Frank Giletti : « On a su montrer un beau visage à l’Assemblée nationale, on fera de même au Sénat »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteRéponse directe
Pourquoi ce choix de passer de l'Assemblée au Sénat ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Vous étiez député, comment vous concevez votre rôle de sénateur ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, les travaux, vous dites, c'est peut-être différent la manière de travailler au Sénat ?
- 2:48ComplaisanteRéponse directe
Tout en apportant nos idées
- 3:29OuverteRéponse directe
Est-ce que vous espérez d'autres ralliements ?
- 4:29OuverteRéponse directe
Il y a un travail actif de votre part pour convaincre ces sénateurs LR ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:34Invité politiqueFait
« le respect des institutions, le respect de cette Assemblée et puis le travail. »
- 1:47Invité politiqueFait
« Je crois que nous sommes le groupe qui intervient le plus, qui est le plus présent aux commissions, qui est le plus présent dans ses interventions, qui est tout simplement le plus présent et le plus actif. »
- 3:37Invité politiqueFait
« Nous ne sommes pas sectaires. Et nous comptons bien rassembler le maximum d'élus, que ce soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat d'ailleurs, sur notre programme. »
- 3:46Invité politiqueFait
« Je pense que les lignes vont bouger. Elles ont déjà bougé pendant ces élections sénatoriales. »
- 4:00Invité politiqueFait
« Et puis, selon le déroulement de la campagne présidentielle, il se peut que certains sénateurs LR ou indépendants déçus du positionnement de leur cadre, de leur candidat, puissent nous rejoindre. »
- 4:12Invité politiqueFait
« Si, par exemple, M. Rotaillot devait se désister pour Édouard Philippe, je pense qu'il y a certains… »
- 5:52Invité politiqueFait
« J'ai entendu des déclarations de sénateurs et sénatrices crispées, oui. »
- 5:59Invité politiqueFait
« Nous avons été élus. C'est pas tant contre nous, si vous voulez. »
- 6:02Invité politiqueFait
« Comme dirait Marine Le Pen, on a le cuir épais et la peau bronzée. »
- 8:52Invité politiqueFait
« nous avions plus de 11-12 millions d'électeurs, et trois sénateurs qui ont fait du bon travail, mais comme vous dites, sans moyens, parce que pas de groupe, bon là, cette injustice démocratique a été réparée »
- 10:30Invité politiqueFait
« je pense aux propositions qu'elle a pu faire sur le logement à Edwin-Beaumont, notamment sur l'abrogation de la loi SRU, sur le revenir sur la ZAN, la zéro artificialisation nette, sur libérer le foncier »
- 11:03Invité politiqueFait
« Auparavant, nous avions des électeurs, et je pense notamment dans mon département, le Var, où je rappelle, 7 députés sur 8, 5 élus au premier tour, dans toutes les communes on approchait 50%, ou dépassait largement 50% »
- 11:40Invité politiqueFait
« On a bien réussi à l'Assemblée nationale, je ne vois pas dans cette sage Assemblée… »
- 11:51Invité politiqueFait
« ça va être notre travail de convaincre, et puis si on ne passe pas, on mettra les LR, la droite peut-être, et d'autres sénateurs devant leurs propres contradictions »
- 17:04Invité politiqueChiffre
« La presse ne parle pas suffisamment des 3 600 milliards, 3 595 milliards de dettes, ne parle pas des problèmes de pouvoir d'achat »
Temps de parole
- Frank Giletti57 %
- Présentateur17 %
- Invité12 %
- ?6 %
- Invité 24 %
≈ 29,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Franck
Giletti, vous êtes sénateur RN du Var, nouveau sénateur RN du Var, le RN qui compte donc pour la première fois un groupe au Sénat, 15 membres, 12 étiquetés RN, 2 UDR et une transfuge venue des Républicains qui ont donc fait leur arrivée groupée hier accompagnée de Marine Le Pen. Et Jordan Bardella,
on
voit votre photo de groupe. Franck Giletti, avant de parler de ce que change la création d'un groupe RN, un mot sur vous puisque vous avez été élu sénateur dimanche soir, vous venez de l'Assemblée nationale, vous étiez député. Pourquoi ce choix de passer de l'Assemblée au Sénat
? Alors
je ne suis bien pas seul, je viens avec Karine Leroy aussi qui a été élue avec moi dans le Var. Ce choix parce qu'on a pensé et je pensais aussi que j'étais le candidat qui pouvait réunir le plus grand nombre de grands électeurs. J'ai été élu depuis très longtemps maintenant déjà, déjà conseiller municipal en 1995, ça ne nous ne rajeunit pas. J'étais aussi conseiller régional,
j
'étais conseiller municipal de Puget-sur-Argence, de Toulon, je me suis présenté dans la sixième circonscription du Var avec 32 communes. Et puis je voulais avec mes amis députés varois, sept députés varois sur les huit que comprend le Var, mailler ce territoire et profiter de leur travail aussi de proximité. Et
il
semblerait que ça ait payé.
Vous étiez député, comment vous concevez votre rôle de sénateur ? Est-ce que vous l'imaginez différemment
?
Non, d'abord c
'est
le respect des institutions, le respect de cette Assemblée et puis le travail. Comme nous avons montré notre tenue à l'Assemblée nationale, contrairement à d'autres, notre implication véritablement. Je crois que nous sommes le groupe qui intervient le plus, qui est le plus présent aux commissions, qui est le plus présent dans ses interventions, qui est tout simplement le plus présent et le plus actif. Si
ça
a été reconnu, je souhaite que, et je pense que c'est l'état d'esprit des sénateurs, RN et UDR qui m'accompagnent, c'est l'état d'esprit qui va nous animer
au travail pour les Français.
Est
-ce que pour vous, les
travaux, vous dites, c'est peut-être différent la manière de travailler au Sénat ? On a coutume de dire que c'est moins clivant, moins politique, plus de consensus, plus de débat de fond. Vous pensez que vous travaillerez de manière différente
?
On va s'adapter. On va déjà découvrir, laisser nous le temps de nous émerveiller, déjà de venir dans ce palais du Luxembourg, d'endosser ce costume de sénateur. On est avant tout des parlementaires. On est là pour écrire, voter la loi, contrôler l'action du gouvernement, faire de la politique aussi, parce que c'est ce qu'on demande à des parlementaires. Après, encore une fois, on a su montrer un beau visage à l'Assemblée nationale, et je suis persuadé que ce sera la même chose au Sénat. On respectera, nous, les institutions.
Tout en
apportant nos idées
aussi.
On va en parler, on va longuement en parler. Stéphane,
c
'était l'image politique au Sénat hier, l'entrée du groupe RN-UDR au palais du Luxembourg.
Oui, Franck Gilletti, vous avez été accueilli par Marine Le Pen et Jordan Bardella, ainsi qu'Éric Ciotti, avant d'être rejoint par vos 14 autres collègues hier après-midi, avec une photo de groupe sur les marges de l'escalier d'honneur du Sénat, autour à la fois des patrons de l'UDR et du RN, et de votre nouvelle présidente de groupe, c'est Edwige Diaz, qui a été choisi
pour
présider ce neuvième groupe, ainsi que Laurent Castillo, qui est vice-président
du
groupe UDR-RN ici au Sénat. Laurent Castillo qui est UDR.
Vous
comptez 15 membres dans ce groupe UDR-RN. Est-ce que vous espérez d'autres ralliements ? On pense à Sylvie Gouachaman qui est venue des LR. Est-ce que vous espérez d'autres LR ou même d'autres groupes
? Encore, la porte est
ouverte. Nous ne sommes pas sectaires. Et nous comptons bien rassembler le maximum d'élus, que
ce
soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat d'ailleurs, sur notre programme.
Je
pense que les lignes vont bouger. Elles ont déjà bougé pendant ces élections sénatoriales. Elles ont déjà bougé puisque Sylvie nous a rejoints. Et puis,
selon
le déroulement de la campagne présidentielle, il se peut que certains sénateurs LR ou indépendants déçus du positionnement de leur cadre, de leur candidat, puissent nous rejoindre. Et ça, ça va se décider, je pense, assez rapidement. Si, par exemple, M. Rotaillot
devait
se désister pour Édouard Philippe, je pense qu'il y a certains…
Vous pensez que ça
entraînerait des transfugés à
l
'air, si c
'est
le cas
?
Je pense que ça entraînerait des transfugés à
l
'air, oui.
–
Donc, avant même le premier tour
? – Oui,
parce que le désistement aura lieu avant le premier tour.
–
Il y
a
un travail actif de votre part pour convaincre ces sénateurs LR ?
– Là encore, c'est une méthode. Nous, on parle avec tout le monde. C'était notre marque de fabrique. Pardon de revenir un peu à l'Assemblée, mais je vous parle de ce que je connais pour l'instant. C'était un peu notre marque de fabrique. Nous discutons avec tout le monde et nous travaillons avec tout le monde. Et là, encore une fois, dans les commissions, les groupes d'études, les groupes d'amitié, je pense qu'on a été reconnus pour être assez ouverts, accessibles, dans l'échange, la confrontation d'idées. Et on a pu trouver des points de convergence. Et du reste, nous avons aussi voté de nombreuses lois
qui
venaient de l'ensemble du spectre politique. Si elles allaient dans l'intérêt des Français, encore une fois, notre seul boussole, c'est l'intérêt des Français.
– Alors, au-delà du symbole, Stéphane, ce nouveau groupe va augmenter la visibilité du RN et de l'UDR ici au Sénat. –
Eh oui, Marine Le Pen a parlé d'une étape fondamentale pour le RN. Écoutez ce qu'elle a dit à notre micro, c'était hier.
–
Nous voulons d'abord apporter nos idées,
ce
qui est déjà une très grande nouveauté, parce qu'on ne les retrouve pas beaucoup à l'intérieur du Sénat, à part portées par nos trois sénateurs. Mais évidemment, un groupe, ça facilite considérablement la portée des débats qui auront lieu. et quand on voit la crispation que ça génère chez nos adversaires, eh bien on se dit que probablement eux-mêmes savent que ça va apporter beaucoup de renouveau.
– Qui
est crispé, Franck Giletti ? Vous avez rencontré des sénateurs crispés, Mouillard ?
– J'ai entendu des déclarations de sénateurs et sénatrices crispées, oui. Et pour le coup, je ne comprends pas. J'ai du mal à comprendre. Alors c'est une minorité, encore une fois. Je ne comprends pas, nous avons été élus. C'est pas tant contre nous, si vous voulez. Comme dirait Marine Le Pen, on a le cuir épais et la peau bronzée. Mais c'est nos électeurs, nos grands électeurs. Et à travers les grands électeurs, les électeurs de nos communes, de nos villages, de nos villes, qui ont voté pour ces élus, qui ont eux-mêmes voté pour nous. Donc c'est un manque de respect pour eux. Et moi, je serai là pour les défendre, voyez-vous. Et donc je suis un sénateur comme n'importe quel autre sénateur.
Et puis, c'est quoi ces jugements a priori ? C'est
une
fébrilité qui est surprenante.
– Très
concrètement,
Stéphane. – Pour des sages. –
Quel droit supplémentaire, on va revenir sur le cordon sanitaire, mais juste pour qu'on comprenne bien et pour que nos téléspectateurs comprennent bien, quel droit supplémentaire octroie la formation d'un groupe ?
– Alors d'abord, ça permet d'avoir une organisation structurée autour des sénateurs, des bureaux, une enveloppe financière distribuée par le Sénat, un secrétariat général, mais ça permet surtout d'être bien plus présent dans les travaux du Sénat, de pouvoir participer par exemple à la conférence des présidents qui fixent l'ordre du jour au Sénat, mais aussi de pouvoir s'exprimer beaucoup plus dans l'hémicycle, par exemple en ayant plus de temps de parole sur une discussion générale qui introduit le débat sur un texte, mais c'est aussi en ayant une question au gouvernement par séance, donc chaque semaine vous aurez une question à poser au gouvernement, c'est le mercredi ici au Sénat.
Alors forcément, avec qu'un sénateur c'est proportionnel, vous aurez moins de questions que le groupe LR, le groupe centriste ou le groupe socialiste, mais au moins vous pourrez pousser des thèmes chaque semaine.
– Il
y a aussi des prérogatives, Stéphane, encore plus stratégiques.
– Oui, parce qu'au-delà de pouvoir pousser un thème par semaine dans une question au gouvernement, le fait d'avoir un groupe vous donne aussi un droit de tirage, et ça ne change pas, et ça ne change pas, quelle que soit la taille du groupe, c'est le même pour tout le monde, ça veut dire que comme les autres groupes, le RN et l'UDR pourront décider de lancer une commission d'enquête par session parlementaire, sur le thème aussi de votre choix. Ces commissions d'enquête, elles donnent de la visibilité, elles permettent de réaliser des auditions qui sont parfois très suivies, on pense notamment ici au Sénat à la commission d'enquête sur l'affaire Benalla par exemple, il y
a
eu celle sur les eaux en bouteille, sur les marges dans la grande distribution, et celle qui est en cours sur les violences dans le périscolaire. Est-ce que vous avez d'ailleurs des idées déjà de commissions d'enquête que vous voudriez porter ici au Sénat ?
– Pas encore, je pense que le groupe se constitue à peine, on a déjà une présidente du groupe, Edoujiaz, et je m'en réjouis, et je la félicite pour cette nomination avec le professeur Castillo. Non, on n'a pas encore réfléchi, ni même sur le nom, si j'anticipe la question, ni même sur le nom du groupe, mais ça ne saurait tarder.
–
Et sur le travail que vous allez mener avec l'UDR, parce que contrairement à l'Assemblée nationale, où vous aviez deux groupes séparés, là il va falloir se mettre d'accord au sein d'un même groupe.
– Oui, je nous fais confiance, il y a des esprits très intelligents, très politiques, et nous saurons parler d'une voix très largement commune, je n
'ai
pas de soucis là-dessus. Et comme vous disiez, c'est une caisse de résonance, qui fait écho d'ailleurs à celle de l'Assemblée nationale, et ce qui est une forme de réparation démocratique, nous avions plus de 11-12 millions d'électeurs, et trois sénateurs qui ont fait du bon travail, mais comme vous dites, sans moyens, parce que pas de groupe, bon là, cette injustice démocratique a été réparée, et c'est de bon augure pour 2027 notamment.
–
Le RN et l'UDR qui pourront aussi mettre leurs propres textes à l'ordre du jour. –
Oui,
c
'est ce qu'on appelle les niches parlementaires, une fois par an, les groupes peuvent inscrire les textes de leur choix, qui seront donc mis dans le débat et soumis au vote, plus largement d'ailleurs sur le travail législatif. Avoir un groupe, ça permet de demander des scrutins publics, et donc de savoir quel sénateur a voté quoi sur un texte, sur des amendements. Alors est-ce que sur le fond, vous tendrez la main à vos collègues ? Edwige Diaz nous a répondu hier.
– On
a toujours été pour l'échange, le dialogue, et vous savez, si nous avons été élus, c'est aussi parce qu'il y a des grands électeurs qui ne sont pas adhérents du RN, qui ont voté pour nous, et donc nous allons porter leur voix, je vous le dis, avec beaucoup de dignité au Sénat.
–
Alors ces niches parlementaires, ça permet aussi de faire avancer des textes qui auraient par exemple été votés par vos collègues de l'Assemblée ici au Sénat, mais est-ce que vous irez plus loin, en par exemple en reprenant des textes votés par LR à l'Assemblée, pour confronter finalement les LR du Sénat à ces textes-là, voir s'ils peuvent voter avec vous des textes
? –
On
l'a déjà fait à l'Assemblée nationale, des textes qui venaient de groupes comme Liot, ou qui ont été suggérés par LR, c'est possible aussi. Bon, laissez-nous le temps de mettre en place nos stratégies, comme l'a très bien défini notre excellente présidente Edwige, on sera dans une attitude constructive, comme on l'a été toujours, mais en défendant nos valeurs, nos propositions, et elles ont été déjà avancées par Marine Le Pen, je pense
aux
propositions qu'elle a pu faire sur le logement à Edwin-Beaumont, notamment sur l'abrogation de la loi SRU, sur le revenir sur la ZAN, la zéro artificialisation nette, sur libérer le foncier, et ça, ça concerne véritablement les territoires, ça sera des sujets qu'on portera au Sénat.
– Mais donc avant la présidentielle, parce
que
c'est des propositions qui sont dans son projet
présidentiel, ça veut
dire que vous pourriez les mettre à l'heure du jour
du Sénat
avant la présidentielle
?
– Pourquoi pas, ça sera aussi, comme je dis, c
'est
le premier étage de l
'une
à fusée, ces élections sénatoriales. Ça montre un changement profond dans la vie politique française. Auparavant, nous avions des électeurs, et je pense notamment dans mon département, le Var, où je rappelle, 7 députés sur 8, 5 élus au premier tour, dans toutes les communes on approchait 50%, ou dépassait largement 50%, les communes dans la circonscription, je faisais 72% au premier tour. Donc, on avait, les LR n'avaient pas d'électeurs, n'avaient pas des grands électeurs, nous, nous avions des électeurs, et bien on a corrigé ça, et on sera leur porte-parole.
–
Vous avez entendu les propos de la gauche, qui demandent un cordon sanitaire, comment vous réagissez ? Est-ce que vous pensez réussir à faire passer des textes dans ces conditions ?
– On
a
bien réussi à l'Assemblée nationale, je ne vois pas dans cette sage Assemblée… – Après,
à l
'Assemblée nationale, vous étiez le premier groupe en termes
de… – Nous sommes le premier groupe. – Là, vous seriez
un des plus petits ?
–
Oui, écoutez, on va tenter en tout cas, ça va être notre travail de convaincre, et puis si on ne passe pas, on mettra les LR, la droite peut-être, et d'autres sénateurs devant leurs propres contradictions, comme ils ont été en contradiction du reste avec leurs députés de l'Assemblée nationale. Mais au moins, ça sera une caisse de résonance, au moins on se fera entendre, et ce que vous disiez, ce groupe nous apporte avant tout des moyens, ce n
'est
pas des moyens pour des moyens, c'est des moyens pour faire de la politique, de faire de la politique dans une année très politique, parce qu'elle précède l'élection présidentielle, qui est l'élection, la reine des batailles.
– On
va aller dans votre département du Var, retrouver Guilhem Rikavi. Bonjour Guilhem, merci beaucoup d'être avec nous, directeur éditorial de Var Matin. –
Vous
avez des questions
pour
Franck Ginetti.
–
Oui, en effet, parce que tous les observateurs politiques ont souligné la percée du Rassemblement national dans le Var, vous obtenez deux sièges au Sénat, mais est-ce qu'au final, vous n'auriez pas dû en obtenir plus au regard de vos résultats aux municipales récentes
? –
Vous voulez dire dans le Var plus de deux sénateurs
? – Bonjour
Guilhem, d'abord.
–
Oui.
– Plus
que deux
? Oui,
on partait juste de zéro sénateur, on a 50% des quatre sénateurs dans le Var, non mais c'est une fantastique victoire, là je ne saisis pas bien votre question. Je pense qu'il faut… Vous voyez les commentaires des LR Varrois, ils ont limité la casse, ce qui ressort, c'est une grande, grande victoire pour le Rassemblement national et nos alliés de l'UDR dans le Var.
– Guilhem.
– Oui, effectivement, la question que j'avais,
c
'est effectivement de se dire qu'au regard des performances obtenues aux municipales, vous auriez pu prétendre à trois sièges, effectivement, vous partiez d'aucun siège et aujourd'hui, donc vous en avez deux, ce qui est une belle progression, mais on pouvait s'interroger sur ce sujet-là. Autre
question également, justement
sur
le
département
voisin des Alpes
-Maritimes, dans les Alpes-Maritimes, vos partenaires de l'UDR ont obtenu là aussi deux sièges, est-ce que le RN n'a pas trop été effacé de ces listes avec vos partenaires, puisque des RN historiques dans les Alpes-Maritimes, au final, ne se sont pas retrouvés en position éligible
? –
Je voudrais revenir quand même sur cette première question. Nous avions, d'après mon décompte, 350 grands électeurs dans le Var, 350 sur 2348. Au final, j'arrive avec ma liste à avoir 700 grands électeurs, juste le double. Donc ça veut dire qu'on a convaincu 350 autres grands électeurs sur les 2349 qui n'étaient pas étiquetés RN. Et puis je vous rappelle quand même, sur les listes comme à la Seine, à la Vête, ce n'étaient pas des listes totalement RN ou UDR, il y avait aussi des gens de
la société civile
remportés
par le RN ou l'Assemblée nationale.
Donc, trois, vous-même, les observateurs de la vie politique varoise, estimiez que, un,
c
'était certainement acquis, mais c'était déjà une belle performance. Deux, en doublant le score des grands électeurs, oui, c'est une mission accomplie, pour moi, il n
'y a
pas de doute. Quant aux Alpes-Maritimes, il y
a
une prédominance niçoise. Évidemment, d'Éric Ciotti, de son ancrage. Et comme vous aurez pu me dire aussi, mais pourquoi l'UDR ne s'est pas effacée dans le Var ? Où il y avait une candidate UDR, Marie-Christine Hamel, que je salue, en quatrième position. Le découpage, les forces en présence font que, dans les Alpes-Maritimes, il y avait plus une connotation UDR, et dans le Var, plus une connotation RN, ce qui me semblait, là aussi, logique. – Vous
avez ressorté
des grandes villes dans les Alpes-Maritimes, donc un surmer,
menton,
oui,
oui.
–
Là,
vous n'étiez même pas dans les trois premiers de la liste UDR
?
–
Oui, mais enfin, il n'y avait pas aussi dans les trois premiers dans le Var d'UDR, vous voyez, donc non, c'était un équilibre. Et je peux vous dire, alors là, pour le coup, il n'y a pas d'ambiguïté, il n'y a pas à chercher la moindre anicroche. Ça s'est fait en très bonne intelligence avec Éric Ciotti. Éric Ciotti, qui est d'ailleurs venu très gentiment, et qui m'a proposé de me soutenir à la valette, justement, juste avant l'élection.
–
Merci Guillaume, merci beaucoup d'avoir été avec nous. La Une de Var Matin, top départ pour le centre de drones. C'est à la Une de votre journal.
À
très vite, Guillaume. Franck Giletti, vous connaissez bien Jordan Bardella, il était d'ailleurs à vos côtés dimanche soir dans le Var. Est-ce qu'il est capable, quand il était plus jeune, d'avoir tenu des propos antisémites
?
– Non, mais enfin, de quoi parlons-nous ? De propos d'un journal militant d'extrême-gauche, dirigé par Édip Enel, qui se félicitait, lui, quand il n'avait pas 17 ans, mais qui était plus âgé, du massacre des athlètes israéliens dans l'octobre noir, aussi de ces journalistes qui se vantaient d'apporter de
l
'argent aux djihadistes. Non,
mais
tout ça
n'est pas… – Non, mais le
site maintient ses informations.
– Oui, très bien. – Il dit même qu'il y aura d'autres révélations. – Eh bien, on attend les preuves. – Non, mais est-ce que
vous, qui le connaissez, vous dites
peut
-être quand il avait 17-18 ans,
j'aurais pu
tenir ce genre de
propos ? Alors, je ne le connaissais pas quand il avait 17-18 ans, mais je le connais depuis un certain temps déjà quand même, il n'a jamais tenu ce genre de propos.
Enfin,
pardon, mais c'est juste des dingueries, voilà. Mais en attendant, on ne parle pas des… La presse ne parle pas suffisamment des 3 600 milliards, 3 595 milliards de dettes, ne parle pas des problèmes de pouvoir d'achat, parce que moi, quand je me suis promené, pas promené, mais fait campagne sur les routes varoises, quand il fallait faire le plein, je l
'ai
bien senti, vous voyez, et je n'organisais même pas de réunion dans les communautés d'agglos et de communes, parce que ça me faisait de… Je n'avais pas envie que les grands électeurs payent l'essence, et c'est moi qui est allé à la rencontre dans
chaque mairie. – Ça ne
nous empêche pas d'en parler, en tant que j'y
l'ai dit, dans cette émission, vous voyez, on
parle beaucoup des territoires avec la presse régionale, mais juste là, ça pose quand même une question politique. Est-ce que si ces propos sont avérés, ça remet en cause votre ligne de dédiabolisation ? Vous
comprenez qu'on
se dise finalement la dédiabolisation ?
– Même
le ministre israélien, en charge de la lutte contre l'antisémitisme, a apporté son soutien à Jordan Bardella. Moi, je préfère le faire confiance à lui, avec son service comme le Mossad, qui est peut-être un peu plus renseigné, qu'Edwin Plenel, encore une fois, militant d'extrême-gauche, ce n
'est
pas un journaliste, c
'est
un militant d'extrême-gauche qui fait du journalisme. Voilà, c'est tout, il n
'y a
pas de…
–
Mais est-ce que ça ne fragilise pas quand même la campagne de Marine Le
Pen ? –
Je ne crois pas, non, vu les dernières études d'opinion et sondage.
– Est-ce qu'en
interne, ça
vous
pose question ? Parce que, pardon, ces révélations, elles ont bien été transmises à
Mediapart ? – Moi, je peux vous faire des révélations
sur vous, à Mediapart,
qui
sont sérieuses et avérées. J'en ai des preuves, bon, je ne
peux
pas vous les donner,
je
ne
peux
pas vous les donner, mais j'ai quand même des preuves,
ce n'est
pas très joli.
–
Mais est-ce que ça vient de l'interne
? – Je ne
crois pas, non.
–
Est-ce qu'il y
a
des règlements
? – Ça existe, d'abord, est-ce que ça existe ?
Non, est-ce que ça existe, d'abord
? Vous
avez la preuve
? –
Non, mais Mediapart vous
dit qu'ils m'ont donné
les preuves.
– Oui, oui,
mais moi, je vous dis que j'ai marché sur Mars, vous voyez, je vous le dis.
–
Donc, vous pensez qu'ils n
'ont
pas de preuves
?
– Non, je ne crois pas, non.
–
Est-ce que Jordan Bardella, dimanche,
dès
dimanche, oui, a annoncé qu'il allait porter plainte ? Est-ce que vous savez s'il a porté plainte ?
– Alors, je vais parler plein
de choses avec
Jordan Bardella, mais pas forcément de son dépôt de plainte, non. On a plutôt, vous voyez, c'est quand même extraordinaire,
c
'est que ça arrive, c'est une opération qui est montée depuis un certain temps, à l'évidence, à but de nous déstabiliser, de nous nuire. La preuve, c'est qu'on va passer cinq minutes sur le sujet. –
Mais donc, ma
question,
qui a intérêt
à vous nuire ? Est-ce qu'il peut y avoir une fracture
entre
les partisans
de Marine Le Pen ? – Non, je pense qu'il y a une fracture, surtout entre
les politiques et la population. Vous voyez, quand on est donné à 36% des sondages en augmentation constante Marine Le Pen et la code de popularité de Jordan Bardella qui la suit, c'est peut-être ça qui dérange plus les politiques. Mais c'est que le début. Et puis, je vais même vous annoncer quelque chose. Je vais faire le devin, ça ne sera pas la première fois, ça ne sera pas la dernière fois aussi. On va avoir des boules puantes et des coups bas, des barbouseries, tout au long de cette campagne, qui est expliquée par la forte popularité de Marine Le Pen et de Jordan Bardella,
et
je rappelle le momentum de cette annonce juste après un symbole incroyable où nous arrivons au Sénat avec un groupe, comme vous l'avez rappelé. On attendait peut-être 7, 8, on arrive à 15 sénateurs, vous voyez, et ce qui semblait être inaccessible, ce qui semblait être un plafond de verre, on l'a cassé. Mais le lendemain, sort cette affaire.
–
Et Mediapart qui promet la suite des révélations, vous le redoutez ce feuilletonnage
?
– Oui, j'en tremble.
–
Pour vous, c'est quoi, de circuler, il
n'y a
rien à voir
? –
Oui, oui.
–
Ça vous n'y aura pas
? –
Non.
–
On va terminer comme tous les jours en regardant les unes de la presse régionale, on va les regarder ensemble, Franck Guglietti, la une de la marseillaise. Les agents publics montrent les dents des moyens, des bras, de meilleurs salaires. Telles sont les revendications qui se sont exprimées hier aux quatre coins de votre région et du pays. L'heure des manifestations pour la défense du service public alors que le gouvernement présente demain le budget. La deuxième une, celle du Dauphiné, les lycées, nouveau foyer de la colère, plusieurs lycées qui ont été bloqués, les lycéens qui promettent de poursuivre le mouvement. Et puis la dernière une,
c
'est celle du Parisien,
c
'est Édouard Philippe.
En
une du Parisien, il faudra travailler jusqu'à 65 ans, le candidat à la présidentielle qui détaille son projet pour les retraites avec un report de l'âge légal de départ et un allongement des durées de cotisation qui passerait à 45 ans au lieu de 42. De quelle une avez-vous envie de nous parler
?
– Un peu toute. Mais je vais peut-être me concentrer sur le Dauphiné, mettons à l'honneur
les
grenoblois. Violence, dérapage au conseil municipal, lycée, nouveau foyer de colère. Voilà, c'est ça la vérité. Ce n
'est
pas des écrits supposés ou des paroles supposées, c'est les faits. C'est les faits, c'est qu'en Seine-Saint-Denis ou à Saint-Denis, les militants et les filles s'en prennent aux forces de l'ordre. C'est que dans les institutions, comme le conseil municipal de Grenoble, les éléfistes, dans leur stratégie du chaos, violentent les policiers municipaux et violentent les élus.
C
'est Edith Diaz lors de la soirée. Alors là, personne ne s'est émue. Pour le coup, on a des preuves. Je n
'ai
vu aucun soutien de l'agression de cette ancienne élue socialiste, ancienne vice-présidente de la communauté d'agglomération, je crois, de Bordeaux, qui bouscule d'une manière ostentatoire, Edith Diaz. Elle
a porté
plainte, Edith Diaz ?
Oui, elle a porté plainte. Alors ça, pour le coup, elle me
l
'a dit, je l'ai vu hier. Elle a porté plainte. Et là, silence total, collectif féministe, classe politique, on attend toujours les soutiens. Pourtant, c'est assez clair et caractérisé. Voilà leur méthode. Et ça, ce n
'est
pas des racontards de journaux d'extrême-gauche. C'est juste la réalité. J'aimerais bien qu'on focalise aussi là-dessus et
qu'on
prenne nos mesures.
On est sur deux choses différentes. Franck Gilletti, mais qu'est-ce que vous voulez dire ? Parce que par exemple, le ministre de l'Intérieur a réagi aux violences dans
l'État. Oui, mais c'est pas non plus un
silence total.
Oui, enfin, sur Edith Diaz, non, je n
'ai
pas vu beaucoup de réactions. sur les violences, l'incitation. Elles
ont
été condamnées par Laurent Nunez.
Oui, d'accord. Et les collègues de sénateurs, députés, ministres, bon, à part Laurent Nunez, vous voyez, et puis, bon, ça n
'a
pas fait grand écho par rapport, encore
une fois... Vous êtes condamnés
par Bruno Retailleau aussi, un de vos collègues sénateurs
? Très
bien.
Non, c'est pas suffisant
?
Non, c'est pas suffisant, non.
Qu
'est
-ce
que vous attendez de plus ?
Non,
non,
mais je veux dire, quand on revient sans cesse sur cette pseudo-histoire, pardon, mais je le mets en comparaison, oui, je le
mets
en miroir de Jordan Bardella sur encore une fois des écrits qui font la une de tous les journaux, qui occupent toute la sphère médiatique par rapport à des faits avérés et une volonté programmée. C'est presque une doctrine de la violence et du chaos. Ça, ça doit nous inquiéter véritablement et ça doit nous interpeller.
Merci
Franck Ginetti.
Merci beaucoup d'avoir été notre invité
pendant cette première demi
-heure.
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Frank Giletti