Ma question à Mélenchon (et l'attaque de Maud Bregeon en coulisses)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 33 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Quel est le rapport vous vous imaginez entretenir avec des journalistes que vous n'appréciez pas ?
- 11:50OuverteRéponse partielle
Bonjour. C'est la troisième fois que vous organisez ce point presse. Comment ça se goupillerait demain au pouvoir ?
- 15:56RelanceRéponse partielle
Quel est le rapport vous vous imaginez entretenir avec des journalistes de droite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:27Fait
« Ce qui est factuellement faux puisqu'elle n'a parlé que du prix à la pompe. »
- 4:50Fait
« Je pose la question à la ministre pour connaître sa position et celle du gouvernement qu'elle représente sur ce sujet. »
- 5:31Fait
« Vous êtes militant politique ou journaliste ? »
- 12:26Jamil SleyFait
« Il peut aussi avoir lieu dans votre propre camp. L'effet de cours est partout en politique. »
- 17:12Jean-Luc MélenchonFait
« Il y a des journalistes, ils viennent me dire encore vous, j'ai envie de dire et vous vous étiez déjà là la dernière fois. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Quel est le rapport vous vous imaginez entretenir avec des journalistes qui mauvais voilà avec des journalistes que vous n'appréciez peut-être pas parce que nous nous avons pas les bons yeux. Comment ça se passe ? Non, je me permettrai pas. J'ai pas davantage de commentaires à faire. Je vous ai répondu. Je vous remercie. Question suivante monsieur la réponse. Bon, c'est pas grave, je me contentai de celle-ci. Enchaîner Maot Bron et Jean-Luc Mélenchon à quelques heures d'intervalle le même jour. C'est le grand écart qui m'a été donné de vivre mercredi de la semaine dernière, le 6 avril. Alors point presse Élysée 1 à l'issue du conseil des ministres en toute fin de matinée avec Brégon, suivi de la conférence de presse donnée au 10 nouveaux médias en fin d'après-midi chez
Jean-Luc Mélenchon. C'est parti pour une vidéo un peu storyt.
Il était midi à peine passé la semaine dernière donc mercredi quand la porte-parole du gouvernement venait de m'envoyer sur les roses en plein direct. J'ai pas davantage de commentaires à faire. Je vous ai répondu. Je vous remercie. Question suivante la réponse. Bon c'est pas grave. Je vous content de celle-ci. Bonjour madame la ministre. Christelle Meral, France Télévision. Sans doute s'était-elle sentie coincée dans ses réponses sans que ni tête pour défendre Darmanin, désavoué par le Conseil d'État sur sa politique pénale basée sur un fait d'hiver ici en l'occurrence face à moi là qui l'a relancé pour démêler tout ça et pour pointer ce qui ne me semblait pas aller dans sa réponse. Allez voir l'échange en vidéo dans l'onglet short sur cette chaîne YouTube ou sur mon
compte Instagram ou Twitter pour vous rendre compte par vous-même qu'elle a préférer me tourner le dos physiquement et lancer un sourire crispé à Christel Meral journaliste politique à France Télévision comme un appel à l'aide. Sortez-moi de là s'il vous plaît. Je vous en supplie. Je suis une célébrité. Sortez-moi de là. Bientôt sur TF1. Une célébrité ou plutôt une girouette si l'on en croit le canard enchaîné de cette semaine où un grand patron qui la connaît bien l'a décrit Avar. Je cite des postes de l'exposition médiatique. Elle adore ça, présiste-t-il, et du pouvoir, quoi qu'il en coûte, comme dirait l'autre. Fin de citation. Et il est vrai qu'elle donne du cœur à l'ouvrage, sans limite dans l'excès de zel pour défendre l'indéfendable à chaque occasion. Souvenez-vous, il y a
15 jours, son incapacité de dénoncer le racisme évident, le racisme revendiqué du tireur en Haute Loire. La vidéo de notre échange a alors enregistré plusieurs millions de vues cumulées sur les réseaux sociaux. en réaction. Elle a bouclé l'espace commentaire sous ses publications Instagram et a tenté la sobriété, la retenue dans sa manière de me répondre lorsque j'y suis retourné donc mercredi dernier. Alors avant d'en venir à la question posée à Jean-Luc Mélenchon, je me dois de vous raconter la suite du moment où la ministre m'envoie dans les roses car elle ne s'est pas arrêté là et l'anecdote nourrit l'analyse et même m'a inspiré la question posée à Mélenchon juste après. Car une fois le direct terminé, vous le savez sans doute si vous suivez mon travail, il est de coutume de poursuivre
quelques minutes en off. C'est-à-dire que la ministre descend derrière son pupitre pour rejoindre les journalistes dans la petite salle du porte-parola et répondre à quelques questions supplémentaires sans micro ni caméra dans un moment informel. C'est ça le off. Je n'y participe pas systématiquement mais cette fois-ci je reste et j' conversation donc en premier sur un sujet du jour, le carburant. Elle avait répondu à plusieurs questions à ce propos juste avant, donc pendant le direct, pendant le on expliquant les modalités d'un éème chèque Energy que le gouvernement allait mettre en place. Mais je souhaitais avoir une précision. Je lui dis que le carburant ce n'est pas que le prix à la pompe, ce n'est pas que la voiture en périphérie ou en ruralité.
Donc je lui demande que compte faire le gouvernement pour aider l'ensemble des Français touchés par la hausse du prix du pétrole qui impacte évidemment toute la consommation. Elle me répond l'air mi agacé mi dégoûté. J'avoue avoir du mal à saisir la nature de son langage corporel et et facial mais il est clairement hostile qu'elle ne comprend pas de quoi je parle. C'est un journaliste d'une grande chaîne de télévision française qui comme pour lui décrypter ma question lui dit que je lui parle d'inflation. Alors elle est là à coudé au mur moi debout face à elle. Elle nous répond toujours avec un ton méprisant saoulé qu'elle a déjà répondu. Ce qui est factuellement faux
puisqu'elle n'a parlé que du prix à la pompe. C'est bien pour ça que je lui pose la question. L'ambiance est vraiment chelou à ce moment-là. De par son attitude étrange clairement. Alors je lâche l'affaire. Elle fait un pas en arrière pour s'alomner de moi mais l'espace est restreint, je ne bouge pas. Elle recule donc de 10 cm. Nous sommes une poignée de journaliste à ce moment-là. Comme d'habitude, certains enchaînent quelques questions. Notamment sur le même sujet qui revient, celui du carburant, le D3 Dormous qui fait l'actualité et cetera. L'échange pendant un uf, je le redis, [grognement] est informel. C'est important. On est plus proche, ça se tutoie, pas moi. Ça prend des notes, ça parle parfois en même temps, ça rigole parfois aussi, pas cette fois.
Et à un moment, je complète une question abordant la taxation des super profits et le blocage des prix du carburant notamment que lui pose une journaliste d'un autre grand média français. Mon propos complémentaire porte alors sur l'attitude du gouvernement face à Total qui engendre des milliards d'euros de bénéfices en un temps record et us de stratagème. C'est-à-dire de déclarer les revenus hors de France pour éviter le fisque français. Je pose la question à la ministre pour connaître sa position et celle du gouvernement qu'elle représente sur ce sujet. Mais voilà, c'est la goutte d'eau de trop pour elle qui s'emporte et qui me lâche un provoquant. Vous êtes militant politique ou journaliste ? Ce qui est évidemment une question rhtorique qui n'attend donc
pas de réponse et puis de toute manière, je n'ai pas vraiment le temps de réagir puisqu'elle poursuit immédiatement. Je la cite mot pour mot en me disant, je constate que quand vous venez ici, vous venez comme militant politique. Alors moi, je ne suis pas acteur. Je ne peux pas vous rejouer sa manière de s'adresser à moi à ce moment-là, mais vous pouvez l'imaginer déjà en la voyant en on tenter de vous la décrire. Elle est à la fois agressive dans son accusation, dans son attaque à Dominem contre moi, mais je la sens aussi un peu comme fébrile. Elle n'est franchement pas à l'aise, tout en se montrant agacée mais aussi nerveuse. En tout cas bien moins contenu que lorsque les caméras tournaient il y a encore quelques
minutes, quand ici elle franchit cette ligne rouge pour moi de l'attaque personnelle. Tout va très vite. Les journalistes présents sont silencieux comme d'habitude. Je ne les regarde pas. Je suis un peu stupéfait par le comportement de la ministre, par son attaque qui vise clairement à me décrédibiliser ici. Je n'ai clairement le temps que d'exprimer ma surprise et de lui dire que ce n'est pas très sérieux ce procès qu'elle me fait ici sans perdre ni mon sourire ni mon calme. Elle me coupe la parole pour insister et je cite toujours, "Tout le monde ici le sait enfin que je suis militant et pas journaliste." Prenant donc à partie les autres journalistes présents comme alliés à son accusation comme ça sans leur demander leur avis pour tenter de m'isoler. Là, je ris nerveusement et je
tente de recadrer les choses. Personne ne parle encore une fois, seulement la ministre et moi qui essaie d'en placer difficilement une. Calmement, je lui rappelle que je ne fais que mon métier, poser des questions et chercher à obtenir des réponses. En réaction, elle fait la mou, la grimace comme pour signifier à moi, mais aussi aux autres. Quel doute de ma probé professionnelle et d'enfoncer le clou en me disant d'accord. Lorsque je répète être journaliste, c'est là qu'un confrère, chose inédite, jusqu'ici spectateur comme tous les autres qui eux le resteront, intervient pour rappeler à la ministre qu'il existe une presse et des journalistes d'opinion. C'est pas ça le mot, on va y venir. Et que ce n'est pas la même chose et il le précise à ce
moment-là que du militantisme politique. Ce n'est pas du tout la même chose. Bref, il la recadre quelque part, me défend au passage et dans le bouis car la ministre n'écoute pas vraiment, elle a pas envie et continue de parler totalement. borné sur son avis. Euh je lui rappelle moi à ce moment-là qu'elle va souvent chez ses news et européens sans que ça ne lui pose quelconque problème. Alors l'échange clairement houle n'aura duré que 2 minutes à peine et comme si de rien n'était le off reprend avec les autres journalistes et moi je reste ici. Voilà. En tout cas le off ne s'aternise pas. La ministre tournera les talons très rapidement au bout de quelques minutes. Alors pour de Brégeon et ce sont encore ces mots, ma démarche est politique, militante quand je viens lui poser mes questions à
l'Élysée. Fin 2024, alors porte-parole du gouvernement FMR de Michel Barnier, elle m'avait déjà fait le coup après des questions posées sur l'ambiguité politique du camproniste duquel elle fait partie avec le Rassemblement national à l'Assemblée nationale. off. L'un de ses collaborateurs très agressifs qui avait tenté de m'intimider devant tout le monde, je vous raconte tout ça dans une vidéo détaillée que vous pouvez retrouver, elle date de novembre 2024, m'avait reproché des questions qui, je le cite mot pour mot, stresse la ministre. À ce moment-là, je travaillais pour l'humanité et ils avaient été jusqu'à envoyer un SMS à ma chef de rédaction pour tenter de la joindre, sans doute pour se plaindre. Alors moi je ne sais pas s'il y a eu des suites mais ce que je sais c'est que les
mois suivants sous Bairou le gouvernement ayant changé la porte-parole d'alors Sophie Prima elle aussi s'était plainte auprès de mes employeurs alluma quelques mois plus tard fin de saison mon contrat n'est pas renouvelé en raison de difficultés financières ce qu'il faut comprendre ici je crois que c'est le plus important c'est que pour moi journaliste désormais indépendant mais hier journaliste pour l'hum pour le Média TV encore avant mais aussi occasionnellement pour d'autres titres comme Blast ouf off investigation le point presseé 1 est le seul endroit où il m'est donné la possibilité de questionner le gouvernement. Nul par ailleurs, il nous est possible de poser une question claire et directe à un responsable membre du gouvernement ou mieux de l'inviter sur un plateau pour
un entretien vérité. Non, jamais. Et pourquoi ? carot de Bron comme tant d'autres choisissent et ce n'est pas un scoop leurs interlocuteurs. En réalité ce n'est pas le fait que je sois prétendent pas un vrai journaliste à ses yeux un militant politique ou un journaliste d'opinion qui la dérange au fond. c'est qu'elle préfère choisir à quel médiat d'opinion à quel journaliste engagé s'adresser. Quand elle se rend avec gourmandise, je me permets de le dire comme ça car elle en fait la promo, la promo absolument non obligatoire ni même nécessaire sur ses propres réseaux sociaux. Lorsqu'elle se rend sur ses news ou Europain, elle choisit un média d'opinion compatible avec sa ligne politique. Elle sait qu'elle y sera à l'aise, qu'elle n'y sera pas vraiment
contredite, qu'elle n'aura pas trop de difficultés à faire passer ces éléments de langage politique. Pourtant, ces news comme Europain, vous le savez, sont d'éclatants exemples de médias clairement militants au profit de l'extrême droite et qui ne respectent en rien ni les faits ni la déontologie journalistique, notamment concernant la vérification et le croisement des sources. Leur patron Vincent Bolloré possède un agenda politique dont plus personne ne doute. Et ce serait moi le militant politique avec mes questions ? Aurait-elle repris un journaliste parlant de charge sociale au lieu de cotisation pour lui dire qu'il est militant de droite libéral ? Bien sûr que non. À ce moment-là, dans la pièce, il n'y a que des journalistes, moi y
compris, avec des lignes éditoriales et des biais sociopolitiques comme tout le monde face à la porte-parole du gouvernement qui le sait pertinemment mais qui ne supporte pas et la vérité est là, la présence d'un journaliste perçu comme de gauche, comme opposant dans son esprit qui vient seulement la challenger sur sa ligne à elle de droite, elle qui appelle à l'union de la droite et du centre de Macron à Retaillot. Alors, c'est en sortant de là un peu secoué par cette nouvelle attaque à dominem. Je vous en ai raconté plusieurs autres épisodes ces dernières années en vidéo ici que je me rends à la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon. Ma question est alors directement inspirée de mon expérience de journaliste au point presse du pouvoir. Je vous laisse regarder et on
se retrouve juste après. Bonjour Jamil Sley, journaliste indépendant. Alors, c'est la troisième fois que vous organisez ce point presse à destination de ce que vous appelez nouveaux médias. La première fois on se souvient vous avez reçu une volée de bois vert j'imagine que vous vous en souvenez plus que moi de la part des médias dit dominant vous allez vous l'appeler cast métique vol vert ils m'ont rien donné du tout ils ont glappé ils se sont plains de pas d'être là voilà vous l'appelez cast médiatique avec laquelle personnellement dans mon travail je coexiste et j'utilise bien le terme coexister par exemple au point presse de l'Élysée ou K d'orsais où je vois une sorte de journalisme de courte du moins j'appelle comme ça bien sûr not all journaliste pas tous les mêmes mais
un effet de cours disons-le qui n'est pas uniquement à droite ou même autour de la Macronie. Il peut aussi avoir lieu dans votre propre camp. L'effet de cours est partout en politique. Et ma question la voici. Vous demain au pouvoir, comment ça se goupierait par exemple le point de presse à l'Élysée ? Est-ce que nous journalistes, on aurait le droit d'organiser ce point de presse qui aujourd'hui est organisé physiquement par le pouvoir en place ? C'est-à-dire que c'est cadassé au point que aujourd'hui les les journalistes comme moi subissent une certaine hostilité et encore pas plus tard qu' ce midi même. Là c'est ma première question, c'est celle-ci. Euh bon donc en effet, c'est la troisème fois, on fait évoluer la formule, on tâche de s'y adapter. Eux, moi bon
attention, le prompteur s'est à nouveau arrêté. Euh je fais ce que je peux, mais j'ai pas réfléchi à votre question. Je ne sais pas comment ça fonctionne et donc je suis un peu gêné pour vous répondre mais a priori ou attendez, on remplacera pas une caste par une autre. Euh oui, mais vaut mieux le dire comme ça c'est dit et tout le monde se comprend. Ce que je veux je ce que je veux dire par là, c'est que on rencontre jamais la caste. Une caste, c'est un effet de système. Et il faut voir qu'est-ce qui compose un effet de système. Vous puisque vous avez fait référence à ce moment, je pense que vous avez dû être aussi surpris que moi. Honnêtement, aucun d'entre nous ne s'attendait une réaction pareille, aussi fermée, aussi violente contre ce que nous faisions ici, vu qu'on avait déjà
fait des réunions avec seulement les journalistes au club d'international seulement. Et tout d'un coup, alors là, c'est juste pour souligner le fait que j'ai compris mieux la peur qui habite la profession, c'est que il y a un ordre du monde qui est en train de de s'effacer. La Nouvelle-France, c'est pour tout le monde, y compris pour eux. Et cette Nouvelle France qui est présentée toujours sous un angle purement racialisé parce que les gens que j'ai en face de moi sont dans un état de névrose ou de psychose puisquil paraît que c'est plus grave, très profonde, obsédé par des questions de racialisation. Et quand je dis la Nouvelle-France, moi je parle du pays comme il est, comme il a changé. Or, le pays comme il a changé, c'est que c'est fini l'époque où le monde
paraissait à 11h, d'accord, avec euh la date et puis euh le lendemain, toute la presse euh départementale ou régionale prenait la ligne euh sur le monde. Donc quand on avait le journal Le Monde à midi ou à 11h euh et ben ça y est, on avait la ligne qui était donnée. J'ai connu des scènes vous savez qui sont très typiques d'une époque. Par exemple, la période où j'étais ministre, ça a fonctionné encore ce truc. Et donc moi-même ministre à l'heure à laquelle je mangeais, on m'apportait le monde que le monde hein. Quand nous étions en réunion avec Lionel Jospin, tout d'un coup quelqu'un entrait sur le côté, il avait le monde à la main et il le donnait à Lionel qui pendant que le tour de parole continuait, ouvrait le monde et regardait. Tout le monde était comme
ça pour voir ce qu'il y avait dans le journal. Tout ça c'est fini. Le monde est devenu surtout un journal de révérence plutôt qu'en journal de référence. Alors ça c'est réglé mais pas que le monde, je ne veux pas dire de méchanceté que pour lui. Beaucoup d'autres et continu à vivre dans la conscience de ses gloires, cette gloire passée, hein, où il pouvait mentir sans être corrigé et ainsi de suite. Donc je dis ça parce que pour le compte-rendu de ma déclaration de candidature, monsieur Olivier Pérou a cru bon d'inventer une citation et d'inventer une composition de la direction de notre mouvement et sans que ça suscite la moindre une peut-être une correction qui paraîtra quelque part. Mais je veux donc dire aux gens que c'est pas un journal à lire si
on veut savoir pour la rubrique politique parce que je veux pas être chien avec les autres, je lis le reste de temps à autre avec beaucoup d'intérêt. Mais la rubrique politique et en particulier de gauche est vraiment c'est un bulletin paroissial bon de de en gros tout ce qui peut y avoir de plus droitier de voilà. Alors après pour la conférence voilà c'est ça, c'est ça là-dessus que je vous entendre. Comment quel est le rapport ? C'est ma dernière relance. Quel est le rapport vous vous imaginez entretenir avec des journalistes qui voilà avec des journalistes que vous n'appréciez peut-être pas des journalistes que seraient de droite par exemple là pour le coup moi je suisé de gauche et là-bas je me prends des aussi des des réflexions comment ça se passerait sous la France insoumise voilà
non mais attends parce que après chacun a sa Alors la relation personnelle c'est une autre paire de manch ok pas personnelle professionnelle oui ou non mais quand même ça passe par des personnes. Il y a que vous qui croyez que vous êtes une professionne. Bon bah vous êtes là, je vous parle au bout d'un moment, faut pas raconter d'histoire. Euh il y a des journalistes, ils viennent me dire encore vous, j'ai envie de dire et vous vous étiez déjà là la dernière fois. Bon non mais je veux dire ceux qui par exemple me prennent à parti sur ma 4e candidature, pas de bol, je les ai déjà vu à la première. Alors je me dis "Et vous pourquoi vous êtes encore là puisque vous voulez tout changer ?" Non, on a le droit d'avoir une réaction humaine. Bon voilà, moi je joue pas à la comédie.
[raclement de gorge] Si quelqu'un m'exaspère, ça finit par se voir et si j'ai envie de m'amuser, ça se voit aussi, n'est-ce pas ? À mon avis là en ce moment. Bon, donc la relation personnelle, bon, elle est ce qui est toute relation personnelle. La relation professionnelle, je vous parle franchement, je préfère un journaliste dont je connais la nature de l'engagement ou du refus absolu. C'està-dire donc tout le monde voit que son travail consiste vraiment à faire un effort de mise à distance et pas d'engagement. Bon moi un article du monde à mon sujet je peux l'écrire à la place du gars. Je sais ce qu'il y a dedans de la première à la dernière ligne quel que soit le sujet ou alors pire encore le l'autre bulletin paroissial euh libération. Bon mais ça
c'est donc les relations sont mauvaises. En plus j'écris tout que c'est moi qui a des relations mauvaises avec la les relations tendues avec la presse. Pardon c'est eux qui ont une relation tendue avec moi. Ne mélangeons pas tout. Je viens maintenant au cadre de comment se passe l'information entre une structure en pouvoir constitué du pays de la République et de des gens dont c'est le métier de préparer l'information. Des exemples épouvantables, j'en connu plein. Faut pas croire en France ça se passe presque bien avec moi. Parce que en Argentine ça s'est passé tellement mal que Christina Kner a décidé de ne plus jamais parler aux journalistes de son pays. Même quand elle venait en France, elle faisait des conférences de presse réservé
exclusivement à tous les non argentins. Du temps de Chavez, bon, il faut dire que là, il fallait être un athlète en forme pour participer à une conférence de presse de Chavez puis en a une qui a duré 9h. Donc il vous mettait des cacahuètes et une bouteille d'eau à côté de vous et il paraît que quand il y avait les cacahuètes, c'est que ça serait long. Voilà. Alors bon, j'y parais peut-être pas tous les coups de 9h, mais c'était très long et c'était un quasi meeting. J'ai connu quelqu'un qui avait inventé quelque chose qui m'a bien plu, c'est Amlo, le président du Mexique. Lui, faisait ses conférences de presse à 6h du matin. Donc, imaginez-vous un journaliste de la région parisienne obligé d'arriver à 6h pil au palais de l'Élysée pour entendre
la réponse. Je ne suis pas en état de vous infliger cette cette punition vu que moi-même je ne je ne m'occupe plus de rien à partir de 2h30 du matin. Mais j'imagine que des conférences de presse pourraient avoir lieu à 3h. Bon maintenant faut peut-être que je devienne sérieux non pour de bon. Mais en plus jeis quand même Attendez non non j'ai pas fini. Je termine. Il y a une chose que je ferais pas. Je préfère vous le dire franchement. Euh c'est pas vous qui ferez la loi. Donc vous venez, il y a un je sais pas comment ça se passe, j'y suis jamais allé hein, mais il y a le le l'homme ou la femme qui fait le le compte-rendu quoi, qui raconte son truc et puis euh les autres posent des questions, hein. C'est comme ça que ça se passe. Bon, ce qu'il faut demander évidemment c'est que
ça se passe pas entre potes. C'està-dire la personne décide que toi tu auras la parole puis toi jamais. Alors ça, bon ou bien un journaliste indépendant, je m'en fous. Bon, ça non, ça c'est on peut fixer des règles et s'il le faut être même quasiment faire des quotas pour être certain que tout le monde est respecté. Mais de là à dire ça va être l'autogestion de la salle. Euh non. Euh parce que nous n'avons aucune garantie ni de sérieux, ni d'ordre, ni d'impartialité. J'ai connu dans ma jeunesse un moment où on comme on rêvait à toutes sortes de choses qui étaient assez folles, on avait voulu inverser l'ordre des dominants et des dominés. Donc, on avait dit, c'est plus les acteurs euh qui euh euh écrivent tout seul et qui jouent leur rôle, la salle aussi participe. Et quelqu'un qui
s'appelait euh donc j'ai oublié le nom, ça me reviendra, c'est un espagnol avait inventé un truc absolument injoui, euh c'est que il éteignait la lumière et les gens dans la salle soient jetil de toutes sortes et cetera. Bon, c'est une caricature mais il voulait dire que quand on renversait l'ordre des choses, ça voulait pas dire pour autant on arrivait sur un ordre qui soit supportable. Non, je crois qu'il faut que les choses se passent un peu là. On essaie de le faire. Je dis pas qu'on réussira. On on va se perfectionner à mesure d'une réunion à l'autre et puis là ça fait déjà 7 minutes. Donc c'est pas possible. Voilà. Merci pour votre question. J'espère qu'elle vous a la réponse vous aura amusé au moins d'un défaut d'être très intéressante. Alors que dire ? Je vais essayer de
faire moins long que Mélenchon. C'est pas gagné. Évidemment, l'ambiance est très différente. On passe du porte-parole à pouvoir en place depuis 15 et 10 ans qui doit rendre des comptes évidemment à une conférence de presse sans presse puisque principalement peuplé de streamers et de créateurs de contenu largement aquis à Lfi, ce n'est pas un secret. dans un exercice qui relève plus d'une opération marketing ingénieuse d'un candidat en campagne que d'une véritable conférence de presse où il pourrait se jouer des choses plus sérieuses. Non, là Jean-Luc Mélenchon est en mode meeting politique avec des réponses fleuves, certes pas désintéressantes, même intéressantes pour les oreilles amies ou alliées, mais qui ne me semble pas calibré pour un exercice véritable exercice
journalistique clair. Là, c'est hybride et ce n'est pas si grave. pas du tout même. Je trouve juste seulement dommage que ça ne soit pas assumé tel quel frontalement. J'en ai discuté avec pas mal de monde après et les avis étaient partagé entre certains qui me disaient être parfaitement conscient d'être là pour ensuite créer du contenu qui servirait de fait à la com Mélenchon 2027 et d'autres qui pensaient sincèrement que l'exercice était totalement désintéressé. Mais alors à mes yeux, est-ce que le rapport du pouvoir avec les médias et les journalistes sera différent si les filles acceptent demain à l'Élysée ? Est-ce que le journalisme de cours sera combattu ? Et bien à cette heure, difficile de répondre avec certitude à ces questions tant d'abord de Mélenchon
a été longue et vague et puis aussi se dire que Mélenchon président ça ne sera pas du tout le même homme de fait et c'est le cas pour tous les candidats que Mélenchon candidat c'est on tomberait dans dans autre chose même s'il faut souligner que sa réponse avec cette proposition de règles et de quota peut paraître intéressante si on oublie le c'est pas vous qui ferez la loi avant qu'il me raconte une anecdote sur une prétendue inversion de l'ordre dominé dominant qui n'était d'ailleurs pas dans ma question ni dans mon esprit. Non, pour moi, il s'agissait de voir plus clair dans le respect de ce qu'est un contrepouvoir, celui de la presse libre. Et la chose qui est claire sur ce sujet, c'est la méfiance de de Jean-Luc Mélenchon à l'encontre du monde médiatique. Évidemment, depuis la place
qu'il occupe aujourd'hui, celle d'un opposant politique, si ce n'est le premier opposant politique à qui le nombre d'acteurs souhaitent la tête, on ne peut que comprendre sa méfiance. Mais demain, président de la 5e République, ce ne sera plus la même paire de manche, d'autant qu'il sera sans aucun doute attaqué de toute parts s'il vre a appliqué son programme politique. Bref, tout ça est tantôt un peu ambigu, tantôt source légitime d'inquiétude. Évidemment, calmez-vous les insoumis, je vous vois venir, c'est sans commune mesure avec le risque les risques que bien d'autres formations politiques font planer, font peser sur la liberté de la presse si jamais ils arrivent au pouvoir qu'on s'entende bien. quand même croire dans un camp du bien où certaines choses
ou principes tomberaient sous le sens serait pour moi et je crois pour beaucoup une grave erreur. J'ai aussi noté autre chose dans sa la réponse qu'il me donne celle de Jean-Luc Mélenchon en l'espace de quelques minutes. Il parle lui-même sérieusement et avec gravité de la profession journalistique. J'ai compris mieux la peur qui habite la profession. Puis lorsque je le relance après un long monologue de 3 4 minutes pour recadrer l'échange sur ma question et obtenir une réponse claire, il ironise en me disant qu'il n'y a que moi, qu'il n'y a que les journalistes qui pensent être une profession. Comment ça se passerait sous la France insoumise ? Voilà. Non mais attends parce que après chacun a sa Alors la relation personnelle c'est une motaire de manche. OK. Pas personnelle professionnel.
Oui. Oui. Non mais quand même ça passe par des personnes. Il y a que vous qui croyez que vous êtes une profession. Vous êtes toujours une personne. Il se contredit donc en l'espace de quelques minutes mais ça fait rigoler tout le monde dans la salle. ce qui illustre ce que je disais un peu plus tôt, c'est-à-dire la nature hybride de l'exercice si ce n'est acquise euh à la personne qui parle. Alors, évidemment qu'il s'agit aussi de personnes qui composent cette profession, mais quand Jean-Luc Mélenchon insiste là-dessus, il vient surtout dépeindre tous les journalistes comme étant des militants avec un agenda politique précis, conscient, clair. Selon lui, il n'y aurait donc pas de profession. En somme, il y aurait que des individus militants politiques. C'est bien moi, je ne suis
pas d'accord avec cette lecture pour moi simpliste et même assez dangereuse au fond. Ici, quelle différence alors avec Maud Brégon, membre du gouvernement et porte-parole de celui-ci qui me taxe d'être militant politique dès que mes questions la gênent. En substance, la longue question de Jean-Luc Mélenchon tend à me faire comprendre que finalement les choses seraient similaires si ce n'est identique sous un gouvernement insoumis. Et encore une fois, les choses seraient sans doute explicables avec pourquoi pas la théorie de la la stadel assiégée. Mais là, ce n'est pas le sujet. Le logiciel avec lequel j'essaie de m'exprimer ici est celui d'un journaliste, d'un d'un analyste politique. Et donc là, avec ce qu'il me donne, bah il en faut pas plus pour imaginer que des journalistes
sympas avec la ligne du pouvoir seraient mieux reçu, mieux traités que d'autres, plus critiques. Le terro parfait pour entretenir les faits de cours que je dénonce et que je combats. D'ailleurs, les élus de gauche que j'ai pu interviewer ces dernières années le savent. On peut très bien être en phase sur des choses en politique, mais une fois que j'enfile ma casquette de journaliste, on ne plaisante plus, on joue vraiment le jeu. Sinon quoi ? Le journalisme doit être un contrepouvoir au service de l'information et donc du public pour qu'il cultive son esprit critique. Rien d'autre que cela. Et je pense que chez les insoumis, nombreux et nombreux sont d'accord avec ce constat, cette volonté de faire en sorte que ce soit vraiment le cas parce queon en est encore très loin. Mais entre euh des
volontés politiques en tant que candidat, en tant que campagne, en tant que euh opposition à un pouvoir en place et l'application réelle une fois le pouvoir obtenu, et ben ce n'est pas la même la même chose. Et c'est là-dessus que je vais conclure en disant "Ce qui est le plus important pour moi euh peu importe le pouvoir en place, seule la liberté de la presse et la liberté totale peut nous garantir un semblant de contrepouvoir démocratique." Et dire cela, ce n'est pas être dupe. Il n'y a pas de vrai ou de faux journalistes qui serait vrai ou faux selon le pouvoir au commande. Donc de droite ou de gauche, voilà. Non, il y a des lignes éditoriales, parfois des parties prix, d'autres fois des conflits d'intérêt à dénoncer, des billets toujours qu'il faut assumer, bref, une transparence à
avoir dans l'exercice de ce métier franchement précaire pour les uns, pas pour tout le monde. En tout cas, ce n'est pas si simple. Ça ne sera jamais parfait. D'ailleurs, éviter de chercher la pureté, c'est vraiment à bannir. C'est la pire des choses que ça soit dans ce métier là, tout comme dans le militantisme ou quoi que ce soit. Tout ça pour dire que seul une presse libre, indépendante des puissants et avec des moyens suffisants pour l'être peut faire ce job, ce job-là justement. Allez, moi je vous laisse là-dessus et j'espère que cette vidéo un peu improvisée sur le pouce vous aura plu et ouvrira des débats intéressants dans l'espace commentaire. Et puis moi, comme toujours, je vous appelle à soutenir activement mon travail, à m'aider à avoir ces fameux moyens pour continuer
ceux de mes ambitions et la première, rester libre et indépendant dans mon travail journalistique que je livre gratuitement à tous en ligne depuis des années déjà. Abonnez-vous ici sur YouTube, on est bientôt 100000 mais aussi sur mes autres réseaux sociaux et puis surtout, j'allais dire faites un don sur jil.fr/soutenir. /uten C'est vital, réellement vital pour moi.
Jean-Luc Mélenchon