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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 24 octobre 2024 72 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéRetraites

Le NFP se moque de l'intérêt général ! - Laurent Jacobelli (CNEWS)

Source d'origine 10 locuteurs

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse partielle

    Les débats ont repris ce soir, cher Mathieu. Pour le moment, le 49.3 n'a pas été brandi.

  • 1:51OuverteRéponse partielle

    On a entendu la porte-parole du gouvernement sur le 49.3. En gros, on peut le faire, mais on n'espère pas, si j'ai bien compris.

  • 4:28RelanceRéponse directe

    Laurent Jacobelli, Richard Ramos, l'idée, on l'a bien comprise, c'est que chacun va aller dealer avec le Premier ministre pour faire passer son petit amendement.

  • 5:41FerméeRéponse directe

    Mais vous le censurerez ?

  • 6:38OuverteRéponse partielle

    Juste sur ce 49.3, deux députés aujourd'hui. LFI avec M. Coquerel, l'ERN avec M. Chenu. Ils veulent dégainer.

  • 7:10RelanceRéponse directe

    Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Locuteur 2Chiffre
    « la tension monte, notamment autour des 60 milliards d'euros d'économie voulus par le gouvernement. »
  • 0:33Locuteur 2Fait
    « Il a notamment ciblé les revenus du capital. »
  • 0:50Locuteur 2Fait
    « Car selon Jean-Philippe Tanguy, l'attitude des insoumis consiste tout simplement à diviser les Français en mettant d'un côté les classes moyennes qui ont pu épargner et de l'autre les classes populaires. »
  • 1:16Locuteur 2Fait
    « Car vous l'avez dit, cher Julien, aujourd'hui en Conseil des ministres, le Premier ministre Michel Barnier a donc obtenu la faculté, comme le veut la coutume, de pouvoir avoir recours à cet article du 49.3 à tout moment. »
  • 1:36Locuteur 2Fait
    « Vous pouvez aller faire vos cartons si certains amendements du Rassemblement national ne sont pas repris. »
  • 1:41Locuteur 2Promesse
    « On n'hésitera pas, oui, à appuyer sur le bouton de la censure. »
  • 6:15PrésentateurFait
    « Si on s'en prend aux classes moyennes, si on ne permet pas aux entreprises de respirer un peu… »
  • 6:34PrésentateurChiffre
    « Nous, on ne veut pas que la France se surendette de 100 milliards chaque année. »
  • 14:29PrésentateurFait
    « La gauche qui a refusé de donner une victoire sociale au RN et qui est apparue très désunie sur la question. »
  • 14:33PrésentateurFait
    « La proposition du RN d'abroger la réforme des retraites, elle arrivera le 31 octobre dans l'hémicycle. »
  • 14:37PrésentateurFait
    « L'idée, c'est de revenir, donc, à un départ à la retraite à 62 ans. »
  • 20:33PrésentateurChiffre
    « 56. »
  • 20:42Locuteur 6Fait
    « les charges qui pèsent sur l'emploi en France sont beaucoup trop lourdes. »
  • 30:24PrésentateurChiffre
    « Huit mois requis et 2 000 euros d'amende sur une base maximale d'un an et de 45 000 euros d'amende. »
  • 36:18Locuteur 6Fait
    « Tellement proche que Ercilia Soudet, la députée LFI, est venue le soutenir en manifestant devant le commissariat où il était en garde à vue la dernière fois. »
  • 36:54Locuteur 6Fait
    « Moi, vous savez, je ne pense pas qu'on puisse lutter contre des idées en interdisant. »
  • 37:37Locuteur 6Fait
    « là, quand vous appelez à l'intifada, donc à la violence, vous êtes en dehors de la loi. »
  • 38:00PrésentateurFait
    « Ceux qui sont derrière, c'est la France insoumise. »
  • 38:25PrésentateurFait
    « Ercilia Soudé, elle faisait partie également de ces gens qui acclamaient ce personnage quand il appelait à l'intifada dans les rues de Paris. »
  • 38:36PrésentateurFait
    « À quel moment on va demander des comptes à ces élus de la France insoumise qui sont clairement des islamistes ? »
  • 39:55PrésentateurFait
    « On l'a appris hier en possession de drogue de synthèse sur un cas de métro à Paris après l'avoir acheté à un jeune mineur. »
  • 41:05Locuteur 5Fait
    « Moi, il faut être ferme. Je veux dire, c'est lui qui devrait partir. »
  • 43:28PrésentateurFait
    « Il est peut-être très mal dans sa peau. Si vous êtes en détresse mentale, vous ne prenez pas de la 3MMC pour avoir des relations sexuelles. »
  • 50:10PrésentateurChiffre
    « Depuis le début de l'année, la ville de Grenoble, désormais comparée à Marseille, a été le théâtre d'une cinquantaine de fusillades. »
  • 51:23Locuteur 7Chiffre
    « Ces derniers peuvent être très lucratifs et représenter jusqu'à 30 000 euros de chiffre d'affaires par jour. »
  • 54:24Locuteur 5Chiffre
    « un mineur de 15 ans ou de 14 ans qui est capable d'exécuter une personne pour un contrat à 50 000 euros »
  • 1:01:33PrésentateurChiffre
    « 23% des Français vont jusqu'à dire que le système de la démocratie n'est pas le meilleur système qui soit. »
  • 1:04:23PrésentateurFait
    « j'estimais que je devais prendre en compte de ce que disait le peuple. »
  • 1:04:45PrésentateurChiffre
    « les 23% de gens qui estiment que la démocratie n'est pas le meilleur système »
  • 1:06:53PrésentateurFait
    « Nous avons voté pour des européennes, puis pour des législatives avec deux tours, et les Français sont exprimés en besoin de changement. »
  • 1:06:58PrésentateurChiffre
    « On a Michel Barnier, Premier ministre, qui vient d'une formation politique qui fait 4%. »
  • 1:08:58PrésentateurPromesse
    « Nous, on est pour le référendum d'initiative populaire, on est pour la proportionnelle. »
  • 1:11:14PrésentateurFait
    « le politique fait des promesses qu'il tient de moins en moins et les Français le ressentent »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Locuteur 612 %
  • ?8 %
  • Locuteur 73 %
  • Locuteur 53 %
  • Locuteur 33 %
  • Locuteur 22 %

≈ 39,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mathieu Devez est avec nous avec Olivier Gangloff, bien sûr. Les débats ont repris ce soir, cher Mathieu. Pour le moment, le 49.3 n'a pas été brandi.

0:16
Locuteur

Et

0:16
Locuteur 2

oui, il est tard, cher Julien. Disons que je me permets à les certains écarts. Et oui, la tension monte, notamment autour des 60 milliards d'euros d'économie voulus par le gouvernement. Aujourd'hui, à gauche, c'est le député insoumis David Guiraud qui a durci le ton. Il a notamment ciblé les revenus du capital. Car selon lui, puisqu'il faut faire des économies, soit on augmente les taxes sur l'électricité, soit on augmente les taxes sur les hauts revenus, soit on démolit les finances publiques locales, soit on taxe les revenus du capital. Et puis il y a eu cette réponse ferme du député du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy.

Car selon Jean-Philippe Tanguy, l'attitude des insoumis consiste tout simplement à diviser les Français en mettant d'un côté les classes moyennes qui ont pu épargner et de l'autre les classes populaires. Enfin, il y a toujours cette ombre qui plane de plus en plus. D'ailleurs, au-dessus de l'Assemblée nationale, celle bien sûr du 49.3. Car vous l'avez dit, cher Julien, aujourd'hui en Conseil des ministres, le Premier ministre Michel Barnier a donc obtenu la faculté, comme le veut la coutume, de pouvoir avoir recours à cet article du 49.3 à tout moment. D'ailleurs, sur le texte du budget, on le rappelle, cet article qui permet d'adopter le budget sans un vote à l'Assemblée nationale.

Oui, mais voilà, avec cette stratégie, Michel Barnier s'expose à une motion de censure. Et aujourd'hui encore, le député du Rassemblement national, Thomas Ménager, a mis en garde le Premier ministre.

1:36
Locuteur

Vous

1:36
Locuteur 2

pouvez aller faire vos cartons si certains amendements du Rassemblement national ne sont pas repris. On n'hésitera pas, oui, à appuyer sur le bouton de la censure.

1:45
Présentateur

Merci Mathieu Devez pour toutes ces précisions et qu'Olivier Gangloff à l'Assemblée nationale. Johan, d'abord un petit éclairage. On a entendu la porte-parole du gouvernement sur le 49.3. En gros, on peut le faire, mais on n'espère pas, si j'ai bien compris. La cartouche est dans le fusil. On va attendre un petit peu avant d'appuyer sur la gâchette. Façon de se dédouaner d'avance pour un éventuel passage en force. Non, mais ce

2:06
Locuteur

ne

2:07
Présentateur

sera pas un passage en force. Le 49.3,

2:09
Locuteur

c

2:09
Présentateur

'est

2:09
Locuteur

un passage en force.

2:10
Présentateur

Non,

2:10
Locuteur

non,

2:11
Présentateur

parce que c'est prévu par la constitution. Un passage en force, ça sous-entend autre chose. Moi, je n'aime pas du tout cette expression. Ah bon, ben pardon.

2:16
Locuteur

Non, non, mais

2:16
Présentateur

je

2:17
Locuteur

trouve qu'elle est trop

2:19
Présentateur

utilisée. Vous n'êtes pas le seul à l'utiliser, mais ça n'est pas un passage en force. C'est prévu par la constitution.

2:23
Locuteur

C

2:23
Présentateur

'est un contournement du vote parlementaire. Oui, mais c'est prévu par la constitution. Donc c'est quelque chose qui est complètement légal et encadré. Et il est évident qu'il sera utilisé à un moment, comme Elisabeth Borne l'avait utilisé parce qu'elle n'avait pas de majorité absolue. Là, la majorité est encore plus étriquée. Donc il est logique qu'il y ait un 49.3. À quel moment ? On n'en sait absolument rien. Est-ce que ça sera en première lecture

2:43
Locuteur

? Peut

2:44
Présentateur

-être, sans doute, mais on n

2:46
Locuteur

'en

2:46
Présentateur

est pas tout à fait sûr non plus. Ça ira au Sénat, il y aura une commission mixte paritaire. Et il y aura ensuite, de toute façon, un 49.3. Oui, mais là, dans les prochaines heures, dans les prochains

2:54
Locuteur

jours, je n'en sais absolument rien.

2:56
Locuteur 6

Il

2:56
Locuteur

y a du

2:56
Locuteur 6

temps avec les délais, si les amendements...

2:59
Locuteur

Il

2:59
Locuteur 6

y a 3 700 amendements. Si ça prend trop de temps, ça passera directement

3:02
Locuteur

au

3:02
Locuteur 6

Sénat. Il est censé boucler à l

3:04
Locuteur

'Assemblée nationale la première

3:05
Locuteur 6

lecture

3:06
Locuteur

entre 40 jours. Oui, mais justement, si ça

3:08
Locuteur 6

ne passe

3:08
Locuteur

pas, il ira directement au

3:09
Locuteur 6

Sénat.

3:09
Locuteur 10

Si les

3:10
Locuteur 6

délais ne sont pas tenus...

3:11
Locuteur

40

3:11
Locuteur 6

jours à l'Assemblée nationale. Ensuite, si ça n'est pas voté, ça passe directement au

3:15
Locuteur

Sénat. Et là

3:15
Locuteur 6

où

3:16
Locuteur

ça sera plus facile au

3:16
Locuteur 6

Sénat, pour lui.

3:17
Locuteur

Et le Parlement, dans

3:17
Locuteur 6

son ensemble,

3:18
Locuteur

a

3:18
Locuteur 6

70 jours pour le voter.

3:20
Locuteur

Mais les

3:20
Présentateur

oppositions... En gros,

3:22
Locuteur

Judith,

3:23
Présentateur

soit il le fait, puisqu'on évoquait

3:24
Locuteur

Elisabeth Borne. Soit il le

3:25
Présentateur

fait très tôt, façon Elisabeth Borne, mais là, ça massacre le temps parlementaire. Soit il laisse le temps au temps pour trouver un début de compromis. La meilleure méthode, quelle est la

3:35
Locuteur

quête ? Il n'a

3:35
Locuteur 6

aucun intérêt à le faire tôt. Il a tout intérêt à laisser traîner les choses. Puisque de toute façon, au bout du compte, il devra utiliser le 49-3. Ou alors, s'il laisse passer le fameux délai de 70 jours, ce qui nous mène au 21 décembre, si le Parlement, dans son ensemble, ne l'a pas voté, il peut procéder par ordonnance pour faire ce qu'on appelle... Chimbo. Pardon ?

3:59
Présentateur

Vas-y, vas-y. Allez

3:59
Locuteur

-y, Judith.

4:01
Locuteur 6

Pour faire ce qu'on appelle, en fait, une reconduction du budget de

4:04
Locuteur

l

4:04
Locuteur 6

'année précédente. C'est un truc qui existait sous... La 4e République a été supprimée sous la 5e, mais qui demande quand même un vote. On appelle ça une loi spéciale. Et normalement, les parlementaires, en tout cas ceux qui ne sont pas irresponsables, le vote ne serait-ce que pour que les

4:23
Locuteur

fonctionnaires

4:23
Locuteur 6

soient payés.

4:24
Présentateur

Laurent Jacobelli, Richard Ramos, l'idée, on l'a bien comprise, c'est que chacun va aller dealer avec le Premier ministre pour faire passer son petit amendement, histoire de ne pas censurer le gouvernement, et d'avoir un 49-3 qui contente tout le monde. Parce que franchement, je vais vous la faire à l'ancienne, les yeux dans les yeux.

4:45
Locuteur

Qui

4:45
Présentateur

a intérêt, aujourd'hui, à renverser Michel Barnier ? Très franchement. Ah non, mais ce n

4:49
Locuteur

'est

4:49
Présentateur

pas une question d'intérêt.

4:50
Locuteur

Je

4:50
Présentateur

pense qu'il faut quand même

4:52
Locuteur

dire

4:52
Présentateur

la vérité aux gens. Dites

4:55
Locuteur

-le à nous, la vérité. Qui a

4:56
Présentateur

intérêt à renverser Michel Barnier, très franchement

4:58
Locuteur

?

4:58
Présentateur

La majorité, la gauche, joue la montre. Quand on voit qu'on en est à 7 amendements de l'heure, aujourd'hui, il nous faudra aller jusqu'en 2040 pour étudier ce budget. Normalement,

5:08
Locuteur

on

5:08
Présentateur

est autour de 35 à 50 amendements de l'heure. Donc, la gauche prend tout son temps, le centre prend tout son temps. On a l'impression qu'ils ont intérêt à envoyer ce débat budgétaire dans le mur pour avoir derrière un 49-3. La gauche pourra dire « Ah, c'est le méchant Michel Barnier, nous sommes la gauche, révolution. » Et Michel Barnier pourra dire « Voyez, on a une gauchie responsable, je suis obligé de prendre mes responsabilités. » Je crois qu'il y a une voix entre les deux. Celle qui était la promesse de Michel Barnier, d'écouter les oppositions, de prendre leurs amendements et d'enrichir le texte, voire de corriger le texte. Or, pour l'instant, il n'en est rien. Mais

5:41
Locuteur

si vous

5:41
Présentateur

deelez des amendements avec le Premier ministre et que ça passe par un 49-3, vous le censurez ?

5:45
Locuteur

Oui ou non ? Oui ou

5:46
Présentateur

non ? Ça ne s'appelle pas de dealer, faire voter des amendements.

5:49
Locuteur

C

5:49
Présentateur

'est tous les députés

5:50
Locuteur

qui votent. Vous savez très bien ce que va

5:51
Présentateur

faire Michel Barnier. Il va aller voir les chefs de groupe, il va aller dire « Bon, quel amendement tu veux que je garde dans mon projet de loi ? » «

5:58
Locuteur

Comme

5:58
Présentateur

ça, tu ne

5:58
Locuteur

me

5:58
Présentateur

censures pas. » Chacun, les uns et

5:59
Locuteur

les autres, va aller faire sa petite angouille. Il va juste aller voir Marine Le Pen. Les autres, ils s'en prissent. C'est pour

6:03
Présentateur

ça que

6:03
Locuteur

je

6:03
Présentateur

commence

6:04
Locuteur

par l'enjeu de la commune.

6:05
Présentateur

En tout cas, pour

6:06
Locuteur

l'instant,

6:08
Présentateur

ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Et très honnêtement, si le budget n'évolue pas… Vous le censurerez ? Bien sûr. Évidemment. Si on s'en prend aux classes moyennes, si on ne permet pas aux entreprises de respirer

6:19
Locuteur

un peu… Vous avez eu des gages. L'indexation des retraites

6:20
Présentateur

sur les petites retraites, c'est oublié déjà. Non mais d'accord. Mais il reste quand même d'énormes pressions fiscales qui vont détruire le pouvoir d'achat des classes moyennes. Nos entreprises vont se dévoiler de nouvelles taxes. Tout ça va nuire à la croissance. Nous, on ne veut pas que la France se surendette de 100 milliards chaque année. Ad vitam aeternam. Richard Ramos,

6:39
Locuteur

je

6:39
Présentateur

vous donne tout de suite la parole. Juste sur ce 49.3, deux députés aujourd'hui. LFI avec M. Coquerel, l'ERN avec M. Chenu.

6:48
Locuteur

Je

6:48
Présentateur

pense qu'ils veulent dégainer. Ils ont deux options, en fait. Bon, ils ont l'option du 49.3.

6:53
Locuteur

Il

6:53
Présentateur

y a une autre qu'ils peuvent essayer de tenter, c'est de laisser pourrir les débats. C'est-à-dire de faire en sorte qu'on dépasse le délai et que ça passe au Sénat sans vote. Et à la fin du fin, ils pourraient même jouer ça, en décembre, en se disant, on va faire traîner. Et là, ils ont le droit de passer les ordonnances.

7:07
Locuteur

On ne veut pas que le Parlement soit brutalisé.

7:10
Locuteur 5

Pourquoi ? Parce que regardez, hier, nous avons eu une séance. Nous nous sommes quittés à l'Assemblée nationale à minuit. Et il

7:16
Locuteur

y a

7:16
Locuteur 5

des choses qui ont pu évoluer. Par exemple, il

7:18
Locuteur

y a

7:18
Locuteur 5

une contribution sur les hauts revenus qui a été votée. Un projet de loi de

7:21
Locuteur

finances rectificative... Elle était

7:23
Présentateur

dans le budget, simplement. Elle devait être temporaire. Elle sera désormais pérenne. Voilà. Il y a un budget

7:29
Locuteur

rectificatif

7:30
Locuteur 5

qui a été voté. On a empêché la désindexation, par exemple, de l'impôt sur le revenu que voulait faire la gauche, l'intégration dans cette hausse sur les

7:39
Présentateur

hauts revenus du patrimoine professionnel. Richard Ramos, c'est vrai que vous avez une gauche qui veut des impôts à tout va, la droite, l'URN, qui n'en veulent pas. Tout le monde a un petit peu sa potion magique pour sauver le pays. Mais on se demande comment Michel Barnier va pouvoir tenir sur ce fil.

7:56
Locuteur

Non

7:56
Locuteur 5

mais, déjà, on aura

7:58
Locuteur

un

7:59
Présentateur

49-3. Oui. Le 49-3, il est à ce budget, parce que la trahison est à la politique. Ah oui. Une question de moment. Du col à la peau. Une question de moment. Oui, c'est ça. Et donc... C

8:11
Locuteur

'est triste.

8:12
Présentateur

Ah mais c'est la réalité.

8:13
Locuteur

C'est très bien réel.

8:13
Présentateur

C

8:14
Locuteur

'est la politique.

8:14
Présentateur

C'est comme ça.

8:15
Locuteur

Vous

8:15
Présentateur

êtes... La vie

8:16
Locuteur

est triste.

8:18
Présentateur

Avisé. C'est la

8:19
Locuteur

vie.

8:19
Présentateur

On aura un 49-3.

8:21
Locuteur

Ce

8:22
Présentateur

qui est dommage, c'est que, moi je le trouve, et ce 49-3, en fait, les seuls qui seront en deal, comme vous aviez dit tout à l'heure, avec le Premier ministre, c'est le Rassemblement National. Et ça fait des mois que je dis qu'on fabrique la République du Fer-Semblant.

8:38
Locuteur

On

8:38
Présentateur

a des députés qui travaillent. Alors, moi je suis un petit député rural. Donc je fais des petits amendements pour que mes paysans,

8:44
Locuteur

ça

8:44
Présentateur

aille mieux. Je fais des petits amendements pour qu

8:46
Locuteur

'on

8:46
Présentateur

ne foute pas de la merde, pour que les pauvres arrêtent de crever, parce qu'on leur vend des produits pas chers, et qu'on y met de la merde dedans. Donc c'est des petits amendements. Mais tout ça ne sert à rien.

8:56
Locuteur

On

8:57
Présentateur

nous demande de travailler, alors qu'on sait qu'à la fin, c'est des heures de travail. C'est des heures de salariés,

9:01
Locuteur

c

9:01
Présentateur

'est des heures d'administratifs à l'Assemblée Nationale. On est en train de fabriquer et d'accélérer la République du Fer-Semblant.

9:07
Locuteur

Il

9:08
Présentateur

faut le dire aux Français.

9:09
Locuteur 6

Quelle est la solution ? La démission de Emmanuel

9:11
Présentateur

Macron ? Dans l

9:14
Locuteur

'Assemblée telle qu'elle est

9:14
Présentateur

? Dans l'Assemblée, il faut qu'on soit en capacité de travailler de façon transpartisane. Moi j'ai toujours dit, quand il y

9:21
Locuteur

a

9:21
Présentateur

des amendements qui me paraissent bons pour les Français, il faut que je les vote, et qu'on arrête de fabriquer en ce moment des petits porte-avions pour 2027 pour tout le monde et qu'on essaie de résoudre plein de petits problèmes qui sont la vie quotidienne des Français. Et aujourd'hui, ce Parlement-là n'est pas en capacité de travailler de façon transpartisane.

9:39
Locuteur

C'est ça que... Mais c'est pas pour un an, je le

9:40
Présentateur

rappelle. Oui, mais je le déplore. On essaiera de le faire.

9:43
Locuteur

Donc c'est là-dessus qu'il faut

9:44
Présentateur

travailler. Alors qu'est-ce qu'on fait ? En tout cas, sur le budget, de toute

9:48
Locuteur

façon, ce sera en 43. Comme vous le dites très

9:50
Locuteur 6

bien, le Parlement n'est pas en capacité de travailler de cette façon-là.

9:54
Présentateur

Qu'est

9:54
Locuteur

-ce

9:54
Présentateur

qu

9:54
Locuteur

'on

9:54
Présentateur

fait ? Mais il faut que les députés se réunissent entre eux dans les commissions.

9:58
Locuteur

Ah, vous y croyez ?

9:59
Locuteur 6

Ah, c'est vous qui est en neige.

10:00
Présentateur

Ah ben, heureusement

10:01
Locuteur

que j'y crois encore un

10:02
Présentateur

peu.

10:03
Locuteur

Pour revenir à Michel Barnier.

10:05
Présentateur

Pour revenir à Guylain Benessa, qui ne s'est pas encore exprimé. Michel Barnier,

10:08
Locuteur

qui

10:08
Présentateur

était... Moi je me souviens, il y a un mois et demi,

10:09
Locuteur

deux

10:09
Présentateur

mois, lorsqu'il est arrivé, qu'on commençait à lui tirer le portrait, comme on dit, c'est le super négociateur. C'est le négociateur du Brexit. C'est celui qui sait résoudre toutes les crises avec ce fameux talent qu'on lui prête. Comme tout le monde, il se heurte au mur de l'Assemblée aujourd'hui, Michel Barnier.

10:26
Locuteur

Le

10:26
Présentateur

super négociateur, il est à la fois celui qui se dit souverainiste en 2021 et qui a été aux ordres de Bruxelles avant. Je ne sais pas si c'est facile d'avoir un portrait type de Michel Barnier sur une carrière politique en même temps qui a été fait en quelques années. Mais passons. Moi, ce que je constate, c'est que plutôt

10:40
Locuteur

que...

10:42
Présentateur

La question des amendements en tant que telle, j'entends la chose, mais je pense surtout que plus qu'un jeu de faire semblant, et je rejoins Monsieur aussi là-dessus, mais je pense qu'on joue à Fort Boyard.

10:50
Locuteur

C

10:50
Présentateur

'est-à-dire ? Fort Boyard, c'est très simple. On cherche des clés ? Non, on gagne du temps. Ah oui. En fait, on essaie de maîtriser la clepsydre. Ah

10:58
Locuteur

oui,

10:58
Présentateur

la clepsydre. Passe-partout, passe-temps, sont remplacés par Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Michel

11:02
Locuteur

Barnier, tous les autres. Juste une remarque.

11:04
Présentateur

Juste une remarque.

11:05
Locuteur

Évidemment,

11:05
Présentateur

pas pour des questions physiques.

11:07
Locuteur

Vous répondrez, alors. Pour des questions, évidemment,

11:08
Présentateur

de fonctionnement du jeu. Je m'explique. Techniquement, Emmanuel Macron se veut le gardien du temps. Il est président de la République, il sait quoi faire.

11:14
Locuteur

C'est le

11:15
Présentateur

père Fourras, le gardien du temps. Si vous voulez. Sauf que le problème entre-temps, Emmanuel Macron, le père Fourras, question physiologique. Allez,

11:22
Locuteur

allons-y.

11:22
Présentateur

Physiologie, pardon. Ce qui se passe, c'est que Michel Barnier, il a un temps dont tout le monde se demande combien de temps il va durer. Et surtout, Marine Le Pen doit gérer un temps qui est extrêmement compliqué. C'est qu'à la fois, si elle grille son temps trop vite,

11:37
Locuteur

elle

11:37
Présentateur

va passer pour celle qui remet du désordre dans un chaos qui dure depuis trois mois. Donc, il faut gratter du temps.

11:42
Locuteur

Donc,

11:43
Présentateur

plus quelque part le temps dure, plus ça arrange, en tout cas certains, en tout cas certaines, mais certains tirent leur marron du feu. Et le problème, c'est que Michel Barnier est au milieu du guet avec un jeu et une maîtrise du temps parlementaire qui peut lui rendre au service quelque part. Et là-dessus, à mon avis, le vrai timing, 2027, je suis d'accord, mais le vrai timing, c'est qu'à l'issue de ce budget, on va savoir si oui ou non, Marine Le Pen a su jouer pour maîtriser le timing et sortir avec un budget qui l'arrange, qui arrange les électeurs, alors même que c

12:14
Locuteur

'est

12:14
Présentateur

un papier du monde intéressant hier, on apprend que sur les marchés, les gens disent au RN, les gens disent aux membres du RN passant sur les marchés dans les villes, leur disent pourquoi vous ne

12:25
Locuteur

faites

12:25
Présentateur

pas sauter le Michel Barnier plus tôt, certains le disent, parce que finalement, c'est la même chose qu'Emmanuel Macron avant. Donc, il y

12:30
Locuteur

a

12:30
Présentateur

un ras-le-bol du terrain dont le RN doit tenir compte et qui est en sandwich avec en même temps la Macronie d'un côté et les électeurs de l'autre. Un commentaire là-dessus, Laurent Jacobelli, et puis on va évoquer les retraites, également avec votre niche fiscale qui arrive et qui fait déjà beaucoup parler. Mais un mot sur ce que vient de dire Guylain Benessa. Oui, le temps, en fait, nous est à peu près imposé. Nous, on a toujours dit qu'on voulait la dissolution le plus vite possible, mais on a 10 mois devant nous. Et donc, ces 10 mois, on ne pourra pas les raccourcir, que M. Barnier reste ou qu'il parte, que le budget soit voté ou qu'il soit imposé.

Donc, nous, on ne joue pas avec la règle du temps, on joue avec la règle du sérieux. C'est-à-dire que nous, par exemple, on a déposé peu d'amendements pour qu'on ait le temps d'étudier le budget dans les temps. Ceux qui ont déposé le plus d'amendements, c'est la « ouvrez les guillemets » majorité,

13:10
Locuteur

«

13:10
Présentateur

fermez les guillemets ». Donc, c'est eux qui veulent gagner du temps. Nous, je vais vous dire, c'est simple. On va défendre le programme pour lequel on a été élus. Pas toucher aux classes moyennes, améliorer le niveau de vie des Français, laisser les entreprises respirer. Et c'est ça qu'on va essayer d'imposer. Après, on respectera nos électeurs. Si ce n'est pas ça, on fera sauter Michel Barnier.

13:31
Locuteur

Vous

13:31
Présentateur

savez, Michel Barnier,

13:32
Locuteur

c

13:32
Présentateur

'est comme dans les fêtes foraines, il est agrippé à son taureau électrique et il doit rester le plus longtemps possible sans tomber. C'est pas facile. C'est nous qui avons la manette pour la vitesse. Il le sait, nous le savons, à lui de voir s'il veut faire en sorte de négocier ou s'il

13:45
Locuteur

joue avec le feu. Pour l'instant, vous le

13:46
Présentateur

faites tourner un peu au ralenti, mais vous pourriez accélérer à tout moment. Et

13:49
Locuteur

s'il n'écoute

13:50
Présentateur

pas nos abonnements...

13:52
Locuteur

Bon,

13:52
Présentateur

il faut qu

13:52
Locuteur

'on avance, mais je voudrais qu'on parle des retraites. Attendez, la question même, c

13:54
Présentateur

'est s'il tombe, quid ? Un autre...

13:58
Locuteur

Alors ça veut dire

13:59
Présentateur

qu'on va jouer...

13:59
Locuteur

Donc on recule pour mieux sauter ? C'est pour ça que je dis que

14:03
Présentateur

personne n

14:03
Locuteur

'a

14:03
Présentateur

intérêt à le renverser.

14:04
Locuteur

Non, ça

14:05
Présentateur

veut dire que personne ne va demander la démission d'Emmanuel Macron, mais on va jouer du jeu... Devine qui joue le rôle du Premier ministre

14:11
Locuteur

tous les mois, en fait ? C'est

14:13
Présentateur

pas ça. Et une fois encore, nous, on ne veut pas jouer à ça, puisque... Et on va s'arrêter là, rapidement. Parce qu'on a dit qu'on était prêts à faire progresser les choses. Mais s'il ne veut pas l'entendre, il en assumera les conséquences,

14:25
Locuteur

c'est normal.

14:25
Présentateur

La proposition du RN d'abroger la réforme des retraites, elle arrivera le 31 octobre dans l'hémicycle, ce sera dans le cadre de la niche parlementaire. L'idée, c'est de revenir, donc, à un départ à la retraite à 62 ans. C'était en discussion aujourd'hui en commission. Alors vous avez les macronistes et la droite qui ont vidé de sa substance cette proposition de loi. La gauche qui a refusé de donner une victoire sociale au RN et qui est apparue très désunie sur la question. Je voudrais qu'on écoute le député écolo, Benjamin Lucas. Tartuffe Marine Le Pen sur les questions sociales comme sur le reste.

14:58
Locuteur 7

Tartuffe sur les retraites quand en 2012, pas il y a 50 ans, le programme du RN, c'était la retraite à 65 ans, puis qu'elle a changé d'avis sous la pression de l'opinion.

15:09
Locuteur 5

Tartuffe quand, dans la campagne des élections législatives de 2024, le RN a continué à tergiverser, oscillant entre différentes positions cohérentes, incohérentes, sur le fond, allant jusqu'à s'allier avec le défenseur de la retraite à 65 ans, M. Éric

15:24
Locuteur 7

Ciotti. Tartuffe, enfin, quand vous avez, il y a quelques jours à peine, refusé de voter l'abrogation de la réforme des retraites

15:33
Locuteur 5

par le chemin le plus solide pour y parvenir, celui de nos amendements au projet de finance de la sécurité sociale.

15:41
Locuteur

–

15:41
Présentateur

Et puis la citation de Jean-Luc Mélenchon également à ce propos, qui dit « pas question de donner des brevets de crédibilité au RN sur le front social, le texte de Le Pen est une arnaque, s'il devait être appliqué, cela reviendrait à décider la fin de la sécurité sociale qui serait alors entièrement fiscalisée, il suffit de patienter un mois, dans un mois arrive notre propre proposition de loi de la retraite à 64 ans, elle est soumise, oh c'est quand même extraordinaire, elle

16:05
Locuteur

est

16:06
Présentateur

soumise au vote de l'Assemblée,

16:07
Locuteur

c

16:07
Présentateur

'est

16:07
Locuteur

-à-dire

16:07
Présentateur

que le RN, Johan, parce que d'abord je voudrais un éclairage objectif, si tant est que Johan soit toujours objectif, le RN va proposer

16:14
Locuteur

d'abroger

16:15
Présentateur

la réforme des retraites, écoutez

16:17
Locuteur

bien,

16:17
Présentateur

le RN propose d'abroger la réforme des retraites, l'ensemble des députés NFP étaient opposés à cette réforme, et pourtant ils annoncent qu'ils ne la voteront pas. Johan, pourquoi la gauche refuse-t-elle de voter un texte du RN ? Alors elle combat cette réforme des retraites depuis le premier jour, si ça c'est pas de la politique comme les Français la détestent au plus haut point, je ne sais pas ce que c'est. Parce qu'ils ne veulent pas donner, comment dirais-je, les bénéfices de contestation sociale au RN, alors même qu'ils considèrent qu'en n'étant pas allé manifester dans la rue,

16:51
Locuteur

en

16:51
Présentateur

tout cas, le RN n'a pas, comment dirais-je, le RN ne mérite pas de tirer les bénéfices de cette contestation sociale, ils ne veulent pas donner effectivement de la crédibilité au RN, le

17:05
Locuteur

RN, c

17:05
Présentateur

'est

17:05
Locuteur

ce

17:05
Présentateur

que dit Jean-Luc Mélenchon, il

17:06
Locuteur

n'a

17:06
Présentateur

pas question de crédibiliser, etc., etc., etc. Mais seulement, je crois qu'ils se trompent, parce qu'effectivement, leurs électeurs, ce qu'ils attendent, c'est l'abrogation de la réforme des retraites. Tous les électeurs de Jean-Luc Mélenchon attendent que cette réforme soit abrogée le plus vite possible, en se comportant comme ils le font de manière sectaire, ils jouent évidemment contre leurs électeurs, alors c'est vrai qu'ils ont un texte qui va arriver à la fin du mois de novembre, mais néanmoins, ça illustre, oui, manifestement et incontestablement, le sectarisme légendaire de l'extrême-gauche. – Vous êtes en train de vous faire piéger, Laurent Jacobelli ?

– Non, je ne crois pas, je crois que Jean-Luc Mélenchon est un révolutionnaire en peau de lapin, je pense

17:46
Locuteur

que… – Mais là,

17:46
Présentateur

vous n'êtes pas sûr qu'elle sera débattue dans l'hémicycle ? – On verra bien, nous, on est là pour défendre notre programme, notre programme, c'était abroger la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon était pour, sauf que comme c'est nous, il ne

17:58
Locuteur

veut

17:58
Présentateur

pas le voter, le même Jean-Luc Mélenchon…

17:59
Locuteur

– Non mais vous allez faire pareil, quand ce sera la leur, vous ne la voterez pas ? – Absolument pas,

18:02
Présentateur

on la votera, c'est la différence entre nous

18:04
Locuteur

et vous, c'est que nous, c'est l'intérêt général

18:06
Présentateur

d'abord, nous, quand on rentre

18:08
Locuteur

dans notre circonscription,

18:09
Présentateur

on regarde nos électeurs dans les yeux et on leur dit, ce pourquoi vous nous avez élus, on l'a fait, et si c'est signé Jean-Luc Mélenchon… – Eh bien espérons,

18:16
Locuteur

je vais vous dire,

18:16
Présentateur

parce que cette passe d'armes pour être celui qui aura la plus grosse, pardon de le dire comme ça, mais qui sera le premier à faire abroger cette réforme des retraites, pour le dire un peu plus correctement,

18:25
Locuteur

c'est assez…

18:26
Présentateur

Non

18:27
Locuteur

mais c'est assez…

18:28
Présentateur

Je pense toujours aux gens qui nous

18:30
Locuteur

regardent et qui disent que c'est

18:31
Présentateur

ça la politique, en fait ils veulent la même chose, mais il faut être celui qui l'aura fait voter avant l'autre, c'est insupportable.

18:37
Locuteur

– En

18:37
Présentateur

plus il n

18:37
Locuteur

'est

18:37
Présentateur

pas crédible, il a demandé à ses troupes de se désister pour faire élire Mme Borne, députée Mme Borne, qui est l'instigatrice de cette réforme des retraites. Donc M. Mélenchon ferait mieux de se calmer, de se regarder dans un miroir, et de se dire, est-ce que demain je vais pouvoir dire à mes électeurs que j'ai fait mon boulot ? Non, mais M. Mélenchon n'a pas de conviction, il dit aujourd'hui l'inverse de ce qu'il disait il y

18:55
Locuteur

a

18:55
Présentateur

10 ans, M. Mélenchon est là pour agiter, casser, provoquer, détruire, c'est sa mission, il n

19:01
Locuteur

'est

19:01
Présentateur

pas là pour faire avancer les choses, je crois qu'on n'est pas du tout dans la même optique. Judith.

19:05
Locuteur 6

– L'une des choses les plus pertinentes que François Hollande ait dit publiquement en tout cas, c'est que le RN avait le programme du PC des années 80. Évidemment que leurs objectifs, leurs programmes, leurs conceptions sur les mêmes, sur les retraites. Alors vous êtes beaucoup plus malin que vous allez voter leurs propositions et effectivement, vous gagnerez le point si vous le faites, puisque les gens qui veulent l'abrogation de la réforme des retraites se diront d'un côté, il y a des opportunistes et des sectaires et de l'autre côté, il y a des gens qui font ce qu'ils nous avaient promis de faire. Donc vous aurez le point. au bout du compte, on aura quoi ?

Une situation absolument agérable pour les retraites. Et je précise, je finis juste là. –

19:52
Locuteur 10

Oui, mais c'est fou.

19:52
Locuteur

–

19:52
Locuteur 6

Et je précise que je n'étais pas pour la réforme telle qu'elle a été faite.

19:56
Locuteur

– Elle est nécessaire

19:56
Locuteur 6

cette

19:57
Locuteur

abrogation ?

19:57
Locuteur 6

– Elle me paraît complètement inutile.

19:59
Locuteur

– Elle vous paraît nécessaire ? – La

20:01
Locuteur 6

seule réforme qui valait, c'était la réforme qui introduisait de la capitalisation.

20:05
Locuteur

–

20:05
Locuteur 6

Elle vous paraît

20:06
Locuteur

nécessaire ? – Les

20:06
Locuteur 6

voisins ont un système des retraites qui va mieux grâce à la capitalisation, grâce à un minimum commun de solidarité et une capitalisation. Et non, ça n'appauvrerait pas les plus pauvres.

20:19
Locuteur

–

20:19
Présentateur

Je peux vous

20:20
Locuteur

poser

20:20
Présentateur

une question, Mme Vaintroux. Est-ce que vous savez combien de personnes de plus... – C'est

20:23
Locuteur

le politique

20:23
Présentateur

qui pose des questions au journalisme.

20:24
Locuteur

C'est bon à l'envers.

20:27
Présentateur

Est-ce que vous savez quel pourcentage de personnes de plus de 60 ans sont en emploi aujourd'hui ?

20:32
Locuteur

–

20:32
Présentateur

Très peu.

20:33
Locuteur

– 50. – 56.

20:34
Locuteur 6

–

20:34
Présentateur

Beaucoup

20:35
Locuteur

trop peu par rapport à nos voisins. – Beaucoup trop peu

20:37
Locuteur 6

par rapport à nos

20:38
Locuteur

voisins européens. – 36%.

20:39
Locuteur 7

– D'accord

20:39
Locuteur

? – Et vous savez pourquoi, M. Jacobelli ? Vous savez pourquoi ? Parce que

20:42
Locuteur 6

les charges qui pèsent sur l'emploi en France sont beaucoup trop

20:46
Locuteur

lourdes. – Donc, première

20:46
Présentateur

étape, créer de l'emploi. D'accord ? Et là, on en reparlera. Mais si c'est simplement pour que les gens soient au chômage deux ans de plus, cette réforme ne sert à rien. –

20:54
Locuteur

Alors, nous continuons à s'acheter du mauvais

20:55
Locuteur 6

et mettons une mauvaise réforme sur un système

20:58
Locuteur

mauvais. – L

20:58
Présentateur

'ERN, qui veut lui-même tendre un piège aux députés du NFA et pas seulement. Alors, ça, c'est une pratique, il va falloir nous expliquer.

21:06
Locuteur

Je

21:06
Présentateur

voudrais que Richard Ramos aussi en dise un mot parce qu'il est quasiment directement visé. Et je crois que je vais lui apprendre, Richard Ramos. Vous comptez utiliser la pratique du name and shame. Vous voulez lancer une campagne contre les députés de gauche ou d'autres, d'ailleurs, qui s'opposeraient à cette abrogation. On voit ce site internet qui a été lancé jeudi, qui permet à chaque Français d'interpeller son député pour lui mettre la pression avant le vote et lui demander de voter l'abrogation.

Pour les députés d'opposition qui n'auront pas soutenu la proposition du RN d'abroger cette réforme, le parti a prévu une campagne de name and shame, de mise au pylori en français, pour les cibler publiquement. Je ne sais pas si on a pu récupérer. Voilà, c'est exactement ça. Vous voyez où vous êtes ? Vous êtes juste à gauche, Richard Ramos. Abrogation de la réforme des retraites de Macron, en l'occurrence, c'est vous. Votre député, Richard Ramos, ne l'a pas voté. Les députés RN, eux, l'ont voté. Alors, au revoir à madame Alma Dufour. Je ne sais pas. Tiens, aidez-moi Pascal Gauth. C'est écrit dessus. Et

22:02
Locuteur 10

Sébastien...

22:04
Locuteur

Je

22:04
Présentateur

n'arrive pas à lire le dernier nom

22:05
Locuteur

de ce

22:05
Présentateur

monsieur. Sébastien Pétavi. Ce qu'il faut préciser,

22:08
Locuteur

c

22:08
Présentateur

'est que ces tracts et ces affiches ont vocation... Qu

22:10
Locuteur

'est-ce que c'est

22:11
Présentateur

ça ? ...ont vocation à être diffusés dans les circonscriptions des députés en question, naturellement. Richard Ramos, vous vous plaisez sur cette photo

22:20
Locuteur

?

22:20
Présentateur

Moi,

22:21
Locuteur

je

22:21
Présentateur

trouve... Non, je le découvre. Je trouve que

22:25
Locuteur

c

22:25
Présentateur

'est une honte. Je veux dire... Vous voyez, moi, j'étais le dernier de la majorité présidentielle à être contre la réforme des retraites.

22:33
Locuteur

Le

22:33
Présentateur

dernier. Jusqu'au dernier jour. Mais quand je vois ça... Mais je dis, c'est quoi ce rassemblement national, là ? C'est le fascisme qui arrive avec des

22:41
Locuteur

tracts comme ça, là ? Oh, monsieur

22:42
Présentateur

Ramos.

22:43
Locuteur

Mais c

22:43
Présentateur

'est une honte, ça. Arrêtez.

22:44
Locuteur

C

22:44
Présentateur

'est une honte, ça. Arrêtez. C'est une honte, ça. C'est une honte. Non,

22:48
Locuteur

je vais vous répondre.

22:48
Présentateur

Ça, c'est Thomas Ménager, je suppose. Ça, ça... Ça ne m'étonne pas de Thomas Ménager du Loiret, ça. Ça,

22:52
Locuteur

c

22:52
Présentateur

'est pas...

22:53
Locuteur

Ça,

22:53
Présentateur

c'est Thomas Ménager dans le Loiret.

22:54
Locuteur

Oui, ben... C'est une honte. Vous voyez, vous faites du bien même châime, vous

22:56
Présentateur

aussi. C'est une honte.

22:59
Locuteur

Alors, tranquillisez-vous. C'est-à-dire, si on

22:59
Présentateur

commence à vouloir créer ce genre de choses sur les territoires pour mettre le feu, vous n'êtes pas mieux que les LFistes. D'abord, calmez-vous, restez tranquille.

23:09
Locuteur

Ah non, mais je trouve ça, vous voyez.

23:10
Présentateur

Moi, je suis assez à

23:11
Locuteur

l

23:11
Présentateur

'aise dans ma circo. Vous pouvez venir. J'ai fait 63 face à vous. C'est

23:16
Locuteur

bien.

23:16
Présentateur

Je suis peinard. Ça fait des années que je suis un élu rural. J'aurais dû perdre, normalement, si on faisait des mathématiques. Mais ça, cette espèce d'affiche pour essayer de montrer celui, c'est une honte. Là, c'est... Vous voyez ce que je crois ? C'est que vous venez arrogant. C'est-à

23:30
Locuteur

-dire

23:30
Présentateur

que là où vous vouliez du silence, là, vous êtes en train de faire quoi ? Vous êtes en train de montrer qui vous êtes. Le vrai visage d'une haine qui veut montrer les uns contre les autres. Pour l'instant, celui qui a de la haine sur le plateau, c'est vous. Ah,

23:40
Locuteur

mais pas contre vous, vous le savez très bien.

23:41
Présentateur

Vous

23:42
Locuteur

le savez très bien.

23:42
Présentateur

Mais

23:43
Locuteur

ça, c'est

23:43
Présentateur

mettre... Je

23:44
Locuteur

ne suis

23:44
Présentateur

pas nerveux. Vous êtes

23:45
Locuteur

très nerveux. Moi, je ne suis pas nerveux du tout. Vous êtes très nerveux. Je ne suis pas nerveux. Je suis en colère. On veut mettre les gens les

23:49
Présentateur

uns contre les autres.

23:50
Locuteur

Peut-être que vous n'êtes pas à l

23:51
Présentateur

'aise, chers collègues. Pas du tout.

23:53
Locuteur

Laurent Jacobi, c'est sur les comptes. Là,

23:54
Présentateur

c'est un exemple. Évidemment, c'est pour montrer ce que ça

23:56
Locuteur

donnera. Là, on est d

23:57
Présentateur

'accord parce que moi, j'ai du mal à comprendre. Ces affiches-là, ce sont des exemples mais qui ne sont pas diffusés. Je crois que ça,

24:02
Locuteur

c'est

24:02
Présentateur

pas dit... Parce que M. Ramos, il n'a pas voté pour ou contre pour

24:05
Locuteur

le moment ? Exactement. On est d'accord. Ah oui.

24:07
Présentateur

Ce sont des épreuves de travail.

24:08
Locuteur

Voilà. Ce sont des épreuves. Il y a des

24:09
Présentateur

députés qui ont été pris, voilà, juste pour faire l'exemple. M. Ramos, c'est très sympathique. Donc, nos équipes ont dû dire, tiens, lui, il est sympa, on va le mettre en photo.

24:16
Locuteur

Mais ça ne veut pas

24:17
Présentateur

dire que ce tract va être diffusé. Mais pourquoi on fait ça ? Je vais vous l'expliquer. Parce qu'il y a beaucoup de députés, et je ne

24:23
Locuteur

dis

24:23
Présentateur

pas que c

24:24
Locuteur

'est

24:24
Présentateur

votre car, une fois encore, c'est un exemple. Vous la voteriez, l'orniche ou pas ? Comment ?

24:27
Locuteur

Vous la voteriez, l'orniche ?

24:28
Présentateur

Vous voyez, moi, j'ai été prêt à regarder parce que je suis contre... Moi, je suis pour le système à points. Mais quand je vois ça,

24:33
Locuteur

la fois que je

24:33
Présentateur

vois

24:34
Locuteur

ma tête sur un... Bah oui, mais

24:35
Présentateur

c'est diffusé ce soir.

24:37
Locuteur

C'est une

24:38
Présentateur

honte,

24:43
Locuteur

c'est le

24:43
Présentateur

retour du FN, c'est

24:46
Locuteur

le retour du FN, c'est le retour du FN. On l'a compris,

24:48
Présentateur

Laurent Jacobelli, pas vite. Il a sa petite capsule vidéo,

24:50
Locuteur

il

24:50
Présentateur

n'aura pas perdu sa soirée.

24:52
Locuteur

Mais je ne mets pas sur la vidéo. De ce point

24:53
Présentateur

de vue-là, franchement... Moi,

24:54
Locuteur

je ne mets pas sur la réseau.

24:57
Présentateur

Alors,

24:59
Locuteur

simplement,

25:00
Présentateur

il y a des élus qui vont dans leur circonscription et qui disent « Moi, la réforme des retraites, je suis contre. » Et une fois qu'ils sont à Paris, ils se déballonnent. Eh bien, je crois qu'il

25:07
Locuteur

y a

25:07
Présentateur

un moment, il faut jouer la carte de la vérité. Il faut dire aux gens « Voilà, votre député vous dit qu'il est contre la réforme des retraites. Seulement, il est tellement sectaire qu'il va vous laisser subir deux ans de travail en plus avant d'avoir votre retraite. » Parce

25:19
Locuteur

que le but, c'est

25:20
Présentateur

aussi d'aller distribuer des tracts chez les gens en disant « Regardez, votre député, il n

25:23
Locuteur

'a

25:23
Présentateur

pas voté,

25:23
Locuteur

nous, on l'a fait, etc. »

25:25
Présentateur

Mais vous savez, enfin, M. Ramos... C'est quand

25:26
Locuteur

même

25:26
Présentateur

une drôle de méthode,

25:27
Locuteur

alors je me permets de... M.

25:29
Présentateur

Ramos découvre la politique sur tous les tracts politiques. Vous avez en général le visage de votre adversaire.

25:35
Locuteur

Et

25:35
Présentateur

en général, vous dites

25:36
Locuteur

« Bienvenue ». Non, mais les premiers à

25:36
Présentateur

avoir fait ce

25:37
Locuteur

Ney

25:37
Présentateur

-Benshem, et Johan va m'aider parce que je ne me souviens plus sur quel thème c'était, LFI qui

25:40
Locuteur

avait fait aussi des...

25:41
Présentateur

Lui,

25:42
Locuteur

il

25:42
Présentateur

a voté ci et pas nous.

25:44
Locuteur

LFI a fait ça aussi avec

25:46
Présentateur

des

25:46
Locuteur

personnalités politiques. Vous avez fait une

25:47
Présentateur

campagne avec des journalistes en disant

25:48
Locuteur

« Un tel vote et

25:49
Présentateur

vous...

25:50
Locuteur

» Oui, c'est ça. C'est un peu le même principe. Ils avaient

25:52
Présentateur

visé des...

25:53
Locuteur

Vous sangez un petit peu le modèle de LFI sur... Non, non, non.

25:55
Présentateur

Sauf qu'un journaliste, ce n

25:56
Locuteur

'est

25:56
Présentateur

pas la même chose.

25:57
Locuteur

Il n'est normalement

25:58
Présentateur

pas engagé dans le combat politique. Un homme politique, il est engagé. Vous le savez très bien, ce n

26:02
Locuteur

'est

26:02
Présentateur

pas le premier tract qui reprendrait votre photo. Je pense que vous avez eu des adversaires. Vous avez gagné, vous l'avez dit, bravo à vous. Mais je pense que les adversaires qui n'étaient pas d'accord avec vous mettaient votre photo et disaient pourquoi ils vous combattaient. C'est exactement la même chose. Sauf que là,

26:14
Locuteur

on

26:14
Présentateur

montrera tous les tartuffes, tous ceux qui disent à leurs électeurs « Je vais me battre pour vous » et qui, une fois qu'ils sont à Paris, ne font rien. Bon, on est très en retard parce que Simon Guylain nous attend. Mais je sais que j'ai censuré Guylain Bénessa une ou deux fois sur les 5-6 dernières minutes. Donc un petit mot, Guylain Bénessa, avant d'envoyer le JT. Vous êtes tout excusé, Julien. Non, mais simplement, plus sérieusement, le problème, si on prend un peu de champ sur la séquence, je pense qu

26:34
Locuteur

'on

26:36
Présentateur

s'étonne de la politique menée par LFI. On se dit qu'ils vont au carton en étant tout seul, isolé, à ne

26:40
Locuteur

pas

26:40
Présentateur

voter ce que souhaite le RN, alors que c'est une loi, une aborgation qu'ils soutiennent. Je pense qu'au contraire, à

26:45
Locuteur

la

26:45
Présentateur

LFI, ils ont un calcul très cohérent. C'est que sur le fond, ils s'opposent à tout. Donc en fait, ils sont une force d'opposition. Ils sont en train de dire « Je suis contre la Macronie, je suis contre le RN, je suis contre la réforme, je suis contre tout ». Ça a

26:55
Locuteur

le

26:55
Présentateur

mérite d'une chose, c'est que c'est lisible et c'est clair. Dans ce climat dans lequel on ne comprend plus rien, parce qu'il y

27:00
Locuteur

a

27:00
Présentateur

des accords entre

27:01
Locuteur

certains. Moi, je n'ai pas d'accord avec ça. Peut-être,

27:03
Présentateur

mais je pense que dans la forme d'opposition qu'ils incarnent, il y a quelque chose de clair, peut-être dans quelque chose de stupide,

27:09
Locuteur

je

27:09
Présentateur

ne

27:09
Locuteur

suis

27:09
Présentateur

pas en train de dire que c'est intelligent. Je dis par contre, comme tactique, sur le fond de s'opposer, il y a quelque chose de clair dans l'opposition qu'ils incarnent. Contre ce qui, contre cet arrangement perpétuel, où on dit, on l'entend tout le temps, que Michel Barnitien, grâce à Marine Le Pen. Et ça donne l'impression qu'il y a une espèce de foire d'empoigne qui s'organise, alors que le LFI serait finalement le chevalier blanc contre ça, qui dit non à

27:30
Locuteur

tout et qui reste hors système. Vous voyez que l'électeur est

27:31
Locuteur 6

dans ces calculs-là, et il

27:32
Locuteur

regarde

27:33
Locuteur 6

juste, est-ce que je veux de la réforme des retraites ou pas ? Je n

27:35
Locuteur

'en veux pas, je ne comprends pas

27:36
Locuteur 6

pourquoi.

27:37
Présentateur

Bon, allez, après cette séquence, ça va bien se passer, M. Ramos.

27:43
Locuteur

Vous en avez vu d'autres. Ah

27:44
Présentateur

mais moi, ça se passe. Je vous jure bien, je veux dire, j'ai aucun sujet dans ma circo, ça va bien. Mais

27:51
Locuteur

je trouve la méthode... C'est difficile d

27:52
Présentateur

'être l'adversaire politique de Richard

27:54
Locuteur

Ramos. Mais j'imagine.

27:56
Présentateur

La méthode n'est pas bonne. Moi, j'ai toujours respecté. J'ai pris dans des lois que j'ai faites, notamment en Sologne, avec du Rassemblement national, sur la libre circulation en Sologne pour qu'on enlève les grillages, j'ai pris des amendements du Rassemblement national. Et on me traitait de... Attendez, et quand je le faisais, on me traitait de facho, parce que je travaillais avec eux. Mais ce qu'ils font là, ça me rappelle des mauvaises méthodes. Mais non.

28:15
Locuteur

C

28:15
Présentateur

'est dit. C'est dit. Et on verra si cette méthode prévue pour stigmatiser ceux qui ne votent pas votre réforme ira jusqu'au bout.

28:23
Locuteur

Ce

28:23
Présentateur

serait peut-être

28:24
Locuteur

bien de... À supposer qu'on en

28:24
Présentateur

débattre. Ce n

28:25
Locuteur

'est

28:25
Présentateur

pas certain. Oui, à

28:26
Locuteur

supposer que la niche aille au

28:27
Présentateur

débat, en effet. 23h02, pardon, Simon Guilin, l'essentiel de l'actu.

28:34
Locuteur

Un

28:35
Locuteur 8

invité exceptionnel ce soir sur notre antenne, Benhamid Netanyahou, a répondu aux questions de Laurence Ferrari. Le premier ministre israélien a affirmé mener une guerre de civilisation contre la barbarie. Et il s'est dit extrêmement déçu de ses récentes discussions avec Emmanuel Macron. Au Proche-Orient, justement, l'armée israélienne poursuit son offensive au Liban. L'agence de presse libanaise fait état de 10 nouvelles frappes sur la banle sud de Beyrouth, qui est le fief du Hezbollah. Israël avait appelé les habitants à évacuer plusieurs secteurs de la capitale libanaise. Allez, un mot de football dans ce rappel des titres.

Et le nouvel exploit de Lille en Ligue des champions, puisque les nordistes ont dominé l'Atletico de Madrid. 3 buts à 1 ce soir. Rapidement menés au score, les hommes de Bruno Genesio vont réussir à renverser le match. Jonathan David, entré en jeu, va s'offrir un doublé. Après le Real Madrid, Lille s'offre un deuxième succès de rang, donc,

29:21
Locuteur

contre

29:21
Locuteur 8

un gérant européen. Les nordistes peuvent croire plus que jamais à la qualification, Julien. Et ça fait 3-1, donc ? Et ça fait 3-1, exactement. Exceptionnel.

29:29
Locuteur

Exceptionnel. En fait, si je résume bien, il n'y a que le PSG qui a passé le match de l'échec en ce moment.

29:33
Présentateur

C'est incroyable, cette affaire. C'est extraordinaire. Et Brest, qu'est

29:36
Locuteur

-ce

29:36
Présentateur

que ça a donné, vous savez ou pas ? Ils

29:38
Locuteur

ont fait la chenille, je crois.

29:39
Locuteur 8

Si

29:39
Présentateur

on peut me le dire. Non, mais non, on ne

29:40
Locuteur

va

29:40
Présentateur

pas vous

29:41
Locuteur 8

le

29:41
Locuteur

dire.

29:41
Présentateur

Je regarderai sur mon téléphone.

29:44
Locuteur

J

29:44
Locuteur 8

'allais vous dire, j'ai hésité en

29:45
Locuteur

train

29:45
Locuteur 8

de demander à l'oreillette et vous demander de regarder sur

29:46
Locuteur

le

29:46
Locuteur 8

téléphone. Merci, Simon.

29:48
Locuteur

Merci

29:48
Présentateur

beaucoup. On vous retrouve pour l'édition de la nuit ? Exactement. A tout à l'heure. A

29:51
Locuteur

tout à l'heure.

29:51
Présentateur

Rendez-vous à minuit. Merci beaucoup, Simon. Elias Dimzalen, vous avez entendu ce nom depuis plusieurs semaines. Il comparaissait aujourd'hui au tribunal correctionnel de Paris pour provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion. Après avoir appelé à l'intifada, c'était dans les rues de Paris en septembre dernier, homme fiché S. Il est de toutes les manifs pro-palestiniennes, proches de certains élus LFI.

30:15
Locuteur

Ah

30:15
Présentateur

oui, très proches. Le réquisitoire, alors on n'a pas le jugement qui a été mis au délibéré, mais on a le réquisitoire qui peut donner une première impression de ce qui attend cet individu. Huit mois requis et 2 000 euros d'amende sur une base maximale d'un an et de 45 000 euros d'amende. Le résumé avec Marie-Victoire Diodonné au tribunal correctionnel de Paris.

30:36
Locuteur

Le

30:36
Locuteur 3

jugement d'Elias Dinsalen a été mis en délibéré à la date du 19 décembre. Après plus de 7 heures d'audience, le procureur a requis 8 mois d'emprisonnement avec sursis et 2 000 euros d'amende à l'encontre du militant qui avait début septembre, lors d'une manifestation, appelé à mener l'intifada à Paris dans nos banlieues, dans nos quartiers. Et je le cite, lors de l'audience, les partis civils constitués de 6 associations antiracistes comme la LICRA ou l'Organisation Juive Européenne ont pointé du doigt un double visage du militant, lui reprochant notamment de faire semblant de ne pas comprendre ce qui lui était reproché.

Dans sa défense, il a invoqué une acception pacifiste du terme intifada, à comprendre non pas comme un soulèvement violent et armé, mais plutôt comme un appel à l'indignation par des manifestations pacifistes et publiques et par le vote. Tout au long de la journée, la salle était à son comble. De nombreux soutiens du militant étaient présents, vêtus de keffiers et de kippas brodés de pastèques, signe du ralliement à la cause palestinienne, le prévenu en cours jusqu'à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

31:47
Locuteur

Et

31:47
Présentateur

on écoute les avocats des deux côtés, à savoir la partie civile et la défense de M. Elias Dimzalen.

31:55
Locuteur 4

Confiant, parce que le dossier et les arguments juridiques, je pense qu

31:59
Locuteur

'on

31:59
Locuteur 4

les a fait valoir. On est resté vraiment

32:01
Locuteur

au

32:03
Locuteur 4

plus près des faits et du dossier, c'est-à

32:04
Locuteur

-dire

32:04
Locuteur 4

vraiment invoquer des arguments juridiques, ni plus ni moins. Et que oui, on peut prononcer un mot en arabe dans une manifestation sans encourir de sanctions de quelque ordre que ce soit.

32:13
Locuteur 1

Le double langage, on le rencontre toujours. Le prétexte pacifique de la paix, de l'amitié entre les peuples. Et ça, on l'a eu et on le voit aussi bien en cours d'assises quand c'est Peter Shérif qui avait recruté les frères Kouachi pour Charlie Hebdo. C'est toujours, je ne sais pas si on peut appeler ça l'attaquillard, mais toujours cette dissimulation.

32:37
Présentateur

On a bien compris la défense du prévenu. Pour lui, l'intifada, l'appel à l'intifada, c'était plutôt un appel à l'indignation assez pacifique. Son avocat, on l'a bien compris aussi,

32:48
Locuteur

est

32:48
Présentateur

sur la même ligne. Il a un mot là-dessus ? Non, je ne

32:52
Locuteur

sais

32:52
Présentateur

pas

32:52
Locuteur

si

32:52
Présentateur

vous voulez dire un mot. C'est vrai que moi, je suis assez surpris. Là, c'est à l'avocat ou au juriste que je m'adresse. Peine maximale passible, un an d'emprisonnement, 45 000 euros d'amende. Quand on connaît le contexte et la lutte que promet ce gouvernement contre l'islamisme et ceux qui provoquent notre République, voire qu'on requiert 8 mois et 2 000 euros d'amende, ce qui ne me paraît pas grand-chose, je suis personnellement assez surpris par ce réquisitoire.

33:17
Locuteur

Est

33:17
Présentateur

-ce que c'est votre cas

33:18
Locuteur

?

33:20
Présentateur

Écoutez, je sais que cette affaire, j'espère, va susciter quelques formes d'intérêt. Parce que j'observe par exemple que mon confrère qui défend les intérêts de cet homme et de cette question du mot en arabe dont il parle,

33:32
Locuteur

l

33:32
Présentateur

'intifada, il est allusion qu'il a les clients de ce type assez fréquemment et que manifestement il y

33:37
Locuteur

a

33:37
Présentateur

un soutien en conseil autour de ce type d'individus, je veux dire, qui ont un réseau, des conseils, des défenseurs, etc. Ça veut dire que ça s'inscrit dans une cause politique très claire. D'un côté, les intérêts, on va dire, de ceux qui souvent portent le fer,

33:49
Locuteur

je

33:49
Présentateur

veux dire, dans la rue, avec les mots qui fâchent et les mots qui tuent, d'ailleurs, il

33:52
Locuteur

faut

33:52
Présentateur

le rappeler, les mots qui tuent, de l'autre côté, le reste. Alors, concrètement, sur les réquisitions, vous savez, j'ai pris l'habitude, Julien, pour être clair, d'être un peu désespéré de l'état de mon pays et désespéré de l'état de la justice.

34:04
Locuteur

Je vous

34:04
Présentateur

rassure, vous n'êtes pas seul. Je sais, mais à la fois, je vous avoue, sur les réquisitions, mais surtout aussi, on en parlait à l'instant,

34:09
Locuteur

hors

34:09
Présentateur

antenne, le fait que rendre une décision de cette nature dans deux mois, ça veut dire qu'on vit sous l'égide permanent de décisions dont on parle tout de suite, mais dont on oublie presque ce qu'il advient deux mois plus tard. Et avec le jeu des délais, rien que ça, on a l'impression, finalement, qu'on parle de quelque chose, on oublie,

34:26
Locuteur

c

34:26
Présentateur

'est sanctionné plus tard, et entre-temps, d'autres affaires viennent, et il

34:29
Locuteur

y a

34:29
Présentateur

une espèce de vague et de reflux d'affaires du même type, avec les mêmes sons, les mêmes éléments de langage, le même type de défense. C

34:35
Locuteur

'est

34:35
Présentateur

hallucinant, parce que de dire qu'intifida,

34:36
Locuteur

c

34:36
Présentateur

'est un mot en arabe comme un autre, alors qu

34:38
Locuteur

'on

34:38
Présentateur

sait très bien que ça renvoie en cette période à cela. Au soulèvement, à la séduction. Et juste pour terminer, j'ai vu que mon confrère, que je ne connais absolument pas, avec un bouquin, je suis allé voir un peu, j'ai fait quelques recherches vite fait sur Internet, dans lequel il parle des soulèvements de banlieue de 2005, les émeutes, il parle des soulèvements de 2005, ça veut dire qu'il estime que c'est presque légitime, les émeutes de banlieue.

34:58
Locuteur

Il était

34:58
Présentateur

l'avocat tout trouvé pour ce monsieur. J'allais y venir, et comme par hasard, on le retrouve là, et dans une autre affaire dans laquelle un universitaire québécois en France a été arrêté pour apologie du terrorisme. Je dis juste que tout ça est une nébuleuse qui commence à faire vachement sens. Judith Weintraub, on est sur quelqu'un qui est extrêmement suivi sur les réseaux sociaux, qui ne prône ni moins qu'une contre-société de la communauté musulmane, séparée des autres. Nous en sommes là en 2024.

35:25
Locuteur

Oui.

35:25
Présentateur

Il vous surprend, vous, le requisitoire aussi ?

35:27
Locuteur 6

Non, il ne me surprend pas. En fait, cet individu qui est un Français... C

35:34
Locuteur

'est

35:34
Présentateur

du sursis, il y a eu, moi.

35:35
Locuteur 6

...qui est un Français, a commencé à vraiment nuire en 2011 quand il a fondé le site Islam et Info. Et depuis cette époque-là...

35:46
Locuteur

Alors,

35:47
Locuteur 6

dans toute sa carrière, en fait, la seule cohérence,

35:50
Locuteur

c

35:50
Locuteur 6

'est l'antisémitisme. Parce qu'il a fricoté avec Alain Soral et Dieudonné dans les années 2010-2013. En 2013, il se produisait sur la scène du théâtre de la Mador.

36:03
Présentateur

Propriété

36:03
Locuteur

de Dieudonné.

36:04
Locuteur 6

Grâce à Dieudonné

36:05
Locuteur

à l'époque.

36:06
Locuteur 6

Et en fait,

36:07
Locuteur

il

36:07
Locuteur 6

s'est rapproché de l'extrême-gauche puisque l'antisémitisme est devenu...

36:12
Locuteur

Un

36:12
Présentateur

peu changé de bord.

36:13
Locuteur 6

...son fonds

36:14
Locuteur

de

36:14
Locuteur 6

commerce. Donc c'est pour ça qu'il est devenu proche de l'extrême-gauche. Tellement proche que Ercilia Soudet, la députée LFI, est venue le soutenir en manifestant devant le commissariat où il était en garde à vue la dernière fois. Et dans toute cette carrière, c'est la première fois qu'il se met vraiment en dehors de la loi puisque, comme vous l'avez dit, intifada veut dire sous les vents. C'est-à-dire qu'il appelle à la violence. Jusque-là, comme il est très habile, il faisait attention à flirter avec les limites de la loi et c'était absolument impossible de l'attraper. Moi, vous savez, je ne pense pas qu'on puisse lutter contre des idées en interdisant.

Et à chaque fois qu'il y a l'intervention, une tentative d

37:06
Locuteur

'intervention... Non, mais il

37:06
Présentateur

y a plusieurs lames à avoir.

37:07
Locuteur

C'est le court terme avec ça. Une tentative d'intervention.

37:09
Locuteur 6

À chaque fois, ma crainte, c'est qu'on fasse exactement le contrat de ce qu'on voulait faire, c'est-à-dire qu'on victimise, qu'on renforce. Et la question se pose. La question s'est posée avec Dieudonné, par

37:20
Locuteur

exemple.

37:21
Locuteur 6

Quand Manuel Valls a réussi à l'interdire, en général, c'était pour trouble à l'ordre de public quand il l'interdisait. Résultat, Dieudonné n'a jamais eu autant d'abonnés. C

37:32
Locuteur

'est

37:32
Présentateur

-à

37:32
Locuteur

-dire

37:32
Présentateur

que ça lui sert un peu sa

37:34
Locuteur

cause et ça n'a fait que renforcer ses soutiens. C'est ce que vous dites. Mais

37:37
Locuteur 6

là, quand vous appelez à l'intifada, donc à la violence, vous êtes en dehors de la loi.

37:44
Présentateur

Parce qu'à

37:44
Locuteur

l

37:44
Présentateur

'intifada, c'est un appel à la guerre civile, à

37:47
Locuteur

la situation,

37:47
Présentateur

au soulèvement

37:48
Locuteur

armé,

37:49
Présentateur

qu'on fait semblant de ne

37:50
Locuteur

pas

37:50
Présentateur

voir à travers ce cas. Non, mais il y a ce cas qui est évidemment très médiatique et ce monsieur qui est évidemment un ennemi de notre pays, ça ne fait aucun doute. Mais il y a ceux qui sont derrière. Et Judith a commencé à l'évoquer. Ceux qui sont derrière, c'est la France insoumise. Parce que vous avez cité Ercilia Soudé qui est allée visiter ce monsieur en garde à vue pour être sûr qu'il soit bien traité. Mais Ercilia Soudé, elle faisait partie également de ces gens qui acclamaient ce personnage quand il appelait à l'intifada dans les rues de Paris. Elle était devant cette foule qui criait « Ourra, Ourra » quand il appelait à l'intifada.

Donc à un moment donné, il va falloir se poser les bonnes questions. On pourrait prendre aussi l'exemple de Rima Hassan qui va faire l'apologie du terrorisme jusqu'en Jordanie pour manifester son soutien au chef du Hamas. Donc à quel moment on va demander des comptes à ces élus de la France insoumise qui sont clairement des islamistes et pour Rima Hassan, des soutiens affichés de terroristes islamistes ? À quel moment on va les voir eux devant les tribunaux ? Alors je sais qu'il y a des plaintes qui sont déposées, des poursuites qui sont engagées, mais quand même, ça fait plus d'un an qu'on subit leurs propos absolument abjects et antisémis.

38:53
Locuteur

Mais il est là pour créer

38:53
Présentateur

une guerre

38:54
Locuteur

civile qui est

38:55
Présentateur

conforme au dogme des

38:55
Locuteur

islamistes.

38:55
Présentateur

Je trouve que la justice prend son temps. Ça serait bien quand même de voir tous ces personnages immondes traduits devant les tribunaux. Moi, c'est eux que j'ai envie de voir aussi là répondre aux questions de la justice. Bon, on va avancer. Peut-être juste un petit commentaire. Oui, Laurent Jacoméli.

39:11
Locuteur

Le

39:11
Présentateur

fait que des élus de la nation soient derrière ce genre de personnages, c'est vrai que c'est assez déstabilisant.

39:15
Locuteur

C

39:15
Présentateur

'est la coalition des sédicieux, la coalition de la haine. Ceux qui veulent briser la France,

39:19
Locuteur

ceux

39:19
Présentateur

qui détestent les Juifs, ceux qui détestent, voilà, qui sont mûs que par ça, que par la destruction. Ils se sont retrouvés. Alors, vous avez les islamistes, les antisémites, la France insoumise, tous ces gens-là qui travaillent ensemble et qui, finalement, font beaucoup de mal à notre pays.

39:33
Locuteur

Et c'est très grave

39:33
Présentateur

d

39:34
Locuteur

'avoir ça à l'Assemblée.

39:34
Présentateur

Bon, voilà. Et on attendra le 19 décembre, du coup, pour connaître la peine qui sera retenue contre ce monsieur qui appelle au soulèvement ici en France. La gauche, toujours et encore, qui est en mission

39:47
Locuteur

pour

39:48
Présentateur

sauver le soldat Andy Kerbrat, le député LFI, interpellé, vous le savez, le 17 octobre dernier. On l'a appris hier en possession de drogue de synthèse sur un cas de métro à Paris après l'avoir acheté à un jeune mineur. L'argument maintenant consiste à dire qu'il est malade, que c'est une addiction, que c'est une fatalité, qu'il faut lui venir en aide, ce pauvre garçon qui n'y

40:08
Locuteur

est

40:08
Présentateur

pour rien. Et puis, en plus, tout le monde en prend à l'Assemblée nationale, au gouvernement. Donc, c'est vraiment

40:12
Locuteur

une

40:13
Présentateur

goutte d'eau dans l'océan, ce monsieur Kerbrat. Écoutez Sandrine Rousseau.

40:17
Locuteur

Il

40:18
Locuteur 3

faut lutter contre la consommation de drogue partout. Mais il y en a partout de la consommation de drogue. Enfin, il y en a ici, dans cette rédaction, très probablement, il y en a à l'Assemblée, il y en a partout. Quand on est en addictologie, c'est précisément ça, c'est qu'on est dépendant. On est dépendant. Et ça fait faire les plus grandes conneries. S'il a fait une connerie, il

40:35
Locuteur

n

40:35
Locuteur 3

'y a pas de doute là-dessus. Et il doit payer pour cela. Il n'y a pas de doute là

40:38
Locuteur

-dessus. Et tant qu'il n'est pas

40:39
Locuteur 3

totalement soigné, peut-il continuer à rester député ? Alors ça, je pense qu'il faut vraiment qu'il s'engage dans un parcours de soins. Là, par contre, pour moi, ce sera vraiment la ligne rouge très importante dans ma position.

40:50
Locuteur

Il ne peut rester député

40:51
Locuteur 3

que s'il

40:52
Locuteur

rentre

40:52
Locuteur 3

dans un parcours de soins véritablement.

40:55
Présentateur

Quelle hypocrisie. C'est fou. Richard Ramos. Moi, c

40:58
Locuteur

'est

40:58
Présentateur

quelque chose que je n'aime pas. Cet

40:59
Locuteur

exercice

41:00
Présentateur

d'auto-apitoiement accompagné de leçons de morale. Moi, je me rappelle... Qu'est

41:04
Locuteur

-ce

41:04
Présentateur

que vous en dites de cette affaire, vous ?

41:05
Locuteur 5

Moi, il faut être ferme. Je veux dire, c'est lui qui devrait partir.

41:09
Locuteur

De toute façon, il n'y a pas d'autre choix. Vous connaissez le règlement de l'Assemblée mieux que moi.

41:12
Présentateur

Personne ne peut le

41:13
Locuteur

contraindre à la démission. Mais

41:13
Locuteur 5

c'est lui qui devrait démissionner. Je veux dire,

41:15
Locuteur

c'est lui... Vous seriez à sa place,

41:16
Présentateur

vous démissionneriez.

41:17
Locuteur 5

Ah

41:17
Locuteur

oui.

41:17
Locuteur 5

Ah oui. Je crois que je change de pays.

41:19
Locuteur

Moi,

41:19
Locuteur 5

j'aurais honte. J'aurais honte. J'aurais honte. Notre fonction...

41:23
Locuteur

Il y a

41:24
Locuteur 5

quelque chose qui est très, très important. Quand on fait de la politique, quand on est élu, notre fonction doit dépasser notre personne. Voilà. Sinon, on ne

41:32
Locuteur

peut

41:32
Locuteur 5

pas faire de la politique, quels que soient les bords. Lui, il a abaissé la

41:35
Présentateur

fonction. Et la démocratie,

41:38
Locuteur

il

41:38
Présentateur

est suffisamment en difficulté pour que de lui-même, il doit dire « Je m'en vais ». Et puis, il

41:42
Locuteur

y a

41:42
Présentateur

quelque chose qui m'a gêné avec Mme Rousseau, là.

41:44
Locuteur

Moi,

41:44
Locuteur 5

je n'avais pas de l'affinité particulière avec M. Bayou.

41:47
Locuteur

Julien Bayou, qui a

41:48
Présentateur

quitté son poste à l'Assemblée.

41:50
Locuteur

Après des affaires régulièrement avec sa conjointe.

41:51
Locuteur 5

Parce que Mme

41:52
Locuteur

Rousseau avait été sur

41:53
Locuteur 5

une chaîne de télévision

41:54
Présentateur

qu'il avait eu des propos vis-à-vis de sa femme. Et donc,

41:58
Locuteur

il

41:58
Présentateur

a été mis dans la boue. Innocenté par

42:02
Locuteur

la justice.

42:03
Présentateur

Innocenté par la justice.

42:05
Locuteur

Et

42:06
Présentateur

Mme Rousseau, elle

42:06
Locuteur

nous

42:07
Locuteur 5

dit là « Je pense qu'il faut aller le soigner, etc. » On marche sur la tête. On marche sur la tête.

42:15
Locuteur

C

42:15
Locuteur 5

'est là où ça ne va pas à la politique. C'est là où, quels que soient les bords, on ne

42:18
Locuteur

peut

42:18
Locuteur 5

pas supporter ça. Et donc, je suis indigné à la fois de leurs propos. Et je lui dis à lui, comme député, «

42:26
Locuteur

Si

42:26
Locuteur 5

tu as un peu de respect pour toi-même, il faut que tu démissionnes. »

42:29
Présentateur

Mais là encore, c'est toujours pareil. C'est l'arroseur arrosé. Parce que si vous regardez un peu le parcours de ce monsieur en tant que député, il a appelé plusieurs fois des collègues à la démission pour des affaires diverses et variées. Moi, je me rappelle d'un monsieur que tout le monde connaît ici, que chacun a en tête plutôt.

42:43
Locuteur

C

42:43
Présentateur

'est François de Rugy qui a démissionné pour avoir mangé un homard. Et ce monsieur est soutenu par toute sa famille politique. Il a été pris en train d'acheter une drogue de synthèse.

42:54
Locuteur

Un mineur. Il faut arrêter

42:54
Présentateur

de me parler de maladie et d'addiction parce que c'est une drogue de synthèse festive pour avoir des relations sexuelles. Il n

42:59
Locuteur

'y

42:59
Présentateur

a absolument aucun mal-être là-dedans ou aucun problème personnel.

43:04
Locuteur

C'est en intérieur. Il voulait juste s

43:05
Présentateur

'amuser. Il n'est pas au crack devant sa télé tous les soirs à fumer des pipes. Il va en soirée avec ses amis pour avoir des relations sexuelles.

43:13
Locuteur

Donc pardon. Je veux dire,

43:14
Présentateur

l'addiction, pour mettre un peu intéressé au sujet, il y a plusieurs formes de drogue. On

43:19
Locuteur

ne sait pas ce qu'il a fait,

43:20
Présentateur

Julien. On ne

43:21
Locuteur

sait

43:21
Présentateur

pas ce qu'il a fait précisément. Et eux, ils le savent ? Non, j'entends bien. Et Mme Rousset et M. Coquerel, qu

43:26
Locuteur

'on

43:26
Présentateur

va entendre dans un instant,

43:26
Locuteur

ils

43:26
Présentateur

connaissent

43:27
Locuteur

le parcours personnel. Mais il se bat

43:29
Présentateur

sur son communiqué.

43:30
Locuteur

Il est peut-être très mal dans sa peau. Si vous êtes en détresse mentale, vous ne

43:32
Présentateur

prenez pas de la 3MMC

43:33
Locuteur

pour avoir des relations sexuelles. Peut-être qu'il

43:35
Locuteur 6

prend autre chose. Vous ne

43:36
Locuteur

savez absolument pas quel est

43:37
Locuteur 6

son équilibre

43:38
Locuteur

mental. Ce n'est pas la question.

43:40
Présentateur

Qu

43:40
Locuteur

'est-ce qu'il

43:40
Présentateur

fait à l'Assemblée ? Et qu'il règle ses problèmes avec lui-même. Et il sera député un autre jour.

43:43
Locuteur

Je

43:43
Présentateur

l'ai interrompé. Judith Vaintraud, pardonnez

43:45
Locuteur

-moi.

43:45
Locuteur 6

Merci. La question, c'est la victimisation à laquelle se livrent tous les députés de la France insoumise. Et M. Mélenchon, qui n'est pas député, qui a fait un tweet absolument extraordinaire.

43:56
Locuteur

On l'a joué hier. On peut-être le remettre. Hier, il y a

43:58
Locuteur 6

une phrase que j'ai retenue. Il n'a commis de dommages que contre lui-même.

44:04
Locuteur

C'est-à-dire

44:04
Locuteur 6

acheter à un mineur qui fait partie d'un système criminel, qui sabote une partie de la jeunesse de ce pays, qui sabote une partie des quartiers de ce pays, qui finance accessoirement le terrorisme. Mais non, il ne s'est fait du mal qu'à lui-même.

44:23
Présentateur

Judith.

44:24
Locuteur 6

Ce niveau de déni, ce niveau de mensonge, ce niveau d'hypocrisie est immonde.

44:30
Présentateur

Judith, dans 5-6 minutes, on va parler d'un gamin de 15 ans qui est impliqué dans le trafic de drogue qui a pris une balle dans la tête hier. Voilà qu'il ne fait de mal qu'à lui-même, ce consommateur, M. Kerbrat. Laurent Jacobelli, est

44:44
Locuteur

-ce

44:44
Présentateur

qu

44:44
Locuteur

'il

44:44
Présentateur

peut encore représenter ses concitoyens avec une telle attitude ? Évidemment non. Évidemment non, parce que comment quelqu'un qui vote la loi le jour peut la nuit la violer ? Comment quelqu'un peut, avec l'argent des contribuables, parce qu'il est indemnisé par l'argent des contribuables, payer des réseaux de dealers ? Comment est-ce qu

45:01
Locuteur

'il

45:01
Présentateur

peut exploiter un mineur pour son plaisir personnel ? Et surtout, cette bande-là de LFI et ces gens d'extrême-gauche qui, parce que c'est une secte, se protègent les uns les autres, refusent de dire que c'est mal, c'est la faute de Valeurs Actuelles, c'est la faute de l'extrême-droite. Si Andy Kerbrat se drogue à les écouter, ces gens sont prêts à accepter l'innommable et à en faire le bien. Ils sont en train de nous expliquer qu'il est une victime de la société, que ceux qui le critiquent sont des salopards. Mais ce sont des gens, quand vous faites le... Regardez qui on

45:35
Locuteur

a à l'Assemblée nationale. C'est la faute de

45:36
Présentateur

Valeurs Actuelles parce qu'il pensait en

45:37
Locuteur

parler à

45:37
Présentateur

sa famille et que Valeurs Actuelles

45:38
Locuteur

a tout gâché. Un

45:39
Présentateur

ancien

45:40
Locuteur

dealer... Eh bien oui, c'était prévu là. C'était prévu là, il devait en parler à ses proches. C'était imminent. Bien sûr.

45:44
Présentateur

Un ancien dealer, un député qui frappe sa femme, un autre qui habite indûment dans un HLM, l'autre qui souloue son appartement, l'autre qui fait des détournements de fonds pour la campagne électorale de l'homme de sa vie.

45:57
Locuteur

On n'en sait rien. Ce sont des accusations. Ce sont des accusations. On n'en sait rien.

46:00
Présentateur

Quelle équipe ? Et

46:01
Locuteur

vous parlez de ce qui est Chirot,

46:03
Présentateur

bien sûr. Et ces gens-là donnent des leçons de morale à la terre entière. Ils expliquent qu'ils sont le bien et que les autres sont des fachos. Eh bien, ces gens-là feraient bien de faire un jour leur examen de conscience. Yohannisa et Guillaume-Bénessa, je vous donne la parole tout de suite. Juste Éric Coquerel, qui évidemment est allé au secours de ce pauvre M. Kerbrat.

46:19
Locuteur

Je

46:19
Présentateur

lui dis mon affection, d

46:21
Locuteur 7

'accord ? Parce que Andy Kerbrat lui-même le dit. Il a des problèmes qui sont de fragilité psychologique, qui

46:27
Locuteur

est

46:27
Locuteur 7

de problèmes personnels. Je cite son communiqué pour dire ces mots. Bon, de santé, ça fait d'addiction. Il l'a admis depuis longtemps. Il essaie de le soigner. Et moi, je considère que, je l'ai dit, l'usage des stupéfiants, je parle bien de l'usage, je ne parle pas du trafic, l'usage des stupéfiants en France devrait être dépénalisé parce que ce n'est pas la bonne réponse qui est faite contre les risques d'addiction et la lutte contre les stupéfiants. Nous ne rajouterons pas une double peine à une éventuelle peine de justice ou surtout, ce que je souhaite,

46:56
Présentateur

et souhaitons-lui au parcours de santé que lui-même veut s'imposer.

47:00
Locuteur

C

47:00
Présentateur

'est l'argument d'apitoiement qui m'est insupportable.

47:03
Locuteur

La

47:03
Locuteur 6

victimisation, oui.

47:04
Présentateur

Oui, cette victimisation, moi, je... Vous posiez la question... Assumé, monsieur le député. Assumé, oui, mais il l'assumera devant ses électeurs et est-ce qu'il va démissionner ? Évidemment, non, parce que les électeurs de la France insoumise n'ont que faire de ce qu'il ingère comme produit stupéfiant.

47:18
Locuteur

Non, pas tous. Mais s'il s'en fiche, pardon,

47:21
Présentateur

Louis Boyard, Louis Boyard, qui a reconnu être un ancien dealer, a été non seulement élu, mais il a été en plus réélu, alors même que les électeurs savaient qu'il était un ancien dealer. Ils n'en ont que faire, ça

47:31
Locuteur

ne les concerne pas. Je ne félicite pas Laurent Jacoveli pour

47:33
Présentateur

son tweet d

47:34
Locuteur

'hier, qui a un peu

47:34
Présentateur

tiré sur l'ambulance, mais bon. Mais qui a tiré sur l'ambulance,

47:37
Locuteur

oui,

47:37
Présentateur

mais qui a dit quelque chose de juste, pardon.

47:39
Locuteur

Vous

47:39
Présentateur

pouvez nous rappeler ce que vous avez écrit sur Twitter hier, sur Wix ? Eh bien oui,

47:42
Locuteur

j

47:42
Présentateur

'ai dit, je crois que les LFI sont pour les circuits courts, donc Andy Kerbrat aurait mieux fait d'aller demander à son voisin de l'Assemblée nationale, Louis Boyard, de le fournir. Voilà. Guillaume Bénessa. Je suis désolé de parler autre chose que des phrases de M. Kerbrat, mais... C'est le sujet, hein. Non,

47:59
Locuteur

non,

47:59
Présentateur

mais attendez, je vais y venir. Vous savez, quand...

48:01
Locuteur

Vous pourrez revenir sur le budget. Non, non, je

48:03
Présentateur

reviendrai sur une chose simple.

48:04
Locuteur

En

48:04
Présentateur

2005, pendant le référendum sur la Constitution européenne, les Français se sont saisis tout d'un coup. Vous savez, la Constitution. Ils ont rappelé ce que c'était. Donc les Gilets jaunes nous ont dit qu'il

48:13
Locuteur

y

48:13
Présentateur

a un Parlement, une Assemblée, etc. Et c'était toute une discussion institutionnelle, enfin, sur ce qu'est la France et où est-ce qu'on fabrique la loi.

48:19
Locuteur

Et

48:20
Présentateur

on nous a rappelé en 2005, les Gilets jaunes ont rappelé au monde entier, et notamment en français en tout cas,

48:25
Locuteur

qu

48:25
Présentateur

'un député avait mandat, avait mandat de faire ce que le peuple lui demande. Le mandat, ça veut dire que vous agissez au nom et pour le compte du peuple. Au nom et pour le compte. Donc M. Kerbrat, qui est censé agir au nom et pour le compte du peuple, décide pour l'instant de ne pas démissionner alors que c'est un camé.

48:44
Locuteur

Je

48:44
Présentateur

ne sais pas si on réalise ce que ça signifie dans le rapport de perversion sur le mandat que le peuple donne à quelqu'un qui est normalement digne de fabriquer la loi

48:53
Locuteur

au nom du

48:53
Présentateur

peuple.

48:54
Locuteur

Non mais attendez,

48:55
Présentateur

Yoann, je ne dis pas le contraire, mais la corruption des

48:58
Locuteur

institutions... C'est même pas entre lui et les électeurs, c'est entre moi, Julien. C'est ce qu'a dit Richard Ramos, moi, qui

49:02
Présentateur

me

49:03
Locuteur

parle le plus. C'est entre lui et lui-même. Il appartient à

49:06
Présentateur

la France insoumise. Je

49:10
Locuteur

parle d'un homme, là. Je ne parle pas d'un homme politique, je parle d'un

49:12
Présentateur

homme.

49:13
Locuteur

Tout quoi ? Je dis simplement, pour

49:14
Présentateur

terminer,

49:15
Locuteur

je

49:15
Présentateur

dis simplement qu'effectivement, la démission, M. Ramos te disait tout à l'heure, est normalement la seule solution parce qu'en se regardant dans son miroir, il n'y a rien d'autre à faire qu'à démissionner lorsqu'on est un élu du peuple et qu'on en

49:25
Locuteur

vient là. Ça, ça veut dire qu'on a une morale.

49:29
Présentateur

Or, il est tellement cynique que trois jours avant, il signait une pétition

49:33
Locuteur

contre le chôme sexe.

49:34
Présentateur

24 heures avant.

49:35
Locuteur

24 heures avant.

49:36
Présentateur

Il est arrêté le 17 octobre et il signe la pétition le 16. Quand on atteint ce niveau de mensonge, il n

49:41
Locuteur

'y

49:41
Présentateur

a rien à en tirer. Et pour aller dans la continuité de ce sujet, un adolescent, contrairement à ce que pense Jean-Luc Mélenchon, comme vous le souleviez il y a un instant, Judith, on est au lendemain de la mort d'un adolescent de 15 ans, abattu d'une balle dans pleine tête, hier dans le quartier de Hoche à Grenoble. Très jeune âge, donc victime fort connue pour sa participation à des trafics de stupéfiants. Nous y sommes. C'est le procureur de

50:05
Locuteur

la

50:05
Présentateur

République de Grenoble qui le note. Il illustre le rajeunissement dans ces trafics. Je rappelle que depuis le début de l'année, la ville de Grenoble, désormais comparée à Marseille, a été le théâtre d'une cinquantaine de fusillades, toujours bien sûr liés au trafic de stupéfiants. Regardez ce sujet explicatif de Corenta Alonso et on en dit quelques mots.

50:22
Locuteur 7

C'est en bas de ces immeubles près d'un point de deal qu'un adolescent de 15 ans a été tué d'une balle dans la tête.

50:29
Locuteur

Il

50:29
Locuteur 7

était connu de la justice pour détention de stupéfiants.

50:32
Locuteur

Un

50:33
Locuteur 7

autre garçon de 16 ans, connu lui pour extorsion avec arme et tentative de vol, a été blessé à la jambe. Selon le procureur, cet assassinat pourrait être lié avec celui d'un homme de 47 ans, tué par balle en pleine rue à Saint-Egrève dimanche dernier.

50:47
Locuteur

Une

50:48
Locuteur 4

partie de la famille de cet homme qui est de 47 ans qui a été tué à Saint-Egrève est connue pour participer activement au point de deal du quartier Hoche

50:58
Locuteur 7

à Grenoble. Nous soupçonnons qu'un gang est actuellement en train de chercher à prendre le pouvoir sur ce point de deal de Hoche. Depuis plusieurs mois, dans l'agglomération grenobloise, les forces de l'ordre multiplient les opérations pour harceler les narcotrafiquants.

51:15
Locuteur

Les

51:15
Locuteur 7

autorités sont parvenues à démanteler 7 points de deal sur 26. Ces derniers peuvent être très lucratifs et représenter jusqu'à 30 000 euros de chiffre d'affaires par jour.

51:25
Locuteur

Il

51:26
Présentateur

y

51:26
Locuteur

a à

51:27
Présentateur

l'évidence un enjeu énorme de société.

51:30
Locuteur

Je

51:30
Présentateur

le redis, s'il n'y a pas de consommateurs, il n'y a pas de points de deal.

51:35
Locuteur

C

51:35
Présentateur

'est comme dans n'importe quelle activité économique.

51:37
Locuteur

Et

51:38
Présentateur

le travail que nous menons est un travail d'occupation et de réoccupation du terrain qui ne s'arrêtera pas.

51:43
Locuteur 7

Depuis le début de l'année, l'agglomération grenobloise connaît une recrudescence des violences avec une cinquantaine de tirs par arme à feu et 6 morts liés au trafic de drogue.

51:54
Présentateur

L'insécurité à Grenoble qui est devenue un sujet majeur.

51:57
Locuteur

C

51:57
Présentateur

'était donc le deuxième meurtre en 48 heures. Et oui, je ne sais pas qui veut intervenir le premier ou la première mais on est frappé par le jeune âge. Il y

52:06
Locuteur

a

52:06
Présentateur

une dizaine de jours, on parlait de ce tueur à gage de 14 ans. C'est terrifiant. On est dans une société quand on fait de la politique, quand on s'engage, c'est pour faire en sorte que les générations futures aient une meilleure vie. Et aujourd'hui, quand on regarde les actualités et qu'on lit ce qu'on peut apprendre, il y a des gamins qui tuent et il y

52:21
Locuteur

a

52:21
Présentateur

des gamins qui meurent pour la drogue. C'est-à-dire qu'on est arrivé aujourd'hui dans un état du business de la drogue en France qui est partout, qui est à Grenoble mais qui est aussi parfois dans des petits villages qui gèrent des quartiers entiers face à un état devenu impuissant, face à des communes parfois gangrénées jusqu'au niveau des élus. Il faut faire très attention. Aujourd'hui, le business de la drogue remplace l'économie classique. Les règles des dealers deviennent l'ascenseur social. Vous commencez, vous faites du chouf, après vous deelez un petit peu, puis vous êtes patron de réseau et vous pouvez faire 10 000 net par mois. C'est-à-dire qu'aujourd'hui,

52:55
Locuteur

il

52:55
Présentateur

y a des jeunes qui n'ont comme... plutôt que la République comme seul avenir la charia ou parfois plutôt que l'emploi comme seul avenir le deal. C'est terrible. C'est une République qui a échoué et qui doit se reprendre en main. Reparler de fermeté, d'autorité, d'éducation, de sanction. Mais on ne

53:12
Locuteur

peut

53:12
Présentateur

pas continuer comme ça. Le procureur qui a rappelé qu'on voit de plus en plus de jeunes mineurs et on en a l'illustration avec cette terrible nouvelle d'un gamin de 15 ans qui prend une balle dans la tête. Il rappelle également qu'on voit aussi de plus en plus de jeunes filles qui prennent part à ces trafics. Beaucoup d'étrangers en situation irrégulière également. Mais vraiment, là où je voulais qu

53:32
Locuteur

'on

53:32
Présentateur

s'attarde, c'est sur cette jeunesse rappelée par le procureur, rappelée maintes fois, notamment quand on parle des différentes affaires à Marseille ou dans les quartiers où sévissent ces trafiquants à grande échelle. William Mori, qui est un ancien policier grenoblois, qui est aujourd'hui basé à Montpellier, du syndicat de police Allianz, était avec nous tout à l'heure. Et je lui faisais réagir à ce que disait un ancien dealer qu'on a diffusé hier dans un reportage à Marseille, dealer repenti, qui parlait un petit peu de la nouvelle génération des dealers. Et il

54:00
Locuteur

y a

54:00
Présentateur

un truc qui m'a marqué précisément hier, c'est quand il disait que

54:03
Locuteur

les

54:03
Présentateur

jeunes, aujourd'hui, les mineurs, ce sont les plus dangereux. Ce sont ceux qui

54:07
Locuteur

nous font le

54:07
Présentateur

plus peur, qui sont totalement incontrôlables. Écoutez ce qu'en dit William Mori.

54:12
Locuteur 5

Aujourd'hui, un mineur n'a pas de limite. Aujourd'hui, un mineur se sent tout pouvoir. C'est-à-dire que quand vous avez un mineur de 15 ans ou de 14 ans qui est capable d'exécuter une personne pour un contrat à 50 000 euros, ça fait froid dans le dos. Ça, c'est des choses qu

54:27
Locuteur

'on

54:27
Locuteur 5

ne voyait pas. Aujourd'hui, un mineur de 15 ans, lui, la seule notion qu'il a, c'est armes à feu, drogue et il

54:33
Locuteur

n

54:33
Locuteur 5

'a pas du gain. Parce que, parce qu'avant, dans une société normale, vos référents pour votre avenir, c'est vos parents. Aujourd'hui, dans les cités, c'est le narcotrafic. Parce que ce qui fait rêver, ce n

54:44
Locuteur

'est

54:44
Locuteur 5

pas de se lever à 7h du matin pour aller au travail. Ce qui fait rêver, c'est des grosses voitures, les voyages et l'argent.

54:49
Locuteur

Qu

54:49
Présentateur

'est-ce qu'on peut faire de cette...

54:51
Locuteur 6

Oui,

54:52
Présentateur

Judith.

54:52
Locuteur 6

Déjà, on n'a pas un système judiciaire qui attend ce genre de choses pour sévir. Le mineur qui prend un flingue pour exécuter un contrat, en général, il a commencé soit par faire le guet, soit par être petite main des dealers. Et, qu'est-ce qui lui est arrivé ? Allez, au pire, 2h de garde à vue ? 3h de garde à vue

55:15
Locuteur

? Un petit rappel à la loi. Et

55:16
Locuteur 6

il a été... Oh, rappel, il faut plaisanter. Et il a été remis en liberté. On a un système de justice des mineurs qui marche sur la tête. On produit du délinquant. On produit du parcours de délinquant.

55:29
Locuteur

Souvent, on

55:29
Présentateur

revient le débat de l

55:30
Locuteur

'excuse de

55:30
Présentateur

minorité.

55:31
Locuteur 6

Mais il n

55:32
Locuteur

'y a

55:32
Locuteur 6

pas que l'excuse de minorité.

55:34
Locuteur

Il

55:34
Locuteur 6

y a le fait qu'on...

55:34
Présentateur

Non,

55:34
Locuteur

mais

55:34
Présentateur

est

55:34
Locuteur

-ce

55:34
Présentateur

qu'il faut la lever ? Bien sûr.

55:36
Locuteur 6

Il faut évidemment la lever, mais il faut surtout instaurer des peines courtes, voire extrêmement courtes, comme ça fonctionne très, très bien aux Pays-Bas, comme ça fonctionne dans tous les pays qui

55:47
Locuteur

la vit. Ça, c'est le premier

55:48
Présentateur

larcin.

55:49
Locuteur

Mais

55:49
Présentateur

là, un

55:50
Locuteur

gamin de 14 ans qui tire une balle dans la tête d'un autre, un gamin de 15 ans... il ne s'est pas levé un jour après avoir été

55:54
Locuteur 6

bonne élève à l'école en disant, tiens, qu'est-ce que je vais faire aujourd'hui ? Je vais accepter un contrat pour flinguer quelqu'un. Il y a de toute façon un parcours. Il y a de toute façon un milieu familial

56:05
Locuteur

en

56:05
Locuteur 6

général défaillant. Et il y a souvent... Vous disiez, on ne

56:09
Locuteur

va

56:09
Locuteur 6

pas parler d'immigration, on va plutôt parler des mineurs délinquants. Mais l'immigration via ce qu'on appelle les MNA, c'est-à-dire les mineurs

56:18
Locuteur

non accompagnés et

56:19
Locuteur 6

la plus grosse fournisseuse de main-d'œuvre pour

56:24
Locuteur

les dealers.

56:25
Présentateur

Donc tout cela m'amène à dire qu'il y a quand même un mot qui n'est jamais prononcé quand on parle de trafic de stupéfiants, c'est le mot frontière. Personne ne parle jamais des frontières quand on parle de trafic de stupéfiants. Alors quand même, il y a un lien,

56:38
Locuteur

pardon. Laurent Jacobélé en parle.

56:39
Présentateur

Mais si vous voulez, le cannabis et la cocaïne ne sont pas produits en France. La cocaïne, elle vient à priori plutôt d'Amérique du Sud et le cannabis, ça vient de beaucoup plus près de chez nous.

56:51
Locuteur

C

56:51
Présentateur

'est-à-dire que c'est produit en grande quantité et avec la bénédiction des autorités marocaines pour ensuite remonter par l'Espagne jusqu'à la France. Donc est-ce qu'on va se poser les bonnes questions ? D'abord éventuellement demander quelques comptes, poser quelques questions aux autorités marocaines. Effectivement, il y a la question des frontières et la question des frontières, le procureur l'a dit parce qu'il se trouve qu'une partie non négligeable des personnes mises en cause pour le trafic de stupéfiants sont des personnes en situation illégale. Sauf qu

57:16
Locuteur

'il y a une

57:16
Présentateur

équation complexe.

57:17
Locuteur

Non mais d'accord,

57:17
Présentateur

c'est peut-être complexe mais

57:18
Locuteur

en tout cas, concernant

57:20
Présentateur

le trafic de stupéfiants, la question des frontières, elle se pose deux fois et personne n'en parle jamais. L'équation complexe, c'est que d'un côté, vous avez des trafiquants, des gangs, des mafias, on pourrait quasiment dire des cartels qui sont de plus en plus puissants et je parle évidemment de la manne financière que représente le trafic de drogue et puis quand vous regardez le rapport de la Cour des comptes notamment sur le plan Marseille-en-Grand qui est tombé ces derniers jours, vous vous rendez compte que c'est diamétralement opposé du côté de la puissance de l'État puisque les moyens de la police sont de moins

57:49
Locuteur

en moins Quand bien

57:50
Locuteur 6

même

57:51
Locuteur

ils auraient plus de moyens de

57:52
Locuteur 6

toute façon les juges

57:53
Locuteur

se

57:53
Locuteur 6

remettent en liberté.

57:54
Présentateur

Oui, avant cela,

57:56
Locuteur

il

57:56
Présentateur

y a quand même un combat

57:56
Locuteur

à mener. Non, non, c'est pas

57:57
Locuteur 6

avant,

57:57
Locuteur

c

57:57
Locuteur 6

'est

57:57
Locuteur

après. Juste

57:58
Présentateur

écoutez, alors tous les deux vous réagissez, je vois que vous en avez envie et vous

58:03
Locuteur

seriez...

58:03
Présentateur

Qu

58:03
Locuteur

'est-ce que

58:03
Présentateur

vous alliez dire ? Je vous donnerai la parole dans un instant. Écoutez le procureur sur la manne financière notamment sur les points de deal dans son secteur à savoir à Grenoble.

58:12
Locuteur

Ces

58:12
Locuteur 7

points de deal sont extrêmement rémunérateurs puisque les professionnels évaluent qu'un point de deal qui fonctionne correctement donc procure environ 10 000

58:25
Locuteur 4

euros de chiffre d'affaires jour.

58:27
Locuteur

Un

58:27
Locuteur 4

point de deal qui fonctionne très bien, c'est plus de 30 000 euros de chiffre d'affaires jour.

58:31
Locuteur 7

Donc vous faites le calcul, c'est entre 3 et 11 millions d'euros à l'année si on multiplie ces chiffres par 365.

58:38
Locuteur

À

58:38
Présentateur

partir de là, que faire ? Laurent Jacobelli. Mais sur les mineurs, il faut d'abord essayer de faire tout ce qu'on peut. Les parents de mineurs qui sont attrapés la première fois ne doivent plus toucher d'allocations sociales. C'est une première chose pour que les parents soient poussés à s'occuper de leurs enfants. C'est pas normal d'avoir un membre de 14 ans dans la rue à minuit qui guettent des points de deal. Donc il faut aussi s'occuper des parents.

59:00
Locuteur

Certains n'ont plus aucune

59:01
Présentateur

prise et d'autres ont une

59:02
Locuteur

forme de complaisance

59:03
Présentateur

parce que ça

59:04
Locuteur

peut améliorer

59:05
Présentateur

le niveau de vie. Le gamin de 14 ans qui est pris la première fois, il passe une semaine, deux semaines dans un centre spécialisé, privé de

59:12
Locuteur

liberté. La première

59:12
Locuteur 6

fois ? Vous rigolez ? Il

59:13
Locuteur

y

59:13
Locuteur 6

a tellement peu de centres spécialisés. C'est ce

59:15
Locuteur

que

59:15
Locuteur 6

nous proposons.

59:18
Présentateur

Il ressort de là, il fait une différence entre le bien et le mal, entre l'argent facile et l'argent normalement gagné. Et surtout, l'exemple, c

59:25
Locuteur

'est

59:25
Présentateur

-à

59:25
Locuteur

-dire

59:25
Présentateur

que ses petits copains autour auront vu qu'il a été attrapé, emmené en prison ou l'équivalent pour eux et qu'il est revenu après. S'ils voient que le gamin qui chauffe, qui a la chance de ne

59:35
Locuteur

pas

59:35
Présentateur

aller à l'école, c'est comme ça qu

59:36
Locuteur

'on

59:36
Présentateur

pense quand on est gamin, qui gagne de l'argent, qui s'achète exactement ce qu'il veut, qu'en plus il est valorisé socialement dans son quartier, qu'est-ce que vont se dire les autres gamins ? Je vais faire comme lui parce qu'il y a l'instinct d'imitation à cet âge-là. Donc il faut éviter ça. Et je pense que déjà quand on aura essayé ça, on ira un peu mieux. Et puis tout ce qui a été énoncé évidemment comme mesure sur les frontières et le contrôle des circuits. Dernier commentaire, Guylain Benessa.

59:58
Locuteur

Pour

59:59
Présentateur

rebondir,

59:59
Locuteur

parce

59:59
Présentateur

que c'est exactement le... Judith Vaintraub l'a très bien dit tout à l'heure et M. Jacobelli aussi. En fait, le problème,

1:00:04
Locuteur

c

1:00:04
Présentateur

'est qu'il faut casser une habitude désormais qui est prise, c'est que les prévenus sortent en rigolant, en rigolant de la salle d'audience. En se disant de toute façon, il ne

1:00:11
Locuteur

m

1:00:11
Présentateur

'arrive jamais rien, il n

1:00:12
Locuteur

'y a

1:00:12
Présentateur

jamais de sanctions, ils sortent en se marrant. Donc du coup, ce sarcasme permanent, c'est une sculpture du sarcasme, fait que lorsque ça arrive une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, au bout d'un moment, s

1:00:22
Locuteur

'il y

1:00:22
Présentateur

a une contagion de la chose et l'ère du sarcasme a remplacé l'ère de la sanction. Donc forcément au bout, vous dites que ça ne tombera jamais sur moi. Et le seul problème,

1:00:30
Locuteur

c

1:00:30
Présentateur

'est que la contagion est déjà tellement lourde qu'en lui, ça va prendre des années et des années si quand bien même on arrive à le casser, ça va prendre des années à revenir en arrière.

1:00:39
Locuteur

Mais

1:00:39
Présentateur

des années. La conscience, cette conscience-là est entachée depuis longtemps. Eh bien, ce n

1:00:42
Locuteur

'est

1:00:42
Présentateur

pas gagné cette affaire, comme on dit. Terrible constat que celui de l'insécurité et du trafic dans cette ville de Grenoble, c'est William Mori qui nous disait tout à l'heure, il y a 30 ans, 40 ans, on parlait de Grenoble comme étant la porte d'entrée des stations de ski. Aujourd'hui, c'est surtout la porte d'entrée des trafiquants de drogue. La démocratie, c'est ce dernier sujet que je voulais évoquer avec vous sur la dizaine de minutes qui nous reste. La démocratie ne fait plus l'unanimité chez les Français. Je ne sais pas si les uns ou les autres, vous avez vu passer ce rapport du CESE, Conseil économique, social et environnemental. Qu'est-ce qu'il y a ?

1:01:18
Locuteur 6

Ah,

1:01:18
Locuteur

c'est CESE qui vous fait rien ?

1:01:20
Présentateur

Oui, mais ça existe encore. C'est

1:01:21
Locuteur

ce

1:01:21
Présentateur

que vous voulez que je vous

1:01:21
Locuteur

dise.

1:01:22
Locuteur 6

Ils vont être

1:01:22
Locuteur

contents

1:01:22
Locuteur 6

parce que c'est rare que quelqu'un...

1:01:24
Présentateur

C'est vrai. Mais c'est aussi avec un sondage de nos amis du Parisien qui montre que la défiance est grandissante envers notre système politique. Vous voyez que 23% des Français vont jusqu'à dire que le système de la démocratie n'est pas le meilleur système qui soit, système politique, bien sûr. Ça monte même jusqu'à 31% chez les personnes les plus jeunes. Et puis, il

1:01:47
Locuteur

y

1:01:47
Présentateur

a ce deuxième camembert, comme on dit, qu'on voulait vous soumettre pour un Français sur deux, quasiment, puisque c'est 51,48. Pour un 100 Français sur deux, seul un pouvoir fort peut garantir l'ordre et la sécurité. Étonnant, inquiétant ce sondage. Tiens, Richard Ramos, elle est fragile la démocratie ? Ah oui, c'est fragile la démocratie. C'est comme l'amour. Il faut s'en occuper chaque jour. Vous

1:02:15
Locuteur

le faites ?

1:02:16
Présentateur

Il faut.

1:02:17
Locuteur

Oui, il faut. Oui, mais

1:02:18
Présentateur

encore faut-il le faire. Parce que, vous savez, quand en 2017, j'ai été élu, très vite, j'ai dit, si on ne fait pas de la politique autrement, eh bien, on sera éjecté. Parce que j'avais ce sentiment de, moi qui suis un élu rural, qu'il y avait un fossé qui se creusait, ce que j'avais dit entre l'élite, la France d'en haut et la souffrance.

1:02:39
Locuteur

Et

1:02:39
Présentateur

donc, ce retrait, quand même, sur la démocratie-là, ça veut dire qu'il pense qu'on est inutile. Je veux dire, quand on

1:02:45
Locuteur

va...

1:02:45
Présentateur

Moi,

1:02:46
Locuteur

je voudrais bien savoir, justement,

1:02:47
Présentateur

quelle est cette défiance

1:02:48
Locuteur

selon vous ? Qu'est-ce qu'il exprime ? Une tension entre liberté, sécurité

1:02:51
Présentateur

?

1:02:52
Locuteur

Non, non,

1:02:52
Présentateur

il y a eu une tension. Aujourd'hui, c'est pire qu'une tension.

1:02:56
Locuteur

C

1:02:57
Présentateur

'est une forme d'indifférence. C

1:02:58
Locuteur

'est

1:02:58
Présentateur

-à

1:02:58
Locuteur

-dire

1:02:58
Présentateur

que, vous n'êtes plus capable de résoudre les problèmes qui sont les miens au quotidien. C'est-à-dire que, moi, quand je suis sur le marché, c'est ça qu'on me dit. Alors, de temps en temps, vous arrivez à résoudre des problèmes quotidiens parce que vous connaissez un maire, etc. Mais globalement, dans ma fonction, on a deux fonctions. On est député du territoire et on est député de la nation. Mais sur le côté député de la nation, en tout cas, ils ne croient plus en nous.

1:03:21
Locuteur

Et

1:03:21
Présentateur

en plus, Est-ce que

1:03:21
Locuteur

vous vous sentez encore

1:03:22
Présentateur

utile, très franchement ? Ah non, il y

1:03:24
Locuteur

a

1:03:24
Présentateur

des fois non. Je l'ai dit. Quand j'ai dit, de temps en temps, j

1:03:27
Locuteur

'ai

1:03:27
Présentateur

l'impression que je suis un pimpin de la République. Alors, ça me permet, et ça me permet ma fonction nationale, d'avoir de l'influence au local pour sortir des dossiers locaux. Quand j'ai un monsieur, il n

1:03:37
Locuteur

'y a

1:03:37
Présentateur

pas longtemps, qui est dans un fauteuil roulant depuis 18 mois, il

1:03:40
Locuteur

est

1:03:40
Présentateur

au quatrième étage et qu'on lui dit, il faudra trois ans pour trouver, il n

1:03:44
Locuteur

'est

1:03:44
Présentateur

pas sorti de chez lui depuis 18 mois. Et qu

1:03:46
Locuteur

'il

1:03:46
Présentateur

faudra quatre ans pour redescendre le rez-de-chaussée. Quand Ramos, il arrive,

1:03:49
Locuteur

le

1:03:49
Présentateur

député, comme il est un peu dingueau, le Ramos, là, en bijoux, on a réglé le problème. Donc au moins,

1:03:54
Locuteur

j

1:03:54
Présentateur

'ai au moins ça. Mais sur notre

1:03:56
Locuteur

fonction... Mais à l'échelle

1:03:56
Présentateur

nationale, c'est

1:03:57
Locuteur

plus compliqué. Mais

1:03:57
Présentateur

il ne croit plus en nous. Et en plus, pardon, et je combats le Rassemblement national.

1:04:04
Locuteur

Mais

1:04:04
Présentateur

les 11 millions d'électeurs qui

1:04:06
Locuteur

ont

1:04:06
Présentateur

voté pour le Rassemblement national peuvent, à juste titre, dire, mais

1:04:09
Locuteur

vous

1:04:10
Présentateur

n'avez pas fait en sorte

1:04:11
Locuteur

en

1:04:11
Présentateur

ne donnant pas, par exemple, des postes à l'Assemblée nationale au Rassemblement national. Et moi, je suis à l'aise. Président de l'Assemblée nationale, je n

1:04:18
Locuteur

'ai

1:04:18
Présentateur

pas voté Gaël Brode-Pivet. Je l'ai dit, moi. Chassaigne, chenu. Pourquoi ? Parce que j'estimais que je devais prendre en compte de ce que disait le peuple. Et le peuple, il s'éloigne de la démocratie puisqu'à chaque fois qu'il donne des décisions politiques, on ne

1:04:33
Locuteur

l

1:04:33
Présentateur

'obéit pas. Là, il met une Assemblée nationale assez diverse pour qu

1:04:37
Locuteur

'on

1:04:37
Présentateur

s'entende entre nous, pour nous obliger à travailler ensemble et on ne le fait pas. Et à un moment donné, il dit, la décomocratie, ça ne marche pas. Moi, j'aimerais bien savoir, Clélie Mathias, est

1:04:46
Locuteur

-ce

1:04:46
Présentateur

que les 23% de gens qui estiment que la démocratie n'est pas le meilleur système, j'aimerais bien savoir ce qu'ils aimeraient comme système ?

1:04:55
Locuteur

C

1:04:55
Locuteur 6

'est vrai. Il y

1:04:55
Locuteur

a

1:04:55
Locuteur 6

deux questions. Soit il se croit dans un homme providentiel et ça,

1:04:58
Locuteur

ce

1:04:58
Locuteur 6

n

1:04:58
Locuteur

'est

1:04:58
Locuteur 6

absolument pas nouveau. Enfin, on peut revenir au général boulanger ou autre. C

1:05:02
Locuteur

'est

1:05:02
Locuteur 6

-à

1:05:02
Locuteur

-dire

1:05:02
Locuteur 6

qu

1:05:02
Locuteur

'il

1:05:02
Locuteur 6

y a toujours eu cette croyance de dire « Nos problèmes ne vont pas » et vous l'avez dit, M. Ramos, « Nos problèmes ne vont pas, on est englués, il y a des dettes, on n'y arrive pas, on ne s'en sort pas, on n'est pas écoutés, nos élus sont déconnectés. »

1:05:15
Locuteur

Il

1:05:15
Locuteur 6

nous faut quelqu'un, un homme ou une femme, d'ailleurs peut-être providentiel, il faut quelqu'un. Et cette croyance-là, en se disant « Il y

1:05:22
Locuteur

a

1:05:22
Locuteur 6

quelqu'un qui va arriver et qui va régler tous nos problèmes.

1:05:25
Locuteur

»

1:05:25
Locuteur 6

Il

1:05:25
Locuteur

faudrait l'heure d'essayer

1:05:27
Présentateur

la dictature.

1:05:27
Locuteur

Je pense qu'ils reviendront vite à la démocratie.

1:05:30
Locuteur 6

Soit l'autre demande peut-être qu'on peut lire aussi, et ça, vous l'avez sous-entendu, c'est une demande pour une démocratie, j'allais dire, oui, mais plus directe. Donc sans passer par vous.

1:05:41
Présentateur

Exactement.

1:05:41
Locuteur 6

En gros.

1:05:42
Locuteur

Et

1:05:43
Locuteur 6

c'est ça qu'il faut comprendre. Est-ce qu'il croit en une dictature, en un homme providentiel ou quelque chose, ou est-ce qu'il demande quelque chose

1:05:49
Locuteur

de plus directe

1:05:51
Présentateur

?

1:05:51
Locuteur

En

1:05:51
Présentateur

passant par qui alors

1:05:51
Locuteur

? De prendre

1:05:52
Locuteur 6

parole.

1:05:53
Locuteur

Des référendums. C'est des consultations. Je pense que c'est ça que les gens... Des votations

1:05:57
Présentateur

suisses.

1:05:58
Locuteur

Des consultations plus

1:05:59
Locuteur 6

fréquentes ou des... Oui.

1:06:01
Présentateur

C'est inquiétant. Guylain Bénessa, Laurent Jacobelli, ce qui est inquiétant, c'est qu'en fait, oui, c'est exactement ce que dit Clélie, c'est-à-dire que cette impression que la démocratie ne représente plus les gens, alors que c'est le principe même, bien sûr, de la démocratie. Demos Kratos, le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple. Oui, parce que la question, c'est de savoir qu'est-ce que pensent les 23 contre les 76 ? On ne sait pas exactement. Or, aujourd'hui, on a quand même pris

1:06:24
Locuteur

l'habitude...

1:06:24
Présentateur

On

1:06:24
Locuteur

ne sait

1:06:24
Présentateur

pas

1:06:25
Locuteur

de quel

1:06:25
Présentateur

bord politique ils

1:06:25
Locuteur

sont

1:06:25
Présentateur

également. Ça, ça m'intéresserait de le

1:06:27
Locuteur

voir aussi. Là, Julien, vous... Mais je pense qu'il y a

1:06:29
Présentateur

plus

1:06:29
Locuteur

de 100% qu

1:06:29
Présentateur

'on le croit. Là, je pense que vous êtes petit. C'est-à

1:06:31
Locuteur

-dire

1:06:31
Présentateur

que vous envisagez

1:06:33
Locuteur

les choses... Merci, vous

1:06:33
Présentateur

reviendrez à la semaine prochaine. Par l'étiquette politique. Je pense qu'il faut dépasser ça. Non, mais sérieusement, je pense que les gens ont compris, beaucoup de gens ont saisi que, par exemple, en 2005, un référendum a été balayé par le traité

1:06:43
Locuteur

de Lisbonne. J'allais le dire, j'allais en parler. Non, mais attendez, sans faire de l'archéologie...

1:06:46
Présentateur

C'est un coup de poignard démocratique.

1:06:49
Locuteur

Julien... Il y a un avant

1:06:49
Présentateur

et

1:06:49
Locuteur

un

1:06:49
Présentateur

après. Oui, vous avez raison, mais il y a beaucoup plus lourd que ça. Dites-moi. Bien pire. C'est quoi ? Nous avons voté pour des européennes, puis pour des législatives avec deux tours, et les Français sont exprimés en besoin de changement. On a Michel Barnier, Premier ministre, qui vient d'une formation politique qui fait 4%. Là, vous faites plaisir

1:07:02
Locuteur

à votre

1:07:02
Présentateur

voisin. Mais non, ce n

1:07:03
Locuteur

'est

1:07:03
Présentateur

pas la question. La question, c'est de savoir si... Un peu quand même. J'essaie d'être objectif. La question est de savoir si le Français qui va voter ne se dit pas au mois de septembre, puis octobre, puis novembre, bon sang,

1:07:13
Locuteur

mais

1:07:13
Présentateur

vive... Est-ce que je vis encore dans une démocratie telle que je l'envisageais il y a quelques années ? Bien sûr. Et peut-être que tout simplement les 23%, c'est se dire je veux une autre démocratie qui finalement est peut-être plus démocratique que la démocratie qu'il observe tous les jours dans les couloirs de l'Assemblée ou en tout cas à l'Élysée et sans référendum,

1:07:28
Locuteur

etc. Ils se sont déconnectés, ils n'ont pas de

1:07:30
Locuteur 6

prise avec

1:07:31
Locuteur

nous et on n'est pas

1:07:32
Locuteur 6

représentés

1:07:33
Locuteur

comme on devrait. On a l'impression que le

1:07:34
Présentateur

système nous dessert, en fait. Et c'est pour ça qu'il y a cette expression peut-être et cette défiance grandissante envers ce système qui est pourtant, comme le disait Churchill, le moins pire des systèmes, je ne sais plus la

1:07:44
Locuteur

phrase. À l'exclusion de tous les

1:07:45
Présentateur

autres. À l'exclusion de tous les autres, exactement. Mais en fait, tout a été à peu près dit, mais vous savez, nous les députés, mais je crois qu'on peut l'étendre au ministre,

1:07:51
Locuteur

au

1:07:51
Présentateur

président de la République. On est finalement les salariés des électeurs et ce sont nos actionnaires, ce sont nos patrons et beaucoup se comportent comme s'ils étaient au contraire leur sujet. Et je pense à Emmanuel Macron, par exemple, ou à ce

1:08:06
Locuteur

gouvernement. Je voudrais

1:08:07
Présentateur

vous poser la même question qu'à Richard Ramos. Est-ce qu'il

1:08:09
Locuteur

y a

1:08:09
Présentateur

des moments où ça peut arriver ? Est-ce que vous vous dites « Mais à quoi je sers dans cette démocratie tellement le système peut parfois nous dépasser ? » Regardez, dans quelques jours, certainement, il va y avoir un 49-3, par exemple. Et les gens se disent « Pourquoi j'ai élu des représentants en fait ? » Puisqu

1:08:24
Locuteur

'ils

1:08:24
Présentateur

ne

1:08:25
Locuteur

sont

1:08:25
Présentateur

pas consultés, ils ne peuvent pas débattre avec

1:08:26
Locuteur

le

1:08:26
Présentateur

gouvernement.

1:08:27
Locuteur

Ils sont

1:08:27
Présentateur

consultés, ils peuvent très bien voter la censure du gouvernement après un 49-3.

1:08:30
Locuteur

Oui, mais c'est très bien que c'est. Mais si je peux vous répondre des 49-3, je vais

1:08:33
Présentateur

juste vous répondre. Oui, évidemment, je pense que quand le 49-3 va nous tomber dessus, qu'on aura travaillé jour et nuit pour essayer de faire progresser les choses et qu

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Locuteur

'on

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Présentateur

va nous dire « Tout ce que vous avez fait, c'est poubelle », on va probablement avoir un sentiment d'inutilité. Vous savez, moi, je suis d'un parti qui

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Locuteur

est

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Présentateur

dans l'opposition. Et ce qui nous meut chaque jour, c'est de changer ce système, justement. Changer ce système qui fait que les gens ne se reconnaissent plus dans la manière dont ils sont gouvernés. Nous,

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Locuteur

on

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Présentateur

est pour le référendum d'initiative populaire, on est pour la proportionnelle. C'est-à-dire que les Français soient le mieux représentés possible et qu

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Locuteur

'on

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Présentateur

leur rende des comptes directs. Et donc ça, ça motive. Et donc on se sent utile parce qu'on voit notre combat qui progresse chaque jour. Mais au quotidien, c'est vrai, quand vous avez des autres partis politiques qui refusent de voter votre amendement tout simplement parce que vous êtes Rassemblement national, même s'ils sont d'accord, vous vous dites, d'abord, ça ne donne pas une bonne image et je pense que les Français se disent mais qu'est-ce que c'est que cette démocratie ? Et deuxièmement, vous vous dites j'ai travaillé pour rien. Mais sur le temps long, honnêtement, on se sent vraiment utile. Utile déjà parce que nos idées progressent.

Mais c'est évidemment à part parce qu'on est un parti d'opposition.

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Locuteur

Et

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Présentateur

puis vous avez un autre marqueur qui montre également ce rejet, j'allais dire, c'est peut-être un peu fort, mais cette distance qui est prise de plus en plus avec ce système, je vous disais, c'est l'abstention qui est toujours immense à chaque élection. Je vous vois

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Locuteur

faire... Alors je vous dis... Les dix

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Présentateur

dernières élections nationales dans ce pays, je pense qu'on peut faire un constat assez homogène tous ensemble.

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Locuteur 6

Oui, c'est-à-dire qu'on a l'impression, parce que je m'inclus dans les Français, on a l'impression d'une triche permanente, d'un jeu permanent avec ce que souhaitent les électeurs. Le dernier exemple en date étant le barrage républicain où des gens, et je pense notamment à des macronistes, et je pense notamment à des macronistes proches d'Edouard Philippe qui nous expliquaient que LFI et Rennes c'était pareil, ont fait élire des députés LFI ou des députés...

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Locuteur

Mais ça,

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Présentateur

c

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Locuteur

'est

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Présentateur

la Ve République ou c

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Locuteur

'est

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Présentateur

la démocratie ?

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Locuteur 6

Non, c'est la manière...

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Locuteur

Qu

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Présentateur

'est

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Locuteur

-ce qui

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Présentateur

est exsangue ?

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Locuteur 6

C'est ce qu'on en fait.

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Locuteur

C'est

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Locuteur 6

ce qu'on en fait. Vous ne trouverez pas un système qui vous impose d'être vertueux. Il y a des systèmes plus ou moins adaptés, plus ou moins compliqués, plus ou moins simples, mais aucun système ne va être vertueux à la place des politiques qu'il va contribuer à faire élire. Donc on ne remplace pas la vertu par une mécanique.

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Présentateur

Dernier mot, Guylain Benessa.

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Locuteur

C'est

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Présentateur

vrai que le politique fait des promesses qu'il tient de moins en moins et

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Locuteur

les

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Présentateur

Français le ressentent et se demandent si cette démocratie représentative, là encore, est vraiment le meilleur choix. C'est un peu démagogique, j'en ai conscience, mais

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Locuteur

en

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Présentateur

1969, lorsque le général de Gaulle perd et qu'il part, il perd à 20h et à minuit, il fait un communiqué de presse en deux phrases où il dit « Je cesse d'exercer mes fonctions à midi. » Point. Et il part. C'est un message ? Attendez. Non, pourquoi je dis ça ? Aujourd'hui, on a des élections qui donnent lieu à des verbiages de vingtaine et de vingtaine d'heures, à des discussions dont on ne comprend plus absolument rien, avec des résultats brouillés, avec des majorités inexistantes et avec des changements quasi invisibles. Il aurait peut-être mieux valu un moment qu'on ait deux phrases, une décision et de la clarté. À mon

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Locuteur

avis, les Français diraient qu'il va mieux avoir la

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Présentateur

démocratie

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Locuteur

qu'autre chose dans notre pays. On a plein

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Présentateur

de conseillers municipaux dans toutes les communes qui sont des élus et qui bossent gratuitement et qui sont en train de faire travailler notre démocratie. Donc, au moins, nous, on peut

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Locuteur

nous

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Présentateur

tracher

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Locuteur

un peu de fil.

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Locuteur 6

Tous ces maires

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Locuteur

ruraux et

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Présentateur

tous ces conseillères et conseillères municipales qui vont aller travailler pour la démocratie. Bravo pour cet ultime message, Richard Ramos, qu'on peut retrouver sur toutes les affiches du Rassemblement national.

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Locuteur 10

Pardon

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Présentateur

pour la petite boutade, mais c'était trop tentant.

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Locuteur

C'était trop

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Présentateur

tentant.