Le NFP se moque de l'intérêt général ! - Laurent Jacobelli (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse partielle
Les débats ont repris ce soir, cher Mathieu. Pour le moment, le 49.3 n'a pas été brandi.
- 1:51OuverteRéponse partielle
On a entendu la porte-parole du gouvernement sur le 49.3. En gros, on peut le faire, mais on n'espère pas, si j'ai bien compris.
- 4:28RelanceRéponse directe
Laurent Jacobelli, Richard Ramos, l'idée, on l'a bien comprise, c'est que chacun va aller dealer avec le Premier ministre pour faire passer son petit amendement.
- 5:41FerméeRéponse directe
Mais vous le censurerez ?
- 6:38OuverteRéponse partielle
Juste sur ce 49.3, deux députés aujourd'hui. LFI avec M. Coquerel, l'ERN avec M. Chenu. Ils veulent dégainer.
- 7:10RelanceRéponse directe
Pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Locuteur 2Chiffre
« la tension monte, notamment autour des 60 milliards d'euros d'économie voulus par le gouvernement. »
- 0:33Locuteur 2Fait
« Il a notamment ciblé les revenus du capital. »
- 0:50Locuteur 2Fait
« Car selon Jean-Philippe Tanguy, l'attitude des insoumis consiste tout simplement à diviser les Français en mettant d'un côté les classes moyennes qui ont pu épargner et de l'autre les classes populaires. »
- 1:16Locuteur 2Fait
« Car vous l'avez dit, cher Julien, aujourd'hui en Conseil des ministres, le Premier ministre Michel Barnier a donc obtenu la faculté, comme le veut la coutume, de pouvoir avoir recours à cet article du 49.3 à tout moment. »
- 1:36Locuteur 2Fait
« Vous pouvez aller faire vos cartons si certains amendements du Rassemblement national ne sont pas repris. »
- 1:41Locuteur 2Promesse
« On n'hésitera pas, oui, à appuyer sur le bouton de la censure. »
- 6:15PrésentateurFait
« Si on s'en prend aux classes moyennes, si on ne permet pas aux entreprises de respirer un peu… »
- 6:34PrésentateurChiffre
« Nous, on ne veut pas que la France se surendette de 100 milliards chaque année. »
- 14:29PrésentateurFait
« La gauche qui a refusé de donner une victoire sociale au RN et qui est apparue très désunie sur la question. »
- 14:33PrésentateurFait
« La proposition du RN d'abroger la réforme des retraites, elle arrivera le 31 octobre dans l'hémicycle. »
- 14:37PrésentateurFait
« L'idée, c'est de revenir, donc, à un départ à la retraite à 62 ans. »
- 20:33PrésentateurChiffre
« 56. »
- 20:42Locuteur 6Fait
« les charges qui pèsent sur l'emploi en France sont beaucoup trop lourdes. »
- 30:24PrésentateurChiffre
« Huit mois requis et 2 000 euros d'amende sur une base maximale d'un an et de 45 000 euros d'amende. »
- 36:18Locuteur 6Fait
« Tellement proche que Ercilia Soudet, la députée LFI, est venue le soutenir en manifestant devant le commissariat où il était en garde à vue la dernière fois. »
- 36:54Locuteur 6Fait
« Moi, vous savez, je ne pense pas qu'on puisse lutter contre des idées en interdisant. »
- 37:37Locuteur 6Fait
« là, quand vous appelez à l'intifada, donc à la violence, vous êtes en dehors de la loi. »
- 38:00PrésentateurFait
« Ceux qui sont derrière, c'est la France insoumise. »
- 38:25PrésentateurFait
« Ercilia Soudé, elle faisait partie également de ces gens qui acclamaient ce personnage quand il appelait à l'intifada dans les rues de Paris. »
- 38:36PrésentateurFait
« À quel moment on va demander des comptes à ces élus de la France insoumise qui sont clairement des islamistes ? »
- 39:55PrésentateurFait
« On l'a appris hier en possession de drogue de synthèse sur un cas de métro à Paris après l'avoir acheté à un jeune mineur. »
- 41:05Locuteur 5Fait
« Moi, il faut être ferme. Je veux dire, c'est lui qui devrait partir. »
- 43:28PrésentateurFait
« Il est peut-être très mal dans sa peau. Si vous êtes en détresse mentale, vous ne prenez pas de la 3MMC pour avoir des relations sexuelles. »
- 50:10PrésentateurChiffre
« Depuis le début de l'année, la ville de Grenoble, désormais comparée à Marseille, a été le théâtre d'une cinquantaine de fusillades. »
- 51:23Locuteur 7Chiffre
« Ces derniers peuvent être très lucratifs et représenter jusqu'à 30 000 euros de chiffre d'affaires par jour. »
- 54:24Locuteur 5Chiffre
« un mineur de 15 ans ou de 14 ans qui est capable d'exécuter une personne pour un contrat à 50 000 euros »
- 1:01:33PrésentateurChiffre
« 23% des Français vont jusqu'à dire que le système de la démocratie n'est pas le meilleur système qui soit. »
- 1:04:23PrésentateurFait
« j'estimais que je devais prendre en compte de ce que disait le peuple. »
- 1:04:45PrésentateurChiffre
« les 23% de gens qui estiment que la démocratie n'est pas le meilleur système »
- 1:06:53PrésentateurFait
« Nous avons voté pour des européennes, puis pour des législatives avec deux tours, et les Français sont exprimés en besoin de changement. »
- 1:06:58PrésentateurChiffre
« On a Michel Barnier, Premier ministre, qui vient d'une formation politique qui fait 4%. »
- 1:08:58PrésentateurPromesse
« Nous, on est pour le référendum d'initiative populaire, on est pour la proportionnelle. »
- 1:11:14PrésentateurFait
« le politique fait des promesses qu'il tient de moins en moins et les Français le ressentent »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Locuteur 612 %
- ?8 %
- Locuteur 73 %
- Locuteur 53 %
- Locuteur 33 %
- Locuteur 22 %
≈ 39,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Mathieu Devez est avec nous avec Olivier Gangloff, bien sûr. Les débats ont repris ce soir, cher Mathieu. Pour le moment, le 49.3 n'a pas été brandi.
Et
oui, il est tard, cher Julien. Disons que je me permets à les certains écarts. Et oui, la tension monte, notamment autour des 60 milliards d'euros d'économie voulus par le gouvernement. Aujourd'hui, à gauche, c'est le député insoumis David Guiraud qui a durci le ton. Il a notamment ciblé les revenus du capital. Car selon lui, puisqu'il faut faire des économies, soit on augmente les taxes sur l'électricité, soit on augmente les taxes sur les hauts revenus, soit on démolit les finances publiques locales, soit on taxe les revenus du capital. Et puis il y a eu cette réponse ferme du député du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy.
Car selon Jean-Philippe Tanguy, l'attitude des insoumis consiste tout simplement à diviser les Français en mettant d'un côté les classes moyennes qui ont pu épargner et de l'autre les classes populaires. Enfin, il y a toujours cette ombre qui plane de plus en plus. D'ailleurs, au-dessus de l'Assemblée nationale, celle bien sûr du 49.3. Car vous l'avez dit, cher Julien, aujourd'hui en Conseil des ministres, le Premier ministre Michel Barnier a donc obtenu la faculté, comme le veut la coutume, de pouvoir avoir recours à cet article du 49.3 à tout moment. D'ailleurs, sur le texte du budget, on le rappelle, cet article qui permet d'adopter le budget sans un vote à l'Assemblée nationale.
Oui, mais voilà, avec cette stratégie, Michel Barnier s'expose à une motion de censure. Et aujourd'hui encore, le député du Rassemblement national, Thomas Ménager, a mis en garde le Premier ministre.
Vous
pouvez aller faire vos cartons si certains amendements du Rassemblement national ne sont pas repris. On n'hésitera pas, oui, à appuyer sur le bouton de la censure.
Merci Mathieu Devez pour toutes ces précisions et qu'Olivier Gangloff à l'Assemblée nationale. Johan, d'abord un petit éclairage. On a entendu la porte-parole du gouvernement sur le 49.3. En gros, on peut le faire, mais on n'espère pas, si j'ai bien compris. La cartouche est dans le fusil. On va attendre un petit peu avant d'appuyer sur la gâchette. Façon de se dédouaner d'avance pour un éventuel passage en force. Non, mais ce
ne
sera pas un passage en force. Le 49.3,
c
'est
un passage en force.
Non,
non,
parce que c'est prévu par la constitution. Un passage en force, ça sous-entend autre chose. Moi, je n'aime pas du tout cette expression. Ah bon, ben pardon.
Non, non, mais
je
trouve qu'elle est trop
utilisée. Vous n'êtes pas le seul à l'utiliser, mais ça n'est pas un passage en force. C'est prévu par la constitution.
C
'est un contournement du vote parlementaire. Oui, mais c'est prévu par la constitution. Donc c'est quelque chose qui est complètement légal et encadré. Et il est évident qu'il sera utilisé à un moment, comme Elisabeth Borne l'avait utilisé parce qu'elle n'avait pas de majorité absolue. Là, la majorité est encore plus étriquée. Donc il est logique qu'il y ait un 49.3. À quel moment ? On n'en sait absolument rien. Est-ce que ça sera en première lecture
? Peut
-être, sans doute, mais on n
'en
est pas tout à fait sûr non plus. Ça ira au Sénat, il y aura une commission mixte paritaire. Et il y aura ensuite, de toute façon, un 49.3. Oui, mais là, dans les prochaines heures, dans les prochains
jours, je n'en sais absolument rien.
Il
y a du
temps avec les délais, si les amendements...
Il
y a 3 700 amendements. Si ça prend trop de temps, ça passera directement
au
Sénat. Il est censé boucler à l
'Assemblée nationale la première
lecture
entre 40 jours. Oui, mais justement, si ça
ne passe
pas, il ira directement au
Sénat.
Si les
délais ne sont pas tenus...
40
jours à l'Assemblée nationale. Ensuite, si ça n'est pas voté, ça passe directement au
Sénat. Et là
où
ça sera plus facile au
Sénat, pour lui.
Et le Parlement, dans
son ensemble,
a
70 jours pour le voter.
Mais les
oppositions... En gros,
Judith,
soit il le fait, puisqu'on évoquait
Elisabeth Borne. Soit il le
fait très tôt, façon Elisabeth Borne, mais là, ça massacre le temps parlementaire. Soit il laisse le temps au temps pour trouver un début de compromis. La meilleure méthode, quelle est la
quête ? Il n'a
aucun intérêt à le faire tôt. Il a tout intérêt à laisser traîner les choses. Puisque de toute façon, au bout du compte, il devra utiliser le 49-3. Ou alors, s'il laisse passer le fameux délai de 70 jours, ce qui nous mène au 21 décembre, si le Parlement, dans son ensemble, ne l'a pas voté, il peut procéder par ordonnance pour faire ce qu'on appelle... Chimbo. Pardon ?
Vas-y, vas-y. Allez
-y, Judith.
Pour faire ce qu'on appelle, en fait, une reconduction du budget de
l
'année précédente. C'est un truc qui existait sous... La 4e République a été supprimée sous la 5e, mais qui demande quand même un vote. On appelle ça une loi spéciale. Et normalement, les parlementaires, en tout cas ceux qui ne sont pas irresponsables, le vote ne serait-ce que pour que les
fonctionnaires
soient payés.
Laurent Jacobelli, Richard Ramos, l'idée, on l'a bien comprise, c'est que chacun va aller dealer avec le Premier ministre pour faire passer son petit amendement, histoire de ne pas censurer le gouvernement, et d'avoir un 49-3 qui contente tout le monde. Parce que franchement, je vais vous la faire à l'ancienne, les yeux dans les yeux.
Qui
a intérêt, aujourd'hui, à renverser Michel Barnier ? Très franchement. Ah non, mais ce n
'est
pas une question d'intérêt.
Je
pense qu'il faut quand même
dire
la vérité aux gens. Dites
-le à nous, la vérité. Qui a
intérêt à renverser Michel Barnier, très franchement
?
La majorité, la gauche, joue la montre. Quand on voit qu'on en est à 7 amendements de l'heure, aujourd'hui, il nous faudra aller jusqu'en 2040 pour étudier ce budget. Normalement,
on
est autour de 35 à 50 amendements de l'heure. Donc, la gauche prend tout son temps, le centre prend tout son temps. On a l'impression qu'ils ont intérêt à envoyer ce débat budgétaire dans le mur pour avoir derrière un 49-3. La gauche pourra dire « Ah, c'est le méchant Michel Barnier, nous sommes la gauche, révolution. » Et Michel Barnier pourra dire « Voyez, on a une gauchie responsable, je suis obligé de prendre mes responsabilités. » Je crois qu'il y a une voix entre les deux. Celle qui était la promesse de Michel Barnier, d'écouter les oppositions, de prendre leurs amendements et d'enrichir le texte, voire de corriger le texte. Or, pour l'instant, il n'en est rien. Mais
si vous
deelez des amendements avec le Premier ministre et que ça passe par un 49-3, vous le censurez ?
Oui ou non ? Oui ou
non ? Ça ne s'appelle pas de dealer, faire voter des amendements.
C
'est tous les députés
qui votent. Vous savez très bien ce que va
faire Michel Barnier. Il va aller voir les chefs de groupe, il va aller dire « Bon, quel amendement tu veux que je garde dans mon projet de loi ? » «
Comme
ça, tu ne
me
censures pas. » Chacun, les uns et
les autres, va aller faire sa petite angouille. Il va juste aller voir Marine Le Pen. Les autres, ils s'en prissent. C'est pour
ça que
je
commence
par l'enjeu de la commune.
En tout cas, pour
l'instant,
ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Et très honnêtement, si le budget n'évolue pas… Vous le censurerez ? Bien sûr. Évidemment. Si on s'en prend aux classes moyennes, si on ne permet pas aux entreprises de respirer
un peu… Vous avez eu des gages. L'indexation des retraites
sur les petites retraites, c'est oublié déjà. Non mais d'accord. Mais il reste quand même d'énormes pressions fiscales qui vont détruire le pouvoir d'achat des classes moyennes. Nos entreprises vont se dévoiler de nouvelles taxes. Tout ça va nuire à la croissance. Nous, on ne veut pas que la France se surendette de 100 milliards chaque année. Ad vitam aeternam. Richard Ramos,
je
vous donne tout de suite la parole. Juste sur ce 49.3, deux députés aujourd'hui. LFI avec M. Coquerel, l'ERN avec M. Chenu.
Je
pense qu'ils veulent dégainer. Ils ont deux options, en fait. Bon, ils ont l'option du 49.3.
Il
y a une autre qu'ils peuvent essayer de tenter, c'est de laisser pourrir les débats. C'est-à-dire de faire en sorte qu'on dépasse le délai et que ça passe au Sénat sans vote. Et à la fin du fin, ils pourraient même jouer ça, en décembre, en se disant, on va faire traîner. Et là, ils ont le droit de passer les ordonnances.
On ne veut pas que le Parlement soit brutalisé.
Pourquoi ? Parce que regardez, hier, nous avons eu une séance. Nous nous sommes quittés à l'Assemblée nationale à minuit. Et il
y a
des choses qui ont pu évoluer. Par exemple, il
y a
une contribution sur les hauts revenus qui a été votée. Un projet de loi de
finances rectificative... Elle était
dans le budget, simplement. Elle devait être temporaire. Elle sera désormais pérenne. Voilà. Il y a un budget
rectificatif
qui a été voté. On a empêché la désindexation, par exemple, de l'impôt sur le revenu que voulait faire la gauche, l'intégration dans cette hausse sur les
hauts revenus du patrimoine professionnel. Richard Ramos, c'est vrai que vous avez une gauche qui veut des impôts à tout va, la droite, l'URN, qui n'en veulent pas. Tout le monde a un petit peu sa potion magique pour sauver le pays. Mais on se demande comment Michel Barnier va pouvoir tenir sur ce fil.
Non
mais, déjà, on aura
un
49-3. Oui. Le 49-3, il est à ce budget, parce que la trahison est à la politique. Ah oui. Une question de moment. Du col à la peau. Une question de moment. Oui, c'est ça. Et donc... C
'est triste.
Ah mais c'est la réalité.
C'est très bien réel.
C
'est la politique.
C'est comme ça.
Vous
êtes... La vie
est triste.
Avisé. C'est la
vie.
On aura un 49-3.
Ce
qui est dommage, c'est que, moi je le trouve, et ce 49-3, en fait, les seuls qui seront en deal, comme vous aviez dit tout à l'heure, avec le Premier ministre, c'est le Rassemblement National. Et ça fait des mois que je dis qu'on fabrique la République du Fer-Semblant.
On
a des députés qui travaillent. Alors, moi je suis un petit député rural. Donc je fais des petits amendements pour que mes paysans,
ça
aille mieux. Je fais des petits amendements pour qu
'on
ne foute pas de la merde, pour que les pauvres arrêtent de crever, parce qu'on leur vend des produits pas chers, et qu'on y met de la merde dedans. Donc c'est des petits amendements. Mais tout ça ne sert à rien.
On
nous demande de travailler, alors qu'on sait qu'à la fin, c'est des heures de travail. C'est des heures de salariés,
c
'est des heures d'administratifs à l'Assemblée Nationale. On est en train de fabriquer et d'accélérer la République du Fer-Semblant.
Il
faut le dire aux Français.
Quelle est la solution ? La démission de Emmanuel
Macron ? Dans l
'Assemblée telle qu'elle est
? Dans l'Assemblée, il faut qu'on soit en capacité de travailler de façon transpartisane. Moi j'ai toujours dit, quand il y
a
des amendements qui me paraissent bons pour les Français, il faut que je les vote, et qu'on arrête de fabriquer en ce moment des petits porte-avions pour 2027 pour tout le monde et qu'on essaie de résoudre plein de petits problèmes qui sont la vie quotidienne des Français. Et aujourd'hui, ce Parlement-là n'est pas en capacité de travailler de façon transpartisane.
C'est ça que... Mais c'est pas pour un an, je le
rappelle. Oui, mais je le déplore. On essaiera de le faire.
Donc c'est là-dessus qu'il faut
travailler. Alors qu'est-ce qu'on fait ? En tout cas, sur le budget, de toute
façon, ce sera en 43. Comme vous le dites très
bien, le Parlement n'est pas en capacité de travailler de cette façon-là.
Qu'est
-ce
qu
'on
fait ? Mais il faut que les députés se réunissent entre eux dans les commissions.
Ah, vous y croyez ?
Ah, c'est vous qui est en neige.
Ah ben, heureusement
que j'y crois encore un
peu.
Pour revenir à Michel Barnier.
Pour revenir à Guylain Benessa, qui ne s'est pas encore exprimé. Michel Barnier,
qui
était... Moi je me souviens, il y a un mois et demi,
deux
mois, lorsqu'il est arrivé, qu'on commençait à lui tirer le portrait, comme on dit, c'est le super négociateur. C'est le négociateur du Brexit. C'est celui qui sait résoudre toutes les crises avec ce fameux talent qu'on lui prête. Comme tout le monde, il se heurte au mur de l'Assemblée aujourd'hui, Michel Barnier.
Le
super négociateur, il est à la fois celui qui se dit souverainiste en 2021 et qui a été aux ordres de Bruxelles avant. Je ne sais pas si c'est facile d'avoir un portrait type de Michel Barnier sur une carrière politique en même temps qui a été fait en quelques années. Mais passons. Moi, ce que je constate, c'est que plutôt
que...
La question des amendements en tant que telle, j'entends la chose, mais je pense surtout que plus qu'un jeu de faire semblant, et je rejoins Monsieur aussi là-dessus, mais je pense qu'on joue à Fort Boyard.
C
'est-à-dire ? Fort Boyard, c'est très simple. On cherche des clés ? Non, on gagne du temps. Ah oui. En fait, on essaie de maîtriser la clepsydre. Ah
oui,
la clepsydre. Passe-partout, passe-temps, sont remplacés par Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Michel
Barnier, tous les autres. Juste une remarque.
Juste une remarque.
Évidemment,
pas pour des questions physiques.
Vous répondrez, alors. Pour des questions, évidemment,
de fonctionnement du jeu. Je m'explique. Techniquement, Emmanuel Macron se veut le gardien du temps. Il est président de la République, il sait quoi faire.
C'est le
père Fourras, le gardien du temps. Si vous voulez. Sauf que le problème entre-temps, Emmanuel Macron, le père Fourras, question physiologique. Allez,
allons-y.
Physiologie, pardon. Ce qui se passe, c'est que Michel Barnier, il a un temps dont tout le monde se demande combien de temps il va durer. Et surtout, Marine Le Pen doit gérer un temps qui est extrêmement compliqué. C'est qu'à la fois, si elle grille son temps trop vite,
elle
va passer pour celle qui remet du désordre dans un chaos qui dure depuis trois mois. Donc, il faut gratter du temps.
Donc,
plus quelque part le temps dure, plus ça arrange, en tout cas certains, en tout cas certaines, mais certains tirent leur marron du feu. Et le problème, c'est que Michel Barnier est au milieu du guet avec un jeu et une maîtrise du temps parlementaire qui peut lui rendre au service quelque part. Et là-dessus, à mon avis, le vrai timing, 2027, je suis d'accord, mais le vrai timing, c'est qu'à l'issue de ce budget, on va savoir si oui ou non, Marine Le Pen a su jouer pour maîtriser le timing et sortir avec un budget qui l'arrange, qui arrange les électeurs, alors même que c
'est
un papier du monde intéressant hier, on apprend que sur les marchés, les gens disent au RN, les gens disent aux membres du RN passant sur les marchés dans les villes, leur disent pourquoi vous ne
faites
pas sauter le Michel Barnier plus tôt, certains le disent, parce que finalement, c'est la même chose qu'Emmanuel Macron avant. Donc, il y
a
un ras-le-bol du terrain dont le RN doit tenir compte et qui est en sandwich avec en même temps la Macronie d'un côté et les électeurs de l'autre. Un commentaire là-dessus, Laurent Jacobelli, et puis on va évoquer les retraites, également avec votre niche fiscale qui arrive et qui fait déjà beaucoup parler. Mais un mot sur ce que vient de dire Guylain Benessa. Oui, le temps, en fait, nous est à peu près imposé. Nous, on a toujours dit qu'on voulait la dissolution le plus vite possible, mais on a 10 mois devant nous. Et donc, ces 10 mois, on ne pourra pas les raccourcir, que M. Barnier reste ou qu'il parte, que le budget soit voté ou qu'il soit imposé.
Donc, nous, on ne joue pas avec la règle du temps, on joue avec la règle du sérieux. C'est-à-dire que nous, par exemple, on a déposé peu d'amendements pour qu'on ait le temps d'étudier le budget dans les temps. Ceux qui ont déposé le plus d'amendements, c'est la « ouvrez les guillemets » majorité,
«
fermez les guillemets ». Donc, c'est eux qui veulent gagner du temps. Nous, je vais vous dire, c'est simple. On va défendre le programme pour lequel on a été élus. Pas toucher aux classes moyennes, améliorer le niveau de vie des Français, laisser les entreprises respirer. Et c'est ça qu'on va essayer d'imposer. Après, on respectera nos électeurs. Si ce n'est pas ça, on fera sauter Michel Barnier.
Vous
savez, Michel Barnier,
c
'est comme dans les fêtes foraines, il est agrippé à son taureau électrique et il doit rester le plus longtemps possible sans tomber. C'est pas facile. C'est nous qui avons la manette pour la vitesse. Il le sait, nous le savons, à lui de voir s'il veut faire en sorte de négocier ou s'il
joue avec le feu. Pour l'instant, vous le
faites tourner un peu au ralenti, mais vous pourriez accélérer à tout moment. Et
s'il n'écoute
pas nos abonnements...
Bon,
il faut qu
'on avance, mais je voudrais qu'on parle des retraites. Attendez, la question même, c
'est s'il tombe, quid ? Un autre...
Alors ça veut dire
qu'on va jouer...
Donc on recule pour mieux sauter ? C'est pour ça que je dis que
personne n
'a
intérêt à le renverser.
Non, ça
veut dire que personne ne va demander la démission d'Emmanuel Macron, mais on va jouer du jeu... Devine qui joue le rôle du Premier ministre
tous les mois, en fait ? C'est
pas ça. Et une fois encore, nous, on ne veut pas jouer à ça, puisque... Et on va s'arrêter là, rapidement. Parce qu'on a dit qu'on était prêts à faire progresser les choses. Mais s'il ne veut pas l'entendre, il en assumera les conséquences,
c'est normal.
La proposition du RN d'abroger la réforme des retraites, elle arrivera le 31 octobre dans l'hémicycle, ce sera dans le cadre de la niche parlementaire. L'idée, c'est de revenir, donc, à un départ à la retraite à 62 ans. C'était en discussion aujourd'hui en commission. Alors vous avez les macronistes et la droite qui ont vidé de sa substance cette proposition de loi. La gauche qui a refusé de donner une victoire sociale au RN et qui est apparue très désunie sur la question. Je voudrais qu'on écoute le député écolo, Benjamin Lucas. Tartuffe Marine Le Pen sur les questions sociales comme sur le reste.
Tartuffe sur les retraites quand en 2012, pas il y a 50 ans, le programme du RN, c'était la retraite à 65 ans, puis qu'elle a changé d'avis sous la pression de l'opinion.
Tartuffe quand, dans la campagne des élections législatives de 2024, le RN a continué à tergiverser, oscillant entre différentes positions cohérentes, incohérentes, sur le fond, allant jusqu'à s'allier avec le défenseur de la retraite à 65 ans, M. Éric
Ciotti. Tartuffe, enfin, quand vous avez, il y a quelques jours à peine, refusé de voter l'abrogation de la réforme des retraites
par le chemin le plus solide pour y parvenir, celui de nos amendements au projet de finance de la sécurité sociale.
–
Et puis la citation de Jean-Luc Mélenchon également à ce propos, qui dit « pas question de donner des brevets de crédibilité au RN sur le front social, le texte de Le Pen est une arnaque, s'il devait être appliqué, cela reviendrait à décider la fin de la sécurité sociale qui serait alors entièrement fiscalisée, il suffit de patienter un mois, dans un mois arrive notre propre proposition de loi de la retraite à 64 ans, elle est soumise, oh c'est quand même extraordinaire, elle
est
soumise au vote de l'Assemblée,
c
'est
-à-dire
que le RN, Johan, parce que d'abord je voudrais un éclairage objectif, si tant est que Johan soit toujours objectif, le RN va proposer
d'abroger
la réforme des retraites, écoutez
bien,
le RN propose d'abroger la réforme des retraites, l'ensemble des députés NFP étaient opposés à cette réforme, et pourtant ils annoncent qu'ils ne la voteront pas. Johan, pourquoi la gauche refuse-t-elle de voter un texte du RN ? Alors elle combat cette réforme des retraites depuis le premier jour, si ça c'est pas de la politique comme les Français la détestent au plus haut point, je ne sais pas ce que c'est. Parce qu'ils ne veulent pas donner, comment dirais-je, les bénéfices de contestation sociale au RN, alors même qu'ils considèrent qu'en n'étant pas allé manifester dans la rue,
en
tout cas, le RN n'a pas, comment dirais-je, le RN ne mérite pas de tirer les bénéfices de cette contestation sociale, ils ne veulent pas donner effectivement de la crédibilité au RN, le
RN, c
'est
ce
que dit Jean-Luc Mélenchon, il
n'a
pas question de crédibiliser, etc., etc., etc. Mais seulement, je crois qu'ils se trompent, parce qu'effectivement, leurs électeurs, ce qu'ils attendent, c'est l'abrogation de la réforme des retraites. Tous les électeurs de Jean-Luc Mélenchon attendent que cette réforme soit abrogée le plus vite possible, en se comportant comme ils le font de manière sectaire, ils jouent évidemment contre leurs électeurs, alors c'est vrai qu'ils ont un texte qui va arriver à la fin du mois de novembre, mais néanmoins, ça illustre, oui, manifestement et incontestablement, le sectarisme légendaire de l'extrême-gauche. – Vous êtes en train de vous faire piéger, Laurent Jacobelli ?
– Non, je ne crois pas, je crois que Jean-Luc Mélenchon est un révolutionnaire en peau de lapin, je pense
que… – Mais là,
vous n'êtes pas sûr qu'elle sera débattue dans l'hémicycle ? – On verra bien, nous, on est là pour défendre notre programme, notre programme, c'était abroger la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon était pour, sauf que comme c'est nous, il ne
veut
pas le voter, le même Jean-Luc Mélenchon…
– Non mais vous allez faire pareil, quand ce sera la leur, vous ne la voterez pas ? – Absolument pas,
on la votera, c'est la différence entre nous
et vous, c'est que nous, c'est l'intérêt général
d'abord, nous, quand on rentre
dans notre circonscription,
on regarde nos électeurs dans les yeux et on leur dit, ce pourquoi vous nous avez élus, on l'a fait, et si c'est signé Jean-Luc Mélenchon… – Eh bien espérons,
je vais vous dire,
parce que cette passe d'armes pour être celui qui aura la plus grosse, pardon de le dire comme ça, mais qui sera le premier à faire abroger cette réforme des retraites, pour le dire un peu plus correctement,
c'est assez…
Non
mais c'est assez…
Je pense toujours aux gens qui nous
regardent et qui disent que c'est
ça la politique, en fait ils veulent la même chose, mais il faut être celui qui l'aura fait voter avant l'autre, c'est insupportable.
– En
plus il n
'est
pas crédible, il a demandé à ses troupes de se désister pour faire élire Mme Borne, députée Mme Borne, qui est l'instigatrice de cette réforme des retraites. Donc M. Mélenchon ferait mieux de se calmer, de se regarder dans un miroir, et de se dire, est-ce que demain je vais pouvoir dire à mes électeurs que j'ai fait mon boulot ? Non, mais M. Mélenchon n'a pas de conviction, il dit aujourd'hui l'inverse de ce qu'il disait il y
a
10 ans, M. Mélenchon est là pour agiter, casser, provoquer, détruire, c'est sa mission, il n
'est
pas là pour faire avancer les choses, je crois qu'on n'est pas du tout dans la même optique. Judith.
– L'une des choses les plus pertinentes que François Hollande ait dit publiquement en tout cas, c'est que le RN avait le programme du PC des années 80. Évidemment que leurs objectifs, leurs programmes, leurs conceptions sur les mêmes, sur les retraites. Alors vous êtes beaucoup plus malin que vous allez voter leurs propositions et effectivement, vous gagnerez le point si vous le faites, puisque les gens qui veulent l'abrogation de la réforme des retraites se diront d'un côté, il y a des opportunistes et des sectaires et de l'autre côté, il y a des gens qui font ce qu'ils nous avaient promis de faire. Donc vous aurez le point. au bout du compte, on aura quoi ?
Une situation absolument agérable pour les retraites. Et je précise, je finis juste là. –
Oui, mais c'est fou.
–
Et je précise que je n'étais pas pour la réforme telle qu'elle a été faite.
– Elle est nécessaire
cette
abrogation ?
– Elle me paraît complètement inutile.
– Elle vous paraît nécessaire ? – La
seule réforme qui valait, c'était la réforme qui introduisait de la capitalisation.
–
Elle vous paraît
nécessaire ? – Les
voisins ont un système des retraites qui va mieux grâce à la capitalisation, grâce à un minimum commun de solidarité et une capitalisation. Et non, ça n'appauvrerait pas les plus pauvres.
–
Je peux vous
poser
une question, Mme Vaintroux. Est-ce que vous savez combien de personnes de plus... – C'est
le politique
qui pose des questions au journalisme.
C'est bon à l'envers.
Est-ce que vous savez quel pourcentage de personnes de plus de 60 ans sont en emploi aujourd'hui ?
–
Très peu.
– 50. – 56.
–
Beaucoup
trop peu par rapport à nos voisins. – Beaucoup trop peu
par rapport à nos
voisins européens. – 36%.
– D'accord
? – Et vous savez pourquoi, M. Jacobelli ? Vous savez pourquoi ? Parce que
les charges qui pèsent sur l'emploi en France sont beaucoup trop
lourdes. – Donc, première
étape, créer de l'emploi. D'accord ? Et là, on en reparlera. Mais si c'est simplement pour que les gens soient au chômage deux ans de plus, cette réforme ne sert à rien. –
Alors, nous continuons à s'acheter du mauvais
et mettons une mauvaise réforme sur un système
mauvais. – L
'ERN, qui veut lui-même tendre un piège aux députés du NFA et pas seulement. Alors, ça, c'est une pratique, il va falloir nous expliquer.
Je
voudrais que Richard Ramos aussi en dise un mot parce qu'il est quasiment directement visé. Et je crois que je vais lui apprendre, Richard Ramos. Vous comptez utiliser la pratique du name and shame. Vous voulez lancer une campagne contre les députés de gauche ou d'autres, d'ailleurs, qui s'opposeraient à cette abrogation. On voit ce site internet qui a été lancé jeudi, qui permet à chaque Français d'interpeller son député pour lui mettre la pression avant le vote et lui demander de voter l'abrogation.
Pour les députés d'opposition qui n'auront pas soutenu la proposition du RN d'abroger cette réforme, le parti a prévu une campagne de name and shame, de mise au pylori en français, pour les cibler publiquement. Je ne sais pas si on a pu récupérer. Voilà, c'est exactement ça. Vous voyez où vous êtes ? Vous êtes juste à gauche, Richard Ramos. Abrogation de la réforme des retraites de Macron, en l'occurrence, c'est vous. Votre député, Richard Ramos, ne l'a pas voté. Les députés RN, eux, l'ont voté. Alors, au revoir à madame Alma Dufour. Je ne sais pas. Tiens, aidez-moi Pascal Gauth. C'est écrit dessus. Et
Sébastien...
Je
n'arrive pas à lire le dernier nom
de ce
monsieur. Sébastien Pétavi. Ce qu'il faut préciser,
c
'est que ces tracts et ces affiches ont vocation... Qu
'est-ce que c'est
ça ? ...ont vocation à être diffusés dans les circonscriptions des députés en question, naturellement. Richard Ramos, vous vous plaisez sur cette photo
?
Moi,
je
trouve... Non, je le découvre. Je trouve que
c
'est une honte. Je veux dire... Vous voyez, moi, j'étais le dernier de la majorité présidentielle à être contre la réforme des retraites.
Le
dernier. Jusqu'au dernier jour. Mais quand je vois ça... Mais je dis, c'est quoi ce rassemblement national, là ? C'est le fascisme qui arrive avec des
tracts comme ça, là ? Oh, monsieur
Ramos.
Mais c
'est une honte, ça. Arrêtez.
C
'est une honte, ça. Arrêtez. C'est une honte, ça. C'est une honte. Non,
je vais vous répondre.
Ça, c'est Thomas Ménager, je suppose. Ça, ça... Ça ne m'étonne pas de Thomas Ménager du Loiret, ça. Ça,
c
'est pas...
Ça,
c'est Thomas Ménager dans le Loiret.
Oui, ben... C'est une honte. Vous voyez, vous faites du bien même châime, vous
aussi. C'est une honte.
Alors, tranquillisez-vous. C'est-à-dire, si on
commence à vouloir créer ce genre de choses sur les territoires pour mettre le feu, vous n'êtes pas mieux que les LFistes. D'abord, calmez-vous, restez tranquille.
Ah non, mais je trouve ça, vous voyez.
Moi, je suis assez à
l
'aise dans ma circo. Vous pouvez venir. J'ai fait 63 face à vous. C'est
bien.
Je suis peinard. Ça fait des années que je suis un élu rural. J'aurais dû perdre, normalement, si on faisait des mathématiques. Mais ça, cette espèce d'affiche pour essayer de montrer celui, c'est une honte. Là, c'est... Vous voyez ce que je crois ? C'est que vous venez arrogant. C'est-à
-dire
que là où vous vouliez du silence, là, vous êtes en train de faire quoi ? Vous êtes en train de montrer qui vous êtes. Le vrai visage d'une haine qui veut montrer les uns contre les autres. Pour l'instant, celui qui a de la haine sur le plateau, c'est vous. Ah,
mais pas contre vous, vous le savez très bien.
Vous
le savez très bien.
Mais
ça, c'est
mettre... Je
ne suis
pas nerveux. Vous êtes
très nerveux. Moi, je ne suis pas nerveux du tout. Vous êtes très nerveux. Je ne suis pas nerveux. Je suis en colère. On veut mettre les gens les
uns contre les autres.
Peut-être que vous n'êtes pas à l
'aise, chers collègues. Pas du tout.
Laurent Jacobi, c'est sur les comptes. Là,
c'est un exemple. Évidemment, c'est pour montrer ce que ça
donnera. Là, on est d
'accord parce que moi, j'ai du mal à comprendre. Ces affiches-là, ce sont des exemples mais qui ne sont pas diffusés. Je crois que ça,
c'est
pas dit... Parce que M. Ramos, il n'a pas voté pour ou contre pour
le moment ? Exactement. On est d'accord. Ah oui.
Ce sont des épreuves de travail.
Voilà. Ce sont des épreuves. Il y a des
députés qui ont été pris, voilà, juste pour faire l'exemple. M. Ramos, c'est très sympathique. Donc, nos équipes ont dû dire, tiens, lui, il est sympa, on va le mettre en photo.
Mais ça ne veut pas
dire que ce tract va être diffusé. Mais pourquoi on fait ça ? Je vais vous l'expliquer. Parce qu'il y a beaucoup de députés, et je ne
dis
pas que c
'est
votre car, une fois encore, c'est un exemple. Vous la voteriez, l'orniche ou pas ? Comment ?
Vous la voteriez, l'orniche ?
Vous voyez, moi, j'ai été prêt à regarder parce que je suis contre... Moi, je suis pour le système à points. Mais quand je vois ça,
la fois que je
vois
ma tête sur un... Bah oui, mais
c'est diffusé ce soir.
C'est une
honte,
c'est le
retour du FN, c'est
le retour du FN, c'est le retour du FN. On l'a compris,
Laurent Jacobelli, pas vite. Il a sa petite capsule vidéo,
il
n'aura pas perdu sa soirée.
Mais je ne mets pas sur la vidéo. De ce point
de vue-là, franchement... Moi,
je ne mets pas sur la réseau.
Alors,
simplement,
il y a des élus qui vont dans leur circonscription et qui disent « Moi, la réforme des retraites, je suis contre. » Et une fois qu'ils sont à Paris, ils se déballonnent. Eh bien, je crois qu'il
y a
un moment, il faut jouer la carte de la vérité. Il faut dire aux gens « Voilà, votre député vous dit qu'il est contre la réforme des retraites. Seulement, il est tellement sectaire qu'il va vous laisser subir deux ans de travail en plus avant d'avoir votre retraite. » Parce
que le but, c'est
aussi d'aller distribuer des tracts chez les gens en disant « Regardez, votre député, il n
'a
pas voté,
nous, on l'a fait, etc. »
Mais vous savez, enfin, M. Ramos... C'est quand
même
une drôle de méthode,
alors je me permets de... M.
Ramos découvre la politique sur tous les tracts politiques. Vous avez en général le visage de votre adversaire.
Et
en général, vous dites
« Bienvenue ». Non, mais les premiers à
avoir fait ce
Ney
-Benshem, et Johan va m'aider parce que je ne me souviens plus sur quel thème c'était, LFI qui
avait fait aussi des...
Lui,
il
a voté ci et pas nous.
LFI a fait ça aussi avec
des
personnalités politiques. Vous avez fait une
campagne avec des journalistes en disant
« Un tel vote et
vous...
» Oui, c'est ça. C'est un peu le même principe. Ils avaient
visé des...
Vous sangez un petit peu le modèle de LFI sur... Non, non, non.
Sauf qu'un journaliste, ce n
'est
pas la même chose.
Il n'est normalement
pas engagé dans le combat politique. Un homme politique, il est engagé. Vous le savez très bien, ce n
'est
pas le premier tract qui reprendrait votre photo. Je pense que vous avez eu des adversaires. Vous avez gagné, vous l'avez dit, bravo à vous. Mais je pense que les adversaires qui n'étaient pas d'accord avec vous mettaient votre photo et disaient pourquoi ils vous combattaient. C'est exactement la même chose. Sauf que là,
on
montrera tous les tartuffes, tous ceux qui disent à leurs électeurs « Je vais me battre pour vous » et qui, une fois qu'ils sont à Paris, ne font rien. Bon, on est très en retard parce que Simon Guylain nous attend. Mais je sais que j'ai censuré Guylain Bénessa une ou deux fois sur les 5-6 dernières minutes. Donc un petit mot, Guylain Bénessa, avant d'envoyer le JT. Vous êtes tout excusé, Julien. Non, mais simplement, plus sérieusement, le problème, si on prend un peu de champ sur la séquence, je pense qu
'on
s'étonne de la politique menée par LFI. On se dit qu'ils vont au carton en étant tout seul, isolé, à ne
pas
voter ce que souhaite le RN, alors que c'est une loi, une aborgation qu'ils soutiennent. Je pense qu'au contraire, à
la
LFI, ils ont un calcul très cohérent. C'est que sur le fond, ils s'opposent à tout. Donc en fait, ils sont une force d'opposition. Ils sont en train de dire « Je suis contre la Macronie, je suis contre le RN, je suis contre la réforme, je suis contre tout ». Ça a
le
mérite d'une chose, c'est que c'est lisible et c'est clair. Dans ce climat dans lequel on ne comprend plus rien, parce qu'il y
a
des accords entre
certains. Moi, je n'ai pas d'accord avec ça. Peut-être,
mais je pense que dans la forme d'opposition qu'ils incarnent, il y a quelque chose de clair, peut-être dans quelque chose de stupide,
je
ne
suis
pas en train de dire que c'est intelligent. Je dis par contre, comme tactique, sur le fond de s'opposer, il y a quelque chose de clair dans l'opposition qu'ils incarnent. Contre ce qui, contre cet arrangement perpétuel, où on dit, on l'entend tout le temps, que Michel Barnitien, grâce à Marine Le Pen. Et ça donne l'impression qu'il y a une espèce de foire d'empoigne qui s'organise, alors que le LFI serait finalement le chevalier blanc contre ça, qui dit non à
tout et qui reste hors système. Vous voyez que l'électeur est
dans ces calculs-là, et il
regarde
juste, est-ce que je veux de la réforme des retraites ou pas ? Je n
'en veux pas, je ne comprends pas
pourquoi.
Bon, allez, après cette séquence, ça va bien se passer, M. Ramos.
Vous en avez vu d'autres. Ah
mais moi, ça se passe. Je vous jure bien, je veux dire, j'ai aucun sujet dans ma circo, ça va bien. Mais
je trouve la méthode... C'est difficile d
'être l'adversaire politique de Richard
Ramos. Mais j'imagine.
La méthode n'est pas bonne. Moi, j'ai toujours respecté. J'ai pris dans des lois que j'ai faites, notamment en Sologne, avec du Rassemblement national, sur la libre circulation en Sologne pour qu'on enlève les grillages, j'ai pris des amendements du Rassemblement national. Et on me traitait de... Attendez, et quand je le faisais, on me traitait de facho, parce que je travaillais avec eux. Mais ce qu'ils font là, ça me rappelle des mauvaises méthodes. Mais non.
C
'est dit. C'est dit. Et on verra si cette méthode prévue pour stigmatiser ceux qui ne votent pas votre réforme ira jusqu'au bout.
Ce
serait peut-être
bien de... À supposer qu'on en
débattre. Ce n
'est
pas certain. Oui, à
supposer que la niche aille au
débat, en effet. 23h02, pardon, Simon Guilin, l'essentiel de l'actu.
Un
invité exceptionnel ce soir sur notre antenne, Benhamid Netanyahou, a répondu aux questions de Laurence Ferrari. Le premier ministre israélien a affirmé mener une guerre de civilisation contre la barbarie. Et il s'est dit extrêmement déçu de ses récentes discussions avec Emmanuel Macron. Au Proche-Orient, justement, l'armée israélienne poursuit son offensive au Liban. L'agence de presse libanaise fait état de 10 nouvelles frappes sur la banle sud de Beyrouth, qui est le fief du Hezbollah. Israël avait appelé les habitants à évacuer plusieurs secteurs de la capitale libanaise. Allez, un mot de football dans ce rappel des titres.
Et le nouvel exploit de Lille en Ligue des champions, puisque les nordistes ont dominé l'Atletico de Madrid. 3 buts à 1 ce soir. Rapidement menés au score, les hommes de Bruno Genesio vont réussir à renverser le match. Jonathan David, entré en jeu, va s'offrir un doublé. Après le Real Madrid, Lille s'offre un deuxième succès de rang, donc,
contre
un gérant européen. Les nordistes peuvent croire plus que jamais à la qualification, Julien. Et ça fait 3-1, donc ? Et ça fait 3-1, exactement. Exceptionnel.
Exceptionnel. En fait, si je résume bien, il n'y a que le PSG qui a passé le match de l'échec en ce moment.
C'est incroyable, cette affaire. C'est extraordinaire. Et Brest, qu'est
-ce
que ça a donné, vous savez ou pas ? Ils
ont fait la chenille, je crois.
Si
on peut me le dire. Non, mais non, on ne
va
pas vous
le
dire.
Je regarderai sur mon téléphone.
J
'allais vous dire, j'ai hésité en
train
de demander à l'oreillette et vous demander de regarder sur
le
téléphone. Merci, Simon.
Merci
beaucoup. On vous retrouve pour l'édition de la nuit ? Exactement. A tout à l'heure. A
tout à l'heure.
Rendez-vous à minuit. Merci beaucoup, Simon. Elias Dimzalen, vous avez entendu ce nom depuis plusieurs semaines. Il comparaissait aujourd'hui au tribunal correctionnel de Paris pour provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion. Après avoir appelé à l'intifada, c'était dans les rues de Paris en septembre dernier, homme fiché S. Il est de toutes les manifs pro-palestiniennes, proches de certains élus LFI.
Ah
oui, très proches. Le réquisitoire, alors on n'a pas le jugement qui a été mis au délibéré, mais on a le réquisitoire qui peut donner une première impression de ce qui attend cet individu. Huit mois requis et 2 000 euros d'amende sur une base maximale d'un an et de 45 000 euros d'amende. Le résumé avec Marie-Victoire Diodonné au tribunal correctionnel de Paris.
Le
jugement d'Elias Dinsalen a été mis en délibéré à la date du 19 décembre. Après plus de 7 heures d'audience, le procureur a requis 8 mois d'emprisonnement avec sursis et 2 000 euros d'amende à l'encontre du militant qui avait début septembre, lors d'une manifestation, appelé à mener l'intifada à Paris dans nos banlieues, dans nos quartiers. Et je le cite, lors de l'audience, les partis civils constitués de 6 associations antiracistes comme la LICRA ou l'Organisation Juive Européenne ont pointé du doigt un double visage du militant, lui reprochant notamment de faire semblant de ne pas comprendre ce qui lui était reproché.
Dans sa défense, il a invoqué une acception pacifiste du terme intifada, à comprendre non pas comme un soulèvement violent et armé, mais plutôt comme un appel à l'indignation par des manifestations pacifistes et publiques et par le vote. Tout au long de la journée, la salle était à son comble. De nombreux soutiens du militant étaient présents, vêtus de keffiers et de kippas brodés de pastèques, signe du ralliement à la cause palestinienne, le prévenu en cours jusqu'à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
Et
on écoute les avocats des deux côtés, à savoir la partie civile et la défense de M. Elias Dimzalen.
Confiant, parce que le dossier et les arguments juridiques, je pense qu
'on
les a fait valoir. On est resté vraiment
au
plus près des faits et du dossier, c'est-à
-dire
vraiment invoquer des arguments juridiques, ni plus ni moins. Et que oui, on peut prononcer un mot en arabe dans une manifestation sans encourir de sanctions de quelque ordre que ce soit.
Le double langage, on le rencontre toujours. Le prétexte pacifique de la paix, de l'amitié entre les peuples. Et ça, on l'a eu et on le voit aussi bien en cours d'assises quand c'est Peter Shérif qui avait recruté les frères Kouachi pour Charlie Hebdo. C'est toujours, je ne sais pas si on peut appeler ça l'attaquillard, mais toujours cette dissimulation.
On a bien compris la défense du prévenu. Pour lui, l'intifada, l'appel à l'intifada, c'était plutôt un appel à l'indignation assez pacifique. Son avocat, on l'a bien compris aussi,
est
sur la même ligne. Il a un mot là-dessus ? Non, je ne
sais
pas
si
vous voulez dire un mot. C'est vrai que moi, je suis assez surpris. Là, c'est à l'avocat ou au juriste que je m'adresse. Peine maximale passible, un an d'emprisonnement, 45 000 euros d'amende. Quand on connaît le contexte et la lutte que promet ce gouvernement contre l'islamisme et ceux qui provoquent notre République, voire qu'on requiert 8 mois et 2 000 euros d'amende, ce qui ne me paraît pas grand-chose, je suis personnellement assez surpris par ce réquisitoire.
Est
-ce que c'est votre cas
?
Écoutez, je sais que cette affaire, j'espère, va susciter quelques formes d'intérêt. Parce que j'observe par exemple que mon confrère qui défend les intérêts de cet homme et de cette question du mot en arabe dont il parle,
l
'intifada, il est allusion qu'il a les clients de ce type assez fréquemment et que manifestement il y
a
un soutien en conseil autour de ce type d'individus, je veux dire, qui ont un réseau, des conseils, des défenseurs, etc. Ça veut dire que ça s'inscrit dans une cause politique très claire. D'un côté, les intérêts, on va dire, de ceux qui souvent portent le fer,
je
veux dire, dans la rue, avec les mots qui fâchent et les mots qui tuent, d'ailleurs, il
faut
le rappeler, les mots qui tuent, de l'autre côté, le reste. Alors, concrètement, sur les réquisitions, vous savez, j'ai pris l'habitude, Julien, pour être clair, d'être un peu désespéré de l'état de mon pays et désespéré de l'état de la justice.
Je vous
rassure, vous n'êtes pas seul. Je sais, mais à la fois, je vous avoue, sur les réquisitions, mais surtout aussi, on en parlait à l'instant,
hors
antenne, le fait que rendre une décision de cette nature dans deux mois, ça veut dire qu'on vit sous l'égide permanent de décisions dont on parle tout de suite, mais dont on oublie presque ce qu'il advient deux mois plus tard. Et avec le jeu des délais, rien que ça, on a l'impression, finalement, qu'on parle de quelque chose, on oublie,
c
'est sanctionné plus tard, et entre-temps, d'autres affaires viennent, et il
y a
une espèce de vague et de reflux d'affaires du même type, avec les mêmes sons, les mêmes éléments de langage, le même type de défense. C
'est
hallucinant, parce que de dire qu'intifida,
c
'est un mot en arabe comme un autre, alors qu
'on
sait très bien que ça renvoie en cette période à cela. Au soulèvement, à la séduction. Et juste pour terminer, j'ai vu que mon confrère, que je ne connais absolument pas, avec un bouquin, je suis allé voir un peu, j'ai fait quelques recherches vite fait sur Internet, dans lequel il parle des soulèvements de banlieue de 2005, les émeutes, il parle des soulèvements de 2005, ça veut dire qu'il estime que c'est presque légitime, les émeutes de banlieue.
Il était
l'avocat tout trouvé pour ce monsieur. J'allais y venir, et comme par hasard, on le retrouve là, et dans une autre affaire dans laquelle un universitaire québécois en France a été arrêté pour apologie du terrorisme. Je dis juste que tout ça est une nébuleuse qui commence à faire vachement sens. Judith Weintraub, on est sur quelqu'un qui est extrêmement suivi sur les réseaux sociaux, qui ne prône ni moins qu'une contre-société de la communauté musulmane, séparée des autres. Nous en sommes là en 2024.
Oui.
Il vous surprend, vous, le requisitoire aussi ?
Non, il ne me surprend pas. En fait, cet individu qui est un Français... C
'est
du sursis, il y a eu, moi.
...qui est un Français, a commencé à vraiment nuire en 2011 quand il a fondé le site Islam et Info. Et depuis cette époque-là...
Alors,
dans toute sa carrière, en fait, la seule cohérence,
c
'est l'antisémitisme. Parce qu'il a fricoté avec Alain Soral et Dieudonné dans les années 2010-2013. En 2013, il se produisait sur la scène du théâtre de la Mador.
Propriété
de Dieudonné.
Grâce à Dieudonné
à l'époque.
Et en fait,
il
s'est rapproché de l'extrême-gauche puisque l'antisémitisme est devenu...
Un
peu changé de bord.
...son fonds
de
commerce. Donc c'est pour ça qu'il est devenu proche de l'extrême-gauche. Tellement proche que Ercilia Soudet, la députée LFI, est venue le soutenir en manifestant devant le commissariat où il était en garde à vue la dernière fois. Et dans toute cette carrière, c'est la première fois qu'il se met vraiment en dehors de la loi puisque, comme vous l'avez dit, intifada veut dire sous les vents. C'est-à-dire qu'il appelle à la violence. Jusque-là, comme il est très habile, il faisait attention à flirter avec les limites de la loi et c'était absolument impossible de l'attraper. Moi, vous savez, je ne pense pas qu'on puisse lutter contre des idées en interdisant.
Et à chaque fois qu'il y a l'intervention, une tentative d
'intervention... Non, mais il
y a plusieurs lames à avoir.
C'est le court terme avec ça. Une tentative d'intervention.
À chaque fois, ma crainte, c'est qu'on fasse exactement le contrat de ce qu'on voulait faire, c'est-à-dire qu'on victimise, qu'on renforce. Et la question se pose. La question s'est posée avec Dieudonné, par
exemple.
Quand Manuel Valls a réussi à l'interdire, en général, c'était pour trouble à l'ordre de public quand il l'interdisait. Résultat, Dieudonné n'a jamais eu autant d'abonnés. C
'est
-à
-dire
que ça lui sert un peu sa
cause et ça n'a fait que renforcer ses soutiens. C'est ce que vous dites. Mais
là, quand vous appelez à l'intifada, donc à la violence, vous êtes en dehors de la loi.
Parce qu'à
l
'intifada, c'est un appel à la guerre civile, à
la situation,
au soulèvement
armé,
qu'on fait semblant de ne
pas
voir à travers ce cas. Non, mais il y a ce cas qui est évidemment très médiatique et ce monsieur qui est évidemment un ennemi de notre pays, ça ne fait aucun doute. Mais il y a ceux qui sont derrière. Et Judith a commencé à l'évoquer. Ceux qui sont derrière, c'est la France insoumise. Parce que vous avez cité Ercilia Soudé qui est allée visiter ce monsieur en garde à vue pour être sûr qu'il soit bien traité. Mais Ercilia Soudé, elle faisait partie également de ces gens qui acclamaient ce personnage quand il appelait à l'intifada dans les rues de Paris. Elle était devant cette foule qui criait « Ourra, Ourra » quand il appelait à l'intifada.
Donc à un moment donné, il va falloir se poser les bonnes questions. On pourrait prendre aussi l'exemple de Rima Hassan qui va faire l'apologie du terrorisme jusqu'en Jordanie pour manifester son soutien au chef du Hamas. Donc à quel moment on va demander des comptes à ces élus de la France insoumise qui sont clairement des islamistes et pour Rima Hassan, des soutiens affichés de terroristes islamistes ? À quel moment on va les voir eux devant les tribunaux ? Alors je sais qu'il y a des plaintes qui sont déposées, des poursuites qui sont engagées, mais quand même, ça fait plus d'un an qu'on subit leurs propos absolument abjects et antisémis.
Mais il est là pour créer
une guerre
civile qui est
conforme au dogme des
islamistes.
Je trouve que la justice prend son temps. Ça serait bien quand même de voir tous ces personnages immondes traduits devant les tribunaux. Moi, c'est eux que j'ai envie de voir aussi là répondre aux questions de la justice. Bon, on va avancer. Peut-être juste un petit commentaire. Oui, Laurent Jacoméli.
Le
fait que des élus de la nation soient derrière ce genre de personnages, c'est vrai que c'est assez déstabilisant.
C
'est la coalition des sédicieux, la coalition de la haine. Ceux qui veulent briser la France,
ceux
qui détestent les Juifs, ceux qui détestent, voilà, qui sont mûs que par ça, que par la destruction. Ils se sont retrouvés. Alors, vous avez les islamistes, les antisémites, la France insoumise, tous ces gens-là qui travaillent ensemble et qui, finalement, font beaucoup de mal à notre pays.
Et c'est très grave
d
'avoir ça à l'Assemblée.
Bon, voilà. Et on attendra le 19 décembre, du coup, pour connaître la peine qui sera retenue contre ce monsieur qui appelle au soulèvement ici en France. La gauche, toujours et encore, qui est en mission
pour
sauver le soldat Andy Kerbrat, le député LFI, interpellé, vous le savez, le 17 octobre dernier. On l'a appris hier en possession de drogue de synthèse sur un cas de métro à Paris après l'avoir acheté à un jeune mineur. L'argument maintenant consiste à dire qu'il est malade, que c'est une addiction, que c'est une fatalité, qu'il faut lui venir en aide, ce pauvre garçon qui n'y
est
pour rien. Et puis, en plus, tout le monde en prend à l'Assemblée nationale, au gouvernement. Donc, c'est vraiment
une
goutte d'eau dans l'océan, ce monsieur Kerbrat. Écoutez Sandrine Rousseau.
Il
faut lutter contre la consommation de drogue partout. Mais il y en a partout de la consommation de drogue. Enfin, il y en a ici, dans cette rédaction, très probablement, il y en a à l'Assemblée, il y en a partout. Quand on est en addictologie, c'est précisément ça, c'est qu'on est dépendant. On est dépendant. Et ça fait faire les plus grandes conneries. S'il a fait une connerie, il
n
'y a pas de doute là-dessus. Et il doit payer pour cela. Il n'y a pas de doute là
-dessus. Et tant qu'il n'est pas
totalement soigné, peut-il continuer à rester député ? Alors ça, je pense qu'il faut vraiment qu'il s'engage dans un parcours de soins. Là, par contre, pour moi, ce sera vraiment la ligne rouge très importante dans ma position.
Il ne peut rester député
que s'il
rentre
dans un parcours de soins véritablement.
Quelle hypocrisie. C'est fou. Richard Ramos. Moi, c
'est
quelque chose que je n'aime pas. Cet
exercice
d'auto-apitoiement accompagné de leçons de morale. Moi, je me rappelle... Qu'est
-ce
que vous en dites de cette affaire, vous ?
Moi, il faut être ferme. Je veux dire, c'est lui qui devrait partir.
De toute façon, il n'y a pas d'autre choix. Vous connaissez le règlement de l'Assemblée mieux que moi.
Personne ne peut le
contraindre à la démission. Mais
c'est lui qui devrait démissionner. Je veux dire,
c'est lui... Vous seriez à sa place,
vous démissionneriez.
Ah
oui.
Ah oui. Je crois que je change de pays.
Moi,
j'aurais honte. J'aurais honte. J'aurais honte. Notre fonction...
Il y a
quelque chose qui est très, très important. Quand on fait de la politique, quand on est élu, notre fonction doit dépasser notre personne. Voilà. Sinon, on ne
peut
pas faire de la politique, quels que soient les bords. Lui, il a abaissé la
fonction. Et la démocratie,
il
est suffisamment en difficulté pour que de lui-même, il doit dire « Je m'en vais ». Et puis, il
y a
quelque chose qui m'a gêné avec Mme Rousseau, là.
Moi,
je n'avais pas de l'affinité particulière avec M. Bayou.
Julien Bayou, qui a
quitté son poste à l'Assemblée.
Après des affaires régulièrement avec sa conjointe.
Parce que Mme
Rousseau avait été sur
une chaîne de télévision
qu'il avait eu des propos vis-à-vis de sa femme. Et donc,
il
a été mis dans la boue. Innocenté par
la justice.
Innocenté par la justice.
Et
Mme Rousseau, elle
nous
dit là « Je pense qu'il faut aller le soigner, etc. » On marche sur la tête. On marche sur la tête.
C
'est là où ça ne va pas à la politique. C'est là où, quels que soient les bords, on ne
peut
pas supporter ça. Et donc, je suis indigné à la fois de leurs propos. Et je lui dis à lui, comme député, «
Si
tu as un peu de respect pour toi-même, il faut que tu démissionnes. »
Mais là encore, c'est toujours pareil. C'est l'arroseur arrosé. Parce que si vous regardez un peu le parcours de ce monsieur en tant que député, il a appelé plusieurs fois des collègues à la démission pour des affaires diverses et variées. Moi, je me rappelle d'un monsieur que tout le monde connaît ici, que chacun a en tête plutôt.
C
'est François de Rugy qui a démissionné pour avoir mangé un homard. Et ce monsieur est soutenu par toute sa famille politique. Il a été pris en train d'acheter une drogue de synthèse.
Un mineur. Il faut arrêter
de me parler de maladie et d'addiction parce que c'est une drogue de synthèse festive pour avoir des relations sexuelles. Il n
'y
a absolument aucun mal-être là-dedans ou aucun problème personnel.
C'est en intérieur. Il voulait juste s
'amuser. Il n'est pas au crack devant sa télé tous les soirs à fumer des pipes. Il va en soirée avec ses amis pour avoir des relations sexuelles.
Donc pardon. Je veux dire,
l'addiction, pour mettre un peu intéressé au sujet, il y a plusieurs formes de drogue. On
ne sait pas ce qu'il a fait,
Julien. On ne
sait
pas ce qu'il a fait précisément. Et eux, ils le savent ? Non, j'entends bien. Et Mme Rousset et M. Coquerel, qu
'on
va entendre dans un instant,
ils
connaissent
le parcours personnel. Mais il se bat
sur son communiqué.
Il est peut-être très mal dans sa peau. Si vous êtes en détresse mentale, vous ne
prenez pas de la 3MMC
pour avoir des relations sexuelles. Peut-être qu'il
prend autre chose. Vous ne
savez absolument pas quel est
son équilibre
mental. Ce n'est pas la question.
Qu
'est-ce qu'il
fait à l'Assemblée ? Et qu'il règle ses problèmes avec lui-même. Et il sera député un autre jour.
Je
l'ai interrompé. Judith Vaintraud, pardonnez
-moi.
Merci. La question, c'est la victimisation à laquelle se livrent tous les députés de la France insoumise. Et M. Mélenchon, qui n'est pas député, qui a fait un tweet absolument extraordinaire.
On l'a joué hier. On peut-être le remettre. Hier, il y a
une phrase que j'ai retenue. Il n'a commis de dommages que contre lui-même.
C'est-à-dire
acheter à un mineur qui fait partie d'un système criminel, qui sabote une partie de la jeunesse de ce pays, qui sabote une partie des quartiers de ce pays, qui finance accessoirement le terrorisme. Mais non, il ne s'est fait du mal qu'à lui-même.
Judith.
Ce niveau de déni, ce niveau de mensonge, ce niveau d'hypocrisie est immonde.
Judith, dans 5-6 minutes, on va parler d'un gamin de 15 ans qui est impliqué dans le trafic de drogue qui a pris une balle dans la tête hier. Voilà qu'il ne fait de mal qu'à lui-même, ce consommateur, M. Kerbrat. Laurent Jacobelli, est
-ce
qu
'il
peut encore représenter ses concitoyens avec une telle attitude ? Évidemment non. Évidemment non, parce que comment quelqu'un qui vote la loi le jour peut la nuit la violer ? Comment quelqu'un peut, avec l'argent des contribuables, parce qu'il est indemnisé par l'argent des contribuables, payer des réseaux de dealers ? Comment est-ce qu
'il
peut exploiter un mineur pour son plaisir personnel ? Et surtout, cette bande-là de LFI et ces gens d'extrême-gauche qui, parce que c'est une secte, se protègent les uns les autres, refusent de dire que c'est mal, c'est la faute de Valeurs Actuelles, c'est la faute de l'extrême-droite. Si Andy Kerbrat se drogue à les écouter, ces gens sont prêts à accepter l'innommable et à en faire le bien. Ils sont en train de nous expliquer qu'il est une victime de la société, que ceux qui le critiquent sont des salopards. Mais ce sont des gens, quand vous faites le... Regardez qui on
a à l'Assemblée nationale. C'est la faute de
Valeurs Actuelles parce qu'il pensait en
parler à
sa famille et que Valeurs Actuelles
a tout gâché. Un
ancien
dealer... Eh bien oui, c'était prévu là. C'était prévu là, il devait en parler à ses proches. C'était imminent. Bien sûr.
Un ancien dealer, un député qui frappe sa femme, un autre qui habite indûment dans un HLM, l'autre qui souloue son appartement, l'autre qui fait des détournements de fonds pour la campagne électorale de l'homme de sa vie.
On n'en sait rien. Ce sont des accusations. Ce sont des accusations. On n'en sait rien.
Quelle équipe ? Et
vous parlez de ce qui est Chirot,
bien sûr. Et ces gens-là donnent des leçons de morale à la terre entière. Ils expliquent qu'ils sont le bien et que les autres sont des fachos. Eh bien, ces gens-là feraient bien de faire un jour leur examen de conscience. Yohannisa et Guillaume-Bénessa, je vous donne la parole tout de suite. Juste Éric Coquerel, qui évidemment est allé au secours de ce pauvre M. Kerbrat.
Je
lui dis mon affection, d
'accord ? Parce que Andy Kerbrat lui-même le dit. Il a des problèmes qui sont de fragilité psychologique, qui
est
de problèmes personnels. Je cite son communiqué pour dire ces mots. Bon, de santé, ça fait d'addiction. Il l'a admis depuis longtemps. Il essaie de le soigner. Et moi, je considère que, je l'ai dit, l'usage des stupéfiants, je parle bien de l'usage, je ne parle pas du trafic, l'usage des stupéfiants en France devrait être dépénalisé parce que ce n'est pas la bonne réponse qui est faite contre les risques d'addiction et la lutte contre les stupéfiants. Nous ne rajouterons pas une double peine à une éventuelle peine de justice ou surtout, ce que je souhaite,
et souhaitons-lui au parcours de santé que lui-même veut s'imposer.
C
'est l'argument d'apitoiement qui m'est insupportable.
La
victimisation, oui.
Oui, cette victimisation, moi, je... Vous posiez la question... Assumé, monsieur le député. Assumé, oui, mais il l'assumera devant ses électeurs et est-ce qu'il va démissionner ? Évidemment, non, parce que les électeurs de la France insoumise n'ont que faire de ce qu'il ingère comme produit stupéfiant.
Non, pas tous. Mais s'il s'en fiche, pardon,
Louis Boyard, Louis Boyard, qui a reconnu être un ancien dealer, a été non seulement élu, mais il a été en plus réélu, alors même que les électeurs savaient qu'il était un ancien dealer. Ils n'en ont que faire, ça
ne les concerne pas. Je ne félicite pas Laurent Jacoveli pour
son tweet d
'hier, qui a un peu
tiré sur l'ambulance, mais bon. Mais qui a tiré sur l'ambulance,
oui,
mais qui a dit quelque chose de juste, pardon.
Vous
pouvez nous rappeler ce que vous avez écrit sur Twitter hier, sur Wix ? Eh bien oui,
j
'ai dit, je crois que les LFI sont pour les circuits courts, donc Andy Kerbrat aurait mieux fait d'aller demander à son voisin de l'Assemblée nationale, Louis Boyard, de le fournir. Voilà. Guillaume Bénessa. Je suis désolé de parler autre chose que des phrases de M. Kerbrat, mais... C'est le sujet, hein. Non,
non,
mais attendez, je vais y venir. Vous savez, quand...
Vous pourrez revenir sur le budget. Non, non, je
reviendrai sur une chose simple.
En
2005, pendant le référendum sur la Constitution européenne, les Français se sont saisis tout d'un coup. Vous savez, la Constitution. Ils ont rappelé ce que c'était. Donc les Gilets jaunes nous ont dit qu'il
y
a un Parlement, une Assemblée, etc. Et c'était toute une discussion institutionnelle, enfin, sur ce qu'est la France et où est-ce qu'on fabrique la loi.
Et
on nous a rappelé en 2005, les Gilets jaunes ont rappelé au monde entier, et notamment en français en tout cas,
qu
'un député avait mandat, avait mandat de faire ce que le peuple lui demande. Le mandat, ça veut dire que vous agissez au nom et pour le compte du peuple. Au nom et pour le compte. Donc M. Kerbrat, qui est censé agir au nom et pour le compte du peuple, décide pour l'instant de ne pas démissionner alors que c'est un camé.
Je
ne sais pas si on réalise ce que ça signifie dans le rapport de perversion sur le mandat que le peuple donne à quelqu'un qui est normalement digne de fabriquer la loi
au nom du
peuple.
Non mais attendez,
Yoann, je ne dis pas le contraire, mais la corruption des
institutions... C'est même pas entre lui et les électeurs, c'est entre moi, Julien. C'est ce qu'a dit Richard Ramos, moi, qui
me
parle le plus. C'est entre lui et lui-même. Il appartient à
la France insoumise. Je
parle d'un homme, là. Je ne parle pas d'un homme politique, je parle d'un
homme.
Tout quoi ? Je dis simplement, pour
terminer,
je
dis simplement qu'effectivement, la démission, M. Ramos te disait tout à l'heure, est normalement la seule solution parce qu'en se regardant dans son miroir, il n'y a rien d'autre à faire qu'à démissionner lorsqu'on est un élu du peuple et qu'on en
vient là. Ça, ça veut dire qu'on a une morale.
Or, il est tellement cynique que trois jours avant, il signait une pétition
contre le chôme sexe.
24 heures avant.
24 heures avant.
Il est arrêté le 17 octobre et il signe la pétition le 16. Quand on atteint ce niveau de mensonge, il n
'y
a rien à en tirer. Et pour aller dans la continuité de ce sujet, un adolescent, contrairement à ce que pense Jean-Luc Mélenchon, comme vous le souleviez il y a un instant, Judith, on est au lendemain de la mort d'un adolescent de 15 ans, abattu d'une balle dans pleine tête, hier dans le quartier de Hoche à Grenoble. Très jeune âge, donc victime fort connue pour sa participation à des trafics de stupéfiants. Nous y sommes. C'est le procureur de
la
République de Grenoble qui le note. Il illustre le rajeunissement dans ces trafics. Je rappelle que depuis le début de l'année, la ville de Grenoble, désormais comparée à Marseille, a été le théâtre d'une cinquantaine de fusillades, toujours bien sûr liés au trafic de stupéfiants. Regardez ce sujet explicatif de Corenta Alonso et on en dit quelques mots.
C'est en bas de ces immeubles près d'un point de deal qu'un adolescent de 15 ans a été tué d'une balle dans la tête.
Il
était connu de la justice pour détention de stupéfiants.
Un
autre garçon de 16 ans, connu lui pour extorsion avec arme et tentative de vol, a été blessé à la jambe. Selon le procureur, cet assassinat pourrait être lié avec celui d'un homme de 47 ans, tué par balle en pleine rue à Saint-Egrève dimanche dernier.
Une
partie de la famille de cet homme qui est de 47 ans qui a été tué à Saint-Egrève est connue pour participer activement au point de deal du quartier Hoche
à Grenoble. Nous soupçonnons qu'un gang est actuellement en train de chercher à prendre le pouvoir sur ce point de deal de Hoche. Depuis plusieurs mois, dans l'agglomération grenobloise, les forces de l'ordre multiplient les opérations pour harceler les narcotrafiquants.
Les
autorités sont parvenues à démanteler 7 points de deal sur 26. Ces derniers peuvent être très lucratifs et représenter jusqu'à 30 000 euros de chiffre d'affaires par jour.
Il
y
a à
l'évidence un enjeu énorme de société.
Je
le redis, s'il n'y a pas de consommateurs, il n'y a pas de points de deal.
C
'est comme dans n'importe quelle activité économique.
Et
le travail que nous menons est un travail d'occupation et de réoccupation du terrain qui ne s'arrêtera pas.
Depuis le début de l'année, l'agglomération grenobloise connaît une recrudescence des violences avec une cinquantaine de tirs par arme à feu et 6 morts liés au trafic de drogue.
L'insécurité à Grenoble qui est devenue un sujet majeur.
C
'était donc le deuxième meurtre en 48 heures. Et oui, je ne sais pas qui veut intervenir le premier ou la première mais on est frappé par le jeune âge. Il y
a
une dizaine de jours, on parlait de ce tueur à gage de 14 ans. C'est terrifiant. On est dans une société quand on fait de la politique, quand on s'engage, c'est pour faire en sorte que les générations futures aient une meilleure vie. Et aujourd'hui, quand on regarde les actualités et qu'on lit ce qu'on peut apprendre, il y a des gamins qui tuent et il y
a
des gamins qui meurent pour la drogue. C'est-à-dire qu'on est arrivé aujourd'hui dans un état du business de la drogue en France qui est partout, qui est à Grenoble mais qui est aussi parfois dans des petits villages qui gèrent des quartiers entiers face à un état devenu impuissant, face à des communes parfois gangrénées jusqu'au niveau des élus. Il faut faire très attention. Aujourd'hui, le business de la drogue remplace l'économie classique. Les règles des dealers deviennent l'ascenseur social. Vous commencez, vous faites du chouf, après vous deelez un petit peu, puis vous êtes patron de réseau et vous pouvez faire 10 000 net par mois. C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
il
y a des jeunes qui n'ont comme... plutôt que la République comme seul avenir la charia ou parfois plutôt que l'emploi comme seul avenir le deal. C'est terrible. C'est une République qui a échoué et qui doit se reprendre en main. Reparler de fermeté, d'autorité, d'éducation, de sanction. Mais on ne
peut
pas continuer comme ça. Le procureur qui a rappelé qu'on voit de plus en plus de jeunes mineurs et on en a l'illustration avec cette terrible nouvelle d'un gamin de 15 ans qui prend une balle dans la tête. Il rappelle également qu'on voit aussi de plus en plus de jeunes filles qui prennent part à ces trafics. Beaucoup d'étrangers en situation irrégulière également. Mais vraiment, là où je voulais qu
'on
s'attarde, c'est sur cette jeunesse rappelée par le procureur, rappelée maintes fois, notamment quand on parle des différentes affaires à Marseille ou dans les quartiers où sévissent ces trafiquants à grande échelle. William Mori, qui est un ancien policier grenoblois, qui est aujourd'hui basé à Montpellier, du syndicat de police Allianz, était avec nous tout à l'heure. Et je lui faisais réagir à ce que disait un ancien dealer qu'on a diffusé hier dans un reportage à Marseille, dealer repenti, qui parlait un petit peu de la nouvelle génération des dealers. Et il
y a
un truc qui m'a marqué précisément hier, c'est quand il disait que
les
jeunes, aujourd'hui, les mineurs, ce sont les plus dangereux. Ce sont ceux qui
nous font le
plus peur, qui sont totalement incontrôlables. Écoutez ce qu'en dit William Mori.
Aujourd'hui, un mineur n'a pas de limite. Aujourd'hui, un mineur se sent tout pouvoir. C'est-à-dire que quand vous avez un mineur de 15 ans ou de 14 ans qui est capable d'exécuter une personne pour un contrat à 50 000 euros, ça fait froid dans le dos. Ça, c'est des choses qu
'on
ne voyait pas. Aujourd'hui, un mineur de 15 ans, lui, la seule notion qu'il a, c'est armes à feu, drogue et il
n
'a pas du gain. Parce que, parce qu'avant, dans une société normale, vos référents pour votre avenir, c'est vos parents. Aujourd'hui, dans les cités, c'est le narcotrafic. Parce que ce qui fait rêver, ce n
'est
pas de se lever à 7h du matin pour aller au travail. Ce qui fait rêver, c'est des grosses voitures, les voyages et l'argent.
Qu
'est-ce qu'on peut faire de cette...
Oui,
Judith.
Déjà, on n'a pas un système judiciaire qui attend ce genre de choses pour sévir. Le mineur qui prend un flingue pour exécuter un contrat, en général, il a commencé soit par faire le guet, soit par être petite main des dealers. Et, qu'est-ce qui lui est arrivé ? Allez, au pire, 2h de garde à vue ? 3h de garde à vue
? Un petit rappel à la loi. Et
il a été... Oh, rappel, il faut plaisanter. Et il a été remis en liberté. On a un système de justice des mineurs qui marche sur la tête. On produit du délinquant. On produit du parcours de délinquant.
Souvent, on
revient le débat de l
'excuse de
minorité.
Mais il n
'y a
pas que l'excuse de minorité.
Il
y a le fait qu'on...
Non,
mais
est
-ce
qu'il faut la lever ? Bien sûr.
Il faut évidemment la lever, mais il faut surtout instaurer des peines courtes, voire extrêmement courtes, comme ça fonctionne très, très bien aux Pays-Bas, comme ça fonctionne dans tous les pays qui
la vit. Ça, c'est le premier
larcin.
Mais
là, un
gamin de 14 ans qui tire une balle dans la tête d'un autre, un gamin de 15 ans... il ne s'est pas levé un jour après avoir été
bonne élève à l'école en disant, tiens, qu'est-ce que je vais faire aujourd'hui ? Je vais accepter un contrat pour flinguer quelqu'un. Il y a de toute façon un parcours. Il y a de toute façon un milieu familial
en
général défaillant. Et il y a souvent... Vous disiez, on ne
va
pas parler d'immigration, on va plutôt parler des mineurs délinquants. Mais l'immigration via ce qu'on appelle les MNA, c'est-à-dire les mineurs
non accompagnés et
la plus grosse fournisseuse de main-d'œuvre pour
les dealers.
Donc tout cela m'amène à dire qu'il y a quand même un mot qui n'est jamais prononcé quand on parle de trafic de stupéfiants, c'est le mot frontière. Personne ne parle jamais des frontières quand on parle de trafic de stupéfiants. Alors quand même, il y a un lien,
pardon. Laurent Jacobélé en parle.
Mais si vous voulez, le cannabis et la cocaïne ne sont pas produits en France. La cocaïne, elle vient à priori plutôt d'Amérique du Sud et le cannabis, ça vient de beaucoup plus près de chez nous.
C
'est-à-dire que c'est produit en grande quantité et avec la bénédiction des autorités marocaines pour ensuite remonter par l'Espagne jusqu'à la France. Donc est-ce qu'on va se poser les bonnes questions ? D'abord éventuellement demander quelques comptes, poser quelques questions aux autorités marocaines. Effectivement, il y a la question des frontières et la question des frontières, le procureur l'a dit parce qu'il se trouve qu'une partie non négligeable des personnes mises en cause pour le trafic de stupéfiants sont des personnes en situation illégale. Sauf qu
'il y a une
équation complexe.
Non mais d'accord,
c'est peut-être complexe mais
en tout cas, concernant
le trafic de stupéfiants, la question des frontières, elle se pose deux fois et personne n'en parle jamais. L'équation complexe, c'est que d'un côté, vous avez des trafiquants, des gangs, des mafias, on pourrait quasiment dire des cartels qui sont de plus en plus puissants et je parle évidemment de la manne financière que représente le trafic de drogue et puis quand vous regardez le rapport de la Cour des comptes notamment sur le plan Marseille-en-Grand qui est tombé ces derniers jours, vous vous rendez compte que c'est diamétralement opposé du côté de la puissance de l'État puisque les moyens de la police sont de moins
en moins Quand bien
même
ils auraient plus de moyens de
toute façon les juges
se
remettent en liberté.
Oui, avant cela,
il
y a quand même un combat
à mener. Non, non, c'est pas
avant,
c
'est
après. Juste
écoutez, alors tous les deux vous réagissez, je vois que vous en avez envie et vous
seriez...
Qu
'est-ce que
vous alliez dire ? Je vous donnerai la parole dans un instant. Écoutez le procureur sur la manne financière notamment sur les points de deal dans son secteur à savoir à Grenoble.
Ces
points de deal sont extrêmement rémunérateurs puisque les professionnels évaluent qu'un point de deal qui fonctionne correctement donc procure environ 10 000
euros de chiffre d'affaires jour.
Un
point de deal qui fonctionne très bien, c'est plus de 30 000 euros de chiffre d'affaires jour.
Donc vous faites le calcul, c'est entre 3 et 11 millions d'euros à l'année si on multiplie ces chiffres par 365.
À
partir de là, que faire ? Laurent Jacobelli. Mais sur les mineurs, il faut d'abord essayer de faire tout ce qu'on peut. Les parents de mineurs qui sont attrapés la première fois ne doivent plus toucher d'allocations sociales. C'est une première chose pour que les parents soient poussés à s'occuper de leurs enfants. C'est pas normal d'avoir un membre de 14 ans dans la rue à minuit qui guettent des points de deal. Donc il faut aussi s'occuper des parents.
Certains n'ont plus aucune
prise et d'autres ont une
forme de complaisance
parce que ça
peut améliorer
le niveau de vie. Le gamin de 14 ans qui est pris la première fois, il passe une semaine, deux semaines dans un centre spécialisé, privé de
liberté. La première
fois ? Vous rigolez ? Il
y
a tellement peu de centres spécialisés. C'est ce
que
nous proposons.
Il ressort de là, il fait une différence entre le bien et le mal, entre l'argent facile et l'argent normalement gagné. Et surtout, l'exemple, c
'est
-à
-dire
que ses petits copains autour auront vu qu'il a été attrapé, emmené en prison ou l'équivalent pour eux et qu'il est revenu après. S'ils voient que le gamin qui chauffe, qui a la chance de ne
pas
aller à l'école, c'est comme ça qu
'on
pense quand on est gamin, qui gagne de l'argent, qui s'achète exactement ce qu'il veut, qu'en plus il est valorisé socialement dans son quartier, qu'est-ce que vont se dire les autres gamins ? Je vais faire comme lui parce qu'il y a l'instinct d'imitation à cet âge-là. Donc il faut éviter ça. Et je pense que déjà quand on aura essayé ça, on ira un peu mieux. Et puis tout ce qui a été énoncé évidemment comme mesure sur les frontières et le contrôle des circuits. Dernier commentaire, Guylain Benessa.
Pour
rebondir,
parce
que c'est exactement le... Judith Vaintraub l'a très bien dit tout à l'heure et M. Jacobelli aussi. En fait, le problème,
c
'est qu'il faut casser une habitude désormais qui est prise, c'est que les prévenus sortent en rigolant, en rigolant de la salle d'audience. En se disant de toute façon, il ne
m
'arrive jamais rien, il n
'y a
jamais de sanctions, ils sortent en se marrant. Donc du coup, ce sarcasme permanent, c'est une sculpture du sarcasme, fait que lorsque ça arrive une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, au bout d'un moment, s
'il y
a une contagion de la chose et l'ère du sarcasme a remplacé l'ère de la sanction. Donc forcément au bout, vous dites que ça ne tombera jamais sur moi. Et le seul problème,
c
'est que la contagion est déjà tellement lourde qu'en lui, ça va prendre des années et des années si quand bien même on arrive à le casser, ça va prendre des années à revenir en arrière.
Mais
des années. La conscience, cette conscience-là est entachée depuis longtemps. Eh bien, ce n
'est
pas gagné cette affaire, comme on dit. Terrible constat que celui de l'insécurité et du trafic dans cette ville de Grenoble, c'est William Mori qui nous disait tout à l'heure, il y a 30 ans, 40 ans, on parlait de Grenoble comme étant la porte d'entrée des stations de ski. Aujourd'hui, c'est surtout la porte d'entrée des trafiquants de drogue. La démocratie, c'est ce dernier sujet que je voulais évoquer avec vous sur la dizaine de minutes qui nous reste. La démocratie ne fait plus l'unanimité chez les Français. Je ne sais pas si les uns ou les autres, vous avez vu passer ce rapport du CESE, Conseil économique, social et environnemental. Qu'est-ce qu'il y a ?
Ah,
c'est CESE qui vous fait rien ?
Oui, mais ça existe encore. C'est
ce
que vous voulez que je vous
dise.
Ils vont être
contents
parce que c'est rare que quelqu'un...
C'est vrai. Mais c'est aussi avec un sondage de nos amis du Parisien qui montre que la défiance est grandissante envers notre système politique. Vous voyez que 23% des Français vont jusqu'à dire que le système de la démocratie n'est pas le meilleur système qui soit, système politique, bien sûr. Ça monte même jusqu'à 31% chez les personnes les plus jeunes. Et puis, il
y
a ce deuxième camembert, comme on dit, qu'on voulait vous soumettre pour un Français sur deux, quasiment, puisque c'est 51,48. Pour un 100 Français sur deux, seul un pouvoir fort peut garantir l'ordre et la sécurité. Étonnant, inquiétant ce sondage. Tiens, Richard Ramos, elle est fragile la démocratie ? Ah oui, c'est fragile la démocratie. C'est comme l'amour. Il faut s'en occuper chaque jour. Vous
le faites ?
Il faut.
Oui, il faut. Oui, mais
encore faut-il le faire. Parce que, vous savez, quand en 2017, j'ai été élu, très vite, j'ai dit, si on ne fait pas de la politique autrement, eh bien, on sera éjecté. Parce que j'avais ce sentiment de, moi qui suis un élu rural, qu'il y avait un fossé qui se creusait, ce que j'avais dit entre l'élite, la France d'en haut et la souffrance.
Et
donc, ce retrait, quand même, sur la démocratie-là, ça veut dire qu'il pense qu'on est inutile. Je veux dire, quand on
va...
Moi,
je voudrais bien savoir, justement,
quelle est cette défiance
selon vous ? Qu'est-ce qu'il exprime ? Une tension entre liberté, sécurité
?
Non, non,
il y a eu une tension. Aujourd'hui, c'est pire qu'une tension.
C
'est une forme d'indifférence. C
'est
-à
-dire
que, vous n'êtes plus capable de résoudre les problèmes qui sont les miens au quotidien. C'est-à-dire que, moi, quand je suis sur le marché, c'est ça qu'on me dit. Alors, de temps en temps, vous arrivez à résoudre des problèmes quotidiens parce que vous connaissez un maire, etc. Mais globalement, dans ma fonction, on a deux fonctions. On est député du territoire et on est député de la nation. Mais sur le côté député de la nation, en tout cas, ils ne croient plus en nous.
Et
en plus, Est-ce que
vous vous sentez encore
utile, très franchement ? Ah non, il y
a
des fois non. Je l'ai dit. Quand j'ai dit, de temps en temps, j
'ai
l'impression que je suis un pimpin de la République. Alors, ça me permet, et ça me permet ma fonction nationale, d'avoir de l'influence au local pour sortir des dossiers locaux. Quand j'ai un monsieur, il n
'y a
pas longtemps, qui est dans un fauteuil roulant depuis 18 mois, il
est
au quatrième étage et qu'on lui dit, il faudra trois ans pour trouver, il n
'est
pas sorti de chez lui depuis 18 mois. Et qu
'il
faudra quatre ans pour redescendre le rez-de-chaussée. Quand Ramos, il arrive,
le
député, comme il est un peu dingueau, le Ramos, là, en bijoux, on a réglé le problème. Donc au moins,
j
'ai au moins ça. Mais sur notre
fonction... Mais à l'échelle
nationale, c'est
plus compliqué. Mais
il ne croit plus en nous. Et en plus, pardon, et je combats le Rassemblement national.
Mais
les 11 millions d'électeurs qui
ont
voté pour le Rassemblement national peuvent, à juste titre, dire, mais
vous
n'avez pas fait en sorte
en
ne donnant pas, par exemple, des postes à l'Assemblée nationale au Rassemblement national. Et moi, je suis à l'aise. Président de l'Assemblée nationale, je n
'ai
pas voté Gaël Brode-Pivet. Je l'ai dit, moi. Chassaigne, chenu. Pourquoi ? Parce que j'estimais que je devais prendre en compte de ce que disait le peuple. Et le peuple, il s'éloigne de la démocratie puisqu'à chaque fois qu'il donne des décisions politiques, on ne
l
'obéit pas. Là, il met une Assemblée nationale assez diverse pour qu
'on
s'entende entre nous, pour nous obliger à travailler ensemble et on ne le fait pas. Et à un moment donné, il dit, la décomocratie, ça ne marche pas. Moi, j'aimerais bien savoir, Clélie Mathias, est
-ce
que les 23% de gens qui estiment que la démocratie n'est pas le meilleur système, j'aimerais bien savoir ce qu'ils aimeraient comme système ?
C
'est vrai. Il y
a
deux questions. Soit il se croit dans un homme providentiel et ça,
ce
n
'est
absolument pas nouveau. Enfin, on peut revenir au général boulanger ou autre. C
'est
-à
-dire
qu
'il
y a toujours eu cette croyance de dire « Nos problèmes ne vont pas » et vous l'avez dit, M. Ramos, « Nos problèmes ne vont pas, on est englués, il y a des dettes, on n'y arrive pas, on ne s'en sort pas, on n'est pas écoutés, nos élus sont déconnectés. »
Il
nous faut quelqu'un, un homme ou une femme, d'ailleurs peut-être providentiel, il faut quelqu'un. Et cette croyance-là, en se disant « Il y
a
quelqu'un qui va arriver et qui va régler tous nos problèmes.
»
Il
faudrait l'heure d'essayer
la dictature.
Je pense qu'ils reviendront vite à la démocratie.
Soit l'autre demande peut-être qu'on peut lire aussi, et ça, vous l'avez sous-entendu, c'est une demande pour une démocratie, j'allais dire, oui, mais plus directe. Donc sans passer par vous.
Exactement.
En gros.
Et
c'est ça qu'il faut comprendre. Est-ce qu'il croit en une dictature, en un homme providentiel ou quelque chose, ou est-ce qu'il demande quelque chose
de plus directe
?
En
passant par qui alors
? De prendre
parole.
Des référendums. C'est des consultations. Je pense que c'est ça que les gens... Des votations
suisses.
Des consultations plus
fréquentes ou des... Oui.
C'est inquiétant. Guylain Bénessa, Laurent Jacobelli, ce qui est inquiétant, c'est qu'en fait, oui, c'est exactement ce que dit Clélie, c'est-à-dire que cette impression que la démocratie ne représente plus les gens, alors que c'est le principe même, bien sûr, de la démocratie. Demos Kratos, le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple. Oui, parce que la question, c'est de savoir qu'est-ce que pensent les 23 contre les 76 ? On ne sait pas exactement. Or, aujourd'hui, on a quand même pris
l'habitude...
On
ne sait
pas
de quel
bord politique ils
sont
également. Ça, ça m'intéresserait de le
voir aussi. Là, Julien, vous... Mais je pense qu'il y a
plus
de 100% qu
'on le croit. Là, je pense que vous êtes petit. C'est-à
-dire
que vous envisagez
les choses... Merci, vous
reviendrez à la semaine prochaine. Par l'étiquette politique. Je pense qu'il faut dépasser ça. Non, mais sérieusement, je pense que les gens ont compris, beaucoup de gens ont saisi que, par exemple, en 2005, un référendum a été balayé par le traité
de Lisbonne. J'allais le dire, j'allais en parler. Non, mais attendez, sans faire de l'archéologie...
C'est un coup de poignard démocratique.
Julien... Il y a un avant
et
un
après. Oui, vous avez raison, mais il y a beaucoup plus lourd que ça. Dites-moi. Bien pire. C'est quoi ? Nous avons voté pour des européennes, puis pour des législatives avec deux tours, et les Français sont exprimés en besoin de changement. On a Michel Barnier, Premier ministre, qui vient d'une formation politique qui fait 4%. Là, vous faites plaisir
à votre
voisin. Mais non, ce n
'est
pas la question. La question, c'est de savoir si... Un peu quand même. J'essaie d'être objectif. La question est de savoir si le Français qui va voter ne se dit pas au mois de septembre, puis octobre, puis novembre, bon sang,
mais
vive... Est-ce que je vis encore dans une démocratie telle que je l'envisageais il y a quelques années ? Bien sûr. Et peut-être que tout simplement les 23%, c'est se dire je veux une autre démocratie qui finalement est peut-être plus démocratique que la démocratie qu'il observe tous les jours dans les couloirs de l'Assemblée ou en tout cas à l'Élysée et sans référendum,
etc. Ils se sont déconnectés, ils n'ont pas de
prise avec
nous et on n'est pas
représentés
comme on devrait. On a l'impression que le
système nous dessert, en fait. Et c'est pour ça qu'il y a cette expression peut-être et cette défiance grandissante envers ce système qui est pourtant, comme le disait Churchill, le moins pire des systèmes, je ne sais plus la
phrase. À l'exclusion de tous les
autres. À l'exclusion de tous les autres, exactement. Mais en fait, tout a été à peu près dit, mais vous savez, nous les députés, mais je crois qu'on peut l'étendre au ministre,
au
président de la République. On est finalement les salariés des électeurs et ce sont nos actionnaires, ce sont nos patrons et beaucoup se comportent comme s'ils étaient au contraire leur sujet. Et je pense à Emmanuel Macron, par exemple, ou à ce
gouvernement. Je voudrais
vous poser la même question qu'à Richard Ramos. Est-ce qu'il
y a
des moments où ça peut arriver ? Est-ce que vous vous dites « Mais à quoi je sers dans cette démocratie tellement le système peut parfois nous dépasser ? » Regardez, dans quelques jours, certainement, il va y avoir un 49-3, par exemple. Et les gens se disent « Pourquoi j'ai élu des représentants en fait ? » Puisqu
'ils
ne
sont
pas consultés, ils ne peuvent pas débattre avec
le
gouvernement.
Ils sont
consultés, ils peuvent très bien voter la censure du gouvernement après un 49-3.
Oui, mais c'est très bien que c'est. Mais si je peux vous répondre des 49-3, je vais
juste vous répondre. Oui, évidemment, je pense que quand le 49-3 va nous tomber dessus, qu'on aura travaillé jour et nuit pour essayer de faire progresser les choses et qu
'on
va nous dire « Tout ce que vous avez fait, c'est poubelle », on va probablement avoir un sentiment d'inutilité. Vous savez, moi, je suis d'un parti qui
est
dans l'opposition. Et ce qui nous meut chaque jour, c'est de changer ce système, justement. Changer ce système qui fait que les gens ne se reconnaissent plus dans la manière dont ils sont gouvernés. Nous,
on
est pour le référendum d'initiative populaire, on est pour la proportionnelle. C'est-à-dire que les Français soient le mieux représentés possible et qu
'on
leur rende des comptes directs. Et donc ça, ça motive. Et donc on se sent utile parce qu'on voit notre combat qui progresse chaque jour. Mais au quotidien, c'est vrai, quand vous avez des autres partis politiques qui refusent de voter votre amendement tout simplement parce que vous êtes Rassemblement national, même s'ils sont d'accord, vous vous dites, d'abord, ça ne donne pas une bonne image et je pense que les Français se disent mais qu'est-ce que c'est que cette démocratie ? Et deuxièmement, vous vous dites j'ai travaillé pour rien. Mais sur le temps long, honnêtement, on se sent vraiment utile. Utile déjà parce que nos idées progressent.
Mais c'est évidemment à part parce qu'on est un parti d'opposition.
Et
puis vous avez un autre marqueur qui montre également ce rejet, j'allais dire, c'est peut-être un peu fort, mais cette distance qui est prise de plus en plus avec ce système, je vous disais, c'est l'abstention qui est toujours immense à chaque élection. Je vous vois
faire... Alors je vous dis... Les dix
dernières élections nationales dans ce pays, je pense qu'on peut faire un constat assez homogène tous ensemble.
Oui, c'est-à-dire qu'on a l'impression, parce que je m'inclus dans les Français, on a l'impression d'une triche permanente, d'un jeu permanent avec ce que souhaitent les électeurs. Le dernier exemple en date étant le barrage républicain où des gens, et je pense notamment à des macronistes, et je pense notamment à des macronistes proches d'Edouard Philippe qui nous expliquaient que LFI et Rennes c'était pareil, ont fait élire des députés LFI ou des députés...
Mais ça,
c
'est
la Ve République ou c
'est
la démocratie ?
Non, c'est la manière...
Qu
'est
-ce qui
est exsangue ?
C'est ce qu'on en fait.
C'est
ce qu'on en fait. Vous ne trouverez pas un système qui vous impose d'être vertueux. Il y a des systèmes plus ou moins adaptés, plus ou moins compliqués, plus ou moins simples, mais aucun système ne va être vertueux à la place des politiques qu'il va contribuer à faire élire. Donc on ne remplace pas la vertu par une mécanique.
Dernier mot, Guylain Benessa.
C'est
vrai que le politique fait des promesses qu'il tient de moins en moins et
les
Français le ressentent et se demandent si cette démocratie représentative, là encore, est vraiment le meilleur choix. C'est un peu démagogique, j'en ai conscience, mais
en
1969, lorsque le général de Gaulle perd et qu'il part, il perd à 20h et à minuit, il fait un communiqué de presse en deux phrases où il dit « Je cesse d'exercer mes fonctions à midi. » Point. Et il part. C'est un message ? Attendez. Non, pourquoi je dis ça ? Aujourd'hui, on a des élections qui donnent lieu à des verbiages de vingtaine et de vingtaine d'heures, à des discussions dont on ne comprend plus absolument rien, avec des résultats brouillés, avec des majorités inexistantes et avec des changements quasi invisibles. Il aurait peut-être mieux valu un moment qu'on ait deux phrases, une décision et de la clarté. À mon
avis, les Français diraient qu'il va mieux avoir la
démocratie
qu'autre chose dans notre pays. On a plein
de conseillers municipaux dans toutes les communes qui sont des élus et qui bossent gratuitement et qui sont en train de faire travailler notre démocratie. Donc, au moins, nous, on peut
nous
tracher
un peu de fil.
Tous ces maires
ruraux et
tous ces conseillères et conseillères municipales qui vont aller travailler pour la démocratie. Bravo pour cet ultime message, Richard Ramos, qu'on peut retrouver sur toutes les affiches du Rassemblement national.
Pardon
pour la petite boutade, mais c'était trop tentant.
C'était trop
tentant.