Mickaël Vallet fustige le vocabulaire employé par les cabinets de conseil
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
mon camarade jean-Pierre Sueur vous aurait exposé la position du groupe socialiste sur les grandes lignes du texte je me concentrerai pour ma part sur l'article 7 qui impose au cabinet conseil travaillant pour l'état de bien vouloir s'il vous plaît employer la langue française dans les échanges avec l'administration et dans la rédaction de leur document cet article est issu d'une des recommandations de cette commission d'enquête où j'ai siégé avec plaisir et grâce à laquelle nous avons pu mesurer ce qui se passe dans les coulisses de ces marchés publics ou diapositives après diapositive les cabinets offrent les solutions adéquates que ne saurait trouver par elle-même les administrations j'aurais pu dire pour me faire mieux comprendre de l'écosystème qui nous occupe et qui nous écoutent peut-être que j'ai fait partie du board de la commission qui a mesuré behindacine comment slide après slide les consultants junior et seniors d'un même practice font des propales pour offrir les bons feedbacks et les killer à leur prospect public chers collègues si comme moi vous n'entendez rien à ce sabir rassurez-vous la commission d'enquête je remercie Eliane assassy à annexer au rapport un glossaire du vocabulaire dont les cabinets conseils inondent leurs clients mais inquiétez-vous et inquiétons-nous de la situation qui a rendu ce glossaire malheureusement indispensable lors de son audition le PDG de la Poste a déclaré que le recours trop systématique au cabinet faisait courir le risque je cite d'un nouveau conformisme ce conformisme passe par la langue il conduit un appauvrissement de la pensée ce globish qui n'est même pas de l'anglais est en fait un instrument de formateur nombreux sont les fonctionnaires et les citoyens ils l'ont dit à en concevoir une souffrance certaine la France a un rapport particulier à la puissance publique et à l'administration qui lui est propre Villers-Cotterêts n'est pas Wall Street et ce rapport entre la France et son administration ne peut être appréhendé par les seules cadres de pensée ou traite atlantique ceci correspondent parfaitement à la culture anglo-saxonne et c'est une grande culture mais ce n'est pas la nôtre et elle ne permet pas de développer souverainement notre propre vision de l'action publique la légère modification de la loi tout bon proposait dans ce texte ne saurait être résumé à une approche pas séiste consistant à regretter le bon vieux temps de l'imparfait du subjonctif ou de la marine à voile ce n'est pas non plus la recherche d'une langue pure car une langue figée est une langue finie c'est un fantasme morbide que je laisse aux réactionnaires on doit accepter l'intégration et même avec gourmandise de mots étrangers ou nouveaux lorsqu'ils recouvre mieux que n'importe quel autre une réalité que notre langue parfois ne décrit pas en revanche lorsque le mot existe en français et surtout j'arrive au point essentiel lorsqu'il est parfaitement entendu de tous les citoyens il doit être employé pour que les gens se comprennent entre eux c'est un impératif démocratique autant qu'un refus de l'entre-soi une récente étude du creddock sur le sujet rappelle je cite cette attachement magnifique à la langue qui se décline à travers l'expression de la nécessité de service public exemplaires sur le sujet c'est ce qu'exprime l'article 7 de la présente proposition de loi dans un contexte où les gouvernements de longue date ne respectent ni la loi tout bon ni des dispositions réglementaires prises en application de celle-ci ni les circulaires primo ministériels qui s'imposent à l'administration les tchuss France French tech business France France Connect frenching pack start-up nation bottom up et autres cluster sont autant d'agressions creusant le fossé entre le peuple et ses représentants il faut en avoir conscience quand on est payé par le contribuable on le sert dans sa langue ça vaut pour l'administration comme pour ses dirigeants comme pour ses prestataires en février dernier l'Académie française publie un rapport sous-titré pour que les institutions françaises parlent français on en est rendu là tout de même en juin dernier le ministre québécois la langue française en visite à Paris nous invitait avec émotion à ne pas laisser son gouvernement seul dans la bataille nous devons les entendre nous avons une occasion rare de renforcer utilement la loi tout bon monsieur le ministre saisissons là d'aucun inscrirez sur leur slide de conclusion que c'est Nao en never pour réaffirmer les principes linguistiques mais avec l'audace dont nous savons faire preuve au Sénat et sur tous les bancs et beaucoup plus clairement nous pouvons dire que c'est maintenant ou jamais je vous remercie [Musique]
Mickaël Vallet