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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 7 juillet 2026 88 min

Bonjour chez vous ! du mardi 7 juillet 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver sur Public Sénat en ce mardi à 7 juillet. On est ensemble pendant une heure et demie pour faire le tour de l'actualité politique et de l'information dans vos régions. Au sommaire de cette émission, l'avenir politique de Marine Le Pen se joue aujourd'hui. La Cour d'appel de Paris rend sa décision cet après-midi dans l'affaire des assistants parlementaires du Front National.

Si la présidente du RN est condamnée à plus de deux ans d'inéligibilité, elle ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle 2027. Nous analyserons les enjeux de cette décision avec nos spécialistes dans une heure. Alerte sur les finances publiques avec la crise du prix de l'essence liée à la guerre au Moyen-Orient, mais avec le coût aussi des canicules qui se répètent. Le gouvernement va devoir faire de nouvelles économies cette année. Alors où faut-il réaliser ces coupes budgétaires ? On posera la question dans quelques instants au rapporteur général de la Commission des finances du Sénat, Jean-François Husson, sénateur Les Républicains.

Emmanuel Macron tente de soigner son bilan industriel en cette fin de quinquennat. Le chef de l'État a lancé au printemps l'opération Notre-Dame, qui vise à accélérer 150 projets industriels stratégiques sur le modèle de la reconstruction de la cathédrale parisienne, qui s'est faite en cinq ans. Le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, est sur notre plateau dans 30 minutes pour nous éclairer sur ses chantiers stratégiques. À la une de nos régions, l'adaptation au réchauffement climatique et aux vagues de chaleur, nous irons à Rennes où certaines entreprises recouvrent leur bâtiment d'une peinture qui réfléchit les rayons du soleil et permet de garder un peu de fraîcheur.

On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec le journal. Bonjour Audrey Biotaz. Bonjour Alexandre. À la une de ce mardi 7 juillet, le jour J, pour Marine Le Pen. Oui, dans quelques heures, elle saura si elle peut être candidate à l'élection présidentielle de 2027. La Cour d'appel du tribunal de Paris rend son jugement dans l'affaire des assistants parlementaires, des eurodéputés du Front National. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux fermes et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Aurélien Romano.

2:23
Marine Le Pen

L'avenir politique de Marine Le Pen se joue à midi, ici même, au Palais de justice de Paris, où elle abordait le procès le 30 septembre 2024 de manière optimiste.

2:33
Invité

J'aborde ce procès avec beaucoup de sérénité.

2:36
Marine Le Pen

Cette sérénité l'avait vite quittée au long du procès, qui a pu déterminer le rôle central tenu par celle qui fut présidente du FN, devenue RN dès 2011, condamnée en mars 2025 pour détournement de fonds publics et complicité du même délit. Le procès a montré comment le FN a détourné 4 millions d'euros de 2004 à 2016, transformant des dotations du Parlement européen en emploi fictif. Un procès vu par le RN comme politique.

3:02
Invité

J'ai dit que c'était un procès qui était fait par des politiques, à des politiques, voire à la politique.

3:10
Marine Le Pen

Politique car en plus de 100 000 euros d'amende, de cinq ans de prison dont deux avec sursis, Marine Le Pen a été condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Une sanction à effet immédiat qui bloque la route à celle qui était déjà il y a un an la favorite des sondages de la prochaine élection présidentielle. Pragmatique, elle a laissé son poulain prendre la lumière. Jordan Bardella est devenu lui aussi depuis un an le favori des sondages. Au Parlement européen hier, l'actuel chef du RN s'est dit

3:36
Présentateur

serein et prêt à assumer les conséquences de ce qui sera demain la décision de la Cour d'appel.

3:43
Marine Le Pen

Une sérénité qui a quitté le RN. Marine Le Pen a abordé ce procès en appel de manière moins virulente, polissant ses déclarations envers la justice, espérant une clémence des juges dans leurs décisions. À midi aujourd'hui, le RN sera fixé sur qui sera le candidat de l'extrême droite en France. Demain, la campagne démarre. Le reste de la classe politique se positionnera par rapport à cela.

4:04
Présentateur

Dans le sud de la France, les pompiers continuent leur lutte acharnée contre les feux de forêt. Plus de 20 feux sont encore en cours et c'est l'incendie des Pyrénées-Orientales qui mobilise toute l'attention des secours. Les flammes ont ravagé plus de 5 000 hectares, entraîné l'évacuation de plus de 10 000 personnes. Laurent Nouniez, le ministre de l'Intérieur, qui était en déplacement sur place hier, a évoqué un contexte compliqué, compte tenu des chaleurs qui touchent l'ensemble de notre territoire. On l'écoute. C'est vrai sur l'ensemble du territoire national. Nous sommes confrontés à une situation qui est extrêmement complexe.

J'ai donné un chiffre ce matin de 11 000 hectares qui avaient été brûlés depuis le début de cette année. L'an passé, à la même époque, c'était 5 700 hectares. Donc on voit bien qu'on est confrontés à une situation extrêmement complexe qui nous conduit à mobiliser énormément de moyens. Et je le disais, 61 départements sont encore en vigilance canicule aujourd'hui. Les maximales attendues sur l'ensemble du territoire pourraient atteindre entre 35 et 38 degrés et jusqu'à 38 à 41 degrés dans le quart sud-ouest, Alexandre. Hier après-midi, le gouvernement de Sébastien Lecornu a échappé une nouvelle fois à la censure.

L'Assemblée nationale a largement repoussé un texte porté par les écologistes soutenus par les insoumis contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. Les deux groupes reprochaient au gouvernement d'avoir aggravé les vulnérabilités du pays face aux changements climatiques et aux épisodes caniculaires. Le texte n'a recueilli que 132 voix. Il en fallait 289 pour qu'il puisse être adopté. A noter que 20 des 68 députés socialistes ont quand même voté le texte à l'encontre des consignes d'Olivier Foire, le premier secrétaire. Emmanuel Macron est arrivé hier en Syrie pour une visite inédite. Et pour cause, la dernière visite d'un président français remonte à 17 ans maintenant.

C'est aussi la première visite en Syrie d'un chef d'État d'une puissance occidentale depuis la chute de Bachar el-Assad et l'arrivée au pouvoir fin 2024 du président Ahmad al-Charest. Ensemble, ouvrons une nouvelle page de stabilité et de paix, a déclaré Emmanuel Macron. Visite sous haute sécurité, c'est la raison pour laquelle elle n'a été officialisée qu'à la dernière minute. La Coupe du monde de football perturbée par plusieurs polémiques. La première, c'est Donald Trump qui confirme avoir demandé au président de la FIFA d'annuler la suspension d'un attaquant américain face à la Belgique. Demande d'accepter, ce qui confirme un cas rarissime d'ingérence politique dans la Coupe du monde.

À cela s'ajoute une autre polémique, la sortie raciste d'une sénatrice paraguayenne, Celeste Amaria, contre Kylian Mbappé après la victoire de la France contre le Paraguay. « Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction », a réagi le footballeur dans un tweet. Il la menace de poursuite. Et puis on précise le score d'États-Unis-Belgique. D'une certaine manière, les Américains ont été punis 4 à 1 par la sélection belge. Je vous remercie beaucoup pour ce journal Audrey Vuettaz. On vous retrouve dans quelques instants pour parler du coût de la crise, du prix de l'essence lié à la guerre au Moyen-Orient sur nos finances publiques. Car il y a eu une alerte sur les comptes du pays.

Alerte sur les finances publiques. Le gouvernement réunit un comité sur les comptes de la France aujourd'hui avec des parlementaires, des élus locaux, des comptes publics qui sont dans le rouge. La dette de la France s'élève à 117% du PIB, c'est-à-dire un niveau atteint pendant la crise sanitaire. Donc un niveau peut-être même supérieur qu'à celui qui a été atteint pendant la crise sanitaire. En tout cas, à la France, c'est le dernier élève de la zone euro sur ce plan. Pour en parler, j'accueille Jean-François Husson. Bonjour. Bonjour. Vous êtes sénateur Les Républicains de Meurthe-et-Moselle et vous êtes le rapporteur général de la commission des finances du Sénat.

Quand vous voyez ce niveau de dette et ces crises qui ont un coût supplémentaire sur les finances publiques, qu'est-ce que vous vous dites ? Comment vous jugez la situation financière du pays ?

7:59
Invité

D'abord, ce n'est pas des crises. La France est un malade chronique. Si je devais prendre une comparaison, puisqu'on parle de feu de forêt, on est à l'hôpital dans le secteur des grands brûlés. Des grands brûlés de la dette, de l'impéritie budgétaire et des décisions catastrophiques qui ont été prises pendant trop longtemps. Donc nous sommes aujourd'hui, au niveau de nos finances publiques, le plus mauvais élève de la classe européenne. On a l'air malin quand on veut peser et donner la leçon, expliquer quelle direction nos pays doivent prendre quand on est un aussi mauvais élève. Ça me désole.

8:44
Présentateur

Compte tenu du niveau des taux d'intérêt et du niveau de cette dette, 117% de notre PIB, est-ce que les comptes peuvent vraiment déraper ?

8:52
Invité

Ils continuent de déraper. Il faut juste avoir un tout petit peu de mémoire. Il y a trois ans, ici même au Sénat, la majorité sénatoriale avait voté à l'époque 7 milliards d'euros d'économie. Que nous avait répondu le ministre de l'Économie et des Finances de l'époque, Bruno Le Maire ? Tout ça, ça n'est rien. Ce sont de fausses économies. C'est vrai qu'au regard de la situation qu'il a laissée au moment de son départ, il était bien placé pour nous faire la leçon. Mais ça ne s'est pas arrangé depuis. Parce que finalement, pour redresser les comptes, il faut faire beaucoup d'efforts. Il faut faire énormément d'efforts. Et on voit que le gouvernement pioche.

Et il préfère des petits calculs politiciens. On l'a vu l'an dernier, où à un moment, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, arrive dans l'hémicycle en fustigeant la majorité sénatoriale d'avoir laissé les comptes se dégrader. Allô, Houston, we are the problem. Moi, aujourd'hui, je dis, allô, l'Elysée, Matignon, we are dans la mouise.

9:55
Présentateur

Très bien. On retiendra cette formule, Jean-François Husson. Alors, il y a aujourd'hui un comité d'alerte des finances publiques qui est réuni par le gouvernement. Vous allez y participer. Qu'est-ce que vous en attendez ?

10:03
Invité

D'abord, je pense que ce n'est pas un comité d'alerte. J'appelle ça un comité de suivi de la dégradation des comptes. On est toujours auprès des grands belés. Et finalement, on s'aperçoit qu'on ne guérit pas. Et j'attends d'abord de voir ce que le gouvernement, de ce que j'en ai compris, il va falloir être fin. Parce qu'on va entendre parler de cap, cette fois-ci. Peut-être de dernière mesure d'économie. On va juger sur pièce. Je comprends que par le pouvoir réglementaire, c'est-à-dire sans passer par la loi, le gouvernement devrait commencer à proposer des économies ou va procéder à des économies sur les dépenses sociales.

Je rappelle que l'essentiel de la dérive des comptes publics, pour deux tiers, c'est lié à la dérive des dépenses sociales. Et je rappelle aussi que dans les dépenses sociales, il y a le sujet des retraites, qui est un sujet explosif sur lequel, jusqu'à maintenant, le gouvernement a préféré battre en retraite.

11:06
Présentateur

Le gouvernement qui va donner la facture de la crise liée à la hausse du prix de l'essence à cause de la guerre au Moyen-Orient. Justement, Audrey, ces finances publiques, elles sont sous tension du fait de ces différentes crises, notamment de cette crise de l'essence. Vous l'avez dit, malade chronique, mais ça ne s'arrange pas avec les différentes crises. On pense évidemment à la guerre en Iran et à ses conséquences, avec la fermeture du détroit d'Armous pendant de longues semaines. Les recettes fiscales liées au carburant ont baissé d'environ 80 millions d'euros sur les six premiers mois de 2026, par rapport à la même période en 2025.

Ce sont les chiffres donnés par le ministère des Comptes publics. Et dans le même temps, l'État a aussi dû soutenir les ménages et les entreprises face à la flambée des prix.

11:53
Invité

Les aides qui ont été apportées aux entreprises, aux ménages, s'élèvent à 1,4 milliard d'euros. C'est 50 fois moins que ce qui avait été fait en 2022-2023. C'est un changement de doctrine. C'est une autocritique, oui.

12:07
Présentateur

Alors, c'est moins, mais ça reste quand même 1,4 milliard d'euros. Mais ce n'est pas tout. Il y a aussi l'activité de nos forces armées sur l'ensemble de la zone, qui a un coût, évidemment. Et puis, comme à chaque crise, la croissance ralentit, la consommation recule et les recettes de TVA diminuent. D'après Gérard Larcher, le président du Sénat, il faudrait trouver 6 milliards d'euros d'économies supplémentaires pour boucler le budget 2026 de la France. En plus, des 6 milliards d'euros déjà annoncés par le gouvernement. C'était au printemps dernier. Des chiffres que le ministre des Comptes publics refuse de confirmer. Mais vous, vous avez dû faire vos calculs.

Vous devez être d'accord avec le président du Sénat. 6 milliards d'euros supplémentaires en plus des 6 milliards.

12:48
Invité

Malheureusement, en face, on voit bien que le gouvernement utilise la technique dite du gel et du surgel. Ça démontre en tous les cas une chose, c'est que le budget que nous avons adopté tardivement au début de cette année n'était pas un bon budget puisqu'il faut que le gouvernement aille piocher et imposer, contre l'avis du Parlement qui avait voté un budget, des économies supplémentaires.

13:15
Présentateur

– On ne pouvait pas anticiper la guerre en Iran au début de l'année 2016.

13:18
Invité

– Le sujet, attendez, le sujet, ce n'est pas que la guerre en Iran. Depuis 2019, la dette de la France a augmenté de 18 points. L'ensemble des partenaires européens, c'est une augmentation, écoutez bien, de 2,5 à 4,5 points. C'est-à-dire, notre dette a augmenté entre 4 et 7 fois plus vite. Moi, ce n'est pas un record dont je me satisfais. La médaille d'or de l'endettement public de notre pays, je n'en veux pas.

13:44
Présentateur

– Et comment on trouve ces 12 milliards sur l'année 2026 ?

13:49
Invité

– Écoutez…

13:50
Présentateur

– On peut geler 6 milliards d'euros supplémentaires ?

13:52
Invité

– Je dirais d'abord, la Constitution permet une souplèche jusqu'à un peu plus de 12 milliards. Sinon, il faut un projet de loi de finances rectificative.

14:04
Présentateur

– Donc un nouveau débat au Parlement.

14:05
Invité

– Ce qui serait, si on veut bien dire les choses, quand vous avez la guerre en Iran, on voit bien que c'est quand même un phénomène majeur. Il eut été très préférable, me semble-t-il, que la représentation nationale puisse être à nouveau saisie pour qu'il y ait des arbitrages en faveur du budget, notamment de la défense. Alors on a eu un ajustement sur la programmation militaire. On voit bien que finalement, dans tout ça, il y a une espèce de boulie-boulga dont on ne sort pas, qui rend les choses difficilement lisibles. Et je vais vous dire qu'il provoque chez les Français une grande lassitude.

14:42
Présentateur

– Donc vous demandez un budget rectificatif de 2016 ?

14:45
Invité

– Le demander à cette heure ne changera rien, puisqu'on arrive…

14:50
Présentateur

– On n'est que début juillet, c'est possible.

14:52
Invité

– Oui, mais si vous voulez, le gouvernement est empêtré dans ses difficultés et il est en train de se gratter la tête et de perdre ses cheveux pour se dire comment on va avancer dans le budget 2027. Ce serait bien en tous les cas qu'il le fasse à livre ouvert, je dis bien à livre ouvert, devant le pays et devant la représentation nationale. L'heure est suffisamment grave, je pense qu'on ne peut pas perdre une année de plus de tergiversation de petites combines, je ne sais pas si elles sont bonnes ou mauvaises, en tous les cas pour l'instant, elles produisent peu d'effets. Je pense que notre pays, la France, mérite mieux.

J'espère que la France va faire un beau parcours à la Coupe du Monde, j'espère que nos cyclistes vont avoir de bonnes performances sur le Tour de France parce qu'il faut redonner de l'espoir aux Français.

15:37
Présentateur

– On va parler du budget 2027 et du débat qui s'annonce, d'autant que les canicules à répétition, Audrey, vont avoir des conséquences sur nos finances publiques. – Oui, parce que la canicule entraîne de facto des dépenses. On pense notamment au passage aux urgences, il y a aussi plus de mobilisation des pompiers, on le voit avec les incendies actuellement. Et puis avant les vacances, on a eu aussi des fermetures d'écoles et des aides d'urgence déclenchées, notamment pour les éleveurs qui ont perdu des bêtes à cause de la chaleur. À cela s'ajoute le coût indirect des chaleurs, parce qu'en cas de force de chaleur justement, la France tourne au ralenti.

C'est le patron du MEDEF, Patrick Martin, le patron départant qui le dit. Il y a moins de consommation, moins d'activité, les transports sont perturbés, le matériel s'abîme aussi. Est-ce qu'on sait déjà, alors on est en plein dans la troisième vague de chaleur, dans la troisième canicule, on sait déjà combien ça va nous coûter cette année les canicules ?

16:24
Invité

– Non, je ne pense pas, puis il y a d'autres coûts. Il y a notamment, lorsqu'on a des phénomènes comme ça, vous avez des phénomènes de pollution à l'ozone liées aux fortes chaleurs, donc on a obligatoirement, effectivement, un ralentissement des transports.

16:38
Présentateur

– On aurait pu les lister, il y a du chômage partiel aussi.

16:40
Invité

– Oui, oui, c'est important. Et puis je pense que malheureusement, vous l'avez évoqué, mais peut-être trop rapidement, notre agriculture est dans une grande souffrance. ce qui faisait le fleuron du commerce extérieur, et finalement de la France, de ses territoires et de ses terroirs, est aujourd'hui en grande difficulté. Quand la balance commerciale agricole est déficitaire, là encore, on est dans un état d'extrême urgence, et c'est assez grave, parce que nous avons aujourd'hui besoin de mettre un plan ambitieux au service de notre agriculture et de nos agriculteurs.

On en a besoin, il faut faire attention, et il faut concilier ce plan, ces orientations, avec aujourd'hui les enjeux environnementaux et climatiques.

17:24
Présentateur

– Mais alors comment on fait dans le budget 2027, car il y a des dépenses climatiques, et sur différents secteurs, notamment l'agriculture, qui pourraient être amenées à augmenter, des dépenses de soutien aux Français, et en même temps, la droite sénatoriale, vous demandez des économies supplémentaires. Donc sur quel poste de dépense on coupe ?

17:40
Invité

– Écoutez, d'abord, à 7 heures, on va se dire la vérité en face, la responsabilité de la majorité sénatoriale, ce sera de proposer des économies, et de les cibler. Pour les cibler, on a besoin de connaître, c'est ce qu'on va demander au Premier ministre par l'intermédiaire de Jean Larcher, quelles sont les intentions du gouvernement, quelles sont ses principales priorités, et selon quelles méthodes. Parce que vous savez, CHOD craint l'eau froide.

Nous, on a proposé l'année dernière une contribution, on nous a écouté d'abord François Béroux, après la copie, elle a été plutôt mise de côté, et puis on a eu l'entourloupe au moment du budget, où l'exécutif a préféré lever le pied, et pratiquer un retour en arrière sur le sujet des retraites. C'est consternant.

18:33
Présentateur

Le MEDEF, Audrey en parlait, le MEDEF de son comté dans le débat budgétaire de 2027, demande 44 milliards d'euros d'économies. Vous pourriez proposer aussi de telles économies ?

18:44
Invité

Vous savez, l'an passé, on en proposait un peu moins, je vois ce qu'il en est resté. Quand on a voté, parce que j'entends certaines critiques du gouvernement, à l'endroit de ses oppositions, il y a des oppositions au Sénat, qui, je le redis, il y a trois ans, ont voté, ça ne s'était jamais fait, 7 milliards d'économies. Le gouvernement de l'époque aurait été bien inspiré de commencer à suivre les orientations proposées par le Sénat.

19:14
Présentateur

Alors, pour redresser les comptes, on peut également augmenter certaines recettes fiscales.

19:20
Invité

C'est vrai qu'il n'y a pas assez d'impôts.

19:22
Présentateur

Mais en tout cas, le Premier ministre Sébastien Lecornu est favorable à l'idée qui d'ailleurs lui est inspirée par le prix Nobel d'économie Philippe Aguillon de forcer les grandes fortunes françaises à investir dans notre économie sous peine de fortes impositions en cas de refus. C'est une sorte de mécénat forcé. Ce serait une alternative à la taxe Zucman. Est-ce que vous êtes favorable à cette idée ?

19:43
Invité

On est déjà, enfin moi par principe, il faut déjà connaître là aussi la réalité des chiffres. Avec Claude Rénal et moi-même, on a mené un travail ici au Sénat. On voit qu'on connaît mal, qu'on appréhende mal la richesse, les grands patrimoines et les très hauts revenus. Donc il faut déjà commencer par là. Et je ne vois pas jusqu'à maintenant que le gouvernement ait commencé à faire ce travail. Ensuite, on va se dire aussi la vérité, les Français, ils attendent que chacun fasse un effort. Mais il faut que tout le monde le fasse en même temps.

par exemple, quand on avait proposé l'an passé une année blanche, l'année blanche, elle a au moins ce mérite, c'est de proposer que tout le monde s'y mette un peu. Un effort partagé. Ben oui.

20:31
Présentateur

Juste avant de parler de l'effort financier partagé, notamment du côté des collectivités, une relance sur la fiscalité des plus riches. Vous avez prouvé dans votre rapport de la Commission des finances publié au mois de juin que plus de 13 000 fortunes françaises effectivement ne payaient pas d'impôts sur le revenu. Est-ce que vous allez proposer une mesure concrète pour 2027 pour y remédier à cette situation ?

20:53
Invité

Alors, c'est pas tout de suite pour une raison simple. Il faut comprendre ce qui se passe et quand vous ne payez pas d'impôts sur le revenu, il faut aussi donner la vérité des prix sur les autres impositions, notamment sur le foncier, sur le patrimoine. Donc, il faut aller plus loin. Et pour ça, il faut qu'on ait un diagnostic partagé. Nous faisons notre travail. Il y a une commission d'enquête à l'Assemblée. La Cour des comptes est là. Je vois qu'il y a des experts qui doivent rentrer. Les économistes, je ne sais pas s'ils vont nous donner deux, trois éléments sur le sujet. On voit qu'on a besoin de clarifier les choses.

Il faut pouvoir le faire, je dirais, posément, de manière lucide et apaisée plutôt que d'être dans une manière de chasse aux riches. on ne va pas chasser les riches plus que les pauvres.

21:44
Présentateur

Pas de chasse aux riches. Alors, dans ce débat budgétaire, notamment dans le budget 2027, une question va se poser. Quel effort pour nos collectivités territoriales ? Pour en parler, on va retrouver en duplex Jean-François Debas, maire socialiste de Bourg-en-Bresse et président du comité des finances locales de l'Association des maires de France. Bonjour, Jean-François Debas. Bonjour. Vous participez également à ce comité d'alerte des finances publiques organisé par le gouvernement. Qu'est-ce que vous en attendez du côté des maires, du côté des collectivités locales ?

D'abord, je voudrais quand même dire que dans la situation du pays, il ne faut pas oublier que le gouvernement, mais aussi le Parlement, ont voté depuis 8 ans 40 milliards de suppression d'impôts, 24 milliards de taxes d'habitation et 15 milliards d'impôts économiques en 2021. 40 milliards d'impôts. Donc, nous, nous estimons déjà qu'il faut regarder aussi ce qui a été retenu

22:41
Invité

aux collectivités territoriales. Maintenant, qu'est-ce que nous dit le gouvernement ? Il nous dit j'ai supprimé 15 milliards d'impôts économiques,

22:48
Présentateur

notamment par des exonérations partielles de cotisations foncières des entreprises, etc. Je ne vais plus pouvoir vous les compenser, vous comprenez,

22:56
Invité

ça coûte trop cher. Donc, nous, ce que nous disons, c'est que les collectivités territoriales ont déjà été mises à contribution. Elles ont été fortement sur ce budget 2026.

23:07
Présentateur

Et le résultat, c'est que ça a été tellement puissant qu'à la fin, je prends le pari

23:13
Invité

aujourd'hui que comme en 2025, notre endettement va finir par augmenter. Parce que les ponctions qui ont été réalisées

23:21
Présentateur

sur les collectivités territoriales ont été d'un niveau tel qu'elles n'ont pas pu être compensées par des baisses de dépenses. Les programmes d'investissement, quand vous achetez un bus électrique qui a été commandé il y a deux ans, vous le payez quand même en 2026. Donc, à la fin, on a tassé nos recettes, on a ponctionné nos recettes, mais on a quand même investi parce que le pays nous le demande. Et à la fin, notre endettement, notre contribution à la dette va augmenter. C'est une politique qui n'a pas de sens.

Et nous, nous demandons que l'effort des collectivités territoriales soit déjà comptabilisé pour ce qu'il a été réellement au cours de ces dernières années, c'est-à-dire bien plus que les chiffres officiels ou les chiffres de principe donnés par les différents gouvernements. Jean-François Husson, est-ce que les collectivités locales doivent aussi faire un effort dans ce budget 2027 ?

24:09
Invité

2026-2025, le gouvernement a présenté des efforts considérables. Au Sénat, on s'est battus pour que, à la fois, là encore, je le dis, dans un effort partagé, l'effort porté par les collectivités locales soit moindre. Donc, la logique, c'est un effort pour redresser les comptes, oui.

24:31
Présentateur

Mais vu le niveau d'alerte de nos vignes dans ce public,

24:34
Invité

est-ce qu'il y a urgence ? Il y a urgence à ce que le gouvernement respecte le contrat qu'il signe et qu'il tienne sa parole. Parce que, quand vous dites supprimer la taxe d'habitation, en poids net, c'est 20 milliards d'euros par an. Mais le sujet, ce n'est pas cette polémique sur le chiffre. C'est dans ce cas-là, puisque le gouvernement propose de compenser notamment par des recettes de TVA, ce qui est quand même assez surprenant. De mon point de vue, ça ne tient pas parce que ça enlève de la liberté aux territoires et on voit aujourd'hui que ça les met en tension. Ça les met en tension financièrement, mais ça les met aussi en tension, je dirais, psychologiquement.

Quand vous avez des territoires qui se développent, des territoires industriels, des territoires de reconquête, de redynamisation, ils sont coupés dans leur élan. En fait, si vous voulez, on marche à contre-temps, on marche sur la tête. Donc, il faut essayer de... Et ça, c'est un message fort à envoyer parce que les collectivités, contrairement à l'État, elles ont leurs règles d'or. Si elles investissent, elles empruntent. L'État, il fait rouler sa dette. Vous avez vu l'État de la dette ? L'État de la dette, aujourd'hui, il est catastrophique. Et je vous le redis, je suis très en colère contre les gouvernements qui ont laissé faire dans une forme d'impéritie.

25:57
Présentateur

Jean-François Debas, une réaction. Les investissements des collectivités, ils sont en baisse du fait de ces économies demandées par l'État ? Non, elles ne sont pas en baisse mécaniquement. Mais comme cela vient d'être dit, nous avons... On n'a pas 50 solutions pour financer des investissements. Et par ailleurs, je le dis, le pays nous demande d'investir. La transition écologique nous demande d'investir. Parfois, d'ailleurs, le gouvernement lui-même nous demande, par exemple, même ce qui est paradoxal de créer des postes puisque les ministres de l'Intérieur nous demandent de créer des postes de policiers municipaux.

Mais pour revenir à l'investissement, lorsque nous n'avons pas 50 manières de le financer, une partie, c'est notre apport personnel, c'est l'épargne, et une petite partie, ce sont les subventions, et puis pour le reste, c'est l'emprunt.

26:43
Marine Le Pen

Quand on ponctionne notre épargne, parce qu'on nous dit l'argent qu'on vous devait, on ne va pas vous le donner, là, nous ne demandons pas plus au gouvernement. Nous demandons, et Jean-François Husson vient de le dire, simplement, que les engagements de compensation qui ont été pris quand on a supprimé des impôts des collectivités territoriales soient tenus. Aujourd'hui, le gouvernement nous dit « je ne tiendrai pas mes engagements

27:04
Présentateur

à votre égard ». Mais quand on nous enlève

27:06
Marine Le Pen

cet argent et que notre niveau

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Présentateur

d'investissement ne peut pas s'ajuster comme ça du jour au lendemain,

27:11
Marine Le Pen

à la fin, oui, nous empruntons plus. Que va-t-il se passer ? Je vous le dis, nous sommes en début de mandat. Le risque, c'est qu'en 2027,

27:18
Présentateur

2028, nous ayons un niveau d'investissement des collectivités territoriales qui chute. Or, je rappelle que c'est 70% de l'investissement public civil et que ce soit une contribution importante également au soutien du développement économique. Il faut à un moment donné que l'État, le Parlement et le gouvernement sachent ce qu'il attend de ces collectivités territoriales. Est-ce qu'il attend des services publics forts et qui tiennent la route ? Est-ce qu'il attend des investissements dans la structure du pays ?

Ou est-ce qu'il souhaite que nous affaiblissions ces politiques parce que c'est ce qui risque d'arriver si on continue sur les conditions qui par ailleurs n'ont pas d'impact sur le déficit public ? Merci beaucoup Jean-François Debas pour votre intervention. Je rappelle que vous êtes maire socialiste de Bourg-Cambresse et président du comité des finances locales de l'Association des maires de France. Jean-François Husson, ce débat budgétaire, il va se poursuivre vu le niveau d'alerte durant la campagne présidentielle avec plusieurs sujets. D'abord, la question des fonctionnaires dans le bloc central, à droite, plusieurs propositions de suppression de postes de fonctionnaires.

Bruno Rotaio veut en supprimer 200 000, Gabriel Attal 100 000. C'est crédible, ces suppressions de postes ? Vu l'état de nos services publics ?

28:26
Invité

Je pense qu'il faut des services publics mieux organisés et plus performants. Et si vous voulez, on a quand même une pyramide des âges qui, j'allais dire, nous oblige. Les forts contingents de naissances d'il y a plus de 40 ans qui aujourd'hui partent en retraite, il y a un écart quasiment de 100 000 entre les entrées aujourd'hui sur le marché du travail et les sorties. Vous mettez à côté un certain nombre de métiers où l'intelligence artificielle va avoir un impact. Ça oblige donc dès maintenant à penser, à anticiper, à mieux organiser. Dans un certain nombre de dépenses, la santé...

29:04
Présentateur

Donc l'intelligence artificielle va permettre de faire des économies et de supprimer

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Invité

des postes de fonctionnaires ? C'est pas... C'est qu'elle nous contraint à réfléchir de quelle manière on organise nos services publics et un certain nombre de fonctionnaires notamment dans la fonction publique territoriale ou la fonction publique d'État, il y a des métiers qui vont disparaître et il y en a d'autres qui vont arriver. Et il faut donc... Il va falloir ajuster, on n'a pas le choix et en même temps il faut regarder en termes d'aménagement du territoire comment on rend un bon service public sur tout le territoire. Donc il y a de vrais enjeux et je pense qu'on peut le faire effectivement en réduisant parce que c'est une nécessité.

On a des engagements, j'entends que par exemple Gabriel Attal explique qu'il y aura 100 000 suppressions de postes mais il avait l'impression de le faire il y a quelques années.

29:56
Présentateur

Il est revenu sur sa copie. Merci beaucoup. Merci beaucoup Jean-François d'avoir été notre invité pour parler de cette alerte sur les finances publiques du pays. Merci Audrey. On se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale. Oui et ce sont les aveux de Cédric Jubilard dans le meurtre de son épouse Delphine qui font la une de nos quotidiens ce matin. On en parlera. On en parlera. Allez tout de suite on va évoquer la réindustrialisation de la France et on accueille le ministre de l'Industrie Sébastien Martin.

On va parler réindustrialisation et cathédrale industrielle puisque le chef de l'État Emmanuel Macron a lancé au printemps l'opération Notre-Dame qui consiste à accélérer 150 projets industriels stratégiques sur la méthode de la reconstruction de la cathédrale parisienne qui avait été réalisée en 5 ans. Une reconstruction rapide dont Emmanuel Macron se félicite souvent et donc le président de la République veut faire sortir veut faire émerger ces 150 cathédrales industrielles. Pour en parler j'accueille sur ce plateau Sébastien Martin. Bonjour. Bonjour. Vous êtes ministre délégué en charge de l'industrie. Alors déjà expliquez-nous concrètement qu'est-ce que c'est cette opération Notre-Dame ?

Cette opération Notre-Dame c'est avant tout une forte mobilisation parce que dans la période que nous traversons je pense que vous venez d'échanger sur la situation qui est sans doute difficile. Je crois que le président de la République l'a rappelé le Premier ministre également nous n'avons pas de temps à perdre. Et donc il s'agit pour moi de mobiliser l'ensemble des services de l'État en lien avec les collectivités locales comme je le fais en me déplaçant dans chacune des régions pour faire avancer tous ces projets. S'il y a des difficultés administratives, s'il y a des problèmes financiers, s'il y a toutes ces questions-là nous les examinons.

On fait un point toutes les semaines soit en visio soit en présentiel avec les territoires, avec les élus également pour faire avancer ces dossiers. Donc ce sont des dossiers, des projets qui avancent avec de l'investissement privé ? Ah oui, ce sont des investissements privés. Ce sont 150 projets Notre-Dame. Ce sont beaucoup des dossiers qui ont été soit identifiés au moment de Choose France, ce sont des projets stratégiques parce qu'ils contribuent à notre souveraineté. Et donc ce sont des investissements majeurs. Il y en a 150, ça représente 32 000 emplois partout sur le territoire.

Et mon job à moi, en tout cas c'est la mission qui m'a été confiée, c'est de les faire aboutir, de les faire avancer. On ne peut pas avoir des pertes de temps pour des tracasseries administratives, pour des gens parfois entre une administration et une entreprise qui ne se comprennent pas. On met tout le monde autour de la table et on fait avancer les choses. Et pour ça d'ailleurs, j'ai désigné à partir d'aujourd'hui une personne qui va être en charge à temps complet de ce dossier. Il y avait le général Georges Lain qui a piloté le dossier Notre-Dame. Moi j'ai nommé à partir d'aujourd'hui un sous-préfet qui s'appelle Olivier Tinturier avec lequel j'ai travaillé à Châlons-sur-Saône.

On a réindustrialisé toute l'ancienne friche de Kodak où j'ai neuf usines qui sortent de terre. Alors ce n'est pas neuf cathédrales industrielles mais c'est quand même des beaux projets industriels. Donc c'est quelqu'un en qui j'ai confiance qui a la méthode pour faire avancer les projets industriels et c'est ce qu'on fait dans la méthode Notre-Dame. Et alors est-ce qu'Olivier Tinturier aura le même style direct que le général Georges Lain qui avait piloté la reconstruction de Notre-Dame ? En tout cas, il sera extrêmement accessible à toutes les autorités locales quelles qu'elles soient.

Il sera efficace et il devra être rapide et surtout, il y a une expression que j'aime bien, c'est cette expression qui consiste à dire la loi est la loi, le cadre est là mais il faut être intelligent, il faut savoir des fois faire transpirer les règlements pour trouver les voies de passage, pour aller le plus vite possible. Il y a plein de choses qui permettent de le faire d'ailleurs dans la loi et parfois, on ne les utilise pas assez. Mais alors pourquoi avoir choisi un sous-préfet pour justement accélérer et dépasser les lourdeurs administratives ? Il va aller contre sa nature peut-être ?

Non, au contraire, parce que les sous-préfets, vous savez, sur les territoires, ce sont souvent des gens qui font du mécano, qui sont là souvent au contact des élus locaux, qui sont là au contact des chefs d'entreprise et qui aiment régler des problèmes. Et moi, j'ai besoin d'avoir quelqu'un qui au quotidien va aller régler des problèmes et permettre à ces projets qui sont majeurs, on parle de projets dans la défense, on parle de projets dans l'énergie, on parle de projets dans l'intelligence artificielle, on parle de projets dans l'aéronautique.

Ces projets qui sont majeurs, qui représentent des dizaines de milliers d'emplois, il me fallait en plus des équipes dont on dispose déjà à Bercy ou dans les territoires, quelqu'un pour les piloter. Donc dans ces projets d'investissement privé, il y a besoin que l'État vienne mettre son nez pour faire fonctionner les choses ? Je vais vous donner un exemple tout bête. Il y a un mois, j'ai fait un comité comme ça, régional, de suivi de ce qu'on appelle les projets Notre-Dame, entre une grande entreprise et une administration. Depuis plusieurs semaines, il y avait une incompréhension entre les gens. Mais clairement, une incompréhension entre les gens.

D'un côté, l'entreprise pensait que l'administration voulait lui imposer quelque chose. L'administration lui disait mais que non, en réalité, c'était un conseil qui lui était apporté. On s'est mis autour de la table. En dix minutes, on a réglé le problème et le projet a pu continuer. Parfois, vous savez, j'ai toujours dit que le rôle des collectivités locales ou bien de l'État était parfois de jouer le rôle de décodeur entre le monde de l'entreprise et le monde de l'administration. Ils ne parlent pas forcément la même langue. Ils ne parlent pas forcément la même langue.

Et donc, des fois, c'est bien d'avoir un décodeur entre les deux pour faire en sorte que les deux se comprennent et qu'on puisse avancer parce qu'à la fin, ce qui compte, c'est que le projet sort. Alors, pour que les téléspectateurs comprennent bien, est-ce qu'on peut avoir un exemple concret d'un de ces 150 projets à Notre-Dame ? Un projet emblématique. Par exemple, le projet d'usine de freins carbone de Safran dans l'Ain qui a été annoncé maintenant il y a quelques mois en arrière. C'est-à-dire que Safran, vous savez, Safran est un équipementier et va créer une usine dans l'Ain qui va faire des freins pour les roues des avions. Bon, il y avait un problème administratif, on l'a réglé.

Aujourd'hui, le terrain est en train d'être acheté et la construction de l'usine va démarrer l'année prochaine avec les plusieurs millions d'euros d'investissement et des centaines d'emplois. Hier, nous étions dans le Grand Est. Dans le Grand Est, on a étudié des projets d'usines de recyclage de textiles ou de recyclage de plastiques. Donc, on a tout un tas de projets qui sont extrêmement concrets présents partout dans les territoires. On parle de projets stratégiques qui sont forcément liés à l'économie d'avenir, à la transition climatique, au numérique ? Très souvent liés au numérique, très souvent liés à la transition écologique, aussi liés à la défense.

On a par exemple des projets de recyclage de matériaux qui sont très utiles dans le secteur de la défense parce qu'on voit bien que sur les matériaux critiques, les matériaux stratégiques, on a quand même quelques questions avec des pays asiatiques notamment. On a les projets liés aux batteries pour les véhicules électriques, on a les projets liés au recyclage de terres rares, par exemple, à Lac. Vous avez vu qu'avec Roland Lescure, nous n'avons pas posé la première pierre, mais quasiment lancé le chantier, enfin lancé le chantier majeur de cette usine qui va recycler des terres rares à Lac. L'usine de lithium dans l'Allier, par exemple, il y en a 150 comme ça.

Et d'ailleurs, je le redis, la liste, elle n'est pas définitive. Moi, plus j'aurai de projets, plus je serai heureux. On parle de 171 milliards d'investissements, je crois, dans ces 150 projets, mais est-ce que ce montant est vraiment à la hauteur des investissements énormes qui sont faits aux États-Unis, en Chine, notamment dans des secteurs d'avenir comme l'IA, l'intelligence artificielle ? Vous avez vu la dernière édition de Choose France avec des investissements majeurs qui ont été annoncés, mais ça, on le doit à quoi ? On le doit à une électricité abondante, décarbonée et extrêmement compétitive.

J'entends sur tous les plateaux de télé certains responsables politiques nous expliquer que l'électricité en France est hors de prix. Mais enfin, je ne sais pas si ces gens parfois sortent de l'hexagone et voient ce qui se passe ailleurs. En Allemagne, en Italie, le prix de l'électricité est du double du prix de l'électricité française et en plus une électricité qui n'est pas décarbonée.

On a les atouts avec cette électricité massive et on a des atouts aussi parce qu'on a un écosystème IA, on a une stratégie autour de l'intelligence artificielle, on a des têtes qui pensent et qui réfléchissent à l'IA et Mistral, on peut se raconter ce qu'on veut, mais enfin, sur le continent européen, il y a peu de pays qui ont sorti une entreprise comme Mistral, ce pays, c'est la France. Donc, à l'échelle européenne, on est plutôt en tête mais par rapport aux Etats-Unis, aux Etats-Unis, on parle quand même de milliers de milliards d'euros d'investisseurs dans ce domaine. Bien sûr, mais c'est bien pour ça que je pense que nous devons penser ces questions-là en européen.

Aujourd'hui, la France, c'est 68 millions d'habitants. En face de nous, on a la Chine, on a les Etats-Unis qui sont des Etats continents et qui pèsent à eux tous seuls bien plus que nous et donc, pour autant, ce pays, la France, de 68 millions d'habitants, il rivalise avec ses grandes puissances. Alors, je voudrais qu'on parle de la question environnementale qui est aussi posée dans ce débat sur l'opération Notre-Dame qui prévoit une dérogation au régime de protection des espèces protégées. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la protection de la biodiversité peut être contraignante pour certains projets industriels ?

Non, on peut avoir des dérogations mais encore faut-il justifier des choses. On peut avoir des dérogations quand on a justifié que le terrain en question, visiblement, ne présentait pas d'espèces naturelles sensibles. Tout ça ne se fait pas comme ça sur un coin de table. Donc, la réglementation en matière de protection de l'environnement, ça nous est suffisamment reproché. On ne peut pas dire d'un côté, en France, il y a trop de règles, il y a trop de normes et puis de l'autre, m'expliquer qu'en un coup de cuillère à peau, on déroge. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, par contre, moi, je veux lutter contre les recours abusifs. Les recours abusifs, c'est quoi ?

C'est des gens qui ne veulent pas, quoi qu'il advienne, que des projets d'usines, que des emplois soient créés parce qu'ils considèrent que leur territoire ne doit pas accueillir de projets de développement économique et donc font des recours abusifs. Au nom de la protection de certaines espèces ? Parfois au nom de la protection de certaines espèces, parfois aussi au nom d'une certaine conception de la société ou parfois au nom de leur petit confort personnel aussi. Donc, les voies de recours dans notre pays, elles sont normales, elles sont légitimes.

On a pris une décision avec le gouvernement, on a signé un décret qui est applicable depuis le 1er juillet qui fait que désormais pour un projet industriel de plus de 5 millions d'euros, on peut faire un recours, toujours, mais on va directement en cours administratif d'appel. On a supprimé un échelon de recours pour aller plus vite et en disant à la cour administrative d'appel, vous avez 10 mois pour juger. Ça n'empêche pas d'ailleurs ensuite d'aller encore au Conseil d'État. Donc, on ne bafoue pas l'État de droit en faisant ça. Mais par contre, on est clair, il y a une priorité dans ce pays qui est la réindustrialisation. On a le droit de faire des recours, mais les recours abusifs, non.

Donc, il y a un dispositif qui existe désormais, qui est que pour les projets industriels de plus de 5 millions d'euros, on va directement en cours administratif d'appel. On fait gagner 12 à 18 mois sur un projet industriel. Donc, les militants écologistes font trop de recours sur certains projets industriels ? Je ne sais pas si c'est les militants écologistes. Vous savez, des fois, ce n'est pas forcément des militants écologistes. Parfois, c'est des gens qui… Hier, j'avais un exemple dans la région Grand Est d'une personne qui manifestement ne supporte pas qu'il puisse y avoir la moindre bruit, la moindre activité à côté de chez elle et qui fait recours sur recours sur recours.

Je ne veux pas accuser, pointer du doigt que les militants écologistes. Je pense qu'il y a des territoires en France où il y a une vraie culture industrielle où il y a une acceptabilité très forte. Puis, il y a des fois des territoires où les gens n'ont plus beaucoup cette acceptabilité. Est-ce que le but, c'est aussi de limiter les sanctions de certaines entreprises quand certains projets industriels ont un impact sur des espèces protégées ? Non, mais le droit est le droit. Le cadre qui est le nôtre, nous le respectons. Mais il va être modifié, le cadre, avec cette opération Notre-Dame. Le cadre, c'est le recours. Avec l'opération Notre-Dame, c'est une mobilisation.

Le cadre législatif, vous ne m'avez pas vu déposer une loi Martin sur l'industrie. Il y a déjà la loi sur l'industrie verte qui a permis de paralléliser les procédures. C'est-à-dire qu'avant, il fallait faire les choses les unes, après les autres, ça prenait du temps. Maintenant, on peut faire les choses en parallèle, ça gagne du temps. Moi, j'entends tous ceux qui disent la France, c'est trop long, c'est trop compliqué. Donc, on fait en sorte que ce soit plus rapide et que ce soit plus simple. Alors, est-ce que cette opération Notre-Dame, c'est aussi une manière d'améliorer le bilan d'Emmanuel Macron en matière industrielle.

On va regarder certains chiffres, un bilan qui n'est pas forcément négatif. Depuis 2017, 130 000 emplois industriels ont été créés. On parle de solde net, c'est-à-dire de différence entre les créations et les suppressions d'emplois. Le problème, c'est que depuis quelques années, les chiffres sont moins bons. En 2025, en solde net, là encore, il y a eu... Quelques années, ça fait un an. Quelques pour moi, c'est au pluriel. Mais il y a quand même une dynamique qui est plutôt négative. C'est que l'an dernier, effectivement, il y a eu 63 usines fermées. L'an dernier, nous avons arrêté de créer des emplois industriels supplémentaires.

Alors que de 2018 à 2024, nous avons recréé 130 000 selon le gouvernement. La fabrique de l'industrie parle de 180 000 emplois industriels. Ça veut dire, est-ce qu'on est en train de retomber dans une crise industrielle ? Ça veut dire qu'on est à une phase, on est un peu à un système, à une vision aujourd'hui, une situation sur un plateau et qu'il est nécessaire de réagir. D'où la méthode Notre-Dame parce qu'on n'a pas de temps à perdre, il faut que les projets aboutissent. Bien sûr, au niveau national, nous avons les leviers que nous pouvons activer. Et puis, on voit bien qu'on est dans une situation internationale qui pèse énormément sur l'Europe d'une manière générale.

Parce qu'entre 2018 et 2024, vous l'avez dit, nous avons pendant six ans continuellement recréé des emplois industriels. Juste qu'on aille voir ce qui s'est passé outre Rhin. Dans la même période, l'Allemagne a détruit 600 000 emplois industriels. La République tchèque, la Hongrie, pareil, on détruit des emplois industriels. L'Italie est à peu près stable et l'Espagne a été dans une dynamique positive comme nous. Donc, il y a eu ce mouvement en faveur de la réindustrialisation qu'il ne faut surtout pas casser parce que ça incite aussi les jeunes à rejoindre les formations industrielles.

On ne fera pas d'industrie demain en continuant à dire mais l'industrie s'est foutue, rien ne va, on n'y arrivera jamais. La France, elle a changé de virage. C'est dû à quoi ce ralentissement industriel depuis 2025 ? Depuis grosso modo fin 2024, vous avez observé que le président des Etats-Unis a mis en place sa politique de tarifs tout autour des Etats-Unis. Je ne suis pas contre la question des droits de douane mais les droits de douane surtout, est-ce que ça a du sens ?

Est-ce qu'au niveau européen, on va mettre des droits de douane sur les T-shirts Nike qu'on ne refabriquera sans doute jamais en France ou sur certains produits sur des téléviseurs qu'on ne fabriquera sans doute jamais en France ? Non, mais par contre, il y a des secteurs stratégiques qu'il faut protéger et ça, c'est le combat de la France au niveau européen parce qu'en face de nous, il y a les Etats-Unis qui se sont refermés et les Chinois combattent un outil industriel massif qui aujourd'hui trouve ses débouchés en Europe. C'est pour ça que la France parle de protection européenne.

Ça veut dire que là, on sent vraiment l'impact des mesures de la guerre commerciale de Donald Trump sur notre industrie depuis un an. Vous avez la Chine qui a bâti un outil industriel énorme comme ça. Son marché intérieur, en fait, il n'est pas si dynamique qu'on le dit. Donc, on réduit la taille du gâteau. Les Etats-Unis sont fermés, on réduit encore la taille du gâteau sauf que la Chine produit toujours comme ça et donc, elle envoie ce qu'on appelle des surcapacités asiatiques et face à laquelle il faut répondre. La France a poussé au niveau européen.

Vous avez vu sur l'acier depuis le 1er juillet, il y a des mesures de protection sur l'acier parce que l'Asie produisait cinq fois l'équivalent de ce que peut consommer le marché européen en matière de protection. Des mesures de préférence européenne. Des mesures de protection européenne, d'une part. Et nous poussons dans un texte qui s'appelle le texte sur l'accélération industrielle au niveau européen, des mesures de préférence européenne. Préférence européenne, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'argent public des Européens doit aller à l'industrie européenne. Sur quel secteur ?

Sur le secteur de l'automobile, sur le secteur de l'acier, notamment des aciers décarbonés, sur le secteur du ciment, sur le secteur de la chimie, sur les secteurs des industries vertes qui sont en croissance dans notre pays. J'en oublie sans doute certains. Moi, je pense que si on peut avoir beaucoup de secteurs qui vont dans cette dynamique et qui disent que sur un marché public, entre un produit qui est made in Europe et un produit qui est made in China, on doit avoir une préférence européenne. Et quel est l'état du débat européen sur justement cette future préférence européenne ? Est-ce qu'il y a des États membres qui bloquent, notamment l'Allemagne ?

Aujourd'hui, tout le monde dit qu'on est pour la préférence européenne. Simplement, nous, on dit la préférence européenne, c'est l'Europe des 27. Et certains disent la préférence européenne, c'est l'Europe des 27 plus plus de 80 pays avec lesquels nous avons des accords de libre-échange. Donc, ça veut dire aller expliquer, moi, je ne vais pas aller expliquer aux gens que je croise sur le marché à Chalon le dimanche matin que le made in Europe, c'est le made in Korea. Ça peut peut-être être compréhensible par un habitant allemand et encore, je n'en suis pas certain, mais ça ne l'est pas par un habitant de Chalon-sur-Seau ou de Mont-Solémine dans mon département.

Donc, il faut faire quelque chose de compréhensible, de clair. C'est ce que pousse la France. Le made in Europe, c'est le made in Europe. Il y a des règles spécifiques pour l'Europe parce que l'argent des Européens va aux Européens. Donc, en gros, c'est l'Allemagne qui veut préserver ses capacités exportatrices ? L'Allemagne est très exportatrice mais son modèle, il évolue aussi, il doit évoluer.

Je veux dire que l'Allemagne, elle est confrontée à un marché chinois qui n'est plus du tout celui qu'il y était il y a 10 ou 15 ans et je pense que nous avons tous, au contraire, très intérêt à développer le premier marché mondial qui est l'Union Européenne avec 450 millions de consommateurs avec un fort pouvoir d'achat. Une question d'actualité sur un secteur industriel en particulier, sur l'industrie du papier puisque le tribunal de commerce de Toulouse a donné hier trois semaines supplémentaires à l'industriel Mathieu Pigasse pour financer son offre de reprise de l'entreprise Fibre Excellence, l'usine de pâte à papier notamment de Saint-Gaudens en Haute-Garonne emploie 600 personnes.

Cette usine elle est à l'arrêt depuis avril. Est-ce que le projet de Mathieu Pigasse est un projet sérieux selon vous ? Écoutez, d'abord votre question elle me permet quand même un peu de clarifier la situation parce que j'entends depuis des jours un certain nombre de choses sur l'État doit être au rendez-vous. Des critiques, alors pour expliquer notamment des critiques de Carole Delga la présidente socialiste de la région Occitanie qui trouve que l'État n'est pas assez présent dans ce projet de reprise de Fibre Excellence. Écoutez, moi j'ai trop de respect et d'amitié pour Carole Delga pour vouloir polémiquer avec elle.

D'ailleurs, j'ai entendu certains de ses propos qui m'ont blessé personnellement et je ne reviendrai pas dessus. Mais la vérité c'est quoi ? C'est que depuis 2020, l'État a déjà mis presque 100 millions d'euros pour accompagner Fibre Excellence depuis 2020. Ensuite, depuis cette crise, il n'y a pas un jour qui passe sans que la question de Fibre Excellence n'arrive sur mon bureau et sans que je m'en préoccupe. Et d'ailleurs, personnellement, je me suis engagé, je suis allé chercher des industriels. J'ai monté des rendez-vous personnels avec plus de 10 industriels pour essayer qu'ils reprennent ce projet avec un regard industriel et avec des fonds privés.

L'État, dans la perspective de la reprise, grosso modo, est déjà prêt à mettre sur la table entre la hausse du prix de l'électricité plus 60 millions, entre l'écrasement de dettes, on va écraser des dettes pour 60 millions. On va faire un prêt de 5 millions d'euros supplémentaires. On est déjà presque à 150 millions d'euros parce que je passe encore sur d'autres mesures qui sont proposées. Les régions, collectivités locales, sont prêtes à mettre 16 millions en direct et puis avec des fonds d'investissement. Monsieur Pigas, aujourd'hui, me demande encore 80 millions d'euros. Et lui met 5 millions d'euros sur la table.

Donc moi, je dis à monsieur Pigas, je suis tout à fait prêt à accompagner ce projet, il n'y a pas de problème. Mais on ne peut pas avoir 5 millions d'euros de monsieur Pigas et pratiquement 200 millions d'euros uniquement d'argent public injecté dans ce projet. Je pense qu'il faut un peu équilibrer les choses. Si on veut vraiment sauver Fibre Excellence, on le fait en venant en investisseur. Et 5 millions, très honnêtement, sur près de 200 millions qui sont demandés au pouvoir public au sens large, je trouve que c'est un peu déséquilibré. Donc finalement, ce n'est pas une offre de reprise sérieuse, c'est une offre de reprise d'affichage de postures.

C'est une offre de reprise en construction. Il faut que monsieur Pigas, s'il veut sauver cette entreprise, qu'il y mette les moyens. Mais on ne peut pas juste dire je mets 5 millions et je demande 200 millions au pouvoir public. Le message est passé. Merci. Monsieur Pigas a 3 semaines pour peaufiner son offre de reprise. Et je suis prêt, bien évidemment, avec mes équipes à recevoir les équipes de monsieur Pigas pour affiner les choses. Merci beaucoup. Merci. Sébastien Martin, ministre délégué en charge de l'industrie, de nous avoir éclairé notamment sur cette opération Notre-Dame et ses 150 projets industriels stratégiques qui vont être accélérés.

Allez, tout de suite, on passe à l'actualité de nos régions. Et on retrouve Audrey Vuetta. Vous avez fait le tour des quotidiens régionaux aujourd'hui et ce sont les aveux de Cédric Jubilard qui font la une. Oui, maître, il faut que je vous dise la vérité. C'est moi, c'est ce qu'on peut lire dans le Télégramme qui rapporte les paroles de Cédric Jubilard à son nouvel avocat, le quotidien qui s'interroge. Pourquoi Cédric Jubilard avoue-t-il le meurtre de son épouse Delphine maintenant épouse disparue dans le Tarn en 2020 ?

Pourquoi est-ce qu'il avoue après tant d'années pour soulager sa conscience et pour ses enfants, explique son conseil qui reconnaît que Cédric Jubilard s'est laissé prendre dans l'engrenage du mensonge. Un procès en appel devait avoir lieu en septembre. Il sera très certainement décalé car de nouveaux actes d'enquête doivent être effectués. L'actualité, c'est aussi cette perquisition dans le département du Gers au domicile de Jérôme Barrella, le meurtrier présumé de la petite Lyanna. Une perquisition de 7 heures dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de la fillette en présence de l'homme de 41 ans, extrait de sa cellule de prison de Mont-de-Marsan pour l'occasion.

Perquisition sous haute sécurité, une centaine de gendarmes a été déployé dans le village de Mont-Estruc-sur-Gers qui compte d'ordinaire 700 habitants. La France en alerte feu de forêt du nord au sud. Oui, regardez, la une, je vais vous montrer, de la voie du nord. C'est la deuxième fois seulement que les Hauts-de-France sont placés en vigilance feu de forêt. Pour faire face, les pompiers du nord et du Pas-de-Calais ont réintégré une formation spécifique au risque incendie en milieu naturel. Il dispose aussi de véhicules adaptés. Et puis dans le sud, Midi Libre revient sur le feu dans les Pyrénées-Orientales qui est ravagé 5000 hectares.

Stabilisé dans un certain nombre d'endroits, il n'est pas complètement fixé. Et Midi Libre revient sur la détresse des Catalans avec des gens qui ont tout perdu comme cet homme sur la photo Camille qui est artisan. Ses poules, ses canetons ont été carbonisés. Il a perdu sa voiture, tout son matériel aussi. Même les pneus du tracteur ont explosé, raconte-t-il. C'est dire l'intensité qu'il devait y avoir. Justement, sur ce feu dans les Pyrénées-Orientales, on va aller à Perpignan retrouver nos partenaires du journal L'Indépendant avec Audrey Poma, journaliste pour le journal L'Indépendant. Bonjour Audrey. Bonjour.

Alors, effectivement, déjà 5000 hectares ont été ravagés dans cet incendie partie de la commune de Tréviac. Est-ce que des renforts de pompiers sont attendus aujourd'hui ? Alors exactement, oui. Ce matin, le feu a parcouru effectivement 4900 hectares. Il ne progresse plus, mais il n'est pas fixé non plus. Les pompiers sont toujours mobilisés. En moyen humain, il y a 800 pompiers qui sont mobilisés, 400 des Pyrénées-Orientales, 400 qui viennent d'autres départements français. français. Il y a aussi des sapeurs-pompiers roumains qui sont là en renfort. En termes de moyens aériens, ce qui a été mobilisé depuis le début de l'incendie, c'est 7 Canadair, 2 DASH, 2 hélicoptères bombardiers d'eau.

Et aujourd'hui, on attend 8 autres bombardiers d'eau qui doivent arriver, 2 Français et 6 qui doivent venir d'autres pays européens. C'est ce qu'a annoncé hier le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, et également la présidente de la Commission européenne. Alors Audrey, est-ce qu'on sait pourquoi les pompiers ne parviennent pas à arrêter la propagation de ce feu ? Parce que les conditions météo, disent-ils, sont très compliquées. Il fait très chaud. Hier, par exemple, sur le AI-sur-Tête, qui était l'endroit où était positionné le PC des sapeurs-pompiers, il faisait 40 degrés. On attend des chaleurs bien plus importantes dans les jours qui arrivent. Il y a aussi des vents tournants.

Ce matin, le vent est d'Est. Cet après-midi, il sera de l'Ouest, ce qui oblige à chaque fois les pompiers à s'adapter et à revoir leur façon de lutter contre cet incendie. Il y a également une humidité, une hydrométrie qui est très faible. Elle est de l'ordre de 10%. Eux disent que c'est exceptionnellement bas. et même la nuit qui pourrait être un moment favorable à une humidité un peu plus importante, ce n'est pas du tout le cas. Ces conditions météo qui sont très compliquées pour eux font qu'ils ont du beaucoup de mal à lutter contre cet incendie. Est-ce qu'on a des informations sur l'origine de l'incendie ? Non, pas pour l'instant. Il y a une enquête qui a été ouverte.

Le procureur de la République de Perpignan a communiqué en disant que la cause était indéterminée. La seule chose que l'on sait c'est qu'à priori le feu se répartit dans le bord de route de la départementale qui est à côté du village de Triviac. Merci beaucoup Audrey Thomas pour ces informations. Je rappelle que vous êtes journaliste au journal L'Indépendant et on regarde la une de L'Indépendant aujourd'hui qui est consacrée à cet incendie hors normes dans ce département des Pyrénées-Orientales. Audrey, on continue avec vous la revue de la presse régionale car à l'actualité c'est aussi ce cambriolage qui rappelle celui du musée du Louvre à l'automne dernier.

Avec un préjudice estimé à 4,5 millions d'euros. Près de 27 bijoux ont été dérobés au musée Lalique, le maître verrier mondialement connu. Les faits se sont déroulés à Wingen-sur-Moder dans le Barin. C'est ce que rapportent les dernières nouvelles d'Alsace. Parmi les pièces dérobées, il y aurait certainement la femme libellule, pièce maîtresse du musée estimée à 2 millions d'euros. Les faits se sont déroulés dimanche à 5h du matin. Trois individus cagoulés, armés de marteaux et de masques sans son prix aux vitrines. Tout n'a duré qu'11 petites minutes. Ça rappelle vraiment le cas du musée du Louvre. La présidente du musée dénonce une catastrophe patrimoniale.

Et enfin, en période de chaleur, le business du glaçon se porte bien. À Dijon, ils sont deux à tirer leur épingle du jeu. Le bien public est allé à leur rencontre. Les principaux clients de ces fabricants de glaçons qui ont senti le filon, ce sont évidemment les bars, les restaurants, les boîtes de nuit. Ils m'appellent principalement quand leur machine à glaçons tombe en panne en période de canicule. Ça peut aller très vite, explique Yvan Wroblewski. Mais détrempez-vous, ce n'est pas la canicule qui est leur période la plus faste, c'est la fête de la bière à consommer avec modération, évidemment. Évidemment. Merci beaucoup, Audrey, pour cette revue de presse régionale.

Alors, face à ces températures exceptionnelles, certaines entreprises ont choisi de peindre leur toit en blanc avec une peinture réfléchissante. Cela leur permet dans le même temps de se conformer à la loi qui oblige les bâtiments à réduire progressivement leur consommation énergétique. Regardez ce reportage à Rennes de Raphaël Tondrio-Gauthier pour nos partenaires de TVR.

57:51
Locuteur non identifié

Alors qu'il fait 30 degrés à 10 heures à l'extérieur, dans ses bureaux sous les toits, le thermomètre affiche 25 degrés et ce, sans climatisation.

58:01
Présentateur

Avant, on était obligé de mettre la clim à fond, d'ouvrir les fenêtres qui donnent sur les frigos, les portes et essayer de faire entrer un maximum d'air frais pour respirer. Aujourd'hui, avec la peinture des toits en blanc, on sent quand même qu'on est un petit peu plus agréable. La clim ne tourne pas et on a juste une petite fenêtre d'ouverte. La raison, une peinture thermo-isolante et réflective installée sur la toiture. Une initiative qui a permis, entre autres, à ce grossiste en fruits et légumes de réduire sa consommation

58:26
Locuteur non identifié

d'électricité de 8%.

58:28
Présentateur

Donc, le fait d'avoir mis la gestion de la température plus la peinture des toits en blanc et en plus, on a passé toutes les lampes en LED, ça a permis toute cette diminution de 8%.

58:38
Locuteur non identifié

A l'origine du chantier, une entreprise lilloise qui a confectionné le revêtement. Reste ensuite à recouvrir les 12 000 m2 de toiture métallique.

58:47
Marine Le Pen

Il y a un an, quand c'était gris en tracite, on ne pouvait pas mettre la main. Aujourd'hui, le support, il est froid. Donc, automatiquement, on ne va pas réchauffer le support. À l'intérieur, on gagnera au minimum au moins 10 degrés de chaleur.

59:03
Locuteur non identifié

Avec 500 000 m2 de toit traité l'an dernier, l'entreprise Théodore travaille principalement pour des professionnels. Mais de plus en plus de particuliers se tournent également vers cette solution pour lutter contre la chaleur.

59:17
Présentateur

Voilà pour ce reportage de TVR sur l'adaptation des entreprises au réchauffement climatique. Allez, place au débat, on va parler de l'avenir politique de Marine Le Pen. L'avenir politique de Marine Le Pen qui se joue aujourd'hui sur le terrain judiciaire puisque la Cour d'appel de Paris rend cet après-midi sa décision dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du Front National à l'époque. Alors si la présidente du RN est condamnée à plus de deux ans d'inéligibilité, elle ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle 2027. On va analyser les enjeux de cette décision avec mes invités. J'accueille sur ce plateau Julie Couturier. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes présidente du Conseil national du Barreau. Bonjour Vincent Couronne. Bonjour. Vous êtes chercheur en droit et cofondateur du collectif français Les Surligneurs, un média spécialisé de la vérification des faits du point de vue juridique. Et puis j'accueille Lou Frittel. Bonjour. Bonjour. Vous êtes journaliste politique à Paris Match. Lou Frittel, première question, qu'est-ce qui se joue aujourd'hui dans cette décision ?

1:00:27
Locuteur non identifié

L'avenir politique de Marine Le Pen sur les cinq prochaines années. En tout cas, elle avait dit en première instance oui c'est une balle dans la tête, on veut ma mort politique. En l'occurrence, si Marine Le Pen prend de l'inégibilité et notamment cinq ans d'inégibilité comme en première instance, elle aura déjà purgé un an, elle aura quatre ans à vivre sans mandat électif y compris mandat de député. Donc ce qui se joue aussi c'est l'élection présidentielle. Est-ce que c'est elle qui sera la candidata du Rassemblement national ou son dauphin Jordan Bardella ?

Se joue peut-être aussi l'avenir de cette présidentielle parce que d'aucuns considèrent que Marine Le Pen serait plus à même de battre dans un second tour quelqu'un comme Edouard Philippe quand Jordan Bardella peut paraître plus jeune donc peut paraître plus faible plus facilement prenable par les adversaires. On était à Liévin ce week-end dernier pour justement le dernier meeting commun des deux en amont de cette décision et elle-même avait dit voilà ça aura des conséquences. Tout se jouera avec les deux mêmes personnes mais ça aura des conséquences sur la suite des événements.

Au RN tout le monde dit que rien ne changera que le programme ne changera pas ou très à la marge que ce sera surtout une question de style après ça dépend aussi des interlocuteurs on a vu que Jordan Bardella par exemple sur la question de la réforme des retraites c'était pas clair lui parlait plutôt de s'intéresser au nombre d'années de cotisations et non pas à la mesure d'âge Marine Le Pen elle y est très attachée on dit que Jordan Bardella est plus libérale que Marine Le Pen c'est peut-être un peu extrapolé enfin bon il y a des différences

1:02:05
Présentateur

Donc on verra on parlera des conséquences de cette décision aujourd'hui Vincent Couronne au-delà de l'avenir politique de Marine Le Pen est-ce que c'est aussi un moment important pour notre démocratie et le rapport entre justice et pouvoir politique ?

C'est un moment de vérité parce qu'en démocratie on a un principe qui est la séparation des pouvoirs un pouvoir exécutif un pouvoir législatif un pouvoir judiciaire et ces dernières années Marine Le Pen n'a cessé d'attaquer la justice et les juges en particulier mais c'est pas quelque chose de très original les gens qui sont condamnés par la justice très souvent surtout en politique attaquent eux-mêmes la justice pour essayer de la délégitimer sauf qu'on est dans un état de droit dans lequel les juges appliquent la loi et la loi elle prévoit ici une condamnation dans le cadre de ce genre de délit avec la possibilité de prononcer une exécution provisoire et donc la question c'est de savoir est-ce que la justice en fait elle applique la loi de la même manière pour tous ou est-ce qu'elle considère qu'une personne qui est potentiellement candidate à une élection présidentielle doit pouvoir échapper à la loi je précise que la loi ne prévoit pas cela et qu'elle place sur un même plan une personne qui est candidate une personne qui n'est pas candidate d'ailleurs la fonction même de cette peine l'inéligibilité c'est bien de rendre une personne inéligible et de l'empêcher de se présenter à une élection donc le moment de vérité ici c'est de savoir est-ce que ce pouvoir judiciaire sera suffisamment solide et on voit sur nos images le public qui est présent devant le palais de justice c'est-à-dire l'attente de l'opinion vis-à-vis de cette décision judiciaire qui concerne Marine Le Pen Julie Couturier quel est l'enjeu de cette journée de cette décision du point de vue de la justice alors du point de vue de la justice en réalité on a un certain nombre de scénarii qui peuvent être en effet descendus puisque alors du point de vue de la justice je rejoins complètement Vincent Couronne sur l'enjeu en termes de préservation de l'état de droit d'indépendance d'indépendance de la justice et d'essayer d'expliquer ce qui n'est pas toujours complètement facile qu'il n'y a pas de justice politique il y a une justice dont les décisions peuvent avoir des conséquences politiques ce qui n'est pas du tout du tout la même chose on a des juges qui en première instance comme on l'imagine en appel statut sur des faits sur des qualifications juridiques sur des peines et ça c'est effectivement leur travail indépendamment de l'agenda politique des personnes qui comparaissent devant elles est-ce que vous pouvez nous expliquer le déroulé de cet après-midi particulier donc ça commence à 13h30 avec l'exposé des décisions avec oui une lecture de l'arrêt qui va être rendue et je pense que cette lecture va être assez longue puisqu'il y a un certain nombre de prévenus dans cette affaire il n'y a pas que Marine Le Pen même si évidemment c'est elle qui attire tous les regards et toutes les attentions mais il y a un certain nombre de prévenus et ce rôle de lecture de la décision a aussi si je puis dire un peu un rôle pédagogique puisqu'on a à ce moment-là un peu la motivation de ce qui sera finalement décidé par la Cour Lou Fritelle pardonnez-moi cette justice est-ce qu'elle a dû accélérer face à ce calendrier électoral après la décision de première instance

1:05:20
Locuteur non identifié

alors il me semble et je parle sous votre contrôle que effectivement il y avait un créneau enfin en tout cas dans ce genre d'affaires il y a toujours un créneau enfin ça fait des années quand même qu'on est sur ce procès donc il y a toujours un créneau en tête pour justement accélérer un peu et ne pas se retrouver dans la seringue soit au moment de l'élection présidentielle soit juste après donc en l'occurrence ce que j'avais cru comprendre c'est qu'effectivement il y avait eu une accélération de la procédure mais en fait qui était très attendue la même chose dans d'autres dossiers donc il n'y a rien d'inouï en l'occurrence quand on s'est indigné en tout cas certains sont indignés de l'exécution provisoire de Marine Le Pen lors de la première instance finalement c'est peut-être et je dis bien peut-être parce que bon quand même ça paraît assez compliqué pour elle de se retrouver finalement candidata présidentielle il ne faudrait pas qu'elle ait le brassé électronique et il faudrait qu'elle soit condamnée à moins de deux ans d'inéligibilité en l'occurrence le fait d'avoir été condamnée en première instance à de l'exécution provisoire fait qu'elle a déjà purgé une partie de sa peine finalement c'est presque un avantage pour elle aujourd'hui après elle a été assez claire sur le fait que par exemple le fait d'avoir un contrôle judiciaire ça l'empêcherait complètement de faire campagne donc elle n'irait pas se présenter

1:06:41
Présentateur

On va évoquer dans un instant les différents scénarios possibles mais peut-être revenons sur l'affaire en elle-même c'est l'aboutissement d'une affaire politico-judiciaire qui dure depuis des années sur cette question de l'utilisation des fonds alloués pour les collaborateurs du Parlement européen Oui c'est neuf ans d'instruction cette affaire-là un dossier assez gigantesque puisqu'il y a des années et des années de malversations financières de détournement des fonds du Parlement européen au profit du parti Front National à l'époque alors que les règles du Parlement européen prévoient bien que l'usage des fonds du Parlement européen doivent être fait au profit des groupes au Parlement européen et non pas des partis dans leur propre capitale et donc c'est en ça que parfois on a comparé cette affaire à celle du Modem mais ce n'est pas vraiment comparable même s'il y a des faits et des qualifications juridiques qui sont identiques les montants ne sont pas les mêmes la durée des manifestations ne sont pas les mêmes et puis la défense non plus n'a pas été la même puisque Marine Le Pen et le Front National ont toujours dit qu'ils n'avaient rien commis d'illégal et ils avaient déjà été condamnés par le passé pour ce genre de faits d'ailleurs on va écouter Jordan Bardella qui parlait hier depuis le Parlement européen puisqu'il était aussi eurodéputé et il exprime sa sérénité avant cette décision

1:08:02
Invité

nous avons travaillé nous nous sommes préparés nous avons anticipé les différents scénarios y compris je dirais le scénario le plus négatif nous concernant mais nous nous sommes aussi préparés à une campagne qui verrait Marine porter notre camp pour la quatrième fois consécutive

1:08:23
Présentateur

l'offrit-elle juste avant de rentrer vraiment dans les différents scénarios on peut dire aussi que la défense du Rassemblement National de Marine Le Pen a évolué durant ce procès entre la première instance et l'appel

1:08:34
Locuteur non identifié

elle a dit à un moment donné si peut-être on a fait une faute pour moi c'est pas une grande évolution en revanche il y a eu un vrai débat sur une question de droit pendant plusieurs heures plusieurs jours il me semble justement sur l'article qui avait été utilisé savoir ils ont été condamnés aussi sur fondement d'un article qui dit que les agents dépolitaires de l'autorité publique et de l'État ne peuvent pas en gros détourner l'argent comme ils l'ont fait l'utiliser de cette façon-là sauf que est-ce que ça concerne effectivement déjà un député français parce qu'il y a une jurisprudence qui existe est-ce que ça concerne un député européen et non pas français et ensuite est-ce qu'un député c'est quelqu'un qui est dépositaire de l'autorité publique c'est encore autre chose est-ce que c'est un administrateur donc il y a eu des débats il y a eu des questions de fond assez intéressantes mais je n'ai pas eu l'impression honnêtement qu'il y a eu vraiment un changement de stratégie de la part du Rassemblement national ils étaient plus dans le droit et beaucoup moins dans la politique un peu la manière d'un Nicolas Sarkozy en première instance dans le procès libyen qui effectivement était sur la politique et il a fallu passer sur du droit au bout d'un moment

1:09:39
Présentateur

alors Julie Couturier pour bien comprendre d'abord de manière peut-être synthétique quels sont les différents scénarios possibles aujourd'hui pour Marine Le Pen Alors vous avez une première option qui n'est manifestement pas la plus probable selon les commentateurs mais qui est celle de la relax c'est-à-dire que la Cour d'appel considérait que les faits ne sont pas qualifiés et donc effectivement décide de relaxer Marine Le Pen à ce moment-là il n'y a évidemment aucun risque sur le plan politique et elle est libre de ses mouvements sur le plan électoral Il y a un deuxième scénario qui est si je puis dire la confirmation pure et simple d'une condamnation dure c'est-à-dire effectivement 4 ans d'emprisonnement même si cette peine d'emprisonnement est aménageable et une peine d'inéligibilité Lou Frittel le disait supérieure à 2 ans et c'est tout le paradoxe en fait il y a deux paradoxes dans cette affaire je fais une petite parenthèse c'est qu'en effet on a vraiment hurlé contre cette exécution provisoire de la peine d'inéligibilité qui est en fait une peine accessoire alors qu'en réalité cette exécution provisoire pourrait aujourd'hui lui être avantageuse parce que si elle n'était condamnée qu'à une peine d'inéligibilité de 2 ans au jour de l'élection elle aurait purgé cette peine et ne serait plus empêchée de se présenter donc ça c'est un premier Ce serait une ironie de l'histoire Ce serait un peu effectivement une ironie de l'histoire et puis l'autre paradoxe c'est qu'on ne parle en réalité que de la peine accessoire alors que la peine principale est une peine d'emprisonnement certes aménageable avec une amende de 100 000 euros ne l'oublions pas mais en réalité toute l'attention s'est concentrée sur cette peine accessoire voilà donc les scénarios c'est un la relaxe deux une inéligibilité de moins de 2 ans et trois une inéligibilité de plus de 2 ans qui là la condamne si je puis dire juridiquement si c'est une inéligibilité de moins de 2 ans elle a la possibilité théorique de se présenter mais là entre en jeu la question de la peine principale de la peine d'emprisonnement de sa durée de l'aménagement puisqu'elle a expliqué qu'elle ne ferait pas campagne sous bracelet électronique et là se pose la question quand même du poids d'une condamnation pénale dans le cadre d'une campagne présidentielle alors arrêtons-nous sur cette question de la peine d'inéligibilité ou non qui sera prononcée contre Marine Le Pen Vincent Couronne c'est vraiment la durée de l'inéligibilité qui va primer dans cette affaire du point de vue du calendrier électoral oui tout à fait d'autant plus que cette inéligibilité c'est vrai qu'on va tous avoir du mal à le dire pendant quelques semaines elle s'apprécie au jour de l'élection c'est-à-dire qu'il faudra voir si ce n'est pas au jour où elle dépose sa candidature est-ce qu'elle est inéligible si c'est le jour du premier tour du scrutin est-ce qu'elle est ou pas 18 avril 2027 exactement est-ce qu'elle est inéligible à cette date ou pas après la question si jamais effectivement elle n'est pas condamnée à une peine d'inéligibilité en appel aujourd'hui se posera la question de savoir est-ce qu'il va y avoir un pourvoi devant la Cour de cassation de la part du parquet et là en tout cas nous au surligneur on a évalué la question et on s'est posé véritablement la question de savoir est-ce que ça veut dire que s'il y a pourvoi ça suspend la décision d'appel mais ça rétablit la décision de première instance qui prévoyait l'inéligibilité et donc la question et donc l'exécution provisoire et il n'y a pas de consensus là-dessus entre les juristes de savoir est-ce que ça rétablit l'exécution provisoire ou pas ça c'est un vrai sujet et donc on va rentrer dans un sort de flou un petit peu un débat juridique Julie Couturier quel est votre avis est-ce que finalement le parquet s'il se pourvoi en cassation pourrait empêcher Marine Le Pen de se présenter on peut ne pas être d'accord en effet je pense qu'il y a un débat juridique sur lequel je ne me prononcerai pas forcément ce qui est intéressant c'est peut-être la façon dont elle l'aborde elle en disant qu'elle estime et c'est le même discours qu'elle tient notamment sur la question du bracelet électronique c'est que selon la condamnation elle n'envisage pas forcément de se présenter même si elle se pourvoyait en cassation c'est-à-dire qu'en fait elle considère que cette accélération dont on parlait tout à l'heure qui a été une mesure de bonne administration de la justice et d'audiencement pour essayer de concilier ces principes que sont l'accès au suffrage d'un côté et le fait de devoir juger comme tout citoyen un responsable politique poursuivi pour des faits d'atteinte à la probité de la même façon il peut y avoir devant la cour de cassation une accélération pour que une décision de la cour de cassation soit rendue avant l'élection présidentielle mais elle a clairement dit qu'elle ne voulait pas jouer entre guillemets là-dessus

1:14:04
Locuteur non identifié

bon on verra ce qu'il en sera à cet égard en l'occurrence ce serait dramatique pour son camp si jamais elle se retrouvait dans une peine confirmée d'inéligibilité juste avant la campagne présidentielle sans alternative possible c'est ça c'est pour ça qu'elle ne jouera pas ce serait condamné son camp

1:14:22
Présentateur

une décision de la cour de cassation ce serait peut-être en janvier peut-être en janvier 2027 c'est difficile à dire parce que la justice fixe son calendrier mais dans les délais habituels ce serait probablement après l'élection maintenant est-ce que comme pour la cour d'appel est-ce qu'un audiencement serait prévu avant mais il y a peu de chance

1:14:41
Locuteur non identifié

nous on entend dire que ce serait janvier justement donc voilà c'est la cour de cassation

1:14:46
Présentateur

qui décide de toute façon à la fin alors dans cette affaire il y a aussi question on va parler de l'éventuelle peine de prison pour Marine Le Pen notamment si elle est aménageable sous bracelet électronique Lou Frittel elle l'a dit la leader du rassemblement national elle ne fera pas campagne sous bracelet électronique

1:15:05
Locuteur non identifié

sous contrainte non elle ne le fera pas honnêtement elle l'a dit en off elle l'a dit en on elle le dit depuis plusieurs mois

1:15:11
Présentateur

c'est peut-être aussi une manière de mettre la pression sur la justice

1:15:13
Locuteur non identifié

non je pense que c'était une manière imaginez quand même la première instance ça date du 31 mars 2025 vous avez 15 mois à tenir avant d'avoir une confirmation ou non de cette peine je pense que elle a aussi voulu se convaincre elle-même elle a aussi voulu se mettre des bornes et essayer de se projeter dans une autre réalité qui est la plus probable aujourd'hui attention on ne va pas présumer non plus une décision de justice mais qui est la plus probable aujourd'hui qui est que Jordan Bardella la remplace donc il a fallu aussi faire ce chemin intellectuel et puis de façon pragmatique effectivement vous imaginez si vous allez faire campagne dans les Outre-mer vous faites comment si vous devez aller pointer au commissariat c'est pas possible c'est littéralement pas possible et puis c'est là un argument mais de poids formidable pour vos adversaires en l'occurrence je pense qu'elle l'a énormément dit aussi pour habituer ses soutiens parce qu'effectivement si demain elle a jusqu'à deux ans d'inéligibilité met un bracelet électronique je suis persuadée que certains lui diront vas-y présente-toi tu es la meilleure chance pour nous or honnêtement ce ne serait pas la meilleure configuration pour gagner une présidentielle que d'avoir une candidate avec un bracelet électronique qui en plus a fait aussi sa carrière politique comme son père sur les mains propres donc non ce serait très très compliqué

1:16:36
Présentateur

ça rentre dans la décision judiciaire cette question du bracelet électronique et de l'impossibilité peut-être technique pour un candidat présidentiel de faire campagne non ?

non je ne pense pas que ça entre en ligne de compte dans l'esprit des juges qui vraiment s'attachent même si j'imagine que ce doit être difficile de faire abstraction du contexte politique mais je pense qu'effectivement eux sont là pour faire du droit et surtout dans une affaire comme celle-là dans laquelle ils vont être particulièrement regardés je pense qu'ils vont s'attacher à motiver beaucoup cette décision dans ces différents aspects que ce soit la peine j'allais dire principale ou la peine accessoire en ce qui concerne en effet cette peine d'emprisonnement aménageable je pense qu'il faut aussi le dire et c'est clair c'est qu'y compris la décision de première instance a été parfaitement claire sur le fait que la peine d'emprisonnement ne voulait pas dire incarcération mais il a toujours été posé que cette peine entre guillemets d'emprisonnement était aménageable ce qu'on appelle ab initio c'est-à-dire dès la décision elle-même pour effectivement être sous la forme d'une surveillance par bracelet électronique et puis Vincent Couronne on peut aussi être condamné à une peine de prison aménageable sous bracelet électronique et se faire enlever obtenir finalement le retrait de son bracelet au bout de quelques mois oui il y a des procédures il y a des procédures qui peuvent permettre ce genre de choses mais surtout rien n'empêche à une personne qui est sous bracelet électronique de faire campagne et voire même de se faire élire rien n'empêche a priori même une personne qui est incarcérée de faire campagne et de se faire élire en tout cas du point de vue de la constitution donc Marine Le Pen effectivement elle a toujours dit elle a déclaré qu'elle ne ferait pas campagne si elle était sous bracelet maintenant voilà attendons la décision qu'elle sera-t-elle c'est une question d'image vis-à-vis des électeurs c'est une question d'image et puis c'est vrai que probablement que ces électeurs n'apprécieraient pas non plus effectivement un parti comme le Rassemblement National qui joue beaucoup sur la probité qu'il est sa candidate condamnée et sous bracelet électronique c'est une question d'impact sur l'opinion publique c'est-à-dire que ça peut être accepté par les sympathisants du Rassemblement National mais pour élargir l'électorat c'est plus compliqué

1:18:44
Locuteur non identifié

Honnêtement je ne sais pas je pense que vous gardez votre électorat mais j'en suis même pas persuadée mais en fait c'est aussi un responsable politique qui a quand même un petit peu de responsabilité vis-à-vis des gens en général même les questions de probité c'est vrai que vous allez se présenter au suffrage à la magistrature suprême dans ce genre de conditions alors qu'en plus vous avez un plan B qui certes est jeune Lauren Bardella certes manque d'expérience mais bon en tout cas a toujours été présenté comme cela et c'est le seul parti qui aujourd'hui offre une alternative quand même je pense que vous desserviriez plus votre discours par être complètement accroché à votre ambition personnelle au détriment de l'ambition collective de ce parti et des gens qu'il représente or le Rassemblement National c'est quand même le parti qui revendique son côté anti-système d'être proche du peuple donc d'écouter les gens c'est la dernière chance pour beaucoup en réalité ce qui est votre Rassemblement National la plupart c'est ça ou l'abstention donc si vous voulez faire retomber des gens dans l'abstention c'est sûr que faire une campagne sous bracelet électronique c'est une bonne idée

1:19:55
Présentateur

mais même finalement la totalité du parti du Rassemblement National peut être ternie par cette condamnation

1:20:00
Locuteur non identifié

complètement mais je pense que si Marine Le Pen justement imaginons soit dans cette configuration où elle est deux ans d'inégibilité et bracelet électronique en fait qu'elle n'y aille pas sauve un peu les meubles quand même mais ce serait compliqué pour Jordan Bardella d'avoir son mentor condamné d'ailleurs question est-ce qu'elle ira faire elle ira en cassation si elle a moins de deux ans d'inégibilité ou jusqu'à deux ans mais le bracelet électronique parce que si vous retrouvez encore pas de présidentielle avec vous qui avez été condamné et votre dauphin qui se présente lui-même va se retrouver à devoir répondre sur les accusations de condamnation enfin le thème de la condamnation

1:20:45
Présentateur

Vincent Couronne Oui et puis Marine Le Pen a testé un petit peu le peuple contre la justice et contre les juges et ça n'a pas très bien marché on se souvient au lendemain de sa condamnation en première instance en 2025 elle avait organisé un rassemblement aux Invalides qui n'avait pas très bien marché il n'y avait pas beaucoup de monde et son discours anti-juge anti-justice etc.

de victimisation n'avait pas vraiment pris non plus dans l'opinion publique donc il y a toute porte à croire que en tout cas il faut l'espérer elle ne réitère pas ce genre de discours qui est dommageable aussi pour la démocratie Alors justement dans ce discours vis-à-vis de la justice on va écouter les réactions politiques au sein des républicains du parti LR Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez dans l'attente de cette décision judiciaire

1:21:24
Locuteur non identifié

Je ne souhaite pas que les débats politiques soient tranchés dans les prétoires je considère qu'ils doivent être tranchés dans les urnes et je l'ai vu par le passé des combats politiques qui en fait utilisent la justice parfois l'instrumentalisent en tirent des arguments je n'ai pas oublié que notre candidat à la présidentielle a été tué en partie par ça et donc je n'ai pas envie de ça

1:21:44
Invité

Là la Cour d'appel va devoir dire si oui ou non elle estime que Marine Le Pen est coupable de détournement de fonds publics Si jamais on sentait dans la décision qu'il y avait autre chose que des faits qui devaient rentrer en ligne de compte alors il faudrait la dénoncer mais je veux dire que la justice les hommes et les femmes politiques pardon ils ne sont ni en dessous des lois ni au-dessus des lois

1:22:04
Présentateur

Deux discours très différents au sein des républicains entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez Julie Couturier comment vous réagissez aux propos de Laurent Wauquiez qui sont très durs vis-à-vis de la justice qui pourraient trancher un débat politique On a eu déjà ce débat

1:22:18
Locuteur non identifié

à la suite de la décision de première instance du 31 mars 2025

1:22:23
Présentateur

sur les accusations contre la justice des attaques à dominem contre les juges eux-mêmes c'est absolument scandaleux en réalité parce que précisément ce qui a été dénoncé c'est-à-dire une atteinte à l'état de droit on a beaucoup dit que cette décision de première instance c'était une exécution de l'état de droit et ce qui se passe c'est exactement l'inverse Vincent Couronne le rappelait l'instruction a duré 9 ans le procès en première instance a duré 2 mois le procès en appel a duré également plusieurs semaines ça veut dire que Marine Le Pen comme ses co-prévenus bénéficie d'une défense de qualité que tous les incidents qui pouvaient être soulevés tous les moyens de droit qui pouvaient être soulevés sur la forme et sur le fond l'ont été et donc cette accusation et c'est pour ça il faut faire attention justement sur ces sujets à la désinformation parce que en réalité précisément cette décision qui va intervenir cet après-midi va intervenir à l'issue d'un processus judiciaire qui fait l'honneur du système judiciaire français et c'est important de le rappeler Lou Frittel alors si jamais Marine Le Pen ne pouvait pas se présenter à la présidentielle le plan B ORN B comme Bardella est déjà prêt est-ce qu'il est vraiment prêt ?

1:23:45
Locuteur non identifié

en tout cas il n'a pas le choix il voit de plus en plus de journalistes ces derniers temps d'ailleurs on observe qu'il y a une sorte d'ouverture qui s'est faite lors du premier séminaire entre je vais dire transpartisans mais entre marinistes et Bardellistes disons-le comme ça visant à poser les jalons de la présidentielle c'était il y a un mois à peu près lui avait été reproché notamment en tout cas il lui avait été fortement rejoint de rencontrer un peu plus notre profession parce que c'est vrai qu'il jouissait pas forcément d'une très bonne aura à ce niveau manifestement oui il a travaillé oui il connaît il a travaillé

1:24:26
Présentateur

sa stature de candidat ces derniers mois

1:24:28
Locuteur non identifié

oui il connaît ses dossiers mais il a 30 ans et en fait être candidat à présidence de la République à 30 ans ça vous place dans une orbite haute comme dit Marine Le Pen comme un certain Jean-Marie Le Pen avant elle mais après un président de la République élu extrêmement jeune Emmanuel Macron à 39 ans qui avait été ministre qui avait été secrétaire général adjoint de l'Elysée c'est compliqué honnêtement après il peut jouir aussi de cette image là c'est à dire qu'on l'a jamais essayé on a essayé des gens qui sont censés être des Mozart de la finance et qui ont en fait accentué le problème de nos finances publiques donc finalement l'incompétence qu'on lui prête peut être un avantage un atout après

1:25:07
Présentateur

il peut faire aussi des erreurs de jeunesse stratégique en termes de communication par exemple des paparazzades avec une princesse à Monaco

1:25:14
Locuteur non identifié

alors ça dépend pour laquelle la première peut-être pas la deuxième a pas été celle où justement était effectivement à Monaco pour le Grand Prix de Formule 1 c'était leur anniversaire de rencontre c'est même pas tant le fond c'est la forme la photo prise en dessous les deux au balcon regardant vers le bas mais en fait les gens de l'UDR par exemple d'Éric Ciotti qui sont quand même plus bling bling que ceux du RN même eux disaient il ne faut pas faire ce genre de choses à la rigueur vous descendez vous allez voir les voitures vous faites comme si vous y connaissiez vous essayez de donner une image un peu virile et c'est vrai qu'il y a quelques erreurs de communication comme ça pour l'instant ce qu'il faut bien se dire c'est qu'on n'est pas encore dans la présidentielle dans la présidentielle c'est pas un examen c'est un concours un examen vous gagnez des points au fur et à mesure un concours on vous les retire donc ce genre de choses

1:26:04
Présentateur

on perd des points

1:26:05
Locuteur non identifié

c'est un point qu'on pourra vous retirer après qu'il va revenir et qu'on pourra vous retirer après

1:26:09
Présentateur

comme quand il a dit également qu'il n'allait pas à la marche blanche pour l'IANA car des marches blanches il y en a tous les jours

1:26:15
Locuteur non identifié

c'était maladroit à minima

1:26:18
Présentateur

Vincent Couronne pour conclure si jamais Marine Le Pen ne pouvait pas se présenter à l'élection présidentielle en tant que favorite des sondages des français est-ce que ce serait quand même un bouleversement dans l'histoire de la Ve République ?

ça serait une décision de justice historique c'est sûr mais qui ne serait que l'application de la loi maintenant ce qui serait intéressant c'est de voir comment elle articulerait sa fonction avec un candidat à la présidentielle de son parti est-ce que elle a toujours dit qu'elle ne voulait pas être première ministre mais est-ce que malgré tout elle serait candidate pour être première ministre et les institutions la constitution de la Ve République permettrait d'imaginer un deal entre Bardella et Le Pen où c'est Marine Le Pen qui véritablement gouverne en tant que première ministre et Jordan Bardella s'effacerait un petit peu derrière elle

1:27:02
Locuteur non identifié

Alors premier ministre ça elle a dit elle ne le fera jamais Mais ça

1:27:05
Présentateur

elle le dit avant son procès Non vraiment

1:27:08
Locuteur non identifié

pour le coup elle c'est proche elle ne s'est jamais projetée là-dedans elle c'est présidence ou rien

1:27:14
Présentateur

Et on verra cette décision judiciaire réponse dans quelques heures merci à tous les trois d'avoir participé à ce débat et justement aujourd'hui vous pourrez suivre notre émission spéciale Sens Public à 18h consacrée à cette décision judiciaire concernant Marine Le Pen une décision qu'on va décrypter demain dans Bonjour Chez Vous dès 7h30 merci à tous d'avoir suivi cette émission et à demain Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

1:28:03
Locuteur

Sous-titrage ST' 501

Bonjour chez vous ! du mardi 7 juillet 2026 — Marine Le Pen · Pourquijevote