Le "8h30 franceinfo" de Laure Lavalette
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25FerméeÉludée
Premier exemple, réserver les APL et le logement social au sol français. C'est contraire à la Constitution. Alors comment vous l'appliquez ?
- 1:34RelanceÉludée
Il y a des principes constitutionnels qui sont garantis par des garde-fous, vous êtes sûr ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Un étranger en situation régulière, qui travaille, qui cotise, qui paye ses impôts en France. Demain, vous êtes au pouvoir. Il n'aura plus d'aide personnalisée au logement, ni logement social.
- 3:27OuverteRéponse partielle
Marine Le Pen dit qu'il faut attribuer les logements sociaux en priorité aux Français. Ça veut dire qu'ils sont attribués en priorité aux étrangers aujourd'hui ?
- 3:37FerméeRéponse partielle
Ils sont combien, vous savez ?
- 3:56FerméeRéponse partielle
12% d'étrangers dans les logements sociaux.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28Invité politiqueFait
« On mettra fin aux droits du sol, au recouvrement familial et on inscrira la priorité nationale parce que, figurez-vous que nous pensons qu'être français doit réserver des droits. »
- 1:49Invité politiqueFait
« la priorité nationale est en plus une mesure qui est plébiscitée par les Français »
- 2:57Invité politiqueFait
« En fait, nous voulons réserver les allocations de solidarité aux Français. »
- 3:34Invité politiqueFait
« En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les étrangers sont surreprésentés. »
- 3:56PrésentateurChiffre
« 12% d'étrangers dans les logements sociaux. »
- 6:45Invité politiqueChiffre
« Je crois que 70% des Français sont éligibles au logement social »
- 10:16Invité politiqueFait
« La dette explose. Depuis 1974, on ne vote que des budgets avec des déficits terribles. »
- 10:22Invité politiqueChiffre
« Les 125 milliards de déficits structurels ne permettent plus à la France d'avancer. »
- 11:44Invité politiqueChiffre
« La France est contributeur net de 9 milliards. Nous pensons que c'est beaucoup trop. Il faut réduire à 5 milliards. »
- 11:52Invité politiqueChiffre
« En réservant les allocations de solidarité aux Français, vous gagnez 16 milliards. »
- 12:52Invité politiqueChiffre
« Ces gens-là ont fait 1300 milliards de dettes en 9 ans, c'est absolument colossal. »
- 18:11Invité politiqueFait
« Dès qu'on a eu conscience, dès qu'on a su, nous, mouvements, les propos terribles, il a été suspendu. »
- 20:37Invité politiqueFait
« Quand Marine Le Pen sort cette proposition de loi pour lutter contre les idéologies islamistes en 2021, la France sort complètement traumatisée de tous les attentats que nous avions eus. »
Temps de parole
- Laure Lavalette60 %
- Invité15 %
- ?13 %
- Présentateur12 %
≈ 25,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
Agathe.
Bonjour.
Et bonjour Laure Lavalette.
Bonjour
Simon. Bonjour Laure Lavalette.
Bonjour
Agathe Lambré, merci de votre invitation.
Merci d'être avec nous au lendemain du discours de rentrée de Marine Le Pen à Edna Beaumont, qui a donné le mot d'ordre de sa campagne, priorité nationale, retour aux fondamentaux, on va en parler. Et pour illustrer cette priorité nationale, elle a longuement développé ses propositions sur le logement qui sera, dit-elle si elle est élue, un chantier majeur de son quinquennat. Premier exemple, réserver les APL, l'aide personnalisée au logement et le logement social au sol français. C'est contraire à la Constitution. Alors comment vous l'appliquez ?
C'est étonnant déjà parce qu'elle n
'a
pas du tout commencé par ça, mais je vois que c'est ce qui sort et ce qui est en exergue dans ce que vous, vous avez
ressenti. Elle a développé ses mesures sur le logement tout au long de son discours. Oui, mais pas comme ça. Souvenez-vous, elle a discuté trois
axes, libérer la construction, valoriser le parc existant, encourager et proposer la propriété, mais je vois que la seule mesure dont vous vous souvenez, c
'est
la
priorité nationale. La
priorité nationale sera dans le référendum constitutionnel que nous proposerons, si jamais Marine Le Pen est élue, assez rapidement. Vous savez, c'est un référendum constitutionnel qui nous permettra de graver dans le marbre de la Constitution les outils politiques, juridiques, administratifs et de nous faire reprendre la main, effectivement, sur cette politique migratoire qui ne nous convient pas. On mettra fin aux droits du sol, au recouvrement familial et on inscrira la priorité nationale parce que, figurez-vous que nous pensons qu'être français doit réserver des droits. Alors, ce n
'est
pas un scoop, ça existe dans beaucoup d'autres pays. Ici, ça a l'air de vous chafouiner, mais nous pensons que...
Il y a des principes constitutionnels qui sont garantis par des garde-fous, vous êtes sûr
? C'est la raison pour laquelle on va faire un référendum constitutionnel,
figurez-vous,
c'est la
raison pour
laquelle... Passer outre ces garde-fous, vous êtes certain ? Une fois que les
Français à qui on aura demandé leur avis auront choisi ou pas,
d
'ailleurs, peut-être que ce projet de loi ne sera pas accepté, mais vraisemblablement, la priorité nationale est en plus une mesure qui est plébiscitée par les Français, donc je ne doute pas que ce référendum penchera du bon côté et qu'à ce moment-là, la loi deviendra à valeur constitutionnelle.
Il faudrait voir ensuite si ce serait conforme aux droits européens et rien n'est moins sûr, mais bon,
admettons...
Notre
Constitution primera sur le droit européen, Agathe Lambret. Enfin, je veux dire, il
y a
un
moment... Il faudrait changer des choses. Il faut changer les traités pour ça
aussi.
Ça fait beaucoup de scie pour mettre en mesure de mesure. Vous savez, sous la Ve
République, en fait, c'est le peuple qui est souverain. La Cour suprême, c'est le peuple. Et on va poser la question au peuple, il va avoir le droit de s'exprimer.
Facile à dire, plus
difficile à faire, sans doute.
Je ne crois pas, je ne crois pas. Vous savez, ceux qui trouvent ça difficile ou voire impossible sont souvent ceux qui ne veulent que rien ne change. Nous, nous savons que ce référendum sera une des premières mesures, d'ailleurs, de Marine Le Pen, s'il y allait être élue. Vous, vous dites que vous
y
arriverez, donc concrètement avec vous, un étranger en situation régulière, qui travaille, qui cotise, qui paye ses impôts en France. Demain, vous êtes au pouvoir. Il n'aura plus d'aide personnalisée au logement, que les plus modestes touchent chaque mois pour payer leur logement, ni logement social.
En fait, nous voulons réserver les allocations de solidarité aux Français. Parce qu'encore une fois, on pense que quand vous êtes Français, vous devez avoir plus de droits. Je vais vous dire, ces logements sociaux, Madame Landry, sont vos parents, vos grands-parents qui les ont financés par leurs impôts. Et oui, on trouve ça normal que ce soit aux ressortissants français. Mais
vous savez, vous allez leur couper les aides et les expulser des logements sociaux ? Les
allocations de solidarité seront réservées aux Français. Les allocations contributives, quand vous travaillez, seront réservées aux étrangers, quand ils auront travaillé cinq ans équivalent en plein. Et par contre, tout ce qui est assurantiel, comme le chômage, sera évidemment tout de suite pour les étrangers qui travaillent.
Marine
Le Pen dit qu'il faut attribuer les logements sociaux en priorité aux Français. Ça veut dire qu'ils sont attribués en priorité aux étrangers aujourd'hui ?
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les étrangers sont surreprésentés.
Ils sont combien, vous savez ? En tout
cas, je connais la proportion des Français. Il n
'y
a que 11% des Français qui sont dans ces logements sociaux.
Pardon ? Attendez,
11% de Français dans les logements sociaux
? Là,
ils sont surreprésentés.
Non, c'est le contraire. C'est d'après les derniers chiffres disponibles.
Ceux de l'Union sociale pour l'habitat. Il date de 2017, mais ce sont les derniers officiels. 12% d'étrangers dans les logements sociaux.
Ils sont surreprésentés, je vous assure, dans les logements sociaux.
Vous avez les chiffres,
mais écoutez, très bien. Vous savez, c'est toujours l'énorme bataille des chiffres. Elle ne fait que commencer, d'ailleurs.
Mais là, il n'y a pas de bataille parce que vous n'avez pas de chiffres. Ils sont
surreprésentés. En tout cas, je vais vous dire.
Encore
une fois, on peut
passer de plomb, si
vous voulez. Il y a une surreprésentation des étrangers. Vu la proportion d'étrangers en France, en fait, c
'est
cette proportion qu'il faut regarder, qui est majeure. Après, encore une fois, ça peut ne pas vous convenir. Il n'empêche que les Français,
à majorité... Les Français, à
majorité,
sont d'accord pour
réserver ces allocations et même les APL. Il y a même une priorité à l'emploi qui est demandée par les Français. Alors, peut-être que ça peut ne pas vous convenir. Et vous voterez compte. Et très bien, on verra qui va gagner parce qu'on a un trésor. C'est la démocratie. On va donner la parole aux Français. Donc,
les étrangers, même en situation régulière, n'auront pas les mêmes droits que les
Français avec vous. Mais, Mme Lambret,
vous ne tombez pas de votre chaise.
C
'est quelque chose que nous...
C'est une de nos mesures depuis longtemps. Et encore une fois, quand vous êtes Français... Vous expliquez. Et
d'ailleurs, il y a d'autres mesures que Marine Le Pen... Je
voudrais juste revenir un instant. Vous savez, pour voter, il faut être Français. Ça vous révulse ? Pour travailler dans l'administration française, il faut être Français. Vous savez que France Info finance l'exception culturelle. Ça vous embête. Vous
le faites vous-même
en finançant le cinéma français et pas le cinéma américain. Alors, vous trouvez ça terrible ?
Lors, la valette, une autre
mesure de Marine Le Pen, elle veut abroger la loi SRU qui oblige les maires à réserver 20-25% de leurs parcs immobiliers au logement social. Des communes ne l'appliquent déjà pas. Et souvent, ce sont des communes aisées qui ne l'appliquent pas. Donc, pour vous, la solution face à la pénurie de logements sociaux, ce n'est pas d'en construire davantage.
C
'est plutôt de dire arrêtez d'en réserver. Pour
le coup, je pense que vous êtes un peu déconnecté des territoires. Les maires ne font pas ça par plaisir. Ils font ça parce que c'est difficile aussi. Mais ce n
'est
pas du tout que des communaisés.
Je
peux vous assurer que même
moi... Je n'ai pas dit que c'était que des communaisés. Vous avez dit que c
'était en majorité quand même des communaisés. Moi, je peux
vous dire, sur ma circonscription,
je vois qu'il y a des difficultés à atteindre les 25% de logements sociaux, même avec la meilleure volonté des maires. Ce qu
'on
veut dire, c'est que là, c'est les maires. On fait confiance aux maires pour savoir quelle est la proportion qui sera intéressante et qui sera facile à faire, facile à gérer. Vous savez, cette loi SRE, elle est très compliquée. On compte en flux et pas en stock. Enfin,
ce
n'est pas simple. Et ça met en difficulté tous les maires de France. Moi, je peux vous dire qu'élu depuis 4 ans, c'est une mesure qui est très attendue par les maires de France. Et je trouve dommage que vous caricaturiez en disant que ce sont
des communaisés.
Ça n'est pas le cas. Vous savez,
il y a des communes qui doivent même payer
des amendes.
Je n'ai pas du tout dit que ce n'était
que ça. Juste pour vous rendre la liberté aux maires, ça signifie autoriser les maires à être sur les plus modestes de leur commune.
Parce que cette loi, elle a un
sens. C'est aussi pour que tout le monde puisse se
loger. Non,
le sens,
c
'est d'arrêter, de contraindre et d'être punitif. Les maires, ils vont continuer à faire ça parce qu'ils savent bien. Je vais vous dire, je crois que 70% des Français sont éligibles au logement social, Mme Lambret. 70%. Donc, bien sûr qu'il faut qu'on loge les Français. C
'est
la raison pour laquelle Marine veut absolument libérer la construction et qu'on veut arrêter
ces normes
absolument terribles qui empêchent vraiment de construire.
C
'est la raison pour laquelle on veut mettre fin
aux ânes, la zéro artification.
Mais
sans normes, comment
atteindre les objectifs de construction
de logements sociaux ? Vous voyez que
beaucoup de communes ne respectent pas ces 20-25% obligatoires.
Mais ce n
'est
pas parce qu'elles ne veulent pas,
c
'est parce qu'elles n'y arrivent pas, parce que c'est trop long, parce que c'est trop coûteux, parce que les normes qu'on leur demande pour la construction sont trop difficiles. Nous, on veut mettre fin aux ânes, à la zéro artification des sols. Parce que là, on ne peut plus rien construire nulle part.
Ce qui permet
de protéger les terres agricoles.
Mais ça, on l'a bien compris. Parce que vous voulez
protéger
les agriculteurs, mais vous dites qu'on ne va plus protéger les zones agricoles. On gardera exactement ce que c'est sur les
terres agricoles. Mais dans Lausanne, il n'y a pas du tout que les terres agricoles. Donc on veut libérer le reste de foncier. On veut même que l'État mette du foncier à disposition des collectivités gratuitement pour qu'ils puissent construire. On a très conscience, justement, c'est l'inverse de ce qu'a dit Marine Le Pen hier. Il faut arriver à loger les Français.
Et vous les mettez pas aussi. Vous avez aussi les
diagnostics de performance énergétique des lotements qui déterminent leurs valeurs. Vous, après un été caniculaire, vous dites plus de ZAN, plus de DPE. C'est ça votre réponse ?
Nous, après un été
caniculaire, notre réponse, c'est on mettra à la poubelle MaPrimeRénov' qui est très coûteuse, très compliquée. On mettra 100% Rénov' et on fera des prêts à taux zéro pour que les Français puissent rénover leur logement. Parce qu'en fait, ce n
'est
pas si simple, les DPE. Vous êtes propriétaire d'un appartement, vous n'avez pas les moyens de changer la lettre du DPE. Donc, vous avez des traites absolument terribles. Vous n'arrivez même pas à le louer. Et on a à côté de ça des jeunes couples qui n'arrivent pas à s'installer. Il y
a
une urgence
du logement. Ça protège aussi les locataires des passoires
thermiques. S'il
n
'y a plus de DPE, s'il n'y
a
plus aucune contrainte sur les propriétaires, qui va protéger les locataires qui sont logés dans des passoires thermiques
? On
en a beaucoup parlé cet été, ceux qui vivent notamment sous les toits. Donc, avec vous, ils n'auront plus de protection
?
Le DPE, il existera toujours,
il
sera là, il sera indicatif, mais il n'empêchera pas de louer parce qu'il y a vraiment une urgence. Les gens ne peuvent pas se loger. Ce n
'est
même pas être bien logé, c'est être logé tout court. Mais encore une fois, avec le 100% Rénov', les propriétaires pourront, avec des prêts à taux zéro, rénover parce qu'évidemment qu'on a tous envie de lutter contre le réchauffement climatique. Et cette prime Rénov' pourra aussi, figurez-vous, financer la climatisation. Alors là, j'ai dit un gros mot sûrement sur France Info, mais vous savez bien qu'on a un grand plan de climatisation qui arrive.
Autre sujet que vous allez devoir aborder, vous, puisque vous êtes député dans les toutes prochaines semaines, alors la valette, le budget, évidemment. Le gouvernement doit présenter son budget 2027 à la toute fin du mois de septembre. Dans quel état d'esprit êtes-vous ? Marine Le Pen a dit, je préfère un budget imparfait que pas de budget du tout. Donc, pour, dit-elle, le moment où vous arriverez au pouvoir, c'est votre espoir en tout cas. Est-ce que vous dites ce matin, nous ne censurerons pas le gouvernement ?
Alors, on n'a jamais dit, a priori, que nous ne censurions pas ou pas. Je pense qu'il y a évidemment des lignes rouges que nous ne franchirons pas. Je veux dire, si les gens qui nous gouvernent s'attaquent, encore une fois, aux retraités en voulant désindexer leur pension de retraite sur l'inflation, s'ils veulent dérembourser des médicaments, voilà.
Ça, c'est sur la table.
Non, mais ça, c'est pas encore sorti.
Non, mais les retraités, c'est à l'étude. C'est à l'étude, oui. Je suis d'accord
en venant prendre mon taxi pour venir chez vous. J'ai vu que c'était le gros titre du Figaro, le cornu veut s'attaquer aux retraites. Voilà, on attend de voir. Nous n'avons aucune mouture de ce budget. Je ne
sais
pas si vous en avez, mais nous, nous n'avons aucune idée de ce qu
'ils
vont nous proposer. Ce qui est sûr, c'est que si Marine Le Pen est au pouvoir, vraiment, il y aura un grand plan de redressement des finances publiques, parce que là, c'est absolument la catastrophe. La dette explose. Depuis 1974, on ne vote que des budgets avec des déficits terribles. Et là, les 125 milliards de déficits structurels ne permettent plus à la France d'avancer. D
'ailleurs, Marine Le Pen n'a
pas dit hier comment elle finançait sa réforme des retraites.
Elle a
beaucoup parlé du logement, de la priorité nationale.
Mais elle n'est pas
revenue
sur les sujets plus épineux
du moment.
Pas plus épineux, ça a duré 40 minutes. C'était la rentrée de Marine Le Pen. Vous savez, on va présenter le budget, notre contre-budget, au moment de la période budgétaire courant octobre. Donc, ne vous inquiétez pas, je reviendrai avec plaisir
pour parler de ce contre-budget. Mais alors, à court terme, sur les retraites, le
gouvernement dit qu'on a besoin d'argent, prévision de croissance revue à la baisse, 65 milliards de charges de la dette qu'il faut payer, les retraites qui coûtent très très
cher. Ah oui, ils ont ruiné le pays, madame Lambré. Je vous rassure, vous avez raison, ils ont ruiné le pays. La réforme de bornes est
suspendue. Ils disent que
c
'est impossible. On ne peut pas tout faire peser sur les gens qui travaillent. Il faut mettre à contribution au moins les retraités
les
plus aisés. Est-ce que ça vous dérangerait que quelqu'un qui gagne 3-4 000 euros par mois, qui est à la retraite, qui est propriétaire de son logement, contribue un petit peu à l'effort dans ce
budget ? Avant
de mettre à contribution les gens qui travaillent et les gens qui ont travaillé, il faut que l'État se regarde le nombril. Il faut que l'État se serre la ceinture. On ne
va
pas d'abord aller piquer l'argent dans la poche des Français quand l'État est incapable de faire la moindre économie. Moi, je voudrais voir un plan de réduction des dépenses. D'ailleurs, je me marre, j'ai vu, je pense que c'est Bruno Le Maire hier, qui disait que finalement, on donnait trop d'argent à l'Union Européenne. Mais alléluia ! C'est une mesure que nous demandons depuis longtemps. C'est une grosse mesure d'économie. La France est contributeur net de 9 milliards. Nous pensons que c'est beaucoup trop. Il faut réduire à 5 milliards. Ça ne
va
pas vous plaire, mais on voudrait évidemment, en réservant les allocations de solidarité aux Français, vous gagnez 16 milliards. Ça,
ce
sont vos estimations.
Non, elles sont
relativement partagées. Ce qui n'est pas partagé, parfois c'est le fond. Mais en tout cas, sur les chiffres,
on est plutôt d'accord. Si on touche au retraité, vous
censurez le gouvernement.
Je pense que
ça sera une ligne rouge, oui. Après, ça n'a pas encore été discuté. Mais c'est sûr que si l'État ne fait aucune économie, ne se serre pas la ceinture, ne revoit pas son mille-feuille administratif, ne met pas de l'ordre dans les écuries d'Ogias avec les 1200 agences de l'État, ne veut pas lutter contre la fraude. Effectivement, il y a beaucoup de choses à faire avant d'aller chercher de l'argent dans la poche des Français.
Une dernière question de la première partie de cet entretien, évidemment, mais l'info en une minute arrive, sur les appels à manifester. Vous les avez vus, bien sûr, passer. Le 17 octobre, le communiste Fabien Roussel a appelé tous les Français ce week-end à se mobiliser sur les ronds-points contre notamment la hausse des coûts de l'énergie pour réclamer des mesures, pour y faire face. Qu
'est
-ce que vous en pensez ?
J
'entends cette colère, je suis très souvent en circonscription, je vois bien les Français qui sont exsants, qui sortent quand même des 10 ans de la Macronie absolument à terre. Ces gens-là ont fait 1300 milliards de dettes en 9 ans, c'est absolument colossal. La question qu
'il
faut se poser, c
'est
est-ce qu
'on
vit mieux maintenant qu'il y a 10-10 ans ? La réponse est évidemment non.
Moi je comprends
que
les gens aillent dans la rue, aillent
sur les ronds-points parce que je pense qu'en plus il y
a
un côté un peu catharsis, mais en fait la meilleure façon de se faire entendre en démocratie c'est évidemment le bulletin de vote. Et c'est évidemment le 2 mai au second tour de l'élection présidentielle où s'ils veulent vraiment le changement, il faut que tous ces gens qui manifestent et qui vont dans la
rue votent Marine Le Pen. Vous dites ce n'est pas le moment d'un nouveau mouvement type gilet jaune. Non, je ne dis
pas ça du tout. Vous savez, les Français sont tout à fait libres de faire ce qu'ils veulent. Je dis simplement que se mobiliser c'est bien, mais voter c'est mieux.
Avec
Laure Lavalette, députée du Var et porte-parole de la campagne de Marine Le Pen. Marine Le Pen qui faisait sa rentrée politique hier depuis son fief électoral d'Énim-Beaumont. L'année dernière, pour sa rentrée à Bordeaux, Jordan Bardella avait pu prendre la parole sur scène, mais pas cette année. Certains y voient le signe de la débardélisation du parti. Est-ce qu'ils se trompent, Laure
Lavalette ? Vous aimeriez tellement, je ne
sais
pas, c
'est
un petit fantasme
journalistique. Mais à
aucun moment. Nous avions ce week-end-là nos rentrées parlementaires où Jordan Bardella s'est exprimé devant nous assez longuement. Vous savez, on a la chance, et je comprends qu'on soit jalousé, on a la chance d'avoir deux personnalités préférées des Français qui sont toutes les deux présidentiables. Pour moi,
je
trouve ça...
Mais qu'ils ne sont pas d'accord sur tout.
Mais Mme Lambret, et alors ? Et alors s'ils ont parfois une
sensibilité ? Ils doivent être Premier ministre.
Mais non, mais à aucun moment, on n
'a
le droit d'avoir des sensibilités différentes. Un est un homme, l'autre est une femme, une a 58 ans, l'autre vient d'avoir 31 ans. Heureusement qu
'ils
ne sont pas d'accord sur tout.
Pas d'accord sur les retraites, pas d'accord sur l'immigration signée avec le britannique. Ce qui est certain, c'est que Jordan Bardella l'a dit.
Il est à 200% d'ailleurs à Marine Le Pen. C'est le programme de Marine Le Pen qui va être déroulé pendant toute cette campagne, qui sera soutenu par Jordan Bardella, qui fera un très bon
Premier ministre. Il a de plus en plus
de mal à le dire, manifestement, depuis que Marine Le Pen a décidé d'être candidate, alors que lui s'était préparé depuis un an à l'être en cas de condamnation
définitive.
Là où effectivement vous avez raison, je pense que humainement ça ne doit pas être très facile de se préparer
à
y aller comme un sportif sur un banc de touche. Je pense que ce n
'est
pas facile. Vous pensez que vous allez y aller, finalement ce n
'est
pas vous. On
peut imaginer. Donc il a du mal à digérer.
Moi je pense que c'est fait depuis bien longtemps et qu'il
a digéré très vite. On peut imaginer,
vous et moi sur ce plateau, que ce ne soit pas évident. Pas évident, d'autant plus que son conseiller économique,
François Durvie, a été évincé. Mais en tout cas, il n'y a aucun doute. Qu'est-ce
que ça dit
?
Mais il n
'y a
aucun doute sur
le fait...
Ça
dit que c'est Marine
Le Pen qui reprend en main la
ligne ? Mais Marine Le Pen n'a jamais laissé tomber la ligne. Enfin je veux dire, il y a entre eux un lien sûrement indescriptible que peut-être que vous ne comprenez pas et qui est très différent des autres familles politiques. Mais je peux vous assurer que Jordan Bardella est derrière Marine Le Pen à 200% dans cette campagne. Imaginez la chance qu'on a. Vraiment le pays est à feu et à sang. On est le plus beau pays du monde. Macron a fait un enfer fiscal, migratoire, sécuritaire. On ne
va
pas se chicailler pour savoir qui fait quoi. On sait qu'il y
a
une élection qui est majeure, qui a probablement la chance de nous voir arriver, je l'espère, et on va tout faire
pour. Pas de chicaillat, mais certains disent même en interne que la PME familiale s'est reconstituée avec les proches de Marine Le Pen et membres de sa famille par alliance ou quoi qui occupe les premières places.
Je vais vous dire, on est en ordre de bataille. On travaille.
Ce n'est pas un recroquevillement. Mais non, mais
pas du tout. Est-ce qu'on a l
'air
recroquevillé, madame ? Est-ce que j'ai l'air recroquevillé ? Je peux vous assurer que ça fait 4 ans qu'on est au travail. 4 ans que nous n'avons qu'une idée en tête. Justement, c'est ce redressement de la France. Vous voyez, vous me parliez des gens sur les ronds-points. 5 sur l'essence, sur le fioul, sur l'électricité. Vous savez, en circonscription, quand des gens vous attachent, enfin vous accrochent et vous disent, voilà, moi j'hésite entre me chauffer ou dîner ou faire le plan d'essence. Est-ce que vous pensez qu'on est là à l'heure de savoir qui est bardélisé ou qui ne l'est pas ? Pas du tout. On n'a qu'une seule boussole. C'est l'intérêt des Français.
Et encore une fois, je pense que le 2 mai, on a une occasion majeure de renverser la table, de changer. C'est vraiment la renaissance de la France que nous appelons de nos voeux. On y travaille ardemment.
Vous dites, la place de Jordan Bardella n'intéresse personne. Autre question qui peut-être vous intéresse davantage, après la diffusion des propos d'un policier municipal de Carcassonne, raciste, misogyne, complotiste, etc. Est-ce que vous vous demandez pourquoi votre parti attire autant de personnes qui sont capables de tenir de tels propos ?
Ce qui ne vous a pas échappé, c'est que cette histoire qui est sortie sous, j'allais dire, le règne de M. Barthès... Ce
policier était militant, puisque vous l'avez exclu, ce policier a tenu ses propos
ignobles, épouvantables, condamnables, sous la mandature précédente qui était un maire socialiste, qui a priori, frondablement, ne l'a pas viré. C'est vrai que je m'étonne un peu du timing,
M. Lebarron. C'est vrai, mais l'enquête a été rendue le
19 mai dernier, lors Lavalette. Donc, certes, la mairie à Rennes n'était pas en place à l'époque des faits. En revanche, elle était bien aux manettes le 19 mai quand les conclusions de l'enquête administrative ont été rendues. Vous
les connaissez, ces
conclusions ? Ces conclusions, ça a été simplement une réorganisation de la police et moi, je vais vous dire, ça ne
me
convient pas.
Mais la question qu'on se pose, c'est comment le maire pouvait s'ignorer comment le maire pouvait s'ignorer
si les conclusions
de l'enquête ? C'est
Christophe Barthès qu'il faut inviter.
Mais vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Parce que certains
disent qu'ils auraient dû mettre fin à
ces conclusions, l
'exclure dès ce moment-là.
Ça fait un peu tâche, quand même, dans la valette. Ce que j'en
pense, Mme Lambret, c'est quand vous
avez... Mais ils
sont terribles, ces propos, je les condamne, et évidemment... Et en fait, la force, j'allais dire,
d
'une force politique mature,
c
'est exactement faire ce qu'on a fait. Dès qu'on a eu conscience, dès qu'on a su, nous, mouvements, les propos terribles, il a été
suspendu. Mais l'enquête avait été rendue depuis des mois. Mais excusez
-moi de ne pas suivre toutes les enquêtes de la Terre, Mme Lambret. Mais
une fois
qu'on l'a su, on a, contrairement à d'autres parties, je vais vous dire, qui gardent dans leur rang des gens qui tapent leurs femmes. M. Rébérod, tiens, qui fait des saluts nazis, a été, en plein hémicycle, a été réinvesti par le bloc central. Vous n'en avez pas parlé. Je ne
crois
pas que ça ait fait une dépêche de votre part. Je constate quand même que depuis le début de la campagne, ma famille politique est soumise à quand même une espèce de coup de boutoir systématique.
Alors, c
'est quoi ? C'est une manipulation, un complot
? Ah, non, pas du tout une
manipulation. Non,
non,
pas du tout. Et je veux dire, moi, je suis ravie qu'il ait été suspendu dès qu'on a su ses propos. Et c'est évidemment ce qu
'il
fallait faire.
Comme ont été suspendus ou exclus des
dizaines
de
candidats, par exemple,
aux législatives en 2024 pour le Rennes. Comme j'aurais
aimé que dans les rangs de la France insoumise, chacun qui ait prononcé une parole antisémite, et je peux vous dire que pour les subir depuis 4 ans, ils ont décomplexé cet antisémitisme-là, je peux vous dire que personne n'a été viré. Quand vous avez une députée qui pense que le Hamas est un mouvement de résistance et pas un mouvement terroriste, excusez-moi de vous dire, ça fait une dépêche AFP chez vous ?
La France Info en a fait une émission. Simplement,
Laure Lavalette, ce que j'aimerais comprendre, c'est que quand vous vous comparez, vous dites finalement des dizaines
de racistes chez nous, c'est pas grave. Je dis que tout
est focalisé sur nous.
Je
dis que j'aimerais que les autres formations politiques soient autant passées au crible, parce qu'il y a derrière, évidemment, une tentative de déstabilisation. Je veux dire aux journalistes qui font ça, je pense que ça ne fonctionne pas. Preuve en est, Marine Le Pen est très haute dans les sondages. Et encore une fois, revenons-en aux Français. Moi, personne sur un marché m'a parlé de cette histoire, alors que les gens me parlent de leurs difficultés à se loger, à se nourrir et à se déplacer. Et
Marine
Le Pen a bien parlé du logement hier. Pas un mot, en revanche, sur les dernières polémiques ou ambiguïtés, la position de votre parti sur l'Ukraine, cette affaire de Carcassonne. En fait,
vous auriez
aimé Agatelambré qu'on parle
pendant
24 heures
et qu'on avante le sujet. Et l'intermission du voile qui est quand même un sujet important.
Est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui, si vous vous êtes concertés et si vous avez arrêté une position, est-ce que vous savez quel type de voile sera prohibé ? Parce que Renaud Labaye, le porte-parole du parti, a parlé de tout type de voile recouvrant la tête. Quand Jean-Philippe Tanguy, lui, a parlé d'un voile qui couvre le cou, la nuque et la racine des cheveux.
Il
faut remettre dans le contexte. Quand Marine Le Pen sort cette proposition de loi pour lutter contre les idéologies islamistes en 2021, la France sort complètement traumatisée de tous les attentats que nous avions eus, que ce soit Nice, le Bataclan, Charlie Hebdo. Et donc, on comprend, on mesure l'urgence de lutter contre les idéologies islamistes. Donc, Marine Le Pen sort un projet de loi où il y a plusieurs mesures. Vous vous êtes arrêté sur celle-là, mais il n
'y
a pas que celle-là. On veut aussi expulser les délinquants, les gens radicalisés que nous connaissons déjà sur notre sol.
On veut fermer... J'y viens, j'y viens, madame
Lambray. On
veut fermer les mosquées islamistes et
effectivement... répond à une question très différente, monsieur le baron. Il répond à une question, ce n'est pas lui qui met le sujet sur la table, mais dont acte, on
n'est pas
du
tout gênés.
La question qu'on se pose, c'est que je suis très étonnée, moi, que cette question qui faisait consensus dans la classe politique de Manuel Valls à Jean-Luc Mélenchon, à
l
'époque où il était farouche, laïcard, avant de se prosterner devant l'islam politique, lui aussi trouvait que le voile,
c
'était de
l'oppression. Jean-Luc Mélenchon a évolué sur ce sujet, c'est vrai. Il a beaucoup évolué.
Clémentine Autain, Manuel Valls, l'entièreté de la classe politique il y a encore dix ans, trouvait que le voile n'avait rien à
faire dans l'espace public. Le
voile islamique, celui qui va
troubler... Islamique, donc pas
islamiste. Non mais,
vous
comprenez
bien. Ah, c'est pas la même
chose. Donc dites-moi la différence entre le voile islamique
et le voile islamiste. L'islamisme, c
'est une idéologie.
Bien sûr, vous voyez bien que vous jouez sur les mots. En fait,
on veut faire entrer dans l'ordre public qui aura été élargi par la loi du voile intégral qui avait été portée par M. Garrault qui est député européen chez nous. Voilà. Cette menace, parce qu'on pense qu'effectivement, le voile peut, parfois, mais pas tout le temps,
on est bien
d'accord, être l'instrument de l'islam politique
en France. Donc vous demandez aux policiers de déterminer
quelle femme le porte
pour quelle raison ?
Non, parce que déjà, je pense qu'il y aura une loi. Donc je pense que, évidemment, les musulmans qui portent le voile se soumettront, entre guillemets, à cette loi. Je pense pas que ces gens-là n'obéissent pas à la loi du pays. Et voilà. En fait,
ce
que je veux dire, c'est que l'ambiance générale, c'est de lutter contre les idéologies islamistes. Et ça, je pense que tout le monde est d'accord. Et encore une fois, je suis très étonnée que cette question qui faisait consensus sur l'entièreté de l'échiquier politique devienne si épidermique.
Laure Lavalette, députée du Var et porte-parole de la campagne de Marine Le Pen. Merci.
Merci, monsieur Le Varou.
Merci à Gatelambret.
Ce matin sur France Info, la météo et le journal à
suivre.
On a
oublié de dire
quand même que je voulais vous dire que je suis très étonnée que c
'est
la première fois que vous fassiez grève pour virer un journaliste. D'habitude, vous
faites grève pour protéger
les journalistes. Mais là, je vois sur le
petit tableau que j'ai devant moi qu'il y a
beaucoup de grèves
aujourd'hui. Je suis très étonnée.
Avec la direction de Radio France.
Merci beaucoup. Avec plaisir, je
suis disponible. Agathe, vous restez avec nous. Bien sûr,
la météo et le journal à
suivre.
Laure Lavalette