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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 6 octobre 2026 16 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéTravail & emploiInstitutions & élections

PHILIPPE BALLARD : « LFI ajoute de l'huile sur le feu ! » (LCP)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 50 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous attendez de la prise de parole du Premier ministre ?

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Ces images de lycéens gravement blessés vous choquent-elles ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous comme réponse du gouvernement ?

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Quels éléments de réponse attendez-vous sur les revendications des lycéens ?

  • 3:19OuverteRéponse directe

    Stéphane Peu, qu'allez-vous demander au gouvernement ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Quelles mesures proposez-vous pour répondre aux lycéens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « on condamne, et ce qu'une grande partie, heureusement, de la classe politique condamne, ce sont, c'est toutes ces images qu'on a vues, des policiers roués de coups, des camions de pompiers incendiés, des professeurs aspergés d'essence. »
  • 1:19Invité politiqueFait
    « tous ceux qui encouragent cette violence, et ça vient d'être rappelé, effectivement, quand on trouve la violence légitime, ça ne fait rien pour éteindre l'incendie. Ça ne rajoute que de l'huile sur le feu. »
  • 2:46InvitéChiffre
    « Nous avons déjà 7 millions d'euros de dommages qui ont pu être chiffrés. »
  • 3:59InvitéPromesse
    « Supprimer Parcoursup, qui est une machine à sélectionner socialement et qui est très mal vécue, et par les profs et par les lycéens. »
  • 4:08InvitéFait
    « Revenir sur la réforme blanquer du baccalauréat, qui a complètement désorganisé les agendas, et qui également provoque beaucoup de ségrégation sociale, avec notamment le principe du contrôle continu. »
  • 6:21InvitéFait
    « des LBD qui sont classifiés armes de guerre et qui sont interdites dans toute l'Europe en maintien de l'ordre et en sécurité publique. »
  • 8:16Invité politiqueFait
    « il y a un hiver démographique, il y a de moins en moins d'enfants dans les classes, ça permettra aussi mécaniquement d'augmenter les salaires des enseignants. »
  • 13:42Invité politiquePromesse
    « Les casseurs, oui, doivent être les payeurs. »
  • 15:32InvitéChiffre
    « Plus de 100 000 interpellations, on le rappelle, depuis le début du mouvement. »

Temps de parole

  • Invité29 %
  • Présentateur26 %
  • Philippe Ballard19 %
  • Invité 211 %
  • Invité 39 %
  • ?4 %

≈ 13 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

avec Philippe Ballard, député Rassemblement National de l'Oise. Bonjour, Carole Guilherme, bonjour, député Les Démocrates des Hauts

0:05
Locuteur

-de

0:05
Présentateur

-Seine. Première question du président du groupe Horizon et donc, première réponse du Premier ministre, Philippe Ballard, qu'est-ce que vous attendez ? Ce sera la première prise de parole de Sébastien Lecornu.

0:16
Philippe Ballard

Écoutez, on est confronté à un mouvement, on peut comprendre certaines revendications sur les classes qui peuvent être surchargées. Il fait trop chaud l'été, 35 degrés, effectivement, c'est pour ça qu'on a un plan clim. Entre parenthèses, les enseignants qui ne sont pas renseignés. Après, nous, ce qu

0:31
Locuteur

'on

0:31
Philippe Ballard

condamne, et ce qu'une grande partie, heureusement, de la classe politique condamne, ce sont, c'est toutes ces images qu'on a vues, des policiers roués de coups, des camions de pompiers incendiés, des professeurs aspergés d'essence. Donc, on espère que le Premier ministre fera preuve d'une grande fermeté.

0:46
Présentateur

Et il

0:46
Locuteur

y

0:46
Présentateur

a eu des images, Philippe Ballard aussi, de lycéens très gravement blessés, une main arrachée à lance, un lycéen avec la mâchoire fracturée, un autre éborgné. Ces images aussi, elles vous choquent, j'imagine. Elles doivent encourager une réponse du gouvernement ?

1:00
Philippe Ballard

Il y a des enquêtes en cours.

1:01
Locuteur

Je

1:01
Philippe Ballard

crois qu'il

1:01
Locuteur

y

1:01
Philippe Ballard

a 10 enquêtes menées par

1:03
Locuteur

l

1:04
Philippe Ballard

'IGPN. Après, sur l'Anse, où cet adolescent a perdu une main, on voit un petit peu dans quelles circonstances tout ça s'est passé. Évidemment, mais si vous voulez, tous ceux qui encouragent cette violence, et ça vient d'être rappelé, effectivement, quand on trouve la violence légitime, ça ne fait rien pour éteindre l'incendie. Ça ne rajoute que de l'huile sur le feu.

1:24
Présentateur

Carole Guilherme, qu'est-ce que vous vous attendez en tant que soutien du gouvernement comme réponse de Sébastien Lecornu ? On voit qu'il y

1:31
Locuteur

a

1:31
Présentateur

des questions sur les revendications, mais il y a aussi des questions sur les violences du côté de certains casseurs et du côté de certaines forces de l'ordre.

1:39
Invité

Mon groupe politique va également poser une question, les démocrates, tout à l'heure, avec cette idée d'avoir des éléments de réponse sur trois choses. D'un côté, il y a des revendications qui se font jour de la part de notre jeunesse. Il s'agit évidemment d'avoir quelques éléments de précision par rapport à cela. On entend qu'il y ait des difficultés aujourd'hui sur les rythmes scolaires, sur Parcoursup, sur peut-être l'état de conditions d'exercice de l'enseignement aujourd'hui en France dans nos établissements scolaires. Toutes ces demandes sont évidemment légitimes, donc on attend d'avoir quelques éléments de réponse là-dessus et la réponse du gouvernement qui est apportée à cela.

Une plateforme, ça a été annoncé par le ministre de l'Éducation nationale, a d'ores et déjà été annoncée. Mais évidemment, il faut aller au-delà. C'est une demande qui est parfaitement légitime. Par ailleurs, vous le soulignez, le président Marc-Angeli le soulignait à l'instant, il y a évidemment des phénomènes de violence qui sont complètement inacceptables aujourd'hui. Donc on attend des éléments de réponse sur l'enjeu de sécurité, sur ces dégradations, sur le chiffrage aussi par rapport à cela. Ça a été déjà indiqué en région Île-de-France. La présidente Valérie Pécresse l'a indiqué. Nous avons déjà 7 millions d'euros de dommages qui ont pu être chiffrés. C'est parfaitement inacceptable.

On peut comprendre les revendications dans le cadre d'un mouvement, mais toute violence est parfaitement illégitime aujourd'hui. Et troisième point, évidemment, on voit des élus, en particulier la France insoumise, se mobiliser dans le cadre de ces manifestations. Donc je pense qu'il y a nécessité d'avoir un éclairage quant au rôle de ce groupe et de ces élus qui a pu être fait jusque-là.

3:16
Présentateur

Justement, sur ce plateau, nous avons deux places. Donc on va donner aussi la parole à la gauche de l'hémicycle. Le président du groupe communiste, Stéphane Peu, va poser une question. Le socialiste Roger Vico est également.

3:29
Invité

Stéphane Peu, qu'allez-vous demander au gouvernement

3:31
Locuteur

?

3:31
Invité

Alors je vais

3:32
Locuteur

demander

3:33
Invité

plusieurs choses. La première, c'est que le gouvernement se mette en situation d'écouter ce que les lycéens ont à dire, d'écouter leurs revendications qui sont très précises, et de cesser la fuite en avant répressive qui est la sienne depuis le début de ce mouvement.

3:49
Locuteur

Et

3:50
Invité

je vais essayer,

3:52
Locuteur

pour

3:53
Invité

permettre au Premier ministre d'avoir un geste vis-à-vis des lycéens, de lui proposer trois mesures simples. Supprimer Parcoursup, qui est une machine à sélectionner socialement et qui est très mal vécue, et par les profs et par les lycéens. Revenir sur la réforme blanquer du baccalauréat, qui a complètement désorganisé les agendas, et qui également provoque beaucoup de ségrégation sociale, avec notamment le principe du contrôle continu. Et

4:22
Locuteur

je

4:24
Invité

vais également lui demander de supprimer la loi de finances, de revenir sur les suppressions de postes dans la loi de finances, les 1588 profs de lycée,

4:38
Locuteur

pour

4:39
Invité

qu'on essaye de tendre vers une solution, d'avoir un prof devant chaque classe, qui est la moindre des choses. Vous pensez qu'une réponse politique peut arriver à calmer la colère des lycéens, ou que le mouvement est lancé, que ce sera très difficile de faire redescendre la pression ? Non, parce que franchement, pour avoir été depuis dix jours devant les lycées en Seine-Saint-Denis, les lycéens, ils écrivent leurs revendications, ils les listent. Alors bien sûr, ça ne se résume pas à ce que je viens de dire, il y

5:08
Locuteur

a

5:08
Invité

aussi des problèmes bâtimentaires qui relèvent davantage de la région.

5:11
Locuteur

Mais

5:11
Invité

enfin, quand même, l'essentiel, il est sur le nombre de profs, le remplacement des profs, la fin de parcours sup, et les emplois du temps ingérables, qui sont très liés à la réforme blanquer du baccalauréat. Merci beaucoup, et on verra à ce que vous répond le Premier ministre dans l'hémicycle tout à l'heure.

5:31
Présentateur

Merci beaucoup. Nouvelle question à gauche. Roger Vico, du Parti Socialiste, va interpeller le gouvernement.

5:36
Locuteur

On

5:36
Présentateur

le retrouve au micro de Marion Becker.

5:39
Invité

Roger Vico, vous allez interpeller le gouvernement sur la question du maintien de l'ordre en marge de ces manifestations des lycéens. Qu'attendez-vous qu'allez vous demander au gouvernement

5:48
Locuteur

?

5:49
Invité

Mais précisément la manière dont désormais Laurent Nunez considère et appréhende la question du maintien de l'ordre. Il a annoncé il y a quelques jours à la télévision qu'il ne demanderait désormais plus aucune retenue aux forces de l'ordre face aux manifestations. Et il arrive ce qui vient d'arriver. Vous savez, la doctrine d'emploi de la police nationale, elle existe. Ça veut dire effectivement la retenue, ça veut dire effectivement le non-emploi d'armes dans un cadre un peu difficile, etc. Aujourd'hui,

6:18
Locuteur

nous

6:18
Invité

employons les forces de l'ordre emploi contre des lycéens, des LBD qui sont classifiés armes de guerre et qui sont interdites dans toute l'Europe en maintien de l'ordre et en sécurité publique. Le ministre de l'Intérieur dit aujourd'hui « Je ne donnerai plus aucune consigne de retenue ». C'est la porte ouverte à cette zone grise qui existait jusque-là sur la manière dont certains policiers peuvent parfois se comporter. Aujourd'hui, non seulement c'est affiché, mais c'est assumé. Aucune retenue. Il appartient au gouvernement de maintenir l'ordre, de faire redevenir nos policiers des gardiens de la paix.

Il appartient, c'est sa mission au gouvernement, d'utiliser et de faire triompher la désescalade pour apaiser les tensions et non pas pour les attiser, en quelque sorte, avec ce type de consigne. Merci à vous, Roger Vico. On écoutera bien entendu votre question au gouvernement dans l'hémicycle. Merci

7:17
Présentateur

beaucoup, Marion Becker. Sur ces deux points, les revendications des lycéens et les maintiens de l'ordre, Philippe Ballard, est-ce que sur Parcoursup, qui crée beaucoup d'angoisse chez les lycéens, sur les parents, la réforme, justement, blanquer du lycée, où on se retrouve avec des emplois du temps, avec des trous en plein milieu, des horaires élargis, etc., la vétusté de certains bâtiments, vous dites oui, et il y a des choses sur lesquelles on doit écouter les lycéens ?

7:39
Philippe Ballard

Sur Parcoursup, on a déjà fait part de nos réserves. Bientôt, Marine Le Pen présentera, dans le cadre de la campagne présidentielle, un livret thématique sur ces questions d'éducation nationale, où elle aura tout loisir d'exprimer sa vision. Ce matin, elle était interrogée, puisqu'elle présentait la trajectoire financière pour les cinq années à venir. Ce sera un budget sanctuarisé, c'est-à

8:07
Locuteur

-dire

8:07
Philippe Ballard

qu

8:07
Locuteur

'on

8:07
Philippe Ballard

n'y touchera pas. Donc, pas

8:09
Locuteur

de baisse de

8:09
Présentateur

nombre de professeurs, par exemple ? C'est un

8:11
Locuteur

engagement du RN

8:12
Philippe Ballard

?

8:12
Locuteur

Ce sera un budget

8:12
Philippe Ballard

sanctuarisé, et comme malheureusement, il y a un hiver démographique, il y

8:16
Locuteur

a

8:16
Philippe Ballard

de moins en moins d'enfants dans les classes, ça permettra aussi mécaniquement d'augmenter les salaires des enseignants. Puis, je répondrai tout à l'heure, peut-être, sur les violences.

8:24
Locuteur

Tout

8:24
Présentateur

à fait, et on voit un

8:25
Locuteur

autre candidat à

8:27
Présentateur

l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, avec beaucoup de députés autour de lui, dans la manifestation parisienne, très bien accueillie, selon notre reporter Clément Méric sur place, Carole Guilherme. Sur les revendications sur Parcoursup, sur les bâtiments, est-ce que vous entendez que les lycéens, aujourd'hui, demandent plus de moyens, plus de professeurs, des classes qui ne sont pas surpeuplées, qui ne sont pas surchauffées en été et glacées en hiver ? On peut les entendre, ces lycéens ?

8:53
Invité

Oui, parfaitement, on peut les entendre. Et notre responsabilité, à nous, membres de la représentation nationale, est évidemment, d'un côté, de les écouter et, de l'autre, de tâcher autant que possible d'y répondre. Les demandes sur Parcoursup, elles ne sont pas nouvelles. J'ai entendu ce matin le ministre de l'Éducation nationale indiquer, ou en tout cas faire vœu de transparence sur le sujet. Donc, on va voir comment les travaux sur le sujet évoluent dans les temps qui viennent. Sur les rythmes scolaires, de la même manière, les demandes sont aussi probablement légitimes. Enfin, je veux dire, il faut s'adapter aussi au rythme demandé par notre jeunesse.

Pour ce qui concerne les demandes d'avoir, évidemment, des remplacements de professeurs, tout cela est parfaitement entendable. Je comprends que le gouvernement y réponde, ors et déjà. C'était les propos tenus par le ministre de l'Éducation nationale ce matin. Et on attend, évidemment, à l'issue de cette séance de questions au gouvernement, quelques éléments supplémentaires de la part du Premier ministre. Et

9:48
Locuteur

on

9:49
Présentateur

entend retentir dans cette salle des pas perdus, la sonnerie qui annonce que nous sommes à 10 minutes de la séance des questions au gouvernement. Sur l'autre question qui va beaucoup occuper la gauche, notamment celle du maintien de l'ordre, les socialistes, les insoumiers, une grande partie de la gauche et peut-être aussi une partie des parents disent qu'on ne peut pas utiliser de LBD, de lanceurs de balles de défense, de grenades, quand on fait du maintien de l'ordre dans des manifestations lycéennes. Est-ce qu'il est normal, d'après vous, que les forces de l'ordre utilisent ces armes qui peuvent causer, on l'a vu malheureusement, de graves dégâts ?

10:21
Philippe Ballard

Je pense qu'il y

10:22
Locuteur

a

10:22
Philippe Ballard

un manque de précision, en fait, parce que quand des lycéens sont rassemblés, qu'ils ne présentent aucun danger, on n'imagine pas les forces de l'ordre, la police ou la gendarmerie les charger, ça n

10:31
Locuteur

'a

10:31
Philippe Ballard

pas de sens. Par contre, quand des éléments extérieurs s'infiltrent dans ces regroupements, qu'ils commencent à casser, à caillasser les forces de l'ordre...

10:39
Locuteur

Ce n'est pas

10:39
Présentateur

forcément le cas. Il y a des cas précis dont on a beaucoup parlé, du lycéen qui a vu sa main arrachée, celui qui avait la mâchoire

10:45
Locuteur

fracturée... Il

10:46
Philippe Ballard

y a une enquête en cours.

10:47
Locuteur

Enfin,

10:48
Philippe Ballard

une grenade de désencerclement, généralement, ça se lance comme une boule de pétanque, c

10:52
Locuteur

'est

10:52
Philippe Ballard

allé par terre. Donc, malheureusement, oui, s'il l'a ramassée, qu'elle explose à ce moment-là, ça peut occasionner des

10:58
Locuteur

blessures. Mais j'ai envie de dire,

10:59
Présentateur

et l'enquête déterminera.

11:00
Locuteur

On vient même, est-ce que des armes comme ça doivent être

11:03
Présentateur

utilisées

11:04
Philippe Ballard

face

11:05
Présentateur

aux

11:05
Philippe Ballard

lycéens ? Donnez-en aux Ukrainiens aussi, pendant qu

11:08
Locuteur

'on

11:08
Philippe Ballard

y

11:08
Locuteur

est,

11:08
Philippe Ballard

vous allez voir ce que ça va faire. Quand ils sont face à des barbares sauvages, oui, il faut utiliser ces armes-là. Mais qu'est-ce qu'ils font ?

11:15
Locuteur

Mais qui sont les barbares

11:16
Présentateur

sauvages

11:17
Locuteur

? Philippe Allard dans les lycéens, il y a aussi des gens qui veulent manifester... C'est là,

11:21
Philippe Ballard

il

11:21
Locuteur

y

11:21
Philippe Ballard

a un abus de langage quand vous parlez de lycéens. Je regrette, il y

11:23
Locuteur

a

11:23
Philippe Ballard

des gens qui ne sont absolument pas lycéens, qui se mêlent à eux, qui sont des casseurs, qui sont parfois des petites frappes qui viennent des cités, et qui se mêlent à ce mouvement. On ne

11:30
Locuteur

va

11:30
Philippe Ballard

pas y aller... Enfin, je ne

11:31
Locuteur

vois

11:31
Philippe Ballard

pas les forces de l'ordre avec des petits pains au chocolat ou des chocobéennes.

11:34
Locuteur

Non, mais les blessés, en l'occurrence,

11:36
Présentateur

sont souvent des lycéens qui appartenaient au lycée à côté et qui manifestaient. Carole Guilherme, est-ce que ça interroge dans votre camp ? Il y a 10 enquêtes de l'IGPN, la police des polices. Ce sont des images qui ont circulé sur de très nombreux réseaux sociaux, qui ont été largement vus, qui suscitent aussi une vive inquiétude de la part des parents qui sont inquiets, évidemment, peut-être de casseurs ou d'éléments infiltrés dans les manifestations, mais maintenant aussi d'une partie des forces de l'ordre.

12:02
Invité

Oui, bien sûr, on a tous vu ces images avec émotion. Je pense qu'on est tous au contact, évidemment, des parents d'élèves et des autorités dans nos départements respectifs. Ce que l'on constate aussi, c'est qu'il y a la violence qui n'est absolument pas légitime d'un côté comme de l'autre, à la vérité, qu'aujourd'hui, on a une enquête qui est en cours et qui fera toute la lumière là-dessus et qui permettra aussi d'éclairer le débat public sur le sujet. Donc, évidemment, on l'attend avec impatience. La vérité, c'est qu'aujourd'hui, on a des mobilisations qui regroupent pour l'essentiel des mineurs, des jeunes qui ont des demandes que l'on doit absolument entendre aussi.

C'est l'occasion ou jamais que d'y répondre. Cela étant, le discours qui peut être porté par une partie de notre échec politique n'est absolument pas tenable dans le sens où ils attisent aussi pour ne pas les citer les élus du groupe LFI que l'on voyait précisément à l'instant

12:59
Locuteur

dans les manifestations et qui attisent aussi

13:02
Présentateur

peut-être parfois ces débordements. Arriver justement, il sera interrogé dans l'hémicycle, il sera auditionné par la commission des lois de l'Assemblée nationale demain à 15h. On suivra cette audition en direct. Quelle réponse politique, Philippe Ballard ? Je ne

13:16
Locuteur

sais

13:16
Présentateur

pas si vous avez senti ce changement du gouvernement qui a dans un premier temps dénoncé des violences qui ne s'agissait pas de blocage mais uniquement de violence. Là, on voit quand même que le Premier ministre demande à ses ministres de discuter, de dialoguer, d'écouter des revendications légitimes. Quelle est l'issue politique à ce mouvement ?

13:33
Philippe Ballard

Je crois que c'est purement macroniste. On réagit dans l'urgence. On va notamment, c'est le Sénat qui va avoir la primeur d'une loi anti-casseurs. Les casseurs, oui,

13:43
Locuteur

doivent être les payeurs.

13:44
Philippe Ballard

Mais le problème, si vous voulez, c'est que nous, on avait déposé un texte similaire après les émeutes ayant accompagné la mort de Naël et le Bloc central a voté contre. Tant mieux maintenant, ils reviennent à la raison, ils le présentent, mais ce n

13:55
Locuteur

'est

13:55
Philippe Ballard

pas suffisant. Il faudrait revenir aussi à une loi qu'on a appelée en son temps anti-casseurs qui a été abrogée en 1981 mais qui permet, quand vous participez à un attroupement qui dégénère, d'être

14:09
Locuteur

rendu responsable collectivement

14:10
Philippe Ballard

de ce qui s

14:12
Locuteur

'est passé. Sans

14:12
Présentateur

forcément qu'il y

14:12
Locuteur

ait

14:12
Présentateur

de preuve que la personne

14:13
Locuteur

elle-même

14:14
Philippe Ballard

ait participé

14:16
Locuteur

individuellement

14:17
Présentateur

aux dégradations.

14:18
Locuteur

On est solidaires de ce qui s'est passé. Et c'est, vous l'avez dit,

14:21
Présentateur

Philippe Ballard, examiné au Sénat à la fin du mois d'octobre sur la réponse, le gouvernement cherche en fait la bonne réponse, très sécuritaire dans un premier temps, dialogue la prochaine fois. Regardez, Sébastien Lecornu, il a réagi plusieurs fois sur les réseaux sociaux mais là, il va s'exprimer dans l'hémicycle. La première question, c'est Laurent Marcogéli, président du groupe Horizon qui va la poser. C'est donc le Premier ministre qui va y répondre. Il a cherché le ton. On dit beaucoup que les mouvements lycéens, difficiles à avoir des interlocuteurs, à canaliser parfois et aussi à apporter une réponse concrète aux lycéens.

14:54
Invité

Il y a déjà eu dans le passé, dans notre histoire, d'autres mobilisations sur la loi de Vaquet, sur le CPE en 2006. Donc le fait qu'il y ait des mobilisations lycéennes ou étudiantes est somme toute quelque chose d'assez classique. Il ne s'agit pas de banaliser, il s'agit simplement aujourd'hui d'entendre. Ça ne vous étonnera évidemment pas que je sois complètement en désaccord avec ce que vient d'indiquer mon collègue, M. Ballard. Aujourd'hui, le gouvernement apporte une réponse dans l'immédiat à des phénomènes de mobilisation, de manifestation. Quand il y a des phénomènes de violence, évidemment, on les stoppe. C'est ce que fait le gouvernement. Je veux dire, il y a eu des interpellations.

Aujourd'hui, sur les débordements, il y a des enquêtes

15:32
Locuteur

qui sont menées. Plus de 100 000

15:32
Invité

interpellations, on le rappelle, depuis le début du mouvement. Absolument. La justice ensuite est séduite dans le continuum de sécurité et le gouvernement répond sur les enjeux, en tout cas, à vocation à répondre, évidemment, sur les revendications qui sont faites aujourd'hui par les lycéens. Comme je vous le disais tout à l'heure, sur Parcoursup, sur les rythmes scolaires, tout est ouvert à discussion, à négociation, le cas échéant. Je crois que la réponse du gouvernement, qui est en deux temps, qui sera complétée...

16:01
Locuteur

En trois temps, peut-être. On verra. C'est l'acte 3 de la mobilisation. Ce sera peut-être l

16:04
Présentateur

'acte 3 de la réponse du gouvernement.

16:05
Invité

Merci,

16:05
Présentateur

Carole Guillem. Merci beaucoup, Philippe Ballard. Vous allez rejoindre dans un...