đŽLa mise en place dâun Institut OcĂ©an de lâUniversitĂ© des Nations unies Ă Brest et dâune unitĂ© en đ”đ«
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Questions et réponses
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- 3:00OuverteRéponse directe
Comment la France envisage-t-elle d'articuler le rÎle scientifique et le rÎle diplomatique de cet institut océan de l'UNU ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelles garanties de financement pérennes sont prévues pour assurer la viabilité de l'institut, notamment en Polynésie française ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment ce projet s'articulera-t-il avec d'autres initiatives internationales sur l'océan pour éviter les doublons ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quels sont les autres pays candidats pour accueillir cet institut et quels atouts mettent-ils en avant ?
- 14:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi établir un institut à Brest et une unité en Polynésie plutÎt qu'un réseau de hubs ?
- 16:00OuverteRéponse directe
L'institut aura-t-il vocation à travailler sur la réduction de la production des plastiques et pas seulement sur la gestion des déchets ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Chiffre
« Il est estimé aux alentours de 40 millions d'euros, ce qui pose la question de sa soutenabilité et la pérenité financiÚre dans un contexte budgétaire contraint. »
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« Vous m'avez demandé de produire un rapport sur les voies et modalités de financement d'un institut océan de l'Université des Nations- Unies le 2 avril 2025 et vous l'avez rappelé, c'est à l'unanimité des suffrages exprimés que notre assemblée s'est prononcée pour que le gouvernement finance un tel institut. »
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« La création de cet institut océan de l'Université des Nations- Unies intervient donc comme une action décisive pour la France dans ce moment particulier. »
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« L'institut pourrait ainsi compter son centre à Brest, une unité opérationnelle en Polynésie française, ainsi que sur l'ouverture de plusieurs hubs en différents points de l'hexagone et du territoire ultramarin. »
- 12:00Chiffre
« Aujourd'hui, je rappelle que l'université des Nations- Unies compte 15 instituts. Aucun en France, aucun sur l'océan, aucun dans le Pacifique. »
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« 53 % des étudiants rattachés à l'Université des Nations-Unies viennent de pays en développement et beaucoup bénéficient de bourses dans le monde. »
- 16:00Chiffre
« La somme de 40 millions d'euros équivaut au tiers du coût d'un missile à 51. »
- 18:00Fait
« Le projet a été considérablement précisé depuis le premier amendement budgétaire adopté fin 2024. »
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« Nous pouvons le financer en 1, 3, 5 ou 10 ans pour une somme d'environ 40 millions de dollars pour l'institut et de 10 millions de dollars pour l'unité opérationnelle, soit 34 millions d'euros pour l'institut et 42 millions d'euros pour le tout. »
- 26:00Fait
« Pour l'institut comme pour l'unité opérationnelle, le réalisme impose de considérer que le financement public doit au moins constituer la moitié des sommes nécessaires afin de provoquer un effet de levier qui permet d'aller chercher des financements privés. »
- 28:00Fait
« La protection des océans nécessite une action concertée, une véritable diplomatie bleue fondée sur la science, le droit et la coopération. »
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Il est estimé aux alentours de 40 millions d'euros, ce qui pose la question de sa soutenabilité et la pérenité financiÚre dans un contexte budgétaire contraint. Monsieur le rapporteur, je vous laisse donc sans attendre la parole puis nous pourrons échanger sur le contenu du rapport présenté avant que la commission ne se prononce sur sa publication. Merci monsieur le président.
Euh chers collÚgues, c'est pour moi un honneur de présenter devant vous ce rapport issu d'une mission Flash que vous m'avez confié à la fin du mois de novembre dernier. Vous m'avez demandé de produire un rapport sur les voies et modalités de financement d'un institut océan de l'Université des Nations- Unies le 2 avril 2025 et vous l'avez rappelé, c'est à l'unanimité des suffrages exprimés que notre assemblée s'est prononcée pour que le gouvernement finance un tel institut. Par là , nous avons dit l'attachement de la France à la science et au multilatéralisme on usien.
Sur le chemin des paroles aux actes, je pense que ce rapport constitue un jalon dĂ©cisif. Il y a des moments oĂč est fait du hasard comme de la nĂ©cessitĂ© de l'histoire, une initiative rencontre particuliĂšrement les conditions dans lesquelles elle doit se dĂ©ployer. Votre dĂ©cision de me confier ce rapport Ă ce moment Ă la suite des votes multiples de cette commission et de l'hĂ©micycle en faveur de la crĂ©ation de cet institut fait partie de celle-ci.
Nous savons particuliĂšrement en Commission des affaires Ă©trangĂšres qu'il est d'une impĂ©rative urgence de dĂ©fendre les institutions multilatĂ©rales de l'Organisation des Nations- Unies et la connaissance scientifique. Le gouvernement doit appuyer cette urgence par des actes concrets et le travail que nous avons accompli a Ă©clairci les conditions de son action qu'il pourra dĂ©sormais mener rĂ©solument et Ă l'appel de nombreux acteurs. Je parle Ă dessin d'un travail collectif car le prĂ©sent rapport n'aurait jamais vu le jour sans le soutien transpartisan Ă toutes les Ă©tapes du projet de dĂ©putĂ©s issus de plusieurs groupes et jusqu'Ă l'actuel ministre de la francophonie et des partenariats internationaux madame ĂlĂ©onore Carois.
Les 20 auditions rĂ©alisĂ©es dans le cadre de ce rapport ont dĂ©montrĂ© un soutien large et manifeste Ă la crĂ©ation de cet institut. C'est simple, personne ne s'y oppose et le constat de la correspondance entre la situation politique internationale et la crĂ©ation d'un institut onisien de formation et de recherche au service de l'ocĂ©an et de l'humanitĂ© fait l'objet d'un consensus. Face Ă Donald Trump qui dĂ©cide de sortir les Ătats-Unis d'AmĂ©rique de plus de 30 organisations en usienne, il faut abandonner la sidĂ©ration.
Le retrait du groupe international d'experts sur le climat et de la convention cadre des Nations- Unies sur les changements climatiques ne sont pas le fruit du hasard, mais d'une pensée et d'une politique qui combatte la science et souhaite favoriser l'expansion toujours plus grande des activités destructrices de nos milieux de vie. Mais le débat public a tendance à s'égarer sur un sentier qui ne mÚne nulle part. à chaque provocation de Donald Trump, beaucoup multiplient les réactions de surprise finte ou se cachent derriÚre une analyse qui prétend renvoyer la situation à son caractÚre prétendument invraisemblable.
L'invraissemblance répétée n'a pourtant qu'une signification, c'est une réalité nouvelle. Lorsque Trump mençait le Greenland, certains disaient qu'il n'y avait là que des mots. Ils sont aujourd'hui beaucoup moins nombreux et leurs propos sont démentis par les faits.
Le conseil de paix qu'il propose n'est rien d'autre qu'un conseil impérial auquel il faut payer un tribut et qui vise à détruire l'Organisation des Nations- Unies. Nous n'avons pas devant nous les actions hérites d'un individu, mais une politique impérialiste cohérente et qui se présente comme telle. La sidération est donc inutile dans ces conditions.
Elle donne l'impression dĂ©sagrĂ©able et irresponsable Ă nos concitoyens que la France ne serait pas prĂȘte Ă agir en toute indĂ©pendance et en toute circonstan pour dĂ©fendre et ses intĂ©rĂȘts et faire prĂ©valoir la coopĂ©ration internationale. La sidĂ©ration ne sert Ă rien. Il faut au contraire agir.
Quelle que soit notre position vis-Ă -vis de l'alliance transatlantique et le jugement que nous portons sur les relations aux Ătats-Unis d'AmĂ©rique, nous sommes placĂ©s devant cette sĂ©rie de faits incontournables. La crĂ©ation de cet institut ocĂ©an de l'UniversitĂ© des Nations- Unies intervient donc comme une action dĂ©cisive pour la France dans ce moment particulier. Il est certain, cet institut ne rĂ©soudrait pas tous les problĂšmes et ce n'est pas ici le propos, mais la France peut dĂšs aujourd'hui poser un acte fort.
Il est utile de préciser qu'au fil de nos travaux, l'institut s'est enrichi d'une nouvelle dimension que vous avez également mentionné dans votre introduction. En négociant dans la perspective de la création de l'institut, nous avons échangé grùce au travail de notre collÚgue Mariana Red Arbelot avec le gouvernement et le président polynésien. L'institut pourrait ainsi compter son centre à Brest, une unité opérationnelle en Polynésie française, ainsi que sur l'ouverture de plusieurs hubs en différents points de l'hexagone et du territoire ultramarin et des territoires ultramarins.
Cette dimension est centrale, aussi centrale que les la Polynésie française pour le territoire maritime de la France puisqu'elle compte pour 47 % de la zone économique exclusive. Aujourd'hui, je rappelle que l'université des Nations- Unies compte 15 instituts. Aucun en France, aucun sur l'océan, aucun dans le Pacifique.
C'est donc une coopĂ©ration fructueuse pour tout le monde que cette synergie entre PolynĂ©sie et France au cĆur de ce rapport propose. 53 % des Ă©tudiants rattachĂ©s Ă l'UniversitĂ© des Nations-Unies viennent de pays en dĂ©veloppement et beaucoup bĂ©nĂ©ficient de bourses dans le monde. temp en finançant cet institut en France, le gouvernement se conformerait Ă l'ensemble des traitĂ©s multilatĂ©raux nous engageant Ă la coopĂ©ration scientifique et technique et au partage des connaissances du sud au nord du Pacifique Ă l'hexagone sous l'Ă©gte de l'ONU.
Ce projet est un modÚle de coopération horizontale et égalitaire celui que nous souhaitons et que la France entend défendre. La France est particuliÚrement bien placée pour accueillir un tel institut et constitue à ce jour le pays candidat privilégié aux yeux de l'université des Nations- Unies. DeuxiÚme territoire maritime au monde.
Elle est reconnue en matiÚre de recherche et d'activités liées à la mer en animant notamment le réseau des université marine. Son engagement ferme pour le moratoire sur l'exploitation des grands fonds marins lui donne des obligations en matiÚre de coordination et de soutien aux activités scientifiques comme son implication dans le traité BBNG qui vient d'entrer en vigueur notamment grùce au travail de notre diplomatie. à Brest, la dynamite de recherche et économique permet d'envisager des partenariats fructueux et de faire bénéficier une organisation de l'ONU et la coopération internationale de ces réseaux existants.
De mĂȘme pour la PolynĂ©sie française d'ailleurs. Si elle est bien placĂ©e, si la France est bien placĂ©e pour obtenir cet institut, elle n'est pas seule en position Ă pouvoir ni Ă vouloir le faire. Ce rapport invite donc Ă une action rapide de la part du gouvernement.
Les raisons politiques de la crĂ©ation de cet institut sont donc nombreuses, solides et fondĂ©es. C'est Ă partir de cette rationalitĂ© politique que nous devons prendre des dĂ©cisions de financement. LĂ oĂč il y a une volontĂ© politique concrĂšte, il y a un chemin pour la dĂ©fense effective du multilatĂ©ralisme.
Pour en venir aux modalitĂ©s de financement, principal objet de ce rapport, le projet a Ă©tĂ© considĂ©rablement prĂ©cisĂ© depuis le premier amendement budgĂ©taire adoptĂ© fin 2024. L'institut comme l'ensemble des instituts de l'UniversitĂ© des Nations-Unies repose sur un modĂšle financier d'une dotation non consomptible placĂ© dans un fond sous-Ă©git de l'UniversitĂ© des Nations-Unis. L'institut fonctionnant ensuite sur les intĂ©rĂȘts gĂ©nĂ©rĂ©s par ce fond.
Nous pouvons le financer en 1 3, 5 ou 10 ans pour une somme d'environ 40 millions de dollars pour l'institut et de 10 millions de dollars pour l'unité opérationnelle, soit 34 millions d'euros pour l'institut et 42 millions d'euros pour le tout. Pour qui penserait que ce coût serait exorbitant, rappelons que la somme de 40 millions d'euros équivaut au tiers du coût d'un missile à 51. Le temps que la somme soit rassemblée dans le fond, une dotation de fonctionnement permet à l'institut de fonctionner dÚs la premiÚre année.
Le rapport invite Ă privilĂ©gier deux scĂ©narios de financement. Le premier, celui d'un financement en une fois Ă partir d'au moins la moitiĂ© de financement Ă©tatique, permet de lancer plus rapidement l'institut. et diminue le coĂ»t total de l'investissement parce que l'investissement est renchĂ©ri si on l'Ă©tale dans le temps Ă l'exception d'un des autres scĂ©narios abordĂ© Ă savoir l'Ă©talement sur 5 ans d'un mĂȘme investissement au total comprenant dotation non consomptible et dotation de fonctionnement donc pour 34 millions d'euros.
Ce dernier scĂ©nario, un scĂ©nario de repli en quelque sorte par rapport au financement en une fois, permet de rester Ă coup constant tout en lissant la dĂ©pense mais prĂ©sente le dĂ©savantage de ne pas permettre un dĂ©ploiement aussi prompt et complet de l'institut. Quant Ă l'unitĂ© polynĂ©sienne, nous plaidons pour que les gouvernements français et polynĂ©siens Ćuvrent de concerts en obtenant des fonds europĂ©ens, soit dans le cadre des fonds non consommĂ©s au titre du cadre financier pluriĂ©annuel qui Ă©chou en 2027 ou en en obtenant dans le cadre du suivant. Pour l'institut comme pour l'unitĂ© opĂ©rationnelle, le rĂ©alisme impose de considĂ©rer que le financement public doit au moins constituer la moitiĂ© des sommes nĂ©cessaires afin de provoquer un effet de levier qui permet d'aller chercher des financements privĂ©s.
L'efficacité commande d'ailleurs pour un chemin le plus rapide possible que l'intégralité de ces financements viennent de la puissance publique. J'en viens donc aux quatre recommandations principales du rapport qui sont les conclusions essentielles de ce travail, lesquelles s'adressent au gouvernement et tout particuliÚrement au ministÚre des affaires étrangÚres et européennes. D'abord dans le contexte politique et international actuel, l'exécutif doit envoyer un signal fort en faveur de la création de l'Institut océan de l'Université des Nations- Unies et en faveur du multilatéralisme onusien conformément à l'engagement pour la science inclus dans la déclaration de Nice de juin 2025.
Ensuite, dans ce cadre, le gouvernement doit assurer le financement d'au moins la moitié des fonds nécessaires à la création de l'Institut Abrest et de l'unité opérationnelle en Polynésie afin de pouvoir réunir l'ensemble des fonds nécessaires dans les plus brefs délais. Dans cette perspective, nous invitons le gouvernement à entamer dÚs maintenant avec l'Université des Nations- Unies les négociations en vue de la signature d'un accord de siÚge pour l'accueil en France de l'Institut océan de l'UNU. Enfin, il s'agit de mettre en place dÚs à présent des relations étroites avec le bureau parisien de l'Université des Nations- Unies et la structure de préfiguration de l'Institut qui est en cours de création afin d'identifier l'ensemble des partenariats possibles dans le processus de création.
La France et nous en sommes ravis, je crois pour beaucoup d'entre nous dans cette commission affiche des ambitions importantes en matiĂšre de diplomatie bleue et de diplomatie scientifique. Mais nous rappelons qu'il est important de se donner les moyens de ses ambitions et que la politique internationale ne se paye pas de mots. Je rappelle ceux de Jean-Noel Barreau Ă Nice.
La protection des ocĂ©ans, je cite la protection des ocĂ©ans nĂ©cessite une action concertĂ©e, une vĂ©ritable diplomatie bleue fondĂ©e sur la science, le droit et la coopĂ©ration. Alors, au moment oĂč le multilatĂ©ralisme est contestĂ©, au moment oĂč les institutions qui en sont les gardiennes sont fragilisĂ©es, entront en rĂ©sistance. RĂ©sistance aux sirĂšnes du cynisme, rĂ©sistance aux tentations mercantiles, rĂ©sistance Ă l'obscurantisme.
Donc fin de citation. Gorgias disait déjà qu'un discours gagnait en beauté lorsqu'il y ait élégance et vérité. Pour qu'une telle déclaration puisse s'adjoindre cette qualité, nous ne pouvons qu'inviter fortement le gouvernement à suivre nos recommandations.
Les mots de Francis Vala dans le numéro de décembre de la revue Marine et Oéan. peuvent conclure éloquemment la présentation de ce rapport tant rejoignent l'esprit, le contenu et appellent la France à se porter à la hauteur des ambitions qu'elle se fixe. Le fondateur du cluster maritime lance un appel auquel notre travail répond et que le gouvernement n'a qu'à suivre, cet appel venu à la fois de la société civile et de l'Assemblée nationale.
Je cite il faut rĂ©sister, sonner la mobilisation gĂ©nĂ©rale, se dresser sans peur contre ces bouts de feu de la planĂšte, contre ces Ă©tat qui par brutalitĂ©, intimidation, menace, chantage cherchent Ă imposer position extrĂȘme et rapport de force comme seul moyen de nĂ©gociation, refuser clairement au risque de l'affrontement la soumission aux Ătats-Unis pour sauver l'universalisme des mesures et le multilatĂ©ralisme. C'est sur ces bases que Francis Vala enjoint les gouvernants, je cite, "Ă avoir le courage de rĂ©agir sans tarder." La crĂ©ation de l'Institut ocĂ©an de l'UniversitĂ© des Nations- Unies qui rĂ©unit plusieurs groupes politiques de cette assemblĂ©e est une rĂ©action qui serait bien entendue entendue bien au-delĂ de nos frontiĂšres.
Ce rapport rivide sans aucune hĂ©sitation car l'hĂ©sitation dans le moment peut ĂȘtre fatale au multilatĂ©ralisme onusien et Ă toute perspective de coopĂ©ration internationale. Je vous remercie. Merci.
Merci monsieur le rapporteur pour ce pour ce rapport trÚs argumenté. Euh je vais passer la parole dans l'ordre donc à Pierre Prix Bétiche pour le groupe socialiste. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, d'abord félicitations pour votre soutien et votre rapport à cette initiative.
La crĂ©ation Ă Brest d'une universitĂ© des Nations- Unies dĂ©diĂ©e Ă l'ocĂ©an est un signal politique fort, vous l'avez rappeler, un signal en faveur du multilatĂ©ralisme Ă un moment oĂč il est contestĂ© voire piĂ©tinĂ©. Un signal aussi de cohĂ©rence. La France ne se contente pas uniquement de dĂ©claration.
Elle met la science au cĆur de l'action climatique dans le prolongement des engagements prianis lors du sommet des Nations- Unies sur l'ocĂ©an. Car protĂ©ger l'ocĂ©an, c'est protĂ©ger le climat, c'est protĂ©ger aussi la biodiversitĂ©, mais c'est aussi de fait protĂ©ger la santĂ© humaine. Or, nos ocĂ©ans sont en danger, vous le savez, et la France le sait mieux que d'autres sur son propre territoire en mĂ©tropole comme en outre mer.
Elle fait face à l'élévation du niveau de la mer, à l'acidification des océans, à l'effondrement de la biodiversité marine. Accueillir cet institut à Brest en lien avec la Polynésie française, c'est affirmé une ambition claire, celle d'une puissance scientifique internationale au service du vivant et du climat. Je souhaite cependant attirer l'attention sur un enjeu qui me paraßt majeur, la pollution plastique des océans.
Les vortex de plastique sont, nous le savons, les cicatrices visibles de notre consommation irresponsable du plastique. L'institut aura-t-il vocation Ă travailler sur la rĂ©duction de la production des plastiques et pas seulement sur la gestion des dĂ©chets ? Comment garantir une participation pleine et Ă©quitable des pays du sud qui subissent de plein fouet cette pollution sans ĂȘtre les principaux responsables.
Enfin et comment s'assurer que les travaux de cette universitĂ© se traduisent concrĂštement en des politiques publiques en France, en Europe, Ă l'Ă©chelle mondiale. C'est Ă ces conditions que cet institut pourra ĂȘtre pleinement Ă la hauteur des ambitions que vous venez de porter. Merci beaucoupci pour le groupe dĂ©mocrate.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le rapporteur de de votre analyse. Je crois que j'ai j'ai été trÚs intéressé par le fait qu'on était capable aussi de faire des des travaux comme vos précédents travaux et les présidents des précédents travaux et une mission flash qui permet aussi parfois d'accélérer les choses.
Donc c'Ă©tait vraiment un un un travail intĂ©ressant. Je vais revenir d'abord sur les choses oĂč on a retrouvĂ© de la de la cohĂ©rence entre nous et du transpartisanisme comme on dit maintenant. Je pense que sur les enjeux politiques, on est tous d'accord.
Vous avez rappelé le discours de monsieur Barreau. Euh, j'aime bien le terme de résistance. Oui, je crois qu'on en est là .
Je crois que ce qui se passe, l'idĂ©e d'enrichir qui n'Ă©tait pas lĂ il y a quelques au dĂ©part de de nos rĂ©flexions communes avec la PolynĂ©sie, c'est extrĂȘmement intĂ©ressant et ça marque des choses absolument fondamentales. Je pense que vous avez raison de dire et moi je l'ai dit pour beaucoup de sujets et ça c'est peut-ĂȘtre une diffĂ©rence sur d'autres sujets que nous avons entre vous. Je pense effectivement que le financement n'est pas un problĂšme.
Simplement ça sera un financement un financement un petit peu à construire quoi. Mais que il y aura il y aura des cofinancements et que y compris pour démarrer assez rapidement, je crois effectivement les comparaisons que vous avez donné sont justes et que je je suis moi je ne suis pas un pleureur du financement. Je pense que quand on quand on sait comment on marche les choses, on trouve les financements pour les idées intéressantes.
LĂ oĂč il y a un petit euh j'ai un petit bĂ©mol sur la façon dont vous le prĂ©sentez et qui correspond aussi Ă nos diffĂ©rences un peu philosophiques, c'est euh les pratiques politiques. C'est-Ă -dire que bien que vous soyez amenĂ© et par ce que vous ĂȘtes vous avez fait un rapport honnĂȘte et un rapport extrĂȘmement fouillĂ©, vous parlez de coopĂ©ration, vous parlez de hub, vous parlez de cluster, vous parlez de sociĂ©tĂ© civile, de mobilisation gĂ©nĂ©rale et quand vous arrivez Ă©videmment au financement parce que lĂ vous vous semblez retomber sur des choses qui sont un peu du dogme chez vous, vous dites "Oui, bon quand mĂȘme les financements privĂ©s, oui, il doit bien en avoir, mais ça serait quand mĂȘme mieux que ça soit du financement public." Je crois que lĂ , on est non seulement dans quelque chose qui me paraĂźt euh contradictoire, c'est-Ă -dire que je ne pense pas que ça que ce que cette travail puisse que ce centre, que cet institut puisse exister dans une dĂ©pendance complĂšte Ă l'Ătat français.
Ăvidemment que nous devons prendre des initiatives, Ă©videmment que nous devons faire construire ce projet, mais ça ne pourra pas marcher si, comme vous le dites ou comme vous semblez le dire parfois, l'Ătat doit tout faire et puis ça serait dangereux philosophiquement. Je rappelle que chez nous en dĂ©mocratie, la science est libre. La science est libre.
On a des scientifiques autour de la table. La science est libre. Les universités sont libres et heureusement qu'elles sont libres.
Donc l'organisation dans les recommandations que vous faites, c'est vos recommandations sont bonnes, mais je pense pas qu'un projet aussi multidimensionnel, aussi multifinancier et autant d'enjeu pourra travailler pourra par exemple ĂȘtre mis en place avec une rime avec ce que vous appelez des relations interministĂ©rielles. Tel ministĂšre doit faire ça. Je pense qu'il faut qu'on ait un management de projet qui soit un management de projet.
C'est je pense que ça marchera si Ă un moment l'Ătat et nous qui contrĂŽlons l'Ătat acceptons de dire oui, l'Ătat français a une a une carte Ă jouer mais il va ĂȘtre un partenaire parmi d'autres. Ce que je dis moi dans toute la diplomatie, vous avez rappelĂ© la diplomatie scientifique dont je suis le rapporteur, je le dis depuis l'origine. Je le dis depuis l'origine que ce qui se passe Ă Mossou est bien parce que ce n'est pas l'Ătat qui fait tout. le sauvetage du musĂ©e de Mossou qui avait Ă©tĂ© dĂ©truit parce que nous arrivons la fondation Alif que vous qualifieriez de privĂ©, il y a pas plus de privĂ© que la fondation Ralif, c'est la fondation Ralif qui permet Ă la France d'agir dans le monde pour sauver le patrimoine.
VoilĂ . Donc je crois et que il faut qu'on aille un tout petit peu plus loin que ce que vous dites par la logique de ce que vous dites prĂŽne le fait que nous sortions d'une logique strictement rimme rĂ©union interministĂ©rielle et d'une gestion extrĂȘmement administrative d'un projet qui doit ĂȘtre un projet trĂšs ouvert. Je vous remercie.
Merci monsieur Petit. Euh je vais passer la parole à Christine Angran. Merci monsieur le président.
Monsieur le rapporteur, le projet dont nous parlons aujourd'hui s'inscrit dans une dynamique globale du renforce de renforcement du rĂŽle de la science dans la gouvernance internationale des ocĂ©ans et du multilatĂ©ralisme scientifique. Ă un moment oĂč ces enjeux sont au cĆur de prĂ©occupation politique comme environnementale. La France dispose d'un Ă©cosystĂšme scientifique d'excellence Ă Brest avec des institutions de recherche et universitĂ©s spĂ©cialisĂ©es dans les sciences marines qui occupent des positions reconnues Ă l'Ă©chelle mondiale.
L'université de Bretagne occidentale, par exemple, se classe parmi les meilleures universités mondiales pour l'océanographie et contribue à des projets interdisciplinaires allant des biotechnologies marines à l'océan spatiale. Au regardes éléments, j'aimerais vous poser quelques questions, monsieur le rapporteur. Comment la France envisage-t-elle d'articuler le rÎle scientifique et le rÎle diplomatique de cet institut océan de l'UNU afin de renforcer la gouvernance mondiale des océans ?
Quelles garanties de financement pérennes et de partenariats internationaux sont prévus pour assurer la viabilité et l'attractivité de l'institut, en particulier en lien avec l'unité prévue en Polynésie française ? Enfin, comment ce projet s'articulera-t-il avec d'autres initiatives internationales récentes sur l'océan, telles que les engagements pris à l'UNOC 3 ou les axes de la décennie des nations unis par les sciences de Séaniques afin d'éviter les doublons et maximiser l'impact scientifique et politique ? Merci.
Merci madame. Bon, aprÚs ce premier groupe, on va demander au rapporteur donc de d'apporter un certain nombre de réponses. Merci monsieur le président.
Merci pour vos interventions qui je crois tĂ©moigne d'un intĂ©rĂȘt partagĂ© pour Ă la fois la dĂ©fense du multilatĂ©ralisme et de la connaissance scientifique et donc de la dĂ©fense infinĂ© de cet institut. Alors pour revenir sur la premiĂšre question, la premiĂšre interrogation qui porte sur la question de la pollution en plastique, la question plus gĂ©nĂ©ralement on va dire de la justice environnementale internationale, c'est c'estĂ d rapports entre les pays du nord et les pays du sud. Je l'ai vaguement Ă©bauchĂ© mais je tiens Ă prĂ©ciser le propos.
L'institut en ce site, il va constituer Ă la fois un institut de formation et de recherche va permettre de former des personnes du monde entier. Donc c'est un institut onusien donc il va accueillir des personnes du monde entier et majoritairement c'est sa vocation et ça nous a Ă©tĂ© rappelĂ© par le recteur de l'UniversitĂ© des Nations- Unies le professeur Marwala. il va en majoritĂ© former des personnes euh venues des pays en dĂ©veloppement qui peuvent ĂȘtre alors des Ă©tudiants mais ils peuvent Ă©galement ĂȘtre des diplomates, des juristes, des personnes qui vont participer aux nĂ©gociations internationales.
En ceci, il y a dĂ©jĂ un intĂ©rĂȘt politique premier, c'est que l'institut en quelque sorte va permettre de d'augmenter le niveau de formation qui est nĂ©cessaire Ă©galement Ă la prise de bonnes dĂ©cisions dans le cadre des nĂ©gociations multilatĂ©rales internationales. Donc ça c'est une premiĂšre logique et une premiĂšre maniĂšre de rĂ©pondre Ă votre question. Ensuite euh dans dans un dans son dĂ©ploiement un peu dans le temps, si on a l'institut, l'unitĂ© opĂ©rationnelle et effectivement plusieurs hubs qu'on pourrait avoir par exemple Ă Marseille, un autre Ă la RĂ©union et cetera, voir et le rapport le mentionne, un dĂ©ploiement sur d'autres pays.
Et je porte votre attention sur ce sujet car je sais qu'il est souvent question dans cette commission de la francophonie, de la politique que nous avons dans l'espace francophone. Il est possible d'imaginer qu'un certain nombre de hubire d'unitĂ©s opĂ©rationnelles de cet institut puisse bien ĂȘtre créé dans dans des pays de l'espace francophone. Et donc dans ce dĂ©ploiement gĂ©nĂ©ral et bien vous vous vous allez avoir une situation qui va produire une mise en rĂ©seau, une mise en rĂ©seau supĂ©rieure et supplĂ©mentaire des scientifiques et notamment, je le dis et je le dis pour moi-mĂȘme ĂȘtre chercheur sur les questions environnementales, une mise en rĂ©seau nĂ©cessaire entre chercheur de sciences dites dure et chercheur de sciences sociales.
Parce que en rĂ©alitĂ© lorsqu'on observe la destruction en cours des milieux de vie, lorsqu'on peut l'Ă©tablir scientifiquement, il est aussi important que ceux qui rĂ©flĂ©chissent Ă l'organisation de la sociĂ©tĂ©, Ă l'organisation politique puissent communiquer avec ceux qui constatent les effets du dĂ©sastre en cours. Donc si on prend ces deux Ă©lĂ©ments-lĂ , c'est aide aux nĂ©gociations en cours et aide par la crĂ©ation d'un rĂ©seau international Ă la comprĂ©hension des Ă©vĂ©nements eux-mĂȘmes. Je pense qu'on dit dĂ©jĂ quelque chose de ce que de ce Ă quoi cet institut peut contribuer.
Il faut pas non plus demander à la recherche dont Frédéric Petit a rappelé avec soin et je le partage son indépendance nécessaire. Et bien, il faut pas demander à la science ou à la recherche de quelque part sauver le monde. La la science ou la recherche peut contribuer utilement à éclairer les enjeux et ensuite pour le reste la mobilisation sociale, la décision politique et bien et les actions diverses et variées doivent faire la différence.
Bon, donc ça c'est pour le premier point. DeuxiĂšme Ă©lĂ©ment, euh bah je je remercie FrĂ©dĂ©ric Petit pour pour ces remarques qui avait trait Ă notre convergence sur ce point et je m'attache Ă rĂ©pondre aux nuances puisque c'est aussi ce qui fait l'intĂ©rĂȘt effectivement du dĂ©bat. d'abord sur le sur le financement lui-mĂȘme et mais vous l'avez dit, le rapport dit que il est possible et envisageable tout Ă fait euh d'avoir un financement hybride avec des sources publiques et privĂ©es de financement pour une raison d'ailleurs assez simple, c'est que une fois que l'argent est versĂ© et bien d'une certaine façon peu importe d'oĂč il vient puisqu'il est placĂ© sous l'autoritĂ© de des Nations- Unies, de l'UniversitĂ© des Nations- Unies pour vous enfin pour vous rappel appelĂ© la structure le secrĂ©taire le recteur de l'UniversitĂ© des Nations-Unies et sous sous autoritĂ© directe du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'Organisation des Nations- Unies.
Donc la voilĂ la chaĂźne est est celle-ci et ensuite s'il y a une sorte de conseil d'administration qui gĂšre ce fond qui Ă l'heure de de Ă l'heure oĂč nous parlons et bien finance 15 instituts dans le monde et don dont les intĂ©rĂȘts les intĂ©rĂȘts gĂ©nĂ©rĂ©s par ce fond financent 15 instituts. Donc lĂ on en aurait un 16e. Et ce fonctionnement garantit l'indĂ©pendance que ce soit des fonds privĂ©s ou des fonds publics parce que et je vais peut-ĂȘtre vous surprendre, je suis trĂšs attachĂ© effectivement au libertĂ© acadĂ©mique donc ça on a pas de doute lĂ -dessus.
Je pense c'est une valeur largement partagĂ©e mais ce n'est pas uniquement les libertĂ©s enfin les libertĂ©s acadĂ©miques quand il sont assises pas forcĂ©ment sur l'idĂ©e que le le financement soit public ou privĂ© en soi parce que effectivement elles ont Ă©tĂ© construites Ă la fois contre la puissance privĂ©e et contre la puissance publique. Tiens, si on prend le le livre de Jacques Legov qui est qui qui parle de cette de ce processus en tout cas pour la France, les libertĂ©s acadĂ©miques, elles viennent du fait qu'Ă un moment donnĂ© les clairs qui rĂ©flĂ©chissent aux questions de justice et cetera Ă la Sorbonne se ben commence Ă ĂȘtre embĂȘtĂ© par le roi parce que les bourgeois sont allĂ©s voir le roi en disant "Mais qu'est-ce qu'ils ont Ă causĂ© de justice ceux-lĂ ?" Et donc euh ils avaient tentĂ© d'aller euh et c'est l'Ă©glise qui Ă ce moment-lĂ protĂšge l'Ă©clair de la Sorbonne.
Bon comme force tierce quoi. Mais donc ce qui veut dire que le le les intellectuels les les c'est un peu un anachronite de pĂ©riode intellectuelle mais en gros Ă ce moment-lĂ la science avait Ă©tĂ© menacĂ©e et par la puissance privĂ©e les bourgeois et par la puissance publique puisque le roi servait leurs intĂ©rĂȘts. Donc je veux dire je suis pas dans la caricature de ce point de vue-lĂ .
LĂ , je dis dans ce dans ce dans ce projet, l'indĂ©pendance est garantie par le placement sous contrĂŽle de l'UniversitĂ© des Nations- Unies euh de l'argent dans un fond indĂ©pendant. Donc effectivement, peu importe d'oĂč viennent l'argent, en revanche, je sais que pour provoquer un effet de levier euh il est important qu'il y ait une contribution publique parce que c'est pas pareil d'aller voir quelqu'un en disant "Bah l'Ătat met 20 millions, est-ce que vous pouvez mettre un peu ?" et cetera que de dire bah il y a 40 millions Ă financer euh qu'est-ce que vous en pensez ?
Euh il me semble que la la diffĂ©rence se fait se fait ici. Et puisque je je n'ai pas envie d'ĂȘtre uniquement dans le consensus tout de mĂȘme je je je dis je dis oĂč se trouve Ă mon avis notre point de diffĂ©rence. C'est sur le cadre gĂ©nĂ©ral.
C'est-Ă -dire que et je le mentionne d'ailleurs dans le rapport effectivement je pense que la situation de crise que nous vivons au niveau international a tout Ă fait parlier avec le recul de l'Ătat, avec le recul de la puissance publique et avec le fait que il se trouve en compĂ©tition nette et dans un certain nombre d'Ă©tat parfois en difficultĂ© face Ă un certain nombre de de d'individus voir parfois de d'individus en tout cas d'entreprises transnationales qui ne garantis plus ni la souverainetĂ© de ces Ătats, ni en fait la possibilitĂ© pour eux de transcrire dĂ©mocratiquement ce qui serait la volontĂ© communĂ©ment partagĂ© dans le peuple et que cela rĂ©sulte de politique et que ces politiques favorisent l'accession au pouvoir de personnes comme Donald Trump ou Ravier Miley puisque j'ai compris qu'on allait en parler ce matin. VoilĂ , mais c'est une une divergence d'apprĂ©ciation qui je crois ne ne met pas en cause une convergence profonde sur le sujet. Et enfin pour rĂ©pondre aux derniĂšres questions, quelle est l'articulation entre le rĂŽle scientifique et politique de l'Institut ?
Et bien je pense que la premiĂšre rĂ©ponse que que j'ai faite Ă monsieur Prisbit permet sans doute de de le de le voir mais je pense que votre question permet Ă©galement de distinguer une chose importante, c'est-Ă -dire que la France finance euh cet institut mais l'institut lui-mĂȘme fonctionne ensuite de façon indĂ©pendante et fonctionnement fonctionnant de façon indĂ©pendante, on va dire au jour le jour et sur les annĂ©es oĂč il va se dĂ©ployer il ne va pas lui-mĂȘme servir les enfin les intĂ©rĂȘts de la diplomatie française. LĂ oĂč la crĂ©ation de l'institut est intĂ©ressante pour la diplomatie française, c'est que elle donne une preuve concrĂšte, sonnante et trĂ©buchante, j'ai envie de dire, de l'attachement de la France au multilatĂ©ralisme onusien. Voyez, enfin, j'ai eu des discussions avec certains diplomates qui me raconaient que par exemple dans certaines institutions de nĂ©gociation multilatĂ©rale sur les sur les fonds marins, sur les ocĂ©ans, la France a de trĂšs hautes ambitions et c'est bien, je veux dire, nous sommes tous convaincus que la France doit ĂȘtre une puissance maritime, doit servir la protection de l'ocĂ©an et cetera.
Mais souvent et je veux dire cette contradiction euh elle pose problĂšme important c'estĂ d que ah on m'a en Ă©cho. [rires] souvent si vous voulez ce ces ambitions butent sur de trop faibles moyens et et nous nous trouvons dans certaines situations avec des dĂ©lĂ©gations trois fois alors trois fois ou quatre fois moins nombreuses que les dĂ©lĂ©gations allemandes mais carrĂ©ment 10 fois ou 12 fois moins nombreuses que les dĂ©lĂ©gations chinoises et on a beau avoir d'excellents diplomates, on peut pas non plus leur demander de faire un travail qui qui enfin en fait qui serait le travail de trois ou quatre individus Ă eux individuellement. Donc ça ça me permet de rĂ©pondre lĂ -dessus, c'est-Ă -dire que le lĂ l'institut a cet intĂ©rĂȘt de d'une dĂ©fense rĂ©solue euh de du multilatĂ©ralisme.
Pour ce qui est, alors ça c'est intĂ©ressant sur le lien entre l'Institut et la PolynĂ©sie, l'Institut Abrest et la PolynĂ©sie, il y a dĂ©jĂ des des relations de recherche qui existent, des relations scientifiques, mais il faut voir qu'effectivement Brest est l'un des cĆurs, on va dire battant de la Ă la fois de la recherche sur la question maritime, mais aussi de l'activitĂ© Ă©conomique et de enfin, je pense par exemple Ă IfrĂ©er qui lit un peu les deux. Tout Ă fait. Et et donc l'idĂ©e l'idĂ©e est prĂ©cisĂ©ment que ces partenariats en fait durables puissent avoir lieu et sur le plan scientifique et sur le plan Ă©conomique entre ben l'hexagone et la PolynĂ©sie.
Et quel que soit d'ailleurs le choix de dans les annĂ©es Ă venir, la PolynĂ©sie entend faire pour son propre destin, mais c'est important de construire aussi des Ă©lĂ©ments concrets de cette nature et vraiment on a eu un trĂšs bon travail avec le gouvernement polynĂ©sien et avec le prĂ©sident Moet Brotherson. Pour Ă©viter les doublons, derniĂšre question essentielle Ă©galement, pour Ă©viter les doublons, nous avons Ă©galement menĂ© dans le cadre du trail d'audition des auditions avec notamment le responsable et le porteur de projet du projet qui a Ă©tĂ© annoncĂ© dont la crĂ©ation a Ă©tĂ© annoncĂ©e en en juin dernier Ă Nice et qui nous a absolument attestĂ© que le le projet de de la crĂ©ation de l'Institut ocĂ©an ne marchait pas sur les plates d'Apo, c'est qu'au contraire la crĂ©ation et la crĂ©ation d'un institut d'un tel institut ocĂ©an de l'universitĂ© des Nations- Unies pourrait ĂȘtre un point d'appui pour iPod qui serait une plateforme en fait Ă l'interface entre la science et la dĂ©cision politique et que on a mĂȘme Ă©voquĂ© ensemble dans nos Ă©changes et avec les l'Ă©quipe de l'UniversitĂ© des Nations Unies qui Ă©tait prĂ©sente avait de la possibilitĂ© Ă©ventuellement que l'Institut ocĂ©an de l'UniversitĂ© des Nations-Unies hĂ©berge ou en tout cas appuie d'une maniĂšre ou d'une autre cette structure de la mĂȘme façon la commission ocĂ©anographique internationale nous a assurĂ© que le l'Ă©cosystĂšme gĂ©nĂ©ral serait renforcĂ© par la crĂ©ation de l'institut et que la commission elle faisait tout Ă fait autre chose. VoilĂ .
Merci monsieur le rapporteur. Euh vous avez pu constater que je suis assez souple avec le temps et c'est en raison de de l'heure de la prochaine réunion qui a lieu à 10h30. Donc il va falloir je un peu meublé du fait du du fait du faible nombre de personnes désirant intervenir. [rires] Le prochain c'est Michel Guigna.
Je peuxer une question ? Oui, tout Ă fait tout Ă fait. Oui, merci euh monsieur rapporteur et messieur votre rapport.
Oui, votre rapport va un peu plus loin que la mission initiale puisque vous proposez de créer un institut à Bress mais aussi une antenne. Vous venez d'en parler, de cet institut en Polynésie française. Vous le soulignez, il faut que la France puisse avoir un rÎle majeur dans cette opération étant donné l'étendue de notre domaine maritime et dont la souveraineté parfois contestée mais qui nous permet d'accroßtre le rayonnement de la France.
J'ai quelques questions donc à vous poser sur ce sur votre rapport en page 32. Vous mentionnez que la France est une candidate solide aux yeux de l'Université des Nations- Unies pour accueillir un institut consacré aux océans. Pourrions pourriez-vous nous indiquer quels sont les autres pays candidats et quels sont les atouts qu'ils mettent en avant ?
Ce qui me semblerait bien normal. également en page 37, vous détaillez la possibilité de créer des des hubes de l'UNU, donc des partenariats de l'UNU avec des partenaire académique ou institutionnel avec la possibilité d'en créer à Marseille, à Paris ou dans d'autres collectivités d'outre mer. Pourquoi établir un institut à Bren ?
C'est une unitĂ© opĂ©rationnelle en polynĂ©sie française si c'est pour Ă©tablir une multitude de pĂŽles en mĂ©tropole, attention de ne pas crĂ©er une usine Ă gaz de plus. Dans ces cas de figures, les Ă©tudiants devront-ils avoir une mobilitĂ© importante durant leurs Ă©tudes ? Cela ne risque-t-il pas d'ĂȘtre problĂ©matique pour des Ă©tudiants boursiers par exemple ?
Et par ailleurs, dans les financements Ă©voquĂ©s, votre premiĂšre recommandation repose sur un fond de dotation de 40 millions de dollars lequel lesquels produisent un intĂ©rĂȘt de 4 Ă 4,75 % annuel. Donc un rendement entre 1,3 et 1,6 million d'euros annuels. Pourtant, au paragraphe suivant, vous dĂ©taillez que le budget de fonctionnement serait de 1,710 millions annuels.
OĂč trouvez-vous donc oĂč trouverez-vous donc la diffĂ©rence ? Les 110 Ă 410000 ⏠manquants chaque annĂ©e ? En tout Ă©tat de cause, sur le fond, nous voterons pour la publication donc de ce rapport.
Merci monsieur le rapporteur et monsieur le président. Euh Frédéric Petit. Oui, merci.
Puisqu'on a le temps, je je ne meuble pas mais je rebondis en Bien sĂ»r, bien sĂ»r, bien sĂ»r. De de termes, vous ĂȘtes voilĂ , je je pense que notre nos nuances, comme vous avez dit, sont peut-ĂȘtre aussi liĂ©es et c'est trĂšs bien dans ce parlement Ă nos Ă nos itinĂ©raires. D'abord, le mien est beaucoup plus long que le vĂŽtre. monsieur le rapporteur et et donc j'ai eu plusieurs vies dans ma vie et je je peut-ĂȘtre avoir aussi quelque chose qui est de l'ordre de la de du retour d'expĂ©rience de ce qui se passe Ă l'international dans ce genre d'organisation et dans ce genre de travail.
Vous avez parlĂ© de rĂ©seau, dit il faut travailler en rĂ©seau. Euh oui, en rĂ©seau. Et donc aprĂšs vous glissez vers partenariat en disant il y a un truc qui va ĂȘtre voilĂ .
Donc moi je dis si c'est un rĂ©seau, c'est un rĂ©seau et donc dans le rĂ©seau, il y aura pas un partie de rĂ©seau fermĂ© sous autoritĂ© de l'eau de de de du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ONU comme elle est parfois prĂ©sentĂ©e enfin comme elle Ă©tait parfois prĂ©sentĂ©e par votre responsable de parti qui Ă©tait membre de cette commission il y a il y a quelques annĂ©es et qui disait que c'est l'ONU qui doit tout dĂ©cider. en fait, il y avait une une une vision assez centralisatrice, mais le rĂ©seau, il va il va rentrer par les fenĂȘtres, sortir par d'autres fenĂȘtres de cet institut. C'estĂ d sinon c'est pas un rĂ©seau.
Si c'est un réseau, c'est pas une citadelle et puis des choses qui tournent autour. Voilà , je crois aussi qu'il y a une confusion sur le terme que vous utilisez pour hub. Pour moi, le hub il sera à Brest.
VoilĂ , le reste le reste fera partie d'un rĂ©seau. VoilĂ . Mais s'il y a une antenne dĂ©centralisĂ©e au SĂ©nĂ©gal, ça sera pas un hub au SĂ©nĂ©gal, ça sera une antenne dĂ©centralisĂ©e au SĂ©nĂ©gal. la notion de hub ou la notion de cluster, c'est une notion justement oĂč on se rassemble tout statut et tout financement confondu.
Donc voilĂ , je je pose des questions sur le rĂ©seau, enfin pas des questions mais vous je reprends des termes que vous avez utilisĂ© IfrĂ©, CNRS, euh gouvernement polynĂ©sien dans 10 ans, ça sera un partenaire qui sera peut-ĂȘtre plus du tout dans ce qu'il est aujourd'hui. Donc il va falloir repenser. Donc c'est bien c'est bien en terme de rĂ©seau qu'il faut imaginer, c'est que et pas du tout en terme en terme rigide.
Euh voilà collectivité territoriale. Collectivité territoriale. Il y a énormément de collectivités territoriales qui travaillent dans ce domaine.
L'OIF, vous avez rappelĂ© la francophonie, il faudra bien qu'Ă un moment dans la dans le rĂ©seau de dĂ©cision, l'OIF soit reconnu en tant qu'OIF et pas sous dĂ©pendance de l'ONU ou voilĂ , vous parlez de partenariat, on va pas crĂ©er des usines Ă gaz de partenariat croisĂ©, c'est un rĂ©seau. VoilĂ . Et effectivement, le management et l'animation d'un rĂ©seau pour moi est un mĂ©tier et c'est un mĂ©tier qui est un peu diffĂ©rent de celui de l'administrateurs de l'Ătat qui ont un beau mĂ©tier que je salue.
Nous avons des une une des compĂ©tences et une classe d'administrateur de l'Ătat qui est absolument unique au monde que nous dĂ©fendons Mordicus. Mais ĂȘtre administrateur de l'Ătat et ĂȘtre animateur d'un rĂ©seau, ce n'est pas le mĂȘme mĂ©tier. Il y a des administrateurs de l'Ătat qui font de trĂšs bons animateur de rĂ©seau, mais ce n'est pas le mĂȘme mĂ©tier.
Ce n'est pas la mĂȘme euh fonction. Et je finis sur une autre l'autre petite nuance. Vous dites que l'Ătat la la le public recule.
Non, vous pouvez pas dire qu'il recule. En particulier en France, nos dĂ©penses publiques n'arrĂȘtent pas d'augmenter. Ce que vous pouvez dire, c'est qu'il avance moins vite que d'autres.
Ăa, je suis d'accord. Dire ce que je veux. Oui.
Oui. Non mais mais on peut pas dire que l'Ătat recule. L'Ătat le financement public en France augmente.
Par contre ce qui coince c'est la rigiditĂ© parfois et c'est lĂ que qu'il y a une petite diffĂ©rence entre nous. La rigiditĂ© de l'Ătat. C'est vous dites faible moyen.
Non de de tout ce que j'ai vu dans tous ces domaines de la diplomatie d'influence. Il n'y a pas de de on a plutÎt rappelez-vous mon combat sur les les contrats d'objectifs et de moyens. C'est pas un problÚme de de de cumul de financement, c'est plutÎt un problÚme de mise de de cassage des sil et de mise en agilité d'une puissance publique qui doit regarder aussi ce qui se passe autour d'elle.
Et donc je dirais pas que les la puissance publique que le l'affaiblissement peut-ĂȘtre dans les dans les instances internationales de la France soit parfois liĂ© Ă au recul de la puissance publique. On peut ĂȘtre on peut ĂȘtre quatre en face de 15 chinois et ĂȘtre bien meilleur. Par contre, je suis d'accord avec vous que lĂ que que ce qui s'est passĂ©, c'est que nous sommes trĂšs rigides.
C'est-à -dire que effectivement, on a connu en 2000 quand on est arrivé ici, on a connu des ambassadeurs qui disaient "Bah non, ça c'est pas moi puisque c'est les public au développement ou ça c'est pas moi puisque c'est une commune qui s'en occupe. Donc c'est pas moi." Bah si si c'est la France.
VoilĂ . Donc cette idĂ©e, je prends je serais plutĂŽt d'avis qu'il faut s'attaquer Ă la rigiditĂ© de de l'organisation de notre de notre administration plutĂŽt que Ă systĂ©matiquement pointer une un recul de l'Ătat qui Ă mon avis n'existe pas. OK.
Merci Pierre PribĂ©tiche. Oui, monsieur le le rapporteur, monsieur le prĂ©sident, mes chers collĂšgues, si je pose cette affaire de la prise en compte en fait des vortex plastiques, c'est parce qu'on sait tous que la solution n'est pas au milieu de l'ocĂ©an, mais surtout en amont, dĂ©jĂ par une rĂ©duction massive de la production, mais surtout de maniĂšre Ă pouvoir avoir une action conjointe Ă la fois avec cette rĂ©duction massive en amont et aussi les traitĂ©s internationaux sur le plastique. Mais une des difficultĂ©s et c'est une difficultĂ© Ă la fois technique mais aussi de recherche, c'est de savoir comment utilement on arrive Ă traiter ces vortex en mĂȘme temps que l'on rĂ©duit en amont la pollution et la production de plastique.
Et donc si j'ai posé cette question, c'est parce que cet été nous avons eu en fait un échec au niveau du traité international sur le plastique et qu'il nous faudra conjuguer à la fois les différentes actions sur la réduction de la production du plastique avec aussi des substitutions qui doivent permettre justement de réduire en fait cette production. Mais de maniÚre parallÚle et conjointe, comment traite-t-on les vortex plastiques pour éviter leur décomposition avec le temps qui produisent en fait, nous le savons, des micro voire des nanoparticules qui ensuite sont totalement absorbées dans les chaßnes alimentaires. Et la difficulté internationale que nous avons, c'est à la fois une difficulté technique de savoir comment on les traite, mais aussi comment dans les traités internationaux, on intÚgre en fait ce traitement des vortex qui sont bien souvent localisés à des endroits relativement précis compte tenu en fait de la formation des girs et des courants au niveau océanique, mais qui avec le temps avec la le réchauffement climatique sont en train aussi de se déplacer.
Donc il y a à la fois des problÚmes de droit, des problÚmes de politique, des problÚmes d'impulsion et des problÚmes de mise en cohérence et mise en parallÚle d'un traitement qui est indispensable indispensable pour les chaßnes alimentaires, pour la biodiversité en évitant en fait que cette masse des plastiques, des vortex se décompose et pollue totalement toute la chaßne alimentaire. Donc c'est un enjeu international, c'est un enjeu de santé et seul le multilatéralisme viendra à bout euh avec une volonté politique de faire aboutir obstant les réticences que nous avons aperçu cet été avec le chÚque du sommet international sur le plastique. Merci euh Brigitte Clinkert.
Merci monsieur le président. Je craignais que vous ayez oublié certains groupes autour de la table. Je suis voilà rassuré.
Pas du tout. Me voilà rassuré. Vous vous n'étiez pas inscrites à l'origine alors ?
Ah mais ce sont les groupes qui interviennent. Non non c'était le groupe n'avait pas inscrit. Bon ben écoutez voilà l'explication.
Désolé. [rires] Euh ben toutes mes mes excuses. Alors euh en fait le rapport euh monsieur le rapporteur sur la création d'un institut océan de l'Université des Nations- Unies à Brest complété et je m'en réjouis par une unité en Polynésie mais en évidence je pense une opportunité vraiment importante pour notre pays.
Grùce à nos outres mÚres, la France est la deuxÚ puissance maritime mondiale et nous portons une ambition qui est reconnue en matiÚre de diplomatie scientifique et aussi en matiÚre de multilatéralisme environnemental. Et cette ambition a d'ailleurs été rappelée par le président de la République lors de la conférence des Nations- Unies sur l'océan en faisant de la santé des océans une priorité politique mondiale. C'est clair que le rÎle des océans dans la lutte contre le changement climatique et aussi la nécessité de renforcer la coopération internationale ne font plus débat aujourd'hui.
J'avais un certain nombre de questions Ă vous poser, monsieur le rapporteur. vous y avez rĂ©pondu pour partie, mĂȘme si les estimations budgĂ©taires me semblent encore assez imprĂ©cise, mais au-delĂ de ces aspects budgĂ©taires et organisationnels aussi que vous avez Ă©voquĂ©, j'aurais quelques prĂ©cisions Ă vous demander, notamment quant Ă la gouvernance qui serait envisagĂ©e pour garantir l'excellence scientifique de l'Institut aussi. Quelles seraient les retombĂ©es concrĂštes euh attendues pour la recherche française euh pour nos territoires ultramarin et pour la capacitĂ© de la France Ă peser durablement dans les nĂ©gociations internationales relatives Ă l'ocĂ©an.
Et puis enfin, comment est-ce que cet institut va s'inscrire dans la stratégie maritime globale de notre pays afin d'en faire un véritable levier d'influence scientifique et et diplomatique ? Ceci étant et bien évidemment le groupe Ensemble pour la République soutient la création de cet institut et sera donc favorable à votre rapport. Merci madame.
Euh pour terminer cette sĂ©quence, pardon Michel Guigot et aprĂšs on passe aux rĂ©ponses du Oui oui peut-ĂȘtre juste un tout petit ton micro. Merci. Euh oui, c'est un petit complĂ©ment par rapport Ă ce que disait notre ami collĂšgue Pierre PrivĂ©ich.
Euh oui, bien sĂ»r, c'est vortex de plastique, mais je pense qu'il y a aussi quand mĂȘme intĂ©ressant d'avoir un un point Ă©galement sur ce sujet des plastiques, notamment sur ce qui arrive parce que tout n'arrive pas d'Europe, loin s'en faut, aussi bien d'AmĂ©rique du Sud que d'Afrique et surtout que d'Asie. et je pense notamment au Pakistan qui est un un grand pollueur des mers. Et donc ce serait quand mĂȘme intĂ©ressant de de voir oĂč en est-on dans ce dans ce domaine et dans ces dans ces rĂ©gions du monde.
Merci. Merci. Euh Arnaud Legal, bonjour.
Excusez-moi pour mon retard, j'ai Ă©coutĂ© en en diffĂ©rĂ©. D'abord, je voudrais remercier Cadin, mon collĂšgue, pour son abnĂ©gation. Bon, le prĂ©sident et le bureau de la commission n'a pas Ă©tĂ© trop difficile Ă convaincre, mais il y a eu une abnĂ©gation Ă mener cette mission sur un sujet qui lui tient Ă cĆur et qui est de la plus grande importance.
C'est vrai que n'oublions pas euh que la mer c'est l'avenir de l'humanité. J'enfér la France est une grande puissance maritime et présente sur tous les océans. N'oublions pas aussi, je suppose que ça a déjà été rappelé que le l'un des premiers traités et le premier traité ambitieux sur la haute mer vient d'entrer en vigueur.
Donc cette mission, ce rapport tombe Ă Ă point nommĂ©. Il tombe Ă point nommĂ© Ă©galement parce que euh proposer la coopĂ©ration scientifique, proposer que la France soit ferdance de la coopĂ©ration universitaire et dans le cadre onusien euh ça vient vraiment euh c'est c'est extrĂȘmement bienvenu dans le contexte actuel oĂč certains veulent nous faire croire que la loi du plus fort est dĂ©sormais celle qui s'impose Ă tous et que il n'y aurait pas d'autres solutions, qu'il n'y aurait pas d'autre issue que finalement la guerre de tous contre tous alors que la seule alternative Ă la guerre de tous contre tous, c'est le droit international, c'est les coopĂ©rations scientifiques, c'est euh et la France a un rĂŽle dĂ©cisif Ă jouer. Alors, Ă©videmment, ce serait Ă©galement trĂšs important qu'il y ait une antenne de cet institut en PolynĂ©sie parce que nous nous serions un peu aux deux aux deux, j'ose pas dire aux deux enfin sur toutes les parties du globe en tout cas.
Et euh et voilĂ . et pour je le je suppose que ça a Ă©tĂ© dit mais je le redis pour des sommes qui sont marginales par rapport mĂȘme au budget de de je rappelle mĂȘme pas la loi de programmation militaire mais ne serait-ce que le budget du ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres. Donc il y a un effet de levier en terme d'influence, en terme de de soft power, donc de puissance, il faut le dire aussi sur un sujet majeur sur laquelle la France doit ĂȘtre Ă l'avant-garde qui fait que il faut appuyer ce rapport et il faut appuyer la crĂ©ation de cette de cette institut de l'ocĂ©an de l'universitĂ© des Nations- Unies.
Je vous remercie. Merci monsieur le rapporteur. Oui, merci.
Alors effectivement, je commence merci pour ce soutien et puis le soutien large que que je vois effectivement se manifester ce matin. effectivement sur je pense c'est important sur la la question budgĂ©taire de je reviens sur cette expression de somme marginale parce qu'effectivement quand on dit 40 millions bon au-delĂ de ce qui peut nous sĂ©parer sur ce que nous y mettons, on va dire affectivement 40 millions certains pensent que c'est une somme Ă©norme et bon d'autres d'autres moins et cela renvoie sans doute Ă la place relative qu'on qu'on souhaite que la puissance publique occupe. Mais je pense que lĂ oĂč on sera tous d'accord, c'est que 40 millions pour un institut qui peut fonctionner sur 50 ans, ça fait moins d'un million par an.
Et alors lĂ , ça devient vraiment marginal. C'est c'est-Ă -dire que si on est Ă moins d'un million par an pour la crĂ©ation d'un institut qui place la France au cĆur de la diplomatie ocĂ©anique et scientifique, ça ne coĂ»te rien. Et vrai et donc je pense c'est important pour la prĂ©cision budgĂ©taire.
Moi, je renvoie au tableau qu'on a travaillĂ© avec l'Ă©quipe de l'UniversitĂ© des Nations-Unies qui sont en fin de rapport et qui permettent de voir dans le temps selon le modĂšle qu'on finance Ă 1 an, 3 ans, 5 ans ou 10 ans, comment s'Ă©tale la dĂ©pense. Et il se trouve que dans certains scĂ©narios, parce que c'est Ă©galement ça qui est important Ă voir avec le modĂšle de financement de l'universitĂ© des Nations- Unies, c'est que l'idĂ©e c'est le les instituts non seulement sont financĂ©s pour leur fonctionnement par les intĂ©rĂȘts gĂ©nĂ©rĂ©s par le fond, mais que trĂšs concrĂštement, il y a un directeur qui est personnel onusien et il y a des chercheurs et ces chercheurs rĂ©pondent Ă des appels Ă projet et donc ils peuvent lever des fonds eux-mĂȘmes pour euh d'une certaine façon de l'institut pour renforcer l'autonomie de cet institut. Et ce qui me permet de revenir sur plusieurs questions qui ont portĂ© Ă©galement sur la qualification de hub.
Euh FrĂ©dĂ©ric Petit disait "Le hub ce serait bress et cetera parce que c'est le cĆur quelque part du rĂ©seau." Enfin bon et en fait c'est la terminologie propre Ă l'universitĂ© des Nations- Unies qui distingue trois types de structures. L'institut, l'unitĂ© opĂ©rationnelle et le hub. sur le plan aprĂšs euh structurel, ce serait pas loin d'ĂȘtre d'accord parce qu'effectivement, on va dire l'institut fonctionne comme tĂȘte de rĂ©seau quelque part et donc ensuite ça c'est un point d'articulation qui n'est pas nĂ©cessairement un point de direction centralisĂ© parce qu'en fait pour qu'on puisse ouvrir un par exemple Ă Marseille ou par exemple au SĂ©nĂ©gal oĂč je bon et bien il faut que l'universitĂ© qui le souhaite soit en fait elle la pilote de sa propre coordination avec l'institut de façon gĂ©nĂ©rale.
Donc c'est c'est important ce qui permet de parler de la gouvernance, c'estĂ d que la le l'institut lui-mĂȘme est autonome avec sa son conseil scientifique, avec son directeur et cetera et il est placĂ© sous autoritĂ© pour les questions de finances et cetera, sous autoritĂ© du conseil d'administration de l'UniversitĂ© des Nations-Uies et donc ultimement de du recteur qui est le professeur Marwala. Donc en terme de retombĂ©e concrĂšte pour la France, je pense que ça enfin ça renvoie effectivement Ă la Ă quelque chose de trĂšs concret qui pourrait ĂȘtre mobilisĂ© dans plusieurs sphĂšres de nĂ©gociation dans enfin c'est y compris je pense que imaginez pour pour beaucoup de pays tout de mĂȘme les paroles comptent Ă©videmment les paroles comptent en diplomatie mais les actes aussi comptent davantage et je pense que la France serait davantage avantage entendu, y compris dans ce qu'on appelle toujours le G77 mais qui compte plus de 120 pays, serait davantage entendu si elle mettait en place une structure de cette nature et donc je enfin voilĂ , j'y invite assez assez clairement. Je rĂ©ponds Ă deux trois questions supplĂ©mentaires.
Ouais. Ouais. Le pour ce qui est de la différence entre la production en amont et le traitement, effectivement, moi je suis d'accord, là on touche une question structurelle.
C'estĂ d qu'il faut Ă la fois arrĂȘter la cause du phĂ©nomĂšne. C'est typiquement le cas du changement climatique. Faut arrĂȘter la cause mais on se demande si on en est pas au point. ce qui pose des questions trĂšs complexes sur le plan politique parce que on sait tous les effets de biais, les effets de bord et les effets nĂ©gatifs que peuvent avoir les techniques par exemple de sĂ©questration du carbone, mais certains se disent "Ben finalement, est-ce qu'on est-ce qu'on est-ce qu'on va avoir le choix tellement parti loin ?" Et la pollution plastique de l'ocĂ©an, c'est quelque chose qui renvoie aussi Ă cette dynamique oĂč il faut Ă la fois traiter la cause et euh quelque part rĂ©parer.
Euh mais en mĂȘme temps, la seule vision technique, on sait qu'elle elle est en but. euh aux dynamiques socio-physiques et enfin au fait qu'on comprend d'ailleurs toujours pas trĂšs bien comment fonctionnent euh les choses lĂ dans le cadre des auditions. Pour vous prendre un exemple trĂšs concret, on a vu le secrĂ©taire exĂ©cutif de la commission occĂ©nographique internationale qui nous a dit qu'on en Ă©tait aujourd'hui Ă dĂ©couvrir que les nodules polymĂ©talliques, pour ceux qui qui ont un peu Ă©tudiĂ© le sujet, les nodules polymĂ©talliques, c'est en gros des cailloux posĂ©s au fond de l'ocĂ©an.
Et donc on se disit, c'est ça l'exploitation miniÚre des grands fonds marins. On se dit bah tiens, allez hop, on va prendre les cailloux et puis on va en faire quelque chose. Et pendant des années et des années, l'idée était de les nodules polymétalliques.
Bon ben voilà , c'était justement des cailloux posés là qui avaient qu'à ramasser. Et les travaux scientifiques les plus récents établissent que les nodules polymétalles jouent un rÎle dans l'oxygénation de l'atmosphÚre. Bah ça bah il y a 5 ans, on savait pas et on disait on peut y aller, on peut aller les récolter et puis ça ira.
Ben non, ça n'ira pas du tout. Et on a tout un tas d'exemples dans l'histoire du 19e siĂšcle et du 20e siĂšcle de processus qui ont Ă©tĂ© destructeurs alors mĂȘme alors tantĂŽt qu'on le savait, tantĂŽt qu'on ne le savait pas. Et enfin euh pour rĂ©pondre aux remarques sur sur le la rigiditĂ© de l'Ătat et cetera, bon lĂ je pense effectivement on arrive Ă une diffĂ©rence philosophique et politique trĂšs moi je pense que la RĂ©publique protĂšge, que un Ă©tapore aussi protĂšge et cetera et voilĂ .
Mais honnĂȘtement, je pense qu' un dĂ©bat et je le dis trĂšs sĂ©rieusement, un dĂ©bat euh j'ai pas j'ai envie de dire presque pour plaisanter, on va refaire le dĂ©bat d'hier soir entre entre nous. Mais mais euh mais un dĂ©bat sur cette question-lĂ , sur la question du retrait de l'Ătat qui est une thĂšse aussi qui a Ă©tĂ© euh dĂ©fendue acadĂ©miquement par Suzanne Strange, par exemple, des des universitaires de Sain Nature. Ben c'est quelque chose qu'on peut observer, qu'on peut dĂ©fendre comme phĂ©nomĂšne et euh et je serais vraiment intĂ©ressĂ© d'avoir un dĂ©bat peut-ĂȘtre de dans d'universitĂ© justement ĂȘtes-vous sur cette question.
VoilĂ . Merci monsieur le rapporteur pour cet excellent rapport. Merci.
Donc conformément à l'article 145 du rÚglement de l'Assemblée nationale pardon. Je me permets parce que je vous remercie je me permets de remercier également les équipes de l'Assemblée nationale qui ont fourni un travail formidable la mienne particuliÚrement et également et les équipes de l'UNU et les soutiens. Voilà c'est important.
VoilĂ . ConformĂ©ment donc Ă l'article 145 du rĂšglement de l'AssemblĂ©e nationale, il revient Ă prĂ©sent notre commission de se prononcer sur la publication du rapport d'information qui vient de nous ĂȘtre prĂ©sentĂ©. Je vous rappelle Ă toute fins utile que notre vote ne porte pas sur le contenu du rapport mais sur sa diffusion comme document officiel.
Donc je vais consulter la commission. Qui est pour ? Qui est contre ? abstention unanimité.
Monsieur le rapporteur, il en est ainsi décidé. Donc le rapport sera publié et distribué. Je remercie notre collÚgue Pierreve Cadalin pour son travail trÚs trÚs intéressant et trÚs structuré.
Merci. Merci à vous. Nous allons enchaßner directement et je vais passer la parole à notre président.
Merci beaucoup. Mais oui mais oui maintenant il y a qui le faire vraiment. Ah ben merci hein.
Chers collÚgues, nous continuons Donc cette séance du du mercredi matin avec une deuxÚme
Pierre-Yves Cadalen