Philippe Brun - Le Barbier du matin du 25/09/24
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Questions et réponses
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- 0:19FerméeRéponse directe
Est-ce que c'est votre crainte aussi ?
- 1:08OuverteRéponse partielle
Le problème c'est que depuis août 2020, depuis l'explosion du port de Beyrouth, on a l'impression qu'il n'y a plus de Liban, en tout cas plus de Liban homogène politiquement, avec un Hezbollah qui est devenu peut-être le maître de la place.
- 1:32OuverteRéponse directe
Le président de la République française a beaucoup parlé aux Libanais depuis 4 ans et encore la semaine dernière. Il leur a parlé sans citer le Hezbollah. Est-ce que vous comprenez le jeu diplomatique d'Emmanuel Macron ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Alors en France, ce sont les premiers pas du gouvernement que l'on surveille. Premier pas et premier couac. Commençons par celui du ministre de l'économie Antoine Armand. Qui hier sur France Inter expliquait que le Rassemblement National n'était pas dans l'arc républicain. Et qu'il ne recevrait pas les députés du RN dans ses consultations. Est-ce que vous le soutenez dans cette position ?
- 2:42RelanceRéponse directe
Pourquoi ? Pourquoi peut-être que ce jeu de survie garantie par le RN, ça peut durer ?
- 3:23OuverteRéponse directe
Mais est-ce qu'il ne peut pas neutraliser l'extrême droite tout en plaisant à la gauche ? Par exemple, s'il dit que la réforme des retraites est imparfaite et qu'il faut la corriger, il jouera sur les deux tableaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Oui, la crainte c'est que Beyrouth, le Liban devienne un nouveau Gaza. »
- 0:25Invité politiqueChiffre
« La journée d'hier a été particulièrement meurtrière, c'est la journée la plus meurtrière depuis la guerre civile au Liban, avec un bilan extrêmement lourd, 500 morts, plus de 1500 blessés. »
- 4:16Invité politiquePromesse
« Nous nous porterons évidemment un amendement pour rétablir l'impôt sur la fortune, celui qu'on a eu en France de 1997 à 2017. »
- 4:08Invité politiqueChiffre
« Le président de la République, Emmanuel Macron et sa majorité, nous ont désarmé fiscalement de 50 milliards d'euros depuis 2017 chaque année. »
- 4:45Invité politiqueFait
« Alors cela reste à démontrer. »
- 4:49Invité politiqueFait
« Sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, ils ont même plutôt baissé. »
- 4:54Invité politiqueFait
« Les déficits n'ont jamais été aussi élevés. »
- 5:11Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui il y a une croissance faible, 1,1 peut-être cette année d'après l'INSEE, dont 0,3 grâce aux JO. Sans les JO, on aurait une croissance à 0,8. »
- 6:02Invité politiqueFait
« Bon, voilà. »
- 6:19Invité politiqueFait
« C'est une faillite administrative dont est responsable le gouvernement actuel, en tout cas cette majorité actuelle. »
- 6:49Invité politiqueFait
« La loi permettait tout à fait de l'expulser. »
- 9:14Invité politiqueFait
« Si on a une majorité, déjà pour suspendre la réforme des retraites et revenir sur ce qu'il y a de pire dans cette réforme, c'est-à-dire la mesure d'âge qui amène aujourd'hui des gens qui ont leur trimestre à 62 ans à devoir continuer à travailler jusqu'à 64 ans parce qu'ils ont commencé à travailler tôt. »
- 10:31Invité politiqueFait
« Normalement, il doit y avoir un congrès à mi-mandat. Donc, on aurait dû avoir un congrès au mois de novembre et je constate qu'il n'a pas été convoqué. »
- 10:59Invité politiqueFait
« moi j'appelle Olivier Faure, mais on a un certain nombre à le faire. »
Temps de parole
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Philippe Brun, bonjour. Bonjour Christophe Vargas. Bienvenue, on va parler de Bruno Retailleau, bien sûr, mais on va commencer par la situation au Liban. Guerre totale, c'est ce que redoute la diplomatie mondiale, notamment José Borrell chargé de la diplomatie pour l'Europe. Est-ce que c'est votre crainte aussi ?
Oui, la crainte c'est que Beyrouth, le Liban devienne un nouveau Gaza. La journée d'hier a été particulièrement meurtrière, c'est la journée la plus meurtrière depuis la guerre civile au Liban, avec un bilan extrêmement lourd, 500 morts, plus de 1500 blessés. Et on attend beaucoup de ce qui va se passer aujourd'hui aux Nations Unies. Que peuvent faire les Nations Unies ? En tout cas, rouvrir la discussion. Je crois qu'il y a des deux côtés une volonté de dialogue, malgré la violence des bombes. J'entends aussi ce que dit le ministre israélien de la Défense, qui dit qu'une solution diplomatique est possible.
Saisissons la main tendue et essayons de trouver une solution politique pour mettre fin à cette guerre.
Le problème c'est que depuis août 2020, depuis l'explosion du port de Beyrouth, on a l'impression qu'il n'y a plus de Liban, en tout cas plus de Liban homogène politiquement, avec un Hezbollah qui est devenu peut-être le maître de la place.
Je ne sais pas si le Hezbollah est le maître de la place, en tout cas il faut rouvrir le dialogue. Et il est évident qu'on ne peut se permettre de voir Beyrouth devenir un nouveau Gaza. Et qu'il y a dans cette affaire des questions géopolitiques, une question d'humanité. Et on ne peut pas accepter qu'autant de vies soient sacrifiées en raison de cette situation.
Le président de la République française a beaucoup parlé aux Libanais depuis 4 ans et encore la semaine dernière. Il leur a parlé sans citer le Hezbollah. Est-ce que vous comprenez le jeu diplomatique d'Emmanuel Macron ?
C'est un peu étrange, je sais qu'il s'exprime cet après-midi aux Nations Unies. Nous verrons ce que sera son discours. Je crois que la France a un lien, comme dirait le général de Gaulle, multiséculaire avec le Liban. Et que nous avons un rôle dans la région historique, que nous avons vocation à garder. Et je crois que la parole de la France est attendue.
Alors en France, ce sont les premiers pas du gouvernement que l'on surveille. Premier pas et premier couac. Commençons par celui du ministre de l'économie Antoine Armand. Qui hier sur France Inter expliquait que le Rassemblement National n'était pas dans l'arc républicain. Et qu'il ne recevrait pas les députés du RN dans ses consultations. Est-ce que vous le soutenez dans cette position ?
Écoutez, je crois que ce qui se passe, la polémique que nous avons vécue hier, est finalement le symbole de ce qu'est ce gouvernement. C'est un gouvernement qui voulait être celui du Front Républicain. Et qui finalement dépend totalement du Rassemblement National. Je trouvais vraiment pathétique la manière dont il a été rabroué par le Premier ministre. Qui s'est empressé d'aller s'excuser auprès de Marine Le Pen. On voit bien à quel point ce gouvernement ultra minoritaire est voué à être censuré très rapidement.
Pourquoi ? Pourquoi peut-être que ce jeu de survie garantie par le RN, ça peut durer ?
Écoutez, imaginez le discours du politique général. Ça va être une mascarade. Vous allez avoir Michel Barnier qui va monter à la tribune de l'Assemblée Nationale. Et qui va se dire, il faut que je fasse le discours le plus à droite possible. Sinon, les députés RN se précipiteront à la sortie de mon discours du politique général pour aller voter la motion de censure déposée par la gauche. Il va donc devoir recruter un scribe probablement venu de l'extrême droite. Alors Patrick Buisson n'est plus de ce monde. Il va devoir peut-être demander à Geoffroy Lejeune ou d'autres d'écrire son discours. On voit bien que ce n'est pas possible. Monsieur Barnier ne l'aime pas d'extrême droite.
Il va donc devoir faire de telles concessions qu'il ne pourra pas tenir bien longtemps.
Mais est-ce qu'il ne peut pas neutraliser l'extrême droite tout en plaisant à la gauche ? Par exemple, s'il dit que la réforme des retraites est imparfaite et qu'il faut la corriger, il jouera sur les deux tableaux ?
Ce serait une bonne idée de dire qu'elle est imparfaite et qu'il faille la corriger. Pour l'instant, je ne le vois pas venir. Et dans les discussions que j'ai pu avoir avec les nouveaux ministres, que j'ai pu avoir aussi avec son équipe, je ne crois pas qu'il y ait de volonté de revenir sur ce qui est un totem aujourd'hui pour la minorité présidentielle.
De la même manière, on le voit avancer vers un peu plus de justice fiscale, comme il le dit, d'ailleurs, le patronat réagit plutôt bien. Là, il y a peut-être une piste où c'est la gauche qui lui permettrait de survivre, même si l'extrême droite n'est pas contente.
En tout cas, il y a un vrai sujet aujourd'hui pour nos comptes publics. Et le redressement des comptes publics, il y a certainement des efforts à faire sur certaines dépenses, mais il y a aussi un effort à faire en recettes. Le président de la République, Emmanuel Macron et sa majorité, nous ont désarmé fiscalement de 50 milliards d'euros depuis 2017 chaque année. Il y a des efforts à faire. Nous nous porterons évidemment un amendement pour rétablir l'impôt sur la fortune, celui qu'on a eu en France de 1997 à 2017.
Et la France ne se portait pas si mal pour également une meilleure progressivité de l'impôt sur le revenu, pour permettre aussi de mettre à contribution les grandes entreprises dans l'effort de réduction de nos déficits.
Ce désarmement fiscal, comme vous l'appelez, il a quand même permis d'attirer les investisseurs mondiaux. On est le mieux placé de tous les pays d'Europe et de créer des emplois, de faire baisser le chômage.
Alors cela reste à démontrer. Quand vous regardez par exemple la production industrielle, les chiffres de production industrielle n'ont pas augmenté. Sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, ils ont même plutôt baissé. Le nombre d'emplois industriels a également baissé chez Emmanuel Macron. Et puis les chiffres du commerce extérieur, qui est tout de même le juge de paix, toute politique économique, les déficits n'ont jamais été aussi élevés. Donc je crois qu'il y a une forme de manipulation sur cette fable de la réussite économique d'Emmanuel Macron. La vérité c'est que la France est en difficulté.
Aujourd'hui il y a une croissance faible, 1,1 peut-être cette année d'après l'INSEE, dont 0,3 grâce aux JO. Sans les JO, on aurait une croissance à 0,8. C'est quand même extrêmement faible.
Alors la bataille Retailleau-Migo aussi a animé ses premiers jours. C'est un grand classique. Ministre de l'Intérieur contre garde des Sceaux. Sauf que là, ça arrive dans un contexte où il y a ce fait d'hiver terrible. La jeune Philippine assassinée. Un suspect arrêté en Suisse, présumé innocent, mais qui semblerait avoir échappé aux procédures d'expulsion d'OQTF. F, ça donne raison à Retailleau ?
Écoutez, c'est très étrange parce qu'on a très peu d'informations. Il y a deux questions qu'on se pose. La première question, c'est pourquoi a-t-il été libéré si vite ? Si tant est qu'il est le coupable. Parce qu'un viol, et 2019 la condamnation, comment a-t-il été libéré si vite ? Il était mineur.
Il risquait 15 ans s'il était majeur, 7 ans et demi s'il était mineur, il en a fait 5.
Bon, voilà. Donc ça, c'est la première interrogation. Et la deuxième interrogation, la politique du gouvernement sortant, et qui est d'ailleurs le nouveau gouvernement aussi, c'était d'expulser de manière automatique les étrangers qui sortaient de prison. Pourquoi celui-ci n'a pas été expulsé ?
Parce que le service n'a pas rempli le bon papier, parce que le Maroc a traîné, parce que...
C'est une faillite administrative dont est responsable le gouvernement actuel, en tout cas cette majorité actuelle. Et donc ils doivent s'en expliquer. Parce que moi, je ne comprends pas en effet que s'il est en tout cas coupable, et il faut respecter la présomption d'innocence, mais en tout cas, que ce principe posé par Gérald Barmanin n'ait pas été respecté.
Est-ce que ce n'est pas un défi aussi à la gauche, au Front Populaire, dont certains membres pensent que sur l'immigration, il faut être beaucoup plus ouvert, beaucoup plus tolérant, et qu'il faut surtout résister au durcissement ?
Écoutez, il n'y a pas une question de durcissement. La loi permettait tout à fait de l'expulser. Il était arrivé en France relativement âgé, il n'avait pas de lien, de racine familiale en France, on pouvait tout à fait l'expulser. Donc la gauche n'est responsable de rien en la matière. Un ministre qui applique la loi et qui ne fait pas que des déclarations, mais agit dans l'intérêt public, aurait dû faire expulser cet étranger à la sortie de son emprisonnement pour des faits très graves, des faits de viol reconnus.
Si le gouvernement Barnier tombe, et en effet beaucoup le pronostic, au plus tard, au moment du vote du budget, qui prendra la suite ? Est-ce que vous pensez que Bernard Cazeneuve, pour lequel vous avez œuvré cet été, a une deuxième chance ?
En tout cas, il faut préparer dès maintenant l'après Barnier. C'est-à-dire qu'il faut que nous nous mettions en situation de pouvoir prétendre au gouvernement du pays. Pour cela, il faut que nous mettions sur la table les différentes options dont nous disposons. Et tenir compte finalement de ce qui a été notre échec de cet été. Il ne faut pas commencer par les personnes, il faut commencer par le programme. Savoir quelles sont les discussions que nous voulons avoir avec les autres groupes.
C'est-à-dire que tout le programme, rien que le programme du NFP, ça ne doit plus être la stratégie ?
Ça ne doit plus être la stratégie. D'ailleurs, ça ne l'a jamais vraiment été. C'était les déclarations des premières semaines qui ont été amendées considérablement par Lucie Casté qui s'est ouvert à des compromis. Peut-être que ces compromis ont été un peu tardifs compte tenu de la séquence et puis de la volonté du président de la République de garder la main et de ne surtout pas d'appeler la gauche à Matignon. Il sera forcé de le faire si Michel Barnier est finalement censuré. À ce moment-là, il faudra effectivement que nous soyons prêts. Et donc préparons-nous dès maintenant. C'est ce que je dis à mes collègues.
Il nous manque sans voix, toujours sans voix, sans siège, par rapport à la majorité absolue. Alors il faut que nous ouvrions dès maintenant. Évidemment, pour l'instant, de manière discrète avec nos partenaires, avec ceux qui peuvent partager avec nous un certain nombre d'idées. À la gauche de la Macronie, au Modem, il y a des pistes possibles. Écoutez, moi je vois qu'avec le Modem, on travaille très bien la commission des finances depuis maintenant deux ans. J'ai un accord presque parfait avec Jean-Paul Matéi sur les questions fiscales. Il est favorable pour rétablir l'ISF, il est favorable à une taxation des super profits, une taxation des super dividendes. C'est un partenaire.
Et puis je vois que ça bouge aussi dans la Macronie. Une députée qui s'appelle Stella Dupont qui veut censurer le gouvernement Barnier. Une autre députée qui s'appelle Sophie Errand qui quitte le groupe macroniste. Il y a donc aujourd'hui des lignes qui bougent.
Mais si vous allez vers ces gens-là, les FI ne vont pas vous suivre. Et vous allez perdre 72 députés. Vous n'aurez toujours pas de majorité.
Écoutez, ce qui compte, c'est ce qu'on va faire au gouvernement. Si on a une majorité, déjà pour suspendre la réforme des retraites et revenir sur ce qu'il y a de pire dans cette réforme, c'est-à-dire la mesure d'âge qui amène aujourd'hui des gens qui ont leur trimestre à 62 ans à devoir continuer à travailler jusqu'à 64 ans parce qu'ils ont commencé à travailler tôt. Les gens qui exercent les métiers les plus pénibles, les gens qui ont l'expérience de vie la plus courte et à qui on demande de travailler deux ans plus tôt, si déjà on arrive à résoudre ce problème, eh bien les gens nous remercieront.
Ce serait un gouvernement Cazeneuve sans ministre et les filles. On est d'accord. Sinon, il serait censuré immédiatement par le bloc en face.
Je n'en sais rien. Je ne vais pas faire de la politique de fiction. Ça va être compliqué. Je ne sais pas d'ailleurs. Franchement, si Bernard Cazeneuve avait envie de revenir. Je n'en sais rien. Première question. La personne, en tout cas, pour l'instant, n'est pas le sujet. Et deuxièmement, LFI a déjà fait savoir qu'il ne souhaitait pas être un obstacle et qu'il ne participerait pas à un gouvernement.
Un mot sur la mise en examen de la députée Shikiru, soupçonnée d'avoir surfacturé pendant la campagne 2017. Il y a un petit problème avec le système LFI, le système Mélenchon ?
Écoutez, il y a une mise en examen. Il y a d'autres gens qui se sont mis en examen. Il y a des ministres qui ont été mis en examen. Je crois qu'il faut que la justice se prononce. Cette affaire dure depuis longtemps maintenant. Il est arrivé que des gens mis en examen soient blanchis. d'autres condamnés. En tout cas, il faut respecter la justice et lui faire confiance.
Alors, si on respecte les textes, j'ai vu dans les statuts du PS qu'il devait y avoir un congrès dans les six mois qui suivent les législatives. Est-ce qu'il y aura un congrès avant ou juste après Noël ?
Écoutez, je le souhaite. Normalement, il doit y avoir un congrès à mi-mandat. Donc, on aurait dû avoir un congrès au mois de novembre et je constate qu'il n'a pas été convoqué. Et puis, il y a un deuxième article dans les statuts du Parti Socialiste qui dit qu'il faut avoir un congrès six mois après l'élection législative. Donc, ça nous amène en janvier. Si que le premier secrétaire n'est pas tellement allant. Alors, je crois qu'il faut que les uns et les autres nous organisions pour qu'un congrès ait lieu au début de l'année 2025. Comment pouvez-vous vous organiser ? Eh bien, il faut, je crois, moi j'appelle Olivier Faure, mais on a un certain nombre à le faire.
Benoît Payan, par exemple, le maire de Marseille, il fait une intervention lors de la fête de la Rose dans les Bouches-du-Rhône pour dire qu'il nous faut un nouveau congrès. Pourquoi il nous faut un nouveau congrès ? Parce qu'il faut qu'on arrive à trancher sur la ligne politique à tenir. Notamment si nous avons des élections législatives au mois de juillet de l'année prochaine et avec une nouvelle dissolution. Je crois qu'on a besoin de débattre dans le Parti socialiste. Là, les questions de personne et de l'avenir d'Olivier Faure, ce n'est pas ça la question.
La question, c'est de savoir quelle ligne politique nous voulons défendre à un moment où le Parti socialiste, qui a davantage de députés que jadis, a une image un peu brouillée dans l'opinion publique. Et il faut la redéfinir et redéfinir ce qu'est le socialisme au XXIe siècle. Philippe Brun, merci et bonne journée. Merci à vous. Merci beaucoup Christophe. On vous retrouve demain. Votre invitée sera la députée Céline Hervieux.
Philippe Brun