«Je ne renie pas ce qu'il a porté comme vision pour le pays» : le bilan A.Genetet sur E.Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir choisi de soutenir Gabriel Atal ?
- 1:52OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous retenez de la vision pour le pays d'Emmanuel Macron ?
- 4:17FerméeRéponse directe
Admettez-vous qu'il y a eu un refus d'obstacle sur 10 ans ?
- 6:02OuverteRéponse directe
Est-ce que la vision macroniste de 2017 est aujourd'hui dépassée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« Je soutiens le parti. Donc c'est lui absolument par ailleurs, je travaille avec lui depuis plusieurs années sur différents sujets et j'ai toujours apprécié la manière dont il voit les choses. »
- 1:17Fait
« Le premier mandat dans lequel il y a beaucoup de choses que je pense était très bonne pour le pays. »
- 1:52Fait
« Il y a une demande de président Macron que va-t-il se passer après lui ? une reconnaissance que en Europe c'est vraiment un leader. »
- 2:30Fait
« L'Europe, elle est là pour protéger ses citoyens. »
- 4:17Fait
« On va être simple. En gros, c'est de dire quand le prix du carburant augmente, il y a une partie de la taxe qu'on va faire baisser. »
- 5:28Chiffre
« Le Covid c'est 300 milliards. Donc il y a 700 milliards où c'est des augmentations par des fonctionnaires supplémentaires par une augmentation de l'administration et des budgets de l'État. »
- 7:19Fait
« Il y a des choses sur lesquelles la France ne sera jamais souveraine. Jamais. »
- 7:49Fait
« On peut peut-être améliorer ou limiter nos dépendances en européen. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Europ soir 18h 20h Pierre de Villau Adrien Matou bonsoir directeur adjoint de Marianne bonsoir Agile Boutin bonsoir Pierre journaliste politique et économique au Figaro bonsoir Anne Junet bonsoir monsieur Devinon merci d'être avec nous ancien ministre de l'éducation nationale et député ensemble pour la République. J'ai une question naïve à vous poser. Pourquoi est-ce que dans la grande famille d'ensemble pour la République vous avez choisi de soutenir Gabriel Atal ? Alors, par loyauté au parti auquel j'appartiens, dans lequel je suis rentrée en 2017 euh et je la loyauté pour moi n'a pas de prix et donc je soutiens le parti. Donc c'est lui absolument par ailleurs, je travaille avec lui depuis plusieurs années sur différents sujets et j'ai toujours apprécié la manière dont il
voit les choses, la manière dont il les analyse, la vision qu'il porte, la pertinence de sa réflexion. Il est toujours très rapide, il est toujours très très vif. Très rapide et très rapide pour critiquer le président aussi. Ça c'est possible. Est-ce que vous partagez cette critique du président de la République par rapport au président de la République ? Je n'oublierai jamais qui m'a permis d'être devant vous aujourd'hui. Et je considère qu'aujourd'hui, je dois évidemment m'en affranchir parce que c'est pas lui qui va faire la suite de ma vie politique. Mais sans le renier, c'est un vieux clleinex mais sans le renier. Je ne renie pas ce qu'il a porté comme vision pour le pays. Le premier mandat dans lequel il y a beaucoup de choses que je pense était très bonne pour le pays. Ensuite un
deuxième mandat qui est évidemment plus qu'en demi-te mais voilà, je n'oublie pas d'où je viens. C'est important de savoir d'où on vient. C'est un vrai mutatis mutandise pour ne pas dire un en même temps ce que vous venous de nous faire. C'està-dire que le bilan qu'est-ce que Alors justement c'est intéressant bilan en demi-inte qu'est-ce que vous retenez vous à une jeuneté ? Vous voulez dire du alors du 2 ans de alors cette vision pour le pays profondément européenne, cette souci d'autonomie stratégique de volonté et d'ailleurs même si dans le premier mandat il a cherché un peu ses mars dans le 2è mandat dans les relations internationales mais je peux vous dire que vu de l'étranger où je vais régulièrement parce que c'est ma circonscription aujourd'hui il y a une demande de
président Macron que va-t-il se passer après lui ? une reconnaissance que en Europe c'est vraiment un leader. C'est quelqu'un qui a tiré ça tombe d'idées. N'oublions pas que l'emprunt commun de tous les pays au moment de la crise Covid qui l'avait impulsé c'était le président Macron pour donner que cet exemple là. Donc oui, c'est quelqu'un qui avait une vision européenne que je partage totalement. C'est intéressant ce que vous dites parce qu'en fait on est au sommet en fait des relations internationales mais en fait on oublie les Français là-dedans. Les Français qui tous les jours et on la montre depuis les depuis les reportages de de de ce soir encore on a du mal à faire le plein. On a des de du diesel à à 297 encore on me montrait tout à l'heure Pierre Chasser
un président totalement déconnecté des Français qui va donc au sommet européens et internationaux pas tout à fait. Alors, il y a deux choses. D'abord dans l'ensemble, quand vous travaillez sur des sujets européens, n'oublions pas que l'Europe, elle est là pour protéger ses citoyens. Quand vous empruntez, c'est vous adressez aux auditeurs d'Europe qui vous écoutent. Non, non, mais je sais même mais je veux vraiment du mal à faire leur quand il y a le quotidien aujourd'hui, ce qui se passe et qui est très grave et pour lequel n'oublions pas que la situation de prix du carburant aujourd'hui, nous n'avons pas la main dessus. N'oublions pas que c'est un alors ça veut pas dire que il n'y a rien à faire. On peut baisser les taxes, on peut baisser le prix concrètement le
fait que il y a une augmentation en flèche du prix du carburant du prix du lit d'essence aujourd'hui c'est la situation internationale. Faut pas l'oublier. C'est pas d'un seul coup une décision du premier ministre du gouvernement. Attendant je sais pas si monsieur Macron a réussi à ouvrir le détroit d'Ormous. Maintenant c'est certainement pas lui tout seul. Ça se saurait si mag Non mais c'est donc pas lui qui va résoudre cette crise là tout seul. Ça va être internationalement et c'est pas forcément à la main non plus des Européens. On voit que le sujet c'est un sujet de conflit entre l'Iran d'un côté, Israël, les États-Unis de l'autre. Donc les Européens sont pas forcément sur la carte. Il y a une main pour éventuellement baisser le prix de l'essence. Voilà.
Alors ensuite sur le prix du carburant pour baisser le prix de l'essence. Alors moi je peux vous dire qu'aujourd'hui je suis cignataire d'une proposition de loi qui a été déposée ou qui va être déposée dans les heures qui viennent par mon collègue François Cormilier Bouigeon qui propose de revenir sur ce qui avait été fait à l'époque de Lenel Josepin. Vous savez cette partie de taxe on a beaucoup de taxes he sur carburant hein. Voilà on a même 60 % 60 % on a même une taxe sur la taxe. Il il y a une partie et lui ce qu'il propose c'est de revenir à cette fameuse ce qu'on appelait à l'époque TIPP flottante. On va être simple. En gros, c'est de dire quand le prix du carburant augmente, il y a une partie de la taxe qu'on va faire baisser. En gros, on ne change pas les revenus pour l'État.
L'État ne s'enrichira pas sur la hausse du carburant. Mais en revanche, ça permet d'alléger le prix à la pompe pour le consommateur et le rouleur, celui qui consomme cette essence. Donc ça ça peut être une position intéressante. Pour ça moi j'ai cosigné sa proposition loin. On verra si elle peut aboutir mais voilà une proposition que je trouve intéressante. Gill Boutin admettez-vous quand même qu'il y a eu un refus d'obstacle tout au long de ces 10 années puisque on n'est pas en capacité aujourd'hui d'encaisser ce choc. Bien sûr. Bah oui, je le je reconnais. Mais Gabriel Atal a l'air de [raclement de gorge] lui dire que vous soutenez a l'air de dire que non de son temps la croissance elle était meilleure que les taux ne s'étaient pas encore emballé. Il se lave les mains de ce qui
a précédé alors qu'il est passé à Bercy et à Matine. Moi, je vais revenir sur 40 ans d'histoire notamment de la dette sociale de la France. Prenons le livre de Nicolas Dufour qui l'explique extrêmement bien et je crois qu'il faut arrêter de cibler tel ou tel. Nous avons tous une part de responsabilité collective et là ces dernières années la responsabilité, n'oublions pas que jusqu'en jusqu'à la crise Covid, la les chiffres économiques de l'économie étaient bien meilleurs. Le chômage s'améliorait, était en temps recul, la croissance était là, la création d'emploi était là. Donc il y avait des indicateurs qui étaient extrêmement porteurs. Ensuite [raclement de gorge] crise Covid et là le quoi qu'il en coûte qui est allé clairement, je le dis et je le reconnais, il est allé beaucoup trop
loin. Voilà. Enfin sur les milliards de dettes de monsieur Macron, le Covid c'est 300 milliards. Donc il y a 700 milliards où c'est des augmentations par des fonctionnaires supplémentaires par une augmentation de l'administration et des budgets de l'État. Donc c'est pas on peut pas tout mettre sur le Covid et vous le savez. Non non je mets pas tout sur le Covid. Ça a été un élément et je le donne en exemple parce qu'il y a au cours des 40 dernières années encore une fois queles que soient les tendances politiques gouvernement mondial le covid donc il y a des pays qui s'en sont sortis il y a des pays qui s'en sont sortis parfois avec une rappelons-nous les mesures anti-inflationnistes que nous avons prises à ce moment-là certains pays européens européens étaient à 20 %
d'inflation notamment dans les pays baltes là où nous on a réussi à contenir beaucoup plus notre inflation mais au un prix avec un coût social derrière et un coût budgétaire pour l'état très important Adrien Matou moi j'ai une question plus idéologique parce que vous nous avez parlé de votre foi européenne et c'est vrai qu'il y a 10 ans, Emmanuel Macron est arrivé comme président de la République en réunissant le centre gauche et le centre droit autour de l'idéal européen, autour de la foi en la mondialisation, le libéralisme et aujourd'hui on a l'impression que ces valeurs sont complètement minoritaires. J'entends même des macronistes parler toute la journée de souveraineté, ce qui ce qui aurait été inimaginable il y a 10 ans. On vous parlait de de réindustrialiser
la France, de restaurer la souveraineté, de défendre notre indépendance. Vous avez un peu adopté les mots de ceux qui étaient vos adversaires idéologiques il y a 10 ans. Est-ce que vous trouvez pas que la la vision macroniste il y a 10 ans est aujourd'hui complètement dépassée ? Alors moi je vais je donner mon point de vue très personnel et j'assume complètement de pouvoir peut-être un peu différent de tous mes collègues. Je suis pas forcément quelqu'un qui suit une doxa idéologique sur le sujet européen. Je considère moi je suis une profonde européenne. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire féralisme européen ça veut dire justement on européen absolument un un européanisme je dirais responsable. On n'est pas aveugle. C'est-à-dire qu'il faut savoir ce que ça emporte derrière.
Et quand tu as la notion de souveraineté dont vous avez parlé attention faut être quand même un peu lucide. C'est un très joli mot. On peut mettre beaucoup de choses dedans mais on peut pas tout mettre. On ne peut pas tout mettre. Faut faut faut être réaliste. Il y a des choses sur lesquelles la France ne sera jamais souveraine. Jamais. La France ne sera jamais souveraine sur certaines choses. Bah évidemment. Bah vous prenez les les téléphones mobiles que vous avez là. Vous pensez que demain on va le fabriquer nous-même en France ? Alors c'est autre chose que la souveraineté. Mais être contrôler une chaîne de valeur. Pour être souverain sur une chaîne de valeur, il y a des chaînes sur lesquelles on ne le sera jamais. En revanche, on peut peut-être améliorer ou
limiter nos dépendances en européen. Ça oui. Et là, c'est pour ça que là, je rejoins le projet européen et en disant à mes concitoyens, c'est une manière de mieux nous protéger. Mais quand vous dites en européen, par exemple, si une usine de fabrication de je ne sais quoi passe du Vietnam à la Pologne, ce sera en européen, mais pour les Français, qu'est-ce que ça change ? Je vais vous donner un exemple très précis qui est la société de qui produit des micros au Pays-Basl qui est fondamentale sur la chaîne de valeur de ce qu'on peut faire aujourd'hui en IA. Elle est aujourd'hui au Pays-Bas. Donc en là c'est là que je veux dire en européen, nous avons nous européens accès aussi à cette à cette usine de production. On peut en européen aussi décider d'avoir un impact, ça je
le souhaiterais d'ailleurs beaucoup plus fort sur ce que sont les les producteurs aujourd'hui chinois d'un côté, américain de l'autre. En plus, on a une énergie, je pense à l'électricité hein, à un prix qui permet d'utiliser voilà européenne exactement. Donc on a quand même accès à une énergie qui est un pour les Américains moins pour les Chinois évidemment. Donc là sur ce sujet-là, voilà un exemple sur lequel on va pas avoir des usines à SML dans chacun des 27 pays européens. Ça n'a pas de sens. En revanche, c'est là qu'il faut prendre des décisions collectives. Et moi je c'est tout l'effort qu'on doit faire. Je me pose parfois la question de savoir si Ursula Van Funderlen porte vraiment complètement ce projet européen à 27. Vous avez vous avez dit les choses en le
disant ça. Vous avez dit les choses.
Anne Genetet