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InterviewC à vous (sur YouTube)· 25 mars 2019 18 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalSantéÉconomie & entreprises

Yannick Jadot : la bataille des écolos ! - C à Vous - 25/03/2019

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Déclaration signée Yannick Jadot, tête de liste Europe Écologie Les Verts pour le 26 mai prochain, qui veut faire valoir son antériorité dans le combat pour la planète.

  • 0:42OuverteRéponse partielle

    Pascal Canfin, historique d'Europe Écologie Les Verts, ex-ministre, vient de démissionner du WWF pour rejoindre la liste En Marche. L'écologie qui gagne ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous aviez écouté Pascal Canfin en août dire qu'il ne voulait pas être ministre car le gouvernement ne faisait pas assez pour l'écologie.

  • 2:37FerméeÉludée

    Vous lui avez proposé un poste sur votre liste ?

  • 3:02RelanceRéponse partielle

    La hausse de la taxe carbone a déclenché le mouvement des Gilets jaunes. C'est une mesure écolo.

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on a dit, nous les écologistes ? Un euro collecté doit être rendu aux Français pour la transition.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:09Invité politiqueFait
    « Vous aviez écouté comme moi Pascal Canfin en août, dire à quel point il ne voulait pas être ministre parce que ce gouvernement et Emmanuel Macron n'en faisaient pas assez. »
  • 1:13Invité politiqueFait
    « Il y a eu les reculs sur la transition énergétique, il y a eu les reculs sur les pesticides. »
  • 1:21Invité politiqueFait
    « Vous avez un président de la République qui dit le chlordécone et les cancers, ça n'a rien à voir. »
  • 2:28Invité politiqueFait
    « Le pauvre bilan d'Emmanuel Macron portait plainte pour inaction sur le climat. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Cette taxe carbone servait à faire du rendement fiscal, à remplir les caisses de l'État, et qu'elle ne servait pas à la transition écologique. »
  • 4:07Invité politiquePromesse
    « Un euro collecté doit être rendu aux Français pour les accompagner dans cette transition nécessaire comme pour investir. »
  • 4:14Invité politiquePromesse
    « Créons la sécu de l'environnement. Protection sociale, protection environnementale. »
  • 4:52Invité politiqueChiffre
    « Il y a 52 milliards aujourd'hui de fiscalité écologique. »
  • 5:00Invité politiqueChiffre
    « On propose un plan d'investissement de 100 milliards d'euros par an. »
  • 7:51Invité politiqueChiffre
    « 80% des Français soutiennent les éoliennes. »
  • 7:57Invité politiqueFait
    « Ils disent qu'il faut sortir du nucléaire pour faire des énergies renouvelables. »
  • 14:41Invité politiqueFait
    « La chlordécone, c'est un traumatisme absolu sur ces deux îles, absolu. »

Temps de parole

  • Yannick Jadot69 %
  • Invité14 %
  • Présentateur6 %
  • Invité 26 %
  • Invité 32 %
  • Invité 42 %

3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Les écolos, c'est nous et seulement nous ! Déclaration signée Yannick Jadot, tête de liste Europe Écologie Les Verts pour le 26 mai prochain, qui veut faire valoir son antériorité dans le combat pour la planète, à l'heure où les écologistes sont partout. Tous les partis politiques se mettent au vert de la France insoumise, au PS, à l'IA Raphaël Glucksmann, en passant par Génération, Benoît Hamon ou encore La République En Marche, qui a convaincu Pascal Canfin d'être le numéro 2 de la liste menée par Nathalie Loiseau. Malgré la concurrence, Yannick Jadot espère faire un gros score. A deux chiffres, promet-il. Il est ce soir notre invité. – Yannick Jadot, bienvenue sur le plateau.

– Yannick Jadot, bienvenue sur le plateau. – Yannick Jadot, bienvenue sur le plateau. – Yannick Jadot. – Bienvenue sur le plateau. – Yannick Jadot.

0:42
Invité

– Et donc un de plus, un écolo de plus dans la course aux européennes, Pascal Canfin, que vous connaissez bien, historique d'Europe Écologie Les Verts, ex-ministre délégué au développement du gouvernement EIRO. Il vient de démissionner de ses fonctions à la tête du WWF et va prendre la deuxième place de la liste En Marche. Modem dirigée par Nathalie Loiseau, c'est l'écologie qui gagne ?

1:00
Yannick Jadot

– En tout cas, dans le cas d'espèce, je ne suis pas certain. Vous aviez écouté comme moi Pascal Canfin en août, dire à quel point il ne voulait pas être ministre parce que ce gouvernement et Emmanuel Macron n'en faisaient pas assez. depuis, il y a eu les reculs sur la transition énergétique, il y a eu les reculs sur les pesticides. Vous avez un président de la République qui dit le chlordécone et les cancers, ça n'a rien à voir, qui dit que les chasseurs sont les premiers écologistes de France. Je pense qu'il s'est égaré malheureusement.

1:31
Invité

– Il s'est égaré, Pascal Canfin ?

1:32
Yannick Jadot

– Oui. Non, moi ça m'attriste, ça m'attriste parce que c'est quelqu'un de, je crois, de conviction. Mais aujourd'hui, aller rejoindre une liste après le départ de Nicolas Hulot, après le départ de Mathieu Orphelin, qui ont dit à quel point l'écologie était une mystification dans ce gouvernement, ça m'attriste. – Pas tous dit ça comme ça. – Nicolas Hulot a clairement dit, si vous vous souvenez, dans l'émission politique, il a clairement dit à la fin des missions politiques, rester, ça aurait été, participer à une mystification sur l'écologie.

2:00
Présentateur

– Mais vous lui avez proposé un poste à Pascal Canfin sur votre liste ?

2:03
Yannick Jadot

– Non, mais il n'est pas trop… – Mais il fait le tête. – Non, mais la question, moi je ne fais pas une liste, et les écologistes n'ont fait pas une liste pour ramasser ici une personne, aller débaucher quelqu'un là, tout ça. Ce n'est pas comme ça qu'on construit une liste, quand on veut faire de la cohérence et de la clarté.

2:17
Présentateur

– Il aurait peut-être été utile à une liste Europe Écologie Léaire européenne ?

2:21
Yannick Jadot

– J'ai écouté le WWF, comme toutes les autres associations de l'environnement, dénoncées. Le pauvre bilan d'Emmanuel Macron portait plainte pour inaction sur le climat. Les ONG ont porté plainte pour inaction sur le climat. – Vous l'avez apporté une crédibilité ? – Oui, mais la question… Quand Nicolas Hulot lui-même n'arrive pas à faire évoluer une logique, quand le président, décision après décision, montre que l'écologie ce n'est pas son truc, son truc c'est plutôt le vieux monde du nucléaire, des pesticides ou des chasseurs, je pense qu'il aurait dû en tirer toutes les conséquences maintenant.

2:59
Invité

– Juste un mot sur l'attitude du gouvernement, je rappelle quand même que c'est une mesure écolo, la hausse de la taxe carbone à laquelle ce gouvernement s'est accroché, qui a déclenché le mouvement des Gilets jaunes.

3:10
Yannick Jadot

– C'est vrai, c'est vrai, mais ce n'est pas seulement la taxe carbone qui a déclenché le mouvement des Gilets jaunes, c'est surtout le fait que cette taxe carbone servait à faire du rendement fiscal, à remplir les caisses de l'État, et qu'elle ne servait pas à la transition écologique. – Non, non, moi j'ai toujours dit, voilà, j'ai toujours dit, vous prenez toutes mes déclarations.

3:29
Invité

– Les gens qui se sont mobilisés au début sur les ronds-points, vous pensez vraiment qu'ils ont lu les lignes du budget pour savoir où allait le produit de la taxe carbone, mobilisés contre la hausse.

3:35
Yannick Jadot

– J'entends un certain nombre de représentants des Gilets jaunes, que ce soit Mme Leva-Vasseur ou Mme, j'arrive plus à trouver son nom, bon, peu importe, mais dire à quel point une fiscalité carbone, y compris si elle va sur les avions, si elle va sur les navires et que si elle est redistribuée, ça va dans le sens de l'histoire. Qu'est-ce qu'on a dit, nous les écologistes ? Un euro collecté doit être rendu aux Français pour les accompagner dans cette transition nécessaire comme pour investir. Et qu'est-ce qu'on a dit, par exemple ? Créons la sécu de l'environnement. Protection sociale, protection environnementale.

Après la Seconde Guerre mondiale, il fallait réunir les Français autour de la santé, du chômage, de la retraite et de la solidarité. Et on les a fait gérer un fonds d'investissement, un fonds de solidarité, un fonds d'assurance. Et bien ce que nous proposons, c'est que dans la même logique, on ait une sécu de l'environnement et que les familles, les salariés, les entreprises, les associations, les collectivités, l'État, l'Europe, soient dans cette gestion pour organiser ce grand projet qui est la transition. Éco-économique, c'est-à-dire des prélèvements en plus. Non, il y a 52 milliards aujourd'hui de fiscalité écologique.

Au niveau européen, dans notre programme, on propose un plan d'investissement de 100 milliards d'euros par an.

5:04
Présentateur

Le fameux Green New Deal, c'est ça ?

5:06
Yannick Jadot

Le fameux Green New Deal, la BCE, toutes ces dernières années, a sorti des milliers de milliards d'euros pour sauver les banques et pour racheter les dettes. On dit que cet argent-là ne doit plus alimenter les banques et la finance, doit alimenter ce grand projet de transition. On parle de la Chine, on parle de la Russie, des États-Unis. Franchement, dépendre de l'eau, du soleil, du vent, de la mer, de la géothermie, pour se chauffer, s'éclairer, plutôt que de dépendre des pétro-dictatures du Golfe, de Trump, de Poutine et de tous les autres, c'est pour nous un beau projet.

5:41
Invité

Ils ont fait un beau projet de paix. Ça fait bien, nous, on dépend beaucoup moins des énergies carbonées que d'autres pays. C'est vrai, mais on a un risque nucléaire un peu supérieur à tous les autres. Oui, et on produit là aujourd'hui, vous savez quel est le bilan de l'énergie décarbonée ? 94% de l'énergie produite est décarbonée en France.

5:59
Yannick Jadot

Oui, mais quand vous avez... C'est le meilleur bilan des pays développés. M. Cohen, quand vous avez aujourd'hui des énergies renouvelables qui sont deux fois moins chères que le nucléaire, si, c'est aujourd'hui, vous installez de l'éolien, vous êtes à 50, 60 euros du méga. Il n'y a pas de vent, il n'y a pas de courant. Vous installez... Non, non, ce n'est pas comme ça que ça marche. Ça marche comme ça. Moi, j'étais... Je venais... Ce n'est pas de l'énergie pilotable.

6:20
Présentateur

Arrêtez ! Vous étiez en Guadeloupe, oui, c'est ça ?

6:22
Yannick Jadot

J'étais en Guadeloupe et ils font de l'énergie qui n'est même plus de l'éolien intermittent puisqu'ils stockent l'électricité. Vous ajoutez du solaire, de la géothermie, de l'hydraulique et tout ça et vous avez un système extrêmement... Et en plus, ça marche très bien aujourd'hui. Tous les scénarii énergétiques, y compris de l'ADEME, nous disent qu'on peut être 100% renouvelable. Et en plus, ça crée des emplois sur tous nos territoires.

6:47
Invité

Vous croyez au GIEC, vous faites confiance au GIEC, vous le citez souvent, le GIEC. Les quatre principaux scénarios du GIEC prévoient un maintien ou un accroissement du nucléaire. Pas tous. Sinon, c'est la décroissance.

6:58
Yannick Jadot

À moins que vous disiez qu'il faut de la décroissance. Patrick Cohen, nous proposons d'investir massivement sur l'isolation des logements. Ce sont des centaines de milliers d'emplois, d'artisans. J'ai visité des maisons, ils réduisent par 4, 5 les factures de chauffage. C'est bon pour le pouvoir d'achat, c'est bon pour l'environnement, ça crée des emplois. Investir sur les énergies renouvelables aujourd'hui, c'est nous offrir cette capacité d'innovation, de recherche, d'industrie, de création d'emplois sur tous nos territoires. C'est un beau projet. Le nucléaire coûtera plus cher et le jour où il y a une centrale qui pète, c'est une région entière qu'il faut abandonner.

Le jour où il y a une éolienne qui tombe, c'est au pire un lapin qui était mal placé. Mais je suis pour la protection des lapins. L'exemple du lapin, vous voyez, ça nous laisse faire plaisir. Vous savez que les Français ne sont pas à tous convaincus des éoliennes. 80% des Français soutiennent les éoliennes. Ce sont les enquêtes d'opinion qui le disent. Et ils disent qu'il faut sortir du nucléaire pour faire des énergies renouvelables. On passe au sujet suivant.

8:02
Invité

Le projet, aujourd'hui tout commence, c'est votre projet, les liens qui libèrent. Est-ce que vous n'auriez pas pu vous retrouver sur ce programme ou sur un programme très proche avec d'autres partenaires ? Regardez les visages de cette gauche émiettée. Votre ami Raphaël Luxman, il a un programme écolo. Manon Aubry, un soumis à un programme écolo. Benoît Hamon, pour lequel vous vous étiez retiré lors de la présidentielle écolo. Yann Brossat, le communiste aussi. Résultat, sans doute pas un ne va dépasser les 10%.

8:30
Yannick Jadot

Mais vous verrez que nous dépasserons très largement les 10%. C'est le 26 mai que ça c'est... Vous tous ? Non. Au bénéfice de la cohérence et de la clarté. Moi... Vous êtes si différents qu'il faille 5 listes. Bah écoutez, excusez-moi, vous prenez mon voisin immédiat sur la photo, Yann Brossat, le parti communiste. Et pour le nucléaire. Les autres, ils ne savent même pas où ils vont siéger, dans quel groupe ils vont siéger. Moi, ce que je veux, c'est qu'il y ait un groupe vert puissant au Parlement européen. Vous mettrez le 26 mai, M. Cohen, j'en doute pas, un bulletin vert. Vous aurez une députée ou un député écolo qui siégera au groupe vert.

Nous sommes le cœur du Parlement pour toutes les avancées sur l'environnement, la santé, les libertés. Si vous mettiez, dans le cas d'un hasard où vous êtes trompé de bulletin, vous mettez un bulletin socialiste. Vous aurez une ou un député socialiste qui siégera au groupe socialiste. Ils ont les Roumains, les Slovaques, des rives autoritaires maximales. Et leur candidat commun, puisque vous connaissez... Il ne sait pas où il siégerait. Ah ouais ? Donc, il est tête de liste, il ne sait pas encore où il va siéger. C'est assez réconfortant sur la ligne politique. Voyons, voyez ce que je veux dire. C'est la cohérence.

9:38
Invité

Alors, voyons votre liste à vous, Yannick Jadot. Michel Rivasi, elle a été votre patronne chez Greenpeace, ça ne s'est pas très bien passé. Elle a été votre rivale pour la dernière présidentielle, la primaire, ça ne s'est pas très bien passé. Pourquoi ? Elle était votre rivale, parce que vous avez eu quelques mots. Elle était votre rivale pour la campagne européenne. C'est la démocratie, M. Cohen ?

9:53
Présentateur

Mais c'est fini. Oui, oui. Allez au bout de votre démonstration.

9:55
Invité

Elle vous a accusé d'avoir un comportement de mal dominant. Excusez-moi, ce démonstration. Ça va, ça va.

10:00
Présentateur

Ah bon ? On vous traite souvent de mal dominant ? Non. Bon, pas du tout.

10:03
Invité

Donc, ça ne s'est pas très bien passé. Elle était votre rivale à nouveau pour la campagne européenne. Vous avez à nouveau gagné, mais vous avez dû la prendre comme numéro 2. Est-ce que c'est une bonne candidate ?

10:11
Yannick Jadot

Oui. Vous savez ce qu'a fait Michel Rivasi au cours de sa vie ? Elle a commencé par, elle a été la seule à dénoncer le fait que le nuage de Tchernobyl ne s'était pas... Non, attendez. Vous me posez une question. Elle ne s'était pas arrêtée aux frontières. Elle a fondé la CRIRAD qui a permis qu'on enquête et qu'on décèle la radioactivité et les maladies liées à ça. Là, elle a passé sa vie à combattre les lobbies pour défendre la santé publique. Là, dernièrement, la victoire qu'elle vient d'avoir au niveau européen, c'est devant la Cour européenne de justice, pour que toutes les études sur les pesticides soient rendues publiques, qu'on sache les conséquences sanitaires et environnementales.

C'est la transparence.

10:50
Invité

Elle a combattu les lobbies et les vaccins des dizaines de déclarations d'initiatives de prise de parole.

10:56
Présentateur

– En tout cas, elle est devenue porte-drapeau. – Non, c'est faux. – Non, non, non. – Laissez d'abord Patrick l'exposer.

11:00
Invité

– Non, non, je ne suis pas contre la vaccination. En cas d'épidémie, il faut vacciner. Non, c'est trop tard. Les vaccins créent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent. Et encore cette déclaration en juillet 2017. Écoutez. – Ce n'est pas normal que des enfants meurent parce qu'ils se font vacciner. Est-ce que c'est des produits toxiques qu'on met dans les vaccins ? Est-ce que tous les vaccins doivent être recommandés de la même façon ? Et en plus d'obliger maintenant les parents à se faire vacciner sur 11 vaccins, même les médecins devraient râler. C'est où le médecin a décidé si l'enfant est susceptible de recevoir autant de vaccins. – Les enfants meurent parce qu'ils se font vacciner ?

11:41
Yannick Jadot

– J'étais avec Michel Rivasi là aux Antilles et y compris en Guyane. Pour entrer en Guyane, il faut être vacciné. Michel Rivasi, elle travaille dans tous les pays d'Afrique de fait de son mandat européen, comme moi. Elle a tous les vaccins. Ses enfants sont vaccinés. Attendez, je vais finir parce que l'accusation que vous portez est assez grave. Nous défendons la vaccination. Nous voulons rétablir la confiance entre les Français et les vaccins. – Et dites qu'elle a changé d'avis. Ne dites pas qu'elle a toujours été pour les vaccins.

12:10
Invité

– Non, elle a toujours été pour les vaccins. – Elle a fait campagne contre les vaccins.

12:12
Yannick Jadot

– Non, elle n'a pas fait des campagnes contre les vaccins. Elle a pu avoir des déclarations qu'elle a elle-même dites. Je n'aurais pas dû dire ça. Ça, c'est vrai, mais elle a toujours dit, attention, on veut des vaccins. Mais soyons ensemble très honnêtes sur ce sujet-là. Avant la grippe HAN1, 90% d'adhésion des Français à la vaccination.

12:32
Invité

– C'était un gaspillage, c'était pas un problème sanitaire.

12:34
Yannick Jadot

– Non, non, je vous parle de la confiance dans les vaccins. – C'était un gaspillage de l'argent public. – Après cette affaire-là, et après l'affaire du Mediator. – Il n'a rien à voir avec les vaccins. – Non, c'est la question de comment sont prises les décisions publiques. Et ce sur quoi nous nous battons, c'est pour faire en sorte que, quand un État dit qu'il faut se vacciner, tout le monde y aille, le cœur allant avec enthousiasme, parce que le vaccin, je pense comme vous, c'est une responsabilité individuelle et collective. – Et Michel Rivadie a fait campagne pour le contraire. – Simplement, non, elle n'a pas fait campagne pour le contraire.

Elle a juste dit, pour qu'on garantisse la confiance entre les Français et les vaccins, il faut garantir que la décision publique n'est pas impactée par les lobbies pharmaceutiques qui créent les vaccins. – C'est le cas ou pas, en France ? – Bien sûr. – C'est le cas ? – Vous savez, vous avez des lobbies pharmaceutiques qui interviennent en place.

13:27
Invité

– Les décisions d'Agnès Gouzain l'an dernier, elles ont été prises sous l'influence des lobbies pharmaceutiques, c'est ça que vous dites ?

13:31
Yannick Jadot

– Souvenez-vous du débat qui avait été organisé dans le quinquennat précédent. Quelle était la plupart des conclusions sur la question de la vaccination ? C'était de dire, il faut rétablir le lien entre le médecin et la famille. Moi, je n'ai pas de soucis sur les vaccins. Je dis simplement que quand Mme Buzyn, pendant qu'elle travaillait à l'Agence nationale de lutte contre le cancer, elle était aussi payée par les lobbies pharmaceutiques. Elle-même, quand on lui a dit, est-ce qu'il y a conflit d'intérêt ? Elle a dit, je ne vois pas pourquoi un expert payé par des lobbies ne pourrait pas intervenir dans la décision publique. – Ces décisions sont sous influence, y compris sur les vaccins.

– Je pense que quand Mme Buzyn défend ce type de conflit d'intérêt, elle ne rétablit pas la confiance. Quand Mme Buzyn dit à l'Assemblée nationale, je ne veux pas mettre en place un fonds d'indemnisation des victimes des pesticides parce qu'on ne fait pas le lien aujourd'hui entre les pesticides et les problèmes de santé, je pense qu'elle participe de la fabrique du doute. Donc nous, la seule chose, non pas non, justement, moi je suis pro-vaccin et je veux qu'on se débarrasse des pesticides. Je suis, je reviens de Guadeloupe et de Martinique. La chlordécone, c'est un traumatisme absolu sur ces deux îles, absolu.

Ce n'est pas simplement des enjeux de santé majeurs, c'est plein d'activités économiques qui ne peuvent plus avoir lieu. Et quand vous avez un président de la République qui, devant les élus ultramarins, dit « je conteste le lien entre la chlordécone et les cancers » alors que la Martinique est championne du monde des cancers, je veux dire, ce n'est pas possible d'établir ça. Donc nous, on veut la santé et pas les lobbies.

15:10
Invité

C'est tout ce qu'on veut.

15:11
Présentateur

Pierre.

15:12
Invité

Yannick Jadot, le 22 février dernier, alors qu'elle a laissé lancer la manif pour le climat, vous avez tweeté ceci, la jeunesse est là pour défendre son futur, pour dire que les solutions existent pour éviter la catastrophe climatique, pour appeler à une mobilisation politique à la hauteur de l'enjeu. Il s'agit de sauver l'humanité. C'était fort et c'est vrai. En Belgique ou en France, un peu partout en Europe, souvent aux quatre coins du monde, les toutes jeunes femmes, les tous jeunes gens se mobilisent avec force, avec véhémence, avec des sourires qui n'excluent pas un engagement vachement fort, avec surtout une réelle capacité à argumenter.

Petite sélection de témoignages recueillis par Nelson Getel, en Belgique d'abord avec Adélaïde Charlier que l'on recevait il n'y a pas si longtemps sur ce plateau. Les politiciens qui sont aujourd'hui au pouvoir, ils ont en main notre futur. On a envie de crier qu'on a peur, qu'on est inquiet. Parce que demain, pour que notre vie demain soit un peu plus belle. Les politiques aujourd'hui ne font pas assez pour nous. Eux dans 50 ans, ils seront morts, mais nous on sera en vie. Et c'est nous qui allons être les premières victimes de ce qu'on fait aujourd'hui. Donc on est les premiers concernés. Et ensuite, ce sera nos enfants. Il va falloir faire quelque chose avant.

On est là pour ça, pour leur dire qu'il faut se bouger le cul. Et puis voilà. Et voilà, il faut se bouger le cul. Ne nous regardez pas, rejoignez-nous. Il n'y a pas de planète B. Et les slogans sont créatifs, clairs, indiscutables. Et ils disent à tous, même à vous, que les adultes n'ont pas fait assez ou n'ont pas été assez efficaces. Même vous, dont c'est le combat d'une vie. C'est vrai. C'est vrai que c'est le combat d'une vie.

16:49
Yannick Jadot

C'est vrai que ça fait 30 ans. Et quand je suis au Parlement européen, on voit les jeunes Belges défiler tous les jeudis. Maintenant en France, les vendredis. Et qu'est-ce qu'ils nous disent ? Soit on lutte contre le dérèglement climatique pour respecter le rapport du GIEC. Et à ce moment-là, on a un futur. Soit on ne lutte pas contre le dérèglement climatique. Et à ce moment-là, plus de gilets jaunes, roses, rouges ou verts. Ce ne seront que des gilets de sauvetage. Et il n'y en aura pas pour tout le monde. Et ça me renforce dans mon engagement. C'est ce qu'on porte depuis le début. Passons, combattons le lobby du pétrole.

17:23
Présentateur

Vous ne vous dites pas, ils me mettent face à mon échec.

17:25
Yannick Jadot

Non, parce que non, oui, certainement on a une responsabilité dans le fait de ne pas avoir mieux réussi. Mais c'est quand même ce combat-là qu'on porte depuis des années. Et ce n'est pas nous qui aujourd'hui sommes aux manettes. Et qui fait que les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse dans notre pays. Et moi ce que j'adore, c'est que c'est une société civile mondiale qui est en train de se construire. Et face à, on le voit en Grande-Bretagne, des tentations de repli. On le voit en Europe partout, des tentations de repli. Et qu'est-ce qu'ils nous disent ces jeunes finalement ? C'est écologie ou barbarie ? Et bien moi je m'inscris totalement là-dedans.

Je choisis l'écologie et j'ai envie de les rassembler. J'ai envie de rassembler toutes les générations, toutes les personnes européennes pour ce grand projet. Parce qu'aujourd'hui, tout commence. C'est écrire une nouvelle page de l'histoire de l'Europe autour de l'écologie.

18:15
Présentateur

C'est signé Yannick Jadot, tête de liste Europe Écologie Les Verts pour le 26 mai prochain. Et c'est édité au lien qui libère. Merci beaucoup pour rester avec nous.