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Discours / meetingPM· 12 juin 2017 12 minActualité / polémiqueÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Annie Genevard

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « vous vous prévalez aujourd'hui d'un résultat de 92% de mères ayant rendu leur copie sur la réforme des rythmes »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « les compensations financières sont partielles et incertaine dans la durée »
  • 1:27Invité politiqueChiffre
    « 18 % des jeunes de 17 ans ne comprennent pas correctement le sens d'un texte »
  • 4:22Invité politiqueFait
    « les résultats des élèves français sont affligeants tragique même disent certains »
  • 4:22Invité politiqueChiffre
    « le taux d'encadrement était de 22 élèves 6 par classe en primaire en 2009 il est de 23 en 2015 »
  • 6:33Invité politiqueFait
    « les enseignements de langue culture d'origine les locaux ont progressivement dérivé ils sont aujourd'hui un outil de repli identitaire »
  • 8:01Invité politiqueFait
    « même s'il enquête a révélé l'invention des faits par la prétendue victime la menace est réelle »
  • 10:11Invité politiqueChiffre
    « le recrutement de 60000 personnel il interdit toute évolution salariale des enseignants français parmi les plus mal payés d'europe »
  • 10:55Invité politiqueChiffre
    « à peine 2 sur 10 vous renouvellerez aujourd'hui leur confiance »

Temps de parole

  • Annie Genevard100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Annie Genevard

ma question s'adresse à monsieur le premier ministre et porte à nouveau sur la réforme des rythmes scolaires monsieur le premier ministre vous vous vous prévalez aujourd'hui d'un résultat de 92% de mères ayant rendu leur copie sur la réforme des rythmes or et vous le savez c'est sous la contrainte des directeur académique que les maires se sont résolus la mort dans l'âme à donner un avis sur la nouvelle organisation du temps scolaire en réalité les difficultés de mise en oeuvre sont kafkaïenne est légitime leur désarroi les compensations financières sont partielles et incertaine dans la durée alors même que votre gouvernement opère une saignée inédite dans les budgets locaux et augmente ainsi la dépense publique en évoquant ici même monsieur le premier ministre il ya une semaine la possibilité d'un assouplissement vous avez suscité beaucoup d'espoir chez les mères espoirs douchés immédiatement puisque l'entourage du ministre l'éducation affirme ni retrait ni report ni libre choix c'est un double langage inacceptable la question de fond est celle de la réussite des élèves à laquelle les maires sont évidemment très attentifs mais c'est avant tout dans le système scolaire qui est à la peine qu'il faut aller chercher des solutions à ce défi la colère gronde chez les mères monsieur le premier ministre vincent peillon a trébuché sur cette réforme plus dur pourrait être la chute de celui qui confondraient courage politique et obstination et qui prendrait le risque de n'écouter ni les enseignants ni les parents d'élèves ni les maires majoritairement opposés à cette réforme prudente et inopportune m la ministre depuis votre annonce de la réforme du collège vos méthodes ne cesse de nous interroger et nous peinons à trouver de la cohérence par exemple on le sait c'est à l'école primaire que se joue l'avenir scolaire des enfants par leur capacité à maîtriser les fondamentaux un élève qui au sortir du primaire ne les maîtrisent pas verra ses difficultés s'amplifier ce qui explique que 18 % des jeunes de 17 ans ne comprennent pas correctement le sens d'un texte là est le vrai scandale pourquoi madame la ministre ne pas avoir commencé par la réforme du primaire la clé réside dans la pédagogie et sont l'évaluation notion qui vous inspirent je crois une trop grande méfiance autre exemple vous présenter la suppression des classes bilangues et de l'enseignement des langues anciennes tel qu'il existe aujourd'hui comme un acte de justice sociale comme si par le seul fait de leur existence et de leur réussite il était en quelque sorte il légitime au regard de l'échec scolaire mais le latin madame la ministre est la troisième langue la plus étudiée au collège 93% des collèges en zone prioritaire la propose en option c'est un patrimoine dont ni vous ni nous ne sommes les propriétaires mais que nous avons le devoir de transmettre vous voulez latin pour tous ce pourrait être le latin pour personne en dissociant de façon absurde l'étymologie la civilisation l'étude de la langue sur trois temps scolaire distincts par plusieurs enseignants pas forcément formés à la discipline vous compliquer inutilement vous compliquer les choses inutilement et l'idéologie a chassé le bon sens madame le ministre vous avez affirmé que vous étiez ouverte à la discussion le dire ne suffit pas nous recevoir au ministère en délégation avec le groupe d'amitié franco allemande pour ne pas bouger d'un iota votre position sur la question a été ressentie comme un véritable camouflet de même il y a quelques jours vous nous avez reçu en tant que membre du conseil supérieur des programmes nous vous avons dit que changer les programmes de neuf niveaux en même temps était folie pour les concepteurs de programmes pour les éditeurs de manuels scolaires pour les enseignants eux mêmes pas de réponse madame la ministre s'il y a une résistance à développer ce n'est pas contre la classe politique de gauche ou de droite qui condamne cette réforme ce n'est pas contre les parents d'élèves qui s'inquiètent à juste titre ce n'est pas contre les enseignants qui défilent ce n'est pas contre les intellectuels qui vous alerte la valeur d'une réforme ne se mesure pas au volume des critiques qu'elle suscite je veux tout d'abord dire à madame la ministre de la santé qu'elle profère des contre-vérités sur les maladies kidman ne seraient plus remboursés c'est un tissu ensemble monsieur le premier ministre l'étude internationale team ce qui évalue les performances scolaires en mathématiques et en sciences vient de livrer ses conclusions les résultats des élèves français sont affligeants tragique même disent certains notre pays était pourtant l'un des plus brillants il y a vingt ans votre ministre de l'éducation a comme toujours l'explication facile ce serait dû au nombre de postes faut le taux d'encadrement était de 22 élèves 6 par classe en primaire en 2009 il est de 23 en 2015 les programmes alors la baisse en maths et en sciences et tendancielle depuis vingt ans la formation enfin ce que nous avons supprimé que vous avez rétabli ne marche pas vraiment en revanche pourquoi avez vous supprimez le plan sciences les stages de remise à niveau et réduit l'aide individualisée pourquoi avoir supprimé l'évaluation nationale qui nous rend aveugle sur le suivi des résultats dont la lecture est renvoyé à d'humiliantes évaluations internationales il faut en réalité engager un véritable choc qualitatif en instaurant une priorité absolue aux savoirs fondamentaux régulièrement évalués dans le renseignement et leurs acquisitions la proche des sciences et des maths passe aussi par la maîtrise du français qui permet de comprendre les énoncés enfin il faut des enseignants qui est une solide culture scientifique c'est un défi majeur qui engage la réussite de nos élèves et la compétitivité de notre pays cela mérite mieux en tout cas que de vaines polémiques et de piètres explications monsieur le premier ministre que comptez vous faire pour répondre à cette situation monsieur le premier ministre conçu dans les années 70 pour maintenir le lien des populations immigrées avec leur pays les enseignements de langue culture d'origine les locaux ont progressivement dérivé ils sont aujourd'hui un outil de repli identitaire et parfois même comme le dit le haut conseil de l'intégration de véritables catéchisme islamique au lieu de travailler à leur suppression vous avez fait le choix de les introduire dans les programmes scolaires dès la rentrée prochaine mais selon les mêmes modalités et avec les mêmes professeurs étrangers donc cela ne résoudra rien ainsi dans le même temps vous introduisez officiellement l'étude de la langue arabe dans le programme national et vous réduisez par votre réforme du collège la place du français celle des langues anciennes qui sont nos racines ou des langues européennes comme l'allemand qui prospérait dans les classes bilangues donc cela à coup sûr à coup sûr divisera les français pourquoi n'avez vous pas le courage de dire aux familles que la réussite de leurs enfants passent d'abord par la maîtrise de la langue française qui n'est pas comme le dit votre circulaire de la prochaine rentrée un langage parmi d'autres il vous plait toutes les langues ont une égale dignité mais le sujet n'est pas là monsieur le premier ministre vous le savez la politique suppose des choix et des priorités l'urgence commande que notre culture pour être mieux partagée s'affirme avec son mode de vie son histoire et sa langue ne croyez-vous pas que l'introduction des langues communautaires dans les programmes scolaires encouragera le communautarisme qui mine la cohésion nationale monsieur le premier ministre hier matin nous apprenions avec effroi l'agression au nom de l'état islamique d'un enseignant en seine saint denis même s'il enquête a révélé l'invention des faits par la prétendue victime la menace est réelle depuis que dahesh a déclaré officiellement la guerre à notre école il existe un vrai problème de sécurité des enseignants et donc des élèves le mode éducatif est inquiet est attendue cretz il faut un véritable pacte de sécurité dans nos écoles et à proximité de celle-ci qui associe chef d'établissement police et collectivités c'est une priorité absolue en 2012 déjà l'islamisme radical s'en était pris à notre école parce qu'ils étaient juifs mohamed merah avait froidement assassiné des enfants et un professeur hors s'attaquer à l'école n'est pas seulement un acte de plus contre la france et sa civilisation s'en prendre aux enseignants c'est franchir un palier terrifiant cette attaque est la transmission du savoir affranchi de la tutelle religieuse c'est donc véritablement une emprise totale que l'état islamique entend exercer sur la société française par la radicalisation grandissante d'élèves dans des écoles musulmanes mal contrôlée par l'intimidation qui conduit les professeurs à renoncer à certains enseignements et aussi par la terreur qu'inspire ces menaces de mort monsieur le premier ministre comment comptez vous protéger l'école de l'obscurantisme meurtrier de l'état islamique monsieur le premier ministre cela fait trois ans que votre gouvernement s'acharne à proposer de mauvaises réformes éducatives petit bilan d'étape la réforme des rythmes scolaires et les puise les enfants désorganise les familles et hf de vider les caisses des communes la mise en place des écoles supérieures du professorat d'éducation elle ne convainquent pas plus que les temples du pédagogisme qu'étaient les iufm le recrutement de 60000 personnel il interdit toute évolution salariale des enseignants français parmi les plus mal payés d'europe à l'élévation de tous par le savoir qui a qui est la seule vraie façon de luther les inégalités vous le préférez une hasardeuse réforme du collège il supprime ce qui marche les classes bilangues les sections européennes l'orge ancien l'élitisme républicain dont beaucoup d'entre vous sont le pur produit vous le jugée immorale hénaff cesse de lui porter des coups privant ainsi les élèves de ce dont vous avez bénéficié vous même des espaces uniques la valse des ministres de l'éducation trois en trois ans disent votre désarroi et hop les enseignants qui se sentent méprisés ils ce sont des loin de vous à peine 2 sur 10 vous renouvellerez aujourd'hui leur confiance vous avez perdu la recette vous avez perdu leur confiant estelle des parents aussi monsieur le premier ministre allez vous entendre les enseignants qui refusent d'abdiquer le sens même de leur métier transmettre des savoirs allez vous entendre les parents qui demandent une école performante dans laquelle les bons enseignants rester dans leur autorité sont reconnues et valorisées et non sans cesse déstabilisé par des réformes bancal a besoin d'un député