Présidentielle 2027 : Vacances scolaires et 1er Mai, le casse-tête organisationnel du scrutin
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:44OuverteRéponse directe
Ces dates font débat, comment sont-elles fixées ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce possible de changer les dates du scrutin ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Pourquoi cette histoire de dates pose-t-elle autant question ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Pourquoi décaler les dates pourrait défavoriser Bruno Retailleau ?
- 4:07RelanceRéponse directe
Le problème est-il vraiment une affaire de calendrier ?
- 5:28OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux réels de la campagne présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« les dates de l'élection présidentielle sont connues le dimanche 18 avril pour le 1er tour et le dimanche 2 mai pour le 2nd tour »
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« ces dates, elles ont été choisies par le gouvernement qui s'est réuni en conseil des ministres et qui a fixé les dates par décret »
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« le 1er tour doit avoir lieu entre le 8 et le 23 avril »
- 1:27Fait
« le gouvernement peut très bien se réunir et prendre un nouveau décret pour fixer de nouvelles dates »
- 1:27Fait
« le gouvernement craint que cela engendre une forte abstention »
- 6:07Fait
« les dates qui vont être beaucoup plus intéressantes, ce seront celles des élections législatives »
- 6:48Fait
« on a enchaîné effectivement les délais de l'élection présidentielle et lorsqu'il y a eu des dissolutions, les délais des élections législatives »
- 7:30Fait
« Emmanuel Macron est en fin de mandat. Il est à six mois de mandat »
- 8:11Fait
« il n'y a plus personne même chez les macronistes historiques qui soutiennent »
- 8:11Fait
« les résultats catastrophiques des élections législatives de 2024 »
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Le calendrier de la présidentielle, c'est aussi le reflet d'une France sous tension. Les Français doivent voter les 18 avril et 2 mai prochains, mais une autre question se pose dans ce contexte de blocage, le scrutin pourra-t-il se dérouler ? On va y venir dans un instant avec nos invités. Mais d'abord, Ilan Allaf bonsoir, ces dates font débat, comment sont-elles ? Oui bonsoir Jean-Christophe, vous l'avez dit les dates de l'élection présidentielle sont connues le dimanche 18 avril pour le 1er tour et le dimanche 2 mai pour le 2nd tour et ces dates, elles ont été choisies par le gouvernement qui s'est réuni en conseil des ministres et qui a fixé les dates par décret et ces dates, elles ont obligatoirement dû respecter l'article 7
de la Constitution. Alors concrètement, l'article 7 de la Constitution, il fixe un principe, la fin de mandat d'Emmanuel Macron est prévue le 13 mai prochain et cet article stipule que l'élection présidentielle doit se tenir 20 à 35 jours avant cette date, ce qui signifie que le 1er tour doit avoir lieu entre le 8 et le 23 avril. Comme l'élection a lieu un dimanche, cela laisse deux options au gouvernement, celle d'un 1er tour le 11 avril ou bien le 18 avril, on l'a vu, c'est le 18 avril qui a été retenu notamment car cela offre un meilleur compromis concernant les vacances scolaires de printemps. Une date qui pose donc problème pour certains candidats, Ilan comme Bruno Retailleau qui réclame un changement
pour éviter un 2nd tour au lendemain du 1er mai, mais est-ce que c'est possible de changer les dates de ? Et bien oui, dans les faits, c'est tout à fait possible, le gouvernement peut très bien se réunir et prendre un nouveau décret pour fixer de nouvelles dates à partir du moment où ça respecte encore l'article 7 de la Constitution. Cela reviendrait pour le gouvernement de revenir à l'option numéro 1, donc on aurait plus un 1er tour le 18 avril mais le 11 avril et un 2nd tour le 25 avril, mais le problème c'est que cela peut se heurter et se heurterait de plein fouet aux vacances scolaires avec des électeurs potentiellement sur le départ en plein milieu ou tout juste de retour de vacances et le gouvernement craint que cela engendre une forte abstention.
Merci Ilal pour toutes ces explications présidentielles. La campagne empêchée, c'est la question de ce 23h info. On va la poser à nos invités. Didier Maus, constitutionnaliste, président émérite de l'Association Française de Droit Constitutionnel. Bonsoir, merci d'être en direct avec nous. On va la poser à Dorian Dreuil, expert associé à la Fondation Jean Jaurès, directeur d'études à l'Institut Bonafide. Bonsoir. Bonsoir. Avec nous également Antoine Comte qui est resté là. Antoine, c'est pourquoi euh ça pose autant question cette histoire de ? On a vu qu'il y a les histoires de vacances, on a vu qu'il y a l'histoire du 1er mai et sans doute des ponts si on devait les décaler juste derrière mais pourquoi ça pose question et pourquoi ça pose question ? Ça pose question parce que Bruno
Retailleau a levé le le le sujet. Lui, il considère que euh organiser le second tour de l'élection présidentielle le lendemain du 1er mai dans le contexte qu'on connaît aujourd'hui de tension, de grandes manifestations euh et donc de de de conséquences politiques derrière, euh c'est pas finalement quelque chose de de possible et donc il faut les il faut les il faut décaler cette date. Ça lui permet surtout à Bruno Retailleau d'exister aussi dans le débat politique hein, ça permet ça. Ça relance après cette idée et c'est et c'est tout à fait possible, on vient de le voir à l'instant, de de décaler les dates. Je voudrais comprendre ça. Ça pourrait euh défavoriser euh Bruno Retailleau si le second tour arrivait à à un 1er ? Parce que il y aurait eu une mobilisation sociale qui aurait été
défavorable à un candidat LR si tant est qu'il soit au second tour. Oui, déjà alors déjà quand on regarde les sondages, ouais, ça fait beaucoup de candidats quand on regarde les sondages, on en est très loin. Mais euh ce qui est sûr, c'est que non, ça c'est pas que ça va le défavoriser lui, c'est qu'il a peur que ça crée une forme de contexte, de tension, euh de conséquences politiques euh comme on comme on le voit depuis le le le 17 octobre et qu'on et que du coup ça fausse un petit peu finalement le résultat de ce second tour. Donc c'est ce qu'il dit, je suis pas sûr que ça soit entendu euh finalement et qu'on passe pas autre chose dans dans une semaine, mais c'est vrai que ça pose une question et en tout cas c'est une question légitime et c'est une question
surtout euh qui existe puisque on peut vraiment si on le souhaite modifier modifier cette date. On va y revenir avec Didier Maus dans un instant mais on a l'impression que c'est pas une affaire de date, le problème il est beaucoup plus profond Dorian de Roy, le blocage, ce qu'on a vu ce weekend, les tensions sociales, les tensions avec la jeunesse, les tensions avec les manifestants et aussi avec euh les casseurs et les pilleurs qui sont une autre forme de tension. Euh c'est c'est pas un problème de calendrier. Non, ni les dynamiques euh de campagne, ni les dynamiques électorales, ni les dynamiques de participation électorale ne seront affaire de calendrier. Euh tout comme s'il pleut ou s'il fait beau, si c'est un soir de pleine lune ou autre, n'aura pas d'effet euh sur la
capacité de Bruno Retailleau à être au second tour, ni sur le taux de participation à à cette élection. Mais c'est plutôt à l'image je trouve d'ailleurs de ce qu'on observe ces derniers jours hein dans le débat dans le débat politique, c'est-à-dire d'aller sur des micro-détails euh techniques ou administrativo-techniques qui permet de regarder euh par le bout de la lorgnette des sujets dont on dont on finalement on passe à côté de l'essentiel et on passe à côté de l'essentiel de euh qu'est-ce qu'on dit dans le débat et qu'est-ce que disent les candidats à la présidentielle sur les mouvements qui sont en cours, sur les mouvements de mobilisation des jeunes notamment. Euh là ça serait intéressant d'avoir une vision de société, une vision de réponse politique
à ces débats-là plutôt que de compter le nombre de poubelles qui ont brûlé ou de savoir si le bureau de vote va ouvrir à 7h30 ou ou ou à ou à ou à 8h. Euh d'autant que euh l'enjeu de la campagne il va pas se résumer à cette question de date et si on regarde la campagne l'élection présidentielle d'un point de vue calendaire ou d'un point de vue des dates, les dates qui vont être beaucoup plus intéressantes, ce seront celles des élections législatives. De savoir s'il y a quatre ou six semaines entre le deuxième tour de la présidentielle et le premier tour de l'élection législative, ça ça ça pour le coup ça ça aura un impact en terme de dynamique de campagne, de dynamique de mobilisation des citoyennes et des citoyens. Après premier tour et deuxième tour de l'élection
présidentielle, d'abord on en est encore assez loin, il peut se passer beaucoup de choses et il y aura beaucoup de faits de jeu et et beaucoup de de d'imprévisible et d'improvisation. On l'a vu ces derniers jours, on est aussi un exemple. Et donc finalement la question de la date sera peu importante. Didier Maus, ces ces questions de dates autour du scrutin présidentiel ou même d'ailleurs législatif, qu'est-ce qu'ils nous disent de de de ce qu'on est en train de ? Ils nous disent que l'on supporte encore la date du décès du président Georges Pompidou qui est mort le 2 avril. Et oui. Et à partir du 2 avril, on a enchaîné effectivement les délais de l'élection présidentielle et lorsqu'il y a eu des dissolutions, les délais des élections législatives. Lesquelles ne peuvent plus
avoir lieu après le 1er juillet parce que les Français sont intéressés par le Tour de France et leur départ en vacances. Bon donc ça c'est c'est terminé. Bon ça c'est c'est simplement pour l'histoire. Je dirais à chaque fois, on a de nouveau le débat. Il y a le problème de Pâques, il y a le problème du 1er mai et cetera. Et très honnêtement, ça n'a aucune espèce d'importance, aucune. Mais au-delà de ça, notre société vit des blocages, vit des tensions. Je le disais, on l'a vu dans les journaux ces derniers jours, on l'a vu le weekend dernier sur notre antenne. Euh nos institutions, elles sont en ? Écoutez, à mon avis non, mais moi je suis un éternel optimiste. Bon et en plus bon j'ai tellement travaillé sur cette 5e République que je l'aime bien. Mais je crois que ce qu'il faut bien
voir aujourd'hui, c'est qu'on a une multitude de facteurs qui se conjuguent, ils s'additionnent, aucun ne se neutralise pour arriver à cette Et climat qui disons-le est mauvais, hein. on va pas se cacher derrière les autres choses. Alors d'abord, il y a le fait que Emmanuel Macron est en fin de mandat. Il est à six mois de mandat. Et on vit in concreto, vraiment là, ce qu'on appelle une fin de règne. Bon, que ça soit le pape, un roi, un président, même le maire, j'ai été maire, hein. Les fins de règne ne sont jamais simples. de règne, c'est jamais commode. Quand on on sait que la personne qui est au pouvoir ne peut pas se représenter, eh bien tout le monde s'en va. D'ailleurs, regardez, il n'y a plus personne même chez les macronistes historiques qui
soutiennent. Alors ça, c'est la première chose. Le deuxième facteur de la situation d'aujourd'hui, c'est les résultats catastrophiques des élections législatives de 2024. Bon, tout le monde sait, et le président lui-même le dit maintenant, que ça a été une erreur. C'est fait, c'est fait. Au lendemain des élections législatives, je me souviens très bien avoir expliqué sur un chez un de vos confrères que on avait absolument aucune possibilité de faire une majorité dans cette Assemblée nationale. Parce qu'il y avait des blocs qui ne pouvaient pas travailler ensemble, et le reste ne pouvait pas faire une majorité. Bon, et puis la troisième chose, c'est effectivement la crise en tant que telle. Mais crise internationale, crise française, ça on peut discuter à perte
de vue. Et quand vous mettez tout ça ensemble, eh ben ça fait beaucoup. Hmm. Hmm.
Bruno Retailleau