Aller au contenu
Tous les transcripts
ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 26 octobre 2026 21 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

MEURTRE À TRAPPES : ILS DÉSIGNENT LES BOUCS ÉMISSAIRES, D’AUTRES PASSENT À L’ACTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:49non_speechFait
    « Ce samedi 17 octobre, sous prétexte de mobilisation sociale, des milliers de casseurs d'ultragauche et des prédateurs de banlieu ont convergé dans les centre-villes des grandes agglomérations pour s'adonner à la mise à sac bâtiments publics, au pillage et à l'affrontement avec les forces de l'ordre. »
  • 2:33non_speechFait
    « Ce qu'on a vu c'est à quel point il y avait ces jeunes issus notamment des quartiers qui venaient en RER très précisément à Châtely pour venir à Paris. »
  • 3:17non_speechFait
    « Le directeur de rédaction du Figaro Magazine a par exemple déclaré, sans trembler des genoux, hein, que je cite "Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux au nom du vivre ensemble et persévérer dans une politique d'immigration massive." »
  • 4:32non_speechFait
    « Il y a évidemment aujourd'hui un lien avec l'immigration et très précisément de la 3e génération issue de l'immigration. »
  • 6:21non_speechFait
    « Ce qui s'est passé aujourd'hui, je le dis, c'est un tournant parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne. »
  • 7:01non_speechFait
    « Macron n'a pas en tête les crimes racistes qui ont endeuillé à de multiples reprises le pays, ni les nombreux projets d'intentat d'extrême droite notamment qui ont été déjoués ces dernières années. »
  • 8:22non_speechFait
    « Ce que j'ai dit moi, c'est-à-dire que se constitue aujourd'hui sur tout le territoire français des territoires où c'est plus la France, où c'est plus les lois de la République qui s'appliquent, mais c'est un autre droit. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Ah oui non ben c'est vrai qu'il aurait pu prédire hein pour trap vraiment je un attentat raciste en France l'extrême droite tue. Ah, j'en tombe de mon tabouret, je te le dis. Ça c'est Alors, je suis Chocb. Allez. Ah, vous l'avez pas vu venir celui-là. J'en garde mon latin. Ah ouais ? Allez, à Jacqu taest. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 26 octobre et il y a quelques jours, vendredi dernier, un attentat raciste a eu lieu en France à Trappe en région parisienne et c'est presque comme si de rien n'était. Pourtant, un homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, a été tué. Son corps criblé de balle par l'assaillant en pleine rue.

Plus loin, une fillette de 12 ans a été touchée à h reprises. En tout, ce sont cinq personnes qui ont été blessées à l'arme automatique. Et le tueur âgé de 39 ans n'a pas fait mystère de ses motivations racistes. Kevin T. a déclaré aux enquêteurs avoir voulu agir pour venger les commerçants pillés lors de la journée du 17 octobre et ajouter qu'il voulait s'en prendre au noir et aux arabes. Mais c'est marrant ça, on se demande quand même bien ce qui a pu lui donner l'impression qu'en allant tirer sur des passants à trappe, il allait venger des commerçants pillés.

Ce samedi 17 octobre, sous prétexte de mobilisation sociale, des milliers de casseurs d'ultragauche et des prédateurs de banlieu ont convergé dans les centre-villes des grandes agglomérations pour s'adonner à la mise à sac bâtiments publics, au pillage et à l'affrontement avec les forces de l'ordre.

Nous avons une convergence de groupuscule d'extrême gauche d'ultra gauche avec radical la note des renseignements précise bien ultra gauche extrlieu qui viennent non pas pour revendiquer non pas pour défendre le pouvoir d'achat c'est ce qu'on appelle la la France du travail mais pour une nouvelle fois semer le le chaos le chaos a une racine l'extrême gauche qui s'est mêlé au racaill des quartiers il y a des ferments l'immigration de masse incontrôlée dans notre pays. Ces deux mamelles du désordre sèent le trouble d'un République. Il y a plusieurs points comme d'abord, c'est le mode de vie et le fait qu'ils vivent ensemble et qu'ils sont tous dans le même bain culturel de la banlieu.

Ils disent tous voilà et ils disent tous wesh. Ce langage absolument abominable qui est le produit d'une colonisation araboom-musulmane pour le coup. Voà qui n'existe qu'en France. He absolument qui n'existe qu'en France. On est bien d'accord. Alors là, on est bien d'accord. Je crois que ce que nous avons vu hier, c'est le véritable visage du grand remplacement. Il a une apparence des hordes de barbares maghrébains et africains qui rentre dans les villes. Il a un drapeau ou des drapeaux. Le drapeau palestinien, [raclement de gorge] le drapeau algérien voire marocain. Ah bah ça commence à être précis. comme ciblage des dents.

Puis évidemment, il y a pas que les gros bras dans cette affaire, il y a aussi les laqués hein, ceux qui chargent de faire le service aprèsvente idéologique. Toujours prêt à prendre le porte-voie pour donner du coffre à l'extrême droite. Le directeur de rédaction du Figaro Magazine a par exemple déclaré, sans trembler des genoux, hein, que je cite "Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux au nom du vivre ensemble et persévérer dans une politique d'immigration massive." On sait pas ce qu'il raconte, qui ne fera que multiplier les risques de nouveau 17 octobre. Non mais à ce stade, on ne s'encombre même plus des liens logiques, hein.

C'est juste un grand vomi d'idées racistes comme ça qu'on accolle les unes aux autres en espérant que ça finisse par ressembler à un raisonnement. Enfin, de toute façon, c'est pas l'important, hein. Ce qui compte, c'est de désigner un ennemi de l'intérieur, en l'occurrence les immigrés, les Arabes, les noirs, les habitants en général des quartiers populaires. Peu importe que ça n'ait aucun sens à la fin, pourvu que ça nourrisse la haine sur laquelle pousse le populisme de l'extrême droite. Et évidemment, ils sont nombreux à hurler avec les loups. Nous sommes incapables de maintenir l'ordre dans la rue. Vous avez deux Frances qui s'opposent en réalité aujourd'hui.

Est-ce qu'ils font partie vraiment de la France ?

ceux que l'on voit là dans ces manifestations et qui cassent si malheureusement oui mais il représentent un tout petit bout de la France et ils sont en train de dire de la honte de la France en tout cas ils sont pas révélateurs de ce que les gens demandent ils se foutent complètement des reindications français ils le disent eux-mêm ou on est là pour casser pour aller à l'affrontement c'est voilà c'est les révolutionnaires dans des anarchist premier à l'avoir dit c'est Éric Zemour le deuxième c'est Emmanuel Petit on va entendre les deux hommes champion du monde 98 ils ont rien à voir sur le papier l'un est un ancien journaliste, chroniqueur, candidat à l'élection présidentielle, l'autre est champion du monde 98.

Pourtant, tous les deux, ils ont fait le lien avec l'immigration et les images qu'on va voir des des émeutes. Est-ce que vous le faites vous aussi avec une partie bien sûr de l'immigration ? Mais pourquoi c'est un lien tabou qu'il ne faut pas faire ? Votre question est très simple et la réponse est très simple. Il y a évidemment aujourd'hui un lien avec l'immigration et très précisément de la 3e génération issue de l'immigration. On a d'ailleurs vu dans les rues des confrontations entre des immigrés de la 2e génération et ceux de la 3e génération parce qu'ils ont ils s'en sont pris même à des francs prix qui étaient tenu pourtant par des Français d'origine algérienne ou d'origine marocaine.

Ce qu'on a vu c'est à quel point il y avait ces jeunes issus notamment des quartiers qui venaient en RER très précisément à Châtely pour venir à Paris. Et pour ça j'aimerais citer tout simplement un ces commerçants, ces commerçants français d'origine étrangère, ils sont hors d'eux he sur ce qui s'est passé he et ils racontent parfois ce qui s'est passé avec le profil de ceux qui s'en sont pris à eux. Il désigne les cibles, il légitime la haine et quand quelqu'un ouvre le feu sur ce qu'il stigmatise sans cesse, ben il voudrait qu'on regarde ailleurs. Et bien c'est hors de question. Alors on va en parler aujourd'hui.

Et avant de continuer cette chronique, je vous rappelle que le média doit impétivement et rapidement réunir 10000 donateurs mensuels pour pouvoir tenir et continuer à vous informer. C'est à partir de 3 € par mois. C'est vous qui choisissez le montant de votre contribution selon vos moyens et puis c'est déductible des impôts. Toutes les infos sont sur capsurdk.lemlediatv.fr FR et j'insiste, c'est très urgent pour nous. Je profite également de cette pastille pour vous rappeler que plus de 6000 mineurs ont été interpellés dans le cadre du mouvement lycéen. Près de 1500 d'entre elles et eux sont poursuivis en justice.

Face à cette répression sans précédent, le média a lancé une pétition pour exiger une loi d'amnistie. Artistes, personnalités et organisation se mobilisent déjà. Alors, faites-en de même, signez et faites circuler cette pétition. Elle est disponible sur amnistie-lycéen.fr. Fin de la réclame. On retourne au récap. Vendredi, Emmanuel Macron a donc pris sa voix la plus solennelle pour condamner l'attentat terroriste raciste de Trap. Jusqu'ici, tout va bien. On ne lui en demandait pas moins évidemment, mais une de ces déclarations a quand même fait un peu ticket. On l'écoute.

Ce qui s'est passé aujourd'hui, je le dis, c'est un tournant parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne. Alors, c'est évidemment faux, hein, ce qu'il dit. Euh, ce n'est pas la première fois qu'on tue en raison de la couleur de peau ou de la religion réelle ou supposée en France. Évidemment, d'ailleurs, Macron s'est tellement fait reprendre de tous les côtés sur cette déclaration qu'il a dû reconnaître à demi mots qu'il s'était planté. Bon, vu que ça lui coûte d'admettre ses erreurs, on va pas l'accabler.

Enfin bon, si un peu quand même hein, parce que cette déclaration, elle en dit long sur les angles morts du gouvernement. Visiblement, Macron n'a pas en tête les crimes racistes qui ont endeuillé à de multiples reprises le pays, ni les nombreux projets d'intentat d'extrême droite notamment qui ont été déjoués ces dernières années. Et c'est pourtant pas faute d'avoir été prévenu, hein. Année après année, la Commission nationale consultative des droits de l'homme, la CNCDH, pour ne citer qu'elle, c'est l'autorité indépendante chargée d'évaluer justement les politiques de lutte contre le racisme du gouvernement. Et ben, ça fait des années qu'elle tire la sonnette d'alarme.

Dès les premières lignes de son rapport 2026, sorti à la rentrée dernière, elle dénonce, je cite, le désengagement des pouvoirs publics dans la mise en œuvre du plan national de lutre contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations liées à l'origine. Et ce, ajoute-t-elle, malgré un niveau très élevé des actes racistes et la diffusion de rhtoriques intolérantes, voire haineuse par certains responsables politiques fréquemment amplifiés par les médias d'opinion. Ça le mérite d'être clair. Quelle surprise ! On tombe des nu. Le climat est tellement nausé à bon en France que même la ville de Trapp, elle a été ciblé à cause de l'image qu'on lui a collé notamment dans les médias.

D'ailleurs, Jordane Bardella, on est un sacré artisan hein, chacun sait. Il a tellement fait une fixette sur la ville des Yvelines qu'il a fini par être mis en examen, ce qui ne l'a pas empêché de réitérer ses propos. J'aimerais bien voir Émilie Kaboule tourner à trappe. Il y a pas besoin d'aller très loin pour faire le le tournage. Ce que j'ai dit moi, c'est-à-dire que se constitue aujourd'hui sur tout le territoire français des territoires où c'est plus la France, où c'est plus les lois de la République qui s'appliquent, mais c'est un autre droit. Euh donc je maintiens mes propos. Trap est éminemment une petite République islamique en miniature.

Quand vous êtes dans une ville en examen, capitale européenne du djihad. Mais aujourd'hui, maintenant qu'un homme a fini par prendre les armes pour abattre ses ennemis désignés inlassablement par l'extrême droite et ses relais médiatiques, et bien le RN, il fut l'amnésie. Comme c'est commode, vous en conviendrez. Quand vous pointez du doigt régulièrement euh les étrangers ou les personnes françaises issues de l'immigration, notamment les binationaux, vous ne contribuez pas à un climat délétaire. Mais mais en aucun cas, enfin, je veux dire, moi je je comprends même pas ces propos.

Je veux dire tout le projet qu'on développe est un projet républicain qui ne fait pas de différence et qui veut mettre fin qui fait une différence entre les français et les non français mais dans tous les pays du monde je veux dire vous allez vous avez le droit de vote pas le droit de vote sinon ça veut dire qu'on arrête et on dit on donne le droit de vote même au aux étrangers dans tous les pays du monde vous avez des droits et des devoirs différents en fonction de votre nationalité mais la nationalité c'est pas la couleur de peau, c'est pas la religion au contraire les français et les étrangers comme aménagé aussi entre différentes catégories de français par exemple Quand vous promettez de demander aux policiers de sanctionner les femmes qui portent le voile, ça ce sont aussi les Françaises qui sont visées.

Le tireur de trappe a pris pourci manifestement euh d'après les témoignages des femmes parce qu'elles portaient le voile. Mais mais de la même manière que Gabriel Atal qui veulent l'interdire pour les mineurs, pour les jeunes filles mineures. Donc à un moment là, on voit bien que comme on est en tête des sondages, on cherche à voilà, vous savez quand quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Alors, puisqu'il faut leur rafraîchir la mémoire, et ben on va leur rappeler ce qu'il s'est vertu à vous faire oublier. L'extrême droite n'a jamais renoncer à la haine. Elle a simplement appris à mieux la présenter.

Derrière les costumes bien coupés, les sourires de façade et les discours légèrement asceptisés, le même vieux projet puant évidemment. Désigner des bouquets émissaires, fabriquer des ennemis de l'intérieur, hiérarchiser les êtres humains et faire passer l'exclusion pour une politique publique. Alors, ils ont beau se refaire une virginité médiatique, repeindre la façade à multiples reprises et se se parfumer comme ça au respect des institutions, la vieille Charogne est toujours là sous le vernis. Attrape vendredi, on a eu le terrible rappel que cette haine peut produire et de ce qui nous p au nez surtout si on continue à la laisser prospérer cette idéologie.

Petit rappel historique, le Front National est né le funeste 5 octobre 1972, mais l'idée ne vient pas de Jean-Marie Le Pen. Tiens tiens, elle vient d'Ordre nouveau, le principal mouvement néofasciste français de l'après-gerre. Ordre nouveau veut alors une vitrine présentable hein, de ses activités notamment en vue des législatifs de 1973 et Le Pen qui passe par là, ancien député poujadiste. Bah, on devient mécaniquement le visage présentable. Donc hein, c'est dire tandis que le groupeuscule lui œuvre plutôt dans l'arrière boutique hein. C'est un groupuscule qu'on qualifierait pudiquement désormais d'ultra droite qui tient donc l'appareil à l'époque autour de la table.

Bon bah c'est simple, il y a que des pourritures. Pierre Bousquet ancien de la division SS Charlemagne qui dépose les statuts avec le vieux Le Pen et devient premier trésorier du parti le FN. Donc Léon Gautier un autre vaffaf SS et là en présence avec un certain Victor Bartelémi ancien cadre du PPF. de Dorio, hein qui n'est d'autre que le plus grand parti collaborationniste ou encore François Dupra l'un des premiers passeurs du négationnisme en France. Bon bah quand je vous disais que ça puait le nostalgique du trème rail chapeliné là-dedans, je ne mentais pas.

Et parmi les groupes qui participent également à la fondation du RN, il y a déjà le GUD, une histoire qui dure entre le parti et ce groupuscule vu les intrications toujours d'actualité entre eux et le RN. Il y a aussi évidemment le logo hein, la fameuse flamme tricolore qu'on connaît encore un emprunt ou MSI, le parti néofasciste italien héritier de Mussolini. C'est vrai que ça manquait un peu dans le paysage. Ça fait un petit peu de d'originalité. Mais ordre nouveau ne tient pas longtemps. Bah oui, la police lui impute très rapidement 87 faits de violence urbaine hein. Puis un meeting en juin 73 contre l'immigration sauvage déclenche une nuit d'émeutes.

Alors le gouvernement dissout ordre nouveau et dans le même temps, la Ligue communiste venue affronter les nazillons hein. Comme quoi, c'est pas nouveau de renvoyer d'ados le fascisme et l'antifascisme. C'est formidable. La légende urbaine selon laquelle le FNRN ou même l'extrême droite française en général serait le parti de l'ordre est évidemment un mensonge abject. Tout comme le fait d'attester que quelques brebis galeux s'y égarent comme ça à l'occasion mais que ce serait pas plus que ça. Évidemment, c'est un parti de galeux depuis le premier jour rien de moins que ça. Et la vitrine électorale d'un mouvement néofasciste violent rapidement rejoint par d'autres factions du même goût.

Ces liens avec les groupuscules violents d'ultradroite sont évidemment toujours d'actualité. On l'a dit. Ils n'ont jamais pris fin. Suffit de lire d'ailleurs régulièrement le travail de nos collègues de Street Press par exemple he qui document éminemment la présence de militants violents au plus proche des instances dirigeantes du RN. La dédiabolisation du FN, du RN ou on l'appelle comme on veut, n'est qu'une façade mal dégrossi. Une façade d'ailleurs qui se fissure très souvent hein. Le parti n'a jamais entretenu un rapport anodin avec disons la force physique.

En 99 déjà l'Assemblée nationale consacrait une commission d'enquête à un service d'ordre le DPS, le service d'ordre du parti le péniste. Le titre du rapport est plutôt explicite, vous en conviendrez. Je cite service d'ordre ou garde prétorienne ? question méritait donc déjà d'être posée et quand on voit la façon dont ont encore été traités les militants juifs de l'Union des étudiants juifs de France ce weekend lors du congrès du RN à Orléan, bah moi je pense qu'elle mérite toujours d'être posée cette question. La dédiabolisation ce n'est évidemment que de la poudre aux yeux.

C'est une stratégie électorale visant à la conquête du pouvoir, ça va s'en dire, à cesser de faire peur, c'est ça le plus important. Mais les hommes, eux, ils sont restés, les idées puantes évidemment aussi et les vieilles méthodes avec. Ils sont simplement passés des règlements de compte dans la rue à la facturation électronique. Frédéric Châtillon, l'ancien président du GUD, ce groupe donc étudiant connu pour son extrême violence depuis 68, bah lui, il rencontre Marine Le Pen à la fac d'Assas, hein, vraisemblablement le courant, il passe plutôt bien entre les deux puisqu'il restera dans l'entourage de la baronne d'extrême droite.

Après s'être chargé des bases besognes dans sa jeunesse, Châtillon, il est devenu très officiellement prestataire du parti avec sa société Riwal. Encore un qui a compris l'importance de la vitrine publique évidemment enfin ça l'empêchera quand même pas d'être condamné en 2024 avec le RN dans l'affaire des kits de campagne. Oupsi, on aurait encore légèrement gonflé les factures au RN. Décidément, c'est une manie. Passons à un autre hein, puisque les exemples ne manquent pas. Axel Lou aussi ancien du Gud, lui il a été trésorier de Jeanne, vous souvenez, c'est le micro partti de Marine Le Pen et membre du trio évidemment qui tenait les finances de sa campagne de 2017.

Et ce n'est pas de l'histoire ancienne hein, parce que pendant que le RN s'applique à se refaire une virginité, bah les casseroles, elle elles continuent évidemment de s'accumuler. Le parquet européen enquête sur 4,3 million d'euros de dépenses potentiellement irrégulières de l'ancien groupe RN au Parlement européen entre 2019 et 2024 au cœur du dossier deux agences ipolitiques et unanime lié à Frédéric Châtillon donc le proche de Marine Le Pen du GUD là et à son épouse qui aurait récupéré l'essentiel de l'argent détourné, n'est-ce pas ? Le 30 juin dernier encore, des perquisitions ont eu lieu, on en avait parlé dans le récap. La dédiabolisation a beau tourné à plein régime.

Les vieilles fréquentation, elle elle reste évidemment dans le décor au plus près des des têtes pensantes. Le parti de l'ordre donc qui confie sa communication à des anciens du GUD. On repassera pour la rupture avec les vieux réseaux de l'ultradroite ORN. Le fond n'a pas changé, seule la méthode a évolué. Les apparences évoluent. La violence, on ne l'affiche plus en vitrine, on la sous-traite, on l'externalise, on la laisse aux marge pendant qu'on soigne la respectabilité publique comme on le voit désormais avec Thomas Ménager ou d'autres dans les médias.

La dédiabolisation, c'est évidemment ça aussi, garder le logiciel, sous-traiter la salle besogne et faire comme si de rien n'était face cam. Et puis parlons-en du désordre, à quoi il sert à installer la peur ? Et ça c'est important pour le RN à faire comprendre aux minorités aussi qu'elles ne sont jamais tout à fait chez elles, que leur présence dans l'espace public peut leur coûter cher. Dans l'après-gerre, des populations immigrées ont subi les ratonnades, les violences répétées de la part de groupuscule d'extrême droite. C'était très courant.

Cette violence, elle ne visait pas seulement les individus, elle servait aussi à intimider, à repousser, à rendre certaines présences indésirables dans l'espace public. Et cette peur évidemment, elle laisse des traces, elle restreint les déplacements, les sorties, l'occupation de la rue. Elle fait de l'espace public un territoire où tout le monde n'a pas le même droit d'exister tranquillement. Et ça, évidemment, c'est très dangereux. Mon père a chassé les skined en 1987.

17:32
Non speech

[musique]

17:33
Locuteur

Plouf plouf au fond de la scène, les ancêtres du Eren. 30 ans [musique] plus tard, je m'en souviens encore quand il boxait toujours en amateur. Le cri d'un homme dans la tribune nord, un bon [musique] arabe est un arabe mort. Mais bon, l'histoire, elle peut aussi nous donner un peu d'espoir. Depuis les années 90, quelque chose a changé. L'antracisme politique a investi la bataille culturelle à ce moment-là. Et c'est important parce qu'il y a une nouvelle génération issue notamment des quartiers populaires qui a décidé à ce moment-là de prendre la parole, d'occuper l'espace public, de contester frontalement les discours de l'extrême droite qui prospérait.

Et c'est précisément ça qui peut déranger le RN. On l'a déjà vu hein, parce que lorsque les premiers concernés prennent la parole, lorsqu'ils s'organisent politiquement, lorsqu'ils entrent à l'assemblée par exemple, lorsqu'ils investissent les médias, démontent les discours racistes, et ben ils font voler en éclatement qui plus le récit monté de toute pièce par l'extrême droite. Ils ne sont plus des personnages silencieux, un peu lointain dans les banlieux comme ça, au cœur d'un fantasme de guerre civilisationnelle. Ils deviennent euh les acteurs de leur propre histoire et ils n'ont plus souvent l'intention de laisser les autres parler à leur place.

Alors, il faut le faire, il faut investir euh la parole publique. Et ce n'est d'ailleurs pas un hasard, hein, si le RN réalise souvent ses meilleurs scores dans les territoires où l'immigration est la moins présente. Parce que la peur prospère sur la méconnaissance et c'est sur la peur que prospère évidemment leur électorat. Quand on ne connaît pas l'autre, il est plus facile d'en faire une menace. quand l'autre prend la parole, quand il raconte son histoire, qu'il démonte les fantasmes, et ben la mécanique, elle se grippe forcément. Alors, il faut inverser le récit. Le désordre, ce ne sont pas les minorités qui réclament leur place dans la société.

Le désordre, c'est celui que l'extrême droite met en scène, entretient et instrumentalise pour faire peur, désigner des ennemis et engranger des voix parce que sa stratégie repose sur un paradoxe. Elle a besoin de fantasmer la violence des autres pour mieux dissimuler la sienne. Le désordre, c'est évidemment l'extrême droite qu'il fabrique. Ils inventent des ennemis, des fractures, ils agitent le fantasme de la guerre civile sans cesse, désignent les bouqumissaires pour mieux prospérer sur la peur et qu'elle transforme évidemment en carburant électoral.

leur cauchemar, ce n'est pas la violence des quartiers populaires, c'est que leurs habitants de ces quartiers-là et ben, ils cessent d'avoir peur à leur tour, qu'ils prennent la parole et qu'il leur dispute le pouvoir de raconter le monde parce qu'ils ont le droit aussi parce que une population euh qu'on ne parvient plus à intimider et ben c'est une population qu'on ne peut plus aussi facilement dominer. L'extrême droite voudrait nous faire croire que l'avenir lui appartient déjà mais rien n'est écrit. Chaque fois que celles et ceux qu'on stigmatis prennent la parole, s'organisent et refusent de céder du terrain, et ben le récit de l'extrême droit, il se fissure.

Alors ne leur abandonnons ni nos rues, ni nos voies, ni notre avenir tout bonnement. Ils ont la haine pour projet. Nous avons la force du nombre, de la solidarité et des combats à mener tous ensemble. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire ou par email. Si vous voulez nous aider à faire durer l'aventure du média, vous savez ce qui vous reste à faire. Rendez-vous sur capsurdica.v.fr pour devenir un de nos 10000 donateurs mensuels. C'est une question de survie. Et puis si vous aimez le récap, moi je vous attends pour discuter ensemble sur le canal Instagram dédié à l'émission.

Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info YouTube. Un grand merci à vous et une très bonne soirée sur le média. [sifflotement]