Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — Questions politiques (sur Site radio)· 17 décembre 2017 53 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Nicolas Bay : "Laurent Wauquiez vient braconner sur les idées du Front national"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 52 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:08OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous pensé du choix d'Emmanuel Macron de fêter ses 40 ans à Chambord ?

  • 5:31OuverteRéponse directe

    Où va le Front National après le score de Marine Le Pen ?

  • 5:46OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a marqué dans l'actualité cette semaine ?

  • 9:26OuverteRéponse directe

    Réaction au zapping politique ?

  • 10:01RelanceRéponse directe

    Vous lui avez tendu la main quand même, Marine Le Pen ?

  • 10:35ComplaisanteRéponse directe

    Votre portrait par Karine Bécard

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:16Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron, pendant la campagne présidentielle, nous expliquait qu'il n'y a pas de culture française. Manifestement, il a changé d'avis et je m'en réjouis. »
  • 5:33PrésentateurChiffre
    « 10 644 118 Français votaient pour Marine Le Pen. »
  • 10:07Invité politiqueFait
    « Il avait commencé avec Jacques Barraud, ultra-libéral, commissaire européen. Laurent Wauquiez était ministre des Affaires européennes. En toutes circonstances, il cédait aux injonctions de Bruxelles. »
  • 10:21Invité politiqueFait
    « Il vient braconner un peu, comme on le dit, sur les idées du Front National. »
  • 12:38Invité politiqueChiffre
    « 11 millions de voix à la présidentielle, enfin près de 11 millions, vous l'avez rappelé. »
  • 14:31Invité politiqueChiffre
    « Le Front National a 51 000 adhérents à jour de cotisation, mais nos statuts prévoient de considérer comme adhérents ceux qui ont jusqu'à un an de retard de cotisation. Et donc ça, il y en a environ 85 000. »
  • 17:13Invité politiqueChiffre
    « En quelques jours des centaines de milliers d'euros. »
  • 19:40Invité politiqueFait
    « Non, elle n'est pas du tout déprimée. »
  • 20:16Invité politiqueFait
    « Le rôle que nous ont donné les Français, c'est d'être en première ligne l'opposition face à Emmanuel Macron. »
  • 21:41Invité politiqueChiffre
    « C'est un peu plus de la moitié des adhérents. Je crois qu'il y a 28 000 personnes qui ont répondu. »
  • 22:49Invité politiqueFait
    « Indéniablement, les Français ont exprimé des fortes réticences à l'égard des positions qu'on a exprimées ou de la manière dont elles ont été présentées. »
  • 25:35Invité politiqueFait
    « Nous sommes très critiques sur l'Union européenne, à la fois son fonctionnement très antidémocratique, une commission européenne sans légitimité, non élu qui décide de tout. »
  • 26:56Invité politiqueFait
    « L'idéologie mondialiste ultralibérale est aujourd'hui en fin de course et on le voit partout sur la planète. »
  • 27:56Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, on a 96% des déboutés du droit d'asile qui ne sont pas expulsés parce que l'État refuse de se donner les moyens d'organiser ce retour vers le pays d'origine. »
  • 30:15Invité politiqueChiffre
    « Il y en a déjà 1,5 million qui sont arrivés en Allemagne. »
  • 37:58Invité politiqueFait
    « Le FPO n'est pas l'extrême droite, ce sont des nationaux. Ils défendent l'identité de l'Autriche dans une Europe des nations. »
  • 38:30Invité politiqueFait
    « Je vous invite à regarder ce qu'on a été des cas dans les dirigeants dans les années 50 ou 60 de la CSU ou de la CDU. Vous aurez quelques surprises. »
  • 43:15Invité politiqueFait
    « L'austérité budgétaire avec le budget qui est validé par la Commission Européenne en fonction de ses orientations idéologiques. »
  • 43:20Invité politiqueFait
    « C'est l'immigration massive, les quotas de migrants. »
  • 44:27Invité politiqueFait
    « Moi je crois qu'il faut maintenir la loi de 1905 qui préserve la laïcité, c'est-à-dire la neutralité philosophique et religieuse des institutions. »
  • 45:43Invité politiqueFait
    « C'est un pouvoir qui doit être encadré justement parce qu'ils n'ont pas la légitimité du suffrage universel. »
  • 46:04Invité politiqueFait
    « Le christianisme a façonné l'histoire de France, notre droit, notre architecture. »
  • 47:00Invité politiqueFait
    « Non il ne faut pas réformer la constitution, il faut simplement permettre que les collectivités locales en Corse puissent travailler dans de bonnes conditions. »
  • 48:16Invité politiqueFait
    « L'aéroport de Nord-Atlantique n'est pas du tout à plein régime donc on pourrait évidemment augmenter ses capacités. »
  • 48:38Invité politiqueChiffre
    « à 300, 400 voire 500 km du premier aéroport »
  • 48:45Invité politiqueFait
    « une filiale de Vinci serait grand bénéficiaire »
  • 49:00Invité politiqueFait
    « ça fait maintenant des années que ça dure »
  • 49:05Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron il était au gouvernement précédent, il a été au cœur du quinquennat de François Hollande pendant 5 ans »
  • 51:15Invité politiqueFait
    « Il fait des cadeaux aux plus riches, aux grands gagnants du mondialisme »
  • 51:20Invité politiqueFait
    « il augmente la CSG sur ceux qui ont travaillé »
  • 51:23Invité politiqueFait
    « Il supprime l'ISF sur les titres boursiers »
  • 51:47Invité politiqueChiffre
    « le chômage a augmenté de 70 000 »
  • 52:50Invité politiqueFait
    « la plupart des médias soutenaient assez ouvertement Emmanuel Macron et parfois même sans la moindre finesse »

Temps de parole

  • Nicolas Bay63 %
  • Invité15 %
  • Invité 210 %
  • Présentateur8 %

3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour et bienvenue dans Question Politique, le rendez-vous du dimanche de France Inter, du journal Le Monde et de France Info. Et un grand merci à vous, chers auditeurs, d'en faire l'émission politique la plus écoutée du week-end. Notre invité aujourd'hui est le vice-président du Front National, Nicolas Baie. Vos questions, vos remarques, vos commentaires sont les bienvenus sur Facebook Live ou sur Twitter. Vous connaissez le hashtag QuestionPol.

0:29
Invité

France Inter, Question Politique, Alibadoui.

0:34
Présentateur

Et avec moi en studio l'équipe du dimanche et je suis ravi de vous retrouver, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie.

0:40
Invité

Bonjour Ali, plaisir partagé.

0:41
Présentateur

Tout va bien ? Oui. Bonjour Françoise Fressoz. Bonjour Ali. Ça va Françoise ? Ça va bien. Du journal Le Monde, j'oubliais votre titre et votre nom, Karine Becker de France Inter. Bonjour Karine.

0:52
Invité

Bonjour Ali.

0:52
Présentateur

Tout va bien ?

0:53
Invité

Bonjour à tout le monde. Oui, ça va très bien.

0:54
Présentateur

Avant d'accueillir notre invité, on démarre par le traditionnel tour de table. Qu'est-ce qui vous a marqué cette semaine ? On commence avec vous Nathalie.

1:00
Invité

Ce qui m'a marqué Ali, c'est un documentaire qui a été sur France 2 23h, malheureusement. C'est un horaire tardif qui s'appelle Le cri étouffé, qui est un documentaire de Manon Loiseau et Annick Cojan. C'est simple, enfin c'est simple et c'est tragique. Ce sont des témoignages de femmes qui ont été violées par les troupes de Bachar el-Assad, violées en prison, puis répudiées souvent par leur mari, donc double peine, et qui ont été utilisées comme des armes de guerre. Et puis il y a une phrase à un moment donné d'une de ces femmes dans le documentaire qui dit « Oh, de toute façon, nous on parle, vous allez nous regarder, puis vous allez vous lever, puis on passera à la suite ».

C'était juste pour espérer qu'il y ait un jour une espèce de jonction entre ce combat occidentalocentré européen, le « balance ton port et reste », et que ces femmes-là ne se sentent pas abandonnées. Alors il y a des assos, il y a des associations comme « We are not weapons of war », c'est-à-dire nous ne sommes pas des armes de guerre, qui se battent pour justement ne pas oublier ces femmes, qui voudraient être là dans les conférences internationales quand il y a des sorties de crise.

C'est juste pour dire aux chanteuses, aux actrices, aux femmes célèbres qui sont dans le monde entier, qui sont aux Etats-Unis, qui ont une puissance de feu que nous n'avons pas, qu'il faut qu'elles se battent aussi pour les autres, et ces femmes-là, et qu'on ne les oublie pas, et qu'il n'y a pas que les stars européennes, les stars occidentales qui souffrent de harcèlement. Et là, on est bien plus loin que du harcèlement, ce sont des viols, et ces femmes sont absolument déchirantes. Alors regarde-le, vous pouvez le voir en replay, et c'est vraiment, c'est certes triste, mais c'est tellement passionnant et intéressant que ça mérite de prendre une heure, même si c'est la période des fêtes.

2:19
Présentateur

Syrie, le cri étouffé de Manon Loiseau. Françoise ?

2:23
Invité

Sujet plus léger, mais néanmoins d'actualité. Faut-il s'offusquer, comme certains, je pense à Jean-Luc Mélenchon, de cette fête anniversaire organisée par Emmanuel Macron pour ses 40 ans à Chambord ? Du point de vue matériel, la réponse est non. Le président a payé son gîte. Il a loué la salle du château. Il s'est offert ce que n'importe quel Français peut s'offrir lorsqu'il veut marquer le coup, et reconnaissez quand même qu'être élu président de la République a même pas 40 ans, c'est quand même une performance. Mais évidemment, à ce poste, tout compte, rien n'est laissé au hasard. Et si Emmanuel Macron a choisi Chambord, c'est évidemment pour le symbole.

Chambord, c'est François Ier, la Renaissance, et c'est évidemment ce qu'Emmanuel Macron voudrait qu'on retienne de lui. Et là, c'est raté, parce qu'en fait, on se souvient que le dernier chef de l'État à avoir apprécié Chambord, à y avoir chassé, c'est Valéry Giscard d'Estaing. Et j'ai retrouvé son tableau de chasse impressionnant. 26 janvier 1975, 46 sangliers tués. 5 février 1975, 58 sangliers abattus. Mais à force, ce goût immodéré pour la chasse a fini par nuire à Valéry Giscard d'Estaing. En 1974, c'était un jeune président fringant, exactement comme Emmanuel Macron. En 1981, il avait l'image d'un monarque très éloigné du peuple et sensible uniquement à son bon plaisir.

Alors, ce conseil à Emmanuel Macron, Chambord un peu, mais pas trop. Karine. Alors, moi, ce qui m'a marquée cette semaine, c'est surtout ce qui s'est passé hier avec le retour de l'extrême droite au pouvoir en Autriche. On a des conservateurs autrichiens qui ont donc passé un accord de coalition avec le FPO. Et pas un petit accord, j'ai envie de dire, puisque l'extrême droite obtient quand même trois des plus gros portefeuilles, à savoir l'intérieur, à savoir la défense, à savoir les affaires étrangères. Donc, effectivement, pas un petit accord. Moi, je voudrais juste rappeler et rapidement deux choses. La première, c'est que le FPO, c'est un parti qui a été fondé par d'anciens nazis.

Et la deuxième chose, c'est qu'il y a 17 ans, quand pour la première fois, on a le FPO qui arrive au pouvoir en Autriche, l'Union Européenne a tout de suite réagi, et d'ailleurs, elle a sanctionné l'Autriche. Et aujourd'hui, le silence de l'Europe, et je dirais même le silence de la France, est absolument assourdissant.

4:34
Présentateur

Merci Karine. Et pour lui, quel est le fait marquant de la semaine ? On va le demander à notre invité, eurodéputé. Il est vice-président et donc numéro 2 du Front National, Nicolas Bey, qui va venir s'installer dans le studio 221 de la Maison de la Radio. Bonjour et bienvenue. Comme le président de la République, vous venez tout juste de fêter vos 40 ans ? Dans quelques jours. Ce sera dans quelques jours ? Ce sera le même jour que lui, d'ailleurs.

4:55
Invité

Jumelé, le 21 décembre.

4:56
Présentateur

Et vous avez déjà choisi le lieu où vous avez fêté ça ? Ce sera un château ? Oui, non, pas du tout. Ce sera très simplement dans le cadre familial avec mes proches. Et qu'est-ce que vous avez pensé du choix d'Emmanuel Macron de fêter ça à Chambord ?

5:08
Nicolas Bay

Très franchement, il y a suffisamment d'occasions et de raisons de critiquer Emmanuel Macron et ses choix politiques pour ne pas s'engouffrer dans ce genre de polémique. Moi, ce que je vois simplement, c'est qu'Emmanuel Macron, pendant la campagne présidentielle, nous expliquait qu'il n'y a pas de culture française. Manifestement, il a changé d'avis et je m'en réjouis. Puisque s'il vient fêter ses 40 ans à Chambord, c'est qu'il doit quand même considérer qu'il y a une culture française.

5:28
Présentateur

Avec des peintres italiens, malgré tout, qui ont aussi investi les lieux. Où va le Front National le 7 mai dernier ? 10 644 118 Français votaient pour Marine Le Pen. Score historique et pourtant à peine 6 mois après, l'urgence est à la refondation dans votre parti. Tout est en chantier, doctrine, stratégie et peut-être même leadership. Vous allez nous aider à y voir plus clair. Mais avant ça, qu'est-ce qui vous a marqué dans l'actualité, Nicolas Baie ?

5:50
Nicolas Bay

Dans l'actualité immédiate de cette semaine, c'est bien sûr cet effroyable accident qui a eu lieu à Millas, dans les Pyréennes-Orientales. Moi, comme parent, évidemment, je mesure la douleur indicible des proches de ces jeunes enfants qui sont décédés. Bon, et voilà, il y a une enquête qui va avoir lieu pour déterminer les causes. Est-ce qu'il y a une conjonction d'erreurs ou simplement de dysfonctionnements matériels ? Je n'en sais rien du tout. Mais voilà, à l'heure actuelle, on pense évidemment d'abord à la famille et aux proches de ces enfants.

6:27
Présentateur

Beaucoup de questions à vous poser, Nicolas Baie, mais tout de suite, le zapping politique de Laurence Perron.

6:31
Invité

Ready to start ! Et oui, on a joué en anglais façon premier de cordée, Total Fluent in English. Les États-Unis ont signé l'accord de Paris. C'est extrêmement agressif de décider de leur propre chef de le quitter. Il n'est pas question de forcer les autres pays à renégocier au motif qu'un seul pays a décidé de déserter. Ça ne marche pas. Emmanuel Macron sur CBS, ça c'était en début de semaine le One Planet Summit, le sommet climat Paris en vrai français. Et là, il n'est absolument pas besoin de sous-titres. L'heure est grave. On est en train de perdre la bataille. Il ne faut pas se tromper. On passe un très bon moment. Tout est formidable parce qu'on se retrouve.

Il y a beaucoup de gens qui s'apprécient ou qui se découvrent. Mais on est en train de perdre la bataille. Eh bien oui, il faut y aller. Hop, hop. Alors, tout de même, petit caillou dans le plan climat, l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. Les experts ont rendu un rapport très en même temps piste. En même temps, encore, on part de très loin. Emmanuel Macron, candidat en avril 2017. Pour être très clair, Notre-Dame-des-Landes, il y a eu un vote. J'ai dit que mon souhait, c'était de le respecter et donc de le faire. Voilà. Et l'opposition de droite sur le sujet, elle est chabouillante pour démarrer. Valérie Boyer, députée LR, voquériste.

7:53
Locuteur non identifié

C'est un endroit où les personnes sont raquettées, où il y a des pièges qui sont tendus aux forces de l'ordre, où des personnes ont pillé les villes alentour, etc. Et cette espèce d'enfumage qui consistait à encore repousser la décision en faisant des commissions multiples, ça montre la faiblesse de l'État et ça m'inquiète énormément.

8:14
Invité

Alors là, c'est sûr que si on part comme ça, ça pourrait aussi finir comme cela, comme dans les villes d'Ukhronie de Charline Vanhoenacker.

8:19
Locuteur non identifié

Les passagers en provenance de Los Angeles en transit pour Sochaux et Bannière de Luchon sont prêts de rejoindre les correspondances Hall 4. Nous sommes le jeudi 14 décembre 2037 et la température au sol est de 42 degrés. Pensez à vous hydrater.

8:46
Invité

« Ready to start » est là à plus de sous-titres. Élu avec un score quasi-soviétique, Laurent Wauquiez revendique à droite le leadership de la droite qui s'assume vraiment de droite, voire encore plus à droite, à entendre en tout cas certaines de ses ouailles.

9:00
Locuteur non identifié

Il faut une droite, mais la vraie droite, la pure. Nous on veut des droites, droites, pas des girouettes. Jean-Marie Le Pen, bon, dommage qu'il a dévié, parce que ça c'est un homme, ça c'est la droite. Donc Wauquiez, s'il pouvait se rapprocher un peu de ces idées-là, ça serait bien.

9:11
Invité

Sa pensée a l'air grande ouverte de ce côté-là, manifestement pour aller braconner en terre FN. Il est tout à fait réduit, M. Wauquiez.

9:25
Présentateur

Merci, Laurence Perron. Réaction, Nicolas Bé, au zapping ?

9:28
Nicolas Bay

Oui, il y a beaucoup de choses qui se sont passées cette semaine. Laurent Wauquiez a été élu, c'est vrai, président des Républicains, mais on a le sentiment qu'il n'a toujours pas choisi. Il n'a toujours pas choisi entre deux lignes. Et d'ailleurs, la désignation de ce vice-président en est une illustration. Il n'a pas choisi entre Alain Juppé et Patrick Buisson, finalement. Et ça montre l'absence totale de sincérité politique de Laurent Wauquiez. Le fait qu'il fasse un espèce de grand écart idéologique est la preuve que finalement, il n'a pas de lignes, il n'a pas de constance. On le savait, ce n'est pas une surprise.

10:01
Invité

Vous lui avez tendu la main quand même, Marine Le Pen ?

10:03
Nicolas Bay

Oui, parce qu'on aurait pu imaginer qu'il ait changé d'avis sincèrement. Il avait commencé avec Jacques Barraud, ultra-libéral, commissaire européen. Laurent Wauquiez était ministre des Affaires européennes. En toutes circonstances, il cédait aux injonctions de Bruxelles. Mais peut-être qu'il avait réellement changé d'avis. Il a apporté la preuve du contraire. Il a apporté la preuve du fait que finalement, il vient braconner un peu, comme on le dit, sur les idées du Front National. Mais il fera ce que fait toujours la droite, c'est-à-dire parler comme le Front National quand ils ne sont pas au pouvoir et ensuite diriger comme la gauche quand ils le sont.

10:34
Présentateur

On va y revenir dans un instant. D'abord, Nicolas Bé, votre portrait par Karine Bécard.

10:38
Invité

Bonjour Nicolas Bé.

10:39
Présentateur

Bonjour.

10:40
Invité

Nicolas Bé, votre parcours au sein du Front National est assez impressionnant. Il vous aura fallu 7 ans seulement pour passer de simple militant à vice-président. Je dirais même mieux, il vous aura fallu 7 ans seulement pour glisser d'un camp qualifié d'ennemi à numéro 2 aujourd'hui du parti. Oui, parce que certes, vous avez flashé très tôt à 15 ans sur Jean-Marie Le Pen. Il n'empêche, c'est avec Bruno Maigret que vous avez suivi quand il a décidé de faire scission avec le FN. A l'époque, Nicolas Bé, vous avez la toute petite vingtaine. Et ce qui vous plaît chez Bruno Maigret, c'est sa volonté d'accéder aux responsabilités.

Pendant 10 ans, il vous a tout appris à former des militants, à structurer un mouvement. Et puis finalement, vous êtes allé vous réconcilier avec celle dont les qualités vous semblaient limitées. Vous vous souvenez ? Tanguy de la politique, voilà comment vous l'aviez nommé. Il fallait oser. Mais Marine Le Pen a préféré tout effacer. Il lui fallait des cadres. Et vous avez donc, elle vous a donc fait grimper. En 2010, pour commencer, vous devenez Nicolas Bé, conseiller régional de Normandie, ce que vous êtes encore aujourd'hui. Mais vous êtes aussi, depuis 2014, députée au Parlement européen. Et ce n'est pas tout.

La même année, elle vous a nommée secrétaire générale du FN avant d'être catapultée, là en septembre dernier, a seulement 39 ans, vice-président et donc numéro 2 du mouvement. C'est absolument fulgurant. Alors certes, vous êtes réputé bosseur, avec, dit-on, un vrai talent d'organisateur. Mais tout de même, si vous êtes arrivé si vite, si haut, c'est parce que d'abord, il y a eu le repli tactique ou pas de Marion Maréchal Le Pen, suivi de la chute médiatico-politique de Florian Philippot. Autrement dit, si vous êtes arrivé si vite, si haut, Nicolas Baie, c'est peut-être surtout parce que depuis la dernière présidentielle, rien ne va plus au FN.

12:29
Nicolas Bay

Nicolas Baie. Non, tout va bien au Front National. Je suis désolé de vous décevoir, mais le Front National mène simplement et c'est normal. Tout va bien. Oui, tout va bien. 11 millions de voix à la présidentielle, enfin près de 11 millions, vous l'avez rappelé. Nous sommes dans une période sans élection, une année sans élection, ce n'est pas si courant en France. C'est évidemment l'occasion de mener les réflexions qui sont nécessaires. Et nous ne faisons pas ça dans une opération purement cosmétique ou de pure communication.

On fait un vrai travail de fond sur le projet, sur la formulation du projet, comment le rendre plus attractif, plus rassembleur encore, sur l'organisation du mouvement, sur le nom. Il n'y a aucun sujet n'est à bout. Et l'objectif, c'est de construire le Front National de demain qui soit à la hauteur des attentes des électeurs.

13:08
Invité

Qu'est-ce que vous dites aux militants, par exemple, qui régulièrement reviennent sur le débat d'entre-deux-tours, la déception qu'ils ont ressenti autour de ça ? Comment sortir, comment effacer ce débat raté de Marine Le Pen ?

13:18
Nicolas Bay

Marine Le Pen a eu l'occasion de dire elle-même, évidemment, que ce débat avait été raté et tout le monde en convient. Maintenant, on ne va pas réduire la croissance spectaculaire du Front National au cours des 6 ou 7 dernières années à simplement le débat d'entre-deux-tours. Aujourd'hui, nous sommes solidement implantés. Toutes les enquêtes d'opinion le montrent. Nous avons aussi un maillage complet d'élus locaux. Ce n'était pas le cas il y a encore 3 ou 4 ans. Il y a 3 ou 4 ans, on avait quelques dizaines d'élus à partir à travers la France. Aujourd'hui, on en a 2 000 dans tous les départements, dans toutes les régions.

C'est une base solide sur laquelle on va s'appuyer pour mener cette refondation. Cette refondation n'est pas imposée par la direction du mouvement. Elle se fait avec les militants, avec les cadres, avec les élus. L'objectif, c'est d'être le plus en phase possible avec ce qu'attendent les Français. Je crois qu'il y a des sujets où on est très rassembleurs et où notre projet est perçu pour ce qu'il est, notamment sur les questions d'identité ou de sécurité. Il y a des sujets où, sans doute, au moins dans la formulation, nous n'avons pas convaincu. C'est le moment de mener la réflexion pour être plus attractif demain.

Par exemple, sur les questions européennes, par exemple, sur les questions économiques. Juste un point pour la vérité des prix.

14:20
Invité

Est-ce que vous pouvez rassurer Florian Philippot qui s'inquiète sur le niveau de vos adhésions ? Est-ce qu'on en est à 51 000, 100 000 ? Quel est exactement le nombre d'adhérents que vous pouvez déclarer aujourd'hui ? Marine Le Pen a dit 53 000.

14:31
Nicolas Bay

Tout est parfaitement clair et transparent. Le Front National a 51 000 adhérents à jour de cotisation, mais nos statuts prévoient de considérer comme adhérents ceux qui ont jusqu'à un an de retard de cotisation. Et donc ça, il y en a environ 85 000.

14:42
Invité

Et ça vous satisfait, 51 000 ?

14:44
Nicolas Bay

On pourrait en avoir encore plus, mais vous savez, moi, je me réjouis d'avoir un Front National qui est solide, avec beaucoup d'élus, beaucoup de militants. Peut-être un bon ratio d'adhérents qui sont impliqués dans la vie du mouvement. Parce que ce qu'on voit souvent dans les autres partis politiques, c'est finalement des adhérents qui ne sont pas du tout impliqués. Je crois qu'on a un très bon taux d'implication, de prise de responsabilité, de candidature, etc.

15:02
Invité

Sauf qu'en 2012, juste après les élections présidentielles, vous êtes à 81 000.

15:05
Nicolas Bay

Non, c'est inexact. C'était le nombre d'adhérents statutaires. Ça, c'était pas le nombre d'adhérents à genre de cotisation. Quant à Fréon Philippot, il faudrait mieux de s'occuper de ses quelques centaines d'adhérents. Parce que lui, je pense qu'il va avoir du mal en avoir plus.

15:15
Présentateur

Mais il reviendra peut-être un jour. Après tout, vous avez quitté le FN. Vous avez suivi celui qu'on appelait le Félon et vous y êtes revenu. Vous en êtes le vice-président. Fréon Philippot aura peut-être le même chemin.

15:25
Nicolas Bay

On verra bien quel sera son chemin. Mais pour l'instant, il est à l'extérieur. Et le sentiment que j'ai, réflexion notamment sur la stratégie. Voilà, donc il a quitté le FN. Mais il n'y a toujours pas à place. Non, il n'y a plus sa place puisqu'il est parti. Et il a pris cette responsabilité-là. Non, mais vous aussi, vous êtes parti, vous êtes revenu. Moi, je crois aussi que son départ a été l'occasion d'une sorte de clarification. Voilà, par exemple, sur l'Europe, il exprimait de façon extrêmement clivante des positions qui pouvaient sembler très outrancières, donnant le sentiment qu'on était hostile à l'idée européenne, ce qui est faux.

On est pour une Europe de l'identité et de la sécurité, pour une Europe des libertés. On n'est pas anti-européens, on est alter-européens. Voilà, le départ de Florent Philippot a peut-être permis ce genre de clarification.

16:05
Invité

Alors, on va revenir sur l'Europe, mais avant, rassurez-nous sur l'état de vos finances. Où en est la souscription patriotique lancée par Marine Le Pen ? Qu'est-ce que vous en attendez ?

16:13
Nicolas Bay

Eh bien, ça marche très bien. L'emprunt patriotique, le site internet de l'emprunt patriotique permet au soutien du Front National, à ceux qui croient aussi en la démocratie, tout simplement, eh bien, de prêter au Front National pour lui permettre d'avoir un fonctionnement normal. Ce que les banques essayent de nous empêcher d'avoir... Ça fait l'attention que vous avez recueilli combien ? Oui, mais c'est très important et c'est très grave.

Ce qui devrait vous inquiéter, c'est qu'aujourd'hui, on a des banques qui décident qui est candidat et qui ne l'est pas en accordant ou en accordant pas des prêts sur des critères qui sont totalement discrétionnaires et qui n'ont rien à voir avec la réalité des risques que la banque prend. Mais ça, c'est ce que font les banques

16:43
Présentateur

avec tous les citoyens, en l'occurrence tous les clients. On décide qu'il est solvable et qu'il ne l'est pas.

16:47
Nicolas Bay

Eh bien, justement, quand vous voulez obtenir un prêt immobilier, par exemple, votre banque, elle le regarde sur des critères objectifs. Votre niveau d'avenue, votre solvabilité, le bien que vous achetez. Là, il n'y a aucun critère objectif. On est dans l'opacité la plus totale. Il y a des candidats qui ne sont même pas sûrs d'obtenir 5% des voix, qui obtiennent des prêts bancaires et à l'inverse, un parti comme le Front National n'en obtient pas. Mais vous n'avez pas répondu à Françoise. Alors, je n'ai pas le chiffre exact, mais ce n'est pas tellement la question. Une taux chèque, une tendance ? Non, mais je crois que c'est déjà en quelques jours des centaines de milliers d'euros.

Il y a eu déjà des sommes importantes au mois de juin. Et ça veut dire qu'on n'avait pas trouvé de banque non plus ? On essaie de contourner cet obstacle qui est assez scandaleux. Il y a les banques qui ne veulent même pas permettre au Front National d'avoir un fonctionnement normal.

17:27
Invité

Non, mais les banques ne disent pas ça du tout. Les banques disent qu'on a enlevé les comptes du Front National sur des critères absolument objectifs. Et en général, les critères objectifs pour les banques, c'est soit non-remboursement des emprunts, soit blanchiment de l'argent.

17:40
Nicolas Bay

En l'occurrence, il n'y a rien de tout cela. Et vous remarquerez que les banques n'ont exprimé aucune raison précise. Donc, aucune palombre d'un début d'argumentation. Vous êtes retourné contre la Banque de France qui ne nous a pas soutenu

17:52
Invité

et qui a donné d'accord à la Société Générale.

17:55
Nicolas Bay

Non. Donc, pourquoi la Banque de France ? On est dans l'arbitraire et le discrétionnaire le plus total. La Banque de France a simplement dit qu'il lui semblait qu'en l'occurrence la Société Générale avait respecté les règles sans indiquer quelles étaient ses règles et sans indiquer la moindre explication. Nous avons dit clairement à la Société Générale qu'elle pouvait, nous concernant, lever le secret bancaire. Elle ne veut pas le faire. Donc, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas de véritable raison. Donc, nous sommes obligés de contourner l'obstacle.

Et c'est pour ça qu'on en appelle aux Français qui sont très nombreux à soutenir le Front National pour permettre au Front National d'avoir les moyens matériels de son action politique. On a besoin dans le fonctionnement quotidien du Front National et notamment parce qu'on n'est pas encore remboursé des dernières campagnes électorales, présidentielles, législatives de quelques centaines de milliers d'euros. Mais d'une manière générale, on a surtout besoin, c'est ça le plus important, d'avoir un fonctionnement normal et à pouvoir, par exemple, recueillir des adhésions et des dons par Internet.

Ce qui est le fonctionnement normal de tous les partis politiques et aujourd'hui, on est entravés dans l'impossibilité de le faire. Nathalie Saint-Cricq.

18:55
Invité

Emmanuel Macron avait annoncé une banque qui permettrait aux partis de se financer, d'être garantie. Vous allez lui faire une piqûre de rappel pour justement essayer de... Vous avez raison de le dire,

19:04
Nicolas Bay

on attend toujours. Il l'avait annoncé, on ne voit rien venir de tel. En effet, une banque de la démocratie qui permet...

19:11
Invité

Le Conseil d'État.

19:12
Nicolas Bay

Une banque de la démocratie qui permettrait d'éviter d'avoir les banques qui décident qui est candidat, qui l'est pas, qui obtient un prêt, qui ne l'obtient pas, qui a le droit à un fonctionnement bancaire normal, qui n'y a pas droit. Je pense que ce serait une vraie avancée. Ça permettrait de respecter la démocratie et le pluralisme en France. François Spressoz.

19:29
Invité

Y a-t-il aujourd'hui un problème, Marine Le Pen ? On ne l'entend pas tellement au Parlement, on ne l'entend pas tellement sur la scène nationale. Est-ce qu'elle est déprimée ? Est-ce que son poste est en jeu ? Comment vous voyez les choses ?

19:40
Nicolas Bay

Non, elle n'est pas du tout déprimée. Moi, j'étais avec elle à Prague hier pour une grande réunion avec nos alliés européens. Elle était évidemment en pleine forme et nous sommes combatifs. Et je crois qu'il faut arrêter de... À force de répéter ce qu'on entend ailleurs, on finit par se convaincre de choses qui sont parfaitement fausses. Le Front National, aujourd'hui, est dans une période de réflexion, je le disais tout à l'heure. Tout va bien, vous l'avez dit. Mais heureusement qu'on est capable de mener une vraie réflexion de fond, de stratégie, d'organisation.

Parce que sinon, ça voudrait dire qu'on est incapable de se remettre en question, incapable d'entendre le message que nous ont adressé les électeurs. Donc, je crois que c'est assez bon signe. Le fait qu'on mène une réflexion ne nous empêche pas d'être aussi dans l'action. Le rôle que nous ont donné les Français, c'est d'être en première ligne l'opposition face à Emmanuel Macron. Et pour tout dire...

20:19
Invité

Je suis tous les mardis, tous les mercredis à l'Assemblée nationale. Marine Le Pen, on ne la voit pas. Marine Le Pen ne profite pas de la salle des quatre colonnes ou de la salle des pas perdus pour livrer certaines tribunes, dire ce qu'elle pense de la politique d'Emmanuel Macron. Elle est transparente.

20:35
Nicolas Bay

Écoutez, elle fait partie des 150 députés les plus actifs en nombre d'interventions dans l'hémicycle. Donc, quand les responsables politiques parlent aux médias et ne sont pas dans l'hémicycle, on leur reproche de ne pas être dans l'hémicycle. Et quand ils sont dans l'hémicycle, vous leur reprochez de ne pas intervenir dans la salle des quatre colonnes. Elle n'est jamais en commission

20:53
Invité

des affaires étrangères.

20:54
Nicolas Bay

Si elle y est très fréquemment, il y a simplement parfois des doublons, des juxtapositions. On ne peut pas être à la fois, elle n'a pas le don d'ubiquité, c'est comme tout le monde, elle ne peut pas être à la fois dans l'hémicycle et en commission par exemple. Dans l'hémicycle, elle n'a pas posé une question au gouvernement depuis son élection. Non, mais elle n'est pas obligée de poser les questions au gouvernement. Elle peut faire des interventions sur beaucoup de sujets.

Ce qu'elle a fait et d'une manière générale, alors qu'on n'a pas de groupe et qu'on est pénalisé par le fait de ne pas avoir le groupe parlementaire avec les moyens qui vont avec, nos sept députés sont très actifs et sont tous, tous critères confondus parmi les 150 les plus actifs dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Françoise Fresseuse.

21:25
Invité

Alors, le congrès est prévu en mars. Une consultation des militants a été lancée. Est-ce que vous avez déjà des premiers retours ?

21:31
Nicolas Bay

Pas encore, mais le dépouillement a débuté donc on en aura bientôt. Ça a été un grand succès parce que les adhérents du Front National ont répondu à... C'est un peu plus de la moitié des adhérents. Je crois qu'il y a 28 000 personnes qui ont répondu. Il y en a encore d'ailleurs qui vont arriver dans les prochains jours, notamment ceux qui viennent d'Outre-mer ou des Français de l'étranger. C'est intéressant parce que ce n'est pas un simple clic. Ce n'est pas voter pour choisir entre Wauquiez, Portelli et... Voilà, ça c'est facile. On a un clic une seconde. Là, c'est...

22:00
Présentateur

Chez vous, il n'y a qu'un candidat de toute façon.

22:02
Nicolas Bay

Non, oui, mais ça se sera... C'est une candidate et c'est Marine Le Pen. Au moment du congrès. Mais là, c'est un vrai travail de réflexion. C'est la seule candidate. C'est 8 pages de questions. Ça prend au moins un quart d'heure ou 20 minutes à y répondre. Donc, c'est très intéressant de voir le niveau d'implication là encore de nos adhérents pour répondre à toutes ces questions-là. Les résultats seront connus et commentés et publiés au mois de janvier. Et justement,

22:24
Invité

vous avez parlé de refondation. Est-ce que vous avez un devoir d'inventaire par rapport à ce qui a été fait pendant la campagne ? Et est-ce qu'avec ce questionnaire, même si on n'a que 28 000, vous avez déjà, donnez-moi, deux pistes, non pas d'échecs, mais de choses qui ont buggé. Alors, l'euro, la sortie de l'euro, est-ce que c'est Marine Le Pen qui n'a pas été assez précise ? Est-ce que c'est le débat ? Est-ce que vous avez déjà deux éléments qui vous font travailler, vous dire, c'est là-dessus, on doit s'améliorer ? Puisque vous prenez

22:47
Nicolas Bay

l'agressent monétaire, prenons-la. Indéniablement, les Français ont exprimé des fortes réticences à l'égard des positions qu'on a exprimées ou de la manière dont elles ont été présentées. Parce que c'est aussi toute la question. Et d'ailleurs, ce n'est pas simplement la responsabilité de Marine Le Pen, c'est la responsabilité, et j'en prends ma part, de tous ceux qui ont mené cette campagne, y compris dans les meetings ou dans les médias. Sur la question monétaire, moi, je ne vais pas vous faire une réponse simpliste sur une question très complexe. Le problème, c'est qu'on a un euro, aujourd'hui, qui sert les intérêts de l'Allemagne au détaillement de la plupart des autres pays.

On a un fonctionnement avec la Banque centrale indépendante qui, sans doute, n'est pas satisfaisant. Il faudrait une gouvernance politique à tout le moins pour que l'euro soit un outil au service de l'économie. Ensuite, ce que nous disons, c'est qu'il faut, d'une manière générale, retrouver nos différentes souverainetés. Mais la politique, ça consiste à définir les priorités. La priorité, c'est de trouver nos frontières territoriales, empêcher les plus massifs d'immigration.

23:36
Invité

Vous êtes trompé ? Non, ce n'est pas qu'on s'est trompé,

23:39
Nicolas Bay

c'est que nos positions ont été caricaturées et peut-être, reconnaissons-le, si elles ont été caricaturées, c'est peut-être que, parfois, elles n'avaient pas été formulées de façon que vous faites peur aux gens

23:49
Invité

et notamment aux retraités avec l'histoire de la sortie de l'euro et que vous vous êtes dit avec votre questionnaire on va rectifier le tir de manière à ne pas faire fuir les gens.

23:54
Nicolas Bay

Non, mais ce n'est pas le questionnaire, c'est d'une manière générale avoir une réflexion. Comment on fait pour avoir une monnaie qui serve l'économie française ? Ce n'est pas le cas aujourd'hui avec l'euro. Et comment on fait pour convaincre les Français de la nécessité d'évoluer ? Donc, ça peut être à terme une monnaie nationale, surtout que la question de la viabilité à long terme de la zone euro se pose vraiment et on n'est pas les seuls à la poser. Il y a beaucoup d'économistes qui la posent, beaucoup de partis politiques, de chefs d'État même aujourd'hui qui s'interrogent sur cette question. Mais la question, c'est aussi de savoir ce qu'on fait dans le laps de temps intermédiaire.

Et on pourrait très bien retrouver des marges de manœuvre monétaire importantes y compris en restant dans l'euro.

24:26
Invité

On a l'impression que votre... En vous écoutant là que finalement votre ligne n'est pas encore claire sur l'Europe. C'est-à-dire que ce n'est pas encore décidée. Sur l'Europe, elle n'est pas sur l'Europe. Pardonnez-moi, sur la monnaie. On est en train de parler de la monnaie. Que finalement, voilà, la sortie de l'euro c'est plus possible. Ça vous avez rangé. Mais vous n'êtes pas encore vraiment décidé. Vous n'avez pas encore vraiment défini votre ligne sur la question.

24:45
Nicolas Bay

La question monétaire n'est pas prioritaire. Ensuite, elle a été.

24:50
Invité

Du coup, vous nous perdez.

24:51
Nicolas Bay

Oui, elle a été perçue comme l'alpha et l'oméga de notre projet ce qui n'a jamais été le cas. Notre projet économique ou notre projet européen ne s'est jamais réduit à la question monétaire. Enfin, vous minimisez ce qui a été une catastrophe pour Marine Le Pen pendant la présidentielle. Oui, mais peut-être aussi parce que certains, y compris d'ailleurs qui nous ont quitté récemment, exprimaient sur cette question de s'exprimer de manière extrêmement clivante. C'est vrai. Nous en avons tenu compte parce qu'on écoute les Français mais ça ne change rien.

25:13
Invité

Elle était sous influence de Florian Philippot pour avoir dit, y compris pendant le débat, est-ce qu'elle était gouroutisée par lui ? Non. Parce qu'elle-même a mis, mettait systématiquement l'euro et la sortie de l'euro comme un élément capital du programme. Elle a évoqué

25:25
Nicolas Bay

d'une manière générale la renégociation des traités européens comme essentielle pour pouvoir mettre en oeuvre son projet. Ce qui est quand même très différent. Et nous sommes toujours sur cette ligne-là. Nous sommes très critiques sur l'Union européenne, à la fois son fonctionnement très antidémocratique, une commission européenne sans légitimité, non élu qui décide de tout et les orientations politiques désastreuses de cette Union européenne que soutenues d'ailleurs aussi bien par Emmanuel Macron que par les Républicains. Moi, je vois les votes des Républicains à Strasbourg et à Bruxelles. Ils votent, les traités de libre-échange, ils votent pour les quotas de migrants imposés.

Donc, ils font exactement le contraire de ce que dit Laurent Wauquiez à Paris. Mais nous, nous voulons une autre Europe. On n'est pas anti-européens. On veut une Europe des nations et des coopérations. Vous êtes alter. C'est le nouveau mot. On veut une Europe qui est à la mode

26:04
Présentateur

dans les années 90-2000.

26:06
Nicolas Bay

On peut le remettre à la mode. On veut une Europe des nations.

26:08
Présentateur

Alter mondialiste et alter européen.

26:09
Nicolas Bay

Une Europe des nations et des coopérations plutôt que l'Europe des soumissions dans laquelle nous sommes aujourd'hui.

26:13
Invité

Alors, sujet d'actualité, est-ce que l'immigration pour vous reste le sujet central ? Est-ce que l'identité, c'est vraiment ce qui va caractériser le Front National en sortant du Congrès de Mars ?

26:24
Nicolas Bay

Je crois que la question de l'identité est le grand défi des prochaines décennies. Et c'est vrai en France comme pour les autres nations européennes. Et c'est sans doute vrai même partout sur la planète. Et on voit aujourd'hui une résurgence des nations aux Etats-Unis, en Russie, en Inde, partout. Ce sont les nations, la nécessité de protéger leur identité et leur spécificité qui est en train de revenir. Donc, c'est ceux qui croient que le monde totalement ouvert, la suppression de toutes les protections, de toutes les régulations, ce serait, ce serait, comment dire, l'avenir, se trompe totalement. C'est une idéologie qui est en fin de course.

L'idéologie mondialiste ultralibérale est aujourd'hui en fin de course et on le voit partout sur la planète. Donc, ce que nous, nous défendons, c'est en effet notre identité. On veut, quand on parle de souveraineté, c'est parce que c'est le moyen de retrouver notre identité, d'assurer notre sécurité, de restaurer nos libertés fondamentales. Et l'identité, elle ne se cantonne pas, elle ne se limite pas à la seule question migratoire. L'identité, c'est nos valeurs de civilisation menacées aujourd'hui par l'islamiste. C'est la question des frontières, c'est vrai, et la question migratoire. Rien n'est réglé dans ce domaine.

C'est aussi la famille, c'est aussi l'entreprise comme corps social intermédiaire. Tout à l'heure,

27:30
Invité

vous avez salué Emmanuel Macron à Chambord, rappel historique. Il y a aujourd'hui un projet de loi sur l'immigration qui est en préparation où il y a une volonté affirmée d'accorder le droit d'asile en réduisant les délais, mais d'expulser ceux qui ne peuvent pas rentrer dans le droit d'asile ou qui sont en situation illégale. Est-ce que vous approuvez cette direction ?

27:51
Nicolas Bay

Si on veut réduire les délais de traitement des droits d'asile, moi je trouve ça très bien. Le problème est le suivant. Aujourd'hui, on a 96% des déboutés du droit d'asile qui ne sont pas expulsés parce que l'État refuse de se donner les moyens d'organiser ce retour vers le pays d'origine. Ensuite, si on applique bien ces procédures et dans l'hypothèse même où il y aurait une volonté politique d'organiser ces expulsions, si on est en frontière ouverte, absence totale de frontière nationale à cause de Schengen, absence totale de volonté de protéger les frontières extérieures de l'Europe, ça n'aura aucune efficacité parce qu'évidemment ceux qui sont expulsés reviendront.

Et puis, aujourd'hui, ce qui est en train de se passer au Parlement européen, c'est le contraire de ce que dit Emmanuel Macron à Paris, c'est-à-dire qu'on a le texte Dublin 3, c'est-à-dire la réforme des droits d'asile qui va imposer au pays, ça a été voté aussi bien par les soutiens d'Emmanuel Macron que par ceux de Laurent Wauquiez d'ailleurs, qui va imposer au pays d'accepter les demandeurs d'asile dans la phase transitoire, ils auront le choix entre 4 pays, c'est-à-dire qu'ils vont aller au plus offrant, celui qui a les aides sociales les plus avantageuses, et ce sera imposé aux nations à l'échelle européenne par M. Juncker.

Donc, on a là un scandale démocratique d'abord parce qu'on ne demande jamais aux Français ce qu'ils pensent de ces questions migratoires et je pense que s'il y avait eu un référendum, les Français auraient clairement dit qu'ils ne veulent plus aussi bien de l'immigration légale massive que de l'immigration clandestine et maintenant, on fait plus pour ces migrants clandestins qui sont illégalement entrés ou maintenus en France que pour les Français et j'en veux pour preuve d'ailleurs Emmanuel Macron qui s'est été à augmenter de 300 millions d'euros le budget de l'accueil des migrants c'est-à-dire logement gratuit etc.

Alors que dans le même temps il baissait de 800 millions celui de la défense et la sécurité extérieure de la France provoquant le départ du chef d'état-major des armées.

29:31
Présentateur

Nicolas Bé il faut traiter les migrants comme on voudrait que nos propres enfants soient traités s'ils étaient dans la même situation. C'est ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon ce matin.

29:40
Nicolas Bay

Oui mais Jean-Luc Mélenchon il ne peut pas dire qu'il défend nos compatriotes les plus modestes et en même temps accepté les migrants.

29:47
Présentateur

Il faut traiter les migrants comme on voudrait que nos propres enfants soient traités s'ils étaient dans la même situation.

29:51
Nicolas Bay

Les traités dignement bien sûr mais les traités dignement ça consiste justement à dire la vérité à dire on ne peut pas vous accueillir.

On a 6 millions de chômeurs on a 9 millions de pauvres on n'a pas la possibilité de vous faire entrer massivement et en effet l'honnêteté ça consisterait à être très ferme à avoir des frontières qui soient réellement protégées et à ne pas les inciter à venir parce que ceux qui sont responsables des morts en Méditerranée c'est évidemment ceux comme Mme Merkel qui dit venez entrer il y en a déjà 1,5 million qui sont arrivés en Allemagne c'est aussi les ONG qui sont souvent les complices des mafias et des passeurs qui gagnent beaucoup d'argent Mais à la limite vous confierrez

30:23
Invité

Il y a quand même une question humanitaire et humaine très importante derrière

30:29
Nicolas Bay

Il faudrait peut-être commencer par intervenir là-bas organiser les corridors humanitaires dans les pays en guerre ou à la périphérie des pays en guerre mais il faut dire la vérité sur ces questions-là l'immense majorité des migrants clandestins qui arrivent en France et en Europe ils ne fuient pas des pays en guerre ils fuient des situations économiques qui ne sont sans doute pas enviables mais ils ne fuient pas la guerre et même si on prend le critère de la guerre il y a aujourd'hui 270 millions de personnes dans le monde qui habitent dans des pays en guerre on ne va pas tous les accueillir donc le fait de les faire venir ouvrir les grandes frontières ne régler bien pas le problème il y en a beaucoup qui viennent en Europe d'une manière générale et grâce à Schengen ils peuvent ensuite

31:01
Présentateur

chercher les librements y compris en France beaucoup plus que l'Europe Karine Bécard puis Nathalie Saint-Cric

31:05
Invité

Pour prendre un peu de champ quand même quand on observe Emmanuel Macron il tente de faire preuve d'autorité il joue de la carte de l'ordre là il nous présente plutôt des propositions fermes tout de même sur l'immigration il joue sur votre terrain tout de même il vous asphyxie un peu

31:22
Nicolas Bay

non je crois pas du tout je crois qu'il est parfois habile dans la communication et du coup vous parlez d'identité

31:25
Invité

d'ailleurs

31:25
Nicolas Bay

il est habile dans la communication c'est une chose mais dans les actes on voit rien et on voit même le contraire parfois de la communication dans tous les domaines d'ailleurs il est allé féliciter madame Merkel pour l'accueil des migrants il veut aller à marche forcée vers l'union européenne fédérale et là il y a une vraie divergence de fond entre lui et nous et d'ailleurs on sait pas du tout où sont les républicains au milieu de tout ça ils sont plutôt ralliés à Macron mais il y a très clairement d'un côté celui Emmanuel Macron qui veut une union européenne encore plus fédérale avec des règles imposées en haut aux états et au peuple et nous qui défendons une Europe totalement différente une Europe souple une Europe des coopérations une Europe où les nations et les peuples retrouvent leur place et leur liberté

32:02
Présentateur

le vice-président du Front National Nicolas Bay notre invité

32:05
Invité

Nathalie Saint-Cricq comment est-ce que vous allez traiter Laurent Wauquiez si je puis dire puisque Marine Le Pen lui a tendu la main on l'a dit tout à l'heure il l'a rejeté et finalement quand on vous écoute et quand on l'écoute parler de sa droite droite parler de la souveraineté européenne on se dit que finalement il y a assez peu d'écart entre ses idées et les vôtres vous allez le mépriser vous avez le traité de haut ou vous allez essayer vous de siphonner ses électeurs alors que lui-même

32:33
Nicolas Bay

essaie de siphonner les vôtres

32:35
Présentateur

Nicolas Bay

32:35
Nicolas Bay

est-ce que les français vont croire à cette énième opération dont la droite est coutumière c'est ça la question est-ce qu'ils vont croire Laurent Wauquiez après avoir été trahi par Nicolas Sarkozy qui avait mené exactement la même opération avec sans doute des qualités de comédien

32:49
Présentateur

votre exemple celui que vous venez de citer c'est que ça marche parfois alors comment allez-vous faire en sorte que ça ne marche pas ce coup-ci

32:54
Nicolas Bay

je crois que ça a marché une fois en 2007 en l'occurrence en 2007 mais alors comment allez-vous

32:59
Présentateur

éviter ce qu'a réussi parfois Nicolas Sarkozy

33:01
Nicolas Bay

non mais je crois surtout que les électeurs de droite ont été terriblement déçus par Nicolas Sarkozy et je pense qu'il y en a beaucoup aujourd'hui qui voient Laurent Wauquiez comme tentant de mener la même opération mais je crois qu'il n'aura aucun succès parce que les français voient

33:12
Présentateur

mais la triangulation c'est une stratégie politique qui marche

33:15
Nicolas Bay

quand on voit les républicains on voit qu'aujourd'hui il y a ceux qui sont déjà ralliés à Emmanuel Macron qui sont au gouvernement il y a ceux qui arrivent d'entrer comme monsieur Solaire et puis il y a ceux qui sont autour de Laurent Wauquiez alors on pourrait penser que ces gens-là veulent constituer une opposition à Emmanuel Macron mais ils apportent tous les jours la démonstration du contraire par exemple au moment du vote de la confiance au gouvernement sur les 100 députés

33:35
Invité

pourquoi vous pourriez pas travailler avec eux en fait sur les 100 mais attendez

33:38
Nicolas Bay

je vais vous répondre sur les 100 députés LR je ne parle pas des constructifs ni de ceux qui sont ralliés à Macron 80 d'entre eux n'ont pas voté contre la confiance au gouvernement ils n'ont pas voté pour c'est bien la preuve qu'ils ne sont pas capables de s'opposer regardez sur par exemple sur les ordonnances de la loi travail ils étaient incapables de développer la moindre argumentation et beaucoup d'entre eux autour même autour de Laurent Wauquiez reconnaissaient qu'ils étaient d'accord avec ces argumentations-là mais qu'est-ce qui vous sépare

34:07
Invité

des militants des sympathisants voilà la bonne question

34:09
Nicolas Bay

bien sûr les militants les sympathisants les électeurs des républicains nous nous leur tendons la main on a essayé de le faire auprès de Laurent Wauquiez par honnêteté intellectuelle on voit bien dans quelle démarche il est qui est une démarche insincère mais évidemment concernant ces électeurs de droite qui sont déboussolés qui sont trahis par la droite en toutes circonstances ces électeurs de droite souvent qu'est-ce qu'ils veulent ils veulent une Europe des nations ils veulent une fermeté sur l'immigration ils veulent qu'on restaure l'ordre et la sécurité en France c'est exactement le contraire de ce qu'a fait la droite

34:37
Invité

c'est ce que Laurent Wauquiez leur propose aujourd'hui et il a quand même été élu avec le vote de 100 000 adhérents c'est beaucoup plus que les adhérents du Front National donc il a quand même un noyau dur à partir duquel il peut quand même essayer de séduire ceux qui sont aujourd'hui complètement débouchés je crois qu'il a été largement

34:54
Nicolas Bay

élu par défaut parce que les candidats qui étaient en face de lui et c'est pas leur faire injure que de le dire apparaissaient pas comme ayant forcément la stature disons mais Laurent Wauquiez je l'ai dit tout à l'heure il a été au gouvernement il a été aux affaires il a été maire du Puy-en-Velay On vous sent inquiet Nicolas Non pas du tout Si si je vous assure Non non je vous assure que non je vous confirme Mais c'est une impression à vous écouter Et je pense d'ailleurs que quand il va y avoir les premiers sondages qui vont sortir notamment sur les européennes on sera rassuré

35:21
Présentateur

Alors justement sondage YouGov du 7 décembre dernier un quart des sympathisants les républicains soutiendrait un rapprochement avec le Front National vous l'avez peut-être lu ce sondage vous acquiescez mais il pense à un rapprochement non pas entre Laurent Wauquiez et Marine Le Pen mais entre Laurent Wauquiez et Marion Maréchal Le Pen c'est ce que souhaitent la moitié de ceux qui sont favorables à l'alliance Elle vous manque Marie-Maréchal Le Pen

35:42
Nicolas Bay

Oui elle a fait le choix de quitter la vie politique avec de bonnes raisons que tout le monde comprend Mais pour nouer

35:46
Présentateur

cette alliance là

35:47
Nicolas Bay

Mais voilà peut-être qu'un jour elle reviendra d'ailleurs dans Laurent mais d'une manière générale je crois qu'elle avait eu à coeur de s'adresser notamment à ses électeurs de droite qui sont souvent un peu écœurés par la manière dont la droite se comporte quand elle est au pouvoir mais très clairement Mais c'est intéressant

36:03
Présentateur

ce sondage

36:03
Nicolas Bay

Il y a beaucoup encore une fois nous on n'est pas comme il y en avait dans la 4ème République on s'adresse en effet à tous les Français pas seulement derrière ses électeurs de droite mais c'est vrai qu'aujourd'hui ils sont quand même très nombreux à bien comprendre que la seule véritable opposition à Emmanuel Macron c'est le Front National Mais ils veulent Marion Maréchal Le Pen Nicolas B Ils veulent notamment enfin bien sûr mais il n'y a pas Ça vous fait sourire Non c'est pas que ça me fait sourire mais elle a quitté la vie politique Donc pour l'instant Oui pour l'instant c'est un repli Pour l'instant Vous même qui êtes

36:32
Invité

le numéro 2 du FN Karine Bécart Vous connaissez bien Vous avez même monté à une époque des comités politiques des associations avec Guillaume Pelletier qui est aujourd'hui alors peut-être pas le numéro 2 des Républicains Deuxième vice-président des Républicains Voilà le troisième le numéro 3 Vous continuez à discuter avec lui Vous pourriez effectivement vous rapprocher avec lui

36:49
Nicolas Bay

J'avais travaillé avec lui à l'époque où il était au Front National Donc il était assez logique À l'époque où il était

36:52
Invité

magrettiste comme vous

36:53
Nicolas Bay

Non non au Front National Et donc on avait travaillé ensemble à cette époque là Voilà aujourd'hui il a fait un autre choix politique

36:59
Invité

Vous ne vous parlez plus ? Non non du coup

37:02
Nicolas Bay

Du coup on n'a plus de contacts Mais encore une fois Au-delà des personnes

37:06
Invité

On sent que c'est pour eux quand même C'est ça que je voulais vous dire

37:07
Nicolas Bay

Au-delà des personnes La question c'est la France C'est l'état du pays Et la politique qu'on mène pour restaurer la France Rétablir les Français dans leurs droits fondamentaux On n'est pas des boutiquiers On n'est pas dans une démarche de vouloir le succès uniquement d'un parti Même si on y est très attaché Pas que Mais quand même Non mais évidemment qu'on est attaché au Front National Ça passe pas ça quand même En tant qu'outil politique performant Mais on tend la main Marine Le Pen l'a fait encore il y a quelques jours A tous ceux qui ne veulent pas voir la France disparaître qui ne veulent pas du fédéralisme européen qui ne veulent pas de la submersion migratoire On est prêt à travailler avec tous ceux qui partagent l'essentiel de nos orientations et de nos convictions Il y a un exemple très concret

37:46
Invité

Aujourd'hui sur la scène européenne c'est ce qui se passe en Autriche c'est-à-dire une alliance conservateur extrême droite Est-ce que c'est le modèle que vous préconisez et que vous allez poursuivre au cours des années à venir ?

37:55
Nicolas Bay

D'abord je me réjouis de cette alliance gouvernementale Le FPO n'est pas l'extrême droite ce sont des nationaux Ils défendent l'identité de l'Autriche dans une Europe des nations Vous jouez avec les mots ?

Non pas du tout C'est exactement la même position que celle du Front National Parti fondé avec d'anciens nazis quand même Non mais D'abord c'est faux C'est vrai Non c'est inexact et vous savez très bien que dans tous les partis politiques allemands et autrichiens il y a dans les fondateurs des personnes qui ont été dans les rangs notamment de l'armée allemande C'est une manière de minimiser et c'est pas l'armée allemande dont je parlais Je vous invite à regarder ce qu'on a été des cas dans les dirigeants dans les années 50 ou 60 de la CSU ou de la CDU Vous aurez quelques surprises donc je crois qu'il faut arrêter avec ce genre d'anathème c'est des arguments qui ne sont pas à la hauteur Le FPO a noué

38:40
Invité

C'est une distance avec le Front National

38:42
Nicolas Bay

Non pas du tout Le FPO fait partie si vous permettez je suis co-président de notre groupe au Parlement européen Les députés européens du FPO sont à l'intérieur de ce groupe ils ont même des responsabilités Le FPO

38:52
Invité

Le FPO s'est engagé à prendre cette distance avec le Front National pour entrer dans la coalition avec les conservateurs autrichiens

38:57
Nicolas Bay

Ça c'est une construction médiatique Il n'y a rien de tel c'est faux Ils sont dans le groupe Europe des Nations et des Libertés au Parlement européen Pour le reste ils ont obtenu un très grand succès aux élections législatives Ils sont dans une alliance gouvernementale avec six postes ministériels et pas des moindres Et donc c'est le schéma que vous préconisez ou pas ?

Les affaires étrangères et l'intérieur évidemment ils se sont mis d'accord sur un projet politique clair Sébastien Kurz l'actuel chancelier celui qui va être chancelier qui est issu des rangs conservateurs a mené une campagne dont les thèmes les sujets les propositions étaient proches Donc c'est votre modèle en fait C'est pas forcément exportable parce que la situation autrichienne n'est pas tout à fait la même qu'en France mais en tout cas c'est la preuve que nos alliés sont prêts à travailler à l'intérêt général à l'intérêt général des Autrichiens en l'occurrence mais d'une manière générale à l'intérêt de l'Europe et des peuples européens et qu'on n'est pas des boutiquiers et ils le font sur un projet politique On n'est pas des boutiquiers c'est-à-dire qu'on ne cherche pas à défendre uniquement son parti Non mais c'est pas ça Claire

39:57
Invité

Elle parle d'idéologie Enfin je n'ai pas besoin de la défendre d'ailleurs Elle ne vous dit pas que vous êtes des boutiquiers Elle dit simplement Est-ce que finalement ce modèle de négociation de coalition n'est pas quelque chose dont le Front National devrait s'inspirer Sans être des boutiquiers Il ne s'agit pas d'aller faire un accord vite fait sur le fond Il s'agit d'avoir une espèce de stratégie ou de plateforme pour l'avenir

40:16
Nicolas Bay

J'ai répondu à l'instant Sur le fond ils sont d'accord Ils se sont mis d'accord sur un projet politique Et vous vous pourriez l'être finalement Si on était demain d'accord avec une autre formation politique ou avec des personnalités sur un projet politique commun Évidemment qu'on souhaiterait le mettre en oeuvre Voilà c'est clair On défend des idées

40:30
Invité

Vous partagez quand même beaucoup d'idées D'ailleurs pendant la campagne pour les européennes dans 18 mois ça va être compliqué quand même parce que vous êtes sur la même ligne aujourd'hui

40:38
Nicolas Bay

Non ça va être très compliqué pour Laurent Wauquiez d'expliquer que lui critique l'Union Européenne à Paris et que tous les députés européens des républicains ont voté l'état de libre échange Enfin vous vouliez vous alliez avec lui il y a quelques semaines Non on lui a tendu la main Oui vous lui avez tendu la main ça s'appelle vouloir s'allier Pour lui permettre Et aujourd'hui il est considéré comme quelqu'un qui n'est pas sincère Expliquez-nous Pour lui permettre de clarifier Voilà il avait la possibilité de le faire Il a refusé d'en tact On ne va pas lui tendre la main tous les jours Maintenant on s'adresse à tous les français qui veulent clairement une Europe construite différemment de celle qui est en oeuvre aujourd'hui et dont tout le monde s'accorde à dire qu'elle est un désastre et c'est sur ce projet politique clair que nous fédérons et je pense qu'on pourra fédérer bien au-delà du Front National Je sais qu'il n'y a pas

41:18
Invité

de personne au Front National mais qui sera la grande liste nationale

41:22
Nicolas Bay

Est-ce que vous connaissez le nom de la tête de liste en marche de la tête de liste républicaine Non on pose la question aussi D'un autre côté

41:26
Invité

Si j'avais Emmanuel Macron je lui demanderais ou Christophe Castellar

41:28
Nicolas Bay

Non honnêtement je crois que c'est un peu tôt

41:29
Invité

Non mais vous êtes quand même un parti où il y a la chef la nièce de la chef qui est arrêtée et pas énormément de personnes autour c'est important dans le cadre d'une liste nationale d'avoir une forte incarnation

41:39
Nicolas Bay

C'est le Front National c'est des dizaines de parlementaires c'est des milliers d'élus locaux je le disais tout à l'heure Vous êtes numéro 2 Vous êtes début européen C'est beaucoup trop tôt On est à 18 mois de l'échéance européenne C'est beaucoup trop tôt Et ça se désigne comment d'ailleurs ? Il y a un vote ?

On travaille d'abord sur le projet sur le projet qu'on défendra dans ces élections européennes ensuite dans le cadre de nos instances on a une commission d'investiture on a un bureau politique on décidera de l'organisation des candidatures de la tête de liste ça viendra dans un second temps mais aujourd'hui on travaille un sur le projet deux sur le rassemblement de tous les patriotes de tous les nationaux de tous ceux qui partagent notre vision

42:09
Invité

Avec qui vous rassemblez ? Vous avez tendu la main Nicolas Dupont-Aignan Est-ce que Philippot s'est terminé ? Il n'y a plus rien à faire avec lui ? Avec Wauquiez Qu'est-ce que vous faites pour les européennes ? Comment vous voyez la situation ?

42:19
Nicolas Bay

Nicolas Dupont-Aignan on a eu un partenariat avec lui au moment de l'élection présidentielle qui s'est très bien passé Je pense qu'on aura vocation à travailler dans le futur avec lui notamment aux élections européennes et d'ailleurs je crois qu'il n'a pas du tout fermé la porte à cela au contraire Bon, Florian Philippot il est parti et c'est lui qui dit Il reviendra peut-être Non mais c'est lui qui dit qu'il est en désaccord avec nous donc les choses sont tranchées et pour le reste on ne peut évidemment pas faire une alliance avec les républicains qui en toutes circonstances ont défendu la politique désastreuse de l'Union Européenne Il faut quand même savoir Au Parlement Européen il y a un consensus entre ce qu'on appelle le PPE le Parti Populaire Européen dont sont membres les républicains et les socialistes pour constituer à chaque fois sur tous les grands sujets une majorité et en l'occurrence donc valider toutes les orientations de la Commission Européenne de M.

Juncker le résultat c'est la dérégulation totale la disparition de toute protection économique avec le chômage de masques qui en résulte l'austérité budgétaire avec le budget qui est validé par la Commission Européenne en fonction de ses orientations idéologiques c'est l'immigration massive les quotas de migrants voilà ça c'est le bilan commun donc on va pas aux Européennes on va parler du projet mais avant de parler du projet on va parler du bilan le bilan des sortants le bilan des votes Vous avez évoqué

43:32
Invité

il fait la même chose sur le bilan des sortants quand il intervient dimanche soir il dit que c'est une nouvelle page qui s'ouvre et il renvoie dos à dos Nicolas Sarkozy tout ce qu'il y a eu avant lui donc la nouvelle page vous aussi vous avez une nouvelle page par rapport à l'euro notamment on peut imaginer mais c'est pas qu'on vous pousse à faire alliance avec le invoqué on pourrait imaginer que vous entamiez des négociations

43:49
Nicolas Bay

Nicolas B Ses amis politiques ceux qui sont autour de lui à la tête des républicains aujourd'hui ils continuent à voter avec les socialistes les grandes orientations de l'Union Européenne dont les français souffrent c'est ça la réalité s'il avait changé d'avis et qu'il actait une rupture ce sera intéressant mais ce n'est pas du tout le cas

44:06
Invité

je ne suis pas sûr qu'Alain Lamassou soit vraiment de ses amis politiques

44:09
Nicolas Bay

en l'occurrence

44:11
Présentateur

il a quitté les républicains mais je pense à tous les autres c'est une vingtaine question de saison Nicolas B faut-il revoir la loi de 1905 pour permettre par exemple que des crèches soient installées dans des établissements publics comme les mairies les conseils départementaux les conseils généraux les conseils régionaux

44:26
Nicolas Bay

moi je crois qu'il faut maintenir la loi de 1905 qui préserve la laïcité c'est à dire la neutralité philosophique et religieuse des institutions qui n'a rien à voir avec une espèce de laïcité dévoyée comme la conçoit par exemple Jean-Luc Mélenchon qui serait une laïcité anti-religieuse et hostile à ce qui constitue aussi nos traditions et notre patrimoine les crèches c'est évidemment ça fait partie de nos traditions françaises et ça c'est une réalité

44:50
Présentateur

mais dans un certain nombre de cas la justice refuse oui mais c'est le problème c'est que la justice

44:54
Nicolas Bay

a tendance à outrepasser un peu ses missions à faire de l'interprétation des textes et aujourd'hui à essayer d'empêcher l'expression naturelle normale de nos traditions mais est-ce qu'il faut revoir la loi de 1905 ?

45:04
Présentateur

on doit assumer non je pense pas qu'il faille revoir la loi de 1905 mais alors comment contraindre les juges pour qu'ils laissent

45:10
Nicolas Bay

les crèches dans les établissements publics ? moi je pense que d'une manière générale il faut peut-être réduire un peu par la loi par des modifications législatives les pouvoirs d'interprétation des juges qui ont tendance souvent avec des orientations parfois très idéologiques c'est leur métier non ? oui mais on peut aussi encadrer le métier vous savez ils sont pas leur légitimité ils la tiennent d'où les juges ? je vous pose la question ?

45:32
Présentateur

ah mais c'est vous en l'occurrence qui êtes là pour répondre aux questions

45:34
Nicolas Bay

non mais c'est une vraie question est-ce que les juges doivent avoir un pouvoir considérable en France ? moi je ne le crois pas est-ce que vous considérez

45:40
Présentateur

que la justice est une autorité ou un pouvoir par exemple ? c'est une vraie question ?

45:43
Nicolas Bay

c'est un pouvoir qui doit être encadré justement parce qu'ils n'ont pas la légitimité du suffrage universel de fond on doit défendre nos traditions on doit assumer nos traditions les crèches partout en font partie y compris dans les lieux publics c'est une réalité qui s'impose à tous indépendamment des croyances c'est pas la question de savoir si on croit ou pas ou si on ne croit pas ça fait partie de nos traditions le christianisme a façonné l'histoire de France notre droit, notre architecture

46:10
Présentateur

notre patrimoine c'est une réalité d'accord mais il y a des décisions de justice et il faut savoir qu'en faire

46:15
Nicolas Bay

et bien moi je critique cette décision de justice et je pense qu'il faut faire la modification dans la loi pour éviter ce genre de ce pouvoir d'interprétation Ah bah voilà il faut faire une modification dans la loi

46:22
Invité

Oui c'est ce qu'il l'a dit depuis le départ

46:23
Nicolas Bay

França Spressoz

46:24
Invité

Autre sujet d'actualité vous défendez fortement l'identité victoire des nationalistes corse dimanche dernier est-ce qu'il faut revoir la constitution pour étudier un cas spécifique traitement spécifique pour la Corse ?

46:38
Nicolas Bay

Moi je crois que les Corses doivent pouvoir bien sûr exprimer leur comme on dit leur spécificité et elles sont d'autant plus importantes que c'est un territoire insulaire et en même temps que ça se fasse dans la nation française le meilleur moyen pour les Corses de pouvoir exprimer leur identité particulière c'est justement le cadre national et donc je pense qu'il faut évidemment pas tomber Vous ne répondez pas à ma question est-ce qu'il faut réformer la constitution ?

Non il ne faut pas réformer la constitution il faut simplement permettre que les collectivités locales en Corse puissent travailler dans de bonnes conditions et qu'on fasse pleinement fonctionner le principe de subsidiarité Tout ce qui peut être organisé à l'échelon local efficacement doit l'être mais en même temps on doit garantir l'intégrité du territoire national l'unité de la nation et les français Non c'est pas en même temps parce que C'est l'expression que vous venez d'utiliser Oui je veux dire par là qu'il n'y a pas d'incompatibilité entre les deux et je dirais même que l'identité Corse serait laminée s'il n'y avait plus le cadre national L'identité Corse ne pourrait plus s'exprimer si la Corse était directement par exemple parce qu'elle serait devenue indépendante en pays direct avec Bruxelles Donc ceux qui voudraient exprimer légitimement leur tradition leur spécificité Corse ont évidemment intérêt à pouvoir bénéficier du cadre national et de la protection qui leur présente Nathalie Saint-Cric

47:58
Invité

Sur l'affaire Notre-Dame-des-Landes quelle est votre position ? Est-ce que vous considérez que c'est plus supportable qu'il faut respecter le suffrage universel ? Est-ce que vous demandez une évacuation immédiate de la ZAD ?

48:10
Nicolas Bay

Alors il y a deux questions D'abord Notre-Dame-des-Landes on a toujours été très critiques sur ce projet qui a un non-sens économique parce que l'aéroport de Nord-Atlantique n'est pas du tout à plein régime donc on pourrait évidemment augmenter ses capacités il ne tourne pas

48:24
Invité

Donc plutôt sur la ligne qui se dessine aujourd'hui ?

48:25
Nicolas Bay

Il y a derrière tout ça une logique qui est de constituer un très gros pôle aéroportuaire ce qui aboutirait à la suppression à la fermeture de l'aéroport de Nantes de celui de Rennes peut-être même de ceux de l'Orient ou de Brest c'est-à-dire qu'il y a beaucoup de nos compatriotes de l'Ouest qui se retrouveraient à 300, 400 voire 500 km du premier aéroport Donc c'est une logique économique et à mon avis désastreuse très mauvaise dont une filiale de Vinci serait grand bénéficiaire mais pas les habitants de ces régions Ensuite il y a évidemment une question écologique aussi qui est derrière Et sur l'évacuation ça peut-être ?

Alors sur l'évacuation c'est évidemment là où il y a une urgence et un véritable scandale ça fait maintenant des années que ça dure

49:01
Invité

Vous êtes sur la ligne finalement d'Emmanuel Macron Non mais oui

49:03
Nicolas Bay

sauf qu'ils n'ont rien fait Emmanuel Macron il était au gouvernement précédent il a été au cœur du quinquennat de François Hollande pendant 5 ans ils n'ont rien fait Il n'était pas président

49:10
Invité

C'est pas lui quand même qui avait décidé D'accord il n'était pas ministre de l'Intérieur c'est vrai

49:14
Nicolas Bay

Mais enfin il y a maintenant une urgence absolue à en finir avec cette espèce de racaille d'extrême gauche qui sème la terreur qui raquette qui empêche Racaille Oui bien sûr qui empêche les habitants de ce secteur-là de vivre normalement qui leur pourrissent la vie dans l'indifférence des pouvoirs publics avec une absence totale d'autorité et d'ordre Il est temps de rétablir l'ordre Il est temps que les fauteurs de troupes soient mis hors d'état de nuire et qu'on démantèle totalement cette espèce de camp où ils s'installent dans une zone de non-droit totale Il nous reste 2 minutes Karine Becker

49:45
Invité

Pour finir quand même l'affaire des assistants est faite au Parlement européen vous confirmez toujours que vous n'avez pas un centime que vous n'avez pas comment dire détourné le moindre centime au Parlement européen Bien sûr

49:57
Nicolas Bay

nos assistants parlementaires assistent nos députés dans leur travail parlementaire Donc une question toute simple

50:02
Invité

La fameuse Ombeline du Parc elle n'est pas assistante elle n'est pas la DRH du parti ?

50:10
Nicolas Bay

Non Elle travaille dans notre groupe elle n'est pas assistante parlementaire Non

50:14
Invité

Elle travaille

50:15
Nicolas Bay

Non Si vous permettez Je suis pas président du groupe au Parlement européen

50:19
Invité

Si j'ai bien compris elle est à la fois DRH du groupe au Parlement et à la fois DRH au parti

50:26
Nicolas Bay

Elle est DRH en effet de notre groupe au Parlement européen Et par ailleurs parce que c'est une militante c'est aussi une élue d'ailleurs Et parce qu'elle n'est pas à temps plein au Parlement européen Elle a un contrat de travail à temps partiel Et bien elle peut aussi faire bénéficier au Front National de ses compétences en matière de ressources humaines Voilà c'est tout Françoise Presseuse

50:46
Invité

D'un mot comment vous qualifieriez le début de mandat d'Emmanuel Macron Il remonte dans les sondages Est-ce que vous diriez que finalement il est en train de réussir ?

50:53
Nicolas Bay

Il remonte après avoir beaucoup baissé Il a baissé très fortement Il a une petite embellie qui est à mon avis liée au fait qu'il a des habiletés de communication Il faut lui reconnaître Mais sur le fond la politique qui mène c'est une politique qui fait souffrir la classe populaire et la classe moyenne On n'en a pas parlé mais c'est vrai en matière fiscale Par exemple La fiscalité devrait être la plus modérée possible sur les revenus du travail raisonnable sur le capital et plus forte sur la spéculation Lui il fait exactement le contraire Il fait des cadeaux aux plus riches aux grands gagnants du mondialisme C'est une toute petite minorité Et par contre il augmente la CSG sur ceux qui ont travaillé Il supprime l'ISF sur les titres boursiers Dans beaucoup de domaines la politique qui mène est absolument désastreuse Je pense que beaucoup de nos compatriotes le perçoivent déjà Peut-être pas encore tous On est encore dans une période d'attente Beaucoup de français attendent de voir un peu dans la durée sans doute encore dans quelques mois les effets de la politique qui mène Mais on sait d'ores et déjà que le chômage a augmenté de 70 000 donc il ne diminue pas que la petite amélioration de la croissance ne se traduit ni par une baisse du chômage ni par une augmentation du pouvoir d'achat des français et pour cause les classes populaires et les classes moyennes sont sacrifiées

52:02
Invité

Sans être corporatiste Jean-Luc Mélenchon propose un tribunal de déontologie jugeant la déontologie des journalistes Vous avez souvent critiqué les médias Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne piste ?

52:12
Nicolas Bay

Nicolas Bay Non, je ne pense pas qu'il faille empiler comme ça les structures Je pense que la crédibilité des médias et des journalistes que vous êtes dépend justement de la perception qu'auront nos compatriotes de votre travail Plus vous apparaîtrez comme équitable impartial Honnête Plus je pense la profession et vous individuellement apparaîtrez comme crédible Donc voilà je pense que beaucoup d'ailleurs des journalistes en sont conscients Moi je regrette parfois que les médias ne fassent pas toujours preuve d'une grande impartialité On l'a vu pendant l'élection présidentielle où la plupart des médias soutenaient assez ouvertement Emmanuel Macron et parfois même sans la moindre finesse Mais voilà j'espère que comment dire que d'une manière générale les médias seront les plus attentifs possibles dans l'avenir à informer les français avant tout de façon plus impartiale

53:03
Présentateur

Vous parliez d'impartialité et d'honnêteté au Front National donc tout va bien

53:06
Nicolas Bay

Le Front National se porte bien Le Front National est combatif et le Front National est l'opposition déterminée et la seule véritable opposition à Emmanuel Macron et à la politique désastreuse qu'il mène

53:15
Présentateur

Merci Nicolas Bay Merci à toutes les trois Questions politiques c'est terminé Rendez-vous dimanche prochain Quant à moi je vous retrouve juste après le journal Livre de Caen pour le grand face-à-face de France Inter Sous-titrage Société Radio

53:26
Locuteur

Sous-titrage Société Radio