Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 7 septembre 2023 25 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleEnvironnement & énergieÉducation & recherche

Mort d'un adolescent dans les Yvelines : Olivier Véran invite "à garder beaucoup de mesure et de prudence"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 20 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Que pouvez-vous nous dire sur les circonstances exactes de ce drame ?

  • 1:37RelanceRéponse partielle

    Il y a deux enquêtes. Redoutez-vous des troubles ou une recrudescence des émeutes ?

  • 1:57RelanceRéponse directe

    Redoutez-vous des troubles après la mort de cet adolescent ?

  • 4:01OuverteRéponse partielle

    Comment réagissez-vous à l'annonce de l'effondrement climatique ?

  • 4:26RelanceRéponse partielle

    Reconnaissez-vous que l'écologie est la grande absente des prises de parole du gouvernement ?

  • 5:49RelanceRéponse partielle

    La transition écologique n'a été que rapidement discutée lors de la réunion de Saint-Denis. C'est à la hauteur des enjeux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53Invité politiqueFait
    « Il y a une enquête qui a été ouverte de l'Inspection Générale de la Police Nationale. »
  • 0:59Invité politiqueFait
    « Les premiers éléments dont j'ai à connaître, mais qui sont évidemment soumis à l'enquête, sont que le jeune homme roulait manifestement sur un scooter. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « D'abord dire qu'à titre préventif, des forces de sécurité intérieure ont été mobilisées dès hier soir pour sécuriser l'ensemble de la population. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « Oui, c'est un été extrêmement chaud, et c'est un été, hélas, d'une longue série d'étés chauds sur notre planète et dans notre pays. »
  • 5:36Invité politiqueFait
    « On ne doit pas s'y habituer, mais on doit s'y préparer et continuer de le faire ce que nous faisons. »
  • 7:04Invité politiqueFait
    « Quel est le pays qui a interdit l'exploitation des fonds sous-marins, y compris à titre de recherche ? La France. »
  • 7:05Invité politiqueFait
    « Quel est le pays qui a organisé le sommet mondial pour les forêts à l'initiative du Président de la République ? La France. »
  • 7:11Invité politiqueFait
    « Qui est le pays qui a organisé le One Ocean Summit pour protéger nos océans ? La France. »
  • 7:17Invité politiqueFait
    « Quel est le pays qui a obtenu de l'Union Européenne l'interdiction programmée de vente des véhicules thermiques neufs ? La France. »
  • 7:23Invité politiqueFait
    « Quel est le pays qui a mis en place une règle européenne de neutralité carbone comme un objectif absolu dans les prochaines années ? La France. »
  • 7:50Invité politiqueFait
    « Quel est le pays qui a interdit pour la première fois les plastiques à usage unique ? La France. »
  • 11:06Invité politiquePromesse
    « Le plan, il va être vraisemblablement pour le mois de septembre mais déjà des mesures fortes ont été annoncées, prises et vont pouvoir être appliquées. »
  • 11:20Invité politiquePromesse
    « Parmi ces mesures, évidemment la généralisation des programmes, ce qu'on appelle le programme phare de prévention du harcèlement, c'est-à-dire qu'il n'y aura plus un établissement scolaire sans avoir un spécialiste de la question du harcèlement. »
  • 11:30Invité politiquePromesse
    « Selon laquelle ce n'est plus l'élève harcelé qui devra changer d'établissement, mais c'est l'élève ou les élèves qui sont harceleurs. »
  • 13:49Invité politiqueFait
    « Pourquoi dans un pays comme le nôtre, aussi mature que le nôtre, prendre soin des autres, qui est sans doute la mission la plus fondamentale, est-il si peu valorisée socialement et financièrement ? »
  • 15:11Invité politiqueFait
    « Nous n'avons jamais eu autant d'hébergement d'urgence dans notre pays. »
  • 17:13Invité politiqueFait
    « Les Français ont envie d'être utiles, y compris ceux qui ne vont pas voter aux élections dites classiques. »
  • 17:22Invité politiqueChiffre
    « Une enquête très importante qui est sortie cette semaine le montre encore, plus de 8 Français sur 10 veulent pouvoir voter sur des sujets qui les concernent. »
  • 20:05Invité politiqueFait
    « On fait partie des trois pays au monde qui arrivent à dépasser les 50% d'imposition. Donc, on est le pays le plus redistributif. »
  • 21:41Invité politiqueFait
    « Il y a encore des branches professionnelles où les gens qui bossent gagnent moins que le SMIC. Ce n'est pas correct. »
  • 23:05Invité politiqueFait
    « Il y a eu quand même beaucoup d'efforts qui ont été faits sur des milliers de produits et la pression de Bercy est très forte. »
  • 24:03Invité politiqueFait
    « La réforme des retraites est entrée en application depuis le 1er septembre. Ce débat important pour les Français, il est derrière nous. »
  • 24:07Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes rentrés dans la suppression des régimes spéciaux et 1,7 million de retraités ont vu leur pension augmenter. »
  • 24:35Invité politiquePromesse
    « Le projet de loi est en bonne préparation, il est en bonne voie. Je suis très confiant sur notre capacité à le présenter au Conseil des ministres rapidement. »

Temps de parole

  • Invité politique69 %
  • Présentateur19 %
  • Présentateur 29 %
  • Auditeur3 %

≈ 3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, Léa Salamé, Nicolas Demorand, le 7-10. Et avec Léa Salamé, nous recevons ce matin le porte-parole du gouvernement dans le grand entretien du 7-10. Vos questions, vos réactions au 01 45 24 7000 et sur l'application de France Inter. Olivier Véran, bonjour. Bonjour. Et bienvenue à ce micro avant de parler d'écologie dans un instant. Cette information qu'on évoquait dans le journal de 8 heures, un adolescent de 16 ans à scooter est mort hier soir dans une collision avec un véhicule de police. C'était à Elancourt dans les Yvelines. Que pouvez-vous nous dire ce matin sur les circonstances exactes de ce drame ? Que s'est-il passé ?

0:40
Invité politique

D'abord, dès lors qu'on parle de la mort d'un adolescent, c'est d'une tristesse absolue. Et mes premiers mots vont évidemment à destination de la famille, des amis. C'est un drame à chaque fois que ça arrive, quel que soit le contexte. Il y a une enquête qui a été ouverte de l'Inspection Générale de la Police Nationale. Il y a des policiers qui ont été placés en garde à vue hier soir, justement pour faire la lumière. Les premiers éléments dont j'ai à connaître, mais qui sont évidemment soumis à l'enquête, sont que le jeune homme roulait manifestement sur un scooter, qu'il y avait une voiture de policier qui le suivait, mais plutôt à distance, en cherchant à ce que le scooter s'arrête.

Il aurait réalisé un refus d'obtempéré, il aurait poursuivi sa route, il aurait percuté à un croisement un autre véhicule de police, celui-ci aussi, mais qui serait peut-être d'ailleurs totalement fortuitement présent. Je n'ai pas plus d'informations, encore une fois, il est fondamental.

1:37
Présentateur

Il y a deux enquêtes.

1:37
Invité politique

Dans chaque situation comme celle-ci, qu'une enquête soit diligentée. Alors il y en a deux. J'invite vraiment à garder beaucoup de mesures et de prudence à l'heure à laquelle on se parle. Le ministère de l'Intérieur aura sans doute l'occasion de communiquer dans la journée.

1:50
Présentateur

Il y a deux enquêtes qui ont été ouvertes par le parquet de Versailles cette nuit. L'une pour refus d'obtempérer, l'autre pour homicide involontaire. Alors, redoutez-vous, évidemment, c'est la question qui se pose ce matin, redoutez-vous des troubles, une recrudescence des émeutes, après celles qu'on a connues en juin dernier, après la mort du jeune Naël, lors d'un refus d'obtempérer également, lors d'un contrôle de police ?

2:13
Invité politique

D'abord dire qu'à titre préventif, des forces de sécurité intérieure ont été mobilisées dès hier soir pour sécuriser l'ensemble de la population. Évidemment, un appel au calme, toujours dans ce type de situation. Et je l'ai dit encore une fois avec beaucoup de modestie, la situation, aussi dramatique qu'elle soit, nécessite des réponses que nous n'avons pas encore. Il n'y a pas de raison de douter de l'aversion que je vous ai donnée. Et l'enquête permettra de déterminer les conditions exactes. Donc voilà.

2:42
Présentateur

Emmanuel Macron, juste un mot, avait dit après les émeutes, on tirera les conséquences, j'annoncerai des mesures aussi pour calmer les banlieues. On les a entendues, les mesures, on les attend.

2:54
Invité politique

D'abord, il y a eu la réponse immédiate, dans l'urgence, dès les premières nuits. Ça a été la mobilisation exceptionnelle des forces de sécurité, de police, de gendarmerie, des pompiers. La mobilisation exceptionnelle de la justice qui a permis de traduire en comparution immédiate des centaines de ces jeunes qui ont commis des exactions dans nos villes. Ça, c'était la réponse urgente, c'était, je dirais, la principale à apporter, parce que c'était l'attente légitime des Français, le retour à l'ordre et à l'autorité.

Ensuite, le président de la République a demandé à ce que soit fait un bilan le plus exhaustif possible de l'ensemble des motifs qui ont pu provoquer ce type d'émeutes, sachant que, vous le savez, je le répète volontiers, certaines villes ont été touchées, d'autres non. Dans certaines villes touchées, certains quartiers prioritaires se sont enflammés et d'autres non. Et donc, il nous fallait avoir des informations et des données. Nous les avons colligées, en lien avec la justice notamment, aussi avec les services sociaux.

Et donc, il y a une réponse interministérielle qui doit toucher à la fois la sécurité, à la fois la question sociale, qui est en cours, toujours, avec ces examens qui sont faits, et l'ensemble des ministères qui sont mobilisés sous l'égide de la Première ministre.

3:57
Présentateur

Alors, venons-en à cette information couperée tombée hier. La saison juin-juillet-août 2023 a été de loin la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, selon l'Observatoire européen Copernicus. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a réagi en disant que l'effondrement climatique avait commencé. Comment réagissez-vous, Olivier Véran ? Et surtout, reconnaissez-vous que l'écologie est la grande absente des prises de parole du gouvernement en cette rentrée ?

4:29
Invité politique

Alors, avant de faire de la politique et de répondre à la deuxième partie de votre question, on répond à la première. Oui, c'est un été extrêmement chaud, et c'est un été, hélas, d'une longue série d'étés chauds sur notre planète et dans notre pays. Les conséquences, elles sont palpables, elles sont mesurables, des vagues de chaleur plus précoces et plus tardives, plus longues, avec un impact qui est visible sur la biodiversité.

Juste un exemple, j'étais dans le Ovar il y a quelques jours, à la rencontre des pompiers qui avaient fait face à un incendie terrible il y a deux ans, à la rencontre aussi de personnes qui travaillent sous ces fortes chaleurs, qui ont dû changer leur modalité de travail quand il fait très chaud, en commençant les nuits parfois à deux heures du matin. J'ai vu des viticulteurs qui sont obligés d'implanter des cépages du sud de l'Europe parce que les cépages français ne résistent pas à la chaleur. Bref, on voit ces conséquences qui sont palpables. On voit aussi que de très nombreux Français ont dû se passer d'arrosage.

5:17
Présentateur

Ça c'est le constat, on l'a tous fait, on l'a tous eu cet été.

5:20
Invité politique

Alors pourquoi l'écologie est la grande absence des prises de parole du gouvernement ?

5:23
Présentateur

Je vais même préciser.

5:25
Invité politique

J'ai précisé moi par anticipation que je répondais en deux temps. D'abord sur la question que vous me posiez du côté visible de ce réchauffement climatique. Et on ne doit pas s'y habituer, mais on doit s'y préparer et continuer de le faire ce que nous faisons. Et je note juste par exemple que sur les conséquences sanitaires, sur notre capacité à faire face au réchauffement pour les personnes les plus fragiles, nous avons énormément progressé dans notre pays puisqu'il n'y a pas eu de conséquences sanitaires aussi fortes que celles que nous aurions connues il y a 20 ans avec la même vague de chaleur.

5:49
Présentateur

Olivier Véran, permettez-moi de vous poser la question que Nicolas vous a posée différemment et plus précisément puisque ce matin on a reçu la lettre qu'Emmanuel Macron a écrite à tous les chefs de parti après la réunion de Saint-Denis, 12 heures de discussion, on le rappelle, la semaine dernière autour du chef de l'État sur tous les sujets internationaux, nationaux, institutionnels également. Et donc on a lu cette lettre ce matin, c'est six pages, et à la toute fin, après avoir abordé à peu près tous les sujets possibles et imaginables, à la toute fin, il y a ce paragraphe.

La transition écologique, si elle n'a été que rapidement discutée lors de notre échange, me paraît justifier un débat approfondi. Je vous propose donc que la Première Ministre puisse vous présenter en détail le projet de planification écologique préparé et concerté depuis plusieurs mois afin que nous puissions y revenir dans les meilleurs délais. D'un côté, pardon, mais d'un côté vous avez le secrétaire général des Nations Unies qui dit l'effondrement climatique avait commencé, et la lettre du Président de la République ce matin, c'est une paragraphe à la fin de six pages d'une lettre.

6:49
Invité politique

Léa Salamé.

6:49
Présentateur

Et quel est votre...

6:50
Invité politique

Léa Salamé, là je vais vous faire une réponse un peu plus longue que la précédente, comme la question l'a été. Je vous en prie. Quel est le pays qui a interdit l'exploitation des fonds sous-marins, y compris à titre de recherche ? La France. Quel est le pays qui a organisé le sommet mondial pour les forêts à l'initiative du Président de la République ? La France. Qui est le pays qui a organisé le One Ocean Summit pour protéger nos océans ? La France. Quel est le pays qui a obtenu de l'Union Européenne l'interdiction programmée de vente des véhicules thermiques neufs ? La France.

Quel est le pays qui a mis en place une règle européenne de neutralité carbone comme un objectif absolu dans les prochaines années ? La France. Quel est le pays qui a dit que les normes environnementales, ça commence à bien faire ? Léa Salamé, je continue, pardon, mais parce que c'est important. Parce que ce procès qui pourrait être fait en immobilisme, etc., il est faux, il est démenti par les... Je vous parle des faits, vous savez, je vais vous expliquer après pourquoi la lettre. Quel est le pays qui a interdit pour la première fois les plastiques à usage unique ? La France. Je peux continuer la liste... Les référents ne disent pas que vous n'avez rien fait.

7:53
Présentateur

C'est la question de savoir, dans un été aussi brûlant, où l'effondrement climatique, quand on met un mot comme l'effondrement climatique, a commencé, le président de la France réunit pendant 12 heures les leaders de partis et donc aborde quasiment pas la question de l'écologie et du réchauffement climatique. Et dans sa lettre, elle est au dernier paragraphe.

8:12
Invité politique

Le président de la République a réuni les chefs des partis politiques, pour la première fois en multilatéral, avec une feuille de route qui proposait, pour cette première, d'axer les échanges. D'abord sur la situation internationale, Ukraine, instabilité en Afrique, dont les conséquences sont mondiales et nécessitées d'avoir un temps d'échange qui a d'ailleurs duré plus de 4 heures parce qu'il était important. La lettre se voulait aussi inviter les forces politiques à proposer, à l'issue des émeutes qui ont émaillé notre pays, et comment pouvoir faire nation. Et dans le cadre de ces échanges, la question écologique a bien sûr été abordée, et le président le spécifie lui-même.

D'ailleurs, il l'a annoncé. Il veut que cet échange puisse se reproduire, et il veut que d'autres thématiques puissent être abordées. Je reviens une seconde là-dessus parce que c'est important.

8:53
Présentateur

Donc c'est à la hauteur. Vous m'expliquez ce matin que le petit paragraphe de fin, c'est à la hauteur des enjeux.

8:59
Invité politique

Non, je vous dis que l'action que nous menons pour le climat à l'échelle nationale et européenne sous l'initiative de la France est une action qui ne souffre d'aucune attaque à l'étranger. Et je vous redis autre chose, il y aura d'ici 15 jours un conseil de planification écologique. Derrière ce mot, qu'est-ce que c'est ? C'est un ensemble de mesures qui vont concerner tous les Français, qui vont concerner tous les ministères. On va parler du logement, on va parler des transports, on va parler du travail, du télétravail, etc.

qui sera présidé par le Président de la République en présence de la Première Ministre et qui va être décliné dans les semaines suivantes en notant d'actions qui auront des conséquences d'ailleurs sur notre pays. Ce sera la semaine du 18 septembre et à la demande du Président de la République, effectivement, la Première Ministre réunira avant le Conseil de planification les forces politiques pour justement partager avec elles l'ensemble des mesures contenues dans cette feuille de route qui est la plus ambitieuse que notre pays ait jamais connue et à l'échelle européenne. Je vous invite, on en reparlera parce que je serai ravi que vous me réinvitiez pour en discuter.

Parce qu'à mon avis, les questions que j'aurais, c'est est-ce que vous n'avez pas peur, M. Véran, que l'ensemble des mesures que vous avez portées consistent à trop de changements ?

Non, ce que nous disons et ce que dit le Président de la République, c'est que notre action doit être résolue et déterminée, qu'on ne peut pas faire une écologie contre les gens mais avec les gens, on ne veut pas être dans une écologie punitive mais une écologie qui incite et s'il fallait un argument pour vous en convaincre, les Français ont montré qu'ils étaient responsables si certains en doutaient ce qui n'était pas notre cas en réduisant par exemple de 10% leur consommation d'électricité l'hiver dernier quand il le fallait.

Donc c'est ainsi, c'est le chemin que nous allons suivre avec encore une fois jalonner d'étapes fondamentales qui vont transformer durablement notre façon de consommer, notre façon de vivre mais en emportant le moins de contraintes possibles pour les Français.

10:42
Présentateur

Dans l'actualité, on a appris hier le suicide d'un adolescent de 15 ans qui avait été harcelé dans son lycée professionnel, il avait changé d'établissement en cette rentrée. Gabriel Attal, le ministre de l'éducation, a demandé une enquête administrative en attendant un grand plan de lutte contre le harcèlement scolaire. Ce plan, il est pour quand ? Le savez-vous Olivier Véran ? Et quel sera, serait son contenu ?

11:06
Invité politique

Le plan, il va être vraisemblablement pour le mois de septembre mais déjà des mesures fortes ont été annoncées, prises et vont pouvoir être appliquées. Parmi ces mesures, évidemment la généralisation des programmes, ce qu'on appelle le programme phare de prévention du harcèlement, c'est-à-dire qu'il n'y aura plus un établissement scolaire sans avoir un spécialiste de la question du harcèlement pour aborder les choses dans leur réalité. Et ensuite, cette règle, annoncée par le ministre Gabriel Attal, selon laquelle ce n'est plus l'élève harcelé qui devra changer d'établissement, mais c'est l'élève ou les élèves qui sont harcèleurs.

Je voudrais dire que je me joins à la détresse de la famille, de la communauté éducative, de toutes les familles de France. Je l'ai dit tout à l'heure pour un adolescent de 16 ans qui a trouvé la mort dans de toute autre condition. Un adolescent, un enfant qui meurt, est un drame pour notre pays, pour notre nation. Et quand un enfant de 15 ans en arrive à ne plus envisager d'autres solutions que celles de se donner la mort, c'est une émotion qui nous oblige tous, et qui doit nous faire nous mobiliser au maximum. Mais vraiment, je le dis au maximum, c'est d'ailleurs la priorité pour cette rentrée scolaire.

Il faut que nos enfants puissent se sentir bien, il faut qu'ils aient envie d'apprendre et qu'ils aient envie de vivre. Et c'est l'enjeu, et je sais que le ministre est très mobilisé, Madame Brigitte Macron va se rendre au domicile de cette famille d'ailleurs aujourd'hui.

12:25
Présentateur

Olivier Véran, vous avez entendu le 7h50 et le sujet qui monte, les crèches. Deux livres sortent cette semaine, Baby Business chez Robert Laffont et le prix du berceau au seuil, qui dénoncent la gestion des crèches privées, nourriture rationnée, couches non changées, maltraitance. Un rapport de Ligas en avril soulignait déjà que l'ouverture au secteur marchand des crèches a conduit à une dégradation progressive de la qualité d'accueil au profit de logique financière. En clair, le problème, c'est que les enfants seraient devenus des chiffres pour gagner un maximum d'argent pour ces crèches-là. Vous avez reçu le rapport de Ligas en avril, vous êtes au courant de l'affaire.

Qu'est-ce que vous allez faire ?

13:04
Invité politique

D'abord, un mot pour les personnes qui travaillent dans les crèches. Quand vous vous engagez à travailler auprès des plus petits, c'est que vous avez cette fibre qui fait que vous avez envie de prendre soin des plus fragiles. Et donc, je ne veux surtout pas les incriminer, je ne veux surtout pas qu'ils se sentent blessés, ni par les livres, ni par les débats nécessaires qu'ils ouvrent.

13:23
Présentateur

Non mais eux-mêmes se confient dans ces livres, eux-mêmes disent qu'on n'en peut plus de la logique financière qui nous écrase.

13:28
Invité politique

Un certain nombre se confient, et là ça ne la met pas, l'ensemble.

13:30
Présentateur

Non, non, et d'ailleurs les livres ne disent pas que c'est toutes les crèches privées qui sont...

13:34
Invité politique

Ensuite, il y a un sujet d'attractivité pour ces métiers, j'ai bien connu ça à l'époque dans le domaine du soin, on a la même chose en fait avec les crèches. Pourquoi dans un pays comme le nôtre, aussi mature que le nôtre, prendre soin des autres, qui est sans doute la mission la plus fondamentale, est-il si peu valorisée socialement et financièrement ? Alors on y travaille, on a mis 200 millions d'euros pour revaloriser les salaires, on améliore la qualité de formation, on crée un forfait qualité pour donner des garanties, évidemment. A côté, et on continuera de le faire, à côté de ce sujet de la formation et de la qualité pour les professionnels, il y a le sujet du contrôle.

C'est nécessaire d'avoir du contrôle, que ce soit privé d'ailleurs, associatif ou public. Et donc il faut rentrer dans cette culture du contrôle, ce que dit la ministre Aurore Berger d'ailleurs, un peu à comparaison des paraisons, mais un peu ce qu'on a développé dans le champ des EHPAD, qui était un autre secteur dans lequel il y a de la souffrance professionnelle. Donc vous allez mettre de l'argent pour qu'il y ait plus de contrôle dans les crèches ? Il y a des règles plus strictes, il y a des règles de contrôle.

Les règles ne seront pas nécessairement les mêmes, et chacun peut le comprendre selon qu'on s'adresse à une crèche avec beaucoup de personnel sur place, ou des micro-crèches, où parfois il peut y avoir un seul adulte. Donc il y a le taux d'encadrement qui doit être aussi repensé. Et tout ça, tous ces travaux-là, et merci de l'avoir souligné Léa Salamé, ont été démarrés en amont des livres, puisqu'il y avait eu ce rapport très important de l'inspection générale, qui avait permis déjà de dégager des pistes d'amélioration.

14:46
Présentateur

Près de 2000 enfants sont contraints de dormir à la rue, faute de places d'hébergement d'urgence disponibles, ou adaptées selon le baromade publié par la Fédération des acteurs de la solidarité et UNICEF France, qui décrivent une hausse alarmante sur un an. 2000 enfants dans la rue, Olivier Klein, ancien ministre du logement, avait annoncé au début de l'été, notre priorité est claire, zéro enfant dans la rue. C'est pour quand ?

15:11
Invité politique

Nous n'avons jamais eu autant d'hébergement d'urgence dans notre pays. Oui, 2000 enfants dans la rue. Non, mais attendez, je vous le dis. Il est évidemment inacceptable, et j'en ai parlé d'ailleurs, Charlotte Cobell a eu l'amitié, qui est secrétaire d'Etat en chargée de l'enfance, a eu l'amitié de m'appeler justement à ce sujet, pour que nous puissions en discuter, je la sais très mobiliser. Il est évidemment inacceptable que le moindre enfant ait à dormir dans la rue. On fait face là à un très grand nombre de personnes qui occupent des logements, des hébergements d'urgence, qui sont notamment en situation irrégulière.

Il se trouve que nous aurons au cours des prochaines semaines, au cours des prochains mois, un débat sur cette question de l'emploi et de la régularisation d'un certain nombre de ces étrangers, qui peuvent avoir un emploi, mais caché, non déclaré, parce que parfois d'ailleurs, ou déclaré en situation irrégulière, de manière à dégager des marges aussi d'accueil. Mais je peux vous dire, pour répondre très concrètement à la question des 2000 enfants, qu'on y travaille, chaque préfecture y travaille, est mobilisée pour qu'on trouve une solution pour chacun. Quand ? Là, il n'y a pas de question de délai quand il y a un enfant dans la rue. En fait, chaque situation...

Donc d'ici Noël, il n'y aura plus 2000 enfants dans la rue ? J'étais député déjà il y a 10 ans à Grenoble, je connaissais ce problème-là.

16:13
Présentateur

Mais vous prenez un engagement, vous prenez un engagement, d'ici Noël, il n'y aura pas...

16:18
Invité politique

Je vous redis notre détermination. Tout le sujet, c'est les flux. C'est-à-dire que vous pouvez trouver un hébergement d'urgence pour tout le monde, mais il y a encore des flux entrants. C'est aussi pour ça qu'on doit tarir les flux entrants illégaux, irréguliers, parce que nos capacités d'accueil, je le redis, sont maximales dans notre histoire, mais que si les flux ne se tarissent pas, on aura ce problème-là récurrent.

16:37
Présentateur

Encore un tout petit mot sur la lettre d'Emmanuel Macron, parce qu'il y a une phrase, peut-être que vous pouvez nous en faire l'exégèse, concernant le référendum. Il a beaucoup été question du référendum, pour le coup, dans ses 12 heures de discussion avec les chefs de parti. Emmanuel Macron note dans sa lettre qu'il n'y a pas eu de consensus sur le référendum et dit qu'il va faire une proposition dans les semaines qui viennent pour étendre le référendum. Et il semble, dans un autre paragraphe, ne pas exclure l'idée d'un référendum sur l'immigration. Ou alors j'ai mal lu.

17:08
Invité politique

Là, c'est avec ma casquette de ministre de la Démocratie que je vous réponds bien volontiers. Un, qu'est-ce qu'on constate ? Les Français ont envie d'être utiles, y compris ceux qui ne vont pas voter aux élections dites classiques. Une enquête très importante qui est sortie cette semaine le montre encore, plus de 8 Français sur 10 veulent pouvoir voter sur des sujets qui les concernent. Il y a cette appétence. Et d'ailleurs, ils sont encore plus nombreux chez ceux qui n'appartiennent pas à un parti ou qui ne vont pas voter aux élections traditionnelles.

Pour la première fois, on voit une majorité de Français qui préfère la démocratie dite directe, c'est-à-dire le fait d'aller voter sur des questions précises, que la démocratie représentative. Moi, je n'oppose pas les deux et je continuerai de proposer. J'ai fait une proposition...

17:46
Présentateur

Le préférendum qu'Emmanuel Macron avait l'impression de découvrir.

17:50
Invité politique

Non, attendez, c'était off-press, ça ne m'intéresse pas. Je continuerai d'avancer là-dessus parce que, d'ailleurs, l'opinion y est favorable. Les Français veulent pouvoir s'exprimer. Et nous, on n'a certainement pas peur de demander leur avis aux Français.

18:02
Présentateur

Vous ne l'avez pas fait, en tout cas. En 6 ans, vous ne l'avez pas fait.

18:04
Invité politique

On n'a certainement pas peur de demander leur avis aux Français. Vous n'avez pas peur, mais vous ne l'avez pas fait. La Constitution, il y a l'article 11, restreint vachement le champ des référendums. On ne peut pas interroger les Français sur ce qu'on veut. Et donc, l'une des questions qui a été posée à Saint-Denis, et à laquelle le Président écrit qu'il apportera une réponse, c'est faut-il changer cet article de la Constitution pour pouvoir voter plus largement ? Eh bien, écoutez, moi, j'y suis favorable. Si, d'aventure, c'était le choix du Président de la République, je l'accompagnerais bien volontiers avec ma casquette de ministre de la démocratie.

18:31
Présentateur

Donc, pardonnez-moi de vous dire, je repose la question. La droite demande un référendum sur l'immigration. Pour l'instant, la Constitution ne le permet pas. Le gouvernement et le Président de la République seraient ouverts à changer la Constitution

18:42
Invité politique

pour éventuellement le permettre sur cette question et sur d'autres. Ce dont on est en train de parler, c'est une sorte de référendum sur le référendum. Parce qu'il faudrait un référendum pour changer la capacité de solliciter les Français. Je vous dis les grands principes. Un, on n'a pas peur de demander leur avis aux Français. Deux, on est dans l'innovation démocratique. Le Président de la République y est depuis le début de son premier mandat. Pardonnez-moi, mais le CNR qui va se réunir aujourd'hui, c'est le Président de la République. Le Grand Débat National, c'est le Président de la République. Les conventions citoyennes, c'est le Président de la République.

Donc, on va continuer de porter ces innovations et ça correspond à une attente forte des Français.

19:14
Présentateur

Allez, la parole aux auditeurs d'Inter. Bonjour Fabien. Bonjour. Vous nous appelez de Brest.

19:20
Auditeur

Oui, bonjour. Je voulais vous demander, M. Véran, si vous connaissez la différence entre la charité et la solidarité. J'éclaire un petit peu ma question, puisque le ministre de l'Économie a félicité Bernard Arnault pour son secours précieux au Resto du Coeur avec des millions de dons. On peut effectivement se féliciter d'avoir un système d'association caritative et de dons défiscalisés en France qui aident les plus démunis. Mais ça, c'est la charité. La solidarité, ce serait de mettre enfin, l'inverse de ce qu'a fait le gouvernement depuis six ans, de mettre enfin un impôt progressif, juste et réellement redistributif des plus riches vers les plus démunis de ce pays.

20:00
Présentateur

Merci Fabien pour cette question.

20:02
Invité politique

Olivier Véran vous répond. Bonjour Fabien. On fait partie des trois pays au monde qui arrivent à dépasser les 50% d'imposition. Donc, on est le pays le plus redistributif. On peut considérer que ce n'est pas assez. Moi, je considère que notre logique, c'est de baisser les impôts et de continuer à le faire plutôt que de les augmenter. Cela étant dit, je ne suis pas d'accord avec vous. J'étais ministre en charge des Solidarités et cette question, elle m'anime encore aujourd'hui. Le gouvernement, l'État, les Français, la générosité des Français et du secteur privé, elle soutient très fortement notre tissu associatif. Et c'est fondamental de le faire.

Et on a une très belle histoire associative dans notre pays. Et je vais vous dire une chose. Un, les Français sont très solidaires et ils s'engagent plus que jamais dans les associations. On a tendance à l'oublier. On a tendance à l'oublier, à s'auto-flageller. Alors qu'en réalité, on est généreux collectivement. Et c'est une force. Deux, je suis désolé, mais quand une entreprise ou quand quelqu'un de riche fait un don à une association, on ne va quand même pas l'engueuler. Pardon, il n'y a que la France qui n'est pas capable de reconnaître la place du mécénat.

Je suis allé dans des pays qu'on prend parfois en modèle, et où vous avez même des plaques à l'entrée des bâtiments lorsqu'ils sont subventionnés par des gens qui ont de l'argent et qui ont aidé. Eh bien, écoutez, tant mieux. Moi, je préfère des gens riches qui donnent de l'argent aux associations et aux plus pauvres que des gens riches qui ne le font pas. Et encore une fois, personne ne dit que la situation est acceptable. Il y a trop de pauvreté dans notre pays. Personne ne dit qu'on n'a pas des problèmes fondamentaux à résoudre de ce point de vue-là. Mais encore une fois, la pauvreté, elle existe partout dans le monde. En France, on a un système de solidarité qui est efficace.

21:25
Présentateur

Puisqu'on parle de sonnant et de trébuchant, avez-vous la date de la conférence sociale sur les salaires ? C'est quand ?

21:31
Invité politique

Non, je l'ai dit hier en compte-rendu du Conseil des ministres, ce sera courant octobre, vraisemblablement. Et on va parler, effectivement, au cours de cette conférence, des bas salaires en dessous du SMIC. Il y a encore des branches professionnelles où les gens qui bossent gagnent moins que le SMIC. Ce n'est pas correct.

21:45
Présentateur

Un mot sur l'inflation toujours. Les industriels, malgré les pressions du gouvernement, semblent ne pas entendre les demandes de baisse de prix, ou si peu. Et il y a de plus en plus ce qu'on appelle, c'est le mot à la mode, la shrinkflation. Je ne sais pas si vous avez entendu ce mot. Baisser le contenant du produit et augmenter le prix. En gros, vous avez moins de chips dans le paquet de chips, mais le prix augmente. Et pour lutter contre ça, Carrefour, Alexandre Bompard, a décidé, il a annoncé hier, qu'il allait mettre des étiquettes sur chaque produit qui fait ça. Dans ces magasins, c'est une bonne chose ?

22:19
Invité politique

Bien sûr, tout ce qui participe de l'information du consommateur, c'est une bonne chose. Je vais vous dire, encore une fois, il y a des industriels qui jouent le jeu pendant la période d'inflation. Et notamment des industriels agroalimentaires français, que je ne citerai pas, mais qui ont fait attention à leur taux de marge. Et je l'ai dit sur votre antenne il y a quelques mois, je le redis bien volontiers. Il y a certains géants industriels, notamment américains, avec des marques que les français affectionnent, qui ont augmenté leur taux de marge pendant l'inflation. C'est-à-dire que non seulement ils n'ont pas fait d'efforts, mais ils ont même augmenté leur marge. C'est inacceptable.

Le ministre de l'Economie et des Finances les a reçus. Écoutez, en tout cas, je ne sais pas s'ils profitent, mais en tout cas, ils ne se serrent pas la ceinture et demandent à leurs consommateurs de faire.

22:58
Présentateur

Mais vous n'arrivez pas, ça fait des mois et des mois, vous n'arrivez pas à leur tente le bras ?

22:59
Invité politique

Si, pardon, il y a eu quand même beaucoup d'efforts qui ont été faits sur des milliers de produits et la pression de Bercy est très forte. Et un autre outil de pression qu'ont obtenu Bruno Le Maire et Olivier Grégoire, c'est que des négociations qui normalement auraient dû se tenir au printemps prochain, vont se tenir cet hiver de manière anticipée avec 75 marques pour permettre à la grande distribution de faire pression sur ces industriels pour que les prix puissent baisser. Après, j'invite, je vais vous dire, le comportement aussi consommateur, et ils le font parce qu'ils n'ont pas le choix, mais j'attire leur attention aussi là-dessus.

Parfois, quand vous constatez que sur deux produits quasiment équivalents, avec une marque que vous aimez bien et une autre que vous n'aimez pas, il y en a un qui a augmenté très clairement ses prix et l'autre qui l'a stabilisé, on peut aussi envoyer tous collectivement un signal vers ceux qui ne respectent pas ça.

23:41
Présentateur

110 sur l'application d'Inter vous demande si vous pouviez changer la constitution pour faire un référendum sur la réforme des retraites.

23:51
Invité politique

Je ne sais pas s'il y a besoin de la modifier. Je m'attendais à la question Nicolas Demand, la réforme des retraites est entrée en application depuis le 1er septembre. Ce débat important pour les Français, il est derrière nous. Je le dis d'ailleurs, depuis le 1er septembre, notre engagement est tenu puisque nous sommes rentrés dans la suppression des régimes spéciaux et 1,7 million de retraités ont vu leur pension augmenter. N'en parlez pas spontanément sur l'antenne, je le fais à la faveur de cette question.

24:14
Présentateur

Toute dernière question, Emmanuel Macron avait dit il y a quelques semaines, il y aura un projet de loi sur la fin de vie avant la fin de l'été. On y est quasiment à quelques jours près. Il n'est pas là le projet de loi ?

24:27
Invité politique

Le projet de loi est en bonne préparation, il est en bonne voie. Je suis très confiant sur notre capacité à le présenter au Conseil des ministres rapidement. Si ce n'est pas avant le 21 septembre, ce sera dans les semaines qui suivront vraisemblablement. Je n'ai pas l'info précise, mais ça avance bien. Et c'est une loi qui sera fondamentale. Renforcer les soins palliatifs, ouvrir probablement une forme d'aide active à mourir. Olivier Véran.

24:52
Présentateur

Ce sera écrit « Aide active à mourir ».

24:53
Invité politique

Ce n'est pas moi qui suis en charge de la rédaction du projet de loi. Je me suis occupé de la concertation et de la Convention citoyenne qui a été remarquable d'ailleurs. Pour le reste, on aura bientôt la réponse.

25:03
Présentateur

Merci Olivier Véran d'avoir été à notre micro.

25:05
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada