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interviewSénat (sur YouTube)· 31 mai 2024 83 min

Femmes dans la rue : la situation aux Antilles et en Guyane

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ça fera venir notre dernière rapporteur madame la Présidente michine JAC chers collègues je me réjouis de cette réunion conjointe entre la délégation au droits des femmes et la délégation sénatoriale aux outrem qui s'inscrit dans le cadre des travaux de que notre délégation mène actuellement sur les femmes dans la rue nos deux délégations se rejoignent régulièrement sur des sujet d'intérêt commun pour mémoire nous avons publié l'année dernière un rapport commun sur la parentalité dans les outrm nous avions déjà travailler ensemble en 2020 sur les violences faites aux femmes dans les outres mers s'agissant de la situation des femmes en errance nous comptons aujourd'hui au niveau national 330000 personnes sans domicile dont 40 % de femmes bien souvent avec des enfants parmi ces personnes sans domicile 30000 personnes dont environ 3000 femmes et 3000 enf enfant sont dites sans abriis c'est-à-dire passe la nuit dans la rue des voitures ou des abris de fortune si cette triste réalité est particulièrement prignante en île-de-fance elle est malheureusement présente dans de nombreux territoires y compris dans les outremers comme toujours au Sénat nous attachons une grande importance à la dimension territoriale de nos travaux et nous efforçons en particulier de mettre en lumière les situations souvent spécifiques des outrem spécificité géographique économique sociologique ou culturelle cette exigence nous a naturellement été rappelé par notre collègue rapporteur Marie Laur finerort sénatrice de Guyane que je salue je suis entourée des autres rapporteurs pour l'instant deux d'entre elles Agnès éven et Olivia Richard je précise que cette audition fait l'objet d'une captation audiovisuelle en vue de sa retransmission en direct sur le site et les réseaux sociaux du Sénat le sujet dont nous traitons aujourd'hui se trouve au croisement de plusieurs problématiques augmentation et féminisation de la précarité manque de solution d'hébergement et de logement lutte contre les violences sexuelles et sexistes accès aux soins ou encore insertion professionnelle ou sociale afin de nous apporter un éclairage sur ces questions nous entendons ce matin des représentantes de trois territoires pour la Guyane Isabelle ider kfski anthropologue et directrice régionale aux droits des femmes et à l'égalité que nous avions déjà entendu en audition dans le cadre de nos travaux communs sur la parentalité dans les outrmers pour la Guadeloupe Lucette faillot directrice régionale aux droits des femmes et à l'égalité que nos collègues en particulier Micheline Jacques cher président et Annique billon ici présente chère présidente ont rencontré l'année dernière lors d'un déplacement aux Antilles dans le cadre du rapport sur la parentalité kessie chenilco responsable du siiao 115 et Malik fiscal responsable des équipes du Samu Social service géré par la Croix-Rouge et pour la Martinique Sophie Chauveau sous-préfette à la cohésion sociale et à l'emploi et Vanessa cataillet son adjointe et Muriel sidalise montez directrice régionale au droits des femmes de Martinique bienvenue à vous et merci de participer à cette table ronde sur ce sujet crucial vous nous dresserai un tableau de la situation dans vos territoires respectifs à combien évaluez-vous le nombre de femmes sans domicile et sans abri quels sont les profils de ces femmes et les raisons qui expliquent leur absence de logement vous nous exposerez également les moyens déployés par l'État pour fournir des mises à l'abri via des places d'hébergement d'urgence mais aussi des solutions de logement en nous précisant quelle attention particulière est portée aux femmes combien de places d'hébergement sont disponibles dans vos territoire et en particulier combien de places non mixtes par ailleurs quel rôle joue le Sao dans la coordination et le pilotage de l'ensemble des acteurs de l'hébergement et du Logement état collectivité et association et quelle difficultés rencontrre-t-il enfin vous nous ferez part de vos préconisations au-delà des constats l'objectif de notre rapport est également de s'efforcer de trouver des solutions pour toutes ces femmes et ses familles avant d'entendre nos intervenantes je laisse la parole à notre collègue présidente de la délégation sénatoriale aux outremè Micheline Jacques merci présidente donc madame la Présidente cher Dominique mesdames les rapporteurs mes chers collègues je serai Brè vu la qualité des intervenant à cette table ronde je tiens à remercier sincèrement la délégation au droits des femmes entre et tout particulièrement sa présidente Dominique Verrien et les rapporteurs pour cette réflexion conjointe qui nous permet de partager nos réflexions sur le problème croissant et préoccupant dans nos outremers comme dans l'Hexagone le sort des femmes dans la rue et j'ajouterai aussi celui des enfants et particulièrement des mineurs isolés car je reviens de Mayotte où cette problématique et crucial et où nombre de jeunes filles malheureusement sont victimes d'abus et se retrouvve enceinte rejeté par leur famillees dans la rue en à Mayotte je tiens à saluer votre démarche car vous avez tenu à avoir ce focus particulier sur les outremers j'ai conduit en avril dernier une mission de la délégation aux outremers aux Antilles avec deux rapporteurs de notre étude sur l'adaptation des modes d'action de l'État Philippe Bas et Victorin Lurel nous n'ignorons pas les situations dramatiqu qui existent dans nos territoires ultramarins notamment du fait des violences intrafamiliales je me félicite aussi qu'entre nos différentes délégations les liens soient étroits et réguliers dans l'esprit des recommandations du groupe de travail de notre collègue Pascal Gruny nous avons déjà eu l'occasion de travailler ensemble de manière très fructueuse sur des thèmes importants contre comme la lutte contre les violentes faites aux femmes ou la parentalité que vous avez évoqué en conclusion je me félicite de cette nouvelle réunion commune qui nous permet à l'instar de la récente commission d'enquête sur le narcotrafic d'inclure les problématiques ultramarines dans vos réflexions et de prendre ensemble la mesure des défis à relever merci beaucoup chère présidente pour ces quelques mots d'introduction et je me tourne désormais alors vers nos écrans puisque c'est en visio vers Isabelle iderkfski qui intervient depuis la Guyane bonjour c'est bon vous m'entendez bien bonjour Nous vous entendons très bien mesdames et messieurs en vos grat de fonction et qualité je vous remercie pour cette invitation je commencerai tout de suite par une petite introduction euh pour rappeler qu'en guyan 53 % de la population vit sous le seuil de pauvreté avec moins de 1000 € par mois en comparaison le taux national est de 14 %. la moitié des Guyanais sont en situation de privation matérielle et sociale et 29 % sont en situation de très grande pauvreté avec moins de 470 € par mois sur une liste de 13 bels subissent au moins cinq privations dans leur vie quotidienne ces restrictions concernent le logement l'habillement l'alimentation les loisirs et d'autres besoins tels que l'accès à Internet à un domicile ou un moyen de locomotion il cumule à la fois une forme sévère de pauvreté monétaire et au moins SEP privations matérielles et sociales le cumul de ces formes de de précarité témoigne de difficultés plus intenses dans la vie quotidienne par exemple le Haut Conseil de la santé publique nous rappelle que la consommation d'alcool est particulièrement préoccupante dans le cas de grossesse adolescente 34 % ont consommé de l'alcool durant leur grossesse et le risque de prématurité de 13 %. de plus le territoire est particulièrement touché par la consommation de craque si elle reste circonscrite à une population très marginalisée cette consommation est présente et visible parfois même en pleine rue en particulier dans les agglomérations de Cayenne et de Saint-Laurent du Maroni toujours selon le Haut Conseil à la santé publique la consommation de crac touche particulièrement les milieux de la prostitution et de leur paillage les personnes en errance les chômeurs mais aussi les habitants de la zone géographique du hautaroni le taux d'activité des femmes euh est plus euh difficile euh à atteindre un taux important et plus difficile à atteindre que celui des hommes parce que ce sont des femmes qui se retrouve au chômage et la rémunération Guyane des femmes est beaucoup plus faible que celle des hommes après ce rapide état des lieux je présenterai la question des femmes dans la rue en deux parties la première consacrée au maraude la seconde au guichet unique de rue alors ces marotes sont coordonnées par l'association guans de réduction des risques l'agre l'agre se consacre à la réduction des risques liés à l'utilisation de produits légaux tels que l'alcool et le tabac ainsi que des produits légaux tels que le CR et la cocaïne tout en abordant des pratiques à risque liées à la santé sexuelle et reproductive pour l'année 2023 les volontaires ont consacré un total de 300 heures dont 140 dédiés au maraudes 60 au guichet unique de rue et 100 dans des contextes festifs trois fois par semaine des médiateurs ou médiatrices accompagnés d'un ou d'une bénévole sillonnent les quartiers de Cayenne et de matourie en camion équipé ou à vélo pour certains quartiers dont l'accès par la route est rendu difficile deux fois euh par mois les maraudes euh exercent mettent en pratique des tests rapides d'orientation diagnostique les Trode et sont organisés en partenariat avec Médecin du Monde et l'association Entraide la nécessité d'une habilitation Trode s'est révélée euh très importante en raison de la prévalence des agressions sexuelles en rue qui sont en partie lié à la transmission du virus du sida avec 490 malades du VI pour 100000 habitants il faut savoir que la guyan a plus forte prévalence de France d'après santé publique France les étrangers sont sur représentés parmi les personnes céropositives en Guyane mais les études indiquent qu'ils s'infectent après leur arrivée sur le territoire 10 % des malades ignorent leur statut et 24 % ont des infections qui ont été diagnostiquées à un stade avancé de la maladie en guyan le mode de transmission du VIH est majoritairement hétérosexuel et la prostitution est un des moteurs de l'épidémie d'où le choix de laassociation en traide de cibler les travailleurs du sexe particulièrement les travailleuses et l'association distribue des kits contenant des préservatifs et des gels par ailleurs les marudes de lagagre sont renforcé par des permanences deux fois par semaine au siège même de l'association ces accompagnements individualisés facilitent l'accès au droit l'explication des processus administratifs permettent de guider vers d'autres structures et favorisent la reprise du lien familial les acteurs de terrain privilégient souvent une approche axé sur les soins alors que cela ne correspond pas nécessairement aux attentes des usagers qui demandent avant tout un abri comme point de départ pour leur projet de vie et voi le sevrage comme une seconde étape les demandes d'hébergement de la part des femmes accompagné sont nombreuses faisant état d'une souffrance accrue de fatigue liée à la vie en rue et des violences sur ce point les places disponibles pour les femmes victimes de violence sont de 51 en Guyane 24 places de stabilisation 15 hébergements d'urgence et 12 hébergements temporaires sur ce point les places disponibles ben pour les femmes victimes il demeure totalement insuffisant cet accueil par rapport aux besoins exprimés la plupart des associations recour aux nité d'hôtel et aux locations de Git afin de répondre à la demande d'urgence nous constatons de nombreux obstacles qui impactent la vie quotidienne des femmes que ce soit l'accès à l'eau aux douches au dépôt de plainte à la domiciliation à l'hébergement à une consigne pour mettre à l'abri leurs effets personnels et afin d'éviter les violence et les vols ces difficultés d'accès accentuent la marginalisation et la stigmatisation des femmes qui vivent dans la rue dans une étude le Samu Social met en évidence que les femmes rencontrées sont généralement plus jeunes que les hommes la majorité des femmes ont entre 26 et 40 ans et aucune femme rencontrée n'a plus de 60 ans et très peu sont mineurs elles sont souvent dans des situations plus complexe que celle des hommes elles sont aussi plus isolées des structures et il est également plus difficile de les approcher car elles sont fuyante le deuxième dispositif que je vais présenter le guichet unique de rue appelé gur le gur est un événement mensuel rassemblant durant 4 heures des associations du médicosocial au centre-ville de Cayenne les rôles des partenaires sont très bien identifiés un repas chaud distribué par humanity first Médecin du Monde la Croix Rouge et la simade et le Centre d'Information sur les Droits des femmes et des familles informe et accompagne sur l'accès au droit une vestie boutique de la Croix-Rouge distribue des vêtements il existe des espaces enfants du matériel stérile et informe qui est proposé par l'agre le planning familial qui sensibilise et distribue des préservatifs le Samus social qui apporte un renfort en infirmier et le Centre de prévention de santé de la Croix Rouge qui réalise des trodes et l'équipe mobile de psychiatrie et précarité et la plateforme de rétablissement du Groupe SOS qui apporte un espace de parole au côté de tous ces acteurs le médiateur de santé du Comité pour la santé des exilé renforce l'accompagnement pour l'ouverture des droits un interprétariat professionnel est disponible et le médecin généraliste réalise une consultation qui visent à orienter vis la permanence d'accès aux soins en santé le Pass euh la passe plutôt du centre hospitalier de Cayenne et vers l'équipe mobile de psychiatrie et précarité en y rencontre de tous les âges de la pédiatrie pardon pédiatrie aux personnes âgées de toutes les origines et de toutes les pathologies les consultations sont en français en anglais en espagnol et si nécessaire en portugais et en arabe avec l'aide d'un médiateur et d'un interprète les difficultés rencontrées par le gur donc ce guichet unique de rue sont la fragilité sociale la rupture du lien l'exclusion sociale et grâce à ce cofinancement de la préfecture de l'ARS et de la euh la collectivité d'agglomération euh du centre littoral et bien un travail en réseau une quinzaine d'associations œuvre dans ce champ de la précarité et une équipe constituée d'une cinquantaine de personnes permet au gur d'ouvrir ses portes le 3e jeudi du mois au marché de Cayenne de 9h à 13h en 2022 174 personnes ont été reçues donc 48 femmes en 2023 242 personnes ont été reçues dont 52 femmes en moyenne c'est 25 % du public du gur ce sont des femmes 12 % ce sont des enfants la Syrie l'Afghanistan le Maroc sont les trois pays d'origine les plus représentés au sein du public accueilli 46 % des usagers vivent en rue 12 % des usagers vivent en habitat informel 72 % sont en demande d'asile 13 % sont en situation irrégulière 7 % sont de nationalité française 6 % ont un titre de séjour et 75 % des bénéficiaires ont déclaré ne pas savoir ce qu' a une protection de santé et 75 % décorit ne pas avoir de ressources financières pour finir je mentionnerai le programme régional relatif à l'accès à la prévention et aux soins des personnes les plus démunies le praps qui met en synergie les établissements de santé santé publique et privé et qui sont des points d'entrée clé pour les publics précaires notamment lorsqu'ils sont dotés d'une permanence d'accès aux soins la passe ce qui est le cas pour les trois hôpitaux publics les 14 centres délocalisés de prévention et de soins et les trois hôpitaux de proximité gérés par le centre hospitalier de Cayenne jouent un rôle essentiel pour l'accès aux soins des personnes précaires vivant en site isolé dans le domaine de la santé mentale on peut également souligner la place des six centres médico-psychologiques ainsi que des trois centres d'aide thérapeutiques à temps partiel les équipes mobiles à Saint-Georges de l'oyapoque sur le Maroni les quatre équipes mobiles sur le champ de la santé mentale et plusieurs dispositif mobiles dans le champ du handicap et du grand âge permettent de renforcer l'allée vert tout comme l'ensemble des médiat du territoire qui aide les usagers à mieux comprendre et à se repérer dans les parcours de soins souvent très complexes le secteur associatif est très actif en Guyane sur les sujets de santé et de précarité c'est un opérateur qui pour les soins et pour la prévention des domaines variés comme la vie affective et sexuelle les addictions la périnatalité le suivi des victimes de violence en rue les centres communaux d'action sociale regroupe de nombreuses compétences au bénéfice des publics précaires je conclurai par quelques recommandations la mise à disposition de logement et dispositifs adaptés aux femmes de manière à éviter les logements mixtes les difficultés d'accès à l'ébergement pour les usagères de drogue et d'espace de consommation plus sécurisés l'installation de bagagerie et de consiges afin d'éviter les violences en rue et la multiplication d'accueil de jour réservé aux femmes je vous remercie pour votre attention merci beaucoup pour pour votre intervention je laisse maintenant la parole à kessie chénilco et Malica fiscal de la Croix-Rouge qui gère le SIO 115 et le Samu social en Guadeloupe bonjour tout le monde donc Madame responsable du SO Guadeloupe et Saint-Martin et ma collègue madame fiscale madame fiscale responsable du PO action sociale donc de façon générale le CO travaille en étroite collaboration avec le sam social qui a un dispositif d'aller vert accompagnant le public à la rue et spécifiquement ben du coup les femmes notamment les femmes en grande précarité et les femmes personnes victimes de violence donc nous sommes accompagnés par la dette ainsi que la drdf en qualité de Madame faillot Luet dans la prise en charge et l'accompagnement des femmes à la rue donc Madame fisc va vous présenter sa file active de façon générale euh comment est mis en place l'accompagnement pour ce et nous le SO notre bilan d'activité pour l'année 2023 euh de façon générale et un focus sur les personnes victimes de violence alors le SAL social intervient sur l'ensemble du département et nous proposons justement des marodes euh avec des accompagnements tels que l'accompagnement sanitaire et l'accompagnement social pour fa des personnes et euh nous nous proposons aussi du coup une aide qui peut-être qui peut être matérielle donc sur le plan des collations avec peêre des boissons ou de quoi ce sub santé on a aussi des produits d'hygiène avec notamment des quites monstruels qu'on peut proposer et euh dans la partie vestimentaire avec les vêtements donc sur le Samus social en 2023 nous avons accompagné 997 personnes euh de façon générale qui comptabilise en tout 11827 rencontre et euh par pour faire un focus sur le plan des femmes on a recensé 139 qui qui représente 17,96 % de la file active la moyenne d'âge qui se situe généralement c'est plus des personnes qui des femmes qui sont âgées aux alentours de 35 à 45 ans mais on a aussi une marge de personnes qui sont plus âgées de plus de 60 ans euh qu'on commence à à retrouver dans notre fil actu c'est un public qui est particulièrement V able et fragile et où l'approche est parfois difficile pour nos équipes euh car généralement elle reste peu dans la demande elles sont en retrait peut-être que çaela bien du fait que c'est parce qu'on a des véhicules floqués croix rou donc on est très visible donc on va essayer de travailler justement sur une approche pour voir qu'est-ce qu'on peut mettre en place par rapport à ça en essayant de trouver peut-être des points de ressources t que des lieux facilitateurs pour créer on va dire un espace euh plus discret auprès de ces personnes euh après comme la la collaboratrice de Guan mentionnait on a aussi la même problématique donc ce public vulnérable avec les violence et agression sexuelle et sexiste qu'elle qu' en cours et aussi on a un cumule de problématiques avec les addictions et la santé mentale qui est très présente et qui euh par rapport à l'accompagnement peut empêcher on va dire le déroulement vers une fin de d'orientation a le dispositif de droit commun donc c'est principalement du coup concernant le CAO donc nous sommes un service qui fonctionne sous trois différents pôles donc un service urgence le 115 pour la réception des appels pour les demandes de mise à l'abri un service insertion pour les orientations vers les dispositifs euh de logement euh logement adapté accès à l'insertion mais du coup parler bien gement et euh un service un observatoire social chargé ben de recessenser les données statistiques relatives à l'activité du service et donc du coup faire des focus sur ben du coup le public accompagné pour l'année 2023 nous avons reçu 5136 appels 261 demandes de mise à l'abri d'urgence dont 271 personnes victimes de violence qui ont été mises à l'abri nous avons recours à deux dispositifs financés euh par la la dette et la DRDFE notamment des unités hôtellières avec ben du coup la prise en charge des personnes victimes de violence mais également le recours à des taxis sociaux donc nous avons sollicité 5225 nuités hôtelières pour 467 personnes 330 courses de taxis sociaux pour 483 personnes et 185 dossiers traités euh par le service insertion pour 67 ménages orienté euh l dans le cadre de commission partenariat d'orientation ça c'est notre activité de façon générale dans toute cette activité on peut recenser 136 signalements de personnes victimes de violence dont 72 femmes avec 139 enfants il y avait SEP femmes enceintes et 51 femmes seules et de façon générale dans notre filactive nous avons euh regroupant les femmes seules et les femmes avec enfants 113 personnes sur le territoire de Saint-Martin pour l'année 2023 l'activité a été redétoyé au mois de mai 2023 avec six personnes victimes de violence qui ont été euh mises à l'abri et des signalements de Neu femmes seules et femmes avec enfants il faut savoir que euh sur le SO euh nous avons des personnes qui nous sollicitent mais qui ne souhaitent pas intégré dans l'immédiat les dispositifs d'aide qui existent sur le territoire par peur parce qu'elles non elles ont la crainte he ben du coup de de de l'auteur de violence mais qui en tout cas sollicite nos dispositifs afin d'être accompagnés euh face à à leur difficultés nous avons également euh des kits euh en faveur des personnes qui sont victimes de violence qui sont mis à disposition au niveau des polices et gendarmerie mais également auprès de nos hôteliers vers qui nous euh orientons les personnes en dispositif tampon pour les mité hôtelières avant qu'ell puisse intégrer euh les centres d'hébergement euh qui sont euh mises qui sont existants sur le territoire il faut savoir que ces femmes très souvent euh contctent des sont confrontés à des problématiques sociales qui sont multiples euh à savoir des personnes qui sont rupture familiales des personnes qui présentent des troubles des troubles psy ainsi que des problèmes de santé qui sont parfois euh des problématiques ne pouvant euh qui qui font qu'elles ne peuvent pas être orientées vers les structures d'hébergement existantes puisque les structures ne sont pas parfois dotées du des professionnels pouvant proposer un accompagnement social adapté et de qualité notamment également des problématiques de santé donc du coup pas de professionnel de santé présent au niveau destruction permettant ben justement l'accueil de ces personnes euh il faut ça savoir aussi de façon générale euh que les personnes victimes comme le disait madame fiscale ont aussi cette difficulté he à signaler leur situation auprès de nos services par peur euh donc c'est la raison pour laquelle le CAO et le Samu Social fait vraiment un travail de pour rassurer ces personnes euh un travail d'information pour Ben qu'elle soit au fait des dispositifs existant sur le territoire permettant un accompagnement donc nous travaillons en étroite collaboration avec les associations d' de victimes principalement guadav et initiative France victime en Guadeloupe qui permettent un accompagnement juridique et social de ces personnes nous travaillons également pour la mise en place de convention entre le SIO et la Croix-Rouge de façon générale parce que nous avons une multitude de dispositifs qui accompagnent le public euh et nous avons pour objectif de désigner des référents par structure notamment auprès de la C qui accompagne les persones les femmes euh les familles de façon générale mais de façon plus précise les femmes également euh le la T générale de la sécurité sociale parce que nous avons vraiment constaté que l'ouverture des Douin n'est pas forcément effective et euh par exemple en Guadeloupe la permanence la permanence d'accès aux soins de santé La Passe existe sur une partie du territoire mais ne couvre pas toute la Guadeloupe ce dispositif existe mais il n'est pas euh comment dire ces missions ne sont pas totales donc les personnes par exemple en situation irrégulière euh ne se voi pas euh avoir accès à des soins de santé de qualité par rapport au fonctionnement qui est bien spécifique sur la Guadeloupe la situation euh des personnes à la rue euh les remontées sont fait de de façon beaucoup plus qualitative que récemment parce que l'Observatoire était en nous étions sous effectif sur le CAO donc il n'y avait pas euh de personnel pouvant ben du coup assurer la réception des données statistiques et la remontée de ces données euh nous avons recruté une chargé de mission depuis le mois de février 2024 qui a pu en tout cas produire un rapport d'activité pour l'année 2023 et remonter des données beaucoup plus qualitatives pour cette année 2024 puisque nous avons sollicité les partenaires et nous avons reçu l'accompagnement de la dette de la DRDFE qui a pu ben du coup faire remonter les besoins du territoire les besoins des partenir les difficultés et le SO aujourd'hui a ce rôle pivot ben de coordonner les dispositifs existants et euh de travailler avec les partenaires pour accompagner au mieux et en tout cas améliorer euh les l'accompagnement déjà existant sur le territoire donc le le travail est en cours euh non pas sans difficulté parce que nous avons des structures qui expliquent hein les problématiques qu'elle rencontrent en interne euh les moyens qui sont existants peuvent être ben du du coup être amélioré et nous en tant que CAO nous mobilisons les partenaires à nous faire remonter ces difficultés afin de faire le lien euh sur le territoire il faut savoir que nous avons également nous portons également un parcours de sortie de prostitution pour l'accompagnement des personnes victimes du système prostitutionnel nous avons obtenu un agrément ben en avril 2023 pour pouvoir porter ce parcours et accompagner ces personnes sur le territoire le parcours est en cours de mise en place sur sur eu sur la Guadeloupe nous travaillons en partenariat avec l'association Ilia qui est implanté dans un quartier où il y a beaucoup de prostitutions de rue nous avons également fait un travail de sensibilisation d'information auprès des partenaires et des élus euh afin de savoir qu'est-ce que la prostitution en quoi ces personnes sont considérées comme des victimes comme le dit la loi de façon générale et une équipe est mobilisée afin d'apporter un accompagnement social et sanitaire pour accompagner les personnes victimes du système prostitutionnel donc comme je vous l'ai dit le le parcours est en cours de mise en place nous aurons prochainement une première commission pour pouvoir présenter les situations des personnes qui ont été signalées et qui ont mobilisé en tout cas verbaliser le souhait de sortir de la prostitution et présenter ces situations au niveau ben du coup des de la commission compétente pour traitement des situations de façon générale très bien oui oui vous aviez un complément non et bien écoutez merci beaucoup nous allons rester en en Guadeloupe et c'est maintenant vers Lucette faillot que je me tourne directrice régionale au droits des femmes et à l'égalité à vous bonjour bonjour à toutes et à tous bonjour En vos grades qualités donc j'ai entendu effectivement les interventions de mes différentes collaboratrices donc je seraiis un peu concise et j'aimerais tout d'abord revenir sur la thématique que vous avez posé en terme de de titre vous avez la thématique c'est les femmes dans la rue j'aimerais tout d'abord dire que c'est un phénomène quand même qui qui est un peu récent sur le territoire guadoupéen puisque on ne voyait pas les femmes dans la rue ainsi je pense que ce phénomène est tout à fait nouveau récent et en même temps constitue une somme de rupture une sorte de rupture sociale je dirais même sociétale et culturelle puisque certes on pouvait voir des hommes hein euh quand on parlait de son domicile fixe on voyait des hommes dans la rue mais les femmes je pense qu'à un moment donné pour les uns les autres dans la conscience collective ça a été quand même si ce n'est un choc mais une une forme de prise de conscientisation un peu brutale et une prise de conscientisation brutale qui qui est venu se renforcer avec bien sûr cette crise sanitaire que nous avons eu effectivement à à à traverser tous et à subir et et et j'estime que cette ce ce comment dire ce ce virage qui a été pris euh révèle aussi l'état l'état de de la société guadeloupéenne à savoir que les codes qui existaient pouvoir effectivement être dans la solidarité soci subvenir aux besoins des de des des des des démunis et notamment des femmes ce la représentativité de la femme il y a quelque chose qui s un petit peu écorné voilà je tenais quand même à faire ce ce ce point là qui pour moi j'estime qu' est tout à fait important parce que cette situation ne date pas euh de de plusieurs années c'est un phénomène tout tout tout récent qui est déplorable en ce qui concerne la Guadeloupe et les collègues effectivement de la Guadeloupe l'ont dit notamment ma collègue de de guyan l'a rappeler il y a déjà une stratégie et je pense même au niveau de l'État qui existe en ce qui concerne l'érance dans la rue et comme je le disais tout à l'heure qui est venu se renforcer par rapport au différentes problématiques qui concernent les femmes et avec aussi leur leur comment dire leur position euh nouvelle qui qui constitue quelque chose d'assez d'assez négatif que ce soit en terme de visibilité aussi pour les jeunes parce que moi je je trouve que c'est important d'en parler c'est-à-dire cette image qui est renvoyée aussi euh à nos jeunes jeunes garçons et jeunes filles et aussi au moins jeunes sur ce comment dire ce ce glissement euh qui qui doit effectivement réveiller les consciences en ce qui concerne les dispositif de l'État euh cela a été dit par Madame chelnic il faut savoir que quand même à la manette se trouve différents services de l'État et notamment en terme de stratégie notamment a été cité la des mais également euh le le préfit la C social qui est chargé de de de la stratégie de la pauvreté et je pourrais ainsi vous citer quelques chiffres euh quelques commentaires en ce qui concerne laad qui concerne les personnes à la rue qui sont singulièrement des femmes avec un un déploiement de 45 places d'hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violence ainsi que 125 places d'hébergement classique les dernières donniers de veille sociale des nombre une courordte de personnes très marginalisé comme si après à savoir en zone basterre mais aussi avec 96 personnes dont 20 femmes et 15 personnes sur 16 sur 96 sont en situation régulière en zone pointroise 211 personnes dont 33 femmes également 60 personnes sur C 211 sont en situation régulière leur moyenne d'âge est d'environ 45 ans ce qui est quand même assez semble-t-il assez significatif c'est-à-dire qu'on a un moment de sa vie euh où on a en plus déjà probablement fa créer on a des enfants on se retrouve démuni peut-être aussi il y a une question d'employabilité qui n'est pas à négliger dans dans dans dans dans ce constat mais ces personnes sont confrontées la plupart du temps à des problématiques de santé qu'il ne faut pas négliger à savoir les maladies chroniques qui sont non stabilisé tel que le diabète dont vous savez que sur notre département et notre région qui qui est quand même une problématique assez importante euh essentiellement des troubles psychos et des polyaddictions et notamment euh associé au cannabis donc des addictions dont vous connaissez effectivement les effets négatifs cannabis et le craque euh également d'autres données sont issues aussi de la veille sociale qu'il faut citer à savoir Saint-Martin parce que nous sommes une région euh à savoir la Guadeloupe plus Saint-Martin et pour Saint-Martin les éléments connus sont encore en C de stabilisation ce qui concerne la dette toujours est-il qu'on peut dire que toutes ces informations montrent qu'il y a quand même une une une stratégie qui est mise en place et que les les dispositifs tiennent les disposi tiennent la route les dispositifs sont sont partagés et qu'il est important effectivement de de prendre en compte une autre dimension une problématique très importante en ce qui concerne ces personnes c'est leur hospitalisation l'hospitalisation est une problématique assez pr an euh et notamment à Saint-Martin où il y a une grosse difficulté que les hébergements ne sont pas disponibles euh et notamment quand il y a cette période très importante saisonnière touristique sur la Guadeloupe c'est peut-être un peu différent comme l'a expliqué madame chelnic mais cela n'empêche qu'il faut qu'il y ait une une une couverture qui soit totale territoriale et qui permettre d'avoir de pouvoir euh per quand même à des difficultés que nous avons et qui sont quand même importantes à savoir la topographie la mobilité géographique qui sont quand même des donné non négligeables dans euh ce processus d'accompagnement de ces personnes euh nous avons comme vous le savez des températures tropicales ce pour moi ce n'est pas une donnée négligeable qui ne fait que effectivement se que rajouter encore de comment dire de de la diff ultés et des problématiques sous-jacentes non seulement d'accompagnement mais en ce qui concerne les maladies il y a aussi le fait de de souligner l'importance d'une d'une communication et de la visibilité en ce qui concerne ces personnes dans la rue ne sont pas que des personnes qui sont sans condition euh dire qui qui sont issu de de milieu de milieu pauvre il faut dire qu'il y a aussi des personnes qui ont eu c'est pas négligeable de de le dire qui ont eu des déceptions et et qui ont eu un moment une rupture familiale très importante et ne savent et ne savent plus où aller ou se retrouver ou trouver effectivement une une un un cocon familial qui le qui leur font un rejet et qui ne les met plus dans une disposition de sécurité familiale et qui nécessite cet accompagnement par des professionnels alors sur le département euh le constat que je fais c'est que il y a certes la croix- rouge qui a qui a des dispositifs et qui qui est un dispositif certes territorial très connu des uns et des autres et qui est souvent effectivement assimilé et comme l'a expliqué madame chenico une certaine appréhension parce que qui dit CIX rouge on pensera effectivement voilà qui dit la quou c'est que on est dans une très grande pauvreté et qu'on n pas envie effectivement de pouvoir tout de suite comment dire euh rejoindre ce type de dispositif et d'accompagnement il existe aussi d'autres structures qui avec autant aussi de de discrétion reçoivent ces personnes euh et les accompagnent il y a des CHRS qui sont tout aussi euh comment dire compétent pour pouvoir recevoir ces personnes mais la difficulté c'est justement comme certaines d'entre elles l'ont expliqué c'est de pouvoir accompagner dans la durée et c'est là que je pense que il y a quand même une problématique très importante c'est de pouvoir peut-être retisser du lien avec la famille qui a plus ou moins déconnecté euh et qui ne veut plus entendre parler de de de de de de ces personnes et aussi pouvoir redonner du sens de la revalorisation à ces personnes parce qu'elles ne sont elles sont des personnes elles ne sont pas des choses et je pense que le grand défi que ce soit pour les structures et que ce soit pour nous aussi au niveau des services de l'État c'est de pouvoir pouvoir travailler sur ces thématique de manière à ce que ces personnes n'ai pas l'impression d'être chosifié par une déjà une visibilité sociétale qui ne leur semble pas favorable voilà je m'arrêterai sur ce point-là et il y en a en attendant effectivement les différentes questions qui seraient posées et on vous remerci pour votre attention merci beaucoup je me tourne enfin vers les représentantes de la préfecture de Martinique et les laisse à organiser leur prise de parole comme elle le souhaite bah en fait oui en fait oui merci mesam euh donc je vais je vais avoir quelques propos liminires et je laisserai ensuite mriel sidalis monèse compléter et puis je pense donner un coup de projecteur sur des problématiques spécifiques chez nous quoi donc nous partageons en Martinique comme dans la plupart des territoires ultramarins effectivement des problématiques de de pauvreté et qui touche effectivement aussi en priorité les femmes et et nous avons également les mêmes problématiques alors je dirais que le dénombrement des des femmes en rue ici sur ce territoire n'est pas forcément des plus simples parce que la particularité pour un certain nombre d'entre elles c'est d'être plutôt invisible et on sait qu'elles sont présentes par exemple dans le dans dans le centre ville de Fort de France mais pas forcément visible au moment où les marud se déplacent et à ce titre nous portons une initiative qui devrait se déployer à la fin de l'année 2024 en lien avec le Samu social et la Croix Rouge qui va être d'essayer de faire un décompte à un moment T des personnes qui se trouvent à la rue donc on devrait pouvoir un peu genrer ces statistiques et bien sûr avec la vigilance suivante qui est que la personne qui se trouve à la rue au moment T n'est peut-être pas tout le temps à la rue et que effectivement parfois elle dispose d'un logement la prise en charge de de de ces populations comme l'ont expliqué intervenantes des autres territoires elle est largement effectivement réalisée par la Croix Rouge et le salu social et nous avons aussi la chance enfin c'est une chance mais ça veut dire aussi le la la difficulté sur place d'avoir une implantation du mouvement national d'unit sur Fort de France et un mouvement qui qui est qui est qui est très actif et qui d'ailleurs a a je crois pour ambition également de se déployer sur d'autres territoires des Antilles et qui nous permet donc d'avoir une connaissance j'allais dire peut-être un petit peu plus qualitative de de ces populations euh notre regard est également un peu biaisé peut-être par le fait que beaucoup de ces femmes en rue sont aussi des personnes qui arrivent pour la première fois sur sur ce territoire et euh parler des femmes eu c'est aussi évoquer la situation des des des migrantes et leur difficulté à accéder à une situation j'allais dire un peu plus confortable sur nos territoires en terme d'accès d'accès au droit et même si nous arrivons pour certaines d'entre elles à les protéger sur des temps limités notamment lorsqu' sinrp on a un parcours de sortie de la prostitution euh je dois dire que à l'issue devenir de ces femmes peut être parfois décepcepties parce que nous n'arrivons pas forcément à mettre enensite derrière en place tout l'accompagnement nécessaire donc au en terme d'outil donc j'ai évoqué les principaux acteurs je voudrais signaler que la Croix Rouge donc en Martinique a déployé un carude avec un accueil spécifique dédié donc aux femmes en rue et aux femmes en situation d'addiction il un travail assez important donc sur le local effectivement pour que je dirais soit plus adapté à ces populations de femmes et leur propose donc un accompagnement complet compris lorsqu'elles sont en situation notamment de de de grossesse euh nous avons également un travail important qui associe la drvfe et l'ARS alors qui ne vise pas que les femmes en rue hein puisqu'il s'agit de de travailler à une prise en charge global j'allais dire les difficultés que rencontrent les femmes sur ce territoire j'allais dire en tout médical social et sanitaire et enfin nous avons une collectivité qui porte elle porte vous savez pas bien que c'est encore je dirais très concret un projet de de Maison des Femmes donc là aussi pas simplement uniquement dédié à la population des femmes en vu mais qui se veut quand même effectivement une réponse à un certain nombre de situations voilà je vais laisser la la parole à la déléguée régionale au droit des femmes Muriel sis monz bonjour à toutes à tous merci pour cette table ronde euh je compléterai euh un tout petit peu euh le tableau qui a été dressé de manière collective hein par toutes les représentantes des des régions ultramarin ici et puis par Madame Sophie Chauveau euh euh sur quelques éléments de dispositifs qui qui me viennent à l'esprit au fil des des conversations euh notamment le contrat territorial de sécurité qui a été signé avec euh la collectivité territoriale de Martinique et la et la l'état la la préfecture de martinic ça peut paraître étrange mais dans dans le CAT territoriale de sécurité tous les champs de l'insécurité les plus larges sont balayés y compris celui de la du problème de la l'attractivité et des des violences sexistes sexuelles envers les femmes et dans dans ce domainelà euh se décline dans les contrats locaux de sécurité des dans certaines communes dans certaines villes de la Martinique des actions en direction euh des femmes de précire des femmes qui sont exposées à des violences et indirectement à ces femmes que l'on retrouve ou qu'on retrouverait exposé à des situations de rue même provisoire euh l'autre l'autre chose que je voudrais rajouter c'est euh effectivement dans dans le cadre de de la carude il y a un dispositif qui vient d'être financé par un appel à projet conjoint du du ministère des outrèes et et du ministère de la Santé qui s'appelle se posose et qui a un dispositif d'accueil très particulier très genré et et P donc par la CroixRouge pour l'accueil des femmes en rue très spécifiquement mais qui n'est pas encore évalué il sera courant 2e semestre de cette année pour avoir des données un peu plus chiffré euh le les autres l'autre point de manière générique c'est la mobilité la mobilisation des association du tissus associatif qui est un vrai rempart on a parlé des dispositifs étatiques en citant les principales administrations qui sont concernés par la lutte contre la précarité et de ce fait par la mobilisation contre les phénomène de la de l'irance et de la grande errance de tout le monde mais aussi des femmes mais le le tissu associatif et très mobilisé on a cité effectivement beaucoup la Croix-Rouge qui est un partenaire incontournable euh le je voudrais aussi avoir le Secours Catholique et le secours adventiste en place vous n'êtes pas sans savoir l'impact des des prêches des cultes et des religions dans nos territoires et ce sont des des acteurs de terrain qui agissent dont on ne connaît peut-être pas assez et dont on narrive pas encore assez à évaluer euh les actions mais qui sont en première ligne euh vis-à-vis des populations des rues et donc logiquement euh des femmes euh dans la rue je reviens aux propos introductifs euh et les questions précises qui ont été posées euh pour lesquels des réponses sont attendues et pour lesqueles des des réponses ne seront pas aujourd'hui en tout cas à mon niveau portter de manière précise combien de femmes en rue je ne sais pas euh combien de femmes en rue je ne sais pas la l'approche que je peux avoir est très empirique et je peux porter à votre connaissance en plus des éléments euh qualitatifs et quantitatifs portés par mes mes consur euh que effectivement euh géographiquement on a des territoires qui sont plus directement concerné en tout cas pour la Martini c'est l'agglomération centre et quasi exclusivement le territoire de la ville du Lantin 3e 2e ville économique de du pays et bien sûr le territoire de four- de- France avec des quartiers particuliers et cela correspond à deux phénomènes pour le lamenttin au phénomène de la de la drogue la consomm et de l'addiction au craque singulièrement et pour fort- de- France au quartier où se déroule la prostitution euh la prostitution de rue l'autre l'autre chose je rejoins tout à fait Lucette fillot quand elle dit que c'est nouveau traditionnellement les femmes ne sont pas dans la rue dans dans le territoire les femmes pardonnez-moi de l'expression qui vivent normalement ne sont pas dans la rue ou en tout cas ns sont pas à certains endroits ou à certaines heures elles passent elles transit elles vont faire des choses mais elles ne restent pas dans la rue donc le phénomène des femmes de rue est forcément lié au tableau qui a été présenté de l'augmentation de la précarité de l'augmentation des ruptures de lien social de lien culturel aussi lu cet à osé et je pense que c'est important de le souligner et l'augmentation elle se voit euh ne serait-ce qu'autour de la préfecture nous sommes au centre-ville et nous avons euh des des femmes jenis des compter 6 c'est beaucoup sur le le le territoire enfin le périmètre que je parcours à pied pour me déplacer passé sil ferme dans la roue c'est nouveau c'est beaucoup et elles ont toutes les comportements et les pathologies que vous avez décrites qui sont lié à des à des ructures psychologiques et des problèmes sanitaires celles que je vois sont seules donc pardonnez-moi pour cette approche très empirique mais enfin je partage ce que ce que je connais et surtout l'alerte sur le fait que ce phénomène est relativement nouveau donc Madame ch vous le disait on passe un petit peu sous les radars on a difficilement des données genrées sur la la précarité et la grande précarité je pense que c'est un élément important il faut qu'on arrive à gener toutes nos politiques publiques du du social du C de l'intervention publique pour avoir une approche un peu plus rationnelle de ce problème que l'on pressend et qu'on réglera mieux si on le mesure mieux concernant les les questions sur les l'hébergement le logement d'urgence nous sommes déjà en défaillance quantitative on a 49 hébergements d'urgence et d'insertion en en en Martinique euh ils sont saturés euh le la le flux est permanent notre notre manque de logements sociaux de manière générale on doit en avoir 30000 sur le territoire réparti entre trois gros bailleurs euh est déjà insuffisant et le parc privé est difficilement mobilisable pour des publics difficiles du coup la problématique de l'hébergement d'urgence est la la principale que je retiens moi parce que je rejoint tout à fait Isabelle lorsqu'elle euh relate la demande prioritaire de ces populations très exposées à avoir un toit avant d'être prise en charge sur les autres aspects aspect sanitaire aspect social aspect intégrationnel et puis enfin euh les partenaires ont été tous cités le SIO l'assise pour ce qui est de la Martinique donc je ne vais pas faire de redite surtout que mon propos peut paraître un peu un peu déconstruit mais je vais me permettre de de retenir il a quelques suggestions qui me viennent à l'esprit grâce à cette table ronde et à ces échanges il a été question de l'ité hôelièr mais lesunités hôelièr ne n'implique aucun accompagnement peut-être concrétiser une convention entre le CAO et les association qui interviennent chacune dans son prixcarré qui apporte de l'action euh intégrative d'urgence des paniers alimentaaires des paniers d'hygiène mais aussi des actions d'accompagnement euh économique social donc une convention avec le CAO on en a parlé bientôt on a une réunion de travail association et CAO sur ce sujetl avec la préfecture de de Martinique pardon ensuite la question de la l'accès au au titre de séjour c'est quelque chose qui est compliqué pour les personnes qui sont dans le parcours de sortir de la prostitution pour donner un chiffre on en a 33 depuis 2019 avec une fil active de 300 300 300 demandes 300 potentielles personnes concerné et sur C33 l'intégration est très réussie mais le problème de l'accès au titre de séjour reste relativement difficile les ressortissants de chez nous sont surtout vénézuéliennes haïtiennes de la République Dominicaine et parfois d'autres territoires et puis enfin euh la la coordination vraiment la coordination des acteurs c'est quelque chose qui qui me semble fondamental à partir du moment où une vision très N très très documenté de cette situation des femmes dans la rue en en Martinique en tout cas pour le moment elle n'est pas assez documenté à partir du moment où laigence sera assez documentée une bonne coordination des acteurs me semble indispensable je pr un dernier exemple il y a une une action menée pour l'accueil des grands marginaux avec un hébergement dédié au centre-ville de fort- de-fance il n'y a que des hommes qui sont accueillis c'est c'est c'est souhaitable qu' n'y ait pas de mexcité dans dans ces cas-là mais pour leheure il n'y a que des hommes qui soient visibles des hommes de la rue et que des hommes donc pour lesquels des des politiques sont mises en place voilà je vous remercie merci beaucoup pour votre intervention madame qui faisait un petit peu du coup aussi un un récapitulatif donc c'était très intéressant et je voudrais rebondir sur ce que vous disiez notamment sur les politiques genrées puisque au niveau de la délégation au droits des femmes au au fil de nos rapports nous avons fini par prendre deux préceptes le premier c'est comptez-les pour quel compte et effectivement tant qu'on ne sait pas compter et bien on ne sait pas qu'elles existent et puis différencié n'est pas discriminé et entre autres sur les problèmes de santé c'est effectivement très important j'avais moi juste j'ai bien remarqué donc République Dominicaine et et Haïti plutôt pour les femmes qu'on peut ét euh en Martinique j'aurais la même question pour la Guadeloupe et Saint-Martin euh plutôt quelle nationalité et alors évoquer ma surprise au niveau de la Guyane puisque effectivement quand on voit alors je comprends je sais qu'il y a a priori une filière qui doit passer par le Brésil pour pouvoir retrouver des femmes afghanes syrienne et marocaine marocaine pour le coup c'est peut-être plus surprenant mais je m'attendais quand même avoir en tête plutôt le Suriname ou le Brésil avant d'avoir ces trois ces trois nationalités là donc ça c'est sont mes questions mais je vais passer aussi la parole à nos collègues rapporteurs qui auront également d'autres questions et puis vous répondrez globalement ensuite qui se marie-lore allez marie-lur finerort notre rapporteur guyanz merci présidente alors j'avais trois questions mais vu ton intervention il m'en reste deux euh bah oui je pense que vous aussi collègu hein vous vous deviez penser la même chose mais bon la Présidente nous a devancé c'est pas grave ça c'est pour ça que exact alors une question alors les deux questions ben c'est d'abord c'est à Madame la Directrice de Guyane je voulais lui demander comment la délégué de la femme en Guyanne parvient-elle à travailler avec ses femmes demandeurs d'asile et qui se retrouvve à la rue avec leurs enfants euh donc d'origine palestinienne syrienne marocaine SAR on dit sarahou euh voilà parce en plus elles sont très très nombreuses c'est surtout c'est surtout ça parce que par rapport aux autres départements je pense ou do avoir une vingtaine une trentaine mais la la directrice de guyan elle doit avoir certainement beaucoup plus de cas que vous mesdames deuxème question c'est juste dire que depuis quelques semaines j'ai été élu présidente d'une association pour les femmes victimes de violence intrafamiliale la sauvegarde qu'on appelle la sauvegarde et justement nous devons prendre un rendez-vous avec Madame ider krevski pour lui présenter nos objectifs donc ça va être 10 chambres d'ébergement en plus nous aurons également des activités économiques un restaurant pour femmes et également nous allons avoir une ressourcerie puisque Isabelle tu sais que le le plus jeté n'existe plus donc il y a beaucoup de de de femmes et de familles surtout qui n'ont pas de vêtement et bon ben nous on va être là pour elle alors la question que je voulais poser c'était à ma connaissance à guyan ne dispose pas de nombreuses structures similaires donc je voulais expliquer la pauvreté du tissu associatif en la matière alors que les besoins sont immenses voici mes deux questions présidente merci madame Richard le bouton rouge le gros rouge merci merci merci mesdames présidente merci pour vos questions euh cette cette table ronde me semble indispensable et permet de de se souvenir que la France est un pays américain nous avons avec le Brésil notre plus grande frontière et c'est quand même euh utile de le rappeler parce qu'on en a pas toujours conscience depuis la depuis la métropole euh et donc nous ne sommes pas euh étrangers aux crises qui secouent les Caraïbes et les euh pays d'Amérique latine et j'en veux pour exemple la crise haïtienne qui a déplacé des centaines de milliers de personnes au fil des décennies on sait que la situation actuelle est est complètement catastrophique et j'ai eu vent lors de mon dernier déplacement en République Dominicaine euh de milliers de femmes qui est arrivé en Martinique et en Guadeloupe je ne sais pas ce qu'il en est de de la Guyane avec un une augmentation très préoccupante des trafics d'êtres humains et de la prostitution des femmes comme des enfants j'aimerais puisque donc vous nous parlez mesdames de une précarisation des femmes évidemment ça ça ça s'entend mais il me semble que l'arrivée massive de de migrante exploité doit également être un problème pour la prise en charge des des femmes préexistantes et donc j'aurais aimé avoir votre opinion sur cette peut-être prise en charge différenciée et sur la question des des abris d'urgence ou des logements sociaux avez-vous une critérisation étant donné la pauvreté de de l'offre existante j'ai été également frappé par l'âge moyen étaess l'âge moyen où il y a oui c'est ça entre 26 et et 40 ans en Mayotte à Mayotte c'est ça c'était Guyane euh ciguillane pardon et entre 26 et 40 ans les femmes à la rue et que deviennent-elles après y y a-t-il un nombre important de de femmes qui meurent à la rue et enfin euh nous avons débattu hier soir d'une proposition loi sur la prise en charge des des mineurs transgenre euh est-ce une problématique particulière on sait que beaucoup se retrouvent à la rue à défaut d'accompagnement par leur famille est-ce que c'est un phénomène que vous observez particulièrement chez vous merci et maintenant Agia sren merci madame la Présidente alors merci à toutes vous avez parfaitement expliqué les raisons d'ailleurs multifactorielles évidemment de l'érance il est vrai que le Samu social est totalement saturé au point qu'on a et c'est vrai c'est un phénomène nouveau de plus en plus de femmes avec des nourrissons qu'on retrouve à la rue vous l'avez dit d'ailleurs elle s'invisibilise c'est-à-dire qu'elle se masculinise parce qu'une femme à la rue est évidemment une proie pour les hommes et donc c'est vrai qu'on les retrouve souvent ou dans des parkings dans des squats dans des aéroports vous avez parler madame la préfette de l'invisibilité donc je voudrais savoir comment est-ce que ça se matérialise chez vous et comment est-ce que vous gérez en fait l'hypersaturation du Samu social puisque tout est plein comme un œuf et qu'il y a en île-de-fance des critères qui ont été mis des critères de vulnérabilité pour l'accès à l'hébergement d'urgence est-ce qu'il y a chez vous des critères et comment vous les gérez je vous remercie beaucoup et bien mesdame sauf Micheline si tu as une question éventuellement non je je voudrais vous remercier pour votre implication dans dans cette problématique et il est vrai que ce n'est pas le l'objet de de cette de cette audition de parler du bassin océan indien mais il y a vraiment de grosses grosses problématiques et surtout au niveau de jeunes mineurs qui se retrouvent maman qui se retrouent à la rue avec une association bon que j'aimerais tout de même applaudir et pour son courage c'est l'association messau qui prend en charge qui a qui a mis en place une structure assez innovante donc peut-être que ça pourrait aussi euh être déployé dans dans les autres territoires qui prend en charge de ces jeunes mamans donc elle a 20 places euh toute une toute une organisation avec des des des personnes qui prennent en charge aussi les bébés donc des des aides des aides maternelles qui qui gardent les bébés pour qu'elles puissent euh poursuivre leur leur scolarité donc ne pas être en décrochage qui les accompagne euh des aides de la nuit aussi pour euh parce que la plus jeune avait 12 ans donc vous imaginez bien euh que que qu'une gamine a besoin aussi de sans repos après avoir passé une journée à l'école donc elle a vraiment elles sont vraiment très très bien encadré et elles bénéfici de d'aide de l'État dans un programme bien spécifique et elles prennent aussi en charge des des jeunes adultes donc c'est peut-être c'est peut-être une piste pour les autres territoire merci à vous et bien maintenant mesdames je vous donne je vous redonne la parole qui souhaite démarrer allez on va commencer par la Guyane pour la Guyane alors la jeunesse des des femmes prises en charge le reflet de la jeunesse de la population il est logique en fait que dans la file active on retrouve des femmes plus jeunes parce que nous sommes dans une société où plus de la moitié de la population a moins de 25 ans euh la question de la nationalité des femmes a été très surprenante aussi pour les associations qui ont dû s'adapter à la flu de demandeurs d'asile euh d'Afghanistan de Syrie les saraoui donc il font appel régulièrement maintenant des médiateurs arabophones euh pour les saraouis l'anglais suffit et en fait il s'adapte au fur à mesure et puis même certains syriens viennent du Venezuela donc parlent couramment l'espagnol donc c'est une habitude maintenant guyan de jongler avec plusieurs langues et toutes les associations il en a une bonne quinzaine qui participe au guichet unique de rue donc un dispositif qui a été expérimenté en 2022 et qui a été concluant donc reconduit et pérénisé depuis 2023 et ça permet à une quaine d'associations d'intervenir dont humanity first où beaucoup de musulmans arabophones sont adhérents donc elles viennent en en médiation en renfort euh sur la question des vêtements je l'ai pas dit mais la première année le guichet unique a distribué plus de 1000 vêtements et la 2è année ce chiffre a doublé plus de 2000 vêtements ont été distribués euh sur la question des migrantes exploité euh alors pourquoi on retrouve pas aussi des des Haïtiens des des Brésiliens les les VO voisin ou le surinamise tout simplement parce qu'elles rejoignent leur famille quand elles migrent en Guyane ou repartent plus rapidement aussi dans le pays d'origine il y a un aller-retour pour les Brésiliennes par exemple qui est très très fréquent donc quand elles arrivent elles se rejoignent des parents de des amis euh il y a toujours un point d'ancrage contrairement à ces nouveaux demandeurs d'asile que nous venons d'évoquer euh sur les migrantes exploités alors le parcours de sortie de la prostitution remporte vive succès euh il est très important il a été ouvert en 2023 en Guyane il a 12 femmes sont rentré dans ce parcours et on voit les effets extrêmement positifs de ce dispositif sur la question des des femmes plus âgées pourqu on les retrouve pas ben oui certaines décèdent ou bien certaines repartent en fait elles ont la possibilité de retourner dans leur pays d'origine euh sur la et pour terminer euh la question de la prise en charge des de la communauté lgbtqia plus pour l'instant elle est balbuciante en Guyane parce que les associations ont beaucoup de difficultés à s'organiser pour accueillir ce public donc on a vu lorsque ça fonctionne ce sont surtout des hommes qui sont demandeurs et des hommes d'origine haïtienne donc c'est extrêmement difficile pour eux parce que la proposition qui leur est faite c'est de rejoindre la commuté puisqu'ils sont haïtiens alors qu'en fait ils sont rejetés parce qu'ils sont homosexuels donc c'est encore un sujet on pourrait presque dire encore un sujet tabou donc difficile et les femmes sont complètement invisibilisées là c'est beaucoup plus difficile pour ell de déclarer et de de demander de l'aide voilà pour les réponses que je peux apporter pour la Guyane je vous remercie merci beaucoup B on va respecter l'ordre initial donc je donne la parole à la Guadeloupe qui prend la parole alors moi si je devais vous faire un retour concernant ben dans un premier temps les nationalités récurrentes euh du public que nous accompagnons sur étant donné que la Croix-Rouge porte également un pôle asile qui regroupe une structure de premier accueil pour demandeur d'asile ainsi qu'un hébergement d'urgence pour demandeur d'asile avec 22 places la nationalité la plus représenté et la communauté haïtienne dans un premier temps et dans un deuxème temps les personnes ressor ent de la République Dominicaine donc ce sont les principales nationalités que nous retrouvons et au niveau de l'hébergement d'urgence nous avons euh à en majeure partie des personnes de nationalité haïtienne il faut savoir que c'est une communauté qui est fortement présente sur le territoire Guadeloupe c'est une communauté qui fait preuve de solidarité et généralement les personnes migrantes arrivant sur leur territoire ont soit une attache ou une connaissance euh ben leur permettant d'avoir dans un premier temps oui euh une possibilité d'être hébergé mais la problématique ensuite sur le long terme se pose puisque les conditions d'accueil ne sont pas favorables et on se retrouve avec des personnes qui sont dans des lieux d'hébergement en suroccupation avec des conditions de vie très précaires voir des habitats insalum de façon générale donc la population haïtienne euh n'a pas forcément de difficultés à expliquer les les à faire remonter les problématiques dans lesquelles elles se trouvent en arrivant sur le territoire euh la communauté LGBT euh n'est pas n'est pas une communauté qui est très représentée mais en tout cas dans le cadre des récits de vie elles n'ont pas cette difficulté exprimer ben du coup les raisons pour lesquelles elles ont fuit leur pays et voir la Guadeloupe et la France de façon générale comme un territoire permettant un accueil et euh un territoire acceptant ben justement leurs orientations donc de de façon générale lors des des récits de vie n'hésite pas à expliquer he que ce sont les raisons pour lesquelles elles ont fuit Haïti la situation se dégrade dans de façon générale en effet sur Ben la Guadeloupe nous avons observé un flux qui est de nouve en augmentation euh ce qui n'était pas le cas à cause de la période covid donc de façon générale c'est la nationalité que nous retrouvons le plus pour le parcours de sortie de prostitution et de façon générale en Guadeloupe nous avons plus plusieurs lieux où nous retrouvons des la prostitution de rue avec la nationalité de avec des personnes qui sont ressortissantes de République Dominicaine Colombie et Venezuela de façon générale le parcours de sortie de prostitution étant tout nouveau quand même sur le territoire nous n'avons pas encore de données chiffré sur la représentation des communautés hispanop en tout cas sur la Guadeloupe mais de façon générale c'est un public que nous accompagnons via nos autres dispositifs NOTAM le carout pour les personnes qui souffrent d'addiction donc le Samu Social également qui fait de l'alléver donc nous allons déjà au sein des quartier où sont présentes les personnes victimes un accompagnement où l'orientation est déjà effectif mais en tout cas nous avons pour objectif dans le cadre du déploiement de ce dispositif de proposer un accompagnement de qualité à ces personnes qui expliquent ben cette difficulté à avoir accès à leur à leur droit sur le territoire soit en terme d'asile soit en en terme d'accès à un titre de séjour quand les conditions ben du coup sont favorables à cela il est vrai que la problématique d'ouverture des droits est très complexe sur le territoire la la l'accès au soins de santé est vraiment une problématique qui est importante pour le public étranger mais encore difficile comme je l'expliquais par rapport à à à à la passe qui est existante mais qui a un fonctionnement qui ne permet pas en tout cas d'avoir une fluidité dans l'accompagnement de ces personnes l'IT l'accès pardon euh au au au centre d'hébergement également est compliqué pour ces personnes donc nous avons une file active qui qui reste quand même importante et d'où notre notre volonté en tout cas de continuer à à travailler avec les services de la préfecture pour pouvoir proposer des solutions et orienter ces personnes euh parce qu'en fait c'est un frein dans l'accompagnement nous avons des personnes qui sont orientés en structure ou qui sont ben du coup placés en unité hôtelière avec des des délais anormalement longs parce que justement l'ouverture de des droits est compliqué euh de façon générale c'est ce que je peux dire pour pour nous il est vrai que ces personnes quand nous les rencontrons elles ont il y a ce lien une confiance qui existant et qui permet en tout cas de repérer analyser les situations mais l'accompagnement par la suite qui est mis en place peut-être compliqué parce qu'on est sur de l'accompagnement social à la rue le CO sollicite le Samu Social lors des signalements et suite à à l'évaluation qui est faite à notre niveau si on il y a des éléments manquants et qu'on a besoin d'approfondir bah justement ces évaluations les équipes de terrain vont à la rencontre de ces personnes il y a eu cette cette comment dire cette fragilité euh qui est qui est existante nous sollicitons également les équipes mobiles psychiatriques pour pouvoir aller à la rencontre de ces personnes puisquon on a vraiment un public qui souffre de pathologie psy avec une méconnaissance de certains dispos existant et la nécessité de mettre en place une coordination dans l'accompagnement de ces personnes puisque l'accumulation de problématiques fait que l'orientation est compliquée par rapport à l'accès au au au au au logement au parc locatif logement social c'est aussi très compliqué pour nous parce qu'en fait le le le l'acè c'est la politique veut qu'on qu'on soit dans du logement d'abord mais ce logement d'abord nécessite également un accompagnement donc c'est la raison pour laquelle avec la dette nous avons la possibilité ben de mettre en en place l'accompagnement ver et dans le logement qui permet ben du coup un accès à l'hébergement et au logement adapté avec un accompagnement permettant ben du coup d'accompagner les les les personnes et de façon générale principalement on eff face un public principalement féminin d'avoir accès à un logement et que une fois que que la personne a cette possib it d'intégrer le logement qui soit maintenu donc de façon générale CAO intervient à tous ces niveaux nous intervenons également au niveau des commissions notamment pour les commissions d'expulsion les commissions de médiation avec C ces orientations vers le parc locatif avec oui en effet cette nécessité de mettre en avant les critères de vulnérabilité qui sont justement en cours de de de stabilisation et sur le territoire de Saint-Martin la la situation son encore plus complexe parce qu'en fait le les réponses sont plus nombreuses sur le territoire il n'existe en vérité que deux opérateurs euh euh qui accueille en tout cas les per orienté sur le SO avec initiative France victime très enfin trèsunion pardon qui accompagne les personnes victimes de violence et la laisse pas le mteau pour les autres types de d'orientation notamment CHRS place d'hébergement et euh dispositif de logement adapté donc les les structures sont embolisées avec très peu de thernover parce que pas d'autre orientation le parc locatif sur Saint-Martin les les coûts des loyers sont tellement élevés qu'en fait les personnes ne peuvent être orienté vers ces structures et se retrouve à rester en en strouture d'hébergement sur des durées vraiment longues on parle également aussi ben des problématiques d'accès à l'aide alimentaire l'aide alimentaire est très compliqué sur le territoire que ce soit euh Saint-Martin très peu de moyens nous travaillons en étroite collaboration avec la Banque Alimentaire les structures d'accompagnement euh également euh le secour catholique mais en en en en effet nous nous voyons de plus en plus de familles de femmes seules ou de femmes avec enfants avec des structures familiales de 5 si enfants qui se retrouvent à la rue en en besoin d'aide alimentaire vestia et nous tentons au mieux en tout cas de répondre à cette problématique mais le le le les conditions sont sont sont sont sa elles sont ils sont très compliqués en tout cas sur les territoires guadou saint-m ok mais merci beaucoup euh je vais laisser la parole à la Martinique et rapidement s'il vous plaît parce qu'en fait là on est un peu limité on devait finir pour 18h30 mais il y a madame faillot qui voulait absolument non oui juste juste je serai concise he j'ai entendu vos propos juste dans le prolongement de ce que vient de dire Madame Chenic je tenais aussi quand même à rappeler que les col activités local hein des communes sont quand même très impliquées dans dans cette démarche par rapport à cette cette attention de proximité qu'elles ont en ce qui concerne leur leur population leur public et et ça se voit aussi sur le territoire les actions qui sont mené soit effectivement de portages alimentaires qui sont faites qui sont fait pardon par des des des collectivités qui de manière très spontanée euh font en sorte que des associations de leur propre terr teritoire puisse venir aussi en besoin c'est vorai ce sont des actions ponctuelles hein pour certaines mais qui ont qui ont le mérite d'exister et qui permettent aussi de d'éviter qu'on soit dans une rupture une rupture complète et aussi un isolement complet de ces personnes au moins déjà pour ce des besoins de première nécessité et j'aimerais juste euh corroborer aussi euh le point de vue de de de Madame chelnic et je crois que ma collègue aussi der l' dit sur cette question euh Isabelle sur cette question de euh de comment dire de problématique avec l'étrangant et LGBT qui en guadoue il faut le dire c'est un véritable tabou travailler effectivement sur ce sujet-là mais vraiment une sinécure dans la mesure où les langues ne se délient pas facilement et euh ne serait déjà même que pour une violence conjugale ou autre euh de de de ces communautés c'est pas facile effectivement de de faire en sorte que ces personnes puissent pouvoir et dernier point euh je me rappelle de la question comment nous aussi DDF nous travaillons avec nous pouvons travailler avec ces publics nous sommes en transversalité je pourrais dire notamment avec notre service central le sdfr il a le ministère de l'égalité entre les femmes et les hommes puisque nous nous nous aussi nous nous nous travaillons nous avons une attention particulière sur certains dispositifs notamment sur effectivement la prostitution les actions qui sont menés et à travers les actions que nous finançons sur le programme 137 et aussi le dispos positif de la grâce et pour vous en donner un exemple une association vient effectivement on m'a fait savoir qui a été retenue au moins pour une à hauteur de 50000 € pour pouvoir mener des actions en Guadeloupe euh l'association il a en lien bien sûr avec d'autres structures comme la Croix-Rouge sur la question de la prostitution donc je pense que c'est une question que nous en tant que drdf nous nous nous sommes intéressés de manière transversal de par les problématiques qui sur lesquelles nous travaillons voilà merci beaucoup et donc je me tourne vers la Martinique promis on va être enfin je vais être très très très concise essayer de dire les choses et puis Muriel je vous laisserai dire quelques mots également concernant les sujets d'hébergement des femmes à la rue on est confronté un à un problème de moyen financier et deuxièmement des fois de qualité d'hébergement nous avons été obligés de procéder à la fermeture d'une structure l'année dernière parce que les femmes en fait il étaient également exposé à un certain nombre de dangers donc c'est un vrai sujet non euh deuxième sujet par rapport à la situation des femmes invisibles j'ai envie de dire que B elles sont invisibles donc on a un peu du mal à les détecter maintenant pour expliquer pourquoi certaines on ne les voit pas je reviens sur la situation du centreville du fort- de- France elles sont en squat elles sont maintenu enfin je dirais bon elles se prostituent elles sont craquées et cetera et effectivement il est assez difficile de les voir et comme me disent les gens du Semu social celles qu'on voit dans la rue ne sont plus aptes à enfin concernant la prise en charge des populations transgenre alors on a un petit peu plus de chance que nos collègues ici puisque nous avons un Centre LGBT qui vient d'être labelllisé et reconnu par la par la dilcra nous avons une association cap Caraïb qui est assez mobilisé et nous allons sans doute commencer à travailler avec le refuge justement pour permettre essayer d'avoir d'autres solutions d'hébergement et d'accueil des jeunes effectivement qui se retrouvent à la rue en raison de leurs orientations sexuelles Muriel c'est à vous alors très vite et dans la suite des questions qui ont été posées euh vous avez dit que oui la France est américaine la Martinique et caribéenne et nous n'avons pas d'éléments en tout cas je n'ai pas d'éléments aujourd'hui qui permettent de dire qu'il y a une arrivée massive euh de de de migrantes par contre ce qui est certain c'est que au fur et à mesure des évolutions des crises qu'elle soit vénézuélienne ou haïtienne euh effectivement il y a une fluctuation sur la représentation proportionnelle des des populations euh dans le cadre du parcours de sortie de la prostitution qui sont représentatives de de ces territoires euh l'autre chose que je voulais vous dire c'est que dans le cadre de de ce problème central qu'on a tout de suite cité celui de l'hébergement d'urgence ou du logement euh la Croix-Rouge qui est porteuse du parcours de sortie de prostitution Martinique a pu avoir grâce à des échanges très très serrés entre la préfecture la det et la Croix-Rouge euh 15 places d'Al dédié au parcours et c'est pas c'est quelque chose qui a permis pardonnez-moi de l'expression de désembmboliser un peu le le reste de l'attribution des logements et d'ébergement d'urgence sur tout le territoire vous avez demandé s'il y avait une critérisation sur l'entrée le droit je peux pas répondre à la place du SO mais je sais que la préfecture veille au principe du inconditionnel et donc pour être un peu en phase avec nos interlocuteurs du du du du SO nous avons justement prévu un échange avec les associations qui accompagnent les femmes pour arriver à dénouer les nœuds éventuels et le procès qui est fait effectivement au Sao de ne pas euh pouvoir toujours donner la priorité de manière égale à tout le monde donc ça on on pourra y revenir et puis voilà vous avez posé des questions m femmes mortes à la rue je n'en connais pas peut-être qu' A- l'invisibilité peut-être se cache là aussi je je n'en je n'en ai pas eu connaissance et Madame madame Chau a répondu concernant le centre particulièrement attendu chez nous concernant les populations LGBT voilà pour une réponse un peu rapide aux questions qui ont été posé par très bienè bien merci beaucoup de cette concision écoutez merci à toutes les intervenant c'était riche complémentaire finalement pas si éloigner des problèmes que on peut également rencontrer en métropole et et je souhaite surtout bonne chance à nos rapporteurs parce que je pense qu'elles vont avoir un gros travail à faire sur leur proposition donc merci à toutes merci madame la présidente de la délégation aux outrm c'est toujours un plaisir de travailler en collaboration avec d'autres délégations et particulièrement avec la vôtre donc et bonne soir à tout le monde merci beaucoup