Sandrine Rousseau, entre ligne rouge et ligne verte | Personnage principal S02E01
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Votre origine story : famille engagée en politique, c'est bien ça ?
- 1:21OuverteRéponse directe
La recherche est le temps long, la quête de la vérité, pourtant vous avez choisi la politique. Pourquoi ce choix ?
- 2:01OuverteRéponse directe
En politique, tout est court, par séquence. Est-ce que ça ne vous frustre pas ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Tenir une ligne politique, est-ce que ça signifie parfois ne pas dire la vérité ?
- 3:11OuverteRéponse directe
Vous avez du mal à rentrer dans le jeu de la langue de bois. Pourquoi ?
- 3:46OuverteRéponse directe
Vous avez un bon rapport avec la presse. Est-ce vrai ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:57Sandrine RousseauFait
« Ma maison de production, c'est une maison de production qui parle vraiment d'une rupture avec le système économique et social actuel. »
- 11:39Sandrine RousseauFait
« Mettre des milliards dans l'industrie spatiale aujourd'hui dans l'aérospatial, ça me semble pas être une priorité. »
- 22:22Sandrine RousseauFait
« La France bascule à l'extrême droite, ça écrit aussi une histoire européenne. »
- 27:02Sandrine RousseauFait
« L'effondrement, c'est pas une exagération de la situation, c'est la réalité de la situation aujourd'hui. »
- 39:01Sandrine RousseauFait
« La nourriture devient un objet politique véritablement. »
- 40:21Sandrine RousseauFait
« Un poulet venu de Pologne coûte moins cher que des légumes produits en France. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
personnage principal [musique] Asdinam Chaouch. Bienvenue [musique] dans personnage principal où l'on se sert de la fiction pour essayer d'expliquer la réalité parce qu'on trouve en fait que la réalité bah elle a dépassé la fiction. Cette saison 2 de personnages principal, c'est la bande annonce en fait bah de l'élection présidentielle. Certains disent que c'est une catastrophe, euh d'autres que c'est une comédie de l'année. Et notre personnage principal aujourd'hui, c'est celle dont la moindre réplique enflamme le débat public. Et c'est aussi une grande actrice de la politique qui pourrait changer de maison de production pour 2027. On va voir ça avec elle, on va en reparler.
Elle est députée de Paris surtout avant d'être actrice pour cette émission. Bonjour Sandrine Rousseau. Bonjour. Ça va ? Vous allez bien cette présentation ? [rires] Oui, c'est métaphorique. Alors, la tradition ici, c'est de s'intéresser à votre origine story. Vous savez, on dit ça dans dans dans les séries. Votre origine story. Vous c'est une famille engagée en politique. C'est bien ça on peut dire ça ou pas ? Oui oui oui oui. Moi je j'ai on parlait politique, on parlait Ma mère était une syndicaliste, mon père était un élu local. D'accord. Euh il a fini par être maire mais avant il était adjoint et tout ça et donc on parlait politique. Ouai.
C'est comme ça que vous est venu le virus ou pas ? J'imagine que ça doit jouer je sais pas mais oui ça doit jouer parce que vraiment on en a beaucoup beaucoup parlé de [rires] Mais quand on est enfance c'est un peu chiant non quand on parle de po vous non beaucoup beaucoup Oui si si c'est si c'est très pénible mais en fait il y a il y a ce truc vous savez des parcours des enfants où on se dit jamais je ferai ce que mes parents on fait jamais jamais jamais jamais jamais ah et ben je fais la même chose que mes parents fait vous êtes allé au-delà même [rires] auelà vous êtes chercheuse à l'origine.
La recherche c'est quand même le temps long, la quête de la vérité donc le rejet du mensonge et pourtant vous avez choisi la politique. On pourrait dire exactement l'inverse, non ? C'est beau. Oui. Et d'ailleurs, ça me manque un peu ce temps long en politique parce que tout est court en politique. Tout est tout est très court, tout est par séquence, tout est tout s'enchaîne immédiatement et le temps de la réflexion parce que moi ce qui ce qui caractérise la recherche en sciences sociales, c'est quand même de poser des analyses, une réflexion et cetera. Alors là en politique c'est plus compliqué mais je m'y emploie quand même. J'essaye.
Justement c'est c'est pas frustrant ça quand par exemple vous êtes invité sur un plateau télé à faire une matinale ou peut-être Est-ce que vous condamnez les violences ? Vous condamnez les violences ? Est-ce que vous condamnez les violences ? Vous allez aller avec Mélanchant ? Est-ce que vous allez aller avec Mélenchon ? Vous irez avec Mélenchon ? Ça ça va arriver. [rires] Attendez, ça c'est mes questions d'après de Non mais non mais c'est vrai quand Non mais par exemple quand on est dans un parti, on doit tenir une ligne. Qui dit tenir une ligne parfois c'est pas dire forcément la vérité, tenir une stratégie.
Et quand on on toute sa vie ou en tout cas une partie de sa vie professionnelle, ben on s'est employé à dire la vérité aux gens, parfois ça doit faire mal de pas dire la vérité parce qu'on peut pas vous pouvez pas dire la vérité tout le temps en interview, c'est pas possible. Si bah je crois pas m'être beaucoup censuré hein en vrai.
vraiment vraiment pas et je pense qu'au contraire la recherche mais comme d'autres métiers he enfin moi c'était le mien mais la recherche m'a m'aide beaucoup parce que c'est en plus sur les sujets de transition enfin de d'économie d'écologie et cetera et de social donc en fait c'est quand même un peu les sujets sur lesquels j'ai travaillé et donc ça m'aide énormément parce que je sais pourquoi je dis les choses parce qu'on a l'impression que je dis une phrase qui est sortie de nulle part mais en fait pas du tout c'est une phrase qui est issue de de beaucoup de réflexions et de recherche en amont et donc voilà ça m'a ça m'a beaucoup aidé Et après euh justement, je crois que c'est aussi ce qui perturbe beaucoup les gens quand on m'écoute, c'est que j'ai du mal à rentrer dans cette espèce de jeu un peu de langue de bois que que voilà qui tue un peu l'exercice politique quand même des fois.
Donc alors évidemment des fois ça choque, des fois ça vexe, des fois ça énerve. Mais les journalistes doivent ador aussi des fois les gens ils aiment bien. Les journalistes adorent ça. D'ailleurs, vous avez plutôt un bon rapport avec la presse. Non, ils aiment bien. Vous on aime bien vous inviter. Est-ce que c'est vrai ? mais on va dire sur des plateaux qu'on pourrait qualifier d'hostiles à à vos idées, à votre engagement.
Oui, mais des fois j'ai quand même l'impression d'être avec des plateaux vraiment très très décalé par rapport à la réalité he il y a des fois où je me retrouve avec trois quatre éditorialistes de droite qui m'expliquent queon peut pas taxer les héritages, qu'on peut pas taxer les riches, qu'il faut aller vers la croissance, que c'est uniquement les entreprises qui créent la richesse, que et en fait je me dis mais dans quel monde vivent ces gens, dans quel monde sont-ils ? Donc voilà, j'essaie de de placer quand même un discours mais en fait c'est quand même un peu compliqué.
Puis des fois j'ai aussi le sentiment qu'il y a des éditorialistes de droite qui font un petit concours entre eux pour savoir qui arrivera à à me coincer contre le mur et politiquement. Ouais. Et en fait bon voilà pour l'instant j'ai à peu près réussi mais c'est pas sûr que ça dure. Alors parlons de 2027 Sandrine Rousseau pour la présidentielle. C'est qui votre maison de production ? On a été un petit peu embrouillé ces derniers jours. On va reparler. C'est qui votre maison de production ? C'est qui votre famille politique ? Quoi ? Mais moi ma maison de production, c'est une maison de production qui parle vraiment d'une rupture avec le système économique et social actuel.
c'est une maison de production qui permet de penser le fait que c'est notre activité économique qui génère le réchauffement climatique autant que la crise sociale et qu'on peut pas continuer comme ça. C'est aussi une maison politique qui pense le fait que on est à la fin du capitalisme ou du moins à la fin d'un grand cycle du capitalisme et que ben face à ça, il y a que deux options. Il y a une option vraiment d'une écologie radicale, d'une société alternative ou un enauvagement [raclement de gorge] du capitalisme et c'est Trump qui va chercher le pétrole au Venezuela. en en kidnappant Maduro et cetera. Donc en fait, il y a deux options, c'est un ultralibéralisme ou une autre société.
Donc moi, je sais où est ma famille, je sais où est ma maison de production. Après la question c'est un peu comment on fait que cette maison de production remporte le César. Hez par exemple pour continuer la mé c'est [rires] plutôt l'appartenance partisan on va dire voilà c'est ça et pour ça il y a quand même un chemin et c'est ce chemin là que que j'essaie aujourd'hui de défricher et qui est pas complètement simple parce que je pense que si on va juste sur des ralliments purs de dire bah voilà je soutiens pour ne pas les citer évidemment elle fi ça en fait ça ça change pas grand-chose dans le débat politique.
Alors que si on dit on crée des alliances, on crée les conditions d'une alliance et on fait un effet boule de neige qui va au-delà des personnalités mais qui crée vraiment un entraînement, alors on a une chance de changer la fin du film parce qu'il va quand même falloir changer la fin du film. Ben parlons scénario. Alors alors allons au bout de votre logique de votre scénario votre scénario idéal c'est le suivant. Votre partie abandonne si j'ai bien compris d'être candidat et rejoint et fait une alliance avec LFI.
C'est ça votre scénario absolument sur la base d'un accord avec une discussion sur le fond sur le programme et puis une discussion aussi sur la stratégie politique bien sûr et que Marine Tondelier ça se passe bien parce que je crois qu'elle est pas sur cette ligne.
Bah c'est tout le sujet, c'est qu'en fait Marine Tondelier, elle elle entretient un vrai un vrai flou sur la ligne et je pense que il y a eu des erreurs qui ont été faites dans notre partie et mais une des erreurs la plus importante, c'est que on les militants ont refusé de choisir une ligne entre une ligne un peu plus à droite à la Jadeau, une ligne un peu plus à gauche à la Rousseau et qu'en fait Marine Tondelier, elle est arrivée à la tête du parti précisément parce qu'elle promettait, elle avait cette promesse aux militants de ne pas choisir très et aujourd'hui on le paye ce truc c'estd que on peut pas enfin on fait de la politique donc évidemment qu'il faut une ligne évidemment qu'il faut une majorité une minorité évidemment qu'il faut qu'on sache où on va et là aujourd'hui on paye cette espèce de flou où on est en train de s'envaser totalement et où évidemment bah des figures comme Yannick Jado ou comme éventuellement moi je on essaie de dire mais attention il faut qu'on aille là quoi.
Évidemment, vous vous êtes les deux ailes, on va dire, de cette formation. Donc Yannick Jado Gluxman compatible et vous Mélenchon compatible. On peut dire ça comme ça ? Oui, mais surtout on peut le dire est-ce que enfin social démocrate compatible et de rupture compatible. Peut-être que je préférerais quand même qu'on le pose comme ça. Il y a la présidentielle, ce sont des des personnalités, des noms. Bien sûr, bien sûr. Mais c'est pour ça que moi j'ai pas je je crée pas le suspense, voyez. Mais je veux je voudrais juste que ce soit une décision collective des militants et que on y arrive ensemble.
Alors justement, si vous n'arrivez pas à convaincre euh votre partie Marine Tondolier, deux scénarios se présentent. On est vraiment dans les scénarios vous restez chez les vert et vous soutenez une candidate à laquelle vous ne croyez plus ou vous rejoignez Jean-Luc Mélenchon. On choisit quel scénario ? Bah permettez que je me batte quand même pour essayer d'obtenir ce vote parce que pour l'instant Oui. Non mais pour l'instant euh l'équipe en place dans dont Marine Tondelier la chef mais ils sont trois ou quatre, ils essayent absolument d'éviter le vote ou de le faire le plus tard possible en février.
Voyez, c'estàdire quand tout le monde aura fait sa dynamique, quand tout le monde aura fait sa campagne, nous on arrive alors qu'on aura pas fait la campagne en ah ben nous voilà ça. Mais pour moi, ça pose une question d'éthique et je me permets d'insister un peu là-dessus, c'est qu'en fait évidemment que on peut faire ça, c'est dans l'ordre des possibles, mais à un moment donné, c'est une question d'éthique politique.
C'est est-ce que on participe à une dynamique en faisant nous campagne, en allant tracter, en allant faire du porte à porte, en en collant les affiches et en participant à cette dynamique, où est-ce qu'on attend qu'une dynamique se profile à l'horizon et qu'on et qu'on se raccroche au train déjà en cours ? Moi en fait ça au moment où le fascisme peut gagner en fait ça me pose une vraie question quoi. C'est et je pense que moi j'attendrais pas la Saintlinglin pour raller une dynamique. C'estàd qu'à un moment il faut enfin relever les manches là. On va pas juste regarder les trains passés quoi. Ah ben vous répondez un peu. C'est vous pourriez faire dissidence comme a dit clairement.
Ben en tous les cas je vous dis moi je vais me battre pour qu'il y ait un un vote mais s'il y a pas de vote on verra. Mais en tous les cas moi j'attendrais pas j'attendrais pas 15 jours avant l'élection pour me décider. Ça ça pour moi ça me semble impossible puis ce serait pas en accord avec ce que je porte. Enfin voilà. Et quand vous avez commencé à avancer cette vision, est-ce que vous avez eu des contact direct avec Jean-Luc Mélenchon ? J'imagine qu'il a dû vous entendre. Il a dà on a pour l'instant on a des contacts un mais enfin très faible. Ouais vraiment très épisodique. Je crois qu'on s'est échangé trois textos. Donc voilà c'est pas depuis un an donc je pense pas que ce soit énorme.
[grognement] Euh mais bon voilà, on se on échange un peu et puis moi j'espère qu'on va continuer à échanger. Vous entendez bien avec lui ? Mais c'est quelqu'un dont je respecte vraiment vraiment et le parcours politique. Vraiment vraiment. C'est j'ai aucun doute là-dessus. C'est là pour le coup quand j'entends à quel point il est enfin à quel point on on foule au pied tout son parcours politique, la construction qu'il a faite d'une gauche radicale, enfin vraiment ça je respecte absolument. C'est un homme les je respecte absolument. Et puis c'est un vrai politique quoi. C'est un vrai animal politique.
Après là, je moi la la le le le moment un peu de de tension qu'on pourrait éventuellement avoir, c'est dire maintenant il va falloir que aussi tu entendes que ça peut pas être que 100 % de ton programme. C'est qu'il va falloir aussi à un moment donné s'ouvrir un peu si on veut que les personnes se reconnaissent aussi dans la dynamique. Donc voilà, on va voir mais sur les questions d'écologie, il est quand même très sur votre ligne des vers. C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui disent "C'est le parti aujourd'hui qui propose le plus." Alors peut-être peut-être pas par rapport au ver, on va dire par rapport aux autres formations politique, par rapport au PS.
Alors, je parle même pas de la droite, hein. Oui. Ah, je pense qu'il fait partie de ceux qui ont vraiment intégré la crise écologique dans leur programme à tout à tous les chapitres de leur programme. Ça, j'ai pas de doute. Après, moi j'ai quand même des questions. Par exemple, il y a je trouve une espèce de d'attirance vers l'intelligence artificielle, le spacie, l'industrie spatiale et cetera. D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon, on a parlé lui-même à l'issue du débat du MEDEF. En fait, ça pour moi c'est une question parce que mettre des milliards dans l'industrie spatiale aujourd'hui dans l'aérospatial, ça me semble pas être une priorité par exemple.
Donc en fait ça fait partie des choses sur lequelles on peut discuter. Après je vais vous dire il y a jamais un candidat qui est à 100 % exactement ce que vous représentez. Sinon quelque part c'est pas non plus le jeu politique. Donc c'est normal qu'on ait des différences, c'est aussi normal qu'on les pose et qu'on en discute. Et vous pensez qu'il vous donnera une place importante parce que c'est vrai que la LFI a la réputation de d'agir vachement en noyau et en clan. Parce que euh vous imaginez avoir dans une campagne ben un rôle de premier plan et pourquoi pas en cas de victoire un rôle dans un gouvernement, avoir un ministère par exemple.
Alors alors permettez quand même que on se projette pas jusque là. C'estàd que là il y a un truc à faire c'est d'ouvouir les portes. Au moins sur la campagne, est-ce que vous pensez bah qui bah qui vous donnera une place quand même assez assz importante sur la photo ? On sait rien. Puis ça fait partie des choses dont on peut discuter. Mais à un moment c'est pas enfin quand vous parliez de clan, ça c'est quelque chose qui est beaucoup reproché à LFI mais pour moi vu ce qui se prennent aussi dans la tête de manière permanente il y a aussi un réflexe assez normal. C'est qu'ils peuvent compter quasiment que sur eux.
Donc euh c'est aussi une question de confiance à poser euh parce que c'est pas juste une posture, c'est aussi une confiance un peu fondamentale à poser. Donc on va voir et puis on va on va échanger. Vous préférez le rôle principal dans un film d'auteur ou une petite scène dans un blockbuster ? C'estàd est-ce qu'il faut avoir une grande place euh une petite place dans une formation qui va gagner ou alors être vraiment identifié dans une formation devenir, on va dire. Enfin, les ver c'est plus en devenir mais qui fait un petit score. Je ne sais pas répondre à cette question. Je pense que moi, moi d'une manière générale, je préfère les films d'auteur et la culture française. Voilà.
[rires] Et le modèle culturel mais la fille c'est devenu un blockbuster là. Ouais, c'est ça. C'est qu'en fait je savais même pas à qui vous faisiez référence parce que c'est devenu un peu un blockbuster. D'ailleurs, ils utilisent beaucoup ces codes là pour leurs affiches et cetera. Ouais. Allez. Scario cauchemar. Du coup, on a plus parlé de LFIC de ma propre formation politique. Non, on va parler scén scénario cauchemar pour vous. Un deuxème tour Édouard Philippe et Marine Le Pen. Vous appelez à voter qui ?
Alors là, c'est vraiment le cauchemar total, hein, parce qu'en plus, je pense qu'Édouard Philippe va être amené dans la campagne à se positionner plus à droite que Le Pen, parce que comme Le Pen, contrairement à Bardella un discours d'apparence sociale, lui il va aller chercher les déçus de Bardella. Donc, il va aller plus à droite encore que Le Pen. Donc je dire le deuxième tour, il va être difficile. Moi je sais pas là, je sais pas je vraiment je C'est sûr, j'appellerai pas Voter Le Pen, c'est certain. Je suis pas sûr d'avoir pas autre chose à faire ce jour-là.
Je ne sais pas franchement ça veut dire c'est fini la tradition du front républicain automatique quand l'extrême droite si je dis ça aujourd'hui mais je pense que j'appellerai quand même à voter Philippe mais Philippe franchement enfin quand je vois que son premier déplacement c'est à Mayotte pour parler d'immigration alors que Mayotte est dans une dans une situation absolument apocalyptique sur le plan social que je rappelle quand même un truc qui moi me choque énormément mais je pense que je suis à peu près la seule à que ça choque autant mais c'est que il y a eu il y a eu Shidau l'ouragan Shido qui est passé sur Mayotte et aujourd'hui à l'heure où je vous parle, on ne sait toujours pas le nombre de morts.
C'estd qu'il y a eu des des probablement des centaines de personnes ensevelies sous la boue. On ne sait pas le nombre de morts. Mais vous imaginez, ça se passerait en Bretagne ou ou en Francecté, ce serait inacceptable qu'on sache pas le nombre de morts d'une catastrophe. Et en fait là, c'est comme si ça ne comptait pas et qu'il aille donc sur les cendres de Shida aller dire il faut moins d'immigration. Franchement honte la honte. Donc je ça ça connote une campagne le premier déplacement et là il a bien mis les pieds dans le caca. Ouaisment. [rires] Ouais.
Ah oui oui, je pense que vraiment aller parler d'immigration à Mayotte alors qu'en plus à côté c'est les comors, que les comors sont euh des pays son est un pays parmi les plus pauvres, que la France est incapable de négocier une forme d'accord de régionale avec les comors pour que les Comoriens puissent aussi bénéficier bah des soins quand ils en ont besoin ou que même on installe pourquoi pas un hôpital sur les comors. En je veux dire, on pourrait quand même le faire pour régler ça et que la seule réponse qu'on a, c'est les gardes-côtes avec les les piques au bout des fusils pour les repousser. Enfin ouais, la honte. Ouais, la honte. La honte. Ça fait penser au qua. Quoi ça d'Emmanuel Mac.
Absolument la honte. Ouais, ça vous fait je vous sens vraiment énervé. On rigolait depuis tout à l'heure là. Non, ça y est, on change de braquet là. Ce sujet ça, il vous a agacé trop facile. Non, mais c'est trop facile de toujours avoir des espèces d'ennemis de l'extérieur, des menaces de l'extérieur quand en plus on prend jamais nos responsabilités. C'estàd que jamais on prend nos responsabilités. Par exemple, si on prend le réchauffement climatique, on se gargarise de nos centrales nucléaires mais on prend pas nos responsabilités ni historiques dans l'émission des gazs à effet de serre posé depuis enfin émis depuis des cent des centaines d'années maintenant. ni aujourd'hui.
Et en fait euh les réfugiés climatiques, on les repousse à coup de à coup de bayonnette. En fait, à un moment je enfin, je veux dire, je suis pas là pour ça quoi. C'est euh voilà et je trouve que le voir là perrorer en disant on va plus faire d'immigration. Alors que c'est c'est juste des pauvres gens en plus la plupart du temps. Enfin ceux qui immigrent à Mayotte, c'est quand même pas euh des gens qui ont plein d'opportunités au com et qui viendrai là juste pour le confort et ils viennent là pour survivre en fait. Et je veux dire l'espèce humaine c'est comme toutes les espèces, on se déplace pour survivre. C'est c'est enfin c'est naturel.
Donc à un moment donné faut arrêter avec cette espèce de démagogie immonde immonde. Et encore une fois, je vous je vous ai dit sur Mayotte, si on avait su le nombre de morts de Shido, si on avait depuis cet ouragan construit des hôpitaux, des écoles, fait en sorte que les les les comment s'appelle les baraques faites de ta et de carton, les bon, j'arrive pas à trouver le terme mais les bidonville, voilà euh soit consolidé, que ce soit des vrais quartiers d'habitation, qu'on puisse traiter dignement les gens, je dis pas mais là on a fait tout le contraire. Le seul texte qui est passé sur Mayotte, le seul hein quasiment enfin le seul c'était sur l'immigration encore une fois.
Enfin à un moment ça suffit. Oui. Sur le droit du sol, c'était ça la question. Oui. Avec quand même une question de savoir si on pouvait euh faire des des nuages et des dessins sur les murs des centres de rétention pour y accueillir des enfants. Enfin, je veux dire, on a quand même eu des débats un peu de ce niveau-là à l'Assemblée nationale, non ? Mais voilà, je je me mets en colère là-dessus, mais ça dit à quel point la droite nous emmène sur un terrain qui est qui n'est pas à notre honneur. Alors justement, parfois la la fin des films, ben parfois ces fins sont prévisibles. L'Union de la gauche à 6 mois de la présidentielle, c'est possible encore ou pas ?
J'imagine que si vous êtes là en face de moi, vous y croyez un petit peu au moins. B là, j'ai l'impression quand même que l'union de toute la gauche, ça va être difficile. Mais qu'est-ce qu'on appelle la gauche ? Qu'est-ce qu'on appelle la gauche, monsieur ? Euh voilà, je moi je regrette vraiment. Je pense que vraiment le NFP enfin le nouveau Front populaire c'était un moment qui était un moment où les partis ont mis leur signature au bas du parchemin mais c'était aussi un moment d'une mobilisation citoyenne énorme où les syndicats ont pris des risques, où les associations ont pris des risques.
Il y a plein d'associations qui ont dit soutenir le NFP qui ont vu leur subvention diminuer après avoir fait cet appel. Et nous on s'est comporté comme des goujas là-dedans. C'est-à-dire qu'on s'est comporté comme si nous n'étions pas redevables de ces gens sur une unité. Et encore une fois, mon parti a donné aussi une forme de confiance à l'aile droite du PS en se scotchant à la stratégie du PS sur la primaire et cetera et en disant "Vous inquiétez pas, on sera toujours là." Et du coup, ça a donné la confiance à l'aile droite qui s'est un peu émancipé de ce nouveau Front populaire. Et moi, je trouve que on est là pour porter des voix, c'estd que nous ne sommes pas notre voix.
Nous portons les voix des gens, nous sommes représentatifs et donc nous étions représentatifs de ce nouveau Front populaire que nous avons largement contribuer à abîmer et et ça aussi ça je suis pas contente de ça parce que je pense que c'est c'est pas à la hauteur et particulièrement pas au moment où l'extrême droite peut arriver au pouvoir et où la vie de gens très concrètement peut en être un modifié et mise en danger. Et c'est qui le responsable de ce mauvais scénario ? Olivier Fort Raphael Luxman ou tout le PS ? Mais je pense que c'est un peu on a tous une part de responsabilité mais euh enfin qui vous a trahi ?
tout le monde a un peu trahi mais moi je suis dans un parti et donc la je vais parler de la stratégie de mon parti puisque je peux pas parler des autres mais le fait de donner comme ça des gages tout le temps au PS tout en critiquant et donner en donnant des petits coups de pieds à à LFI euh à intervalle régulier, ça a encore une fois envoyé le message selon lequel ben le PS peut faire ce qu'il veut. de toute façon, il aura toujours les verrs avec lui. Et en fait, on l'a vu au municipal, on l'a vu à Paris, on l'a vu à Marseille, on l'a vu ailleurs. Et en fait, cette espèce de de partie du PS qui qui a trop la confiance, ben on en a une part de responsabilité.
C'est c'est en ça que moi je suis pas contente de la séquence et que je me battrai pour que ça ne se reproduise pas de la même manière. Je m'étais déjà battu. Je me suis toujours battue mais mais à un moment là on on peut pas continuer comme si déjà le récit politique nous appartenait complètement et puis ensuite comme si euh c'était une élection comme une autre. C'est pas une élection comme une autre. C'est pas une élection comme une autre. C'est quoi ? C'est la la enfin vous dites ça parce que jamais dans l'histoire de la 5e République un parti d'extrême droite en aurait été aussi proche né aussi proche de d'accès au pouvoir.
Parti d'extrême droite parce que quand on dit extrême droite maintenant on a l'impression que c'est un peu galvodé. Je rappelle que c'est un parti qui a pour philosophie politique le suprémacisme blanc. C'estàd qu'en fait euh tout toutes les autres personnes sont euh par nature et par essentialisation inférieure que c'est euh euh le le un blancin donné à à la force y compris policière en dehors des règles. C'est le c'est euh le la présomption d'une légitime défense. C'est le fait de d'un accaparement des richesses sur une petite partie de la population.
C'est aussi un antisémitisme historique parce que on parle d'antisémitisme mais enfin faut quand même pas oublier que ces gens viennent des SS et des des du de la collaboration avec Vichi. Enfin je veux dire donc en fait c'est pas juste deux mots l'extrême droite c'est toute une philosophie politique qui consiste à s'autoériger supérieur et s'autoarroger tous les droits qui vont avec cette supériorité et du coup de mettre en danger toutes les personnes qui n'entrent pas dans ces critères là. Donc je veux dire et puis évidemment c'est aussi un déni complet de la question climatique. Donc c'est des gens qui vont nous mettre dans un danger physique très très direct.
Donc à un moment voilà c'est pas juste un parti comme un autre. C'est bien plus grave que ça. Et et la France c'est un des principaux pays d'Europe. Donc que la France bascule à l'extrême droite, ça écrit aussi une histoire européenne. Donc oui, j'ai je pense qu'on est dans un moment de tous les dangers et que dans ces moments-là, il faut ça appelle à de très grandes responsabilités et une très grande sagesse politique. Hm. C'est normal que le seul camp qui présente une femme en position de gagner, ce soit le camp le plus conservateur en France ? Alors nous on en présente une pour l'instant mais qui pas [rires] que vous voulez déjà aborder.
Non mais parce qu'elle est à 3 % parce qu'elle a 3 %. Oui, c'est pour ça pour c'est pour ça que j'ai rajouté en position de gagner. C'est c'est un détail. dans Oui, parce que historiquement, si vous regardez les femmes politiques qui ont eu le pouvoir, ce sont des femmes qui ne menaçaient pas l'ordre social, qui précisément ne menacaient pas les hiérarchies sociales. C'est et c'est souvent des grandes conservatrices. C'est Tatcher, c'est Merkel, c'est et mais c'est Mélonie aussi. Et donc on accepte qu'une femme puisse accéder au pouvoir à la condition express qu'elle soit la garante de l'ordre d'une certaine manière de l'ordre hiérarchique et qu'une femme puisse menacer cet ordre.
Alors là euh évidemment elle est elle subit le sexisme de manière très importante. Donc c'est pour ça que c'est pas étonnant que les seules femmes qui arrivent aujourd'hui euh au pouvoir, enfin qui sont arrivées au pouvoir sont très très majoritairement des femmes très conservatrices voire d'extrême droite. Alors quand on est féministe, on peut pas se satisfaire un petit peu, même si cette femme est conservatrice. Enf vous m'en avez cité d'autres.
Quand une femme conservatrice arrive au pouvoir, on se dit pas, il y a quand même euh presque le la la grande méchante peut être aussi une femme quelque part en politique et c'est une forme d'égalité aussi, c'est-à-dire que une femme arrive au pouvoir malgré ses idées, même si son ne sont pas les vôtres. Alors, je me réjouirai jamais de l'arrivée de de Marine Le Pen au pouvoir, ça d'aucune manière. surtout que sa politique met en danger les femmes. C'est pas parce que c'est une femme qu'elle ne met pas en danger les autres femmes. Je veux dire, le sexisme n'est pas l'apanage des hommes. La misogénie n'est pas l'apanage des hommes. Sinon, on aurait déjà tout gagné.
Si s'il y avait que les hommes qui étaient misogynes et et sexistes, quelque part, on est 52 % de la population, on aurait déjà tout gagné. Donc en fait euh c'est comme le racisme intégré, c'est comme plein de d'autres choses. C'estàd que c'est pas parce que vous êtes femme que vous avez complètement déconstruit le rapport patriarcal euh dans la société. Et là en l'occurrence quand on voit les positions du Rassemblement national sur l'avortement en Europe, sur les droits des femmes d'une manière générale, bah évidemment [raclement de gorge] que c'est un sujet. Puis là, il s'empare d'un sujet qui est la dénatalité euh où en fait on revient à quasiment travail famille Patrick.
Le film Catastrophe de l'été, on en parle, c'était la canicule et les incendies. C'était un film bien français d'ailleurs, pour une fois, ça se passait pas que loin. Euh tout le monde partage ce constat. Une psychose s presque emparée de de tous les Français à propos du dérèglement climatique. Pourtant, l'écologie politique, elle s'est pas imposée. Pourquoi ? Il y a plusieurs éléments. Le premier élément, c'est que moi quand j'étais sur les plateaux télé, on me disait "Mais vous êtes pour contre les climatiseurs ? Vous êtes mais vous étiez contre les climatiseurs.
Puis après c'est la question c'était les canader puis après la question c'était les mégaabassines pour la sécheresse et donc on est toujours dans cette construction mentale qui est que à chaque problème on a une solution d'ingénierie quelque chose où bah voilà on a chaud on a une clime il y a de la sécheresse, on a de l'eau, il y a du feu, on a un canader. Voilà et en fait penser écologie c'est déconstruire tout ça. c'est dire s'interroger non pas aux solutions techniques qu'il y a à un problème mais s'interroger aux raisons systémiques d'arrivée et de surgissement de ce problème. Donc évidemment voilà évidemment c'est un sujet c'estàd que ça ne nous a pas laissé l'espace pour le poser.
Puis la deuxième raison, c'est aussi que je pense qu'on a pas un discours suffisamment clair. C'estàd que moi par exemple j'ai posé le mot d'effondrement parce que nous sommes là-dedans. Nous sommes dans un effondrement à la fois de la biodiversité, du cycle de l'eau et cetera. Et pour autant, j'ai l'impression que de n'a pas de ne pas avoir été relayé là-dessus. Ce terme effondrement n'est pas assumé non plus par une partie de l'écologie politique qui veut ne pas faire peur, qui veut rester dans une forme de de je sais pas comment dire mais de de lexique politique classique et dans ce lexique politique classique, il y a pas de place pour l'effondrement.
En fait, on peut pas expliquer l'effondrement en étant sage, poli, respectable. Il y a une manière enfin en fait on peut pas dire bah voilà alors la biodiversité va diminuer de 75 % et cetera. Voyez vous avez rien retenu quasiment. C'est qu'en fait si je dis effondrement vous le retenez. Si je dis les oiseaux ont disparu et ça en fait vous le retenez pas.
Donc il y a aussi une manière de poser les débats qui à mon avis estou d'ailleurs l'extrême droite quand elle va sur ces thématiques, elle elle utilise ces termes mais sur ces sur ces thématiques régaliennes entre guillemets, elle n'a pas peur d'utiliser ses mots d'effondrement de de déclassement de grand remplacement suicide français tout ça tout ça. Ouais, c'est ça. Ouais. Et nous on a on a une espèce de retenu alors que pourtant les mots existent. Je dirais l'effondrement, c'est pas une exagération de la situation, c'est la réalité de la situation aujourd'hui. Donc on peut les poser, il y a pas décroissance.
Par exemple, poser le terme décroissance, c'est aujourd'hui dire un gros mot sur un plateau de télévision. Et pourtant, on voit bien et là on rentre en récession d'ailleurs, on voit bien que de si c'est pas nous qui l'organisons, de toute façon, ça s'effondrera tellement que on subira cette décroissance. Donc toute l'idée et de savoir comment on s'organise pour faire en sorte que on ne cette décroissance se fasse dans le partage et la solidarité. Pour vous, ça aurait dû être traité comme le Covid cette crise euh de la canicule. Alors, il y a un truc qui m'a vraiment frappé, c'est que là, il y a eu une interview de cinq pages de Sébastien Lecornu à la rentrée.
Donc Sébastien Lecornu, premier ministre, première interview, cette interview était attendue, cinq pages dans le parisien, c'est quand même pas rien. Il y a pas le mot réchauffement climatique, c'est lunaire. C'est lunaire. C'estàd que euh il y a cinq pages après l'été de incroyable qu'on a vécu, il y a pas le mot réchauffement climatique. Et toutes les mesures budgétaires, c'est des mesures on parle des retraites, on parle des remboursements, on parle des arrêts maladies. Il y a rien de rien de rien sur sur la la réponse à la crise écologique. Et en fait, c'est pour moi cette interview, c'est l'illustration parfaite du déni.
C'estàd que on a souvent on se dit qu'est-ce que c'est le déni climatique ? C'est exactement ça. C'est faire une interview de cinq pages quand on est le premier ministre de la France sans aucun mot aucun mot pour les 7000 ne serait-ce que pour les 7000 et quelques morts de la canicule. Rien, rien de rien. Et c'est comme si ça ne s'était pas passé. C'est c'est incroyable même sur le plan psychologique et politique. Et surtout ce qui m'a fasciné, c'est que lui il fait ça, le journaliste ne lui pose pas la question et ça n'est repris nulle part.
C'estàd que personne sur aucun des plateaux se dit "Mais au fait comment ça se fait qu'on ait pas parlé du réchauffement climatique ?" Et en fait, c'est en ça que moi j'utilise beaucoup le mot affronter qui manifestement n'est pas toujours compris, mais euh affronter une question, c'est faire face à cette question. Et là aujourd'hui, on a besoin vraiment de s'ouvrir les yeux sur euh le réchauffement. Oui, mais ça veut dire quoi ? Qu'il est euh je sais pas si on dit le mort, sol mais sourd. Pourtant, j'imagine que dans son entourage, il y a des gens qui doivent lui dire c'est responsable politique ont des enfants.
On a quand même des nouvelles générations qui sont plus conscientes de ces sujets-là. Vous pensez qu'ils veulent pas entendre ou ils font ou alors ils ont une stratégie pour ne pas effrayer les Français. C'est ça que j'ai moi j'aimerais comprendre. Vous quelle est votre analyse par rapport Je pense que là pour ne pas effrayer les Français, la meilleure des réponses c'était de dire "Non mais on a compris ce qui s'est passé, on va éviter que ça se reproduise." Ça c'était ne pas effrayé. C'est pas dans son logiciel il s'en fiche, il se rend pas compte ou c'est Je pense que je pense qu'il est obsessionnel de la croissance de l'industrie.
Et d'ailleurs, il pose un truc qui me semble extrêmement dangereux, c'est que il dit "Bah en fait, on a une industrie de pointe, c'est l'armement. On est le deuxième exportateur d'armes." Il dit ça dans son interview.
Donc en fait ça veut dire et c'est quand même quelque chose qu'on analyse beaucoup en économie dans les recherches en économie c'est que quand le capitalisme entre en crise et bien un de ces débouchés c'est l'industrie de l'armement parce qu'on sait toujours qu'on se tapera dessus et qu'on aura toujours besoin d'armes et donc on relance l'industrie par l'armement mais en fait c'est hyper grave, c'est hyper dangereux et donc voilà on est dans ça et alors est-ce que c'est purement cynique ? Est-ce que c'est une forme d'ignorance qui confine quand même à enfin je le dis, je le pose mais à une forme de stupidité face au face au sujet quand même.
Où est-ce que c'est où est-ce que c'est du cynisme pur ? Bah c'est toute la question en fait. Et pour moi, j'ose espérer que c'est cynique parce que si c'est cynique, on peut changer. Voilà. Vous dites vous dites en gros soit c'est un grand méchant, soit il est bête. C'est un peu près ça. Bah en tous les cas, quand on est face au à quand on est à ce point-là face au réchauffement climatique en en mesurant les conséquences, qu'on a pas un mot pour les victimes de ce réchauffement climatique, qu'on n pas un mot de politique publique en sortant de cette crise, bah ça pose quand même une question.
Enfin parce que moi je veux bien qu'il soit totalement enfin moi je veux croire à l'hypothèse du cynisme mais dans ces cas-là ça veut dire si on pousse l'hypothèse du cynisme ça veut dire que le capitalisme va à ce point-là nous dépasser qu'il va nous tuer. C'estàd qu'en fait on va enfin c'est presque vertigineux. C'estàd que ce qu'on a créé nous-même va nous tuer. Imaginons dans un scénario encore plus fou que ce que vous pouvez imaginer. Il vous appelle Sébastien Lecnu. Il dit "Vous avez raison. J'ai vu ça j'y crois pas. J'ai vu cette interview. J'ai un manque de conscience sur le sujet. Je vous propose d'être ministre de l'écologie. Redressez-moi, redressez-nous.
Est-ce que vous accepteriez ? Mais non, parce que c'est pas justement d'ailleurs ça on le voit bien avec Barbu qui est la ministre de l'écologie puis on l'a vu avec Hulo avant et plein d'autres avant. C'est qu'en fait vous pouvez être une ministre de l'écologie mais si vous êtes dans un gouvernement qui n'entend rien à la crise climatique mais j'aurais pu parler de la ministre de l'agriculture de la même manière parce que la ministre de l'agriculture elle a fait une une interview sur France Info à la sortie de la de l'été où elle disait ben on va continuer en fait il faut encore renforcer l'industrialisation de notre agriculture.
Il y a des centaines de milliers d'animaux qui sont morts dans les hangars surchauffés par la canicule et et on sait même pas où les mettre. ça va polluer le les réserves en eau, enfin les les nappes fréatiques. Et elle dit "Bah faut continuer ça." Et en fait à un moment donné, on se dit "Mais en fait est-ce que vous êtes dans une dystopie ?" C'est est-ce que votre film à vous c'est une dystopie ? Est-ce que vous voulez nous montrer le monde le plus horrible vers lequel on peut aller ou est-ce qu'au contraire, il y a une espèce de game changer à un moment donné qui arrive dans le scénario et on change la fin du film ? Parce que là, sinon c'est effrayant.
[rires] D'ailleurs, on va parler de vos vacances là. Vous avez fait un été 100 % écolo ou pas ? Est-ce que vous faites du blablacar, vous faites que du train, vous ne prenez plus l'avion ? Moi, j'ai envie de savoir quelles sont les vacances de Sendré. Non, j'ai pas envie de tout savoir. Moi, je suis pour la vie privée totale. Mais sur ce ces questions là d'exemplarité, alors ça fait maintenant, je pense que j'approche les 15 ans sans avion. Je dois être entre 10 et 15 ans. Ou ouais, ouais. J'ai pas je prends plus du tout l'avion. Euh, je fais le maximum en train. Des fois, j'arrive pas à tout faire en train.
Donc, parfois, je prends une voiture qui est ma voiture qui est une petite voiture hybride. Voilà. Mais sinon, je prends le maximum le train et je reste en France. Vous n'allez plus à l'étranger alors ? Euh ou alors j'is en train. Je suis allée à Berlin par exemple en train. Euh je suis allée à Barcelone en train. Je suis allée à Madrid en train. Je suis allée euh où est-ce que je suis allée encore en train ? À Londres évidemment. Donc je fais les pays européens en train. Ouais. Je me dis euh bon au bout de 15 ans, peut-être j'aurais le droit quand même à un elle prépare le prochain voyage en Asie [rires] par exemple.
Bah en vrai, ça peut se produire parce que comme je suis sur une circonscription où il y a beaucoup de de personnes qui sont issues des pays du sud-est asiatique, je pourrais très bien y aller en effet, mais il y a aussi les territoires ultramarins, donc il faut qu'on choisisse. Mais elle ce qu'on appelle en politique devancer la polémique, c'est hyper malin. Et vous le faites chez nous, c'est bien pour le prochain ? plus j'ai rien dessiné encore. Mais là de toute façon, il va bien falloir que j'y aille et en avion parce que là je peux pas y aller en train. Alors moi il y a il y a un film qui me fait marrer mais le titre va pas vous plaire, c'est Barbecue.
Ah vous dites "Ça y est, il va me faire le truc relou. On parle toujours du barbecue. Il est pas original, il est il est il est lourd, j'avoue, mais je tente. Avec qui préféreriez-vous faire un barbecue végan ? Voilà, au mois je faire ça. Est-ce que vous préfériiez faire un barbecue végan ? Parce qu'il y en a eu un d'ailleurs, un un grand, je crois à Paris il y a pas longtemps. C'était le plus grand du monde. Véan ? Ouais. Ah bon ? Ouais. Ils m'ont même pas invité et que jeis même pas cette information alors que j'aurais ramené mon poivron. Mais pourquoi [rires] suis-je pas allé et ils ont appelé je crois le en plus il y a des poivrons verts, des poivrons rouges.
Et ils ont appelé le le guiness d'cord pour dire on est on est le plus grand. Alors vous préférieriez faire ce ce barbecue avec vous me dites Édouard Philippe, Gabriel Atal, François Baou, Gérald Armanin, Emmanuel Macron. Allez une femme Marine Le Pen. What ? Ouais je voilà vous avez alors déjà je je vous propose un barbecue végan.
plus sympa [rires] mais c'est l'enversou ou après plusieurs raisons pour aller au moins il y a peut-être un qui est plus sympa que qu'un autre l'autre [rires] Ah non non non moi je non non non moi je je je sais pas j'ai j'ai poney ce genre-là non je peux [rires] pas je vais au poney c'est vrai oui on peut prendre un barbecue des gens à qui on n'est pas oui d'accord là et en plus je les entends toute la journée je sais pas non Géraldin je peux pas Emmanuel Macron remarquez Emmanuel Macron j'aurais quelques vérités à lui dire en fait entre deux auberg Virgine. Ouais, [rires] vous vraiment dit ça ? C'est non. Et poivron et cour légumes qu'on peut mettre sur la vrai.
OK, [rires] il faut que j'enchaîne s'il y a pas une personne qui un petit sujet de masculinisme. J'ai [rires] Ouais. Ouais. N'envoyez N'envoyez pas en commentaire les emojis. J'interdit. On modérerain. Vous êtes d'accord ? Moder, [rires] on va on va le laisser avec le fourir derrière. Bon, allez, faut que j'enchaîne. [rires] J'ai bah on va le métier de journaliste politique est un métier dangereux. Oui, quand on va faire le malin avec des questions originales, [rires] voilà, c'est les fait boomerang. J' poser des questions comme à Pauline de Malè, il me serait rien arrivé. [rires] Euh, j'ai une réplique à vous faire écouter.
J'imagine que ça doit vous énerver quand les gens disent ça, quand vous discutez. À chaque fois que l'on vous pose une question, quel que soit le thème, vous répondez transition écologique, transition écologique, transition écologique. Ah c'est Rachid Adati. Oui, c'est votre ami Rachidati. C'est pour ça que vous Non, c'est pas [raclement de gorge] une amie, votre copine, votre camarade. Non, non plus quelqu'un dont je respecte le parcours. D'accord. D'accord. Ce que je que j'allais dire vous, on peut avoir des des amis ou des camarades ou des gens alors qu' qu'on respecte avec des oui c'est même plus transition, c'est transition, on est trop tard là.
Donc maintenant c'est transformation écologique, rupture écologique, rupture écologique, rupture écologique. Et oui, cecal, elle a dit aussi le féminisme ne doit pas chercher instaur suprématie des femmes sur les hommes. Ah bah ça risque pas, je vais vous dire [rires] si on est si on en était dans ces questionsl saurait. On est pour l'égalité et pour l'instant, on est loin de l'avir. Ouais. Non, mais ça c'est c'est une vraie question. Est-ce que vous est-ce que vous alors je pas tomber dans le dans dans la projection ou ce qu'on pourrait imaginer de vous de manière caricaturale, mais est-ce que vous avez des amis qui ne pensent pas comme vous ?
Est-ce que vous avez pardon des amis qui mangent de la viande ? Est-ce que vous avez des amis qui ne sont pas aussi euh engag de droite ? J'ai un ami de droite. Ouais. J'ai plein d'amis. Oui. Oui. [raclement de gorge] En politique aussi, on les connaît ou pas ? On les connait euh pas enfin pas spécialement non mais rien que dans ma famille par exemple cet été a été un peu [rires] un peu une bataille pour conserver des des repas végétariens. Oui oui oui c'est vrai. Ah ben non. Racontez-moi ça. Moi ça m'intér Ça se passe comment chez les rousseau ? Il y a il y a non, il y a une guerre de frigo genre j'imagine déjà faut compartimenter.
Non non non pas du tout mais juste au bout d'un moment il y a toujours quelqu'un qui dit bon quand est-ce qu'on mange de la viande ? Mais voilà. Non non, ça fait partie des sujets. D'ailleurs, c'est quand même incroyable cette histoire de barbecue parce que ça fait quand même maintenant 4 ou 5 ans que je l'ai posé et je crois que c'est à 5e année et je reçois toujours quotidiennement des photos de barbecue. C'est c'est quand même Mais oui, 5 ans après. Donc j'ai quand même touché quelque chose de très sensible quelque part dans l'espèce humaine et particulièrement dans l'homme qui fait le barbecue. Je pense que ouais là je l'ai fait sortir de sa caverne.
Mais c'est bien parce que ça veut dire qu'à chaque fois que il fait un barbecue, il pense à moi. Je dis au bout d'un moment ça va bien agir [rires] des admirateurs j'ai l'impression qu'il y a une partie des personnes qui quand ils font des barbecue, ils se disent tiens Sandré Rousseau barbecue Sandr Rousseau tiens je prends mon barbecue en photo ou alors je me prends moi-même en selfie devant mon barbecue et hop je l'envoie à Saint donc je me dis je suis dans leur tête quand même. Donc au bout d'un moment ça va bien finir par infusé. Oui. Donc peut-être un jour ils vont m'envoyer des photos de tomates au barbecue. Oui, surtout [rires] la tomate moins problématique.
Et euh est-ce que c'est la définition d'un d'un coup politique réussi quand comme ça euh une phrase, une position ou une idée, elle devient emblématique et on vous en parle parce que les gens pensent vous vous embêter, vous attaquer en ça mais en fait c'est c'est un hommage quelque part. Je dirais presque quand quelqu'un vous envoie vous dites bah c'est pas ni un hommage ni un coup, c'est est-ce que ça transforme les mentalités ? Est-ce que ça permet de penser aut ? Est-ce que ça permet de changer les competit ou pas ? Moi, j'ai quand même le sentiment que la nourriture devient un objet politique véritablement. Ce que ça n'était pas avant.
C'estd qu'avant on mangeait puis on s'interrogeait pas tellement enfin il y avait éventuellement la qualité mais il y avait pas la composition de l'assiette. Et là, j'ai l'impression que maintenant le la nourriture devient un sujet politique et qu'on comprend que çaen est un. C'estàd que selon qu'on mange local, selon qu'on mange avec des protéines végétales ou animales, mais en fait on on construit derrière toute une industrie agroalimentaire et que c'est pas du tout la même la même chose. Donc oui, je pense que ça au moins ça a permis d'ouvrir cette brèche là.
Ouais, mais on l'a vu avec par les questions du kebab qui ont été le kebab a été considéré comme un plat de grand emplacement par Robert Ménard par exemple à Bédier. On a eu Master Poulet avec Karim Boamran qui en a fait un sujet. On sent oui que que la bouffe c'est devenue un marqueur.
vous pour tout pour d'autres raisons hein vous sur la question de de voilà le kebab je pense qu'il y avait quand même des rels bien racistes et derrière Master Poulet il y a aussi une question sociale sur la nourriture mais la question qui a manqué dans le débat sur Master Poulet c'était et les poulets ou [rires] mais oui mais ils viennent de Pologne ils sont élevés dans des conditions abjectes et cetera et donc est-ce qu'on pourrait pas aussi faire une nourriture rapide à consommer pas cher et sans animaux à l'intérieur et c'est une vraie question aujourd'hui parce que aujourd'hui un poulet venu de Pologne coûte moins cher que des légumes produits en France.
Alors ça met quand même en avant une question, celle euh bah de la capacité à être écolo quand on n pas beaucoup de moyens. C'estàd on a on peut avoir le sentiment qu'être écologiste ou avoir cette conscience c'est réservé à ceux qui ont les moyens et que quand on n' pas moyens et ben on pense déjà à manger pour pas trop cher. Et Master Poulet a peut-être révélé ça aussi. C'est que c'est c'est une marque qu'on retrouve dans les quartiers populaires et les gens disent "Attendez très bien mais nous on on n' pas encore le temps et le moyen de penser à ça." Vous avez conscience de ça ? Parfois l'écologie elle peut avoir cette cette image un peu euh snob élitiste ?
Bah c'est surtout que toute toute notre organisation économique et agricole fait que manger du poulet coûte moins cher coûte moins cher que de manger des légumes. Et en fait si si on arrivait à véritablement inverser les choses, alors on aurait accès à l'écologie partout. Et en fait c'est ça le sujet, c'est comment ? Mais je veux dire, un plat de pâte sans viande, c'est quand même la nourriture la plus populaire en Italie comme comme les pâtes à pizza sans qui contiennent quasiment pas de viande. Donc en fait les plats populaires si vous regardez, ils sont souvent avec peu de viande hein. C'est souvent des légumes qui la soupe et cetera. Donc c'est pas vrai qu'il y a une question.
C'est c'est vraiment qu'est-ce que notre organisation économique et politique a tellement modifié qu'en fait on en arrive à tuer des animaux par millions et par milliard même et simplement parce que c'est pas cher de le faire alors que faire pousser des légumes ça l'est plus et ça c'est quand même un sujet. Mais pourquoi les classes populaires ne font pas partie de votre électorat ou très peu quand on regarde les chiffres ? Mais je sais pas parce que quand j'ai fait la primaire des écologistes, moi il y avait énormément par exemple de personnes issues des classes populaires qui m'avaient euh rejointes et je pense que c'est c'est aussi une manière de de poser les choses.
C'est une manière de poser les sujets. Je pense que on aujourd'hui on on a une écologie qui une qui ne parle pas du point de vue de la vie très quotidienne des personnes qui galèrent. Et donc il va falloir vraiment partir de ce point de vue là. C'estd que c'est pas faut se dépêcher si en avril la présence. Non mais enfin moi je vous le dis c'est que quand vous habitez des bouilloirs thermiques ou des passoirs thermiques, quand vous avez des RER à prendre à 4h du matin, que vous avez un emploi en miette, que vous avez vos enfants qui mangent pas suffisamment à leur fin et cetera, mais l'écologie c'est une réponse à ça quoi. Merci. On va terminer par une question tradition euh ici.
Dans quel film ou dans quelle série on est selon vous là ? le monde dans lequel on vit. Ouais. En ce moment, est-ce qu'il y a une série ou un film ? On dit souvent une série. Mais si vous avez un filmup ah expliquez-moi pourquoi. Notup, c'est un film qui est sorti pendant le Covid où c'est une météorite qui arrive sur la planète et donc il y a deux scientifiques qui voient que la météorite arrive sur la planète.
Ils essayent, ils écument les plateaux télé, ils écument les euh tous les dirigeants, enfin, ils parlent à tous les dirigeants de la planète pour dire "Mais attention, il y a une météorite qui arrive et et en fait c'est ça devient eux le problème." C'estàd qu'en fait, on les on les ridiculise, on les évacue, on leur interdit de parler en disant "Mais ils sont fous !" Et puis euh et puis évidemment la météorite tombe. Merci Sandrine Rousseau qui n'est pas une météorite de la vie politique. Ça fait un moment qu'elle pèse et elle va continuer à peser. On attend sa réponse évidemment sur bah pour qui elle va rouler. [rires] Il est horrible ce terme pour la présentielle de 2027.
Mais en tout cas, merci d'avoir accepté cette interview. Merci. [musique] Personnage principal Asam Chaouch.
[musique]
Oh oh oh oh.