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DébatBFM TV (sur YouTube)· 10 août 2025 35 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEnvironnement & énergieImmigration & asile

Budget 2026, loi Duplomb... le face à face entre Henri Guaino et Gaspard Gantzer en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de ce sommet entre Trump et Poutine ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que ces négociations pourraient aboutir à un plan de paix ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que Vladimir Poutine accepterait d'être à la même table que Zelenski ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    L'Europe peut-elle jouer un rôle dans ce conflit ?

  • 20:00FerméeRéponse directe

    Les Français sont-ils prêts à sacrifier deux jours fériés pour le budget 2026 ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Cette mesure est-elle juste économiquement et socialement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Gaspar GantzerFait
    « Bah déjà, il faut s'en réjouir, hein. Enfin, quand le dialogue est rétabli entre des protagonistes, voilà, des protagonistes directes ou indirect d'un conflit aussi grave que celui-ci qui dure maintenant depuis bien longtemps, plus de 3 plus de 3 ans et demi, on va accueillir favorablement cette cette perspective »
  • 5:00Henri GuainoFait
    « C'est la première fois en tout cas que le président des États-Unis le président de la Fédération de Russie pour parler de ce conflit. Donc c'est déjà en soi une bonne chose. »
  • 10:00Henri GuainoFait
    « Il considère que l'autre il l'avait traité de quasi naazis. Il avait utilisé ce ce terme-là. »
  • 15:00Henri GuainoFait
    « L'Europe va sortir de ce conflit comme le dindon de la farce, farce tragique, hein, mais le dindon de cette farce tragique. »
  • 20:00Gaspar GantzerChiffre
    « Selon François Bairou, l'objectif pour Matignon, c'est de récupérer 4,2 milliards d'euros pour le budget en 2026. »
  • 40:00Henri GuainoFait
    « Le président aurait pu aussi, article 10 de la Constitution, demander une nouvelle délibération. »
  • 45:00Henri GuainoFait
    « Il faut changer l'article 55 de la Constitution. Il faut le changer par l'article 11 qui fera hurler un tas de gens. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

place à la politique avec nos deux invités du face- à faceace qui vont nous rejoindre et bien sur ce plateau. Venez nous rejoindre Henry Gen Gaspar Gzer. Soyez tous deux les bienvenus.

Et oui, effectivement d'un côté on a Henry Guena ce soir qui salue les invités qui quittent ce plateau. Henry Guenaot vous êtes ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Élysée et auteur d'un livre à la 7e fois les murailles tombèes séparu aux éditions du rocher. Face à vous ce soir Gaspar Gert, ancien conseiller de François Hollande et fondateur de la GER Agency.

Bonsoir à tous les deux. On va évoquer ensemble évidemment de nombreux thèmes d'actualité dans le face-àface ce soir. Au menu et bien le budget de l'État, la loi du plomb ou encore la crise Paris-Alger.

Mais d'abord évoquons donc ce sommet en Alaska qui aura lieu dans la nuit de vendredi à samedi heure française. Donald Trump et Vladimir Poutine, on en parlait il y a un instant, doivent se rencontrer pour trouver et bien une issue à la guerre en Ukraine. Alors une question très large pour commencer peut-être.

Gaspar Ger, qu'attendez-vous de ce sommet ? Bah déjà, il faut s'en réjouir, hein. Enfin, quand le dialogue est rétabli entre des protagonistes, voilà, des protagonistes directes ou indirect d'un conflit aussi grave que celui-ci qui dure maintenant depuis bien longtemps, plus de 3 plus de 3 ans et demi, on va accueillir favorablement cette cette perspective après avec de l'envie, peut-être de l'appétit mais aussi du réalisme parce qu'on sait par le passé que on va dire que la lumière Poutine n'est tout sauf tendre, qu'il poursuit son intérêt le plus fort possible et qu'il n'a à ce stade visiblement pas du tout envie de faire des concessions. cherche juste à gagner du temps, le plus de temps possible parce qu'il pense que le temps joue pour lui.

On verra si Donald Trump arrive à faire pression sur lui. Jusqu'à présent, Donald Trump a plutôt été faible avec les forts, fort fort avec les faibles. Donc je j'attends de voir ce que ça va donner quand même.

Henry Genau, incesser le feu à minima ou peut-on espérer que les négociations aillent un peu plus loin ? Alors d'abord comme monsieur Ganzer, je me réjouis que se mette autour d'une table, ce dont je rêve depuis le début de ce conflit. tout ce qui pourra contribuer de près ou de loin à arrêter ce massacre sera sera bienvenu.

Voilà. Donc vous pensez que ça peut vraiment aboutir ? Je sais pas mais c'est la première fois en tout cas que le président des États-Unis le président de la Fédération de Russie pour parler de ce conflit.

Donc c'est déjà en soi une bonne chose. Est-ce que ça va déboucher sur un sur un plan de paix ? Je suis assez sceptique mais en tout cas c'est une bonne chose qui se rencontre.

Alors cette rencontre elle se font en l'absence quand même de Volodimir Zelenski. Oui mais alors d'abord juste une remarque sur le fameux CC le feu dont tout le monde parle. Moi je n'ai jamais vu dans l'histoire des guerres un cessé le feu qui intervient avant les négociations.

Ça ça n'a jamais existé. même en première guerre mondiale, on a commencé par discuter et puis quand on s'est mis d'accord, alors on a on a prévu cesser le feu avec une heure précise qu'on a annoncé bien à l'avance de façon à ce que les gens ne continuent pas à se tirer dessus. Si vous regardez la guerre de Corée, c'est la même chose.

C'est-à-dire que une fois qu'on s'est mis d'accord pour geler le front et qu'on en a défini les modalités, alors on on donne un cesser le feu. Mais voilà, cette histoire de me paraît abracadamantesque pour reprendre l'expression de ville jadis. C'est c'est l'idée qu'on va faire cesser le feu et puis qu'après on va discuter me paraît enfin totalement absurde et en tout cas elle est sans elle serait sans précédent dans l'histoire et puis des discussions sans Vladimir Zelenski gar.

Oui. Alors on attend de voir parce que je j'ai un peu l'impression qu'il ménage une forme de suspense sur sa présence sa place sa place exacte dans ce dispositif. On sent que Donald Trump a très envie que soit là pour pouvoir avoir son moment type poignée de main Rabine Arafat même si ça absolument rien à voir.

C'est qu'il est obsédé par cette idée d'être pris Nobel de la paix. Donc il veut absolument avoir des images. He c'est un homme de communication, il veut des images.

Bon le pauvre Joline Mir Zelki qui s'est fait humilier il y a quelques mois à Washington on s'en souvient tous par Trump et Vens à mon avis don quand même en avoir un peu ralbol de se faire promener par le le bout du nez. Et je pense pas que euh bon on verra si se joue le jeu, mais je pense que surtout Poutine n'acceptera jamais de une vraie discussion avec Zelenski. Il considère que l'autre il l'avait traité de quasi naazis.

Il avait utilisé ce ce terme-là. Il considère qu'il est légitime. Et le vrai but de guerre de Vladimir Poutine, c'est pas simplement de récupérer les quatre provinces de de l'est de l'Ukraine, c'est de faire tomber le régime de de Zelenski considère que l'Ukraine est un satellite et d'aller jusqu'à Kief.

Il a pas pu le faire aussi vite qu'il l'avait souhaité mais il va sans doute chercher à pousser son avantage. Qu'est-ce que vous en pensez vous Henry Geno ? Pensez que Vladimir Poutine il pourrait accepter d'être à la même table que Vladimir Zelenski ?

Moi je pense qu'il pourrait accepter dans le futur d'être à la même table mais pas sous les guide de de du président des États-Unis. Là c'est pas là ça donnerait une image qui me paraît assez peu vraisemblable pour le président de la Fédération de Russie. C'est euh avec les les deux négoci en train de négocier sous la pression et la et la présidence du président des États-Unis.

Je suis assez assez sceptique sur la possibilité d'assister à ce spectacle. Voilà. Maintenant donc la pression des dirigeants européens ça fonctionne pas.

Non mais rien ne fonctionne avec les dirige Oui. Alors là mais je pense qu'on va ben excusez-moi de vous couper mais c'est vrai que sur ce sujet c'est j'ai vu la déclaration de ces ces derniers jours. Une nouvelle fois c'est louable.

C'est bien que les Européens se soucient de l'avenir de l'Ukraine. Ils jointent et et là il il font une déclaration d'opportunité. Je crois que Poutine tout comme Trump et Zelinski peut-être pas franchement ça ça leur passe par une oreille ça ça ressort par l'autre.

C'est dommage d'ailleurs parce que moi je préféris que l'Europe soit forte que la France fasse entendre sa voix de façon très puissante. Ils essayent mais là en ce moment dans le rapport de force ça fonctionne pas du tout. En tout cas il y a une réunion qui est prévue des ministres des affaires étrangères européennes.

Demain on servira pas. Tout ça c'est du cinéma. Ça me rappelle la visite à Kiev des quatre.

Voilà, c'est chaque fois qu'on allait sur un plateau, on vous disait c'est historique, n'est-ce pas ? Ben non, c'était pas historique et rien de ce que fait Laura pour l'instant dans ce domaine n'est historique. Laur aurait pu jouer un rôle si elle avait accepté dès le début d'être un intermédiaire, un intercesseur, c'est-à-dire de travailler à la paix même si c'était compliqué, même si c'était difficile.

Voilà ce qui était en gros la position du général de Gaul dans tous les conflits est-ouest, tout en ayant choisi son camp et ses alliances et en étant fidèle à ses alliances, c'était d'essayer de trouver un équilibre et de d'arriver à une solution de paix. L'Europe va sortir de ce conflit comme le dindon de la farce, farce tragique, hein, mais le dindon de cette farce tragique. Voilà.

Euh et est-ce qu'on se retrouve un peu comme en temps de guerre froide à compter les points finalement ? Ouais, un peu plus que ça quand même parce queon on on compte les points et on dépense aussi pas mal d'argent au passage hein. On y reviendra sans doute sur le budget tout à l'heure.

C'estàd que alors c'est bien qu'on augmente le budget de la défense pour notre propre souveraineté, notre propre défense, mais entre-temps, on a quand même dépensé énormément d'argent pour la sécurité de l'Ukraine. Je dis pas qu'il aurait pas fallu le faire, euh mais en fait, il y a un paradoxe à ce que le contrari européen français notamment participe directement ou indirectement à cet effort de guerre et qu'à côté de ça, on soit totalement spectateur, qu'on est bon pour payer mais par contre pour négocier, être respecté beaucoup moins quand même. pendant la guerre froide, on payait beaucoup mais on payait pour notre propre sécurité parce que le rideau de faire passait d'abord au milieu de l'Europe de Gaul qui voulait justement une France forte, une armée forte.

Oui, mais c'est ce qu'il a fait en disant enfin en gros ben on peut maintenant que les soviétiques ont la bombe atomique, on peut plus être sûr que les Américains viendront nous aider en cas de menace menace nucléaire. Et donc il a il a créé sa propre défense nationale, sa propre force euh sa propre force nucléaire. Euh et la France a parlé de sa propre voie, mais il a il a toujours il a toujours essayé d'être un intercesseur entre les deux condann l'un tantôt l'autre mais énervant beaucoup les deux autres les d'ailleurs les uns et les autres au passage.

Mais c'était la rançon de la gloire, on va dire. Bien sûr, mais au moins on entendait la voix de la France. Voilà.

Et là, que ce soit au Moyen-Orient ou que ce soit ou que ce soit dans la guerre en Ukraine, euh on entend beaucoup de vacarmes mais mais rien de rien de rien de sérieux quant à l'Europe elle-même. Euh ben on voit bien que elle ne fait que la preuve pour l'instant de son impuissance. encore une fois faute d'avoir voulu jouer le le rôle qui aurait dû être les siens qui est d'un intercesseur pour la paix parce que elle est la elle est la première à payer pas seulement parce qu'elle paye des armements mais aussi parce que elle a payé le plus lourd tribut auxion par exemple beaucoup plus d'ailleurs que la Russie elle-même.

Euh elle est dans une situation qui est enfin que je que je trouve pathétique aujourd'hui. Allez on passe à tout autre sujet à présent mais qui préoccupe au plus près les Français la suppression éventuelle de deux jours fériers. Euh dans un document envoyé aux partenaires sociaux, le gouvernement les invite à dire avant le 1er septembre s'ils sont prêts à négocier sur la suppression de deux jours fériers.

Le lundi de Pâqu et le 8 mai sont des jours qui restent encore à discuter. Selon François Bairou, l'objectif pour Matignon, c'est de récupérer 4,2 milliards d'euros pour le budget en 2026. Ça va concerner les salariés du public comme du privé.

Gaspar Ganzer, les Français sont-ils prêts à faire ce sacrifice de de jours férier ? Une question rhtorique que que vous me posez. Vous savez très bien que les Français sont évidemment contre.

Vous savez, c'est comme augmenter les impôts. On a rarement vu de défiler dans la rue pour dire taxez-moi davantage, taxez-moi davantage. Là, c'est tout simplement une imposition hein direct.

On va demander aux salariés de travailler deux jours de plus qui soit dans le secteur privé comme dans le secteur public. J'attends de voir d'ailleurs parce que quand il y a eu la suppression du lundi P de Côte il y a maintenant plus de 20 ans, c'est pas passé exactement de cette manière-là mais on demande gens de travailler plus pour le même prix. et les employeurs qui sont quand même déjà largement écrasés par la fiscalité et les charges ont augmenté leurs impôts.

Donc évidemment, les gens vont pas être contents. Est-ce que pour autant ça va se faire ou pas ? À ce stade, j'en doute un peu parce que je vois comment les partis politiques pour soutenir une telle mesure.

Les Français sont pas prêts à travailler plus en Hao ? Non. Alors d'abord les Français sont pas prêts à payer plus.

Oui, ça c'est sûr. Ils payent déjà beaucoup et et on leur a demandé dans les dernières décennies beaucoup de sacrifices. C'est une politique qui est sans issue.

Elle est sans issu politique et sans issu économique. Voilà, c'est c'est c'est enfin c'est incompréhensible. Quel est le but ?

Le but c'est quoi ? C'est de grapiller un peu d'argent 4,2 milliards d'euros. Nous c'est exactement ça je pense.

He mais non mais c'est mais c'est abs parce que le but c'est même pas de faire travailler c'est même pas de combler un retard de de d'heur travailler par les par les Français en emploi puisque les Français en emploi ils travaillent contrairement à ce qu'on raconte beaucoup plus que les Allemands. En tout cas significativement plus. Ce qui le le problème c'est de remettre au travail, de remettre en emploi une fraction de la population parce que en France euh la la le nombre de gens en emploi est plus faible que dans beaucoup d'autres pays en particulier que que chez notre partenaire allemand.

Ça ça ne va pas y contribuer. Donc vous êtes plus favorable à la limite toutes les mesures qu'on pourrait prendre sur l'assurance chômage qu'à ces non plus je suis pas favorable parce qu'elles ne vont pas remplir l'objectif qui qui s fixé. Vous savez, si on veut remettre les gens au travail, il faut commencer par créer des emplois euh par permettre que les les conditions de travail, les rémunérations dans un certain nombre de secteurs soit amélioré.

Voilà. Et tout ça relève d'une politique économique, d'une politique macroéconomique et pas d'une politique comptable qui cherche à à à tirer par toutes les ficelles pour faire rentrer un peu d'argent. Mais c'est et et on va on va sorter en plus à une résistance des des Français parce que ça veut c'est quoi le message ? message c'est français qui travaillaient ceux qui travaillent vous ne travaillez pas assez presque c'est on leur dit presque vous êtes défignant quoi.

Vous travaillez pas vous travaillez pas assez et je les gens le prennent les gens qui travaillent le prennent très très mal et je pense que François Berou n'a pas mesuré à quel point il considérait que on c'était presque une insulte et est-ce que justement il l'a peut-être pas mesuré fait exprès en proposant deux jours fériers pour finalement en proposer un à la fin comme on l'a beaucoup entendu il y a quelques jours. Même s'il en reste un, la ficelle sera plus non pardon, c'est juste la ficelle sera d'abord plus grosse et ça en restera un. et et je pense c'est incompréhensible, vous savez, la politique et même la politique économique, ça se fait avec des gens et avec la psychologie des gens, avec leur capacité à assumer, à accepter et à se mobiliser.

Là là là ce qu'on fait pour ceux vis-à-vis de la population qui travaille, qui fait des efforts qui celle dont on parle tout le temps, qui se lève le matin tôt qui qui et qui ne cherche pas à tirer sur la sur la corde des aides sociales et bien c'est même celle-là vous lui crachez la figure pardon de cette expression mais c'est exactement ce que ressentent les travailleurs de ce pays partager cet avis pour on va on va vraiment être d'accord mais c'est plus que de la communication c'est de la sensibilité et de l'empathie je pense que les les gens sont sont dans la souffrance et le ressentiment quand même vis-à-vis de leurs élites économiques, politiques, médiatiques. Et là, ils prennent ça comme un crach au visage. Je ne dirais je ne dirais je ne diraiis pas mieux.

Et surtout que ça fait une nouvelle fois peser toujours sur le même l'effort. C'estd que là, on va aller taper les actifs, donc les gens qui sont en train de travailler, qui sont dans al une catégorie particul d'actif, c'est ceux qui sont même pas même pas au chômage, on leur demander de travailler plus pour exactement le même prix. et les gens vont ça va les rendre foudrage.

Je pense qu'ils ont vu ça d'assez loin. Pour l'instant, ils se disent "Bon, peut-être que François Bureau va peut-être pas rester." Ils vont quand même pas oser.

Mais en fait, je pense qu'ils ont vraiment l'intention de le faire et s'ils le font, je pense qu'il va ça va accentuer la la question de la défiance démocratique et politique, mais aussi le la question fondamentale du consentement à l'impôt. Parce qu'en fait, enfin, c'est c'est là on touche le le vraiment le cœur de la démocratie. Le cœur de la démocratie représentative, c'est le consentement à l'impôt.

On choisit des gens euh parce qu'ils vont soit augmenter euh les taxes des uns, soit celles des autres et surtout dépenser de l'argent plutôt dans un secteur que dans l'autre. C'est le cœur du débat démocratique. Ce débat démocratique n'a pas eu lieu ni en 2022 ni en 2024 avec les élections législatives.

On a aujourd'hui un quelqu'un qui est à Matignon, euh on n' jamais envisagé qu'il soit premier ministre ni en 2022 ni en 2024. Et cette personne dit "Je vais vous faire travailler plus. Vous allez payer plus d'impôts quand vous êtes des entreprises et les autres vous toucherez pas un sentiment plus." Les gens ont dit "Mais je suis pas d'accord.

Pourquoi est-ce que ça serait à nous de d'aller passer le saut et la serpière dans dans la cuisine et les dépendances de l'État qui a mal géré le pays au cours des dernières années ? Alors il y a tout n'est pas de la faute d'Emel Macron. Ça vient de ça vient de beaucoup plus loin mais au cours des dernières années on a quand même largement fait des débences indues.

Je prends toujours cet exemple qui pour vraiment mais le plus choquant quand on a décidé de faire le chèque carburant. Vous souvenez de ça quand même on a quand même donné de l'argent aux gens directement pour les aider à faire leur plan d'essence. Je dis pas qu'il y avait pas de problème, mais on savait très bien que c'était une mauvaise dépense, c'était vraiment de l'argent jeté par les fenêtres ou même brûlé.

Et donc les gens se disent mais enfin c'est pas à nous de supporter de supporter tout ça. Ils accepteraient, je pense, une réflexion plus générale sur les économies budgétaires, genre en gros, est-ce qu'on donne plus d'argent à l'armée, moins moins à ceci ? Que il y a des économies à faire dans le service public de l'État comme éditorial, c'est une certitude mais que justement on commence par là, même si ça prend plus de temps que simplement mettre des coups de tronçonneuses pu c'est à la mode dans certains périodes d'Amérique d'Amérique latine sans donner le consentement des gens vraiment.

Mais il pense faut vraiment pas sous-estimer cette question sur le consentement l'impôt. On est on va pas être loin de de du gilet jaune puissance 100 jamais ça arrive par parce que les gilets jaunes justement ça n'était pas allé jusqu'à ce consentement à l'impôt. Là ça serait quelque chose de complètement nouveau.

Moi je partage tout à fait ce que vient de dire monsieur Gzer. C'est même le cœur du sujet et le problème majeur que pose ce ce projet de ce projet de budget politique budgétaire. Alors, on touche les retraités, c'est on va escroquer les retraités en disant on va pas vous indexer votre retraite.

Ça on dit un an, mais ça n'a aucun sens un an parce que un an si vous sinon il vous faudit l'année d'après trouver ailleurs l'économie que vous avez faite cette année. Donc ça va comme d'habitude ça va durer 10 ans 20 ans et cetera. C'est-à-dire, on est en train de dire au retraités dans les prochaines années, on va baisser de 15 à 20 % vos pensions de retraite.

En tout cas, le pouvoir d'achat de vos pensions de retraite. Après, on dit on va euh on va raquetter les malades. Fantastique.

Alors, on a on on dit il faut les responsabiliser. Vous pensez que les malades, ils ont besoin d'être responsabilisés ? Croyez qu'ils choisissent d'être malad c'est pas eux qui font leur leur prescription.

Maladie, longue durée et non. Attendez, attendez. Donc et les médecins, il faut les responsabiliser.

Mais si on a plus confiance dans les médecins, on fait on fait quoi ? C'est la plupart des médecins sont responsables. Ils sont responsables d'une chose, c'est de soigner le mieux possible les malades.

Quant à la quant à l'histoire des des jours de carence, alors là, c'est quand même c'està dire c'est le bouquet parce que on dit on met ça en plus dans un plan de lutte contre la fraude he c'est quand même extraordinaire. Mais les 91e au moins, je suis gentil peut-être bon euh des gens qui ont des arrêts de maladie sont justifiés en réalité. Voilà.

Donc et donc on va les punir, on va les punir d'être malade. Alors un jour, on dira un jour de 40 c'est pas beaucoup mais un jour de 40 c'est beaucoup pour quelqu'un qui gagne le SMIC par exemple et dans le qui est à découvert le le 15 ou le 20 du mois. Donc c'est c'est quand c'est quand même c'est quand même totalement enfin c'est c'est totalement immoral et ça ne peut que nourrir ce dont parle monsieur Ganzer, c'est-à-dire le la baisse du consentement à l'impôt.

Or ça c'est le sujet majeur. Pourquoi ? seulement pas seulement pour des questions de démocratie, mais aussi parce que notre principal atout sur les marchés financiers aujourd'hui, notre principal atout vis-à-vis des apporteurs de capitaux, c'est le le la présomption que le consentement à l'impôt en France est solide. l'État tous les gens dans le monde pensent que la France à juste titre a un état fort et une administration fiscale efficace et que si jamais il y a un problème un jour compte tenu que les grandes masses macroéconomiques là sont pas en cause dans dans cette dans dans l'histoire de l'endettement, c'est-à-dire on a les réserves de richesse nécessaires pourvu qu'on puisse lever l'impôt.

Alors déjà ce consentement, il est abîmé par la par le fait que l'impôt le prélèvement sont déjà très haut que là on va en rajouter en plus une couche considérable. Mais si jamais il se révèle parce que il y a un mouvement en plus de plus grande ampleur de gilets jaunes, de bonnet rouge ou de protestation très fort euh et mouvement de protestation carrément censure du gouvernement qui va voilà mais qui va qui va révéler aux yeux du monde entier et des marchés financiers que le consentement à l'impôt est devenu fragile. Et bien alors là oui là nous risquons un vrai problème financier.

Je je reprends ma question. Est-ce qu'on pourrait en arriver à une censure là du gouvernement avec ce sujet-là ? parce que c'est un ça peut être la la serie sur le gâteau là.

J'ai été beaucoup surpris au cours des dernières années par la réalisation des scénarios politiques ou leur non réalisation. Donc je pourrais pas prendre risque. Non mais bon je quand même si je je serais très surpris que François Berou soit encore premier ministre à la fin de l'année pour des bonnes et des mauvaises raisons.

Les bonnes parce que comme on vient de le dire avec Henry Genot bah ce budget n'est pas la bonne voie en tout cas pour trouver des des économies. En tout cas, il est trop injuste et puis une mauvaise plus politicienne, c'est que je vois pas quel est le parti politique qui va accepter de soutenir un un budget pareil. Parce que pour en rajouter encore par rapport Henry Geno, il y a une autre mesure dans ce budget qui est incroyable, c'est le gel du baren de l'impôt sur le revenu.

Donc je pas vous montrer le le cours de finance publique, mais l'effet ça va être que des nouveaux gens vont rentrer dans l'impôt sur le revenu et que des gens qui étaient dans des tranches X vont passer dans la tranche du dessus. Ouais, concrètement, on va se dire "Ah, c'est pas grandchose et il se trouve que quand j'ai travaillé avec François Hollande, François Hollande avait eu la pas très bonne idée à mon avis de faire exactement la même mesure. Je sais pas si Nicolas Sarkozi avait commencé avir mais en tout cas Nicolas François l'avait fait.

Et donc qu'est-ce qui s'est passé ? Bah l'année suivante bah les gens vont commencer à prendre des 300 € 400 € 500 € d'imposition supplémentaire et les gens vont être fous furieux et évidemment ils en voudront énormément à ceux qui auront soutenu cette politique à un an l'élection présidentielle 202 voilà je pense qu' an l'élection présidentielle c'est pas le meilleur mouvement d'aller augmenter les impôts pour en revenir quand même très rapidement à elle va se prolonger aussi parce que sinon il faut retrouver l'économie et et ça l'année prochaine ce sera pas peut-être 1 % d'inflation mais peut-être et au bout de quelques années, ça va faire beaucoup. Donc il y a il y a quelque chose là de fou.

On a on là on ponctionne tout le monde. C'est pas une bonne façon de de d'aborder le problème. Encore une fois aborder le problème c'est c'est il faut remettre de l'ordre dans l'économie et de la dans la société pour remettre de l'ordre dans les finances publiques et pas l'inverse.

Ce qu'on fait met du désordre dans l'économie dans la société pour revenir quand même à la suppression de ce jour férier. Je voudrais qu'on parle du lundi de Pôte parce que le lundi de Pentecôte par exemple l'an dernier ça a ramené 3,5 milliards d'euros la journée de solidarité. que la mesure soit efficace euh alors efficace, je sais pas parce qu'à côté de ça, 70 % des Français ne travaillent pas.

On est mieux la dette est plus là, le déficit non plus hein. Mais voyez, enfin taxer les gens comme bien Henry Geno directement ou indirectement ça marche toujours hein pour l'instant en tout cas du constatement l'impôt. Oui, ça ça fonctionne he comme demandez.

Donc c'est évidemment moi si on augmente la TV 4 points, ça veut dire que ça va vous rapporter d'argent. Donc la question de la somme rapportée n'est pas le seul critère. Le critère c'est la justice.

Désolé de remettre ce sujet de de cette mesure et ça et même sa dimension éthique. J'ai été changé ce que vous disiez. Il y a ça pose même un problème au-delà du problème démocratique économique, un problème éthique.

Pourquoi faire peser toujours sur les mêmes gens qui bossent en plus ce genre d'effort ? Donc je ne vois pas dans quel chemin et quel parti politique même au sein de la majorité enfin la minorité majorité présidentielle, je vois pas qui pourrait soutenir ça. Enfin encore une fois c'est ça peut rapporter au début, ça rapporte pas forcément dans la durée.

Moi, j'ai un souvenir que nous pourrions partager avec à la fin du enfin en 2010 pression très forte de la majorité de l'époque. Il y avait une pression très forte pour augmenter les impôts de 60 milliards parce que il y avait les déficits s'étaient creusés pendant la crise et heureusement qu'on les avait laissé se creuser à ce moment-là. Bon et le président Sarkozy très réticent à l'augmentation de des impôts finit par céder à 30 milliards.

Le gouvernement suivant arrive après l'élection de François Hollande les 30 milliards suivants les c'est deux fois 30 milliards. C'est 60 milliards de prélèvements ont ont allongé de deux ou 3 ans la crise et nous ont coûté infiniment plus cher à nos à l'économie et à nos finances publiques que si on ne les avait pas fait. Voilà, il faut il y a moment là on est arrivé à un point sans parler que pour certains de ces jours fériers on va remettre en cause certaines organisation social il y a des endroits où il y a des fêtes qui durent 3 jours.

Bon moment du du lundi de Pac par exemple, bon moi je viens d'une ville qui s'appelle Harle et ben le weekend Pascal c'est un weekend très important parce que c'est le weekend de la Ferria Pascal et si vous enlevez un jour c'est une catastrophe. Donc tout ça est fait n'importe comment ne résoudra pas nos problèmes et en plus va poser enf va provoquer un rejet des de ceux qui travaillent. Voilà, c'est c'est alors après, il y a le rejet de ceux qui ont travaillé les retraités, le rejet de ceux qui ont mal sont malades qui sont aussi pour beaucoup des travailleurs notamment pour les jours de carence.

Les jours de carence ça ça touche les gens qui travaillent. Allez 19h22, je vous propose de passer au 3e sujet qu'on voulait évoquer avec vous ce soir. Les tensions entre la France et l'Algérie qui sont encore montés d'un cran cette semaine avec la demande d'Emmanuel Macron à son Premier ministre d'avoir plus de fermeté concernant le renvoi des ressentissants algériens sous EQTF notamment et la demande réciproque d'Alger.

Henry Genau, c'est ainsi qu'on se parle entre premier ministre et président de de la République par lettre. Alors ça ça arrive oui que président de la rép qui f dans la presse. Ah oui mais ça ça c'est une c'est l'impression que c'est propre de ce gouvernement ça tout fuite dans la presse et quand ça f pas tout seul on l'aide à fiter.

Mais bon, laissons laissons tomber cette question. Je n'ai jamais vu cela dit euh une lettre destinée des paru et écrite de c de cette façon. D'abord un petit point, on parle pas comme ça.

Un Non, exactement, on ne parle pas comme ça. Euh mais d'abord c'est une ça se prend comme une note qui finit par une ridicule euh formule de politesse que président de la République n'emploie jamais. Ah, ça contraste beaucoup avec les lettres que pouvait adresser par exemple George Pompidou à son premier ministre Jacques Chat Bandelmait mon cher premier ministre et qu'il écrivait lui-même pour faire pour la pour appeler son attention un peu fermement sur des sujets qui lui tenaient à cœur.

Par exemple, les Platan la la battage des platanes au bord des routes. Bon mais là c'est pas du tout ça. Et d'autre part la lettre elle-même elle est elle est bourrée de contradiction.

Vous avez une phrase qui vous dit faut être ferme. La phrase suivante dit "Ah oui mais il faut être respectueux vis-à-vis de l'autre. La France doit être doit respecter et cetera.

Après, on rajoute un petit morceau de phrase. Ah oui, mais ça s'adresse aussi à l'Algérie. Mais cette lettre, elle est vous savez ce qu'elle est le but au fond de cette lettre ?

C'est de mettre monsieur Rotaille au pied du mur. Vous voulez vous vous vous trouvez que c'est pas bien ? Ben maintenant, débrouillez-vous mais maintenant vous allez nous faire voir la ferme ce que ce qu'est la fermeté, comment ça marche, tout en respectant l'autre.

Enfin, la mission, elle est quasiment impossible et à mon avis, elle ne sera pas accomplie. Gaspar Gor, les autorités algériennes disent même avoir été surprises et bien par la l'arrivée dans ce débat d'Emmanuel Macron. Ça vous a surpris aussi que le président de J'ai été très très étonné honnêtement.

J'ai peut-être l'explication qui est donnée par Gado est est la bonne mais j'ai vraiment été très étonné. Il avait laissé ça jusqu'à présent son très très étonné parce que alors déjà je pensais pas du tout efficace dans le rapport de force et la négociation avec les Algériens parce que ça rajoute de la confusion. C'est très on va dire toxique on va dire dans la relation interne au gouvernement.

Enfin, tout ça est à ciel ouvert. Donc, on a vraiment l'impression d'être dans une sorte de jeu de téléréalité dans lequel les gens se mettent des coups de pression euh réciproque. Et puis surtout, je pense que ça va ça ça va encore retarder l'échéance de d'une reprise du dialogue avec les Algériens qui faillent de la fermeté dans la relation avec tous nos partenaires notamment les Algériens qui a des erreurs qui été commises sans doute des deux côtés.

OK, mais de toute façon, on va pas on va pas continuer cette montée des périls de façon infinie. Là, j'ai vu que les Algériens, enfin, on pourrait en souvir, mais c'est c'est quand est-ce qu'on dit qu'ils allaient reprendre l'ambassade de France et la résidence de l'ambassadeur ? C'est quoi c'est quoi l'étape d'après ?

Enfin, je vraiment je pense que ça ne fait que mettre de l'huile sur le feu et surtout je pense qu'aucun des acteurs côté français, en tout cas, je pourrais pas dire du côté algénéral actuel, pense sincèrement que les la pression qu'il met à l'heure actuelle peut être efficace. Je crois pas du tout. Je pense que Rotayon il doit pas croire lui-même qu'il est possible de de répondre à l'injonction présidentielle.

François Ber, il a pas du tout envie de s'en occuper. Et quand à Emmanuel Macron, il sait très bien que ça euh malgré tout son culte du jupitérisme que ça va ça va ça va pas ça va pas l'aider, ça va pas que d'un coup de baguette magique, personne n'y croit. Donc c'est un peu une une sorte de de de voile comme ça qui est mis sur sur la réalité et et en et en attendant la relation avec les Algériens ne s'améliore pas.

Or elle est fondamental euh peu importe ce qu'on pense de la politique qui est menée en Algérie, on doit avoir des relations avec ce pied et trouver un un terrain d'entre et un dialogue. La Méditerranée nous aur un partage la Méditerranée. Mais cher c'est voilà, il est impossible de toute façon de tourner le dos à toute la rive sud.

Ça n'est pas possible même à l'Algérie parce que d'abord une partie de l'Algérie est en France et puis une partie de notre histoire commune et de notre destin commun. C'est c'est ainsi on peut le regretter. Mais surtout, je je crois que euh la faute, elle elle est euh dans la publication de tous nos euh de tout ce que nous essayons de faire comme pression sur sur l'Algérie et de toutes nos divisions internes.

Les les rapports de force, ça existe entre les entre les nations et il y a il y a en matière a d'abord, il y a la ce que moi j'appelle une prise d'otage, c'està-dire à la fois boisem sans sal et et et monsieur Glaise, bon ça qui est inadmissible. Et puis d'autre part, il y a la question des Oqutf mais donc il y a il y a matière en rapport de force qu'un pays ne veuille pas sort justement de cette violence mais d'abord ça soit ça se joue derrière le rideau et pas sur la scène publique et plus il y a de rapports de force ils n'ont pas essayé derrière le rideau bien non mais non on a on a négocié publiquement d'un côté tandis que d'autres faisaient sur la scène des grandes déclarations de de fermeté des menaces des bon et tout ça c'est fait en public c'est absurde. Voilà, c'est c'est vraiment le contraire même de la diplomatie des rapports de force parce que lancer un ultimatum à l'Algérie ou que l'Algérie nous en lance un, c'est absolument sans issue.

C'est aucun pays ne peut accepter un ultimatum, sauf s'il peut écraser celui auquel il lance l'ultimatum, ce qui n'est pas notre cas en l'occurrence. Voilà. Euh Trump peut le faire avec la Colombie, mais nous nous ne pouvons pas le faire avec l'Algérie.

Nous ne pouvons pas isoler l'Algérie. Je rappelle en plus que c'est le principal le premier allié de l'Algérie, c'est la Russie, que le deuxème allié de l'Algérie euh c'est c'est euh c'est la Chine, euh que ils sont en train de signer des accords avec un tas d'Européens qui ne viendront pas à notre aide. Je pense à l'Italie, à l'Espagne et cetera.

Bon, donc voilà, donc ça ne sert à rien de faire des démonstrations qui ne font que la preuve de notre impuissance. Si nous avons des pressions à faire, c'est derrière le rideau. Nous avons là des des moyens des moyens d'état qui sortent du jeu ordinaire de la diplomatie et du droit international.

C'est mais ça n'a rien à faire sur la scène publique. H non mais je pense qu'en plus enfin c'est un peu ce qu'a dit Henry Geno c'est on fait de la politique intérieure à travers ces déclarations. D'ailleurs, tant du côté algérien que que du côté français.

Or là, il faut faire des vraiment des relations internationales et de la diplomatie. C'est évidemment extrêmement difficile, c'est un dossier extrêmement compliqué et franchement je pense que je souhaite bien du courage à ceux qui qui en ont la charge au qu d'Orsé et ailleurs mais par le passé on a déjà réussi à à résoudre des crises très graves avec les Algériens au prix de de rapport de force compte tenu de ce qui était notre notre histoire commune. Mais encore une fois on n pas le choix à la fois parce qu'il faut qu'on récupère, vous avez eu raison de de les citer ces deux personnes qui sont actuellement détenues euh injustement, on va dire en Algérie qui doivent pouvoir revenir en France.

Et puis par ailleurs parce qu'on a besoin à long terme de se payer de ces relations. Vous imaginez pour les centaines de milliers euh de personnes en France qui sont soit de nationalité algérienne euh soit qui sont issus euh ou descendants de de la population algérienne que ça peut voir signifier cette cette montée des périment cette montée de ça veut dire enfin ça va pas aider on va dire hein c'est c'est une certitude. On va passer si vous le perm il nous reste juste quelques minutes pour équer vous mettez les rapports sur la scène publique c'est fini ça ne peut plus marcher.

Voilà un dernier sujet tout de même un sujet qui concerne les Français au plus près. cette loi du plomb puisqu'il y a quelques jours et bien le conseil constitutionnel censurait une des dispositions de la loi du plomb concernant la réintroduction de l'assetamiprite dans certaines cultures au nom de la charte bien de l'environnement. Le président de la République a dit prendre bonne note donc de cette décision.

Il promulguera le texte en suivant les recommandations des sages. Est-ce que le débat est clos ? Bah enfin, j'ai trouvé cette formule un peu étonnante, même si heureusement Emmanuel Macron respecte la constitution et son rôle constitutionnel en la matière.

Je me suis même dit, mais peut-être que peut-être que ça l'arrangé aussi. Je suis pas sûr qu'Emel Macron avait très envie de se retrouver dans le guépied promulguée totalement avec un débat en septembre. Donc ça va faire baisser la pression.

Il y aura un débat à l'Assemblée nationale au mois de septembre. Il aura pas du tout les mêmes enjeux, pas du tout la même la même dimension. Euh et si je pense alors que Richard Ferrand qui est le président du conseil national est pas euh spécialement un gauchiste, hein, même s'il a été au Parti socialiste il y a il y a il y a quelques années.

Oui, très bien, très bien dit. Il a il euh il a euh je pense pas qu'il l'it fait en se disant euh voilà qui qui devenait un militant de de Greenpeace ou ou des ver d'incos. il l'a fait, c'est parce qu'il a dû aussi se dire que avec les autres sages qu'au-delà du droit qui existe, le principe de précaution, c'est quand même un un dispositif juridique, c'est une catégorie ouverte.

Je dis pas que c'est du droit mou, on veut dire que le l'interprétation du principe de précaution peut susciter débat. Donc là, en l'occurrence, ils ont décidé d'aller vers vers la suspension, l'interdiction, l'annulation de cette de cette disposition. Mais moi, j'aurais pas été surpris qu'en tiennent une autre. aujourd'hui expost on dit que tout ça est très logique.

Je je je pense qu'on aurait très bien pu démontrer l'inverse après. Principe de précaution Henry Guo. Sachant que là c'est à mi prix d'être autorisé dans le reste de lieu.

Est-ce qu'on est pas un peu plus catholique que le pape sur ce que cette question là ? D'abord on a introduit C'est Jacques Shira qui l'a fait la la charte de l'environnement et le principe de précaution. Si vous demandez à un juge ou un sage, appelez ça comme vous voudrez de faire respecter le principe de précaution, il va faire ce qu'il veut.

Voilà. Mais puisque puisque l'UE ne le fait pas appliquer, pourquoi la France le ferait ? Mais pourquoi elle le ferait ?

Pourquoi le ferait pas ? Lui, il a pas s'occuper en l'occurrence de ce que fait le de ce que fait le reste de l'Union européenne. D'abord, c'est pas lui, c'est l'ensemble des membres parce qu'on a vu qu'à ce enfin le le président ne décide pas tout seul, hein.

Sauf quand il y a un partage exact des voix où il a une voix prépondérante, mais sinon il décide pas tout seul. Mais euh vous leur donnez le principe de précaution, ils en font ça. Et la question est de savoir pourquoi on le on le on donne au aux juridictions aujourd'hui, pas seulement au Conseil constitutionnel, une telle part de subjectivité euh dans dans leur décision.

Maintenant, c'est fait. C'est-à-dire le président aurait pu aussi, article 10 de la Constitution, demander une nouvelle délibération. Il a choisi de pas le faire.

Je partage l'avis de monsieur Genzer à savoir que en fait, il est très content que quelqu'un d'autre ait tranché cette question à sa place. Mais mais maintenant, que fait-on pour nos agriculteurs ? Et donc la question c'est comment peut-on empêcher la concurrence en interne des des de produits qui qui ont été qui ont été fabriqués avec beaucoup de pesticides ?

Et là ça nous renvoie à une autre question qui est plus simplement celle du Conseil constitutionnel mais celle de la hiérarchie des normes juridiques. C'est-à-dire qui fait que la loi française elle est subordonnée aux conventions internationales et et au droits européens. Voilà.

Et donc ça, il faudra un jour se dire qu'il faut que ça change. Voilà, il faut que ça change. Il faut changer l'article 55 de la Constitution.

Il faut le changer par l'article 11 qui fera hurler un tas de gens. Mais si vous ne faites pas ça, vous ne pouvez plus gouverner. Vous êtes obligé de toujours dire "C'est pas de ma faute, c'est la faute des juges, c'est la faute de l'OMC, c'est la faute de l'Europe, faute de tout." Donc la veille des la veille des élections, vous dites "Vous allez voir ce que je je vais tout changer." Le lendemain vous dit "J'y suis pour rien." Les Français, mais pas que les Français, la crise de la démocratie, elle est dans tous les pays occidentaux.

Voilà. regardez ce qui se passe aux États-Unis. Euh ils n'en n'en peuvent plus.

C'est c'est il faut restaurer la responsabilité politique en redonnant la première place à la loi française au moins quand elle est postérieure au traité. Voilà. Et sinon tout le reste c'est un c'est un mensonge.

On se moque du monde dans cette histoire et on se défait de sa responsabilité politique. Mais les Français finiront par la mettre en cause d'une façon peut-être assez violente. Ce qui fait bondir les agriculteurs aussi c'est de devoir faire face à cette concurrence européenne, on l'a dit, mais de produits qui arrivent finalement en France.

Oui, mais bien sûr. Non, mais bien sûr. C'est pour ça que mais la seule façon de de d'empêcher ça quand on décide que on va interdire un produit de ce genre et que la concurrence devient inégale et pratiquement peut qu'on peut pas l'affronter, et bien il faut il faut faut que la loi française puisse dire ces produits là ils seront pas vendus en France ou bien ils seront surtaxés.

Voilà, ça ça n'arrivera pas là. Pour l'instant, on est prêt pour la hiérarchie, on est prêt àorter des produits qui contiennent des substances. Il y a une ambiguité.

Moi à titre personnel, j'étais plutôt content que cette mesure enfin ce produit n'ait pas été n'ait pas été très introduit contenu de ce que j'avais pu en lire. Je suis pas du tout un spécialiste sur ces dégâts pour la santé. En revanche, le problème reste entier comme l'a dit Henri Geno pour le pour les agriculteurs et leur et leur souffrance et leur difficulté.

Ça fait quand même ça fait quand même 3 ans, enfin ça fait beaucoup plus longtemps, mais 3 ans qu' y a une crise quand même agricole très forte et des gens qui vraiment littéralement crèvent de faim quand ils ne se suicident pas. C'est vraiment atroce. Il y a eu des plantes de soutien qui ont été annoncées qui n'ont pas pu être maes en uvre.

Alors pour le coup, c'est pas de la faute du gouvernement parce qu'il y a un peu indirectement mais parce qu'il y a eu de la dissolution dissolution les rosports et cetera. Il y a eu de la bonne volonté je pense Macron son gouvernement au départ prier et en fait à chaque fois ça ne marche pas et ça nourrit encore pardon une forme de jaquerie et donc il faut se méfier de la de la coalition de ses colères mais c'est pas de la bonne volonté c'est on se moque du monde quand on fait la loi égalime et qu'on on se plaint que les la grande distribution ait acheter les les produits dans des sur des plateformes à l'extérieur des frontières mais en Europe et bien il y a des contentieux et et on les perd parce que la la revient toujours à la même question si on ne change pas la hiérarchie des normes en faisant croire aux agriculteurs queon va sanctionner la grande distribution alors qu'elle elle respecte le droit européen, on se moque d'eux et à force de se moquer d'eux, ça va mal finir. Merci beaucoup Gaspar GER d'avoir été avec