đ© Comment De Villepin entretient le flou sur le social
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteĂludĂ©e
Pourquoi je vous en parle ? Parce qu'on a publié un article dans l'UMA ce week-end sur qu'est-ce qu'il pense vraiment Dominique Devillepin.
- 0:51OuverteRéponse directe
La guerre au Proche-Orient, si nous ne crĂ©ons pas un Ătat palestinien, je vous garantis que le cycle de guerre continuera.
- 2:22OuverteĂludĂ©e
Mais en fait, qu'est-ce qu'il pense, Vipin ? Et nous, ce qui nous a intéressé dans ce papier, c'était de se demander, est-ce qu'il dit d'autres choses que juste Paris Inter ?
- 4:14OuverteĂludĂ©e
Est-ce qu'il est vraiment de gauche ?
- 5:36FermĂ©eĂludĂ©e
Est-ce que vous vous préparez pour l'exemple présidentiel ou pas ?
- 7:22OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous allez prendre parti sur les grandes questions sociales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51InvitéFait
« La guerre au Proche-Orient, si nous ne crĂ©ons pas un Ătat palestinien, je vous garantis que le cycle de guerre continuera. »
- 6:49Invité politiqueFait
« Non, mais vous vous préparez pour l'exemple présidentiel ou pas ? »
- 6:49Invité politiqueFait
« C'est ça la question. »
- 7:20InvitéFait
« Est-ce que vous allez prendre parti sur les grandes questions sociales ? »
- 7:29InvitéFait
« Mais pour le moment, je prends parti sur tous les sujets qui intéressent le pays. »
- 7:39InvitéFait
« Retraite à 64 ans. »
- 8:27Invité politiqueFait
« Les partenaires sociaux du cÎté des salariés sont unanimes, non à la retraite aux 64 ans. »
- 9:17Invité politiqueFait
« Vous remettriez l'impÎt sur le revenu, par exemple ? L'impÎt sur la fortune, pardon ? »
- 9:20InvitéFait
« Non, aujourd'hui, ce serait absurde de revenir aux méthodes d'antan. »
- 11:02InvitéFait
« Est-ce que vous voulez qu'on déporte tant de millions d'immigrés illégaux ? »
- 11:30InvitéFait
« Et trop souvent, la tentation au ministĂšre de l'IntĂ©rieur, c'est d'employer des mots extrĂȘmement stricts, de prĂ©coniser des mesures extrĂȘmement strictes dont on voit que l'application s'avĂšre extrĂȘmement difficile. »
- 13:05InvitéFait
« Il dit qu'il faudrait mettre dans la Constitution l'objectif de la neutralité carbone. »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Invité21 %
- ?7 %
- Dominique de Villepin4 %
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Dominique Devillepin, pourquoi je vous en parle ? Parce qu'on a publié un article dans l'UMA ce week-end sur qu'est-ce qu'il pense vraiment Dominique Devillepin. Parce que vous avez peut
-ĂȘtre
suivi,
Dominique
Devillepin il est super populaire Ă gauche. Il est populaire Ă gauche, pourquoi ? Parce qu'il a tenu des propositions
avec
lesquelles on est d'accord sur Gaza, et qui tranchent avec la position, qui sont raccords avec la position historique de la droite gaulliste sur la question des pays arabes et notamment de la Palestine. Mais comme toute la droite a vrillé, lui il a l'air raisonnable à cÎté et donc la gauche l'adore. On va écouter par exemple ce qu'il disait
sur
Gaza il y a deux mois,
c
'était sur LCI.
Bon
il l'a dit plusieurs fois mais on va remettre ça, on va écouter Dominique Devillepin sur Gaza.
La guerre au Proche-Orient, si nous ne crĂ©ons pas un Ătat palestinien, je vous garantis que le cycle de guerre continuera. Si nous acceptons de rayer de la carte la Cisjordanie et de mettre en coupe rĂ©glĂ©e Gaza sans faire surgir un partenaire palestinien, c'est difficile. L'Europe, le danger de Poutine. Mais c'est le rĂŽle de l'Europe, qui peut le faire
?
Qui peut le faire
?
Et de la mĂȘme façon en Ukraine, si nous laissons...
VoilĂ , en gros, vous avez l'idĂ©e de reconnaissance de l'Ătat palestinien dĂ©fendu par Vipin et Ă cesser le conflit. Enfin bref, la diplomatie doit reprendre son droit, il faut arrĂȘter les massacres.
Des
positions tout Ă fait
propres
de Devillepin sur Gaza. Mais donc, nous on a voulu se demander, ce qui fait qu'il est super populaire Ă gauche. Mais quand je dis qu'il est super populaire Ă gauche,
c
'est que vraiment,
les
Insoumis le kiffent, les communistes le kiffent. Fabien Roussel, ce matin, sur France Inter, disait encore qu'il se sentait proche de lui Ă certains niveaux. Ă la fĂȘte de l'UMA, parce qu'il Ă©tait venu Ă la fĂȘte de l'UMA 2024, donc il y a quelques mois, en septembre, hyper bien accueillis, ce qui n'Ă©tait pas Ă©vident, parce que quand on rappelle que Vipin,
en
2005, c'Ă©tait le CPE, et que c'Ă©tait quand mĂȘme la bĂȘte noire de la gauche, quand mĂȘme. Donc, voilĂ , Vipin, il fait consensus sur la question de Gaza Ă gauche, qui fait qu'il s'est peut-ĂȘtre le mec de droite le plus populaire Ă gauche.
Mais, en
fait,
qu
'est-ce qu'il pense, Vipin ? Et nous, ce qui nous a intéressé dans ce papier, c'était de se demander,
est
-ce qu'il dit d'autres choses que juste Paris Inter ? Est-ce que sur le social, sur l'économie, il a bougé par rapport à 2005, justement, ou non
? Eh
bien, c
'est
ce qu
'on
va voir. Par ailleurs, pourquoi on se pose la question aussi ? C'est parce que, dans le titre de l'article, il n'a Ă©chappĂ© Ă personne qu'il rĂ©flĂ©chissait activement Ă ĂȘtre candidat Ă la prĂ©sidentielle. Pour vous dire Ă quel point il est populaire Ă gauche, moi, j'ai dĂ©jĂ des gens qui sont des militants de gauche, qui m'ont dit «
Ce
ne serait pas un mal si c'était le candidat de la gauche unie.
»
VoilĂ . C'est pour vous dire, peut-ĂȘtre aussi parce qu
'il y a
un espĂšce de dĂ©sespoir Ă gauche, parce qu'on a l'impression qu'on va partir avec 8 000 candidats de gauche et que ça va ĂȘtre encore une catastrophe au second tour. Enfin, on ne sera pas au second tour, que ça empĂȘchera la qualification au second tour et qu'on n'aura pas de candidats au second tour. Mais
je
vous le dis, il y a clairement, il se passe des trucs à gauche. Donc, désolé pour le micro, j'essaie de régler ça, mais je n'arrive pas trop.
Je
peux baisser le son de mes médias un petit peu. Donc, Lucie Casté, oui, avait proposé que si elle jamais devenait Premier ministre, elle pouvait prendre de Villepin comme ministre des Affaires étrangÚres. Et il l'avait effectivement décliné. Mais je confirme l'information de Rudolf Lorenzaccio. Et donc, je vous confirme aussi que du coup, j'ai entendu des gens à gauche, des militants, sérieux par ailleurs, qui disaient « Pourquoi pas de Villepin
?
» Tant qu'à faire, bon, on en est. Voilà , bon, c'est aussi le chaos à gauche et l'état des relations à gauche actuelles qui crée de l'espoir, qui peut créer de l'espoir par défaut pour Dominique de Villepin. Mais qu
'est
-ce qu'il dit, de Villepin ? Est-ce qu'il est vraiment de gauche ? Eh bien, allons-y, on va voir. Alors, pour la droite, c'est réglé. Je vois que quelqu'un l'avait mis dans le chat, mais
voilĂ .
Dominique de Villepin, l'islamo-gauchiste. Ăa, c
'est
le Figaro. Bon, voilà , ça,
c
'est réglé.
Mais
alors, est-ce qu'il est vraiment de gauche ? On va regarder ça tout de suite. On va aller d'abord sur
ce
qu'il a fait. Alors, du coup, il a fait plein de tournées médiatiques.
C
'est-Ă
-dire
que vraiment, pour te dire aussi Ă quel point
ce
n
'est
pas anodin en termes d'ambition présidentielle, c'est qu
'il
a sorti un espĂšce d'essai qui s'appelle « Le pouvoir de dire non », qui parle beaucoup d'un terme et oĂč il donne sa vision
assez
floue, par ailleurs, de la France. On va y revenir. Et il a fait une tournĂ©e mĂ©diatique depuis le dĂ©but de l'annĂ©e oĂč il parle, voilĂ , oĂč il a abordĂ©, oĂč il a pu parler plein de sujets et ça ressemble quand mĂȘme Ă une tournĂ©e mĂ©diatique de prĂ©-candidature Ă la prĂ©sidentielle, mĂȘme si on est encore deux ans avant l'Ă©lection. Oui, quelqu'un nous dit « DĂ©vecchio, niveau zĂ©ro de l'analyse » par rapport Ă l'article du Figaro. C'est simple, dans une lecture, tu mets « islamo
»
avant le mot,
tu
mets « islamo
»
quelque chose et c'est bon, il est décrédibilisé
et c
'est réglé. C'est facile. Essayez chez vous. Faites
«
islamo
»
quelque chose et ça marche. Donc je vous propose de continuer cette « islamo
»
en vue de presse, donc avec « devis de page et quotidien
» et
on va l'écouter déjà sur la question de ses ambitions présidentielles.
Et pour les intĂ©rĂȘts de la France. Mais il n
'y a
pas besoin d'ĂȘtre candidat Ă
l
'élection présidentielle pour ce faire. Ah ben si, bien sûr.
Ăa
s'appelle un combat citoyen. Quand on a la chance de pouvoir venir chez vous, c'est formidable.
Alors je suis désolé, mais quand on est un ancien Premier
ministre, c'est ce que disent les journalistes.
Ăa ne veut rien dire, un combat citoyen.
Ăa
ne
veut
rien dire. C'est une formule.
Regardez, on
n
'a
jamais vu autant de Premier ministre sur les plateaux.
Non. Et ils ne sont pas
tous...
Alors, je n
'ai
pas l'image, je ne sais pas pourquoi.
Est
-ce que TF1
ne
veut pas
pouvoir...
Sinon,
on
va l'écouter en podcast. Ce n
'est
pas grave. De toute
façon,
ce qui m'intĂ©resse, c'est ce qu'il dit. Peut-ĂȘtre que je me dis sur anti-stream. Mais on va continuer. Ce qui m'intĂ©resse,
c
'est ce qu
'il
disait. Donc là , en gros, on lui pose la question de la présidentielle. Et il ne veut
pas
répondre. Mais regardez comme il vote en touche. On va l'écouter. En vrai, j'ai trois petits extraits sur TF1. Je ne
vais
pas m'emmerder Ă vous montrer l'image. Mais c'est sur quotidien. Donc, je vous remets.
Bien que, oui. S'il y a du monde Ă la Sorbonne. Ici,
il
y a quelqu'un qui a dit, Dominique, c'est qu'ils attendent de quelque chose de vous. Oui,
mais
les
étudiants, ils sont dans une situation internationale qu'on n
'a
jamais connue depuis des décennies.
Non, mais vous vous préparez pour l'exemple présidentiel ou pas ? C'est ça la question.
Non,
non.
Moi, je me prĂ©pare Ă mener un combat qui me paraĂźt inĂ©vitable. Et quand vous dites face Ă Edvi-Plenel, je ne peux pas ne pas ĂȘtre aux avant-postes ? Du combat. Vous avez compris.
Moi, je suis né. C'est une bonne langue de bois, ça. Je suis né.
Non, mais c'est comme l'orgasme de tout
Ă
l'heure. VoilĂ , sans transition. Le plateau quotidien, c'est toujours des fois bizarre. Non, mais voilĂ . Donc, il ne
veut
pas répondre encore sur la question de son ambition présidentielle.
Ce
qui m'intéresse, c
'est
sur le fond, ensuite.
Voilà . Donc, ce genre de message codé, je ne sais pas ce que ça veut dire. Il faut demander aux journalistes.
Est
-ce que vous allez prendre parti sur les grandes questions sociales
? Mais pour
le moment, je prends parti sur tous les sujets qui intéressent le pays. Et chaque fois que je le peux, en fonction des questions qui me sont posées.
Alors, prĂ©cise. Une question prĂ©cise. Retraite Ă 64 ans. Oui, non. VoilĂ . VoilĂ . Mais moi, je ne le... C'est simple. Ăa, c'est tout. Ăa,
vous
pouvez dire oui, non. Monsieur Paty, moi, j
'ai... Oui,
j
'ai pas compris. Non, c'est là ce que j'ai. Non, c'est pas vous que je questionne. C'est pour les Français.
Retraite Ă 64 ans ou pas ? Eh bien, ça, c'est quiz. Ăa, c'est quiz. Ăa, ça me rappelle quand j'Ă©tais Ă l'Ă©cole. Et en gĂ©nĂ©ral,
je mettais
mon nez dans le cartable. Je dĂ©teste ça. C'est Ă©videmment beaucoup plus compliquĂ© que ça. Ce qui est certain, c'est que... Non, ce qui est certain, c'est pour essayer d'ĂȘtre sĂ©rieux. C'est que dans le contexte actuel, dans le contexte actuel, on voit bien qu'il y aura des efforts Ă faire. La question, c'est que ces efforts... Vous voyez, j'ai retenu la leçon du CPE. Doivent ĂȘtre nĂ©gociĂ©s avec les partenaires sociaux. Il faut donc leur parler. Il y a une confĂ©rence sociale. Elle
se termine dans deux mois.
Les partenaires sociaux du cÎté des salariés sont unanimes, non à la retraite aux 64 ans.
Vous pensez que ça ne sert à rien ?
Il n'y a pas de négociation. Vous pensez
que ça ne
sert
Ă rien ? Je ne
sais
pas, ça fait deux ans qu'ils disent non.
Oui, mais moi, quand j'étais
au
pouvoir,
tous les jours, vous m'engueuliez parce que je n'acceptais pas. Bref,
vous avez vu sur les retraites, je ne veux pas répondre.
C
'est plus compliqué que ça, mais il va falloir faire des efforts. Vous avez compris comme moi, il ne touchera pas à la retraite aux 64 ans, mais il laisse le doute planer. Et ensuite, autre sujet, c'était à 21 minutes, je crois. Je ne sais plus de quoi il parlait.
Un
nouveau gouvernement, un nouveau prĂ©sident qui pourrait reprendre les choses et remettre la justice dans la sociĂ©tĂ© française aurait des marges de manĆuvre que n'a pas Emmanuel Macron et que n'a pas François Bayrou,
malgré
sa bonne volonté. Vous remettriez l'impÎt sur le revenu, par exemple ? L'impÎt sur la fortune, pardon ?
Non, aujourd'hui, ce serait absurde de revenir aux méthodes d'antan. Mais ce qui est certain, c'est qu'il faut réintroduire de l'égalité. On ne peut pas demander des efforts aux gens s'ils ont le sentiment que les contributions ne sont pas égales. Donc je crois que dans
la RĂ©publique... VoilĂ , donc il faut rĂ©introduire de l'Ă©galitĂ©, mais si on lui pose la question de est-ce qu'on rĂ©tablit l'ISF, mesure de gauche pour le coup, c'est non. Pourquoi ce serait absurde ? Parce que la droite est contre, en fait. Encore une fois, c'est un marqueur de droite d'ĂȘtre contre l'ISF parce que l'ISF,
ça
ferait fuir les riches, etc. C'est ça, l'argument contre l'ISF,
c
'est... Oui, ça fait fuir les riches, ça empĂȘche la rĂ©ussite, blablabla, le ruissellement. Bon, il ne parle pas de ruissellement de mine de vie de pain, mais en tout cas, oui, c'est une position de droite classique. Et pour le coup, lĂ , il a rĂ©pondu, au moins, sur l'ISF. Donc dĂ©jĂ , la retraite,
on
ne sait pas, mais visiblement, il ne veut pas défoncer la réforme
de
64 ans. L'ISF, il ne veut pas le rétablir.
Ensuite, qu
'est-ce qu'il dit sur l'immigration ? LĂ , on va changer de plateau, et cette fois, je pense que,
j
'espÚre, c'est YouTube, donc ça marche. Ouais, ça marche, on va retrouver l'image. LCI chez Darius Rochebin, Dominique de Villepin, interrogé sur la question de l'immigration. On l'écoute. Est-ce que j'ai le bon time code ? Oui, c'est bon.
Des sujets qui ont été évoqués, qui sont des grands sujets.
Donc là , on l'interroge sur, est-ce qu'il faut qu'il y ait des... On a plus recours au référendum, c'est celle de la question. Et du coup, la réponse,
donc...
On a parlé de l'ùge de la vie, il y
en
a d'autres. L'immigration ?
L
'immigration, c'est trĂšs compliquĂ© sur des sujets de ce type. Vous n'allez pas poser la question. Est-ce que vous voulez qu'on dĂ©porte tant de millions d'immigrĂ©s illĂ©gaux ? LĂ , il y a un devoir du cĂŽtĂ© du ministĂšre de l'IntĂ©rieur. Par dĂ©finition, il faut faire ce qui doit ĂȘtre fait. Encore faut-il le faire avec les moyens dont on dispose. Et trop souvent, la tentation au ministĂšre de l'IntĂ©rieur, c'est d'employer des mots extrĂȘmement stricts, de prĂ©coniser des mesures extrĂȘmement strictes dont on voit que l'application s'avĂšre extrĂȘmement difficile.
Et c'est en ça que je rappelle, le ministÚre de l'Intérieur sur l'immigration ne peut pas travailler sans le ministÚre des Affaires étrangÚres qui, lui, a des outils que n'a pas le ministÚre de l'Intérieur. Donc, voyons ce qui marche. On l'a vu, y compris en Italie, avec des dispositifs qui ont été gérés par la diplomatie. Mais on ne peut rien faire sans les pays d'origine
de
l'immigration et sans les pays de transit. Donc, il y a des réalités. Mais une fois de plus, la tentation de la politique française, c'est de se faire plaisir et de se parler. On parle entre soi. Ce n
'est
pas ça, la politique. C'est d'agir.
Alors, là , si on résume, il critique la surenchÚre permanente de Retailleau. Mais par contre,
il
dit qu'il ne
faut
pas qu
'il y ait
le référendum sur l'immigration parce qu
'on
ne
va
pas faire... Ce serait une espĂšce de porte ouverte au populisme le plus total. On ne
va
pas demander aux gens combien de gens ils veulent expulser. Par contre, il nous dit que c'est à l'intérieur de faire ça. En gros, il est pour les expulsions. Il faut que ce soit le ministÚre de l'Intérieur qui fasse ça. Il
est
juste, il dit, pour que les OQTEF soient appliqués, il faut demander aux pays d'origine des personnes menacées d'expulsion parce que sinon, ça ne marche pas. Donc,
globalement,
sur l'immigration,
le
style Retailleau ne
lui
va pas. La politique d'expulsion du ministĂšre de
l
'Intérieur était qu'elle est menée depuis des années. Il n'a pas grand-chose à redire. En tout cas, c'est comme ça que je comprends cet extrait-là . Encore une fois, on navigue dans des eaux floues parce qu'il ne propose pas des mesures concrÚtes. Une des seules mesures concrÚtes qu'il propose, et pour le coup, c'est plus un marqueur
de
gauche,
on
va dire, c'est dans son bouquin, le pouvoir de dire non. Il dit qu'il faudrait mettre dans la Constitution l'objectif de la neutralité carbone. Comme ça, ce serait un truc contraignant et ça obligerait le droit à se mettre en branle derriÚre. En gros,
c
'est un des rares trucs concrets. Et lĂ , pour le coup,
Ă
gauche, qui propose dans ce fameux manifeste pré-présidentiel, on va l'appeler comme ça, qu'il a sorti il
y a
quelques semaines. Par contre, encore une fois, ISF, c'est non retraite. C'est je botte en touche, mais on voit bien qu'il ne peut pas revenir sur la réforme des retraites à 74 ans. Et sur l'immigration, il dit qu'il faut voir avec les pays, etc. Mais il ne dit pas qu
'il
y a un problÚme avec les lois de migration et les objectifs d'expulsion tels qu'ils sont définis par le ministÚre de l'Intérieur. Voilà . Je pense que c'était important de se remettre ça dans l'esprit. Donc voilà , Dominique de Villepin. Encore une fois,
ce
qui est intéressant avec de Villepin, c'est qu
'en
2005, c'était un mec de droite. C'était le gars que tout le monde testait parce qu'il portait le CPE. Les gens étaient dans la rue. Il y
a
peut-ĂȘtre des gens dans le chat qui ont fait la premiĂšre manif pendant le CPE. Moi, je suis un peu jeune pour ça, mais j'avais dit piges, donc c'est un peu compliquĂ©. Mais ceux qui avaient peut-ĂȘtre 15, 20 ans pendant le CPE, vous Ă©tiez peut-ĂȘtre dans la rue Ă ce moment-lĂ . Dites-le nous dans le chat d'ailleurs, si c'Ă©tait le cas, si vous vous souvenez de ça. En tout cas,
voilĂ .
Mais De Villepin, c'est aussi l'aura du nom pour la guerre en Irak en 2003. Et donc, c'est aussi maintenant cette aura internationale sur la question de Gaza, notamment. Et donc, il a cette aura-lĂ . Mais en fait, ce qui fait qu'il a
une
voix et qu'il a invité partout, c'est qu'en fait, avant, tous les gens de droite à peu prÚs parlaient comme lui, en fait. Mais comme tout le monde a glissé à droite, ici,
ils
sont tous glissĂ©s vers l'extrĂȘme droite. C'est sĂ»r que quand tu le compares Ă des gars comme Eric Ciotti, maintenant, il a changĂ© une partie, mais comme Laurent Wauquiez, comme Bruno Retailleau, etc. Eh bien, ouais, c'est sĂ»r qu'il paraĂźt modĂ©rĂ©, en fait. Mais ce n
'est
pas lui
qui
a modĂ©rĂ© son discours ou qui a changĂ© son discours. Dominique de Villepin est restĂ© exactement le mĂȘme homme
que
quand il Ă©tait Premier ministre, je pense. Par contre, tout le champ politique a vrillĂ© vers l'extrĂȘme droite,
ce
qui fait qu'il paraĂźt pour
centristes,
voire pour certains de centre-gauche.
On
ne
va
pas déconner non plus. Mais voilà , ça reste un homme de la bourgeoisie de droite, assez conservateur, etc. Mais
ce
n
'est
pas un zinzin qui s'exprime comme en tweet et qui propose des choses complĂštement lunaires. Ce n
'est
pas lui qui va proposer de mettre les migrants, enfin les migrants, les OQTF, pardon, Ă Saint-Pierre et Miquelon comme Laurent Wauquiez. Ăa, c
'est
sûr. Voilà . Quelqu
'un
nous dit « J'ai pris mon premier coup de matraque pendant le CPE. » Catherine de Villepin. Donc, je suppose que Catherine de Villepin n'est pas hyper chaud pour voter Dominique de Villepin. C'est un gaulliste classique. Mais c'était bien de rappeler ça parce
que
c'est vrai que dans notre Ă©poque politique se caractĂ©rise par une espĂšce de confusionnisme ambiant oĂč
on
ne sait pas trop oĂč les gens habitent. L'extrĂȘme droite explique que ce sont les parangons de la libertĂ©, qu'on essaie de les censurer, que c'est la gauche qui censure maintenant avec l'histoire de CNews, machin. On nous explique que le diable maintenant c
'est
l'extrĂȘme gauche parce qu'elle serait antisĂ©mite.
On
va en parler juste aprĂšs. Que Dominique de Villepin, du coup, ce serait un mec de gauche. Bref,
c
'est un bordel monstre.
Donc,
allez voir les positions exactes des gens et les classer politiquement Ă partir de ces dĂ©clarations-lĂ . Eh bien, c'est peut-ĂȘtre le rĂ©flexe le plus sain qu'on peut avoir journalistiquement. Et donc, voilĂ , c'est ce qu
'on
se proposait de faire dans ce papier-là . Donc, Dominique de Villepin est de droite la preuve par les déclarations
mĂȘme
si, encore une fois, il entretient le flou parce
que
quand tu es candidat,
tu
as toujours intĂ©rĂȘt Ă entretire le flou parce que plus tu prĂ©cises ta pensĂ©e, plus tu clives, Ă©videmment. Mais voilĂ .
Dominique de Villepin