heure française. Et cette attaque, elle a donc eu lieu sur la base de Malakara. On va voir sur la carte qui va apparaître dans quelques secondes.
On est vraiment à une quarantaine à peine de kilomètres au sud-est au sud-ouest pardon de la ville d'Herbile. On est donc vraiment dans le nord de l'Irak à plusieurs centaines de kilomètres évidemment de la frontière iranienne et de Teran. Et selon l'armée française, selon Emmanuel Macron qui l'a également confirmé, c'est un drone iranien de type Shaed qui a frappé la base alors que des soldats français s'y trouvaient avec notamment un commando de pêchega.
Au total, ce sont sept soldats français qui sont touchés, qui sont blessés. L'un d'entre eux décédera quelques instants plus tard. Il s'agit d'Arnaud Frillon.
Ses frères d'armes sont toujours à l'hôpital. Certains d'entre eux dans un état très grave. Leur rapatriement est en train d'être mis en place.
Ils sont actuellement hospitalisés en Irak. Tous participaient à une même mission, une mission de la coalition internationale antijihadiste, inherent Revolt sous la direction de Washington. Cette mission, elle avait pour but de former, d'entraîner des militaires français mais également des pêchesmergas pour lutter contre le terrorisme.
Cela fait plus de 10 ans que la France participait à cette mission. Mais ce n'est pas pour cette participation que les soldats français ont été visés. C'est à cause et bien du déploiement du Charles de Gaulle dans la région en Méditerranée.
C'est en tout cas ce qu'affirme Achab Alkaf. qui est une milice qui a revendiqué cette attaque quelques minutes seulement après la frappe sur son poste télégramal franc en français. C'est le peuple de la grotte.
C'est une milice qui est pro iranienne et qui menace quotidiennement et très précisément les intérêts occidentaux en Irak. Allons jusqu'à cibler précisément un hôtel, une base, un commando, un groupe de soldats présents sur place. Très certainement grâce à du renseignement extérieur, ce groupe, cette milice a prévenu ce qui s'est passé ces dernières heures.
Ce n'est que le prélude d'un événement majeur. Merci beaucoup Nivin Potros. Euh je je me tourne vers vous.
Je j'écoutais Nivin nous parler du du Charles de Gaulle. J'entendais ce matin sur une chaîne d'opinion bien connue des éditorialistes qui disaient il faut déployer le Charles de Gaulle, le porte-avion français dans le D3 d'Ormouse. Là, on va le leur faire peur et cetera. et et je me suis marré, je me suis dit, pardon dans ces moments tragiques de sourire, mais je me suis dit, je suis bien content d'être à LCI parce que [rires] ça fait longtemps, ça fait longtemps qu'on nous a expliqué, nous qui ne sommes pas des experts Magis, de la chose militaire, que bien évidemment c'est une chose totalement impossible et que la survie du porte-avion français dans le D3 d'Ormose à quelques kilomètres des patries des batteries iraniennes, la survie serait assez limitée.
Mais comme les portavions américains, ils s'y prêtent pas, ils s'approchent pas, ils sont ils sont très très loin. Et donc euh c'est la même chose pour le Charles de Gaul hein dans sa position été montré euh montrer que la France est là, montrer qu'elle les moyens militaires et surtout de protéger les intérêts européens parce que je rappelle que Chypre a été attaqué hein euh de K une base une base britannique hein. Donc voyez en fait personne n'est vraiment protégé contre ces types de drone.
Et donc non, évidemment c'est un peu ridicule et ça n'a pas de sens aujourd'hui développer de déployer un tel [grognement] de ce porte-avion dans le G pers. Quel a été votre premier sentiment quand vous avez appris la mort d'un soldat français en Irak ? Vous vous êtes dit la France est à ce nouveau est ciblée est délibérément ciblée.
Elle entre peut-être dans ce conflit. Bah, je pense que Benadriu a dû près la même chose, mais c'est c'est que ben c'est d'abord c'est des soldats qui sont envoyés qui savent les risques malheureusement. Et euh l'Irak, c'est un endroit où j'ai moi personnellement, j'ai pas envie d'aller.
Euh pourquoi ? Parce que bah il y a il y a l'histoire. Moi, je l'ai survolé beaucoup l'Irak durant la Première Guerre du golf et après les no fly zone qu'on a fait pendant des années d'ailleurs dans le sud de l'Irak pour protéger les entre autres en partie les chites les chites qui ont tiré et qui ont tué des soldats français aujourd'hui.
C'est un eux qui ont tiré. Mais oui, c'est exactement ça. Et et euh j'avais une discussion un jour avec le ministre de la défense jordanien qui me disait "Tu sais, les Américains, ils ont complètement merdé quand ils ont quand [grognement] ils ont sont venus en pendant la guerre. 2003 à laquelle n'a pas participé et merci le président Chirak de ne pas nous avoir embarqué dans cette affaire-là.
Les Anglais l'ont regretté. Euh et euh ce premier ministre, enfin le ministre de la défense jordanie euh me disait euh euh les irakiens, ça toujours été des peuples sanguinaires toujours dans dans [raclement de gorge] dans l'histoire et il fallait surtout pas enlever leur architecture, l'architecture de de de du gouvernement. c'est qu'il fallait enlever bien sûr Sdame Husen et les milices qui qui gouvernaient mais surtout pas l'armée h parce que l'armée c'est des soldats qui avaient fait 30 ans 40 ans et le fait d'avoir tout enlevé ça bah ça enlevait en fait la colonne vertébrale en fait de ce pays.
Sou-nous que quand il y a eu des mouvements importants dans des pays très déstabilisés, le rôle de l'armée est capital. Parce que si l'armée reste en fait, ça reste une colonne vertébrale qui permet de de tenir en Turquie. Égypte en Égypte presque plus pouvoir presque plus puissante que le que le pouvoir exécutif.
Exactement. On irement que je C'est la question que je voulais poser au général du Tart. Est-ce que vous du coup vous êtes inquiet de ce qu'ils sont en train de faire en Iran ?
C'estàd ce que vous nous racontez sur l'Irak. Est-ce que ça pourrait se reproduire ben dans la stratégie ? Moi, je sais pas quels sont les plans de Danken avec avec ses avec ses planificateurs, mais il faut tirer sur les gardes révolutions et à limite pas trop sur les militaires euh iraniens qui pourraient éventuellement basculer.
Absolument. Absolument. Oui.
Merci. Merci de rappeler cet épisode qui est en fait nous nous remonte à la première guerre du golf hein, le proconsul Brenner à l'époque qui était le proconsul américain dans la guerre de 90 de laquelle nous faisions partie bien entendu la grande coalition dans laquelle effectivement prés à laquelle le président Mitteran avait accordé son aval. Euh les Américains avaient envoyé un procul euh ensuite donc en 2003 euh pour véritablement euh parachever l'œuvre qui avait été commencée.
Et la première chose que le général ou que ce responsable civil fait c'est le démantellement de l'armée iraakienne. Or l'armée iraakienne était faite de sunnit essentiellement puisque Saddam Hussein était sunite et gouvernait contre une majorité de chiit. Résultat des courses, les sunnites chassés de l'armée vont se recycler en djihadiste et mener la fameuse bataille de l'État islamique qui viendra après bien sûr et contre laquelle nous nous sommes mobilisés à nouveau en 2013-24 pour faire la guerre.
Et précisément le camp qui a été touché est un camp qui était sur qui était francoin et dans lequel effectivement il y avait ces troupes qui étaient chargées de mener la bataille contre l'État. On passe notre temps à rattraper les bêtises des Américains. C'est ça que vous êtes en train de nous dire.
Je veux oui si vous voulez c'est une des interprétations possibles. Les Américains justement les Américains et en particulier Donald Trump qui sont pas des des figures qu'on adore au Prochorient. Il il y a une possibilité que tous retournent contre eux.
C'estàd qu'en terme d'image, tout ces ces pétromarchies qui disaient à Trump, "N'intervenez pas euh en Iran parce que ça va se retourner contre nous." Euh pour l'instant, elles sont alliées. Pour l'instant, ils mis image dégradée, alliance indispensable.
Il faut gérer ces ces ces deux données [raclement de gorge] mais simplement pour terminer sur Non, mais la grande question c'est qui se rendra le plus détestable de la région ? les Américains ou les Iraniens pour l'instant il y a match pour l'instant il y a peu de soutien pas voilà j'allais vous dire n'oubliez pas les Israéliens aussi mais simplement pour une petite parenthèse et je m'arrête le le malheureux épisode dans lequel notre soldat est décédé a été atteint rappelle un épisode qui date de 5 6 jours puisque dans la base américaine une base américaine à baren [raclement de gorge] et qui a tué sep soldats américains. un shahed qui s'est abattu à côté d'un dépôt de munition d'essence et qui a amené à la mort.
Donc ce n'est on peut pas parer à ce à ce danger de manière absolue. Il y aura toujours des trous dans le filet. Général Dur Oui.
Sur cette question de quel sera la l'impact sur la la perception des Américains ? Moi, je pense que au-delà d'être détestable ou pas, ce qui malheureusement est pas toujours ce qui est déterminant en matière de relation internationale, j'ai peur que les Américains se soient engagés dans une opération dont ils vont pas voir le bout. Donc ça se traduise par un échec stratégique américain et donc que leur crédibilité aussi bien politique que militaire soit durablement mise à mal. qui est probablement il vaut mieux à certains égards être détesté qu'être méprisé dans certains cas et je crois que c'est un peu ce qui les menace.
Et puis pour revenir sur le la mort de notre de notre soldat qui est un très beau soldat là, je regardé sa photo, il a la médaille militaire pour un jeune sousofficier comme ça. C'est c'est la légion d'honneur des des sousofficiers. C'est un très beau soldat.
Mais au-delà de ça, la question qu'il peut se poser par exemple, mais peut-être que vous avez une idée, c'est il a été, semble-t-il, frappé par un drone chade, tiré par un groupe euh local. Pourquoi c'est pas un un un drone qui est parti euh ou est-ce qu'on en est certains d'ailleurs d'Iran ? Et ça c'est [grognement] quand même de choses assez différentes parce que au fond, il y a peut-être une solution, une une réponse assez simple, c'est que tout simplement c'est aussi un enjeu local et je pense que l'Iran, comme d'une manière générale, tous ces groupes dans la région euh pour eux le les Kurdes, l'entité kurde, c'est un vrai problème parce que évidemment ça met un mal l'unique pays.
On va aller sur place inéressant. Effectivement, Dylan Adam qui nous qui nous attend. Merci d'être avec nous en direct.
Donc franco-iranien, vous vivez bon à Airbille, pas très loin de la base française donc qui a été endeuillée hier. On parler de ces milices cheat qui sont donc l'une d'entre elles est à l'origine de l'attaque de drone meurtrière hier. Est-ce que vous les connaissez vous ces milices ?
Elles elles sont extrêmement dangereuses ? Oui. Alors euh franco-irakien déjà, je je me permets de de corriger.
Euh euh les milices existent en fait depuis 2014 lorsque au moment de l'arrivée de l'État islamique en Irak et la l'occupation d'un tiers du pays par l'organisation d'État islamique, l'ayatola irakien Alisistani a appelé les chiites principalement à se mobiliser contre l'État islamique. Donc c'était des milices qui d'abord ont été formées spontanément, qui ensuite ont intégré l'État, l'appareil étatique iraquien et le commandement militaire iraakien. Et mais en fait la milice qui a qui a qui a frappé hier n'est pas une de ces ministres créées en 2014, mais plutôt une mouvance qui s'est créée en 2019, donc 5 ans plus tard.
Donc on connaît les milices, il contrôlent certains checkpoints dans dans le pays. Euh ça se passe en général plutôt bien. Il y en a certaines qui sont affiliées à l'Iran, certaines qui sont beaucoup plus aujourd'hui dans une logique de combat contre contre les États-Unis, contre Israël et et puis d'autres qui qui ne le sont pas du tout.
Euh donc euh c'est un phénomène très bien connu de la population irakienne. Euh mais la milice qui a attaqué hier la base où les Français étaient positionnés euh et est plutôt hors cadre légal. H pourquoi ?
Pourquoi dans cette zone administrée par les Kurdes, on dit que les Kurdes ne administrent la partie la plus euh la la plus propre, entre guillemets, de l'Irak. C'est-à-dire que c'est vraiment une partie de l'Irak qui est qui est bien tenue. Comment et pourquoi les Kurdes n'arrivent pas à désarmer ces milices ?
Vous parlez d'une ministre terroriste kurde là qui a attaqué les Français mais il y a d'autres milices de d'autres natures qui sont sunites, qui sont de d'autres natures. Pourquoi est-ce que elles demeurent ? Pourquoi est-ce qu'il y a des checkpoints avec des hommes en armes partout dans cette ville de d'Herbille et qui arrêtent les gens et pour leur demander à laisser passer un papier ?
Euh alors euh au sein du Kurdistan irakien, les checkpoints sont tenus par les forces de sécurité du Kurdistan, donc euh les pêchega euh euh principalement en dehors du Kurdistan, il y a des checkpoints de l'armée iakenne et des checkpoints complètement officiels euh de ces euh milices de la mobilisation populaire comme comme on les appelle précisément. Mais les milices chites elles-mêmes ne sont pas présentes sur le territoire du Kurdistan iraakien et les attaques se font plutôt sur les zones frontalières. Donc on a par exemple des attaques qui ont eu lieu ici juste à ma gauche à l'aéroport d'Herbil qui venait probablement de la plaine de Ninive.
Donc certaines milices qui étaient présentes au niveau de cette plaine de Ninive et donc l'attaque française donc la base française qui était dans le Kurdistan irakien a été attaquée depuis probablement une milice qui était hors du Kurdistan irakien. Bien sûr, probablement. Oui.
Et puis on voit bien en fait c'est ça et cette base de Mahmoud est au sud de la région autonome du Kurdistan. Donc quelque part entre Kirkou et Mossou à 1 heure de route d'herbe. Merci beaucoup.
C'est c'est la province limit hein qui est du côté de la plaine de près de de Mossou. Effectivement. Merci beaucoup Dylan Adam Franco iraakien.
Pardonnez-moi la langue fourche parfois après ces heures de direct. Merci d'avoir été en direct avec
Emmanuel Macron