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InterviewLCP — Lundi, c'est politique (sur Podcast)· 20 octobre 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉducation & rechercheInstitutions & élections

Mobilisations du 17 octobre | LCP, Lundi C'est Politique 19/10/2026

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 51 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52OuverteRéponse directe

    Six mois du premier tour de l'élection présidentielle, la France traverse une nouvelle crise.

  • 1:28OuverteRéponse directe

    L'incendie de l'hôtel de ville de Limoges est l'un des symboles du déchaînement de violences de samedi.

  • 1:53RelanceRéponse partielle

    Le Premier ministre annonce ce soir des couvre-feux localisés. Est-ce que c'est la bonne réponse ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Vous faites la même analyse que le maire de Paris sur le pourrissement de la situation ?

  • 4:05OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les couvre-feux, ça fait partie du tout selon Raphaël Glucksmann ?

  • 5:37RelanceÉludée

    À qui est-ce que vous donnez raison entre le Premier ministre et Jean-Luc Mélenchon ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:58InvitéFait
    « Le gouvernement a été gravement défaillant dans le maintien de l'ordre, non seulement ces dernières semaines, mais samedi soir et dimanche soir encore. »
  • 2:22InvitéFait
    « Il y avait une écrasante majorité de Françaises et de Français qui avaient des revendications légitimes et qui voulaient manifester pacifiquement. »
  • 3:24InvitéFait
    « Quand vous n'apportez pas de réponse de fond, des réponses politiques, un mouvement qui est d'abord un mouvement avec des revendications proprement politiques, eh bien oui, vous jouez le pourrissement. »
  • 3:47InvitéFait
    « Les moyens du renseignement doivent être mobilisés pour bien préparer les manifestations. »
  • 3:54InvitéFait
    « Les discussions avec les maires concernées doivent avoir lieu, elles ont là aussi été défaillantes. »
  • 4:39InvitéFait
    « Là, il n'y avait pas de manifestation, il n'y avait que des casseurs et des pilleurs. »
  • 5:16InvitéFait
    « Ça fera l'objet d'une commission d'enquête. Une commission d'enquête qui devra établir ce qui s'est passé. »
  • 6:41InvitéFait
    « En tout cas que le ministre de l'Intérieur propose sa démission est en soi un aveu d'échec. »
  • 6:57InvitéFait
    « La commission d'enquête établira sans aucun doute des responsabilités, et notamment les siennes. »
  • 8:31InvitéFait
    « L'interdiction de l'usage des LBD et des grenades de désencerclement dans les manifestations. »
  • 8:49InvitéChiffre
    « Il y avait aussi la colère des hommes et des femmes qui ne vivent plus de leur travail. 20% d'entre eux terminent tous les mois à découvert. »
  • 9:55InvitéChiffre
    « Le nombre d'étudiants a augmenté de près de 20% depuis 10 ans, pas les moyens d'enseignement supérieur privé. »
  • 18:22InvitéFait
    « Le résultat d'une immigration incontrôlée avec la machine à assimiler qui ne fonctionne plus. »
  • 19:24InvitéChiffre
    « 500 000 par an qui arrivent légalement, et je ne compte pas les personnes qui arrivent illégalement. »
  • 30:15InvitéFait
    « Le ministre de l'Intérieur n'est pas à la hauteur. »
  • 30:22InvitéFait
    « Il a reconnu un manque d'anticipation. »
  • 31:43PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron aura amené le service public de notre pays et son efficacité à un niveau qui n'est pas à la hauteur de l'engagement des fonctionnaires ni même d'un grand État comme la France. »
  • 33:52InvitéFait
    « On a déployé l'ensemble des forces mobiles qui étaient disponibles sur le territoire et beaucoup, beaucoup de policiers se sont engagés sur ce mouvement. »
  • 33:58InvitéChiffre
    « Le fait massif du 17 octobre, c'est plus de 800 000 personnes partout en France qui ont défilé de façon très pacifique dans l'écrasante majorité des cas. »
  • 36:30InvitéFait
    « C'est un scandale. »
  • 37:55InvitéFait
    « La procureure de la République de Paris, qui n'est pas membre de la France insoumise, a entièrement contredit cette affirmation. »
  • 38:36InvitéPromesse
    « Les CN étudiantes et sociales sur les conditions d'apprentissage, le plan de 10 milliards, sur la cherté de la vie, sur le blocage des prix pour sortir de la crise. »
  • 39:20InvitéChiffre
    « Le ministre de l'Intérieur dit 60 000. »
  • 40:04InvitéFait
    « Quand vous voyez les scènes de ce week-end, vous n'êtes pas inquiet d'un déroulement normal d'une élection présidentielle ? »
  • 40:10InvitéFait
    « Moi, je suis inquiet de voir un État, un ministre de l'Intérieur, un préfet de police incapable de garantir le droit de manifester. »
  • 44:31PrésentateurFait
    « 10 milliards d'euros sur la table. Pour faire quoi ? »
  • 50:04InvitéFait
    « Peut-être dire que si on avait besoin d'outils supplémentaires, un état d'urgence pouvait être déclaré, notamment pour des perquisitions administratives. »
  • 50:30InvitéFait
    « Avec les hordes de racailles qu'on a pu voir ce week-end, et je parle des voyous, des saccages qui ont eu lieu et pas d'autre chose, ça ne fonctionne pas. »
  • 51:12InvitéFait
    « Gérald Darmanin a dit incontestablement, nous avons failli. »
  • 53:54InvitéFait
    « Sur le régalien, il faut sur les enjeux de justice, les enjeux de sécurité. »
  • 54:33InvitéFait
    « Il faut réformer la justice pénale des mineurs. Ça fait deux ans qu'on le dit. »
  • 54:33InvitéPromesse
    « Il faut réformer la justice pénale des mineurs. »
  • 54:40InvitéFait
    « La jeunesse d'aujourd'hui n'est pas celle de 1945. »
  • 57:57InvitéFait
    « On avait permis d'appeler largement nos forces de l'ordre en renfort et en relais et ça avait marché. »
  • 58:04InvitéPromesse
    « Il faut des sanctions immédiates et applicables pour que le sentiment d'impunité qui règne au sein d'une partie de cette jeunesse complètement désinhibée à la violence puisse enfin être exprimée. »
  • 58:52InvitéFait
    « Je suis une enfant des quartiers, les difficultés je peux en partager, j'en ai vécu. »
  • 59:14InvitéFait
    « Vous demandez plus de moyens et vous provoquez plus de dépenses de l'autre côté pour qui au final qui va payer les françaises et les français. »
  • 1:00:51InvitéFait
    « Il est l'héritier de son bilan où il a permis de remettre sur un certain nombre de sujets l'autorité au sein de l'école. »
  • 1:01:09InvitéFait
    « Il avait d'ailleurs un projet de loi sur ce sujet précisément. »

Temps de parole

  • Présentateur37 %
  • Invité17 %
  • Invité 216 %
  • Invité 315 %
  • ?7 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

≈ 27,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

À

0:01
Présentateur

six mois du premier tour de l'élection présidentielle, la France traverse une nouvelle crise. La nuit dernière encore, des commerces ont été pillés à Paris au lendemain de violences qui se sont répandues un peu partout en France, visant notamment des mairies comme celle de Limoges, ravagée totalement par un incendie. Hier soir, Emmanuel Macron a appelé à l'union des partis politiques contre la violence. Entre ceux qui appellent à résoudre d'abord la question lycéenne et d'autres, qui estiment qu'il faut maintenant des mesures fortes pour établir l'ordre, le fossé se creuse. Samedi prochain, de nouvelles manifestations sont annoncées à l'appel des Gilets jaunes.

D'ici là, le calme sera-t-il revenu ? C'est la semaine de tous les dangers. Bonsoir et bienvenue dans l'indice des politiques sur LCP pour bien commencer la semaine avec, à mes côtés ce soir, Hervé Gattegnaud. Bonsoir Hervé de Radio Classique, bonsoir Stéphanie Despierre de

1:01
Locuteur

LCP,

1:02
Présentateur

bonsoir Laurent, Laurent Farc de Chalange et bonsoir Hugo, Hugo Couturier. Vous êtes Hugo Perchoir en direct sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale. Vous nous ferez vivre cette émission au rythme des interpellations ou des questions qui passeront sur votre chaîne.

1:17
Locuteur

Nous

1:17
Présentateur

allons au cours de cette émission spéciale consacrée aux événements de ces dernières heures. Avoir plusieurs invités qui vont se succéder sur ce plateau. Et notre premier invité ce soir est Boris Vallaud. Bonsoir. Bonsoir. Président du groupe PS à l'Assemblée Nationale, député des Landes. L'incendie de l'hôtel de ville de Limoges, je le disais tout à l'heure, est l'un des symboles du déchaînement de violences de samedi. Des rassemblements ont eu lieu devant les hôtels de ville aujourd'hui, aux quatre coins de la France. Vous étiez, vous, à Paris, aux côtés du maire de la capitale, Emmanuel Grégoire.

L'Association des maires de France entendait aujourd'hui dénoncer les attaques graves portées contre les institutions démocratiques, Stéphanie.

1:50
Locuteur

Le

1:50
Invité

Premier ministre annonce ce soir des couvre-feux localisés. Est-ce que c'est la bonne réponse ? On sait déjà qu'il y en aura à Lille, à Douai, à Denain.

1:56
Locuteur

– Écoutez,

1:57
Invité

on verra demain matin. Ce que je peux vous dire, c'est que le gouvernement a été gravement défaillant

2:04
Locuteur

dans

2:05
Invité

le maintien de l'ordre, non seulement ces dernières semaines, mais samedi soir et dimanche soir encore. Il a doublement failli. Failli dans sa capacité à assurer la liberté de manifester. Il y avait une écrasante majorité de Françaises et de Français qui avaient des revendications légitimes et qui voulaient manifester pacifiquement. Il était défaillant aussi dans sa capacité à assurer la sécurité des biens et des personnes. Et il faut assurer la sécurité des biens et des personnes. Vous avez entendu les maires s'exprimer, le maire de Paris, le maire de Marseille, le maire de Limoges. Ils se demandent où était la police et quelles étaient les instructions qui ont été données aux policiers.

– Justement, Emmanuel Grégoire, maire de Paris, dénonce un gouvernement qui joue le pourrissement de la situation. Vous faites la même analyse ? – Oui, c'est le sentiment que cela donne. Après plus de trois semaines d'un mouvement lycéen qui était un mouvement qu'il fallait prendre au sérieux au premier jour de ces manifestations. Une jeunesse qui réclame les moyens d'étudier, les moyens de s'inventer un avenir, qui dénonce des conditions dégradées d'études, qui fait le pari de l'école et de la promesse

3:11
Locuteur

de la réussite par les études.

3:12
Présentateur

–

3:13
Locuteur

Le

3:13
Présentateur

pourrissement,

3:13
Locuteur

c

3:13
Présentateur

'est aussi le mot utilisé par Jean-Luc Mélenchon,

3:15
Locuteur

entre parenthèses. – Le

3:16
Invité

pourrissement, oui mais d'accord, mais enfin ce n

3:18
Locuteur

'est

3:18
Invité

pas un mot qui appartient à tel ou tel, donc je vais vous m'autoriser à l'utiliser. Oui, quand vous n'apportez pas de réponse de fond, des réponses politiques, un mouvement qui est d'abord un mouvement avec des revendications proprement politiques, eh bien oui, vous jouez le pourrissement.

3:32
Locuteur

–

3:32
Invité

Raphaël Glucksmann, dont vous êtes proche, a déclaré qu'il fallait mettre en œuvre tout ce qui permet de rétablir l'ordre civil, si ça correspond à la Constitution. Mais alors tout, ça veut dire quoi ? Jusqu'où

3:42
Locuteur

? –

3:43
Invité

Mais ça veut dire que les moyens du renseignement doivent être mobilisés pour bien préparer les manifestations, que les discussions avec les maires concernées doivent avoir lieu, elles ont là aussi été défaillantes, que les moyens de la police doivent être mobilisés à proportion du risque. – Pour rétablir

4:00
Locuteur

l'ordre

4:01
Présentateur

civil,

4:03
Invité

c'est ça qu'il dit Raphaël

4:04
Locuteur

Glucksmann. – Est-ce que

4:05
Invité

les couvre-feux, ça fait partie du tout ?

4:06
Locuteur

–

4:06
Invité

Ça fait partie des panoplies qui existent, qui sont sous le contrôle du juge, qui doivent se faire en concertation avec les maires, qui doivent être limités dans le temps, proportionnés. Et puis moi, je vais vous dire, je me pose quand même une question, c'est est-ce que ça va marcher ? Est-ce que le gouvernement et les préfets auront les moyens d'assurer le respect de ces couvre-feux ? Est-ce qu'il n'y aura pas des déports, des casseurs ailleurs ? Toutes ces questions-là, évidemment, elles sont posées à

4:31
Locuteur

un gouvernement.

4:33
Invité

–

4:33
Locuteur

Mais

4:33
Invité

je m'interroge, moi j

4:35
Locuteur

'ai vu ce qui

4:35
Invité

s

4:36
Locuteur

'est passé encore dimanche soir.

4:37
Invité

J'ai vu ce qui s

4:38
Locuteur

'est

4:38
Invité

passé encore dimanche soir. Là, il n'y avait pas de manifestation, il n'y avait que des casseurs et des pilleurs. Là aussi, il y a eu encore à Paris, vous l'avez vu, des dizaines de magasins qui ont été vandalisés. – Donc j'entends que vous doutez

4:50
Locuteur

un

4:51
Présentateur

peu de ces mesures de couvre-feux, en disant si ce n

4:53
Locuteur

'est

4:53
Présentateur

pas là, ça peut être

4:53
Locuteur

ailleurs, et puis surtout

4:54
Présentateur

s

4:54
Locuteur

'il

4:54
Présentateur

n

4:54
Locuteur

'y a

4:54
Présentateur

pas les moyens.

4:55
Locuteur

–

4:55
Invité

Moi, je doute du gouvernement.

4:57
Locuteur

Voilà,

4:57
Invité

je doute du gouvernement. On est à un moment où, comme parlementaire, l'heure est venue de demander des comptes. – Quelle que

5:05
Locuteur

soit la mesure qu'ils prennent, vous doutez. – De

5:06
Invité

vérité et de transparence. Mais nous avons d'abord besoin de comprendre ce qui s'est passé, ce qui s'est passé depuis des semaines,

5:12
Locuteur

ce

5:12
Invité

qui s'est passé samedi soir, ce qui s

5:13
Locuteur

'est

5:13
Invité

passé dimanche soir. Ça me paraît absolument fondamental. Et d'ailleurs, ça fera l'objet d'une commission d'enquête. Une commission d'enquête qui devra établir ce qui s'est passé. –

5:22
Locuteur

Ce

5:22
Invité

qui me paraît absolument fondamental. – C

5:24
Locuteur

'est

5:24
Invité

toutes les questions que vous poserez dans cette commission d'enquête.

5:26
Locuteur

–

5:26
Invité

Absolument.

5:26
Présentateur

– Hervé, le Premier ministre Sébastien Lecornu et Jean-Luc Mélenchon s'accusent mutuellement d'être responsables des débordements et des violences, du déchaînement de violences même

5:35
Locuteur

de

5:36
Invité

ce week-end. À qui est-ce que vous donnez raison ? – Non mais moi, je ne donne raison ni à l'un ni à l'autre.

5:41
Locuteur

J

5:41
Invité

'interpelle aujourd'hui le gouvernement en lui disant qu'est-ce qui s'est passé du point de vue du maintien de l

5:46
Locuteur

'ordre.

5:47
Invité

J'ai vu des bâtiments publics attaqués, des symboles de la République qui prenaient feu. J'ai vu des gens qui avaient mis toutes leurs économies dans leurs magasins, dans leurs petits commerces, perdre tout en une nuit. Je demande au gouvernement d'apporter des réponses politiques à

6:04
Locuteur

une question politique. – Ça

6:04
Invité

veut dire que Jean-Luc

6:05
Locuteur

Mélenchon n'a pas de

6:07
Invité

responsabilité ? – Non mais c'était ma question. – Je n'ai pas envie de répondre à cette question-là. Chaque responsable politique a sa part de responsabilité. La mienne est d'interpeller le gouvernement, de demander les comptes, de formuler des propositions avec Raphaël Guzman sur l'école, sur le pouvoir d

6:22
Locuteur

'achat,

6:22
Invité

sur l'enseignement supérieur. Et je crois qu'il faut répondre aux questions des Français.

6:27
Locuteur

Le kick

6:27
Invité

-pong ne m'intéresse pas.

6:28
Présentateur

– On va y aller avec Hervé, juste un petit mot. Est-ce que vous dites que, parce que Laurent Nunez avait posé sa démission, finalement Emmanuel Macron l'a refusé, il aurait dû l'accepter

6:37
Locuteur

? –

6:38
Invité

Écoutez, en tout cas que le ministre de l'Intérieur propose sa démission est en soi

6:43
Locuteur

un

6:44
Invité

aveu d'échec.

6:45
Locuteur

Que

6:45
Invité

le président de la République la refuse, c'est son droit, peut-être que ce n'était pas le moment. En tout état de cause, la question évidemment de son maintien sera à un moment donné posée. Et la commission d'enquête établira sans aucun doute des responsabilités, et notamment les siennes.

7:00
Locuteur

–

7:00
Invité

Hervé. – Dans le programme de

7:01
Présentateur

votre candidat à l'élection présidentielle, Raphaël Glucksmann, est-ce qu'il doit y avoir des mesures de sécurité accrues pour réprimer ceux qui attaquent des policiers, ceux qui cassent des magasins, et même, pourquoi pas, les mineurs, quand ce sont des mineurs

7:17
Locuteur

? –

7:18
Invité

Mais la façon dont vous posez la question me paraît mal posée si vous m'autorisez cette édération. – Mais

7:23
Locuteur

faites-moi une bonne réponse. – Je vais

7:24
Invité

essayer de vous faire une bonne réponse. Je crois qu'après l'hôpital public, après l'école publique, après l'enseignement supérieur public, autant de services publics abîmés par 10 ans de macronisme, ce qui n'apparaît pas tant après ce week-end,

7:40
Locuteur

c

7:41
Invité

'est que la police nationale, la gendarmerie nationale, dans l'exercice de leur mission,

7:45
Locuteur

a

7:45
Invité

été affaiblie. Les maires nous disent aujourd'hui

7:47
Locuteur

que

7:48
Invité

les moyens n'étaient pas au rendez-vous, que les effectifs de police sont insuffisants dans un certain nombre de grandes villes. Moi,

7:56
Locuteur

je

7:56
Invité

le vois dans un territoire rural comme le mien. – Donc vous proposerez

8:00
Locuteur

dans la campagne

8:01
Invité

d'augmenter les effectifs de la police ? – Je pense que dans un certain nombre d'endroits, il y a besoin d'effectifs supplémentaires.

8:06
Locuteur

Il

8:06
Invité

y a besoin aussi, et c'est ce que devra déterminer la commission d'enquête de savoir si les moyens du renseignement sont suffisants. Par exemple, nous devons interroger la doctrine du maintien de l'ordre. Tous les pays de l'Union européenne l'ont fait, sauf la France. – Mais là, vous n'êtes plus tellement en situation de l'interroger, cette doctrine. Vous avez un candidat, il y

8:22
Locuteur

a

8:22
Invité

une élection présidentielle.

8:23
Locuteur

– Mais très concrètement,

8:26
Invité

des propositions qui sont sur la table et que j'ai même formulées comme président de groupe, l'interdiction de l'usage des LBD et des grenades de désencerclement dans les manifestations.

8:37
Locuteur

– Est-ce que la réponse qui s'est passé

8:38
Présentateur

ce week-end ?

8:39
Locuteur

–

8:39
Invité

Je pense que c'est une part de la réponse, parce que ce week-end, il arrive après trois semaines, durant lesquelles un mouvement lycéen, doublé d'un mouvement social, parce que dimanche, il y avait aussi la colère des hommes et des femmes qui ne vivent plus de leur travail. 20% d'entre eux terminent tous les mois à découvert. Quelle est la réponse politique

8:56
Locuteur

? Pour

8:57
Invité

qu'il n

8:57
Locuteur

'y

8:57
Invité

ait pas de casseurs,

8:58
Locuteur

il

8:58
Invité

faut qu

8:58
Locuteur

'il

8:58
Invité

n

8:58
Locuteur

'y ait

8:58
Invité

pas de mouvement social. Pour qu

8:59
Locuteur

'il

8:59
Invité

n

8:59
Locuteur

'y ait

8:59
Invité

pas de mouvement social,

9:00
Locuteur

il

9:00
Invité

faut qu

9:00
Locuteur

'il y ait des réponses

9:00
Présentateur

politiques. – Une des réponses politiques, c'est peut-être la loi casseur-payeur qui arrive au Sénat le 27 octobre, donc dans une semaine à peu près. Est-ce que vous savez ce que vont faire vos collègues sénateurs socialistes, puisque c'est eux qui vont examiner le texte en premier ?

9:14
Locuteur

–

9:15
Invité

Non mais, vous savez, dans ce genre de situation, il y a le concours lépine de la loi supplémentaire, susceptible d'apporter des réponses miraculeuses que nous n'aurions pas trouvées jusque-là. Moi, je dis qu

9:25
Locuteur

'il

9:25
Invité

y a la loi,

9:26
Locuteur

que

9:26
Invité

la loi s'applique. – La loi actuelle

9:28
Locuteur

?

9:28
Invité

– Que les moyens à la disposition de

9:30
Locuteur

la police de la Vierge d

9:31
Invité

'Armorique soient déployés, que le commandement ne soit pas dysfonctionnel comme manifestement il

9:37
Locuteur

l'a été. – Donc vous ne la voterez pas ? – Oui, c'est une mauvaise loi

9:39
Invité

qui n'apportera rien.

9:41
Locuteur

– Donc vous ne la voterez pas ?

9:42
Invité

– Non, nous ne la voterons pas. En revanche, moi, ce que j'attends du gouvernement, c'est qu'il m'aide à l'ordre du jour. La suppression de Parcoursup, l'augmentation du nombre de places dans l'enseignement supérieur, le nombre d'étudiants a augmenté de près de 20% depuis 10 ans, pas les moyens d'enseignement supérieur privé.

9:57
Locuteur

–

9:58
Invité

Oui, vous parlez de commission d'enquête. Une petite question rapide, qui est-ce qui doit être auditionné dans cette commission d'enquête ? Est-ce qu'il faut aller à des anciens ministres de l'intérieur pour parler justement du maintien de l'ordre ? Et question annexe, vous estimez à partir de quelle année le maintien de l'ordre, il y a eu cette crise du maintien de

10:15
Locuteur

l

10:15
Invité

'ordre ? – Oui,

10:16
Locuteur

mais

10:16
Invité

c'est à la commission d'enquête de le déterminer. Je pense qu'il faut que nous interrogeons en effet d'anciens ministres de l'intérieur, je pense qu'il faut que nous allions voir ce qui se passe à l'étranger, je pense qu

10:27
Locuteur

'il

10:27
Invité

faut que nous déplacions sur le terrain, que nous interrogeons évidemment les ministres, mais aussi la hiérarchie policière.

10:33
Locuteur

– Et dans ces

10:33
Présentateur

ministres de l'intérieur, tous ceux d'Emmanuel Macron ou avant encore ? – Nicolas Sarkozy notamment ?

10:37
Locuteur

–

10:37
Présentateur

Non

10:37
Locuteur

mais je ne sais pas, je

10:39
Invité

ne sais pas si on ira jusqu

10:41
Locuteur

'à là. – Jusqu'où vous remontez

10:42
Invité

? – Mais c'est à la commission d'enquête de le déterminer, je ne

10:46
Locuteur

vais

10:46
Invité

pas répondre à sa place, elle n

10:48
Locuteur

'est

10:48
Invité

pas encore constituée.

10:48
Locuteur

–

10:48
Présentateur

Laurent ? – Oui, pour revenir au mouvement lycéen, l'une des principales revendications concerne le nombre de postes d'enseignants, or l'année dernière il y

10:56
Locuteur

a

10:56
Présentateur

un budget qui a supprimé 4000 postes d'enseignants, un

10:59
Invité

budget auquel les députés socialistes ne se sont pas opposés, enfin en tout cas vous n'avez pas censuré le gouvernement, est-ce que vous regrettez d'avoir laissé passer ce budget avec ces suppressions de postes ? –

11:07
Locuteur

Nous

11:07
Invité

nous sommes battus deux années de suite, il devait y avoir 8000 postes supprimés, il y

11:11
Locuteur

en

11:11
Invité

a eu 4000, je le dis c'est 4000 de trop, nous l'avons déjà dit l'année dernière,

11:15
Locuteur

mais

11:15
Invité

la politique du tout ou rien souvent c'est rien, donc de toute façon on aurait eu les suppressions non pas de 4000 mais de 8000 postes. – Ça dépend si le gouvernement a été censuré.

11:23
Locuteur

–

11:24
Invité

Oui, vous savez on a l

11:25
Locuteur

'habitude,

11:26
Invité

vous savez que quand un gouvernement tombe, c'est finalement son clone qui…

11:30
Locuteur

– Donc vous ne regrettez

11:31
Invité

pas d'avoir laissé passer le budget de l'année dernière ? – Je ne regrette pas de m'être battu pour supprimer l'année blanche, pour déjeler les pensions…

11:37
Locuteur

– Mais sur les 4000 postes d'enseignants en moins quand même, aujourd'hui ça

11:40
Invité

pèse. – Les APL, bien sûr que ça pèse, et c

11:42
Locuteur

'est

11:42
Invité

la

11:42
Locuteur

raison pour laquelle

11:43
Invité

nous disons au gouvernement que la transition démographique doit être fait à profit pour baisser les effectifs des classes, parce que vous savez qu

11:52
Locuteur

'il

11:52
Invité

y

11:52
Locuteur

a

11:52
Invité

un lien patent entre le nombre d'élèves par classe et la réussite scolaire. Or, vous connaissez aussi le classement PISA,

11:58
Locuteur

c

11:58
Invité

'est une catastrophe. Voilà, nous payons, nous arrivons à la fin d'un double quinquennat. Eh bien les Français payent la facture du macronisme.

12:06
Locuteur

–

12:06
Présentateur

Et cette année, il y a de nouveau 1600 postes d'enseignants qui seraient supprimés.

12:11
Invité

Est-ce que pour vous c'est une ligne rouge cette année ?

12:13
Locuteur

– Mais il n'est

12:13
Invité

pas question, et j'espère que le gouvernement l'a lui-même intégré, de supprimer des postes dans l'éducation nationale. Par

12:20
Locuteur

ailleurs, vous le savez, nous avons besoin de

12:21
Invité

l'infirmière scolaire, nous avons besoin de psychologues scolaires, nous avons besoin de remplaçants. Ils sont sortis d'une boîte de façon miraculeuse alors qu'ils auraient dû être devant les

12:31
Locuteur

élèves. – C'est une

12:31
Invité

ligne rouge pour vous ?

12:32
Locuteur

–

12:33
Invité

Vous savez, il y en a beaucoup des lignes rouges dans ce très mauvais budget. – Donc vous allez censurer

12:37
Locuteur

? –

12:38
Invité

Mais tout est possible. On ne se départit d'aucun outil constitutionnel.

12:43
Locuteur

– Est-ce que par exemple les 1500

12:45
Présentateur

postes… – J

12:47
Locuteur

'ai compris

12:47
Invité

votre discussion. Vous savez qu'on a voulu refuser, rejeter le budget. La motion de rejet n

12:52
Locuteur

'est

12:52
Invité

pas passée. Nous sommes branchés dans le débat budgétaire. Le gouvernement va réunir les forces politiques dans les jours à venir. J'espère qu'il aura des choses à nous dire. En tout cas, nous, on aura des propositions à faire valoir. – Vous irez, vous, à ce rendez-vous ? – Nous irons. Et j'espère aussi que d'autres que nous irons, que les organisations syndicales, les représentants des lycéens et des étudiants seront reçus et seront entendus. parce que sinon, nous ne réglerons aucune espèce de

13:21
Présentateur

crise. – Ce sont les chefs de partis politiques représentés à l'Assemblée nationale qui seront invités par Sébastien Lecornu.

13:26
Locuteur

–

13:26
Présentateur

C

13:26
Locuteur

'est

13:26
Présentateur

là, probablement.

13:27
Locuteur

–

13:27
Présentateur

Aussi. Mais Raphaël Guzman ne sera pas invité. – Eh bien, il a deux députés, donc il sera invité.

13:32
Locuteur

–

13:32
Présentateur

Ah d'accord. Mais le fait qu

13:34
Locuteur

'il

13:34
Présentateur

ne soit pas invité, ce n

13:34
Locuteur

'est

13:34
Présentateur

pas gênant.

13:35
Locuteur

Est

13:35
Présentateur

-ce qu'il n'aurait pas

13:35
Locuteur

fallu

13:37
Présentateur

extrapoler

13:38
Locuteur

sur les candidats déclarés ? – Vous

13:39
Invité

êtes peut-être plus informé que moi, mais à ma connaissance, les chefs de partis et de partis politiques représentés à l'Assemblée nationale et au Sénat ont toujours été invités, et Raphaël Guzman faisait partie

13:51
Locuteur

de

13:52
Invité

cela. – Et sur la commission d'enquête

13:54
Locuteur

parlementaire, c

13:55
Présentateur

'était Yael Brunpivet qui a lancé l'idée. –

13:58
Locuteur

Est

13:58
Présentateur

-ce que vous y voyez un

13:58
Locuteur

geste politique ? –

14:01
Invité

Enfin, ce que je veux dire,

14:02
Locuteur

c

14:02
Invité

'est que

14:03
Locuteur

quelle

14:04
Invité

que soit sa sensibilité politique,

14:06
Locuteur

si

14:07
Invité

nous sortons de ce week-end

14:10
Locuteur

sans

14:11
Invité

avoir le sentiment d'un immense échec

14:13
Locuteur

du

14:15
Invité

gouvernement,

14:16
Locuteur

je

14:17
Invité

le dis, double échec,

14:19
Locuteur

le

14:19
Invité

gouvernement et le ministre de l'Intérieur et le

14:22
Locuteur

ministre

14:22
Invité

de l'Intérieur, il n

14:23
Locuteur

'est

14:23
Invité

pas que ministre de la police, il doit permettre l'exercice des libertés publiques, et notamment de manifester.

14:28
Locuteur

Cette

14:29
Invité

liberté a été entravée

14:30
Locuteur

du

14:31
Invité

fait de l'impréparation du gouvernement.

14:33
Locuteur

Et

14:34
Invité

par ailleurs, il n'a pas été capable d'assurer la sécurité publique. Eh bien, n'importe quel responsable politique de la présidente de l'Assemblée nationale jusqu'à ses opposants

14:44
Locuteur

ont

14:44
Invité

le devoir

14:45
Locuteur

de

14:46
Invité

participer de cette commission d'enquête. Laurent.

14:48
Locuteur

–

14:49
Présentateur

Oui, est-ce qu'il y

14:49
Locuteur

a

14:49
Présentateur

encore un accord possible entre les députés socialistes et le gouvernement sur le budget et plus précisément aussi sur les députés qui représentent le candidat Raphaël Glucksmann ? Autrement dit,

14:59
Locuteur

est

14:59
Présentateur

-ce que Raphaël Glucksmann a intérêt à accompagner le vote du budget ou au contraire à ne

15:05
Locuteur

surtout pas le voter ? L

15:06
Invité

'intérêt qui nous préoccupe, le seul qui nous préoccupe,

15:09
Locuteur

c

15:09
Invité

'est l'intérêt des Françaises et des Français,

15:11
Locuteur

l

15:11
Invité

'intérêt du pays. Quand je regarde ce que le Premier ministre a posé sur la table, les économies

15:18
Locuteur

aveugles

15:19
Invité

et brutales

15:20
Locuteur

qui

15:21
Invité

vont demander des efforts à ceux qui ont déjà les poches vides, je dis que l'esprit de responsabilité n'est pas dans le camp gouvernement. – Hugo

15:27
Locuteur

? –

15:28
Invité

Oui, moi j'avais une petite question plus technique sur la commission d'enquête. C'est six mois de travaux, normalement, une commission d'enquête. Dans six mois pile,

15:34
Locuteur

ce

15:34
Invité

sera le premier tour de l'élection présidentielle. À partir de quand la commission pourra durer

15:39
Locuteur

?

15:40
Invité

Jusqu'à quand

15:40
Locuteur

? –

15:42
Invité

Je vous avais raison de dire que constitutionnellement, c'est six mois pour rendre les travaux. Mais une commission d'enquête, elle peut être plus courte, elle peut décider de rendre ses conclusions au début de

15:50
Locuteur

l

15:50
Invité

'année

15:50
Locuteur

prochaine. – Il

15:51
Présentateur

faudrait une date limite pour que ce soit clair

15:52
Locuteur

? – Pour que ce soit avant la présidentielle ?

15:55
Invité

–

15:56
Locuteur

On

15:56
Invité

arrête de siéger, sauf erreur de ma

15:57
Locuteur

part,

15:57
Invité

fin février. Donc à tout le moment, il faudrait qu'on ait terminé avant fin février. – Donc c'est ça, vous vous estimez qu'il faut une date limite, un moment

16:03
Locuteur

où il faut accélérer les travaux.

16:04
Invité

– Je pense que c'est important, cet exercice démocratique

16:08
Locuteur

de

16:09
Invité

contrôle, ce moment de vérité et de transparence, il est absolument nécessaire. Oui, parce qu

16:14
Locuteur

'il

16:14
Invité

dit quelque chose aussi de l'état du pays, de l'état des forces de police et de gendarmerie, de rapport aussi d'une certaine manière de la population à sa police, de la police à sa population. Tout ça, c'est important dans une démocratie qui ne demande qu'à vivre et être efficace.

16:28
Présentateur

– Merci Boris Vallaud d'être venu sur le plateau de l'Indice des politiques.

16:32
Locuteur

À

16:32
Présentateur

très bientôt pour une autre émission. On va accueillir tout à l'heure, dans quelques instants, Laurent Jacobili, député RN de la Moselle et porte-parole de la campagne de Marine Le Pen. Ni Jordan Bardella, ni Marine Le Pen n'iront au rendez-vous qu'a lancé Sébastien Lecornu. Et Jordan Bardella a expliqué en partie pourquoi ce matin. –

16:48
Locuteur

Le

16:49
Invité

pays à feu et à sang et le garant de l'ordre public et de la sécurité des Français organisent des réunions. Je pense que ça dit beaucoup d'un pouvoir qui est abdiqué face à la violence

17:01
Locuteur

et

17:02
Invité

qui manifestement a déjà commencé à faire ses cartons.

17:04
Locuteur

– Bonsoir

17:05
Présentateur

Laurent Jacobili.

17:06
Locuteur

–

17:06
Présentateur

Bonsoir. – Merci de nous avoir rejoint sur ce plateau. Vous êtes donc porte-parole de la campagne de Marine Le Pen. Je le disais tout à l'heure, Hervé. – Jordan Bardella dans une conférence de presse ce matin, postulant toujours au poste de Premier ministre, s'est fait fort, s'il était en fonction, de mettre, je le cite,

17:21
Locuteur

«

17:21
Présentateur

hors d'état de nuire les émeutiers » qu'il qualifie d'individus qui se comportent chez nous comme des casseurs. Que veut-il dire par « chez nous »

17:30
Locuteur

?

17:30
Présentateur

– Écoutez, d'abord, je pense que les images que nous avons vues montrent qu'il faut maintenant essayer la fermeté, l'autorité, ramener l'ordre, ce qui n'a pas été essayé depuis des années. Pour calmer le jeu et pour vaincre les émeutes, il faut d'abord soutenir pleinement nos policiers, ne pas leur demander de faire preuve d'empathie contre les émeutiers, mais de fermeté au contraire. Il faut des aménagements à la loi sur lesquels nous reviendrons peut-être.

17:53
Locuteur

– Ça veut dire

17:53
Présentateur

quoi « chez nous » ?

17:54
Locuteur

– Je vais vous répondre. – Pourquoi ils se

17:55
Présentateur

comportent chez nous comme des casseurs ?

17:58
Locuteur

–

17:58
Présentateur

Parce que

17:58
Locuteur

Jordan Bardella… – Ils ne sont pas chez eux

17:59
Présentateur

? – Jordan Bardella a vocation à être Premier ministre de la France, donc nous parlons de ce qui se passe dans notre pays, mais ce que nous voyons dans les rues aujourd'hui, c'est la convergence des luttes de ceux qui n'aiment pas la France. D'un côté, les militants d'extrême-gauche qui croient qu'en cassant, en malmenant la République, ils pourront mener leur combat idéologique. Et en face, on le voit bien aussi, le résultat d'une immigration incontrôlée avec la machine à assimiler qui ne fonctionne plus. –

18:28
Locuteur

C

18:28
Présentateur

'est

18:28
Locuteur

ce

18:28
Présentateur

que dit Donald Trump. Il dit ce qui se passe en France, c'est les résultats de l'immigration. – Mais vous savez, beaucoup d'observateurs étrangers ont un constat beaucoup plus lucide sur ce qui se passe dans

18:38
Locuteur

notre pays. – Donald Trump a

18:38
Présentateur

raison. – Je trouve qu'il va un peu vite en besogne, il n

18:42
Locuteur

'y

18:42
Présentateur

a pas que ça. –

18:43
Locuteur

Non, mais il n'a pas totalement tort

18:44
Présentateur

dans ce qu'il dit. –

18:45
Locuteur

Il

18:45
Présentateur

y a une part de responsabilité, oui, de ceux qui nous ont dirigés depuis 40 ans et qui ont ouvert les portes

18:50
Locuteur

et les fenêtres de la France. – Comment vous

18:51
Présentateur

traduisez ça dans les événements de ce week-end ? Qu'est-ce qui vous fait dire qu'il y

18:55
Locuteur

a

18:55
Présentateur

un rapport avec l'immigration ? – Clairement, il y a des jeunes qui viennent de banlieues, qui en ont aussi le phrasé. Il suffit de voir les vidéos qui tournent sur TikTok et qui, clairement, n'aiment pas la France, alors qu'ils sont français. Et c'est donc un paradoxe qu'il faut qu

19:09
Locuteur

'on

19:09
Présentateur

prenne en compte. Je crois qu'il y

19:10
Locuteur

a

19:10
Présentateur

deux origines à ça. Je pense qu'on a abandonné, pas nous, mais ceux qui nous ont précédés, l'idée même d'assimilation, en disant, la France McDo, venez comme vous êtes. Et puis le nombre de personnes qui arrivent en France, 500 000 par an qui arrivent légalement, et je ne compte pas les personnes qui arrivent illégalement. Et donc, forcément, une société ne peut pas assimiler autant de personnes.

19:31
Locuteur

– Donc

19:31
Présentateur

vous faites un lien entre l'immigration et les images qu

19:33
Locuteur

'on

19:33
Présentateur

voit là ? – Ah oui,

19:33
Locuteur

oui,

19:33
Présentateur

clairement. – Dans des manifestations comme celle-là, comment le Rassemblement national, s'il était au pouvoir, s'y prendrait-il pour mettre hors d'état de nuire, comme l'a dit Jordan Bardella, les casseurs ? Vous feriez quoi exactement ? – Premièrement, soutien à la police, leur demander de ne pas tourner le regard, de ne pas regarder ailleurs quand des magasins sont pillés. Nos policiers et nos gendarmes sont des gens de grande valeur, de grande technicité. – Donc s

19:56
Locuteur

'ils

19:56
Présentateur

ne regardent pas ailleurs,

19:57
Locuteur

c

19:57
Présentateur

'est qu'ils regardent dans

19:58
Locuteur

cette direction. – Oui, oui, et donc ça veut dire

20:00
Présentateur

qu'ils les empêchent d'agir, c'est-à-dire que s'il faut aller au contact, ils vont au contact. Je pense aussi que toute personne qui participe à une foule qui met le feu, qui pille, qui agresse, doit être jugée comme co-responsable, c'est une responsabilité collective. À partir du moment où la police a dit, c'est fini, la manifestation est terminée, tous ceux qui restent seront considérés comme des pillards. – C'est déjà le cas ? – Non, ce n

20:23
Locuteur

'est

20:23
Présentateur

pas le cas. Aujourd'hui, malheureusement, on a du mal à savoir celui qui tenait la barre de fer de celui qui l'applaudissait, et donc au final, on relâche tout le monde. – Donc vous,

20:31
Locuteur

vous

20:31
Présentateur

le sauriez ? – Non, puisque tous seraient co-responsables. – Même ceux qui ne tenaient pas de barre de

20:35
Locuteur

fer

20:35
Présentateur

?

20:35
Locuteur

–

20:35
Présentateur

Absolument, oui. Et ça s'appelait la loi anti-casseurs, ça a

20:39
Locuteur

existé

20:39
Présentateur

avant la

20:39
Locuteur

gauche. – Mais

20:40
Présentateur

c'est un peu, on met tout le monde, je vais dire, dans la nasse, et puis on trie après, quoi.

20:45
Locuteur

–

20:45
Présentateur

Non, on ne trie pas, d'ailleurs, ils seront tous jugés. –

20:47
Locuteur

Ils

20:47
Présentateur

seront tous jugés, mais s'ils n'ont rien fait ?

20:49
Locuteur

–

20:49
Présentateur

Eh, mais ça, le problème…

20:50
Locuteur

– Vous êtes là par hasard, en passant, ça peut

20:52
Présentateur

arriver. Non, mais sérieux, Laurent, je ne fais pas de la fiction, là. Vous pouvez très bien passer au moment où il y a un rassemblement…

20:57
Locuteur

– Ah,

20:57
Présentateur

mais vous avez raison. Sauf que celui qui passe, cagoulé en noir, avec marqué à cap dans le dos, normalement,

21:03
Locuteur

on

21:03
Présentateur

doit pouvoir anindiquer

21:03
Locuteur

cette blague-blague. – D'accord, mais attention, dans cette loi-là…

21:05
Présentateur

– Je vais vous répondre, vraiment, mais à partir du moment où la police a dit « le secteur doit être libéré, tous ceux qui restent dans le périmètre seront considérés comme co-responsables du pillage en cours

21:16
Locuteur

», je

21:17
Présentateur

pense qu

21:18
Locuteur

'on

21:18
Présentateur

ne

21:18
Locuteur

peut

21:18
Présentateur

pas dire qu

21:18
Locuteur

'on n'est pas informé. – Vous savez que ce n'est pas toujours clair, hein

21:19
Présentateur

? Vous pouvez très bien vous retrouver sur une scène sans le savoir. Non, mais sérieusement.

21:22
Locuteur

–

21:22
Présentateur

Très bien, eh bien, il y aura des avocats, il y aura des juges… – Il faudra prouver son innocence. – Comme à chaque fois, mais la personne qui est de bonne foi, qui allait faire ses courses, qui n'était pas habillée comme un black bloc, qui n'a pas d'endécédent, évidemment, je pense, sera… Vous savez, on est pour un état de droit, donc il y aura des avocats, il y aura des juges, et les procédures suivront leur cours. Et une dernière mesure, pour vous répondre, on

21:44
Locuteur

va

21:44
Présentateur

essayer d

21:44
Locuteur

'être

21:45
Présentateur

le plus complet possible. Toute personne prise la main dans le sac sera assurée d'avoir une peine minimale, c'est-à-dire que les peines planchées doivent être réintroduites dans nos pays, et si la personne n'est pas française, elle sera ramenée dans son pays d'origine. Voilà un arsenal de mesures qui n'existe pas aujourd'hui et qui serait bien utile. Selon le journal Libération, des groupes d'extrême droite se seraient mêlés à certains cortèges samedi pour attiser la violence. Sur les réseaux sociaux, circule une invitation, un appel à manifester, venant des éléments de cette mouvance, pour une manifestation le 1er novembre, pour la remigration des populations étrangères.

Est-ce que vous pensez que le scénario d'une récupération de ce mouvement par des éléments d'extrême droite ou d'ultra droite est un scénario plausible ? Est-ce que vous le redoutez

22:30
Locuteur

?

22:31
Présentateur

Non, objectivement non. Maintenant, si quelqu'un d'extrême droite ou d'ultra droite a commis des violences, je suis pour la même sévérité que

22:38
Locuteur

s'il est d

22:39
Présentateur

'ultra gauche.

22:40
Locuteur

Vous

22:40
Présentateur

ne le redoutez pas ou vous n'y croyez pas ? J'y crois pas et on voit bien la technique de libération. Quand on écoute la gauche aujourd'hui, on a

22:46
Locuteur

des

22:46
Présentateur

policiers... Il

22:58
Locuteur

y avait aussi des groupes d'ultra droite. Les

23:00
Présentateur

poissons volants, ça existe et ce n

23:02
Locuteur

'est

23:02
Présentateur

pas la majorité de l'espèce, disait Audiard. Ça, c'est des vieilles techniques de la gauche de nous expliquer que les émeutiers sont des gentils petits nounours face à des policiers racistes et violents et que c'est l'extrême droite qui est dans la rue. On va être très clair, il y a des émeutiers qui pillent, qui agressent, qui viennent de l'extrême gauche, rejoints par des voyous de banlieue. Si jamais, demain, il y a des gens qui viennent de l'ultra droite et qu'ils se comportent mal, je demanderais exactement la même sévérité. Mais une fois encore, on est dans l'hypothèse, voire dans le fantasme de certains, pas dans la réalité.

Marine Le Pen voit dans ces émeutes une menace sur la démocratie. Si elle est élue l'an prochain, comment s'y prendrait-elle pour repousser cette menace ? Je crois que je vous ai donné un certain nombre de mesures pour éviter les émeutes. Je crois qu'il y

23:46
Locuteur

a

23:46
Présentateur

un autre problème aussi dont on parle peu en ce moment à cause des gens violents, c'est que les Français vont très mal. Ils vont très mal parce qu'ils ont un pouvoir d'achat qui s'effrite, que les gens qui travaillent sont asphyxiés par l'impôt et surtout que leurs demandes ne sont jamais entendues. Le vote des Français n'est plus écouté. C'est ce

24:03
Locuteur

qui

24:03
Présentateur

explique cette violence ? Non, je

24:04
Locuteur

ne

24:04
Présentateur

dis pas que ça explique, mais je dis qu'il y

24:05
Locuteur

a

24:05
Présentateur

un besoin de démocratie dans notre pays. Quand on a aujourd'hui M. Ferrand qui nous dit qu'il n'y aura pas de référendum, il n'en veut pas parce qu'il ne

24:11
Locuteur

faut

24:11
Présentateur

pas écouter la voix des Français, quand on voit que les Français veulent un changement

24:14
Locuteur

de majorité et qu'il se

24:16
Présentateur

retrouve...

24:19
Locuteur

Il

24:19
Présentateur

n'a pas dit ça, les

24:22
Locuteur

Français

24:22
Présentateur

veulent un changement de gouvernement,

24:23
Locuteur

ils

24:23
Présentateur

se retrouvent exactement avec les mêmes et pas dans le même ordre. Donc oui, il y

24:26
Locuteur

a

24:26
Présentateur

un besoin de démocratie aussi et donc je pense qu'il faut à la fois l'ordre républicain dans les rues, la fermeté et le soutien de la police quand on a des voyous dans les rues, mais il faut aussi écouter le peuple français et c'est avec ces deux actions simultanées qu'on arrivera à apaiser les choses. Laurent ? Juste un petit point sur le point de Richard Ferrand. C'est difficile de reprocher au président du Conseil constitutionnel de dire le droit constitutionnel. Ça fait quasiment partie intrinsèquement de sa fonction. Pourquoi a-t-il pris la parole ? Pourquoi a-t-il rebondi à une proposition d'une candidate à la présidence de la République, Marine Le Pen ?

Pourquoi donne-t-il sa version du droit mais qui est différente d'autres ? Parce qu'il était interrogé là-dessus. Peut-être, mais

25:03
Locuteur

le général de

25:03
Présentateur

Gaulle... C'est juste sa fonction. Si vous voulez,

25:05
Locuteur

ça fait partie de sa fonction. Il a le droit quand même

25:07
Présentateur

de dire l'esprit de la Constitution. Il a le devoir de neutralité à quelques mois d'une élection présidentielle. En tout cas, nous, on a fait un recours, on verra bien ce que ça donne. Moi, vous savez, quand j'entends la même analyse sur le même article, l'article 11 de notre Constitution, l'une venant du général de Gaulle et l'autre venant de Richard Ferrand...

25:22
Locuteur

Non,

25:22
Présentateur

pourtant, la jurisprudence a

25:23
Locuteur

changé. Vous le

25:24
Présentateur

savez très bien. J'hésite pas. Je choisis

25:25
Locuteur

le général

25:25
Présentateur

de Gaulle. Enfin, le général de Gaulle,

25:27
Locuteur

vous

25:27
Présentateur

savez très bien que tout le monde estimait que c'était anticonstitutionnel et

25:30
Locuteur

que ça lui a été dit. Non,

25:31
Présentateur

mais... La

25:31
Locuteur

jurisprudence

25:31
Présentateur

a changé

25:33
Locuteur

en tant que temps. La jurisprudence a changé. Vous le savez

25:34
Présentateur

parfaitement. Mais pas le texte. Et le général de Gaulle est le père de la Constitution. Qui mieux que le père de la Constitution en connaît l'esprit ? Bon, pour revenir aux manifestations, Marine Le Pen a parlé de revendications sociales légitimes. Alors, est-ce que vous pouvez nous dire quelles sont les revendications sociales qui sont légitimes et lesquelles ne le seraient pas ? Dans ce mouvement. Alors, toutes les revendications sont légitimes. Je crois que ce qu'elle voulait dire, et je ne

25:54
Locuteur

suis

25:54
Présentateur

pas dans son esprit, mais c'est comme ça que je l'ai compris, c'est que ce qui est légitime, ce sont les revendications. Ce qui n'est pas acceptable, c'est la violence. C'est la mainmise sur un mouvement légitime par une extrême-gauche qui veut imposer la violence, même quand des gens ont des demandes à faire. C'est ce que je vous disais tout à l'heure. On est aujourd'hui dans une France du travail qui est complètement exsangue. C'est-à-dire qu'il travaille pour ceux qui ont fait de l'assistana leur métier. Il travaille pour ceux qui viennent d'arriver et qui profitent de la générosité sociale de la France.

Et il travaille pour payer des impôts pour un État qui, lui, est incapable de faire une cure d'amaigrissement et qui augmente toujours les charges et les impôts. Dans le budget qu

26:29
Locuteur

'ils

26:29
Présentateur

nous ont proposé, c'est 17 milliards de nouvelles taxes. On est chez les fous. On est chez les fous. Donc, au moment où il faut réduire les impôts. Donc, voilà, je pense ce qu'elle a voulu dire. Et c'est vrai que c'est dur aujourd'hui d'être un salarié français. En cas d'élection de Marine Le Pen en avril ou en mai prochain, vous craignez aussi des débordements, des manifestations ? Parce qu'on peut imaginer que s'il y en a actuellement sous le président Macron, il pourrait y en avoir encore plus venant des rangs de la gauche contre l'élection de Marine Le Pen. Est-ce que vous vous préparez une telle éventualité

26:58
Locuteur

?

26:58
Présentateur

Alors, je me souviens d'Emmanuel Macron qui expliquait lors d'un débat que c'était lui ou le chaos. On a eu les deux. Je pense que le chaos, aujourd'hui, en tout cas, ça rime avec Emmanuel Macron. La différence, c'est que nous, nous réagirons. Nous réagirons d'abord en espérant répondre aux Français et à leur légitime demande. Et puis, nous réagirons en maintenant l'ordre. Parce que pour nous, le mot autorité n'est pas un gros mot. L'ordre n'est pas quelque chose d'antinomique avec la République. Et je crois que la paix dans les rues doit revenir. Donc, ce sera la différence.

Mais nous nous préparons à toutes éventualités, y compris celle-là, même si nous avons confiance dans l'esprit démocratique et le respect démocratique des Français.

27:34
Invité

Hugo ? Oui, il y a une question pour vous de CIO qui montre comment est-ce que vous pouvez assurer avec autant d'aplomb que c

27:41
Locuteur

'est

27:41
Invité

l'extrême-gauche quand la procureure de la République dit elle-même qu'on ne peut pas l'affirmer

27:44
Locuteur

?

27:45
Présentateur

Tout simplement parce que c'est ce qu'on dit les services de sécurité intérieure. Parce qu'on a vu un certain nombre de députés... Ils ne sont pas très au point les services de sécurité intérieure, si vous me permettez. On peut probablement améliorer les choses. Mais en tout cas,

27:56
Locuteur

c

27:56
Présentateur

'est des notes qu'ils ont écrites. Quand on voit des militants anarchistes qui ont été arrêtés parmi les Black Blocs,

28:02
Locuteur

l

28:02
Présentateur

'anarchie, détrompez-moi, si je dis une bêtise, mais je crois que c'est plutôt à l'extrême-gauche. Ah, ça dépend. Et la

28:09
Locuteur

France insoumise... Ça dépend, il y a deux mouvements. En tout cas, les mouvements organisés anarchistes aujourd

28:12
Présentateur

'hui, c'est l'extrême-gauche, notamment ceux qui appellent à la haine de la police. Et puis, on a vu des députés de la France insoumise aller sur le terrain et... Pas l'ultra-gauche. C'est l'extrême-gauche. Ici, j'assume mes propos. Monsieur le maire de Saint-Denis, Monsieur Bakayoko, en expliquant que la violence était légitime, en rajoutant une petite phrase à la fin, mais pas toujours. On voit bien aussi Jean-Luc Mélenchon qui a demandé à faire barrage à la police. Donc, tout ça est très clair. Et d'ailleurs, il s'en cache à peine.

28:37
Invité

Stéphanie ? La présidente de l'Assemblée nationale a proposé la création d'une commission d'enquête pour analyser ces débordements, les modes opératoires des groupes violents et la stratégie du maintien de l'ordre. Est-ce que le Rassemblement national va soutenir cette proposition ?

28:49
Présentateur

Cette proposition et une proposition de la présidente de l'Assemblée, c'est toujours intéressant de mieux comprendre, même si, pour être très honnête, on voit bien quel cocktail a amené à ce résultat. 40 ans de laxisme institutionnalisé, d'une justice qui excuse toujours les voyous et oublie les victimes. 40 ans d'immigration incontrôlée et

29:11
Locuteur

40

29:12
Présentateur

ans d'un pouvoir qui ne joue pas son rôle. Donc, c'est assez facile.

29:17
Locuteur

de deviner la conclusion. Est-ce que vous

29:18
Présentateur

allez voter pour la création de cette commission ? On n'en a pas encore discuté.

29:21
Locuteur

C'est pas évident. C'est demain

29:22
Présentateur

matin que vous devez vous prononcer. Voilà, exactement.

29:23
Locuteur

C'est

29:24
Présentateur

pas

29:24
Locuteur

évident.

29:24
Présentateur

Chez nous, on a un fonctionnement où on discute

29:26
Locuteur

avant de décider. Ça pourrait être évident. Je ne vais pas moi

29:29
Présentateur

tout seul

29:29
Locuteur

engager tout à vous. Non, mais je sais, mais ça pourrait être évident en

29:31
Présentateur

disant oui. Mais écoutez, je pense qu'une commission, ça peut apporter un plus de détails et un plus d'informations, mais croire que c'est le Deus ex machina qui va nous amener les solutions, je ne crois pas parce que les causes, on les connaît déjà et les solutions, nous faisons des propositions. Si on peut avoir plus d'informations, c'est toujours bienvenu. Sur

29:49
Invité

quel point précis vous voudriez particulièrement des éclaircissements ?

29:52
Présentateur

Moi, j'aimerais comprendre pourquoi il y avait huit fois moins de forces de l'ordre prévues à Paris que l'ordre de précédentes émeutes, par exemple. Qu'est-ce qui a amené à cette décision de la part du ministère de l'Intérieur ? Sincèrement, j'aimerais comprendre parce

30:06
Locuteur

que... Est

30:07
Présentateur

-ce que vous avez un début d'explication ou une conviction

30:09
Locuteur

? Moi,

30:11
Présentateur

j'ai une conviction et d'ailleurs, je crois qu'il l'a dit lui-même, c'est que le ministre de l'Intérieur n'est pas à la hauteur. Voilà, tout simplement. Et je crois que j'ai une deuxième conviction, c'est que le pas de vague... Il a reconnu un manque d'anticipation. Oui, ce qui pour un ministre de l'Intérieur est un aveu de faiblesse. Je pense aussi qu'on est dans une logique de la part du président de la République qui est qu'il ne faut pas trop contenir un certain nombre de manifestations violentes parce que ça pourrait mettre le feu dans les banlieues ou ailleurs. Mais je crois que nous le saurons effectivement un peu plus en détail. Pourquoi, par exemple, il n'y

30:43
Locuteur

a

30:43
Présentateur

pas eu les centaures, vous savez, ces véhicules de la gendarmerie blindés, faits pour le maintien de l'ordre qui ont été déployés ? On ne comprend pas, en fait, pourquoi il y a eu autant d'inactions si ce n'est un pouvoir qui n'est plus en état de diriger. En fait, je vais vous dire, y a-t-il encore un État dans ce pays ? L'État ne contrôle plus les finances publiques. L'État ne contrôle plus la sécurité dans la rue.

31:03
Locuteur

Mais c'est l'État qui va organiser,

31:05
Présentateur

enfin c'est le pouvoir qui va organiser la prochaine présidentielle. Vous êtes inquiet sur l'organisation de

31:08
Locuteur

la

31:08
Présentateur

prochaine présidentielle ? Oui,

31:09
Locuteur

je

31:09
Présentateur

suis inquiet surtout pour être très honnête. Y compris l'organisation de

31:12
Locuteur

la prochaine présidentielle.

31:12
Présentateur

Vous savez, dès que c'est de l'organisation technique et matérielle, on voit bien qu'il y a souvent des défaillances. Espérons, espérons que l

31:20
Locuteur

'État va encore être capable de leur organiser. Vous

31:21
Présentateur

imaginez que l'élection présidentielle pourrait ne pas bien se dérouler ?

31:25
Locuteur

Non,

31:26
Présentateur

je parle en termes d'organisation. C

31:27
Locuteur

'est

31:27
Présentateur

vrai qu'on entend par exemple qu'on arriverait à nouveau à des circulaires, vous savez, les professions de foi à des candidats qui seraient électroniques et non plus distribuées. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, l'État a déjà failli dans la distribution. On l'a vu lors des élections récentes. Honnêtement, Emmanuel Macron aura amené le service public de notre pays et son efficacité à un niveau qui n'est pas à la hauteur de l'engagement des fonctionnaires ni même d'un grand État comme la France. Merci Laurent Jacobili d'être venu sur le plateau de l'Indice et Politique. Va vous succéder dans quelques instants.

Paul Vannier, député de la France insoumise du Val-de-Marne, spécialiste des questions d'éducation. Samedi était aussi une journée de forte mobilisation contre la vie chère et de défense de revendications d'Icien. Mobilisation réussie avec entre 500 000 et 800 000 personnes dans les rues selon les sources. Laurent Nunez, après les incidents qui ont éclaté après, a reconnu un manque d'anticipation dans la mobilisation des forces de l'ordre.

32:19
Locuteur

La

32:20
Invité

défaillance, elle résulte dans le fait que ça a été en partie un manque d'anticipation sur les forces disponibles, sachant, et je tiens quand même à corriger un certain nombre de choses, on a déployé l'ensemble des forces mobiles qui étaient disponibles sur le territoire et beaucoup, beaucoup de policiers se

32:34
Locuteur

sont engagés sur ce mouvement.

32:36
Présentateur

Bienvenue, Paul Vannier, sur le plateau de l'Indicé politique, député LFI du Val d'Oise, je suis tombé de Val et vous êtes donc bien spécialiste des questions d'éducation notamment

32:44
Locuteur

à la France

32:44
Présentateur

Insoumise. Laurent

32:45
Locuteur

? Oui,

32:46
Présentateur

première question, on a vu évidemment beaucoup de violences émaillées les manifestations le 17 octobre. Donc ma première question, c'est est-ce que vous estimez que ces violences doivent être condamnées, est-ce que vous les condamnez fermement ou est-ce que finalement sont des violences qui reflètent aussi une certaine violence sociale et qui sont finalement un peu obligatoires dans cette forme de mouvement ? Est-ce

33:09
Invité

que c'est un peu des débordements qu'on ne peut qu'avoir dans ce type de manifeste ? Il y en a toujours eu des débordements de ce type, ils ont pris une intensité

33:18
Locuteur

très

33:18
Invité

grave samedi soir, mais si vous cherchez une condamnation de ma part, je vais vous la donner, je condamne moi la nullité, l'ineptie de l'attitude gouvernementale, de la conduite gouvernementale de cette situation, de M. Nouniez, du préfet de police de Paris qui ne devrait

33:32
Locuteur

même

33:33
Invité

plus rendre des comptes, qui devrait partir, qui devrait démissionner car ils sont responsables du chaos, des pillages, des

33:40
Locuteur

saccages.

33:40
Invité

–

33:41
Locuteur

Oui,

33:41
Invité

bien sûr, les deux sont co-responsables,

33:44
Locuteur

ils ont

33:44
Invité

organisé ensemble un dispositif de maintien de l'ordre qui était essentiellement destiné à entraver l'exercice du droit à manifester, qui était destiné à réprimer des manifestants très nombreux.

33:55
Locuteur

Vous

33:56
Invité

m'interrogez sur les violences, mais le fait massif du 17 octobre, c'est plus de 800 000 personnes partout en France qui ont défilé

34:01
Locuteur

de

34:02
Invité

façon très pacifique dans l'écrasante majorité des cas, en portant des revendications, des revendications lycéennes, étudiantes, des revendications sociales pour la visière et ce droit de manifester a été entravé par M. Nunez à Paris par le préfet de police qui ont pratiqué une répression indiscriminée

34:17
Locuteur

contre une population pacifique.

34:19
Invité

– Ce sont

34:19
Locuteur

les

34:19
Invité

deux qui doivent démissionner

34:20
Locuteur

?

34:20
Invité

– Oui, et ils doivent partir maintenant parce que

34:22
Locuteur

d

34:23
Invité

'autres rendez-vous arrivent le 5 novembre.

34:25
Locuteur

–

34:25
Invité

Samedi aussi. – Probablement samedi prochain et si ces deux-là sont encore en position de diriger le dispositif, alors moi je m'attends à de nouveaux drames parce que M. le T, il y

34:35
Locuteur

a

34:35
Invité

eu des drames ce week-end, il y

34:36
Locuteur

a

34:36
Invité

eu, il y a des morts,

34:38
Locuteur

on

34:38
Invité

ne sait pas pas encore exactement dans quelles circonstances ces personnes sont décédées mais dans l'environnement de ces manifestations et puis moi j'ai vu des images extrêmement choquantes,

34:46
Locuteur

j

34:46
Invité

'ai vu un jeune homme place de la République chargé par

34:49
Locuteur

100,

34:50
Invité

200 CRS qui se ruent sur lui et qui le frappent à terre, il a des blessures extrêmement graves. – Vous n'avez pas vu des

34:57
Locuteur

images

34:57
Invité

de l'agresseur contre la police ? –

34:59
Locuteur

Que

34:59
Invité

faisaient ces 200 CRS à

35:02
Locuteur

cet endroit-là

35:03
Invité

contre un manifestant ? Et pourquoi n

35:04
Locuteur

'était-il

35:04
Invité

pas ailleurs ? Pourquoi n'était-il

35:06
Locuteur

pas de vendre les boutiques du 10e

35:08
Invité

et

35:08
Locuteur

du 11e arrondissement ? – M. le

35:09
Présentateur

député, avez-vous vu également des images d'agresseurs contre la police ? – Je n'en ai pas vu.

35:15
Locuteur

–

35:15
Présentateur

Vous n'en avez pas

35:15
Locuteur

vu ? – Non, je n'en ai pas vu. – Vous n'avez pas vu la voiture de police

35:17
Invité

municipale qui a été prise à partir et les deux agents

35:20
Locuteur

municipaux à Paris obligés de se suivre – Celle-là, je l'ai vu. – Le seul

35:23
Invité

Français qui

35:24
Présentateur

n'a pas

35:24
Locuteur

vu un policier

35:25
Invité

agressé. –

35:26
Locuteur

Ce

35:26
Invité

que j'ai vu essentiellement, ce sont des images d'une violence qui m'ont révulsé, indiscriminée, gratuite, sur des personnes, sur des manifestants, même je crois

35:35
Locuteur

sur des passants, sur des touristes. – Et sur des policiers ? – Mais

35:38
Invité

je vais vous dire, ça va vous choquer.

35:39
Locuteur

Mais quand

35:40
Invité

on est policier, quand on est CRS, quand on est garde mobile, on choisit un engagement, un métier qui vous expose à une forme de violence. Alors ça ne justifie pas le fait que…

35:48
Locuteur

–

35:48
Invité

Certes,

35:48
Locuteur

mais les pompiers aussi et néanmoins ont poursuivi les piromanes. – Ça ne vous choque pas que

35:54
Invité

des gens mettent le feu. – Mais moi, je vais vous répondre très clairement, moi je ne mets pas en équivalence, c'est le risque du métier. Vous êtes engagé dans des unités très spécialisées qui vont au contact de la population, qu'une violence se dirige vers vous,

36:08
Locuteur

c'est condamnable, mais c'est le risque du métier. – La question de Laurent tout à l'heure était sur les

36:11
Invité

violences.

36:11
Locuteur

–

36:11
Présentateur

Quand vous êtes

36:12
Locuteur

un citoyen,

36:12
Présentateur

est-ce que vous considérez que

36:14
Locuteur

vous êtes un citoyen

36:15
Présentateur

responsable des violences, les forces de l'ordre et le gouvernement et pas ceux qui commettent les violences

36:20
Invité

? – Quand vous êtes un citoyen et que vous vous faites tabasser, massacrer, éborgné, mutilé parce que vous exercez votre droit constitutionnel

36:28
Locuteur

de manifester… – Il ne s'est passé que ça ce

36:29
Invité

week -end. – C'est un scandale.

36:30
Locuteur

– Non, il s'est passé

36:31
Invité

pire que ça, un échec absolu de la doctrine du maintien de l'ordre que l'on doit à M. Nunez et à M. Fort qui a entraîné des situations insupportables. Tout à l'heure, on me remontait que dans le 10e arrondissement, dans le 11e arrondissement, les commerçants expliquent aujourd'hui qu'ils ont assisté au pillage de leur magasin en constatant qu'à quelques mètres de leur boutique, il y avait des policiers qui ne

36:53
Locuteur

faisaient rien. – Les pillards ne sont

36:54
Invité

pas

36:55
Locuteur

responsables. – Bien sûr qu'ils le

36:56
Invité

sont.

36:56
Locuteur

– Laurent, attendez, mais

36:57
Invité

si vous voulez qu'on avance et qu'on ne se limite pas à un discours politique qui est vraiment ridicule,

37:05
Locuteur

condamnez-vous ceci, cela.

37:07
Invité

Évidemment que les violences sont toutes condamnables, que les pillages le sont, que les saccages le sont. Mais vous voyez que vous n'avez rien fait avancer en restant sur ce type de questionnement étroit qui ne permettent pas d'appréhender cette situation qui

37:18
Locuteur

est grave et dont il faut sortir.

37:21
Présentateur

– Dans la lecture politique toujours de ces violences, Emmanuel Macron comme le Premier ministre ont ciblé l'ultra-gauche comme source de ces violences, comme inspiration de ces violences. J'ai vu que Jean-Luc Mélenchon a répondu, si vous avez des accusations, il faut les prouver. Qu'est-ce que Jean-Luc Mélenchon attend du Premier ministre ? Qu'est

37:37
Invité

-ce qu'il attend comme preuve de ces accusations ? – Est

37:41
Locuteur

-ce

37:41
Invité

que vous avez noté à quel point il y a

37:43
Locuteur

au

37:43
Invité

sommet de l'État, dans l'appareil d'État, une confusion qui est très grande ? Parce que vous rapportez les propos du Premier ministre à propos d'une ultra-gauche qui serait censée être à l'origine de ce à quoi nous avons assisté samedi soir, mais ce matin, la procureure de la République de Paris,

37:57
Locuteur

qui n'est

37:57
Invité

pas membre de la France insoumise, a entièrement contredit cette affirmation.

38:02
Locuteur

Moi,

38:02
Invité

je vois dans les principaux émetteurs

38:05
Locuteur

de

38:06
Invité

l'État, pouvoir exécutif, pouvoir judiciaire, quand je vois aussi M. Nouniez ce matin qui contredit le préfet des Bouches-du-Rhône à propos du nombre de personnes qui auraient participé à des pillages à Marseille, vous voyez, là, il y a énormément de confusion, de contradiction, et donc moi, ce à quoi j'appelle, c'est non seulement à sortir, au fond, de ce traitement politicien de la crise,

38:26
Locuteur

de

38:26
Invité

ce traitement policier répressif de la crise, moi, j'appelle le gouvernement à répondre aux revendications. Les CN étudiantes et sociales sur les conditions d'apprentissage, le plan de 10 milliards, sur la cherté de la vie, sur le blocage des prix pour sortir de la crise et permettre au pays de quitter l

38:44
Locuteur

'ornière dans laquelle

38:44
Invité

le

38:44
Présentateur

Macronisme a apporté.

38:45
Locuteur

Est-ce que, de ce

38:45
Présentateur

point de vue, vous attendez beaucoup de la commission d'enquête parlementaire qui a été suggérée par la présidente de l'Assemblée nationale ? En tout

38:51
Locuteur

cas,

38:51
Présentateur

nous soutenons cette initiative,

38:53
Invité

il va falloir, en effet, faire la lumière. Vous attendez beaucoup de cette commission d'enquête ? C'est important de comprendre exactement ce qui s'est passé. Donc, c'est une bonne initiative ? Regardez,

39:01
Locuteur

il

39:01
Invité

y a, par exemple, dans la presse aujourd'hui, dans Libération, on nous indique qu

39:03
Locuteur

'il

39:03
Invité

y

39:03
Locuteur

a

39:03
Invité

des groupuscules d'extrême droite. Le GUD, par exemple, qui

39:06
Locuteur

était présent à Paris

39:07
Invité

et qui a tenté de s'approcher de l'Élysée. C'est important de savoir ça. On nous dit qu'il y avait 14 000 policiers, 10 000, pardon, policiers mobilisés samedi matin dans toute la France alors que c'était 14 000 à Paris le jour de la venue du pape. Le ministre de l'Intérieur dit 60 000. On va voir parce que le même ministre de l'Intérieur, l'avant-veille de samedi disait 60 000 manifestants et puis le soir du samedi il dit 550 000. Donc là,

39:28
Locuteur

il

39:28
Invité

y a plein de choses qu'il va falloir vérifier.

39:30
Locuteur

Mais oui, là encore, j'y

39:31
Invité

reviens. Il y a un effondrement du gouvernement de sa capacité d'analyse, de décision, de pilotage dans cette crise très grave. Encore une fois, si on veut sortir de cette impasse, il faut changer les responsables et changer les réponses. Stéphanie ? Le Premier ministre a accusé lundi le mouvement de l'ultra-gauche de vouloir organiser un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle. Est-ce que pour vous il y a un risque

39:52
Locuteur

?

39:53
Invité

Le risque là, pour l'instant, c'est celui du complotisme. Parce qu'encore une fois, j'y reviens, rien ne prouve qu'une ultra-gauche, je ne sais pas laquelle, soit à l'origine de ce à quoi nous avons assisté. Et je veux redire que le fait massif le

40:04
Locuteur

17-17 octobre...

40:04
Invité

Quand vous

40:04
Locuteur

voyez les scènes de ce week-end,

40:05
Invité

vous n'êtes pas inquiet d'un déroulement normal d'une élection présidentielle

40:09
Locuteur

? C

40:09
Invité

'est 800 000 manifestants. Moi, je suis inquiet de voir un État, un ministre de l'Intérieur, un préfet de police incapable de garantir le droit de manifester.

40:16
Présentateur

Donc,

40:16
Locuteur

pour la

40:17
Présentateur

présidentielle,

40:18
Locuteur

c

40:18
Présentateur

'est

40:18
Locuteur

ce

40:18
Présentateur

que vous demandez, Stéphanie, est-ce que ça peut aussi susciter chez vous des inquiétudes sur l'organisation de

40:22
Locuteur

l

40:22
Présentateur

'élection

40:22
Invité

présidentielle ? Je crois même que l'élection présidentielle est la seule issue qui se dessine.

40:26
Locuteur

Elle

40:26
Invité

va permettre, en principe, aux Françaises et aux Français, par leur bulletin de vote, très tranquillement, démocratiquement, de choisir une issue pour le pays. Et avec Jean-Luc Mélenchon, nous en proposons une. Et du point de vue de ce que porte le mouvement qui s'exprime aujourd'hui, nous disons, oui,

40:40
Locuteur

il

40:40
Invité

faut 10 milliards pour les lycéens. Oui, il faut recruter des enseignants. Oui, il faut investir dans le bâti scolaire. Il faut en finir avec les toilettes auxquelles il n'y a pas de portée. Oui, nous disons, il faut des réponses sociales. Augmenter les salaires, augmenter le SMIC, bloquer les prix. Donc, on entend que vous attendez des réponses sociales. Dans les prochains jours, il y

40:57
Locuteur

aura

40:57
Invité

une nouvelle réunion à Batignon avec les chefs de parti. Est-ce que la France insoumise ira

41:01
Locuteur

à

41:02
Invité

cette réunion

41:02
Locuteur

?

41:03
Invité

On

41:03
Locuteur

va

41:03
Invité

voir.

41:03
Locuteur

On

41:03
Invité

n

41:03
Locuteur

'a

41:03
Invité

pas bien compris s'il s'agissait de venir si cette réunion est faite pour apporter des réponses aux revendications qui sont portées par les centaines de milliers de personnes qui manifestent et qui vont à nouveau manifester.

41:19
Locuteur

Vous ne le saurez

41:20
Invité

pas avant d'y aller

41:21
Locuteur

?

41:21
Invité

Si, le gouvernement, M. Lecornu, peut clarifier l'objet de cette réunion.

41:26
Locuteur

En fonction de

41:27
Invité

l'ordre du jour, vous y allez ? Si c'est pour apporter des réponses aux mouvements sociaux, peut-être que nous irons. Oui, M. le député, en parlant de la commission d'enquête, j'ai suivi les manifestations tout au long de la journée sur ma chaîne Twitch.

41:40
Locuteur

J

41:40
Invité

'ai passé pas mal de tweets qui accusaient les forces de l'ordre de casser en étant habillés comme des casseurs. Il y a votre collègue Antoine Léaumant qui a relayé une vidéo où on voit des gens présentés comme des casseurs rentrés dans un véhicule de police en disant M. Laurent Nunez, vous devez des explications devant la représentation nationale évite. Est-ce que vous allez faire en sorte que ce sujet soit potentiellement mis dans la commission d'enquête ?

42:01
Locuteur

Oui,

42:02
Invité

ça fait partie, je crois. En effet, quand on voit des personnes qui s'habillent, qui sont en civil, des capuches habillées en noir, qui allument des poubelles et dont on a le sentiment qu'elles appartiennent aux dispositifs des forces de l'ordre, il va falloir qu'on tire ça au gars. Quand on a vu quand même des images assez choquantes de policiers qui semblaient récupérés, je mets ça au conditionnel, la commission d'enquête peut-être nous éclaira, des vêtements dans des magasins pillés. J'ai vu plusieurs images dans plusieurs villes, pas simplement à Limoges, mais aussi à Paris, évoquant ce type de situation. Il y a quelque chose qui est en train

42:28
Locuteur

de... Les images qui ont circulé sur les autres structures, en effet. Et

42:31
Invité

la préfecture de police de Paris a expliqué que les policiers ramassaient en

42:35
Locuteur

tout cas... Alors ça, c'est à

42:36
Invité

Limoges.

42:36
Locuteur

Non, à Paris.

42:37
Invité

Mais à Paris, moi, je n

42:38
Locuteur

'ai

42:38
Invité

pas vu se communiquer et en tout cas, j'ai vu des images. En tout

42:40
Locuteur

cas,

42:40
Invité

c'est très étonnant de voir des policiers en pleine nuit qui récupèrent des doudounes, des chaussures. Donc, moi, je n

42:45
Locuteur

'ai

42:45
Invité

pas la réponse. Je pose la question. Qu'est-ce qui s'est passé ? Ça,

42:48
Locuteur

ce sera dans la commission d'enquête. Il

42:50
Invité

faut bien sûr que la commission d'enquête apporte des éléments de réponse à ces images qui sont stupéfiantes.

42:54
Locuteur

Le

42:54
Présentateur

président de la République a appelé l'ensemble des partis à dénoncer la violence. Vous l'avez fait il y a quelques instants. Il y a beaucoup de violence dans ces manifestations. Vous l'avez également dit. Est-ce que vous iriez jusqu'à déconseiller... Non, non,

43:07
Locuteur

non. Je n'ai pas dit qu'il y avait

43:08
Présentateur

beaucoup de violence dans ces manifestations. Est-ce que vous iriez jusqu'à déconseiller aux lycéens et aux jeunes de participer en ce moment à des manifestations puisque vous avez l'air d'avoir des doutes sur la capacité du gouvernement à maintenir l

43:21
Invité

'ordre ? Vous

43:21
Locuteur

voyez,

43:22
Invité

dans la construction de votre questionnement, d'abord, vous me faites dire des choses que je n'ai pas dites. Il n'y avait pas beaucoup de violence dans ces manifestations. Je veux redire qu'il y a plus de 800 000 personnes qui ont massivement défilé en toute tranquillité dans des dizaines de villes en France. C'est ça qui s'est surtout passé le 17 octobre. Est

43:37
Locuteur

-ce que

43:37
Invité

vous déconseilleriez ?

43:38
Locuteur

Oui,

43:38
Invité

non. Je ne déconseille pas. Je considère qu'il y

43:41
Locuteur

a

43:41
Invité

des

43:42
Locuteur

raisons de déconseiller. Je ne déconseille pas aux jeunes

43:43
Invité

de ne pas y aller. Je soutiens celles et ceux qui se mobilisent, qui exercent leurs droits constitutionnels, leur liberté fondamentale de manifester et qui portent des revendications absolument légitimes que je soutiens, je les invite à poursuivre dès lors que le gouvernement persiste à ignorer cette mobilisation. Et c'est là où, encore une fois,

44:00
Locuteur

il faut une réponse politique. pour le

44:02
Présentateur

maintien de l'ordre si ça se reproduisait.

44:04
Locuteur

Avec cela,

44:04
Invité

avec

44:04
Locuteur

Nunez et le préfet de police de Paris actuel,

44:07
Invité

je considère que ce sont des personnages dangereux qu'ils doivent partir pour rétablir les conditions permettant à chacun, chacune d'exercer son droit à manifester. Mais ce n

44:16
Locuteur

'est

44:16
Invité

pas parce qu'il y

44:17
Locuteur

a

44:17
Invité

un dispositif dysfonctionnel qu'on devrait, nous, citoyens et citoyennes, se priver de nos libertés fondamentales.

44:21
Présentateur

– Hervé

44:22
Locuteur

?

44:22
Présentateur

– Jean-Luc Mélenchon a dit ce week-end qu'il souhaitait que le gouvernement cède aux revendications des lycéens. Vous l'avez en partie redit tout à l'heure. 10 milliards d'euros sur

44:33
Invité

la table. Pour faire quoi

44:34
Locuteur

? –

44:35
Invité

Pour reconstruire l'école publique. On va rentrer dans le débat budgétaire, ici, à l'Assemblée nationale. –

44:41
Locuteur

Vous donnez aux régions pour reconstruire les lycéens. – J'ai

44:43
Invité

traduit les 10 revendications de la plateforme des syndicats lycéens et étudiants en 10 amendements que je vais présenter mercredi en commission et le 12 novembre en séance publique. Qu'est-ce qu'on dit dans ces amendements ? Il faut recruter des professeurs. D'abord, en revenant sur les 1588 suppressions de postes qui sont pour l'instant prévues. Il faut un investissement massif dans le bâti scolaire. Il faut des personnels médico-sociaux, des psychologues de l'éducation nationale, des CPE. Il faut abroger par cours sup. Voilà ce que nous allons gouvernement, il a l'occasion là. Dans les jours qui viennent de répondre et de nous permettre de sortir en fin de cette crise.

– Qu'est-ce que vous mettez à la place de Parcoursup ? Un certain nombre d

45:19
Présentateur

'organisations étudiantes réclament la suppression totale de la sélection à l'entrée dans

45:25
Locuteur

les

45:25
Présentateur

études de second degré. C'est ce que vous réclamez aussi ? – Oui, nous proposons

45:29
Invité

250 000 places supplémentaires à l'université, dans les BTS, dans les UIT. Il y a plusieurs voies dans le supérieur. C'est un investissement qui représente 3 milliards d'euros. C'est à peine deux fois moins que ce que rapportait l'ISF quand il était encore en vigueur. –

45:44
Locuteur

Mais attention, 250 000 places de plus dans les universités,

45:47
Invité

les murs, on ne les pousse pas non plus.

45:48
Locuteur

–

45:48
Invité

Alors les murs, ils existent.

45:49
Locuteur

La difficulté, M. Letellier, si vous la cherchez… – Si les

45:51
Présentateur

amphis sont pleins et

45:51
Locuteur

archi

45:52
Invité

-pleins, c'est pas génial. – Une difficulté,

45:53
Locuteur

c

45:53
Invité

'est plutôt du côté des professeurs. Ça va prendre un peu de temps pour

45:56
Locuteur

les refaire. – Et tu places aussi

45:56
Invité

dans les amphis. – Il faut créer des postes de professeurs, il faut des locaux. Mais là, je crois que, pour le coup, il est plus facile d'y répondre rapidement à cet enjeu. Ça fait 3 milliards d'euros. C'est ce qu'on propose. En finir avec cette plateforme Parcoursup qui produit de l'angoisse chez des lycéens, chez des millions de familles et enfin permettre un libre accès au supérieur.

46:16
Présentateur

– Merci Paul Vannier d'être venu sur le plateau

46:18
Locuteur

de

46:18
Présentateur

l'Indice et Politique. Nous allons recevoir dans un instant notre dernière invitée pour ce soir, Priska Thévenot. Elle est députée Ensemble pour la République,

46:25
Locuteur

c

46:25
Présentateur

'est-à-dire l'énachroniste, soutien de Gabriel Attal à la présidentielle. À l'issue de la cellule de crise intermissérielle ce matin, Saint-Sébastien Lercornu a indiqué que des couvre-feux pourront être décidés localement dès ce soir. On a vu, ce sera le cas dans plusieurs villes du Nord, vous le disiez tout à l'heure, Stéphanie. Emmanuel Macron, dès hier soir, a en tout cas rappelé ce que devaient être les principes de la République.

46:47
Locuteur

– Nous

46:48
Invité

ressentons tous ce soir de la colère,

46:50
Locuteur

de

46:50
Invité

la honte. Voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable.

46:55
Locuteur

En

46:56
Invité

votre nom, j'exprime le soutien de la nation à nos forces de l'ordre et à nos forces de sécurité intérieure.

47:00
Locuteur

Elles

47:01
Invité

ont tenu

47:01
Locuteur

et

47:02
Invité

ont fait de leur mieux.

47:04
Locuteur

Chaque

47:04
Invité

fois que des infractions sont commises,

47:06
Locuteur

elles

47:07
Invité

doivent donner lieu à des suites judiciaires appropriées. Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre.

47:17
Locuteur

Nous

47:17
Invité

ne devons ni confondre les revendications légitimes avec les violences, ni laisser les violences empêcher que ces revendications soient entendues.

47:25
Présentateur

Bonsoir Prisca Thévenot. Bonsoir à

47:27
Locuteur

tous.

47:27
Présentateur

Merci d'être sur le plateau de l'Indice et Politique. Vous avez entendu le président de

47:31
Locuteur

la

47:31
Présentateur

République, vous l'avez regardé évidemment. Parmi les réactions, il

47:33
Locuteur

y

47:33
Présentateur

a celle d'Edouard Philippe qui dit « J'aurais préféré, c'était sur un tweet, que des décisions soient prises et que des décisions soient prises qui permettent le retour à l'ordre et le rétablissement de l'autorité de l'État. Notre pays a besoin d'être commandé », a-t-il dit. Qu'est

47:49
Locuteur

-ce

47:49
Présentateur

que vous pensez de ce propos

47:50
Locuteur

? Je

47:51
Présentateur

l'entends, je

47:52
Invité

le lis. Et

47:52
Locuteur

vous le partagez ?

47:53
Invité

Ce qui m'a plus

47:54
Locuteur

étonnée,

47:55
Invité

non, ce qui m'a plus étonnée, et là je le dis comme ça un peu légèrement, c'est que les deux premiers porte-parole d'Edouard Philippe sont au sein du gouvernement à des postes quand même stratégiques. Le

48:04
Locuteur

porte-parole

48:04
Invité

là et le garde des Sceaux, peut-être qu'il aurait fallu, il aurait été de bonne augure de déjà peut-être les appeler et de voir ce qu'il en était.

48:13
Locuteur

Pour

48:13
Invité

le reste, je pense que là, l'enjeu que nous avons là...

48:15
Locuteur

Et sur

48:16
Présentateur

le fond, juste sur le fond, parce qu'on va y venir sur l'enjeu et tout ça, sur le fond, le pays a besoin d'être commandé. Là-dessus, vous

48:22
Locuteur

êtes...

48:22
Invité

Sur le fond, le commentaire est facile, la proposition d'action est plus complexe. Et je pense qu'aujourd'hui là, il est 19h bientôt, la grosse crainte de nombreux Français et de Français, c'est de savoir est-ce qu

48:36
Locuteur

'il

48:36
Invité

y

48:36
Locuteur

aura

48:36
Invité

une nuit supplémentaire après les chaos qu'on a déjà vécues ce week-end. Et c'est à ça qu'on doit pouvoir répondre immédiatement.

48:41
Locuteur

Et vous le craignez ?

48:42
Présentateur

Vous craignez que ce soit un scénario qui se répète ce soir ?

48:45
Invité

Moi, ce que je dis, c'est que de ce que j'ai entendu des propositions du gouvernement après la cellule interministère de crise, ça ne me semble pas réellement à la hauteur de la situation aujourd'hui. Et j'espère qu

48:53
Locuteur

'il

48:53
Invité

y aura un sursaut sur la démarche pour pouvoir faire en sorte qu'il n

48:56
Locuteur

'y

48:56
Invité

ait pas une nuit supplémentaire.

48:57
Locuteur

Qu'est-ce qu'il faudrait

48:57
Présentateur

de plus alors

48:58
Locuteur

?

48:58
Invité

Tout simplement, aller tout de suite sur le principe de renforcer nos forces de l'ordre sur le terrain. Les renforcer en appelant toutes celles et ceux qui sont peut-être en congé ou qui sont réservistes pour venir tout de suite sécuriser l'ordre public mais aussi les biens et les bâtiments. Et sur les biens et les bâtiments, attention, il n

49:17
Locuteur

'est

49:17
Invité

pas question de dire aux militaires de faire de l'ordre public. Ce n'est pas leur mission et ils ne sont pas formés sur ça. Mais en revanche, de décharger nos gendarmes, nos polices, qu'ils soient municipaux ou nationaux, pour qu'eux puissent faire de la sécurisation

49:28
Locuteur

de bâtiments. Si je vous entends bien, le

49:29
Présentateur

gouvernement n'est pas la hauteur ?

49:31
Invité

Non, pas le gouvernement. Les réponses apportées jusque

49:33
Locuteur

-là... Mais c'est les réponses

49:33
Présentateur

du gouvernement.

49:34
Invité

Vous savez, dans le contexte actuel, et j'ai bien entendu ce qu'a dit M. Vagny avant, les mots ont leur importance parce que l'intention derrière n'est pas la même. Et je dis, encore une fois, qu'il faut un sursaut sur les réponses à apporter et ce sursaut des réponses, c'est le gouvernement qui doit les apporter.

49:48
Locuteur

Stéphanie ? On

49:49
Invité

entendait tout à

49:50
Locuteur

l

49:50
Invité

'heure le président de la République. Quelle annonce aurait-il dû faire hier ? Qu'est-ce que vous attendiez du président de la République

49:54
Locuteur

? Ce

49:58
Invité

que j'attendais, c'est effectivement cette capacité à proposer directement des actions. Peut-être dire que si on avait besoin d'outils supplémentaires, un état d'urgence pouvait être déclaré, notamment pour des perquisitions administratives. Vous regrettez qu'il n

50:10
Locuteur

'ait

50:10
Invité

pas déclaré l'état d'urgence hier soir ? Non, mais en tout cas, ouvrir le champ d'action possible parce qu'on voit bien que pendant qu'il parlait,

50:16
Locuteur

et

50:17
Invité

c'est un fait, des pillages, des vols, des saccages avaient lieu en même temps. Et donc, simplement appeler au respect de l'autorité, appeler au respect des valeurs de la République, on voit bien qu'avec les hordes de racailles qu'on a pu voir ce week-end, et je parle des voyous, des saccages qui ont eu lieu et pas d'autre chose, ça ne fonctionne pas. Simplement, faire de l'incantation, il faut des actions très concrètes. Et ensuite, dire assez simplement, mais c'est sûrement plutôt l'action du gouvernement plutôt que l'action du président de la République, de dire que, je suis désolée, il faut des exemples.

très jeunes qui ont pillé, volé, se sont ensuite challengés sur les réseaux sociaux et pire que ça, ont remis en vente sur les réseaux sociaux les méfaits qu'ils avaient commis. Allons les chercher. Allons les chercher.

51:00
Locuteur

Vous

51:00
Invité

parlez du gouvernement, comprenez-vous que le président de la République ait refusé la démission de son ministre de l'Intérieur, Laurent Noulies ? Je le comprends parfaitement.

51:07
Locuteur

On

51:07
Invité

ne rajoute pas de l'instabilité en période de crise. Gérald Darmanin a dit incontestablement, nous avons failli. Est-ce que pour aller au bout de ce raisonnement, aurait-il fallu que ce soit carrément le Premier ministre et

51:17
Locuteur

tout

51:18
Invité

le gouvernement qui démissionne ? Je le redis de la même façon que pour M. Nouniez, on ne rajoute pas de l'instabilité quand on a une crise. Malheureusement, la crise n'était pas finie hier soir.

51:27
Locuteur

Il

51:27
Invité

y

51:28
Locuteur

a

51:28
Invité

encore eu des heures aujourd'hui et donc j'ai peur qu'il puisse y en avoir ce soir et j'espère qu'il n'y

51:32
Locuteur

en

51:32
Invité

aura pas. Vous imaginez, à tout cela, la réponse,

51:35
Locuteur

c

51:35
Invité

'est qu

51:35
Locuteur

'il

51:35
Invité

n'y a plus de capitaine dans le navire ?

51:38
Présentateur

Oui, mais comme le capitaine n'est pas tout à fait... Enfin, les décisions du capitaine ne sont pas forcément à la hauteur. Mais

51:44
Invité

je pense que là, l'enjeu, c'est vraiment de participer à notre échelle et moi en tant que parlementaire à faire en sorte que d'autres propositions puissent avoir lieu pour aussi partir de ce qui n'a pas pu bien se passer ce week-end pour éviter que ça se reproduise ce soir. Comment expliquez-vous que le gouvernement se soit laissé dépasser

51:58
Locuteur

?

51:59
Invité

Il faudra leur poser la question et d'ailleurs, la présidente de l'Assemblée nationale a proposé une mission d'information que je salue et que j'espère qu'elle aura l'unanimité des voix des députés ici.

52:10
Locuteur

Pour l'instant, ceux qui sont nus sur le plateau,

52:11
Présentateur

oui, le RN s'interroge encore.

52:13
Invité

Mais le RN s'interroge toujours en fait. Le RN passe son temps à faire des slogans, à dénoncer, à pointer du doigt mais quand il faut prendre ses responsabilités, ils ne veulent pas. Pourquoi ? Parce que c'est beaucoup plus facile de n'énoncer que d'agir. Donc moi j'espère

52:23
Locuteur

vraiment... Vous voulez dire que

52:24
Présentateur

ça sert le Rassemblement national dans le contexte actuel tout ça ?

52:26
Invité

Je ne

52:26
Locuteur

dis

52:26
Invité

pas que ça... Vous savez, je pense que vu les niveaux dans les sondages, un peu plus, un peu moins, ils sont déjà très hauts. Moi ce que je dis là, c'est plus que d'avoir une démarche partisane dans ma réponse. C'est plus de dire nous avons besoin de faire la lumière sur ce qui s'est passé et pour éviter que ça ne puisse se reproduire parce qu'il y

52:43
Locuteur

a

52:43
Invité

encore d'autres appels pour notamment samedi prochain.

52:46
Locuteur

Et

52:46
Invité

donc là, il faut qu

52:46
Locuteur

'on

52:46
Invité

puisse faire la lumière sur ce qui s'est passé. Oui, madame la députée, il y a beaucoup de colère contre vous en tant que représentant de l'aile macroniste dans le tchat. Et hier, avant l'allocution du chef de l'État, on a regardé avec mon tchat l'allocution du chef de l'État de décembre 2018 au moment des Gilets jaunes. Et il parle de malaise des travailleurs, malaise des territoires, village comme quartier. Il dit je prends ma part de cette responsabilité. Hier, le chef de l'État n'a pas fait part de sa responsabilité, de ses violences, de la colère dans le pays. Comment vous expliquez cet échec de 10 ans de macronisme

53:20
Locuteur

?

53:20
Invité

Waouh

53:20
Locuteur

!

53:21
Invité

Alors, d'un seul coup, on peut parler... Non,

53:24
Locuteur

mais

53:24
Invité

on

53:24
Locuteur

peut parler de géopolitique. Le chef de l'État dit il y a 8 ans je prends part de cette responsabilité. Non,

53:29
Invité

parce que le début, je veux bien y répondre mais la conclusion ne va pas forcément avec le début. on peut parler si vous voulez parler de l'échec effectivement. On parle quoi ? De géopolitique ? On parle d'économie ? On parle chômage ? On parle réindustrialisation ? On parle de protéger les Français pendant les crises qu'on a vécues ? C'est de ça dont vous parlez en termes d'échec ? Non, ce que je dis c'est que sur le régalien par contre, oui, le en même temps n'a pas fonctionné et ça il faut le reconnaître. Je le dis moi-même et je trouve que c'est plutôt heureux de

53:52
Locuteur

pouvoir reconnaître.

53:53
Présentateur

précisez ce que vous voulez dire.

53:54
Invité

Sur le régalien,

53:55
Locuteur

il

53:55
Invité

faut sur les enjeux de justice, les enjeux de sécurité. Oui,

53:58
Locuteur

il

53:58
Invité

faut un retour à l'ordre,

53:58
Locuteur

il

53:58
Invité

faut un retour à l'autorité. Ce n

54:00
Locuteur

'est

54:00
Invité

pas nouveau, ça fait plus

54:01
Locuteur

et moins. Le en même temps, ça

54:01
Présentateur

ne marche pas. Alors concrètement,

54:03
Locuteur

quelle est

54:03
Présentateur

la mesure en même temps qui n'a pas marché par exemple ?

54:06
Invité

En fait, plutôt que de dire regarder où on en est d'un point de vue de la sécurité, d'un point de vue de l'ordre et de la justice.

54:13
Locuteur

C'est-à

54:13
Présentateur

-dire qu'il faut choisir son camp ? Il faut être à droite ou à gauche pour ce qui

54:15
Locuteur

concerne ? Non, il

54:16
Invité

faut être juste et avoir une règle claire parce que sinon ce

54:18
Locuteur

n

54:18
Invité

'est pas compris. Je suis désolée quand on a des jeunes qui, on avait eu d'autres phénomènes au moment des émeutes et là on a encore des jeunes qui sortent le samedi et je suis sûre qu

54:26
Locuteur

'il

54:26
Invité

y

54:26
Locuteur

en

54:26
Invité

a quelques-uns qui se sont retournés le dimanche parce qu'ils n'avaient pas fini de voler entièrement un magasin. Il y

54:30
Locuteur

a

54:30
Invité

un sentiment d'impunité qui est là et qui est réel et donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut réformer la justice pénale des mineurs. Ça fait deux ans qu'on le dit, soit on nous rit soit on nous traite de fachos. C'est une réalité. La jeunesse d'aujourd'hui n'est pas celle de 1945 et ceux qui refusent de le voir vont finalement être impuissants et immobiles face à cette jeunesse désinhibée.

54:48
Locuteur

Vous

54:49
Présentateur

avez évoqué la proposition de la présidente de l'Assemblée nationale Yael Brown-Pivet d'une commission d'enquête sur les émeutes de ce week-end. Yael Brown-Pivet est membre du même parti que vous. Elle est macroniste comme on dit. Est-ce que vous voyez dans cette initiative une volonté de prendre ses distances avec le gouvernement ?

55:06
Invité

Il y

55:06
Locuteur

a

55:06
Invité

une volonté de faire toute la transparence sur ce qui se passe.

55:08
Locuteur

Je

55:09
Invité

pense qu'il faut aussi enfin c

55:11
Locuteur

'est

55:11
Invité

trop facile on ne peut pas reprocher aux responsables politiques C

55:14
Locuteur

'est pas un reproche c'est une question.

55:15
Invité

C'est pour ça que j'y réponds parce que je peux très bien voir ce qu

55:17
Locuteur

'il

55:17
Invité

peut y avoir sur le chat comme je vois que c'est en train d'être alimenté et

55:20
Locuteur

c

55:20
Invité

'est très bien donc allons-y franchement et sans langue de bois. Si en permanence un responsable politique et là on ne parle pas de n'importe quel responsable politique la présidente de l'Assemblée nationale au regard de l'aspect transpartisan qu'elle a du fait de ses responsabilités propose de faire toute la lumière sur quelque chose pardon qui ne laisse personne indifférent et c'est heureux c'est plutôt à saluer. Maintenant il faut que cette commission puisse être votée puisse avoir lieu

55:44
Locuteur

et

55:44
Invité

puisse faire ses travaux correctement.

55:45
Locuteur

Vous pensez

55:46
Présentateur

que ça verra le jour ? Je le souhaite. Non parce que vous dites il faut que mais j

55:50
Locuteur

'ai

55:50
Présentateur

l

55:50
Locuteur

'impression qu'il y a une espèce de doute.

55:51
Invité

Ben non après il faut voter enfin moi vous savez je suis en minorité à l'Assemblée nationale on n'est plus majoritaire donc je prends la part de ma responsabilité au regard du nombre que nous sommes. Si par exemple le Rassemblement national il fait obstruction et la France insoumise il fait obstruction

56:04
Locuteur

mathématiquement ça ne marche pas. C'est le RN

56:05
Présentateur

qui fait obstruction enfin non qui doute.

56:07
Invité

Vous savez vous êtes des grands experts de l'Assemblée nationale et

56:10
Locuteur

du débat

56:10
Invité

parlementaire tout peut changer ça

56:12
Locuteur

dépend peut-être

56:12
Présentateur

de l'intitulé de tout ça

56:14
Invité

franchement je veux dire il faut qu

56:16
Locuteur

'on

56:16
Invité

puisse faire la lumière sur ce qui a été fait et c'est aussi le rôle des parlementaires de pouvoir le faire.

56:19
Présentateur

Alors justement précisément faire la lumière sur quoi exactement est-ce que vous pensez qu'il faut auditionner les responsables de la police le ministre de l'Intérieur et ce au moment où d'autres manifestations pourraient avoir lieu vous disiez tout à l'heure ne pas ajouter de la crise à la crise est-ce qu'il n

56:33
Locuteur

'y a

56:33
Présentateur

pas un

56:33
Locuteur

risque dans cette commission ? Il

56:35
Invité

y

56:35
Locuteur

a un

56:35
Invité

sujet de calendrier il

56:36
Locuteur

y

56:36
Invité

a un sujet de mise en oeuvre de cette commission mais là ça se discute aussi au sein de l'installation de ce bureau vous le savez très bien on est sur la chaîne parlementaire ici avec un rapporteur avec un président et tout ça se fait bien évidemment avec en priorité le maintien de l'ordre et le retour de l'autorité de l'ordre dans nos

56:52
Locuteur

rues il faut attendre

56:52
Présentateur

que les événements se soient

56:53
Locuteur

calmés ça s

56:53
Invité

'organise vous le savez très bien on est sur LZP vous savez très bien que tout s'organise un calendrier peut se mettre en place et on peut avoir plein d'autres

56:59
Locuteur

conditions puisque

57:00
Présentateur

vous ne siégez que jusqu'en février donc il faut avoir le temps de faire les investigations de rendre les conclusions et vous le savez mieux que moi que c'est possible et il faudrait que le rapporteur soit issu de l'opposition pour que ce soit tout

57:11
Invité

ça c'est plein de sujets sur lesquels on vous

57:13
Locuteur

souhaiteriez que ce soit un

57:14
Invité

rapporteur de

57:14
Présentateur

l'opposition

57:15
Locuteur

?

57:15
Invité

je ne

57:16
Locuteur

sais

57:16
Invité

pas on est onze familles politiques j'en fais partie d'une donc il y a beaucoup d'opposition moi ce que je dis c'est déjà un pas après l'autre faisant en sorte déjà que cette commission existe

57:24
Présentateur

Laurent ? oui si le mouvement dure si les violences continuent à six mois de

57:29
Locuteur

l

57:29
Présentateur

'élection présidentielle est-ce que le président de la République Emmanuel Macron a encore les leviers pour faire face à une telle crise

57:35
Locuteur

? je

57:35
Invité

pense que là il n

57:36
Locuteur

'y a

57:36
Invité

pas besoin sur le retour à l'autorité à l'ordre dans la rue il n'y

57:39
Locuteur

a

57:39
Invité

pas besoin d'avoir une majorité absolue pour le faire et il n

57:42
Locuteur

'y a

57:42
Invité

pas besoin de se dire qu'on doit attendre la fin de cette présidence et la prochaine élection présidentielle vous imaginez

57:47
Locuteur

?

57:48
Invité

enfin on est la France et c'est pour ça que je le redis là l'enjeu c'est pas simplement de commenter c'est de proposer

57:53
Locuteur

donc

57:53
Invité

plus de force et plus de disponibilité pour nos forces de l'ordre ça avait été fait au moment des Jeux Olympiques et Paralympiques on avait permis d'appeler largement nos forces de l'ordre en renfort et en relais et ça avait marché ensuite il faut des sanctions immédiates et applicables pour que le sentiment d'impunité qui règne au sein d'une partie de cette jeunesse complètement désinhibée à la violence puisse enfin être exprimée et enfin un dernier mot on n'en parle pas mais il

58:16
Locuteur

y a

58:16
Invité

un sujet ça s'appelle le numérique parce que vous avez bien vu les challenges qui se mettent en place il y a presque un enjeu de jeu de gaming pour reprendre certains termes sur ce qui se passe en ce moment et donc il faut pouvoir regarder l'ensemble de ces spectres là pour éviter tout de suite que ça se reproduise Laurent

58:31
Présentateur

la principale réponse a l'air sécuritaire selon vous est-ce qu'il

58:35
Locuteur

n'y a

58:35
Présentateur

pas une question aussi autour du pouvoir d'achat et pour rebondir sur la question est-ce qu'il n

58:39
Locuteur

'y

58:39
Présentateur

a pas un échec du macronisme sur le pouvoir d'achat

58:42
Invité

on peut parler du pouvoir d'achat mais je vais vous le dire assez simplement je suis une enfant des quartiers les difficultés je peux en partager j'en ai vécu et je me suis aussi engagée pour que d'autres ne les vivent plus est-ce qu'il y

58:53
Locuteur

en

58:53
Invité

a encore à résorber bien sûr et bien évidemment et c'est pour ça qu

58:56
Locuteur

'on

58:56
Invité

s'engage mais rien absolument rien ne justifie ce qu'on a vécu ce week-end vous avez vu l'état des commerçants l'état des françaises et des français il y a quand même des gens qui sont rentrés dans les immeubles pour essayer de faire de l'intrusion chez des personnes enfin je veux dire rien rien aucune revendication ne justifie ça et voire même c'est contre-productif vous demandez plus de moyens et vous provoquez plus de dépenses de l'autre côté pour qui au final qui va payer les françaises et les français ensuite pour répondre et je pense que c'est important aux revendications oui elles peuvent être entendues mais pardon à cause des casseurs des pilleurs de la racaille qu'on a vu ce week-end on n'a pas du tout entendu les revendications Hugo oui moi j'avais une question aussi sur est-ce que le chef de l'état est quand même pas assez isolé même les parlementaires hier j'ai suivi encore une fois la locution il n

59:38
Locuteur

'y

59:38
Invité

a quasiment aucun tweet de soutien ou de relais de la locution du chef de l'état même vous vous n'avez pas commenté sur twitter la locution du chef de l'état est-ce qu'il n

59:46
Locuteur

'est

59:46
Invité

pas complètement isolé le chef de l'état le chef de l'état reste le chef de l'état je pense que l'enjeu aujourd'hui si c'est de mettre un coup en président de la république on peut s'amuser à

59:53
Locuteur

le

59:53
Invité

faire longtemps il

59:54
Locuteur

y a

59:54
Invité

des gens qui nous regardent là et qui veulent se rassurer sur le fait que ça ne se reproduira plus et quand je dis ça ne se reproduira plus c'est les épisodes de violence d'ultra-violence que nous avons connus ce week-end le reste vous savez ça se pour le coup concrétisera et solutionnera dans une élection

1:00:06
Locuteur

présidentielle dans quelques mois

1:00:08
Invité

vous

1:00:08
Locuteur

êtes

1:00:08
Invité

isolé

1:00:09
Locuteur

mais

1:00:09
Invité

isolé de quoi ? même ses soutiens

1:00:12
Locuteur

vous vous rendez compte de ce qu'on est en train de dire

1:00:14
Invité

j'entends ce que vous dites et je n

1:00:15
Locuteur

'ai

1:00:15
Invité

pas de sujet mais on ne mesure pas ça à coup de tweet à coup de retweet ou à coup de like c'est timide

1:00:21
Locuteur

l

1:00:22
Invité

'enjeu que nous avons là aujourd'hui je pourrais faire de la petite politique politicienne et de la marchandisation de tweet ou de relais ce que je dis simplement c'est qu'immédiatement là et vous le savez moi sur ma circo c'est ce qu

1:00:33
Locuteur

'on

1:00:33
Invité

dit c'est que les gens nous le disent nous interpellent ils veulent une réponse immédiate aux violences que le pays a

1:00:37
Locuteur

traversé

1:00:38
Présentateur

qui ont votre candidat à la présidentielle c'est Gabriel Attal vous ne pensez pas qu'il risque de pâtir de tout ce qu'il y a là ?

1:00:43
Invité

s'il y a bien un candidat une personnalité politique qui rappelle la nécessité du retour de l'autorité

1:00:49
Locuteur

et de l'ordre il est l'héritier de quelque chose quand même et

1:00:51
Invité

il est l'héritier de son bilan où il a permis de remettre sur un certain nombre de sujets l'autorité au sein de l'école

1:00:56
Locuteur

il

1:00:57
Présentateur

n'est pas l'héritier

1:00:58
Locuteur

des deux quinquennats d'Emmanuel Macron

1:00:59
Invité

mais aussi au sein si vous voulez parler par exemple des gilets jaunes non je ne crois pas c'est pas lui qui a décidé de passer des 90 à 80 km heure donc à un moment il faut s

1:01:06
Locuteur

'y

1:01:06
Invité

regarder et appeler un chat un chat et donc pour le sujet de l'autorité il avait d'ailleurs un projet de loi sur ce sujet précisément soit on l'a raillé soit on lui a dit qu'il n'était pas à la page donc à un moment il faut s'y regarder les choses et donc oui j'attends que ce projet soit enfin remis à l'ordre du jour parce que le pays en a besoin

1:01:22
Locuteur

Merci

1:01:23
Présentateur

Prisca Thévenot d'être venue clore et clôturer cette émission spéciale de l'Indice et Politique sur LCP Merci pour votre fidélité à LCP Demain vous retrouvez Adine François pour chaque voix compte Bonne semaine Merci et à lundi prochain