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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 6 février 2026 57 minContradictoireActualité / polémiqueSantéTransportsEnvironnement & énergieLogement

Municipales 2026 : Qu'attendent les Français de leurs futurs maires ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 61 %Attaque 18 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de ces élections municipales ? Qu'est-ce qui va vous décider à voter pour tel ou tel candidat ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la mobilisation citoyenne autour des déserts médicaux ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quels leviers a le maire pour revitaliser les centres-villes ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Comment soutenir l'engagement des citoyens pour les gares et le ferroviaire ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    La qualité de l'air et la gestion des risques dans les friches industrielles vous inquiètent-elles ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les élections municipales sont-elles importantes pour votre premier vote ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Promesse
    « Je recruterai 5000 policiers municipaux. »
  • 6:00Karine DanielFait
    « Il y a pas forcément un modèle unique des maisons de santé. Il est important que la maison de santé réponde au profil de la population, aux besoins locaux. »
  • 14:00Sophie SubberFait
    « Cette gare est essentielle. Elle fait partie de nos services publics indispensables aux habitants de notre territoire. »
  • 16:00Karine DanielFait
    « Il y a un vrai enjeu d'égalité des chances pour celles et ceux qui sont les plus éloignés des pôles d'enseignement, de leur emploi. »
  • 18:00Anne Véronique OsetFait
    « Il y a eu un article diffusé dans la presse régionale en 2025 qui a révélé des analyses problématiques de la qualité de l'air. »
  • inconnuFait
    « il y a un maintenant un élargissement des pouvoirs des polices municipales »
  • Karine DanielFait
    « la sécurité est devenue aussi une vraie préoccupation et un vrai enjeu y compris pour les candidats de gauche »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] La sécurité [musique] c'est la première des libertés. Je recruterai 5000 policiers municipaux. La première chose c'est on va continuer à développer le logement social parce que il n'y a que le logement social qui permet pour un certain nombre de catégories de continuer [musique] à habiter à Paris. et ne comptez pas sur moi pour engager un projet abracadabrantesque à plusieurs milliards qui fera les poches des automobilistes la ruine de cette collectivité et qui ne réduira en rien les émissions de CEO2, la pollution et le trafic routier de surface.

Aujourd'hui, j'ai mal à ma ville. Lyon décroche et Lyon se replie. Je veux devenir votre prochain maire en 2026.

Voilà, on le voit à Paris et à Lyon, mais aussi dans toute la France, la campagne basse son plein. Et vous, qu'attendez-vous de ces élections municipales ? Qu'est-ce qui va vous décider à voter pour tel ou tel candidat [musique] les 15 et 22 mars prochain ?

Dans un sondage au doxa réalisé pour public sénat et la presse quotidienne régionale, on [musique] lit que 76 % des Français disent s'intéresser à cette élection. Parmi [musique] les thèmes jugés prioritaires, on retrouve la sécurité, la lutte contre la délinquence, [musique] puis la santé, l'offre de soins à égalité avec le niveau des impôts locaux. Dans ce nouveau numéro de dialogue citoyen, cinq Français vont témoigner de ce qu'ils [musique] attendent de leur prochain maire ou de leur prochaine maire.

Bonjour à tous les cinq. Merci à vous d'avoir accepté de participer à cette émission. [musique] Avec vous, nous allons faire un Tour de France. grâce à vous évoquer différents thèmes [musique] que ce soi les transports, l'environnement.

Nous donnerons également la parole à une jeune électrice dont c'est la première élection. Pour commencer, nous allons à Nant à la rencontre de Jean-Luc Landas pour parler de santé. On l'a vu he c'est une préoccupation importante.

Jean-Luc, vous êtes retraité, ancien médecin à l'hôpital et vous vous battez depuis 2 ans pour implanter un centre de santé dans votre quartier de Nantes. Avant de vous entendre, on va voir une courte vidéo que vous avez filmé pour nous. C'est au cœur de ce quartier populaire du sud de la ville de Nant au Clotorau que sera ouvert dans quelques mois au rez-de-chaussée d'un de ces bâtiments, le centre de santé associatif qui permettra aux habitants de ce aux habitantes de ce quartier euh d'avoir accès sur place à très à proximité immédiate de médecin généraliste euh de d'une psychologue, d'infirmier et dans ce quartier où le dernier médecin généraliste et a pris sa retraite depuis 2 ans.

Bonjour Jean-Luc. Alors racontez-nous. Vous vivez dans une grande ville mais dans un désert médical.

C'est un paradoxe ? Et bien oui, mais c'est un paradoxe euh qui existe dans toutes les grandes villes. En fait, il y a une grande inégalité d'accès aux soins euh selon les quartiers.

Et dans les quartiers populaires et bien il y a très peu de médecins, beaucoup moins. Euh tels que ce donnent les chiffres euh de la direction régionale euh de de l'ARS eux-mêmes. Ouais.

Bien. Donc on s'est retrouvé dans ce quartier avec le départ du dernier médecin généraliste, on a pris le taureau par les cornes avec pas moi tout seul [rires] mais avec un collectif de citoyens et puis d'autre part les habitants du quartier en en en agissant sur de deux rails sur deux rails. Le premier rail, c'est de venir en aide immédiatement en tenant des permanences pour aider les habitants de les habitants de ce quartier à retrouver un médecin généraliste.

Nous avons répertorié les les médecins exerçant dans moins d'une demi-heure en transport en commun qui est le moyen de transport le plus le plus utilisé par par les habitants du quartier. Et en fait, nous avons trouvé 42 médecins, ce qui peut paraître beaucoup répartis dans 22 cabinets mais seulement deux prenaient des nouveaux patients. Voilà.

Et et donc nous avons premier premier point puis le deuxième rail sur lesquel nous avons régi, nous avons dit bah il faut retrouver un médecin des un ou des médecins plus exactement dans ce quartier. Et donc nous nous avons euh donc nous sommes battus euh auprès des élus pour obtenir la création d'un centre de santé dans dans ce quartier et ou comment on fait pour vivre au quotidien sans médecin généraliste ? Racontez-nous aujourd'hui comment ça se passe.

Et ben comment ça se passe ? C'est-à-dire que comment vous faites quand il y a plus de médecins qui veulent venir faire des visite à domicile quand vous avez votre mère de 90 ans qui ne peut pas se déplacer ? Ben ça veut dire que vous posez un arrêt de travail et puis vous allez l'accompagner au médecin qui va bien la recevoir.

Bon voilà. Et euh quand comment vous faites pour repérer euh euh les euh le un autre un autre cabinet un autre cabinet de euh de médecin euh quand vous êtes aveugle et sourd ? Bon voilà et concrètement c'est comme ça que ça se passe.

Comment vous faites quand vous avez trois enfants que vous êtes maire seul et que vous devez passer 2 he de ou 3h pour pouvoir aller à une consultation ? C'est c'est c'est [rires] ça la difficulté et donc c'est la raison pour laquelle l'action immédiate dit c'était de tenir ses permanence à la maison de quartier qui nous a accueilli. Voilà et pour pour les aider parce que comment vous faites quand vous vous possédez mal le français et que ben prendre un rendez-vous sur internet c'est impossible.

Voilà c'est et est-ce que est-ce que ce thème donc qui vous tient à cœur la mobilisation autour de cette maison de santé ça influe. Est-ce que vous avez pu rencontrer des candidats ? ce qui viennent dans votre quartier sur ce thème ?

Alors euh pour l'instant nous avons pas nous n'avons pas rencontré mais ça viendra mais mais nous avons rencontré les élus au paravant car euh la décision euh de d'ouvrir ce centre de santé a été a été une décision de la municipalité actuelle euh qui a qui a accepté de budgetter euh des des des sommes pour ouvrir à terme ce ce nouveau centre de santé qui n'était pas prévu dans mande. Alors pour réagir à votre témoignage, j'accueille sur ce plateau trois sénateurs et sénatrices. Bonjour à tous les trois.

Vous allez pouvoir réagir comme ça au témoignage de nos citoyens. Je vous présente Karine Daniel, vous êtes sénatrice socialiste de la Loire Atlantique. Vous connaissez très bien Nant, vous avez été élu municipal.

Également avec nous, Ludovic E, sénateur centriste du Hain. Vous avez également été maire d'une commune de 15000 habitants en Alsace. Également avec nous, David Bargerite.

Bonjour. Sénateur LR de la Manche, vous avez été conseiller municipal de Cherbourg. Alors Karine Daniel, qu'est-ce que cette mobilisation vous évoque ?

Est-ce que c'est une préoccupation des Français, des électeurs dans la campagne ? Vous le reconnaissez la santé ? Oui, évidemment, c'est une des premières préoccupations des Français.

On peut pas se satisfaire du fait que aujourd'hui on constate qu'il y a des différences d'espérance de vie entre les départements du fait de du développement de déserts médicaux. D'abord, moi je tiens à féliciter Jean-Luc et la démarche collective qui s'est euh faite autour de cette mobilisation au Clotorau. Moi, j'habite un quartier populaire à Bellevue où s'est implanté une première maison de santé qui est un projet exemplaire et et il y en a maintenant qui se développe dans les quartiers populaires de Nant, ce qui est important.

Et donc, il a fallu une mobilisation citoyenne pour que ça bouge dans son quartier à Nant. Alors en fait ce qui est très important c'est que il y a pas forcément un modèle unique des maisons de santé. Il est important que la maison de santé réponde au profil de la population, aux besoins locaux, à ce qui existe déjà en terme de de proximité et de service.

Et ça c'est extrêmement important. On a par exemple à Bellevue des actions très spécifiques dans un quartier vieillissant sur la prévention et la lutte contre le vieillissement et les signes précoces de vieillissement. Belville, c'est un autre quartier de Nantes.

Voilà, au Bre qui est un autre quartier euh euh au nord de Nantes, il y a des actions spécifiques sur le domaine de la santé mentale des jeunes et il y a un dialogue et c'est ça qui est intéressant, très important à Nant en tous les cas entre les besoins de la population, le tissu associatif, les médecins dont la demande et les professionnels de santé est vraiment de travailler de manière plus collective. Et vraiment, je salue les médecins et et les professionnels de santé qui s'investissent dans ces projets parce que ils ont de nouvelles manière de travailler et les maisons de santé et les centres de soins correspondent aussi à cette demande des professionnels de travailler de manière plus collective. Ludovic, qu'est-ce que le témoignage de Jean-Luc vous a évoqué et comment est-ce qu'on fait en Alsace pour faire revenir des médecins traitants ?

On le disait, il y a pas de modèle unique he sur ces maisons de santé. Voilà la mobilisation citoyenne autour de ce quartier de Nante. Qu'est-ce que ça vous évoque ?

Évidemment, je retrouve un certain nombre de similitude et je salue encore une fois l'action de de Jean-Luc. Merci docteur de d'intervenir de la sorte. Je dirais que nous avons aussi évidemment en Alsace de nombre d'acteurs qui qui luttent et qui s'investissent énormément pour pouvoir justement palier à cette absence ou cette lacune médicale sur certains territoires.

Alors évidemment le maire il a des leviers justement le maire a des leviers. Alors je rappelle quand même toujours que la le médical n'est pas une compétence communale. Voilà.

Et malheureusement quand un cabinet ferme, la première personne qu'on va voir aujourd'hui c'est le maire ou ses adjoints. Voilà, d'où le paradoxe et je salue et là aussi sans flagornerie aucune mais l'action aussi des élus au côté des professionnels de santé pour qui se démènent. Nous, on a carrément des maires qui vont en Roumanie recruter des jeunes en sortie de d'université pour pouvoir justement palier non pas des médecins demain mais au moins après-demain parce qu'on sait que ça prend du temps à la formation.

Donc aujourd'hui, on voit bien que bon nombre d'acteurs travaillent main dans la main. Je le salue. La parfois dont l'action est décériée, les agences régionales de santé, agence régionale de santé aujourd'hui effectivement travaille de plus en plus à nos côtés pour travailler sur ce mariage de manière à ce qu'il soit le plus pertinent possible.

Et puis comme vous le savez, l'Alsace bah c'est un ensemble, il y a de la plaine mais il y a aussi de la vallée. Il y a des grandes villes et des villes rurales comme comme pas mal de départements en France. Et aujourd'hui, on doit lutter justement contre une double fracture, une fracture géographique.

J'étais hier dans une commune qui a plus de tris quart d'heure du premier centre médical. Des des accouchements qui sont en grande partie pour certains dans la voiture. Il faut ça existe encore en France et donc il y a cette crainte là de se dire je suis à tris qu4 d'heure d'une maternité.

Et puis l'autre fracture dont on parle peu, c'est la fracture numérique. Aujourd'hui, tout se passe les prises de rendez-vous beaucoup par du numérique. Vous avez des résultats qui sont envoyés aussi de manière numérique avec des personnes qui ne sont qui n'ont pas été formées pour ça.

Ouais. David Maragerit, qu'est-ce que vous pouvez dire à Jean-Luc ? On sait qu'il y a eu des textes qui ont été adoptés au Parlement l'année dernière.

On pense à la proposition de doigt mouillée. On attend toujours qu'elle soit examinée à l'Assemblée nationale. Il y a une impasse autour de ce texte qui vise à à forcer un peu plus les médecins à faire des permanences dans des lieux sous-dotés.

Qu'est-ce qu'on peut dire à notre citoyen ? Moi, je voudrais dire à Jean-Luc, bravo parce que on est aujourd'hui dans une situation où aucun territoire n'est épargné. Il n'y a pas de territoire quasiment aujourd'hui dans notre pays qui est épargné par l'inégalité qui est probablement une des pires des inégalités, c'est celle de l'accès aux soins.

C'est un parcours du combattant aujourd'hui pour accéder à un médecin généraliste ou pour accéder encore plus à un spécialiste ou ou un pédiatre. Et donc l'initiative citoyenne qu'il prend aujourd'hui, Jean-Luc, euh je la prends aussi un peu comme euh un un cri, un signal d'alarme euh d'une certaine manière parce que comme le disait le collègue, je suis parfaitement d'accord avec lui, c'est que c'est d'abord une compétence de l'État et aujourd'hui on paye collectivement euh des mauvaises décisions qui ont été prises il y a plusieurs années sur le numérus clausus, c'est-à-dire sur la sur le manque de médecin qui sortait de la fac de médecine et aujourd' préoccupation numéro 1 pour la municipale alors que c'est pas forcément la compétence du maire. Donc qu'est-ce que Pourquoi ? parce que aujourd'hui les élus avec les citoyens sont en première ligne pour répondre à cette préoccupation.

Je suis élu d'un département très rural et qui et j'ai présidé une agglomération, celle du Cotentin qui comporte 129 communes qui est très ral et on a tout fait même si c'est pas directement notre responsabilité pour prendre des mesures. Alors en effet, la condition nécessaire c'est la structure collective, qu'elle soit salariée, il y a pas de modèle unique ou qu'elle soit libérale, mais elle n'est pas toujours suffisante parce que avoir un bel établissement de santé, c'est très bien et ça peut rendre attractif son territoire, mais parfois il y a pas de médecin et il faut en effet que des élus se mobilisent pour aller les chercher. On a mis en place des solutions très concrètes.

On a inauguré il y a quelques semaines un médicobus. C'est un camion qui va concrètement dans les villes et les villages de mon territoire pour apporter une solution qui est parfois une solution d'urgence, j'en conviens, elle est pas complètement satisfaisante cette solution, mais elle permet de palier à l'absence du médecin parce que parfois quand le médecin généraliste part à la retraite, il n'y a aucune solution sur un territoire et les habitants sont démunis et c'est la raison pour laquelle c'est le premier sujet de préoccupation de ces élections municipales. Jean-Luc, je vous donne la parole. vous pouvez réagir à ce qui a été dit en plateau et ensuite on va aller voir notre deuxième citoyen.

Je vous écoute. Et bien euh bon, merci de vos [rires] vos félicitations mais un elle ne s'adresse pas qu'à moi, elle s'adresse à toutes celles et ceux qui qui aujourd'hui agissent et encore aujourd'hui parce que nous avons un centre de vous dites faux différents moyens mais enfin juste à proximité de ce quartier, un centre de santé privé somède à fermé comme tous en France et et donc nous nous avons repris nos permanences que nous avions abandonné et nous avons repris parce que encore maintenant et bien nous avons à trouver des médecins et nous avons eu une aussi une aide, vous ne l'avez pas mentionné mais une aide importante de la caisse primaire d'assurance maladie ces salariés qui à distance malheureusement et non pas sur place parce que c'est très important la la proximité immédiate nous nous a indiqué quels étaient les médecins qui venaient de s'installer et cetera dans dans le coin. enfin bon, nous ont réellement donné un coup de main.

En en revanche, euh ce qui euh me paraît c'est me paraît important, c'est quand même que tous les modèles ne sont pas équivalents. Et le centre de santé avec des médecins et des personnel salariés, c'est aussi un des centres qui pratiquent le tir payant et et donc c'est quelque chose d'extrêmement important qui pratique aussi un accueil. Là, beaucoup de cabinets ne fonctionnent qu'avec des rendez-vous soit par téléphone, soit soit par soit par euh internet et et il y a compris dans les villes y compris dans les villes c'est des gens qui ne qui ne peuvent pas qui qui ne peuvent pas utiliser ces moyens.

Donc la la proximité immédiate est importante. Merci Jean-Luc pour votre témoignage dans cette émission. Vous restez avec nous.

On va prendre nous la direction de Carpentra dans le Vaclus pour aller à la [musique] rencontre de notre 2e témoin. C'est un autre grand thème de la campagne, la question du dynamisme des centre-villes. On y a même consacré une émission entière il y a quelques semaines.

Bonjour Réy. Merci. Vous êtes fromagé à Carpentra.

Le centre-ville est miné par les logements vacants et l'absence de grandes ennes qui pourraient créer du dynamisme économique. [musique] Avant d'en parler avec vous, on va voir quelques images de votre boutique. Alors, bonjour.

Moi, je suis Réy Mercy. Je suis à Carpentra depuis bientôt 9 ans et je suis fromagée. Donc là, on va voir ma boutique.

On s'est installé à Carpentra parce qu'en fait juste avant on était à Paris et puis il faisait souvent très gris. Et finalement, on a trouvé que Carpentra c'était topissime. Il fait pratiquement beau toute l'année.

Donc voici ma boutique. Donc là, il est un peu tôt, c'est calme mais bon, c'est quand même très souvent dynamique et c'est une très jolie ville. Bonjour Réy, merci d'être avec nous dans cette émission.

Racontez-nous, vous aimeriez que votre prochain maire fasse du centre-ville, le cœur battant de votre ville, ce que vous avez dit en préparant cette émission. Oui, tout à fait. le enfin moi personnellement je pense que le maire a vraiment une action pour la la ville d'abord parce que c'est le visage de la ville et en tant que visage de la ville il va insuffler quelque chose forcément.

Après moi j'ai l'impression en tout cas depuis quelques temps que on ne considère plus les centres villes comme étant le centre vraiment le cœur de la ville. C'est là où la où les choses se passent, tout se tout s'étend, tout va autour. On développe des zones commerciales, des supermarchés et on on obstrue même la la la circulation.

C'estàd qu'aujourd'hui, c'est compliqué de venir dans un centre-ville. Alors que en fonction de ce qu'on va y faire, il faudrait que l'offre de parking par exemple, euh la sécurité bien sûr, les nettoyages, tout ça soit pensé par rapport aux usages des habitants et j'ai l'impression que ça a été un peu oublié et pour moi, je pense quand même que le maire a une véritable action là-dessus. Oui.

Vous pensez que la campagne municipale va se faire autour de ce sujet ? Est-ce que ça a déjà un peu pris dans votre commune ? Alors, ça ne va pas être le seul sujet.

Forcément, il y a d'autres sujets, il y a il y a plein de priorités, vous l'avez dit sur en introduction, mais dans le cadre de Carpentra, ça va être assez important. Là, aujourd'hui, les candidats qui ont en tout cas développé un programme parlent tous du centre-ville. Euh, il s'agit de créer de la mixité au centre-ville puisqueaujourd'hui les gens ont tendance à ne plus habiter le centre-ville et ça fait beaucoup de logement vacant.

Euh il y a beaucoup de de logements dortoir et donc il faut absolument gérer ça. Il faut faire en sorte que ce soit décent, que une amélioration des conditions de logement. Il y a donc faire habiter les gens au centre-ville.

Ensuite, il y a le maillage commercial qui qui a du mal tout simplement parce que en ce moment c'est c'est difficile. Je pense que ce n'est pas que Carpentra, c'est difficile partout en France. Et euh et donc là, il y a dans les différents candidats que nous avons rencontré, il y a pas mal de de réflexions autour de ça, c'est comment rendre la ville attractive pour faire revenir du commerce.

À partir du moment, on fait revenir du commerce, on fait revenir la circulation, on fait revenir des gens et on fait vivre le centre-ville. Parce que rapidement là en ce moment, vous direz que la situation c'est plutôt des commerces qui ferment. Quel est exactement l'état du du centre-ville ?

Alors, je vais parler de carpentra spécifiquement, mais si je parle avec des collègues fromagés un peu partout, j'ai l'impression que c'est un peu partout pareil, hein. Euh, surtout dans les villes moyennes. Carpentra, c'est autour de 30000 habitants.

Voilà. Donc dans le cadre de Carpentra euh depuis la fin du Covid euh petit à petit euh il y a des locomotifes qui ferment. Alors c'est parce que c'est des anciennes des enseignes nationales.

Par exemple Camailleux Camailleux ça faisait venir beaucoup de monde ça a fermé et elles ne sont pas remplacées aujourd'hui. Euh les clients vont dire "Ah mais Carpentra, pourquoi est-ce qu'on irait à Carpentra parce qu'en fait c'est compliqué d'y aller, c'est compliqué de se garer. Pourtant, on a une offre de parking assez énorme à Carpentra, mais ça suffit pas en fait.

Les gens vont dans leur tête, se disent "C'est compliqué d'y aller" et euh et en plus bon bah il y a pas assez de choses à y faire donc il faut trouver comment animer la ville et comment faire venir des enseignes qui plaisent aux gens qui pour tout simplement qu'il viennent dans dans le centre ville. Alors David Marguerite, que peut faire le maire ? Sachant que les rapports parlementaires s'empilent sur cette question, mais vous avez aussi des commerçants indépendants qui peuvent décider ou non de monter leur commerce.

Qu'est-ce que peut faire le maire ? Alors, je pense d'abord qu'on est au Carrefour des pouvoirs du maire. Dans votre témoignage, on a à la fois l'enjeu de mobilité, d'attractivité du centre-ville et l'enjeu de de commerce.

Moi, je dirais qu'on est un petit peu à un tournant historique. Dans les années 90, les commerces fermaient beaucoup dans les centre-villes à cause de la concurrence des zones commerciales. Moi, je pense aujourd'hui que le modèle des grandes zones commerciales de de périphérie est un modèle qui a vécu.

On voit que elles-mêmes connaissent aujourd'hui de grandes difficultés et que parfois elles deviennent des friches qui sont très importantes aux entrées de ville. Et je pense aujourd'hui que les difficultés commerçantes, elles sont plus liées à la modernisation des techniques de vente, à la commercialisation sur internet. Le maire, il a des pouvoirs très importants pour répondre à cette préoccupation.

Souvent le commerce, il reste fermé longtemps parce que il y a un problème euh de rénovation et le coût de la location euh du local. Et pour ça, il y a nombreuses solutions sur des foncières qui existent où la collectivité vient acheter le local, le rénover et le proposer à des conditions de location qui soient acceptables. On a des questions de managers de centre-ville qui en effet viennent animer le centre et donner envie aux gens de revenir.

Et puis il y a la question du stationnement, de la mobilité. Comment faire en sorte que les gens plutôt que d'aller euh acheter sur internet viennent dans les centres-villes pour pouvoir alors c'est au-delà des grandes enseignes he je pense parce qu'on voit beaucoup un effet de fromager de boulangers qui ouvrent aujourd'hui dans les centres et qui ont besoin de ce moteur d'animation dans les centresilles. Donc pour résumer, moi je crois beaucoup aux politiques de mobilité qui qui sont une réponse, aux politiques d'acquisition foncière et puis de modernisation des centrvilles.

Alors, on fait réagir nos nos abonnés sur les réseaux sociaux en leur donnant le thème à l'avance et on a lu ce témoignage de Pierre au Cré. C'est dans l'héros. Il dit "J'attends une ville convivale et solidaire, une ville où il sera possible de marcher ou de faire du vélo en sécurité." Carine Daniel, on voit les commerciants qui veulent des parkings le plus possible gratuit, faire venir des clients faire leurs emplettes dans les commerces et d'autres français qui témoignent sur les réseaux sociaux en nous disant "Nous, on va pouvoir se balader, faire du vélo dans les centrvilles.

Comment le maire fait pour trancher ?" Bah, c'est tout son travail d'équilibre effectivement. Euh il faut qu'il y ait une offre de mobilité qui soit diverse pour que chacun et chacune puisse trouver les moyens d'accéder au centre-ville.

Mais du coup, est-ce qu'on continue à bannir la voiture des centre-villees parce que c'est quand même le mouvement compris grand on régule. On a un vrai enjeu quand même de santé publique sur le fait de réguler la circulation automobile dans les centres-villes et donc le fait d'avoir des parkings relais, le fait d'avoir des des parkings, généralement, il y a une offre de parking qui est assez importante et et monsieur enfin Réy le disait, c'est plus l'image en tant que telle de ce qu'on se fait de l'image de l'accessibilité de la ville que la réalité concrète. Ensuite, voilà.

Ensuite, effectivement, il faut une ville où on puisse se balader, se promener, avoir les enfants en sécurité et ça c'est extrêmement important. Donc c'est aussi le développement des transports en commun et des des mobilités douces. Et puis ça a été dit aussi, il faut qu'il y ait une diversité et une attractivité globale de la ville sur le volet commercial, mais aussi je pense sur le volet culturel.

Et là, je pense que c'est un vrai levier pour les maires d'avoir une attractivité globale et une créer l'envie d'aller se balader en ville avec des festivals, avec des offres culturelles dans l'espace public. Et ça c'est un travail qui est généralement mené, on le voit dans des villes mais aussi dans des euh grandes villes mais aussi dans des plus petites villes entre les association de commerçants qui sont très dynamiques, les élus et et les structures culturelles qui peuvent gérer cette offre globale qui est importante pour le bien vivre et pour la cohésion sociale des villes auxquelles participent évidemment très fortement les commerçants. Je vous donne la parole dans un instant mais Rémy voulait réagir sur la question des parkings en centre-ville.

On vous écoute Réy. Oui, en fait c'est pas tant la question de l'offre de parking, c'est qu'elle soit mieux ciblé par rapport aux besoins des gens. Euh là aujourd'hui, Carpentra, je pense que dans le VOCLU, on est des villes où on a le plus de parking par habitant.

Vous voyez ? Pourtant, les clients en permanence vont nous dire on a du mal à se garer. Donc la question du maire et c'est là vraiment que moi j'attends le maire et c'est très important le maire effectivement peut faire de la communication sur comment comment est-ce que vous allez trouver des places de parking mais il peut aussi écouter et tout à l'heure quelqu'un disait sur le premier sujet le dialogue.

En fait, le maire, il est aussi là pour écouter, pour dialoguer, pour comprendre, parce que si les gens le disent tout le temps, c'est que probablement il y a pas de fumée sans feu. Et à partir de là, il faut juste arrêter de ne pas se cacher en tout cas derrière le juste des faits dire bah oui, ben en fait, on a une offre de parking, c'est bon, c'est réglé parce que dans notre cas et c'est vraiment très très flagrant, je suis le premier à penser qu'il y a beaucoup de parking et pourtant pourtant c'est vraiment quelque chose qu'on entend tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. va nous dire on peut pas venir à Carpentra parce qu'il y a pas de parking ou et à partir de là le maire a vraiment un sujet à gérer.

On le voit cette question de mobilité centrale dans la dans la campagne et le maire qui doit faire comme ça du cous humain. On en vient à cette expression. Allez-y.

On est réellement sur du cous humain et là je crois qu'effectivement mon collègue parlait de carrefour d'intervention du maire. Je crois que c'est extrêmement important. Aujourd'hui, il faut avoir un dialogue constant avec les commerçants.

Quand on est élu aujourd'hui. C'est c'est c'est le cœur battant des centres-villes. Il faut travailler évidemment sur la mixité des commerces.

On on le dit pas assez. Moi, je suis maire d'une ville où il y a beaucoup d'agences bancaires, beaucoup d'agences immobilières. Ça ne crée pas la même effervescence que lorsque vous avez des cafés terrasses ou des métiers de bouche comme monsieur.

Et ça, c'est extrêmement important de travailler à cette mixité-là. Même si le maire n'est pas encore une fois lorsqu'un bail commercial est accédé, il n'a pas forcément légitimité à dire je veux telle ou telle activité. Mais pour autant, je pense qu'il peut en en discutant justement avec les commerçants voisins peut-être influer sur une implantation ou autre.

Euh moi je crois que surtout on a parlé des villes apaisées, les villes apaisées ne doit pas être synonyme de ville endormie. Voilà. Mais je je crois pour autant quand vous parliez de monsieur de de stationnement, l'offre de stationnement peut effectivement avoir lieu.

Si vous avez demain un stationnement 30 minutes, euh je peux vous dire que et que vous avez un procès verbal à la 31e minute parce queon vous demande aussi d'être efficace en matière de sécurité, et bien le le café en terrasse n'a pas la même saveur. Et ça, je crois que c'est extrêmement important, non ? Mais de d'être libre aussi d'avoir une certaine de donner envie d'aller en centre-ville.

Et aujourd'hui, l'impression que que les nos concitoyens ont, c'est qu'il y a plus d'inconvénients à aller en centre-ville que de ne pas y aller. Donc là, je rejoins mon collègue sur le fait que les grands malles qui sont en périphérie de de Grandes ville ont vécu, mais pour autant aujourd'hui, il y a quand même une facilité d'accès qui reste indéniable. Bien, merci Réy pour votre témoignage.

On avance dans cette émission. On va aller en Inde pour parler à notre 3è invité, notre 3è citoyenne. On va parler transport.

Nous allons à Argenton [musique] sur Creuse. On va rencontrer Sophie Subber. Bonjour Sophie, faites partie d'un comité de défense [musique] de la gare SNCF d'Argenton sur Creuse.

Et encore une fois, avant de vous écouter, on va voir quelques images. Vous allez tourner pour nous. Bonjour, je suis Sophie d'Argenton Surcreuse, une petite ville où il fait bon vivre et je suis à la gare.

C'est une petite ville de presque 5000 habitants où nous avons la chance d'avoir une gare. Sauf que l'on a voulu nous supprimer ou réduire ces dessertes. Cette gare est essentielle.

Elle fait partie de nos services publics indispensables aux habitants de notre territoire et les gares et les trains font partie des services indispensables des citoyens. Nous avons besoin, c'est essentiel de nous déplacer. C'est aussi un moyen de transport écologique et à l'heure de la crise écologique énorme, c'est indispensable que les que les trains soient soient valorisés.

Merci de nous avoir rejoint Sophie. Est-ce qu'aujourd'hui votre gare est hors de danger ? Alors non, il faut toujours veiller et surveiller.

C'est pour ça que le comité de défense de la gare d'Argenton Surcreuse qui existe depuis déjà 8 ans est toujours vigilant et toujours en veille active. Et alors pourquoi est-ce que la défense de cette gare c'est une préoccupation majeure selon vous ? Bah, c'est majeur parce que comme j'ai essayé de de l'expliquer un petit peu, euh c'est indispensable pour notre territoire d'être connecté euh à d'autres territoires et d'être connecté aussi euh à la capitale à Paris pour des allers-retours euh liés à des raisons professionnelles et aussi des raisons médicales puisque l'Indre fait partie aussi de ces déserts médicaux.

Donc sans train, euh il serait difficile pour certains habitants de rejoindre Paris ou même Limoge qui est un grand centre médical avec un grand hôpital. Et donc on en revient toujours à cette même question. Sophie, ça n'est pas une compétence du maire et pourtant vous en faites une demande et quelque chose de fort de la campagne des municipales.

Exactement. D'ailleurs, la municipalité actuelle a soutenu le comité de défense depuis sa création. des élus participent activement euh à l'élaboration des des euh des des plans et des communications que nous faisons avec certaines entités euh administratives, politiques, des contacts avec par exemple la préfecture, euh avec les autorités organisatrices de la SNCF.

Donc c'est indispensable pour nous d'être accompagné, d'être suivi et soutenu par des élus. Et alors en amant de cette émission, vous avez préparé une question pour nos sénateurs en plateau. Est-ce que vous pouvez leur poser s'il vous plaît ?

Oui. Alors, je voulais savoir euh comment des sénateurs peuvent envisager de soutenir l'engagement des citoyens vis-à-vis du ferroviaire et comment soutenir aussi l'engagement de l'État ou le parce que on a plutôt l'impression d'un désengagement de de l'État pour le ferroviaire que ce n'est pas la priorité. Alors que euh il y a plein de on peut on peut s'apercevoir qu'il y a plein de partout en France, il y a plein de comités d'associations qui se créent pour défendre des gares pour réhabiliter des des lignes ferroviaires.

Il y a eu il y a pas très longtemps à Limoche, ce samedi dernier, un un grand rassemblement qui avait été qui a été mis en place par un collectif qui s'appelle la colère des centrins où de nombreux de nombreuses associations, de nombreux collectifs sont venus manifester. Et j'ai trouvé ça assez génial parce que on sent que il y a des choses qui sont en train de se mettre en place pour manifester de façon globale sur tout le territoire le le le fait qu'il c'est indispensable d'avoir des lignes de train. David Margarite, vous m'avez demandé la parole.

Vous vouliez répondre directement à Sophie ? Oui, bonjour Sophie. Moi, je veux bien vous répondre.

Alors, non pas en tant que sénateur mais en tant que conseiller régional parce que là, on est au cœur de la compétence de la région. Euh je j'entends parfaitement votre combat. Derrière une gare, il y a un enjeu de service public de proximité, de mobilité, de de travail, d'attractivité, de désenclavement, désenclavement et que parfois en effet la fermeture de la gare peut signifier d'une certaine manière la mort progressive d'une ville ou ou d'un bourg.

Je suis élu d'une région, la région Normandie qui a massivement investi dans les trains depuis 2015. avait beaucoup de retard, y compris dans les gares en développant des pôles d'échange euh des pôles d'échange multimodo qui permettent de connecter à d'autres moyens de transport. Euh je comprends votre combat et je parle pas du tout de la gare qui est la vôtre.

Parfois, on est aussi soumis en tant qu'élu à des aspirations contradictoires. Je veux parler de nos concitoyens qui disent il faut que ça aille plus vite. Il faut pas qu'on s'arrête à toutes les gares pour pouvoir relier les principes exactement.

Et donc ces ces attentes contradictoires, il faut les trancher au regard d'un certain nombre de critères. C'est-à-dire, est-ce qu'on a investi massivement sur cette gar ? Est-ce qu'elle est fréquentée ?

Parce queil faut aussi regarder les chiffres de la fréquentation. Il est arrivé qu'on ferme des gares en région Normandie parce que parfois elle n'est plus du tout fréquentée, que vous avez des agents au guichet qui voient une deux trois personnes par jour et qu'il faut faire des choix et que pour autant ces choix-là, ils ne doivent pas se faire dans une logique comptable et ils doivent se faire toujours avec une logique de substitution, je pense, ou de transport, à la demande, à la façon de connecter des des villes avec d'autres moyens de transport. Donc pour répondre à votre sollicitation, oui, je crois qu'on peut considérer que le service public est adaptable.

Tout n'est pas figé. Il y a des gares qu'on peut pas garder aujourd'hui. Il y a d'autres qu'il faut consolider et il y a même des lignes qu'on peut ouvrir aujourd'hui.

C'est le cas dans ce que nous faisons. On rouvre des lignes là où il y a une attente de la population. Karine Daniel, on le voit, le maire est au cœur de cette bataille des services publics.

On en parle depuis le début de cette émission. Qu'est-ce que vous avez envie de dire à Sophie sur ce sujet ? Ben d'abord, on a dans beaucoup de territoires cette mobilisation conjointe des citoyens, des élus.

Moi-même, j'étais à une manifestation à B ou à Queron récemment pour le maintien de la gare et surtout de la fréquence des trains avec des vrais enjeux, des vrais enjeux d'entretien des voix, de lutter contre les retards qui pénalisent les travailleurs, les jeunes qui se retrouvent en étant à être en retard au lycée par exemple. Et donc, il y a un vrai enjeu d'égalité des chances pour celles et ceux qui sont les plus éloignés des pôles d'enseignement, de leur emploi. Et donc ça va doit être une vraie priorité avec un enjeu de transition écologique qui est évidemment important parce que si on n'investit pas massivement sur le développement du transport ferroviaire, on le voit dans mon département en Loire Atlantique, et bien on déporte des voyageurs sur la route et on crée de nouveaux embouteillages et on crée évidemment des pollutions.

Et donc l'enjeu, il est vraiment de la mobilisation et et on sait que les collègues qui habitent le centre de la France sont particulièrement mobilisés sur ces lignes sur lequelles il y a un investissement, des investissements à opérer. Mais c'est un vrai enjeu d'égalité des chances et de présence des services publics sur lesquels les maires sont mobilisés. Monsieur E, est-ce que vous pouvez répondre à la question qui était assez précise sur ce que faire les sénateurs ?

Est-ce que vous aussi dans votre mandat de sénateur, vous pouvez aider ce genre de cas de figure ? pas tout mon collègue, ça va être la dualité sénateur conseiller régional qui fait que ça devient extrêmement important qui a la compétence la région de répéter un sujet sur sur le cumul des mandat mais en tout cas là c'est là où ça nous donne toute légitimité parce que derrière on peut décliner de manière territoriale les décisions qui peuvent se prendre au niveau national et je connais pas aujourd'hui un sénateur un parlementaire qui il qui ne se battent pas pour la desserte de train dans sa Alors ce qui est peut-être intéressant c'est que je suis territoire je suis sénateur d'un territoire frontalier et donc c'est pas l'histoire de dire est-ce que ça fonctionne ailleurs et surtout la Suisse avec un système qui est totalement différent et c'est peut-être quelque chose qu'on dit pas assez parce que souvent ici en France on a des des on a des comités d'usagers qui essayent de se battre pour maintenir leur ligne alors que en Suisse c'est un peu l'inverse ce sont les usagers qui sont force de proposition ils prennent le train tellement souvent que finalement c'est devenu une habitude et ils sont inclus très fréquemment dans les discussions. Après, ce qui peut peut-être aussi favoriser et simplifier la chose, c'est que on le disait tout à l'heure, il y a l'État, il y a il y a les régions, il y a SNCF, il y a SNCF réseau, ça fait quand même beaucoup d'interlocuteurs.

En en Suisse, vous avez la CFF point bar, c'est elle qui gère les horaires, les lignes, la maintenance des lignes et cetera. Donc ça joue énormément. Et puis peut-être une dernière chose qui est très importante en France, sans être trop long, il faut pas penser les lignes fines, ce qu'on appelle les dessertes fines, le dernier kilomètre comme des lignes isolées et qu'on cherche à tout prix euh de manière à ce qu'elle soit rentable.

Il faut aujourd'hui les intégrer dans un système de petite lignes qui alimente une ligne plus importante et c'est dans l'ensemble qu'il faut juger de la rentabilité ou pas de la ligne. Et ben je voulais remercier Sophie en tout cas pour son témoignage. On suivra son combat pour la défense de la garde d'Argenton sur Creuse et on va maintenant passer à notre 4e témoignage pour aller à la rencontre et bien de Anne Véronique Oset.

Bonjour Anne Véronique. On a parfois l'impression qu'on parle moins d'écologie dans ce débat public. On va voir avec vous que c'est l'un des thèmes de campagne de municipal qui vous tient à cœur.

La question de l'amélioration du cadre de vie, la qualité de l'air, mais aussi la dépollution des anciens bâtiments industriels. Anne Véronique, on est en train de voir des images que vous avez tourné pour nous de votre quartier. J'explique, vous habitez à Strasbourg.

Le quartier, c'est le port du rein. Et bien vous ce qui vous inquiète, ce sont les friches industriels qui sont en cours de de réhabilitation. Vous pouvez nous expliquer ce qui se joue dans votre quartier ?

Ben en fait euh comme on a besoin de logement hein, on manque terriblement de logement, il y a un pari qui a été fait de d'utiliser les friches industrielles qui étaient à l'abandon pour faire de l'habitation, pour créer du logement. Moi, je souscris complètement cette idée, ça me pose aucun problème. Mais pour moi, il y a une condition, c'est que il faut améliorer la protection, améliorer le contrôle déjà et améliorer la protection.

C'estàd il y a il y a il y a deux choses. Il y a la diffusion des polluants qui elle peut être un peu continue d'entendre et pas forcément visible mais il y a aussi bah les accidents, les explosions, les incendies et cetera. Il y en a eu quand même un nombre assez conséquent dans le quartier et on a pas du tout été informé.

C'est on l'a appris par la presse. Après, oui, en préparant cette émission, vous nous avez parlé de vos craintes sur la qualité de l'air. Il y a eu un article diffusé dans la presse régionale en 2025 qui a révélé des analyses problématiques de la qualité de l'air et ça aujourd'hui ça vous inquiète.

Bah évidemment, c'est quand même enfin la qualité de l'air quelque chose de très très important et en fait l'article mettez en lumière le dépassement de certains seuil dans les émissions d'un inspirateur. Mais il est pas le seul hein. Il y a il y a cette dépassement dépassement de seuil.

Alors quand ça s'est produit, disons ce qui est bien, c'est que on a vu que quand même l'adréal service de l'État faisait des contrôles, mais nous on a besoin qu'il y ait davantage de contrôles un peu plus globaux. Par exemple, quand un incinérateur émet des polluants, ben s'il y a un autre incinérateur à côté qui aimé des polluants, s'il a une autre entreprise qui publie qui qui pollue, ben finalement globalement, même si on fait des mesures à chaque incinérateur, quel est le mélange que nous on respire ? Quel est le concrètement quelle est la qualité de ce qu'on respire ?

Alors, j'ai une dernière question. Après, il y a un deuxème aspect qui est pas la pollution chronique, c'est l'aspectis, c'est quand il y a un accident, un incendie grave, une explosion et cetera, ben comment on apprend aux gens à se comporter ? Je crois qu'on apprend pas ça pour le moment.

Et la deuxième chose, c'est comment on informe. Donc, j'ai j'ai une dernière question pour vous. Est-ce que vous avez l'impression qu'on parle moins de ce sujet de l'écologie lors de ces élections municipales de 2026, même par rapport juste à 2020 ?

Non, je pense que non. Je pense qu'on en en parlait pas en 2020 non plus. Alors, on va parler on va parler avec le local de l'étape, Ludovic et Qu'est-ce que vous pensez de l'inquiétude d'Anne Véronique et de son discours effectivement aussi sur la gestion du risque lorsqu'il y a une information qui tombe mais aussi quand on n'est pas préparé ?

Bon, effectivement, bonjour madame. Effectivement comme madame le disait, alors on est on est une terre nous en Alsace évidemment de de de grands groupes industriels euh passés et actuel et puis aussi futur, je l'espère. Et ça, je crois qu'on a quand même, sans vouloir vous contredire, on a aussi quand même une certaine culture du risque.

Euh je pense encore à Fessenheim qui était une des centrales dont on a beaucoup parlé ces dernières années avec des plans d'évacuation, des distributions d'OD et cetera qui sont eux totalement bien maîtrisés. Euh nous avons avec les préfectures des exercices, il y a encore eu alors je vous parle plus duin parce que c'est ma circonscription mais il y a encore eu des exercices récemment à leur airport de grande ampleur avec euh euh des évacuations. Après, lorsqu'on est dans le domaine urbain euh pur et dur, là je pense qu'il faut effectivement que l'information puisse bien euh aller jusqu'à l'habitant, au moins pour le rassurer et de de suivre un plan qui est extrêmement simple.

C'est important. Ce que j'aimerais peut-être dire, c'est que par rapport aussi à à à aux besoins de foncier aujourd'hui, je salue en tout cas euh toutes les personnes élues services de l'État qui euh se penche vers la réhabilitation et la réutilisation de de friche industrielle parce que rien n'est simple, il faut dépolluer. C'est toujours plus facile de construire de nouvelles infrastructures que de les réhabiliter.

Et puis on on était quand même à 24000 hectares de consommation foncière par an avant la loisane et la loi à trace. Mais en tout cas, je pense que c'est fameuse sur l'artifilisation l'artificialisation des sal. On le fait pas pour nous, on le fait pour nos enfants.

David Marguerite, est-ce qu'on parle autant d'écologie qu'avant ? Qu'est-ce que vous en pensez vous de ce débat ? Je pense en effet euh pour répondre à Véronique que euh probablement que cette campagne municipale euh met à l'honneur des sujets qui sont pas exactement ce 2020.

En tout cas, que peut-être les sujets environnementaux à proprement parler sont moins à l'agenda des candidats et qu'on est peut-être c'est moins un sujet qui revient en Normandie. À mon sens le ça accroche moins les campagnes mais la campagne fait que commencer d'une certaine manière. On est plus sur les sujets de santé, plus sur les les sujets de sécurité, ce qui ne veut pas dire d'ailleurs que les candidats ne font pas des propositions sur le cadre de vie.

Pour répondre à votre témoignage Anne Véronique, moi j'ai deux choses parce que je pense qu'il y a deux sujets différents. Il y a d'abord la question de la dépollution. Je pense en effet que aujourd'hui les friches sont un gisement.

On doit réduire l'artificialisation, on le sait, on sera pas tous d'accord sur la façon de le réduire, mais qu'en tout cas les les friches, c'est une solution pour le réduire. Moi, j'ai pas le sentiment pour tout vous dire quand je parle comme mes collègues sénateurs aux élus tous les jours qui est moins qui a peu de contrainte pour dépolluer les sols. J'ai plutôt le sentiment que là aussi parfois c'est le parcours du combattant avec il faut être très motivé hein pour s'engager dans un dans un chantier de dépollution.

On on le fait, je pourrais citer dans mon département à 40 ans le le site Gloria qui était un grand site industriel qui est devenu un un quartier avec des espaces de loisirs. C'est très réussi mais il a fallu répondre à un certain nombre de contraintes et il y a la question de la gestion du risque. Moi je suis d'accord avec mon collègue.

Je suis euh issu d'un territoire où il y a beaucoup de nucléaires Orano EDF où on est habitué aux exercices. Je dis pas que tout va bien mais je pense qu'en tout cas que l'information de la population elle est importante. Daniel comment comment est-ce que vous répondez ?

Après on ira écouter ce que dit Anne Veronic. Bah d'abord amoindrir le coût des dépollutions de demain, c'est limiter les pollutions d'aujourd'hui. Et ce qu'on voit aujourd'hui en terme d'investissement à faire, c'est sans doute un manque de réglementation et et trop de laisser faire sur des pollutions passées.

On a encore manque de réglementation, trop de réglementation. On voit que vous êtes pas d'accord sur ce plateau bien sûr et on a aujourd'hui des sujets pifas sur lequels nous les poll les polluants éternel sur lequel nous on est très proactif justement pour éviter les nécessités de de dépollution de demain. Il y a des contentieux bien sûr et il y a des contentieux en cours qui vont qui vont tomber là notamment au sud de Lyon et moi je suis très fière de faire partie des sénateurs qui vraiment alertent sur ce sujet.

Euh on n'est pas d'accord sur la question des pesticides. Euh nous on on combat euh les lois du plomb, celles qui sont passées et celles qui sont probablement à venir parce qu'on sait que limiter les pesticides aujourd'hui, c'est avoir un un effet bénéfique en terme de santé publique de tous les consommateurs et y compris des agriculteurs. Il faut être très ferme sur ces enjeux de pollution et de lutte contre euh les pollutions à venir parce qu'on a des vrais enjeux de santé publique pour les consommateurs et aussi pour les producteurs.

Ouais. Et bien un petit mot de de conclusion, on va vous donner la le le mot de la fin. Qu'est-ce que vous voulez nous dire Anne Véronique ?

Ben moi ce que je voulais dire c'est que j'ai je suis d'accord que il y a une culture du risque en particulier dans les centrales nucléaires, dans les ports au pétrole et ces choses-là dans ce qu'on appelle les CVO. Donc celles qui sont peut-être le risque maximum s'il arrive un accident. Mais la culture du risque dans les ce qu'on appelle les ICPE, je suis désolé, je pense qu'elle est loin loin loin d'être optimal. on part sur le sujet et je pense que le risque d'ailleurs euh le plus important, il provient probablement de ces industrie où la culture du risque n'est pas si importante que ça.

Et bien merci merci pour votre témoignage dans cette émission et maintenant on va donner la parole à une électrice dont c'est la première fois qu'elle vote, la première fois qu'elle va déposer un bulletin dans l'urne. Bonjour Albanellie. Public Sénat, vous suivi un après-midi plus vieux en sortie de vos cours [musique] avec ce reportage de Céline Schmid.

On regarde dans le 6e arrondissement, c'est à l'université catholique de Paris qu'Alben étudie en première année le droit, la philosophie et les sciences politiques. Un choix d'orientation qui était pour elle une évidence. La politique, c'est vraiment un sujet qui m'a toujours intéressé.

Voilà, puisqu'on vit quand même en société. Il y a beaucoup de questions ma politiques qui vont s'imposer un peu à nous et euh et j'ai eu la chance bah de par mes études aussi bah d'y être un peu confronté. J'ai effectivement aussi la chance d'avoir des parents qui sont une famille qui est un peu politisée et donc on a beaucoup de débats aussi à la maison.

Je pense que c'est ça aussi qui m'a beaucoup encouragé à aller vers là. Ses 18 ans fraîchement célébré, elle votera pour la première fois en mars prochain lors des élections municipales. Un droit citoyen qu'elle a hâte d'exercer.

Pour moi, on peut pas prétendre vivre en démocratie ou critiquer la politique et la vie politique qu'on a actuellement si on s'y intéresse pas, si on y participe pas. Et justement autour d'elle, Albanit que tous ses amis ne partagent pas son intérêt pour la politique. Alors, pour convaincre ses anciens camarades de lycée, elle a sa méthode.

C'est un peu mon petit combat du quotidien. Je vais vraiment essayer de sensibiliser certains de mes copains à du coup aller se renseigner, aller lire les programmes pour pouvoir justement après aller voter, à vérifier qu'ils sont bien inscrits sur les cartes électorales. Quand tu as une amie qui t'explique avec des termes que tu comprends, avec des expressions que tu comprends en dansant la chose un peu plus attriante, je pense que ça peut les aider justement d'eux-même après à aller se renseigner et creuser certains sujets.

Avec ses camarades de promotion par contre, les discussions tournent très vite autour de la politique. Euh du coup vous êtes inscrit sur les listes égrales. C'est bon, vous avez vérifié ?

Ouais, moi je suis inscrit sur ma carte électorale. Ohêouais mais je pense que je vais essayer de m'inscrire seulement pour pouvoir voter à Paris. Ça me concerne un petit peu plus que dans la ville où j'ai pu habiter avant.

Ouais. J'ai un petit peu la sensation que les politiques, c'est un petit peu élitiste et donc presque déconnecté en fait de la de la vie qu'on peut avoir en tant que population. Aux élections municipales de 2020, 70 % des 18 24 ans n'avaient pas voté au premier tour.

Et bonjour Alban. Merci de témoigner dans cette émission. Alors, est-ce que vous parleriez de paresse démocratique de votre génération ?

Alors, je parlerai pas forcément de paress démocratique parce que quand même il faut prendre en compte bah que nos générations, on est né dans la lire du numérique, ce qui pourrait ça paraître comme quelque chose de plus simple justement pour se renseigner et aussi plus difficile parce que euh on doit faire le tri avec beaucoup de fake news euh avec Lia sur les réseaux maintenant c'est un enfer et je sais que beaucoup beaucoup de mes camarades vont aller se renseigner uniquement sur les réseaux sociaux parce que faire l'effort de se renseigner sur des médias, bah on peut dire ce qu'on veut ce qu'on veut mais c'est pas c'est plus une habitude qu'on va avoir naturellement. Donc ça complique en fait un peu la chose. Et alors vous parlez avec vos camarades de cours, on l'a vu dans le reportage, vous essayez de les motiver aussi à voilà s'intéresser à la politique.

Qu'est-ce que vous diriez que ces élections municipales elles changent ? Pourquoi est-ce qu'elles sont particulièrement intéressantes pour commencer à voter ? Ben pour commencer à voter, je trouve ça vraiment intéressant car on va se concentrer sur une échelle locale, c'est plus facile de se projeter euh de se rendre compte des enjeux euh divers et variés euh qu'à une échelle nationale où tout de suite bah déjà euh l'échelle est beaucoup plus grande, la question internationale se pose aussi et donc je pense que c'est plus facile de sentir légitime pour voter au municipal que légitime pour voter au national et au présidentiel parce que tout simplement encore une fois on est confronté tous les jours à la vie dans la ville.

On peut aussi dire que les étiquettes politiques comptent moins par rapport aux projets locaux, les projets les plus concrets aussi pour nos concitoyens, même les plus jeunes. Oui, bien sûr. C'est je pense je m'en rends compte un peu autour de moi, beaucoup de mes copains qui ne votent pas justement soit vont se dire à politique, soit vont aussi ressentir cette non légitimité vis-à-vis de ça justement.

Donc je trouve ça intéressant de pousser un peu au vote pour les municipales parce que c'est aussi se réapproprier le droit de vote. Karine Daniel, ça fait du bien aussi de voir cette jeunesse qui s'engage, qui s'intéresse à la politique. Qu'est-ce que vous avez envie de dire vous à Alban ?

Alors moi j'ai toujours une attention particulière à répondre positivement par exemple au moment de remise de cartes d'électeurs au aux jeunes des communes. Je trouve que c'est un un moment symbolique important. On parle de l'action des maires, cette action de sensibilisation euh des maires.

J'étais encore dans une commune de mon département cette semaine pour faire ça. Et et c'est très important dire aux jeunes aussi que au-delà de l'intérêt qu'ils peuvent porter aux campagnes et à la politique, ils ont l'opportunité de se présenter aux élections municipales et voilà l'élection bien sûr l'élection municipale, c'est sans doute l'élection la plus accessible euh alors peut-être moins à Paris que dans une commune rurale. Quoi que mais en tous les cas c'est aussi ce qu'il faut dire aux jeunes.

Ils ont non seulement leur place en tant que électeur et électrice et aussi en tant que candidate ou candidat parce que souvent ils apportent beaucoup aux projets municipaux et et à leur mise en œuvre. En tous les cas, c'est un mouvement qu'il faut souligner et encourager. Et alors Albane, parmi les thèmes de campagne qui vous intéressent particulièrement et aussi beaucoup de Français, il y a la sécurité, que ce soit le sentiment d'insécurité ou la sécurité réelle dans les rues de Boulogne où vous habitez, pourquoi est-ce que c'est un enjeu crucial pour vous ?

Alors, j'ai conscience d'avoir beaucoup de chance et d'être plutôt privilégié par rapport à ça. Euh, j'ai été protégée pendant toute mon enfance, mais euh c'est un enjeu majeur euh dans la commune notamment de Boulogne euh parce que je m'en reviens compte, euh l'insécurité est vécue et maintenant depuis euh plusieurs mois, j'ai eu euh de nombreuses mauvaises expériences. Maintenant, même pour faire 200 m, je vais aller demander à des amis de me ramener parce que sincèrement, je préfère ne pas prendre le risque euh parce qu'il y a de plus en plus de personnes, on va dire euh assez étrange.

Je me suis fait suivre plusieurs fois récemment alors que depuis le plus jeune âge, je rentre seule et je n'ai jamais eu de souci avant avant ça. Euh il y a de plus en plus de personnes qui n'habitent pas dans la ville qui viennent euh se poser pour boire de 8h à 18h. Donc à 8h forcément ils sont pas très agressifs mais bon fin de journée après avoir passé 12h à picoler c'est plus la même enjeu.

David Marguerite vous aussi vous l'entendez comme Alban cette question de la sécurité on l'a dit premier enjeu. Oui je je pense que ce soit d'ailleurs dans les pôles urbain ou à la campagne. C'est un sujet qui revient beaucoup et je fais pas partie de ceux qui considèrent que l'insécurité est un sentiment.

Je pense que c'est bien une réalité et le témoignage d'Alban le démontre un peu plus. Moi, je voulais lui dire à Alban, ça va être son premier vote, c'est pas rien. On se rappelle tous de notre premier vote.

Vous avez la chance en plus de le faire sur une élection municipale qui est vraiment l'élection du quotidien. Et c'est aussi peut-être le message qu'il faut porter aux jeunes, c'est de dire que la volonté politique, elle est souvent critiquée. On a souvent le sentiment que un élu sert plus à rien.

Et ben, moi, je crois que la la volonté politique, ça sert encore beaucoup et ça sert notamment aux élections municipales sur un enjeu aussi important que la sécurité. C'est l'occasion d'en parler d'ailleurs de le débat municipal. On a nombreux candidats qui font des des propositions sur la vidéo protection, sur le renforcement des effectifs de la police municipale et que une jeune en parle aujourd'hui.

Ça ça démontre bien aussi parce que c'est pas forcément traditionnel que c'est un sujet de préoccupation qui dépasse les générations, qui dépasse les territoires et que c'est peut-être aussi dans le cadre local qu'on peut agir et apporter des réponses concrètes. Oui, ça va être un peu la la conclusion de la conclusion de cette émission. Est-ce qu'on peut dire aussi que il y a un maintenant un élargissement des pouvoirs des polices municipales ?

C'est un enjeu aussi de de cette campagne avec Oui, totalement. Il faut que les jeunes se sentent sûr dans leur ville à la fois leur ville de de naissance mais aussi les villes où ils étudient. Et ça, je crois que c'est important parce que cette politique là aujourd'hui, c'est aux jeunes aussi de de s'approprier.

Disons qu'il y a une double action. Les jeunes doivent faire cette démarche-là, comme Alban l'a dit, de s'intéresser à la politique. Et puis il y a aussi un rôle qui nous incombe à nous d'effectivement donner envie et de de se mettre aussi sur les réseaux qui qui vont bien.

Euh je crois qu'aujourd'hui la base peut-être même de nos engagements, je parle aussi au nom de mes collègues, mais c'est de d'agir plutôt que subir. Et aujourd'hui, je pense que les jeunes, s'ils veulent justement encore une fois pouvoir s'investir dans la ville, leur ville associative, leur ville culturelle, leur ville aussi de logement, de points de restauration, et bien c'est bien aux élections municipales que ça se traduit. C'est la fin de de cette émission.

Un petit mot de conclusion. Karine Daniel, on voit il y a beaucoup de préoccupations, beaucoup d'attentes aussi envers les candidats municipals. Comment est-ce qu'on peut répondre à ces attente ?

Bien, moi ce que je souhaitais dire c'est que d'abord on avait des craintes sur l'engagement des citoyennes et des citoyens pour composer des listes pour ces élections municipales. On voit que ces craintes, elles semblent s'amoindrir parce que partout on voit des équipes se mobiliser, travailler sur des projets en commun, vraiment créer de la cohésion, proposer des projets alternatifs et ça ça doit être souligné et et la place des jeunes, je le redis, est très importante dans ce mouvement. On voit aussi que les euh sujets sont que vous avez traité, qu'on a traité sont ceux qui sont sur l'agenda politique.

Et moi, je suis je soutiens les les candidats plutôt de gauche et je vois que par exemple la sécurité est devenue aussi une vraie préoccupation et un vrai enjeu y compris pour les candidats de gauche. C'est très important parce que la sécurité c'est la première des libertés et ça concerne singulièrement celles et ceux qui sont les plus vulnérable et c'est aussi une préoccupation pour nous extrêmement importante. Un petit mot de conclusion.

Je partage le constat sur lequel il y a de nombreux citoyens qui s'engagent à ces élections. On a souvent et d'ailleurs c'est assez récurrent à chaque élection, on a la l'appréhension qui est pas de candidat qui est un peu de découragement et de résignation. Il y en a bien sûr, mais je constate qu'en effet même dans les petites communes, il y a des listes qui se forment, il y a des projets qui sont discutés et que cette élection en effet c'est celle du quotidien et elle intéresse encore nos nos concitoyens et c'est tant mieux.

Le mot de la fin. Oui, je crois qu'à l'air de l'intelligence artificielle et Alban l'a dit, j'invite vraiment tous les jeunes à vraiment euh essayer de de trouver la vraie véracité la la véracité de l'information et de de se rapprocher d'hommes et de femmes politiques qui peuvent effectivement leur donner euh de vraies propositions plutôt que de parfois euh lire des choses qui ne sont pas tout à fait vérifiées sur les réseaux sociaux parce que ça peut aussi influer sur le vote et je crois que c'est extrêmement important avec un mandat proche des gens. On le dit hein, pas parce que vous êtes sénateur donc le relais des des maires mais le le le mandat de maire est vraiment particulièrement le le mandat du quotidien.

C'est là où on est le plus proche. Alors de toutes les générations, hein, pas que des étudiants, mais je crois que c'est là où on est le plus proche. On est on est vraiment à leur porté et euh les échanges quotidiens font que ça donne une vraie confiance.

On dit que la plus grande confiance effectivement dans cette dans cette élection communale et je crois qu'il faut que ça le reste. Il faut par contre que les jeunes aillent voter parce qu'il y avait un jeune sur trois seulement qui étaient allés voter en 2020. Certes, nous étions en crise Covid mais là je les invite à se rattraper.

Voilà. Et on rappelle les dates 15 et 22 mars pour le 1er et le second tour des élections. Avant de clore ce numéro direct, en début d'émission, on a vu des visages de l'élection à Paris et à Lyon.

D'autres candidats sont présents à ces élections et on va voir les noms de tous les candidats déclarés à date à l'élection municipale de Paris et à celle de Lyon. C'est la fin de cette émission. Je voudrais remercier les Françaises et Français qui ont participé à ce débat.

Merci à tous les trois aussi en plateau d'avoir accepté de jouer le jeu de ce dialogue. Un grand merci aux équipes techniques et éditoriales qui ont permis de réaliser ce dialogue citoyen. Notre émission qui est à retrouver aussi sur les plateformes de podcast et sur publicsna.fr.

N'hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux Instagram X ou encore et bien d'autres plateformes. On vous donnera le prochain numéro de dialogue citoyen. À très vite sur Public Sénat.

J'ai trouvé que c'était très dense et très intense euh et que euh il y avait une variété de de témoignages et de et de citoyens [musique] qui qui étaient bien représentatifs de la société civile. C'était très intéressant. Il y avait de des sujets très variés et je pense que c'est une élection qui est particulière puisqueen fait il y a énormément de sujets en fait parce que la mairie correspond vraiment au maillage le plus proche de nous.

C'est très intéressant d'avoir des échanges comme ça sur plein de sujets différents avec des personnes qui viennent un peu partout en France. Euh et d'avoir aussi l'échange avec les sénateurs qui peuvent essayer de répondre un peu aux questions et aux interrogations citoyenne. [musique] Ah.