đŽ RĂ©union Ă Matignon, suites de la mobilisation du 17 octobre : Manuel Bompard, invitĂ© de BFMTV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Au vu des échanges récents, avez-vous songé à ne pas vous rendre à la réunion à Matignon ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Vous demandez des excuses au Premier ministre. Pourquoi ?
- 1:23RelanceRéponse directe
Vous parlez de manipulations médiatiques. Pouvez-vous préciser ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Que signifie "pourrir la réunion" ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous concrÚtement de cette réunion ?
- 3:20OuverteRéponse directe
Quelles mesures proposez-vous pour répondre à la colÚre sociale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« j'ai à lui demander des excuses, j'ai à lui demander des explications et j'ai à lui demander des réponses politiques à la colÚre de la jeunesse et à la colÚre d'une grande partie du peuple français. »
- 2:43Chiffre
« cette journée de manifestation elle a réuni entre 550000 personnes et 800000 personnes selon les organisateurs. qui fait la plus grosse journée de mobilisation en France depuis 3 ans. »
- 3:20Promesse
« Je vais y porter l'abrogation de parcours sup qui pourrit l'avenir de nos enfants. Je vais y porter le fait que le gouvernement débloque les 10 milliards d'euros qui sont nécessaires. »
- 3:56Chiffre
« par le blocage des prix, par le dĂ©gel du point d'indice, par l'augmentation des salaires, par l'encadrement des marges des raffineurs qui ont quand mĂȘme Ă©tĂ© multipliĂ©s par 8 depuis le dĂ©but de la crise. »
- 5:50Fait
« il y a une solution trÚs simple. il a qu'à céder à ses revendications et d'ailleurs il aurait pu le faire depuis des semaines et des semaines mais plutÎt que de faire ça il a décidé de jouer la montre »
- 6:56Promesse
« Vous rétablissez un impÎt de solidarité sur la fortune, vous pouvez financer ces 10 milliards d'euros qui sont nécessaires. »
- 7:34Chiffre
« un français sur deux a peur pour sa sĂ©curitĂ© physique, celle de ses biens selon cette mĂȘme enquĂȘte d'opinion. Dans ce contexte, si français sur 10 6/ 10 considĂšre qu'il va falloir se protĂ©ger par ses propres moyens »
- 12:01Chiffre
« 3000 commerces pillés »
- 13:21Chiffre
« on nous annonçait entre 60 et 100000 personnes dans la rue, il y en a eu entre 550000 et 800000. »
- 15:15Chiffre
« 350 vidéos de pillage ont été volontairement envoyé à la préfecture de police de Paris »
- 15:57Chiffre
« une responsable candidate à l'élection présidentielle qui s'appelle Madame Le Pen et qui a détourné 4 millions d'euros et qui écope pas d'une peine aussi sévÚre »
Temps de parole
- ?100 %
â 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).
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Il est 8h29 et vous ĂȘtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Manuel, Bonspart. Merci d'avoir acceptĂ© notre invitation dans ce studio ce matin. Je le rappelle, vous ĂȘtes le coordinateur national de la France insoumise et dĂ©putĂ© Ă LFI des Bouches du RĂŽe. DĂ©bats de fonds ou opĂ©ration rĂšglement de compte. Je le disais dans quelques heures. Vous serez dans le bureau du Premier ministre Ă Matignon Ă son invitation, vous et d'autres chefs de parti. Au vu des Ă©changes de ces derniĂšres semaines et mĂȘme de ces derniĂšres heures dans l'hĂ©micycle, est-ce que vous Ă un moment donnĂ© vous vous ĂȘtes dit on ne s'y rend pas, ça ne sert Ă rien ? Non, parce que j'ai des choses Ă demander au premier ministre, j'ai Ă lui demander des excuses, j'ai Ă lui demander des explications et j'ai Ă
lui demander des rĂ©ponses politiques Ă la colĂšre de la jeunesse et Ă la colĂšre d'une grande partie du peuple français. Vous lui demandez des excuses. Vous lui avez Ă©crit d'ailleurs ce matin. Je lui je lui ai envoyĂ© un courrier ce matin que j'ai cignĂ© avec Mathilde Panot qui est la prĂ©sidente du groupe parlementaire Manon Aubri qui est la prĂ©sidente du groupe au Parlement europĂ©en. des excuses d'abord pour le fiasco qui a Ă©tĂ© la journĂ©e de de de samedi oĂč Ă la souffrance des des jeunes, des lycĂ©ens, des citoyens qui sont mobilisĂ©s, il a ajoutĂ© par son incompĂ©tence et par sa stratĂ©gie qui a Ă©tĂ© celle du pourissement la souffrance de commerçants, la souffrance de citoyens qui voient leur mairie incendie ou dĂ©gradĂ© et ça c'est sa responsabilitĂ©. Donc des excuses au
peuple français et puis des excuses à la France insoumise aussi parce que depuis euh plusieurs jours maintenant euh il se livre à une forme de manipulation pour essayer de faire croire que la France insoumise serait serait responsable de violences qu'elle a toujours refusé. Euh on est allé des manipulations, ça ce sont vos termes, c'est ce sont mes termes, mais ce sont aussi des faits puisque quand le journal Media Partie un article dans lequel il cite un membre des renseignements qui dit que contrairement à ce que à la vie générale et unanime des renseignements, il a des consignes politiques qui lui demandent d'écrire que la France insoumise serait derriÚre les violences qui ont été commises samedi, je pense qu'on est au-delà , si vous voulez, de la polémique politique. C'est normal qu'
Et ça, j'ai envie d'y revenir avec vous un peu plus en profondeur. Euh Manuel Bompard d'ailleurs accusation parfaitement dĂ©mentie par le premier ministre lui-mĂȘme mais ça aussi c'est pas c'est pas le seul vous savez. AprĂšs monsieur Bardella qui conteste les rĂ©vĂ©lations de MĂ©dia Part, monsieur le Corn maintenant. Juste sur le la tenue de cette rĂ©union, euh vous avez envoyĂ©, vous nous l'avez dit encore ce matin, envoyer cette ce courrier demandant des excuses, demandant des explications, demandant aussi de rĂ©pondre au revendication. Ăa change un peu de ton avec les mots employĂ©s par Jean-Luc MĂ©lenchon lui-mĂȘme en disant "Oui, oui, on va y aller Ă cette rĂ©union et on pourrir ta rĂ©union." Mais pour rire la rĂ©union, ça veut dire ne C'est quoi pourrir la rĂ©union Je vais
vous dire trĂšs simplement, ça veut dire parler des sujets dont il ne veut pas que l'on parle puisque le premier ministre nous envoie une invitation Ă une rĂ©union aprĂšs une journĂ©e de manifestation samedi qu'il faut quand mĂȘme que tout le monde l'it en tĂȘte parce que on a retenu et je comprends pourquoi l'Ă©motion les les violences qui ont Ă©tĂ© commises mais et traumatisme aussi et des consĂ©quences mais mais et bien sĂ»r et je le comprends mais il faut aussi noter que cette journĂ©e de manifestation elle a rĂ©uni entre 550000 personnes et 800000 personnes selon les organisateurs. qui fait la plus grosse journĂ©e de mobilisation en France depuis 3 ans. La derniĂšre fois que y compris le ministĂšre de l'intĂ©rieur annoncĂ© des chiffres de mobilisation aussi importants. C'Ă©tait le 1er mai 2020.
Mais vous en attendez quoi de cette réunion sincÚrement ? J'attends que le gouvernement quelque chose. Je je je l'espÚre, je le souhaite. J'attends que le gouvernement renonce à sa stratégie du pourrissement et reconnaisse que quand il y a une colÚre aussi importante dans le pays, il faut y apporter des réponses politiques. Donc moi, je vais y porter l'abrogation de parcours sup qui pourrit l'avenir de nos enfants. Je vais y porter le fait que le gouvernement débloque les 10 milliards d'euros qui sont nécessaires. C'est la plateforme des organisations syndicales lycéennes et étudiantes pour rénover Exactement. pour rénover notre service public d'éducation et notre service public d'enseignement supérieur et de la recherche. Je vais aller y porter des mesures contre la vie chÚre par le
blocage des prix, par le dĂ©gel du point d'indice, par l'augmentation des salaires, par l'encadrement des marges des raffineurs qui ont quand mĂȘme Ă©tĂ© multipliĂ©s par 8 depuis le dĂ©but de la crise. C'est ça la rĂ©alitĂ© du pays aujourd'hui. Et monsieur le Cornu veut nous enfermer dans un dĂ©bat qui serait uniquement un dĂ©bat sur la police, a-t-il dit. Il a dans un interview dit "Je veux leur parler de la police et ben moi je veux lui parler des souffrances du peuple de France." Il veut vous parler aussi du renseignement, des manifestations Ă venir, de l'encadrement aussi de la sĂ©curitĂ© autour de la prĂ©sidentielle, des manifestations Ă venir. Vous avez appelĂ© vous la France insoumise Ă revenir dans la rue Ă l'appel de plusieurs manifestations euh samedi prochain. Euh il y a eu des
messages postés sur les réseaux sociaux. Vous aprÚs, je veux juste préciser un point, c'est pas nous qui avons appelé, c'est les organisations syndicales lycéenes étudiantes qui non qui eux ont appelé à à manifester. Les organisations syndicales l'ont appuyé. Nous, on appuie ces appels à la mobilisation parce que les revendications sont toujours là . Mais ça me paraßt important de préciser dans le contexte que nous notre appel comme celui des organisations syndical qu'elle soit d'ailleurs lycéen étudiante ou professionnelle est un appel à des mobilisations qui soient des mobilisations massives et non violentes comme on l'a toujours fait. non violente etfique parce que vous appelez à ce que vous dites la révolution citoyenne. D'accord violente, mais question qui m'apparaßt de bon sens au vu
la situation ultra polarisĂ©e, au vu de la violence qui s'est exercĂ© dans la rue ce matin, est-ce que vous dites pas peut-ĂȘtre mettons-nous sur pause peut-ĂȘtre au vu de ce qui s'est exercĂ© Ă Paris et dans plein d'autres villes, je pense Ă Limoge, de Samirie, incendie, est-ce que il est pas temps de faire une petite pause et puis et puis retourner dans la rue peut-ĂȘtre un peu plus tard. Madame, d'abord la libertĂ© de manifester, elle est constitutionnelle. Les revendications dont mĂȘme le prĂ©sident de la RĂ©publique, je veux souligner, dit dĂ©sormais qu'elles sont lĂ©gitime les revendications ou quand vous publiez des sondages, vous dites que 80 90 % des gens sont d'accord avec ces revendications. 93 % selon notre dernier sondage. Mais qui dit aussi d'autres choses ce sondag ?
Oui. Ben vous en parlerez si vous voulez, mais je veux juste dire ces revendications, elles sont largement appuyĂ©es et soutenues. Si le gouvernement souhaite qu'il n'y ait plus de manifestation, il y a une solution trĂšs simple. il a qu'Ă cĂ©der Ă ses revendications et d'ailleurs il aurait pu le faire depuis des semaines et des semaines mais plutĂŽt que de faire ça il a dĂ©cidĂ© de jouer la montre et mĂȘme un conseiller minou en tout cas il a jouĂ© dĂ©cidĂ© de jouer une forme de transparence en disant les 10 milliards aujourd'hui non alors je vais juste au bout les 10 milliards notamment l'abrogation de parcours sup est une chose les 10 milliards pour l'Ă©ducation nationale les universitĂ©s les finances publiques ne le permettent pas et en disant et en disant il y a un
prochain rendez-vous un prochain rendez-vous dĂ©mocratique c'est l'Ă©lection prĂ©sidentielle et et au français de choisir d'abord il a jouĂ© la montre madame, je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il y avait mĂȘme des conseillers ministĂ©riels qui disaient "Bon, il y a la pluie qui arrive, ça va ĂȘtre les vacances scolaires, en gros, la jeunesse, elle va rentrer Ă la maison et elle obtiendra rien circuler, il y a rien Ă voir." Et puis ensuite, en ce qui concerne le dĂ©bat politique, c'est une question de choix politique. Est-ce qu'on pense que 10 milliards d'euros pour rĂ©nover, pour avoir des lycĂ©es de bonne qualitĂ©, pour avoir des enseignants en face de nos Ă©lĂšves, est-ce qu'on pense que c'est trop ? Moi, je pense pas. Alors, vous me dites comment on le finance. Je vous dis juste
une proposition. Vous rĂ©tablissez un impĂŽt de solidaritĂ© sur la fortune, vous pouvez financer ces 10 milliards d'euros qui sont nĂ©cessaires. Donc c'est un choix de souci. Vous n'entendez pas l'argument qui consiste Ă dire et qui de bonne fois il y a une Ă©lection prĂ©sidentielle, ça c'est une rĂ©alitĂ© dans 6 mois. Donc encore une fois ça fait partie de vos propositions de rĂ©volution citoyenne, de refondation totale de dĂ©tit de 6e RĂ©publique. D'ailleurs, vous conĂ©dez vous-mĂȘme que certaines administrations mettront peut-ĂȘtre les difficultĂ©s Ă l'ouvrage. Madame Madame, je je comprends votre question. Ăvidemment qu'il y a une Ă©lection prĂ©sidentielle et Ă©videmment qu'on va pas rĂ©gler tout maintenant, mais il y a une colĂšre, il y a une exaspĂ©ration et il y a une souffrance
qui n'a pas le luxe d'attendre 6 mois pour ĂȘtre satisfaite. Enfin, moi, vous savez, mardi soir, j'Ă©tais en rĂ©union publique, juste ça, Ă MontbĂ©liard, des gens venaient me voir dans qu'est-ce qu'il me disait. Il me disaient "Mais nous, on a arrĂȘtĂ© tous les loisirs lĂ dans la famille parce qu'on est obligĂ© de remplir la voiture pour aller travailler." Et ben ça, ces gens-lĂ , ils ont pas le luxe d'attendre 6 mois. Ils attendent des rĂ©ponses immĂ©diates du gouvernement. Mais est-ce qu'on peut vous rĂ©torquer aussi Manuel Bompard ? Vous condamnez encore une fois ces violences ce matin Ă mon micro. Ce qui s'est et vous l'avez dĂ©jĂ fait plusieurs fois mais ce qui s'est exprimĂ© dans la rue en marge des manifestations dont certains cortĂšges se sont bien passĂ©s, c'est pas des
revendications lcĂ©ennes. Quand 3000 commerces sont pillĂ©s, quand des violences sont exercĂ©es sur des policiers, c'est pas des revendications lycĂ©ennes qui sont portĂ©es. Et j'en viens donc aux manifestations de ce weekend. De premiers arrĂȘtĂ©s d'interdiction ont Ă©tĂ© publiĂ©s pour des manifestations aujourd'hui dans certaines villes au Havre ou Ă Rouan. Encore une fois, des manifestations sont interdites. On attend des dĂ©cisions pour Paris. Qu'est-ce que vous dites si elles sont annoncĂ©es interdites ? Il faut y aller quand mĂȘme Non, je trouve que ce n'est pas normal d'interdire ces manifestations et j'imagine qu'il y aura y compris des recours puisqu'il existe des recours juridiques quand il y a des arrĂȘtĂ©s d'interdiction de ces manifestations. Mais attendez madame,
c'est quand mĂȘme extraordinaire. Il y a des revendications qui sont lĂ©gitimes. Le gouvernement peut dĂ©cider d'y rĂ©pondre, il n'y rĂ©pond pas. a une libertĂ© constitutionnelle qui est la libertĂ© de manifester. C'est pas la France insoumise aux organisations syndicales ou au manifestants de garantir la capacitĂ© effective de pouvoir manifester. C'est au pouvoir public, c'est aux autoritĂ©s de pouvoir conjuguer Ă la fois la libertĂ© de manifester, la tranquillitĂ© publique et la sĂ©curitĂ© des biens et des personnes. Et vous ne pouvez pas rendre responsable des centaines de milliers de manifestants qui sont venus pour manifester pacifiquement sur des causes qui sont justes. Je parle pas que vous dis dans le dĂ©bat public on peut pas les considĂ©rer comme responsable du fait que il y a eu des
dĂ©gradations ou des des pillages dans des commerces. Les gens qui sont venus manifester pacifiquement ils n'en sont pas responsables. Ils ont le droit de continuer Ă pouvoir manifest se mettre en danger. Ils peuvent oui courir des risques. Encore une fois je vous le dis on attend les rĂ©ponses des des prĂ©fets. Mais si ces manifestations Ă Paris ou Ă Marseille par exemple Ă© interdit de vie ce serait rĂ©voltant. Vous diriez Ă vos militants Ă ceux qui veulent je je j'imagine d'abord ce n'est pas le cas pour l'instant Ă ma connaissance et ensuite si ça devait ĂȘtre le cas, j'imagine que les organisatrices et les organisateurs qui ne sont pas la France assoumise contrairement Ă ce que raconte de maniĂšre mensongĂšre le gouvernement j'imagine saisiront les tribunaux
administratifs pour garantir le droit de manifester. Et encore une fois si le gouvernement veut qu'il n'y ait pas de manifestation, il y a une solution trĂšs simple. Il a qu'Ă prendre la parole ce soir et c'est ce que je lui dirai cet aprĂšs-midi Ă monsieur le Cornu. Il a qu'Ă prendre la parole Ă l'issue de la rĂ©union qui va avoir lieu cet aprĂšs-midi. Et il a qu'Ă dire chef de l'Ă©tat le fera hein. Oui. Et ben il il a qu'Ă dire une chose trĂšs simple. On a entendu votre colĂšre et on va prendre telle et telle mesure. J'en ai proposĂ© un certain nombre Ă votre micro ce matin. J'aimerais avant d'en venir au traumatisme quand mĂȘme de ce weekend dernier, manifestation en tout cas revendication lĂ©gitime pour de trĂšs nombreux Français mais les consĂ©quences sur la population sont aussi lĂ . Juste
sur le congrĂšs du rassemblement national Ă OrlĂ©an. 10000 personnes 10000 militants du RN attendu et en parallĂšle des appels de la gauche notamment de la France insoumise du Parti socialiste, d'association de syndical Ă CGT Ă venir contremanifester. Il y a journĂ©e de samedi oĂč lĂ c'est dĂ©clarĂ© en prĂ©fecture, il y a la journĂ©e de dimanche oĂč lĂ ce sont des associations antifa jusqu'Ă plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues. LĂ encore une fois, est-ce que vous dites pause calme au vu de ce qu'il pourrait advenir et des violences qui pourraient en dĂ©couler ? Madame, il y a une initiative de mobilisation qui vient d'abord d'organisation syndicale, d'association soutenu par un certain nombre de formations politiques qui veulent Ă l'occasion de cet Ă©vĂ©nement du
Rassemblement national exprimer leur opposition aux idĂ©es du Rassemblement national. Enfin, j'espĂšre que dans ce pays, on a encore le droit de manifester pour exprimer son opposition aux idĂ©es du Rassemblement national. Et comme sur les manifestations euh notre appel et l'appel des organisations syndicales et des associations, c'est un appel Ă des manifestations qui soient des manifestation pacifique et non violente comme on l'a toujours fait. Donc lĂ aussi c'est aux autoritĂ©s de pouvoir garantir la capacitĂ© de la libertĂ© d'expression et la libertĂ© de manifester des droits constitution. C'est la journĂ©e de samedi avec je crois pour vousĂ©s pour laoule plutĂŽt de la journĂ©e de dimanche la manifestation Ă©tĂ© a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© inter une manifestation la France insoumise a appelĂ© Ă
participer mais des associations d'antifar des associations d'ultragauche ça c'est les autoritĂ©s qui prennent leur dĂ©cision mais en tout cas pour en ce qui nous concerne nous on appuie la mobilisation de samedi et on continue Ă l'appuyer parce qu'elle nous paraĂźt lĂ©gitime sur les manifestations et le traumatisme encore une fois, j'y reviens, de samedi, 3000 commerces pillĂ©s. Et donc ce sondage que est lĂ publie pour BFM TV, un français sur deux a peur pour sa sĂ©curitĂ© physique, celle de ses biens selon cette mĂȘme enquĂȘte d'opinion. Dans ce contexte, si français sur 10 6/ 10 considĂšre qu'il va falloir se protĂ©ger par ses propres moyens, que vous inspire ce type d'enquĂȘte, de rĂ©action aussi ? Bah c'est c'est je c'est la consĂ©quence je pense de du fiasco qui a Ă©tĂ© la
journĂ©e de samedi et de ce sentiment et qui Ă©tait une rĂ©alitĂ© d'ailleurs que le gouvernement le ministĂšre de l'intĂ©rieur ont Ă©tĂ© dans l'incapacitĂ© de garantir la sĂ©curitĂ© des biens et des personnes alors que c'est leur rĂŽle et donc Ă©videmment je ne le partage pas mais je comprends qu'il y a des gens qui disent "Oh lĂ lĂ mais ma sĂ©curitĂ© peut ĂȘtre en danger" mais je leur dis franchement c'est pas comme ça qu'on va rĂ©gler le problĂšme parce qu'on est dans un Ă©tat qui a un Ă©tat de droit et il appartient aux autoritĂ©s Il appartient aux forces de sĂ©curitĂ©, il appartient Ă la police de garantir la sĂ©curitĂ© de tout le monde tout en garantissant la libertĂ© de manifestation, les droits fondamentaux et les libertĂ©s constitutionnelles. Donc voilĂ ce que j'ai Ă dire en ce qui me en
ce qui me concerne. Et quand on parle de garantir la sĂ©curitĂ© des biens et des personnes, c'est Ă la fois garantir le fait que des commerçants ne voient pas leur commerce attaquer. C'est de garantir le fait que nos bĂątiments publics ne soient pas dĂ©gradĂ©s. Mais c'est aussi garantir le fait que quand on va dans une manifestation, on repart pas avec un Ćil en moins ou avec une main arrachĂ©e. Parce que euh ce qui est dramatique samedi, c'est que vous avez eu et des commerçants euh et des bĂątiments publics et des manifesteurs qui ont Ă©tĂ© maltraitĂ©s. Donc ça a Ă©tĂ© vraiment une faillite et un fiasco sur toute la ligne avec une absence d'anticipation, un amateurisme absolument incroyable. Enfin, on nous annonçait entre 60 et 100000 personnes dans la rue, il y en a eu entre 550000 et 800000.
Ăa vous reconnaissez que le gouvernement a aussi reconnu des dĂ©faillances. Ăa a fait partie de Oui, mais quelle conclusion est entiĂšre parce que il a reconnu un dĂ©ploiement massif de force de l'ordre possiblement le raide de la BRI samedi dans les rues et des militaires de forces. Pas comme ça qu'on rĂ©sout un problĂšme. C'est pas comme ça qu'on rĂ©sout le problĂšme. Non, parce que vous ne pouvez pas gĂ©rer ou traiter des manifestants pacifiques comme des adversaires ou comme des ennemis dans une dĂ©mocratie. Ăa ne peut pas fonctionner comme ça. Mais lĂ , on parle pas de manifestant pacifique Manuel part, on parle de ceux qui avaient dĂ©cidĂ© dĂšs le milieu de journĂ©e d'affronter les forces de l'ordre. Justement, c'est ça qui a Ă©tĂ© Ă mon avis un un des Ă©lĂ©ments du fiasco de
de samedi, c'est que le sentiment, ça a Ă©tĂ© que les autoritĂ©s se sont concentrĂ©es sur les manifestants pacifiques au lieu de garantir la sĂ©curitĂ© des biens et des et des personnes dans les rues aux alentours. Ăa, Ă mon avis, ça participe du fiasco qui a Ă©tĂ© celui de la journĂ©e de samedi. La rĂ©ponse pĂ©nale aussi veut ĂȘtre au rendez-vous, en tout cas dans la bouche du garde des saut, des enquĂȘtes laissĂ©es, lancer, de la vidĂ©osurveillance aussi dĂ©cortiquĂ©e par les enquĂȘteurs. On apprend information BFM TV que 350 vidĂ©os de pillage ont Ă©tĂ© volontairement envoyĂ© Ă la prĂ©fecture de police de Paris. Vous dites acte citoyen ou dĂ©lation ? Est-ce que vous faites une diffĂ©rence entre ça et par exemple un hashtag lancĂ© sur les rĂ©seaux sociaux Balance Tompilleur qui montre le visage
pas du tout anonymisé de personnes qui ont volé dans les magasin ? Je je je dis que le traitement judiciaire de ce qui s'est passé samedi dernier ressemble de plus en plus à une justice collective et expéditive. Et d'ailleurs, c'est ce que disent un certain nombre d'avocats. Pardonnez-moi, mais quand vous pardonnez-moi, mais quand vous avez un procureur Ponnez-moi, mais quand vous avez un procureur qui euh requis a requis 14 mois de prison contre un homme qui a ramassé une boßte de lait infantile en passant devant une pharmacie, 14 mois de prison, et que vous avez une responsable candidate à l'élection présidentielle qui s'appelle Madame Le Pen et qui a détourné 4 millions d'euros et qui écope pas d'une peine aussi sévÚre. Oui, je trouve que là il y a clairement un depoid de mesure
dans les rĂ©quisitions qui sont les rĂ©quisitions du procureur. Et moi, je mets en regarde tout le monde et moi je mets en regarde tout le monde conteste pas madame regarde tout le monde. La brutalitĂ© c'est pas l'efficacitĂ©. La brutalitĂ© c'est pas l'efficacitĂ©. Vous prenez un exemple d'une boĂźte de lait dans une pharmacie. TrĂšs bien. Je n'ai pas cet exemple en tĂȘte. Il y a des exactions qui ont Ă©tĂ© commises bien plus graves et des vol en masse bien plus grave. C'est pour ça que je vous ai parlĂ© d'une justice expĂ©ditive et collective. Je dis pas qu rend responsable d'un dĂ©gradation d'un bĂątiment public doit pas ĂȘtre condamnĂ©. Je vous dis pas ça. Ăvidemment qui doit l'ĂȘtre mais je dis que au nom de l'Ă©motion que je comprends bien de la journĂ©e de samedi, on peut pas faire
n'importe quoi. Il faut ĂȘtre capable de garder du sang froid. Il faut ĂȘtre capable de faire attention parce que sinon on dĂ©rive et petit Ă petit toutes les libertĂ©s fondamentales elles tombent et petit Ă petit on va dans un Ă©tat qui est un Ă©tat de plus et un rĂ©gime qui est de plus en plus autoritaire. Donc, il faut ĂȘtre capable, et c'est ça qu'on attend des responsables politiques, de garder du sang froid dans ces moments-lĂ , de pouvoir Ă la fois rĂ©pondre Ă Ă l'Ă©motion mais de pas faire n'importe quoi. Et et lĂ , j'ai l'impression qu'on fait n'importe quoi. Et donc, je pense que c'est important de le dĂ©noncer. Peut-ĂȘtre que ça sera pas populaire, hein, mais je le fais quand mĂȘme parce que moi je crois Ă des principes, je crois Ă l'Ă©tat de droit et je crois que ce qui doit rĂ©gir ces
principes et y compris les principes de la de la justice, c'est la proportionnalitĂ© des peines, c'est l'individualisation des peines et on fait pas n'importe quoi. Vous croyez Ă l'Ă©tat de droit alors que SĂ©bastien Lecnu vous accuse justement de ne pas ĂȘtre le parti de de l'Ă©tat de droit, vous avez saisi la Cour de justice de la RĂ©publique ou pas encore Elle est en cours et elle sera dĂ©posĂ©e Ă©videmment en ce qui concerne les rĂ©vĂ©lations qui dont je parlais tout Ă l'heure qui sont les rĂ©vĂ©lations de cet article de de mĂ©diart dans lequel on a des tĂ©moignages qui sont absolument stupĂ©fiants et s'il s'avĂšre et si je saisis la cour de justice de la RĂ©publique c'est pour qu'il puisse y avoir une enquĂȘte sur ce sujet mais s'il s'avĂšre comme le dit ce tĂ©moignage dans
Media part que le gouvernement a donnĂ© des consignes politiques consignes poli dĂ©menti par le premier ministre le ministre de l'intĂ©rieur oui mais monsieur le cornu peut dĂ©m dĂ©mentir. Il y a un tĂ©moignage Ă travail journalistique avec des sources dans lequel il est dit en gros on demande au renseignements territorieux d'expliquer que c'est la France insouise qui est responsable de ce qui s'est passĂ© samedi alors que ça ne correspond pas du tout Ă nos analyses de terrain. Donc oui, Ă©videmment je vais le faire et puis il va y avoir une commission d'enquĂȘte puisque la prĂ©sidente de l'AssemblĂ©e nationale et j'en suis tout Ă fait d'accord a dĂ©cidĂ© de mettre en place une commission d'enquĂȘte sur la jour mĂȘme si la France insoumise parce qu'on l'a appris aussi la France insoumise et le
Rassemblement national n'en feront pas partie. Si si on en fera partie, on sera pas dans les rapporteurs. On sera pas dans les rapporteurs absolument. choses diffĂ©rentes et donc moi je souhaite que dans cette commission d'enquĂȘte bah les rĂ©vĂ©lations de cet article de mĂ© mĂ©diia part soient aussi examinĂ© parce que en France on a pas le droit de manipuler les services de renseignement pour essayer d'abattre une opposition politique. Et vous voyez ça participe des mĂ©thodes qui sont les mĂ©thodes de ce gouvernement et que je vous disais l'Ă©tat de droit tout Ă l'heure monsieur le Cornu peut donner des leçons mais quand on fait ça on n'est pas fidĂšle Ă l'Ă©tat de droit. Qu'est-ce que vous reprochez Ă ceux qui vous disent que vous maniez l'ambiguĂŻtĂ© que vous maniez un double langage ?
Comment est-on arrivĂ© Ă ce que le prĂ©sident des RĂ©publicains ou encore le deuxiĂšme personnage de l'Ătat lĂąchĂ© envisage pose la question de l'interdiction de la France insoumise ? Bah c'est Ă lui qu'il faut poser la question. Comment a-t-il pu dĂ©river en courant derriĂšre l'extrĂȘme droite vers des mesures qui sont des mesures absolument grottesques comme celle qui propose et absolument contraire Ă tous les ces dĂ©marches puisse aboutir Ă quelque chose ou c'est uniquement je pense que je pense qu'il y a une forme de course qui est engagĂ©e Ă droite et Ă l'extrĂȘme droite oĂč les gens pensent que en Ă©tant les plus vigoureux ou les plus insultants contre la France assoumise, ils vont progresser dans les sondages. J'observe que monsieur Rota qui s'est fait le spĂ©cialiste de ça est
en train de plonger puisqu'il est autour de 5 % dans les sondages ou un sénateur Horizon qui hier Oui mais je vois bien la dérive de tout cet espace politique de qui hier dans les MCL lisait son texte et commençait son intervention par continue comme ça Jean-Luc pour l'instant c'est un sans faute c'est le SMS que j'aurais envoyé si j'étais Marine Le Pen parce que Marine Le Pen n'est-elle pas dans cette affaire dans ces manifestations la grande gag daante en se posant comme le parti de l'ordre Le le sénateur que vous venez citer c'est donc un sénateur horizon c'està d une personne qui gouverne qui gouverne le pays depuis 10 ans et que vous mettez donc dans quelqu'un qui gouverne le pays depuis 10 ans. Il y a 10 ans, le rassemblement national était à 20 % à l'élection présidentielle
et dorĂ©nant il a annoncĂ© Ă plus de 35 %. Donc moi, je veux bien qu'on m'explique que c'est la France insoumise qui est responsable de ça, mais ce monsieur, il devrait se l'envoyer Ă lui-mĂȘme le le SMS en fait pour dire comment on a pu en arriver lĂ . Pour le reste, la France insoumise euh elle elle combat le gouvernement et elle combat l'extrĂȘme droite. Elle a aucune leçon Ă recevoir de qui que ce soit sur sur ce sujet. J'ai entendu d'autres sĂ©nateurs euh tenir des propos qui sont des propos extrĂȘmement extrĂȘmement dangereux. Madame, vous parliez d'ambiguĂŻĂ©s tout Ă l'heure. Moi, vous savez, des ambiguĂ©s, j'en ai aucun dans mon discours. Moi, je crois Ă la mobilisation massive, pacifique, non violente et Ă la rĂ©volution par les urnes, c'est-Ă -dire Ă la prise du pouvoir par les urnes pour
changer radicalement la société parce qu'on a besoin de changer radicalement cette société. Et la violence, la violence c'est celle d'un pouvoir qui est dans le déni, dans le mépris, qui multiplie les 493, qui passe en force sa politique. Voilà , c'est pas ma politique à moi. Une partie donc du message que vous délivrerez à Sébastien Lecnu à 14h30 cet aprÚs-midi. Merci Manuel d'avoir été mon invité ce matin.
Manuel Bompard